Télédétection et SIG à Sikasso, Mali
Télédétection et SIG à Sikasso, Mali
(RECTAS)
(Placé sous les auspices de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique)
Présenté par :
BENGALY Ibrehima
PRS 313018
Août 2014
Nous soussignés, M. TOKO MOUHAMADOU Inoussa, et M. DIENG Mor Awa
Enseignants au RECTAS, attestent que ce travail intitulé : « APPORT DE LA
TELEDETECTION ET DES SIG DANS L’ETUDE DE LA DYNAMIQUE URBAINE A
SIKASSO (MALI) », réalisé par M. BENGALY Ibrehima, stagiaire en Production et Gestion
de l’Information Géographique (session académique 2013-2014, PRS 313018), a satisfait aux
Conditions requises pour l’obtention du Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées (DESS) du
Centre Régional de Formation aux Techniques des Levés Aérospatiaux (RECTAS).
RECTAS, le / / 2014
Superviseurs :
2
SOMMAIRE
SOMMAIRE .......................................................................................................................................... 3
DEDICACE............................................................................................................................................ 4
SIGLES ET ACRONYMES ................................................................................................................. 7
RESUME ................................................................................................................................................ 9
SUMMARY.......................................................................................................................................... 10
Introduction ......................................................................................................................................... 11
1.1. Problématique...................................................................................................................... 13
1.2 Objectif de recherche ................................................................................................................ 15
1.3 Clarification des concepts et théories ...................................................................................... 15
1.4 Synthèse Bibliographique ........................................................................................................ 17
CHAPITRE II DESCRIPTION DU MILIEU D’ETUDE ............................................................... 21
2.1 Situation géographique de la commune urbaine de Sikasso.................................................. 21
2.2 Cadre physique de la commune urbaine de Sikasso ............................................................. 23
CHAPITRE III : DEMARCHE METHODOLOGIQUE ................................................................ 28
3.1 Matériels ..................................................................................................................................... 28
3.2 Méthodologie adoptée ............................................................................................................... 29
3.3. Traitements des Données ............................................................................................................. 35
3.5. Modélisation du changement et de la Prévision de l’occupation du sol........................... 38
3.6. Validation de la classification .............................................................................................. 41
3.7. Vectorisation des couches .................................................................................................... 44
CHAPITRE IV : RESULTATS ANALYSE ET DISCUSSION ...................................................... 46
4.1 Présentation des résultats ......................................................................................................... 46
DISCUSSION....................................................................................................................................... 64
CHAPITRE V CONCLUSION ET SUGESTIONS ......................................................................... 66
CONCLUSION .................................................................................................................................... 66
SUGGESTIONS .................................................................................................................................. 67
Références Bibliographiques: ……………………………………………………………………………………………………….68
3
DEDICACE
Mes mères AWA DISSA, ASSITAN BENGALY pour les sacrifices consentis, que ce travail
A ma précieuse fille FATOUMATA pour l’amour que je lui porte. Que le seigneur puisse
A tous mes frères et sœurs pour leur soutien et leur encouragement qu’ils m’ont apporté.
4
REMERCIEMENTS
Monsieur TOKO MOUHAMADOU Inoussa, et Monsieur DIENG Mor Awa nos Superviseurs
qui n’ont ménagée aucun effort en dépit de ses multiples occupations pour diriger notre travail ;
Mes frères, Seydou, Youssouf, Aboubacar, Ismaïla, Adama, Mahamadou, Cheik Oumar,
Abdoul Wahab, Alahassane, sans oublier MAGASSA Hawa
5
A mes camarades de la promotion 2013-2014 de GPM3 francophone et anglophone pour la
bonne collaboration tout au long de notre stage ;
Que tous ceux qui nous ont soutenus durant ce séjour au RECTAS trouvent dans ces lignes nos
profondes gratitudes.
6
SIGLES ET ACRONYMES
ANM : Agence Nationale de la Météorologie
FAO : Food and Agriculture Organization « Organisation des Nations Unies pour
l'Alimentation et l'Agriculture »
7
PROMISAM : Projet de Mobilisation des Initiatives en matière de Sécurité Alimentaire au
Mali
TM : Thematic Mapper
8
RESUME
La dynamique de l’occupation urbaine a été étudiée dans la ville Malienne de Sikasso. Cette
étude est basée sur les changements des unités de paysage entre les années 1975, 1986 et 2014.
Les images Landsat des années 1975, 1986 et 2014 ont été utilisées pour analyser l’évolution
spatio-temporelle de l’occupation du sol. La classification supervisée concrétisée à l’aide du
logiciel ENVI 5.1, la carte de l’occupation du sol réalisée avec le logiciel ArcGIS 10.2.1 et la
matrice de transition ont permis de mettre en évidence les différentes formes de mutation subies
par les unités d’occupation du sol de la ville.
Les savanes arborée et arbustive ont régressé de 1,49% entre 1975 et 1986 dans la ville de
Sikasso. Les zones de cultures ont régressé de 0,11% entre 1975 et 2014. Le sol nu a connu
une augmentation de 7,59% entre 1975 et 2014. Mais de façon générale, l’agglomération est
celle progresse de façon significative parmi les différentes unités d’occupation du sol. Notre
étude déduit que l’urbanisation, le foncier et l’agriculture sont les principales causes des
changements constatés dans la ville de Sikasso.
9
SUMMARY
The dynamics of urban settlement has been studied in the Malian city of Sikasso. This study is
based on the changes on the land cover units between the years 1975, 1986 and 2014. Landsat
images of the years 1975, 1986 and 2014 were used to analyse the spatial and temporal changes
in land use. Supervised classification materialised with ENVI 5.1 software, the land cover map
realised with ArcGIS 10.2.1 software and the transition matrix helped to identify the different
forms of mutation of the land use units in the town.
We observed that the tree and shrub savannah were reduced by 1.49% between 1975 and 1986
in the town of Sikasso. Agricultural areas were reduced by 0.11% between 1975 and 2014. Bare
soil has increased by 7.59% between 1975 and 2014. However, generally, the settlement is the
one increasing significantly among the various land use units. We deduced that urbanisation,
land and agriculture are the main causes for changes in the town of Sikasso.
Keywords: Dynamics, Town, Land cover, Sikasso
10
Introduction
L'urbanisation rapide dans les pays africains a commencé à se manifester depuis les années
1950 (Niass, 2010). Au cours des prochaines décennies, plus de la moitié de l'humanité vivra
dans les centres urbains. Pendant que les villes du nord semblent achevées dans leurs formes et
connaissent la saturation, celles des pays en développement « explosent » sous le double effet
de la croissance démographique galopante et du sous-développement des campagnes
(Coulibaly, 1999).
Au Mali, les effets conjugués de la sécheresse et des actions anthropiques néfastes ont entraîné
la réduction généralisée du couvert végétal et la dégradation des terres. Face à ces contraintes,
la gestion durable des ressources naturelles et les actions de lutte contre la désertification ont
été identifiées comme axes prioritaires d’intervention, d’où l’accroissement de l’intérêt accordé
aux questions environnementales par les différents plans de développement.
Aussi, depuis environ trois décennies, les mutations écologiques et environnementales induites
suite aux grandes sécheresses et aux actions anthropiques néfastes ont été constatées. Elles se
sont traduites par un regain d’intérêt des questions environnementales et surtout de la lutte
contre la désertification (USAID, 2006).
Sikasso est une ville qui ne cesse de s'élargir sous l'effet de divers facteurs. Outre les besoins
de loger le surplus annuel de population, l'extension spatiale de la ville peut s'expliquer par
deux autres facteurs ; les maisons à Sikasso sont bâties sur de grandes parcelles de terrain d’au
moins 900 m², ensuite la spéculation immobilière y est très pratiquée. Les riches de Sikasso
ont vite compris qu'ils pouvaient tirer profit de cette activité, en construisant des maisons pour
loger les fonctionnaires des services administratifs et les travailleurs de la filière coton. Ils se
sont donc lancés dans les achats multiples de parcelles (DNSI 2013).
Face à cette situation, il est devenu nécessaire de contrôler les activités humaines telles que
l’occupation de l’espace, l’exploitation des ressources et l’aménagement des territoires, en
maîtrisant leur impact sur l’environnement. Ces stratégies de développement durable reposent
sur la compréhension des dynamiques, la définition concertée de modes de gestion, la
responsabilisation des citoyens et la mise en œuvre de dispositifs d’évaluation.
Il s’est avéré que l’information géospatiale relative l’environnement et les territoires pouvaient
jouer un rôle clef dans ces stratégies si elle était disponible. En effet, les systèmes d’information
spatiale permettent d’acquérir de l’information spatiotemporelle sur un système complexe
11
comme l’espace urbain et la traiter pour mettre à jour les structures, processus et dynamiques
(Agropolis International, 2010).
Il faudra donc avoir le moyen de suivre l’évolution urbaine le plus précisément possible. Fort
heureusement, avec les progrès de la technologie il existe des disciplines concrètes permettant
une meilleure connaissance et une évolution de la dynamique urbaine à savoir la télédétection
et les Systèmes d’Information Géographique (SIG) qui sont des outils incontournables pour
apprécier l’expansion spatiale. Ces outils présentent beaucoup d’avantages comme le coût et la
rapidité d’acquisition de données géographiques, mais aussi ils permettent de mesurer les
conséquences pour prévenir le style de développement approprié dans le futur. De ce fait, ils
aident les planificateurs urbains dans la stratégie et la gestion de l’espace urbain.
Dans la présente étude, a été consacrée à l’exploitation des images satellitaires Landsat MSS,
TM et LANDSAT 8 pour suivre les changements intervenus dans la ville de Sikasso. Les
résultats obtenus de ce diagnostic ont permis de mettre en évidence la possibilité de faire une
étude prospective pouvant aider les décideurs à aller vers un développement harmonieux
durable.
12
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE
Ce chapitre présente le cadre théorique qui s’appuie sur la problématique, le but et les objectifs,
la clarification des concepts et la synthèse bibliographique de l’étude.
1.1. Problématique
L’étalement urbain se produit sous l’effet d’interactions économiques avec des contraintes
spatiales et environnementales locales. Il s’accélère avec l’amélioration des réseaux de transport
et de la mobilité des populations. Des facteurs comme le marché foncier, les préférences
individuelles de localisation résidentielle, les évolutions démographiques, l’attractivité des
régions urbaines, et l’application de politiques de planification d’utilisation des sols aux
échelles locale et régionale (Laugier 2012).
Au Mali, l’explosion démographique rapide a pour conséquence une forte augmentation des
besoins en terres de culture et pâturages. Selon les projections réalisées, en l’an 2020 la
population du Mali devrait atteindre 16 777 940 habitants contre 9 790 492 habitants en 1998,
soit un accroissement annuel moyen de 3,1% sur la période 1998-2020 (Konaté, 2001).
Sikasso est la deuxième plus grande ville du Mali après la capitale en terme de population, et
elle a connu une forte extension spatiale au fil des années. Sa prépondérance par rapport aux
autres villes s’explique par sa position géographique et sa croissance démographique qui ne fait
qu’augmenter. Nous avons décidé de travailler sur cette ville pour des raisons fondamentales
comme le manque d’information sur la végétation, l’insuffisance de connaissance sur
l’occupation du sol et l’absence d’étude de l’occupation du sol sur la commune urbaine de
Sikasso. Cette croissance extraordinaire pose le problème de la relation homme- environnement
urbain, la ville devant être en mesure d’offrir aux citadins, les services indispensables à leur
épanouissement, tel que le logement, l’assainissement, l’alimentation en eau potable, la voirie,
le transport etc. En effet, la démographie galopante, l’absence d’infrastructure d’élimination
des déchets et le manque de volonté politique créent des situations alarmantes et non durables
(Biase, 2006).
La croissance démographique crée de nouveaux besoins en sol pour les populations. Avec une
forte pression sur les ressources naturelles, la conséquence est une mutation de l’espace se
13
traduisant par une modification la végétation d’origine. Le couvert végétal a progressivement
cédé la place à une mosaïque d’habitations, de champs et de jachères sous l’influence intense
des activités anthropiques. C’est pourquoi le suivi et la quantification de la dynamique urbaine
dans cette zone s’avère nécessaire pour attirer l’attention sur ces paysages fortement dépendants
des pratiques culturales ancestrales de la population (Bamba, 2008).
Ainsi, les problèmes soulevés et faisant l’objet de cette étude se résument comme suit :
La perte de la biodiversité.
A cet effet, pour évaluer et suivre la dynamique urbaine de la commune urbaine de Sikasso
certaines questions méritent d’être soulevées.
Quels sont les changements opérés dans la commune urbaine de Sikasso pendant les
périodes 1975-1986 et 1986-2014?
14
Quel sera l’étendu de la commune urbaine de Sikasso en 2024 ?
Faire une projection sur l’espace qu’occupera la commune de Sikasso en 2024 sur la
base des tendances évolutives constatées en 2014.
1.3.2 Urbanisation
Selon Bories, cité par Diabagaté (2006), l'urbanisation qui peut être définie comme l'expansion
de la population, des activités et des espaces urbains est le phénomène majeur de ce siècle. Elle
s'effectue à un rythme de croissance moyenne de 2 % à l'échelle mondiale. Pour Frachon (1996),
l'urbanisation est un des mouvements en profondeur qu'occulte l'actualité immédiate, mais qui
n'en sont pas moins déterminants pour l'avenir car l'Afrique n'est plus rurale. L'auteur pense que
15
cette urbanisation est un facteur de modernisation car c'est en ville que les Africains trouveront
les modes d'organisation de la société et les modes de production adaptés à leur culture.
- Les mises en pratique avec les produits qui sont réalisés avec cet outil.
En résumé, un SIG peut être défini comme un système informatique permettant, à partir de
diverses sources, de rassembler et organiser, d’analyser et de présenter des informations
localisées géographiquement contribuant notamment à la gestion de l’espace.
1.3.4 Télédétection
La Télédétection est définie comme la « technique qui, par l'acquisition d'images, permet
d'obtenir de l'information sur la surface de la terre sans contact direct avec celle-ci. La
télédétection englobe tout le processus qui consiste à capter et à enregistrer l'énergie d'un
rayonnement électromagnétique émis ou réfléchi, à traiter et à analyser l'information, pour
ensuite mettre en application cette information » (Centre Canadien de Télédétection, 1999).
Nous pouvons alors dire que la télédétection contribue à une meilleure bienveillance des
processus de l’univers. Les données de télédétection permettent de saisir d’un coup d’œil de
parties superficielles. Les prises de vue répétées de la même zone avec le capteur constituent
une source d’information unique pour les activités de suivi et de détection des changements.
16
1.4 Synthèse Bibliographique
La synthèse bibliographique est un rapport de recherche et de lecture qui vise à faire ressortir
les éléments pertinents à une hypothèse (pour ou contre) dans le texte d'un ou plusieurs auteurs.
Cependant, l’évaluation des études de la télédétection et du SIG dans la dynamique spatiale et
l’analyse des études de la dynamique spatiale de la commune urbaine de Sikasso ainsi que la
modélisation et les facteurs causales de cette dynamique spatiale, pourront mieux éclaircir le
choix et orienter le sujet d’étude.
A travers ces études, il convient de noter que la dynamique urbaine caractérisée par la
croissance démographique et la mobilité des hommes se déroulent avec beaucoup de difficultés
à Sikasso.
Nos investigations nous ont permis d'obtenir des informations sur les problèmes liés à
l'urbanisation non contrôlée dans cette commune.
Cependant, aucune étude n'a été menée sur cette commune dans ce domaine.
Notre étude veut donc palier à cette insuffisance à travers le thème « Apport de la télédétection
et des SIG dans l’étude de la dynamique urbaine à Sikasso (Mali) ». Il s'agira de montrer à
travers l'étude, les difficultés liées à la gestion durable d’une ville africaine.
17
meilleure gestion des ressources mondiales, à une sensibilisation accrue aux problèmes
environnementaux.
Plusieurs questions ont été abordées dans ce livre. Il s'agit entre autre de la préservation de la
biodiversité, de la gestion des déchets ménagers, des problèmes démographiques,... Enfin,
l'ouvrage fait des recommandations en insistant sur le fait que le développement durable doit
être soutenu par une gestion environnementale rigoureuse.
L’utilisation des données de télédétection à des fins de surveillance s’accompagne d’un travail
long et coûteux car il nécessite l’adoption d’une méthodologie et des fonctions de prétraitement
pour apporter les corrections géométriques et radiométriques requises. L’imagerie satellitaire
joue un rôle important dans l’aménagement du territoire, notamment lorsqu’il n’existe aucune
donnée de base et l’échelle relativement petite s’avère suffisante. L’utilisation des données
satellitaires et la capacité de détection et d’identification (des classes d’occupation des
sols, par exemple) dépendent des résolutions spectrale et spatiale des capteurs. La résolution
spatiale détermine l’échelle. La télédétection permet en principe d’établir des cartes au
1/50 000e ou 1/100 000e. Dans un paysage très urbanisé, une résolution spatiale de 20 m, par
exemple, ne permet pas une différenciation suffisante des objets dans la zone considérée.
Du fait de sa résolution spatiale relativement grossière, l’imagerie satellitaire produit des cartes
dont les échelles ne sont pas toujours appropriées. Les nouveaux systèmes à haute
résolution, comme IKONOS, offrent une résolution nettement plus fine et permettent d’établir
des cartes au 1/5 000e.
Cependant un accent particulier a été mis sur les documents ayant abordés les méthodes et
techniques des systèmes antérieurs de classification dans la cartographie de l’occupation du sol.
CORINE LAND-COVER utilise Cartographies de l’utilisation /occupation du sol à l’échelle
régionale/continentale. CORINE LAND-COVER (Europe/ une partie de l’Afrique du Nord)
CLC1990; CLC2000; CLC2006; changements 1990-2000; changements 2000-2006; 44
classes; formats vecteur ou raster. Le programme européen CORINE Land Cover propose une
description de l’occupation du sol selon une nomenclature territoires artificialisés (11 classes);
territoires agricoles (11classes); forêts, milieux semi-naturels (12 classes) et zones humides,
surfaces d’eau (10classes). Donc on va se basé sur CORINE LAND-COVER pour mener bien
notre classification en tenant de la nomenclature et de la légende.
19
La bibliographie récente est riche en recherches sur l’application de la méthode de
détection des changements de la couverture végétale et de l’occupation des terres avec des
images des capteurs de Landsat (par exemple Millette et al, 1995 ; Toutoubalina et Rees,
1999 ; Rigina et al. 1999 ; Lopez et al., 2001 ; Woodcock et al., 2001 ; Rees et al., 2003
et Tømmervik et al., 2003).
20
CHAPITRE II DESCRIPTION DU MILIEU D’ETUDE
2.1 Situation géographique de la commune urbaine de Sikasso
Le Mali, s’étend entre le 10ème et le 25ème degré de latitude nord d’une part entre le 4ème degré
de longitude Est et le 12ème degré de longitude Ouest sur une superficie de 1.241.238 km²
enclavé au cœur de l'Afrique occidentale partageant ses frontières avec sept autres pays. Il
s’étend du nord au sud sur 1500km et d’est en ouest sur 1800km partageant sur 7 200km des
frontières avec l’Algérie au Nord, le Niger à l’Est, la Mauritanie et le Sénégal à l’Ouest, la
Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso au Sud. Sa population est de 15. 968. 882
habitants eviron. L'économie malienne repose sur le secteur primaire (agriculture, élevage,
pêche, exploitation forestière) qui occupe 80% de la population active. Au Mali, les
précipitations sont variables et dans le temps et dans l'espace. Les sécheresses les plus
sévères ont sévi dans les années 1970 et 1980. Elles ont entraîné une très forte mortalité du
cheptel et des arbres, la réduction de la production céréalière et les migrations de
populations. La superficie initiale de Sikasso est de 27.550 Km². Mais aujourd’hui ses limites
sont entièrement disloquées surtout avec le rattachement de 28 villages de l’ex
arrondissement centrale à la commune de Sikasso (USAID-Mali, 2011). Elle s’étend entre les
latitudes11°00′ et 11°30’ N et les longitudes 5°00’ et 5° 50′ W. La figure 1 illustre la
présentation de la zone d’étude.
21
Figure 1: Présentation de la zone d’étude – commune urbaine de Sikasso
Capitale de la 3ème région administrative du Mali, la ville de Sikasso fut érigée en commune de
plein exercice par l’arrêté N°1250/AP du 17 février 1954 du Gouverneur Général de l’Afrique
Occidentale Française. Elle est devenue une commune urbaine suivant la loi N°97-020 du 7
mars 1997. Sikasso est une commune qui se situe au sud-ouest du Mali et à une distance de
375 km au sud-est de Bamako. Elle se située à 100km de la frontière de la Côte d'Ivoire et à
45km de celle du Burkina Faso. Elle est considérée comme une "ville-carrefour" des pays
côtiers (Togo, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire) et des pays enclavés (Burkina Faso et Mali). La
commune de Sikasso comprend quinze, quartiers et vingt-huit villages. Ville-carrefour, de par
sa position géographique et économique, Sikasso est devenue un lieu d’immigration pour les
ressortissants de toutes les Communes du Mali.
22
2.2 Cadre physique de la commune urbaine de Sikasso
Dans la commune de Sikasso, le relief est identique à celle de l’Afrique de l’ouest (USAID-
Mali, 2011). Il englobe une couverture gréseuse reposant sur le socle Birimien (époque du
Protérozoïque au Précambrien) (promisam, 2008). Le relief est en général plat et monotone,
formé de plaine et de plateau. L’altitude moyenne de cet ensemble tabulaire se situe entre
300 et 400 m.
2.2.1 Climat
Le découpage de l’année en saison se caractérise par l’alternance d’une saison sèche et d’une
saison humide appelée hivernage. La longueur de la saison varie selon la latitude. Elle dure 5 à
6 mois. A Sikasso l’hivernage s’étend de juin à octobre. Les inter-saisons sont plus ou moins
marquées et correspondent à des mois « ni pluvieux, ni sec ».
Située au Sud du pays, la ville de Sikasso est localisée dans la région la plus arrosée du pays
que l’on nomme la zone soudano-guinéenne. Les précipitations moyennes annuelles sont
supérieures à 1300mm, parfois elles dépassent 1500mm. La saison des pluies est relativement
longue (5 à 6 mois) avec plus de 90 jours par an. Durant le mois d’Août, le plus arrosé,
l’humidité relative est supérieure à 80 %.
Sur le plan thermique, les températures du mois d’Avril, mois le plus chaud, sont d’environ
30° c (la moyenne des maxima en mars avril est de 37°c). Les températures moyennes du mois
de Décembre, mois le plus frais, sont d’environ 24°.L’amplitude thermique annuelle d’environ
6° est faible. On remarque que la température fléchit également pendant les mois d’hivernage
(de Juin à Septembre).
23
2.2.2 Précipitations moyennes mensuelles commune urbaine de Sikasso (1975 à 2013)
400 150 350 150
350 300
125 125
300
250
100 100
250
Pluie (mm)
Pluie (mm)
200
T (°C)
T (°C)
200 75 75
150
150
50 50
100
100
25 50 25
50
0 J F M A M J J A S O N D
0 0 J F M A M J J A S O N D
0
Pluie (mm) 0 0 8 47,3 106 168 248 196 341 84,7 31 0 Pluie (mm) 0 17,7 1,8 106 165 101 208 323 204 0 0 0
T (°C) 22,4 25,5 29,1 31,2 29,1 27,3 25,1 25,9 25,2 27,2 24,5 23,7 T (°C) 22,7 28,1 29,5 31,1 29,8 27,5 26,1 25,4 26 27,7 26,2 22,9
450 150
400
125
350
300 100
Pluie (mm)
250
T (°C)
75
200
150 50
100
25
50
0 J F M A M J J A S O N D
0
Pluie (mm) 0 0 5,3 89,1 53,2 161 254 407 181 91 31,4 0
T (°c) 24,5 27,9 31 30,7 30,1 27,5 26,1 25,6 26,2 28 28,2 24,8
Année 2013
24
2.2.3 Peuplement
La position carrefour et les conditions climatiques favorables à l’agriculture font de Sikasso
une ville cosmopolite où cohabitent harmonieusement les populations autochtones :
25
Tableau I: Répartition de la population de la ville de Sikasso (année et accroissement)
Accroissement
Années Population (chiffres en nombre d’habitant)
(naturel, en %)
1987 73859 0,95
1998 114121 1,16
2009 198207 1,36
2013 236134 1,47
Source : DNSI-DCR
Le phénomène démographique entrainera une pression sur les services et biens publics existants
(hôpitaux, écoles eau, électricité). L’évolution démographique emmènera aussi de profondes
mutations surtout si aucune politique de réorientation de la population n’est mis en œuvre. Elle
va accroitre considérablement la question foncière qui continue de se poser avec plus d’acuité
dans cette commune. Ainsi la répartition spatiale de la population par ans se présentait comme
suit d’après les données issues du RGPH de 1987 et 2013.
Sikasso
236134
198207
Populations
114121
73859
Source : DNSI-DCR
26
prolifération des bâtis spontanés. La densité moyenne de la population par conséquent, est
estimée au niveau régional à 35 habitants/km², d’après les derniers résultats du RGPH 2009.
25000
Nombre Population
20000
15000
10000
5000 Population 2013
Quartier-Residentiel
Mancourani I
Wayerma II
Mamassoni
Banconi
Natien
Kaboila I
Babemba
Medine
Hamdallaye
Bougoula-Ville
Wayerma I
Fama
Fafiabougou-Koko
Sabalibougou
Mancourani II
Bougoula-Hameau
Kaboila II
Sanoubougou II
Sanougoubou I
Femmes
Quartiers
Comme la plupart des pays en développement, la population de Sikasso est caractérisée par une
extrême jeunesse. En effet entre 1987 et 2013 la densité de population de la ville de Sikasso est
élevée de (8,57 hbts/km²). Elle dénote une forte concentration de la population dans cette ville.
(INSTAT 2013)
27
CHAPITRE III : DEMARCHE METHODOLOGIQUE
Ce chapitre présente des données et des méthodes utilisées pour analyser la dynamique urbaine
de la commune de Sikasso.
3.1 Matériels
Les données utilisées dans le cadre de cette étude sont repartis en deux types. Il s’agit des
données primaires et des données secondaires.
24/11/1986 et Une images Landsat 8 OLI du 04/01/2014, (Global Land Cover Facility
[Link] (United States Geological Survey
[Link] pour l’image 2014; L’image QuickBird, a été obtenue à l’Institut
Géographique du Mali et date de 2010. Nous alons utilisé l’image QuickBird pour valider la
classification des images Landsat de la zone d’étude.
3.1.2 Données secondaires
[Link] Cartes existantes
Une feuille topographique datant de 1996 obtenues auprès de l’IGM. NC-30-XIX Sikasso ;
obtenues à l’Institut Géographique du Mali. Les cartes topographiques ont servi pour
l’extraction des zones d’étude sur les images Landsat.
Les données météorologiques et socio-économiques de cette étude sont essentiellement
Composées de :
- Données météorologiques de la zone d’étude de 1975 à 2013 collectées auprès de l’Agence
Nationale de la Météorologie du Mali (ANM) ;
[Link] Données démographiques
- Données démographiques de RGPH 1987, 1998,2009 et de 2013 de la zone d’étude acquises
auprès de l’INSTAT, elles sont établies dans Excel pour montrer l’évolution de la population
de la ville de Sikasso.
Les données socio-économiques du Mali et de la zone d’étude obtenues à la bibliothèque du
RECTAS, sur l’internet et au conseil de cercle, la Mairie, Gouvernorat, de Sikasso.
28
Nous disposons du plan de la ville de Sikasso et les données sur la dynamique urbaine. Les
données utilisées dans le cadre de cette étude sont présentées dans le tableau ci-dessous
Institut
Numérique Extraction : Bâti et
3 Image Quickbird
(Raster)
1,60 m 2010 Géographique
espace aménagé
du Mali
Présentation de la zone
Carte de
d’étude et les
4 décentralisation TIFF 1/200 000 1990 IGM
découpages des
du Mali
communes
Données 1987- Courbe d’évolution de
5 démographiques
Excel -
2013
INSat
la population
Identification des
Institut
Carte parcelles
Numérique Géographique
6 Topographique 1/200000 1996 d’entrainement sur
(vecteur) du Mali
l’image pour une
précision
29
Il permet de passer d’un système de coordonnées pixel (i, j) propre à l’image à un système de
coordonnées appartenant à un référentiel spatial connu du terrain (X, Y). Et pour cela, il est
recommandé que la carte raster de la même zone utilise le même géoréférencement, parce que
l’opération raster dans laquelle les cartes rasters sont combinées aura de sens si les pixels sur
les cartes correspondent à la même zone sur le terrain.
30
Besoins des
Réalité utilisateurs
Choix du modèle
Modèle conceptuel
PHASE
PHASE
Données
DE géographiques et
Base de données attributaires
CONSTRUCTION
31
Tableau III: Entités et caractéristiques attributaires de la base de données
Entités
Attributs Types de données
Id_ Com
Entier
Commune Nom_Com
Caractères
Superficie_com Entier
Id_Quart
Entier
Quartiers
Nom_Quart Caractères
Id_popu
Entier
Effectif_Popu
Population Entier
Activité_popu
Caractères
Id_ occ_sol
Entier
Occupation du sol
Type_occ_sol Caractères
Superficie_occ_sol Entier
Le modèle conceptuel conçu est représenté sous forme de vecteur où les détails de terrain sont
représentés par des points, lignes et polygones. La figure suivante présente la structure du
niveau conceptuel des données.
32
Commune
Id_Route
Id_ Com
Nom_Com
Superficie_com
Contient Renferme
Occupation du sol
Quartiers
Id_ occ_sol
Id_Quart
Type_occ_sol
Nom_Quart
Superficie_occ_sol
Abritent Utilisent
Populations
Id_ popu
Effectif_Popu
Activité_popu
33
[Link] Niveau logique relationnel
La logique relationnel permet d’établir les liens entre les différents entités, après avoir définit
les différentes entités et leurs attributs. Cette phase consiste à décrire la structure de la base de
données et à transformer les entités du schéma conceptuel en tableau à deux dimensions. Ainsi,
chaque entité possède une clé primaire dans une table dont les valeurs identifient de manière
unique chaque ligne ou enregistrement. La figure suivante représente le modèle logique
relationnel de la base de données ainsi conçue.
Commune
Id_Comm Nom_Comm
Occupation du sol
Quartiers Superficie_
Id_Com Type_Occ_sol Id_Occ_sol
occ_sol
m
Id_Quartier Nom_Qartiers Id_Comm
Population
Effectif_Population Id_occ_sol Activité_Population
Id_Quartier Id_ Population
34
[Link] Niveau physique ou implémentation
Le niveau physique est utilisé afin de décrire les méthodes d’organisation, d’accès et
d’utilisation aux données de la base. Il s’agit du choix du logiciel et la réalisation des tables.
La réalisation de cette base est faite d’abord dans Microsoft Access, puis récupérer dans le
logiciel Arc GIS pour être compléter par les données spatiales. Le schéma physique dans Access
se présente comme suit.
35
3.3.1. Délimitation de la zone d’étude
Les fichiers de forme (Shape files) de la ville ont été créés dans ArcGIS puis enregistrés sous
un format reconnaissable qui a été utilisé pour extraire la zone.
Les bandes "3 2 1" ont été utilisées pour l’image MSS.
L’interprétation visuelle
Tableau IV: Identification des détails de la composition colorée par interprétation visuelle.
Représentation (couleur) des unités de paysage
Détails Images AGG SA PE CJ SN SAT FR
MSS, TM, et Cyan Vert foncée Bleu nuit Blanc forme Blanc Vert bleuté Rouge
Oli géométrique
AGG= Agglomération ; SA= Savane Arborée ; PE= Plan d’eau ; CJ= Champs et jachère ; SN= Sol nu ;
SAT= Savane arbustive ; FR= Forêt.
36
Elle consiste à identifier visuellement un certain nombre d’objets sur l’image. Ces objets
naturels ou artificiels peuvent être ponctuels, linéaires ou surfacique.
La classification dans ENVI comme dans tout autre logiciel de traitement d’image se déroule
en quatre phases essentielles qui sont :
𝑟 = Taux de croissance d’une unité d’occupation du sol entre deux intervalles de temps
37
𝑡𝑛 =Superficie d’une unité d’occupation du sol à l’année d’arrivée
38
Le calcul des probabilités de transition par Analyse de Chaînes de Markov (ACM) entre
les dates de la phase d’apprentissage et la date simulée (2024– dernière date connue) a
permis de mettre en évidence la moyenne des probabilités de transition obtenues des
périodes de: 1975-1986, 1986-2014 ; et 1975-2014. Cela donne une probabilité de
transition standard, considéré comme un modèle externe.
L’allocation spatiale des probabilités de transition markoviennes : cette dernière étape
utilise les résultats catégoriels de l’EMC. Ceux-ci sont intégrés, par Evaluation Multi
Objectif (EMO), en une seule carte d’occupation du sol (occupation du sol en 2014)
simulée, laquelle est traitée par un Automate Cellulaire (AC) basé sur un filtre de
contiguïté spatiale.
Dans le cadre de l’étude, toutes les unités d’occupation du sol sont prises en compte. Ces unités
sont réparties en deux ensembles : (Plan d’eau, Sol nu, zone de culture, et Agglomération).
Parmi autres unités d’occupation du sol : les sols nu, les champs/jachères et agglomérations
sont considérés comme des facteurs anthropiques. L’exactitude de la carte de prédiction est
déterminée à l’aide de la carte de validation par la formule suivante :
A | B | A = False Alarms (jaune) – le changement prévu par le modèle et les unités stable n’ont
pas changé (persisté)
39
Images Landsat Carte Topographique
MSS/1975 Carte de la Données
TM/1986 Décentralisation Démographiques
Landsat 8/2014
Analyse des
Résultats
Données
40
3.6. Validation de la classification
Pour la validation de la classification nous avons procédé à l’élaboration d’une matrice de
confusion. En plus de la matrice de confusion, nous avons effectué des calculs pour déterminer
les pourcentages d’occupation du sol de chacune des formations présentes dans le milieu
d’étude. La matrice de confusion autorise de sortir le pourcentage des erreurs d’omission et les
erreurs de commissions des unités d’occupation du sol. Pour nous faciliter la tâche, nous avons
utilisé les formules suivantes :
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑥𝑒𝑙𝑠 𝑑 ′ 𝑢𝑛𝑡ℎè𝑚𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠é 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑎 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 (𝐶𝐼)
𝑰𝑪𝑽 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑥𝑒𝑙𝑠 𝑑𝑢 𝑡ℎè𝑚𝑒 𝑇𝐼 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑎𝑖𝑛
Z C = Zone de culture
S N = Sol nu
B T= Bâti
Le tableau ci-dessous présente la matrice de confusion de l’image MSS pour les différentes
unités d’occupation du sol en 1975 dans la ville de Sikasso. Les unités d’occupation retenues
sont :
Le plan d’eau, zone de culture, Savane arborée/ arbustive, Sol nu, n’ont pas connus une grande
confusion avec les autres unités. Ces unités présentent moins erreurs de commission et
d’omission. Par contre, l’unité comme Savane arborée/ arbustive donnent de forts pourcentages
d’erreurs de commission et le bâti donne le plus fort au niveau d’omission. Ceci est dû au
classement de certains de leurs pixels dans d’autres classes et au classement de certains des
pixels des autres classes dans leurs classes.
Malgré ces confusions notées entre ces classes, l’exactitude totale est évalué à 94.8276% ce
qui permet d’accepter le résultat de cette classification.
42
Tableau VI: Matrice de confusion d’image TM classifiée de 1986
Class Unités Erreurs de
d’occupation Commission
du sol BT S A/A SN ZC PE Total IPC %
BT 768 0 0 0 0 760 1,01 -1,01
S A/A 0 1103 0 0 0 1103 1 0
SN 0 0 152 0 0 152 1 0
ZC 3 0 98 365 0 466 0,78 0,22
PE 0 0 0 0 99 99 1 0
Total 771 1103 250 365 99 2588
ICV 0,99 1 0,60 1 1
Erreurs
d'omission % 0,01 0 0,4 0 0
S N= Sol nu
P E = Plan d’eau
B T = Bâti
Z C = Zone de culture
L’exactitude totale évaluée à 96.0974% témoigne malgré tout, d’une bonne classification de
l’image.
43
Tableau VII: Matrice de confusion d’image OLI classifiée de 2014
Class Unités Erreurs de
d’occupation Commission
du sol BT S A/A SN ZC PE Total IPC %
BT 981 0 0 0 0 981 1 0
S A/A 0 1034 0 0 1 1035 0,99 0,01
SN 0 0 143 0 0 143 1 1
ZC 36 8 4 820 0 868 0,94 0,06
PE 0 0 0 0 143 143 1 0
Total 1017 1043 147 820 145 3171
ICV 0,96 0,99 0,97 1 0,98
Erreurs
d'omission % 0,04 0,01 0,03 0 0,02
B T = Bâti
P E = Plan d’eau
Z C = Zone de culture
S N = Sol nu
Le tableau VII constitue la matrice de confusion de l’image Oli. Il montre parmi les unités
d’occupation du sol qui ont connu une grande erreur de commission ; la zone de culture et le
bâti sont ceux qui ont eu une grande erreur d’omission. Au niveau de l’indice de pureté le bâti,
sol nu, plan d’eau ont les mêmes valeurs, et indice cartographique de validation. La zone de
culture a la plus forte valeur d’erreur unité d’occupation. Malgré ces confusions notées entre
les classes, l’exactitude totale évaluée est de 98.4547% celle-ci atteste malgré tout une bonne
classification de l’image.
44
l’environnement Envi 5.1, puis exportées sous forme Shape file afin de faciliter une bonne
manipulation et présentation des informations dans l’environnement SIG.
45
CHAPITRE IV : RESULTATS ANALYSE ET DISCUSSION
Cette partie présente les résultats, dont l’objectif est de montrer l’évolution spatiotemporelle
de la dynamique de la commune urbaine de Sikasso. Ensuite, il convient de voir le degré de
changement de la commune à travers les images satellites de 1975 à 2014, traduites en cartes
d’occupation du sol.
46
Figure 11: Occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso en 1975
Sur cette carte les différentes couches d’occupation du sol, ont été symbolique suivant les
différentes couleurs de la convention cartographique. Nous avons obtenu 5 unités d’occupation
du sol, dont la végétation est la plus importante, suivant la figure 12. Elles sont représentées en
taux de couverture d’occupation du sol.
Zone de culture
25%
Bâti
Sol nu 18%
4%
Plan d'eau
1%
Savane arborée et
arbustive
52%
Figure 12: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 1975
47
L’occupation du sol en 1975 est dominée par la savane arborée et arbustive qui représente 52%,
les zones de culture à 25% de la superficie, le sol nu est de 4% de la superficie, le plan d’eau à
1,24, les bâtis représentent 18% de la superficie. Les agglomérations sont pratiquement
concentrées au sud-ouest de la zone, avec une petite portion rencontrée à la périphérie, au nord-
est de la zone avec une alternance des bâtis et de sol. Les sols nus sont rencontrés sur presque
toute la zone, de même que les zones de cultures. Sur la zone on rencontre aussi deux catégories
de savanes dont la plus importante est la savane arborée et savane arbustive. La végétation est
composée en majorité de la superficie de la terre des unités d’occupation du sol. Ces unités
d’occupation du sol ont connu des changements dans le temps, comme l’illustre la figure 12.
Plan d'eau
1%
Sol nu
11%
Savane arborée/
Arbustive
43%
Figure 14: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 1986.
Le croisement des cartes d’occupation du sol de 1986 indique une mutation des classes. En
effet, l’examen des résultats cartographiques fait ressortir une dynamique progressive du bâti,
une régression des zones de cultures due à la sècheresse, certains cultivateurs n’ont pas pu
cultiver durant ces années, causant une réduction de leurs terres de cultures. La savane arbustive
qui était à 52% est venue à 43%, nous constatons une régression dans cette classe. Le sol nu à
progresser à cause des déboisements dans les savanes. Le plan d’eau a régressé de 1,24 à 0,92%
à 1 %.
49
Figure 15: Occupation du sol la commune urbaine de Sikasso en 2014
Sur cette carte nous avons une grande progression de l’agglomération au détriment des autres
unités d’occupation du sol. Toutes ces différentes classes ont subi une régression telle que le
montre la figure 16 avec les taux de couverture des éléments d’occupation du sol.
Zone de culture
22% Bâti
29%
Plan d'eau
1%
Sol nu
14%
Savane arborée/
Arbustive
34%
Figure 16: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 2014.
50
Entre 1986 et 2014, l’agglomération a progressé de 22 % à 29 %, les formations végétales ont
régressé 43% à 34%, le recul de la savane arborée et arbustive est aussi dû à des déboisements
et à l’étalement de la ville. Les zones de cultures ont progressé parce que la pluie vient
abondamment pendant l’hivernage cela explique aussi le besoin en denrées alimentaires de la
population. Le sol nu a progressé aussi à cause des déboisements pour les besoins de la
population en bois de chauffe. Enfin le plan d’eau a régressé et ceci est dû aux aménagements
hydrauliques.
51
Nombre d’année= 11 ans
Tableau VIII: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986
Source : Statistiques calculées à partir des cartes d’occupation du sol de 1975 et 1986
Les statistiques d’évolution des unités entre 1975 et 1986 renseignent que le bâti et le sol nu
ont connu une augmentation de leur superficie. Quant aux plans d’eau, savane arborée et
arbustive, zone de culture, ils ont perdu une partie de l’espace occupé en 1975. La figure 17
présente l’évolution des superficies entre ces deux dates.
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Bâti Plan d'eau Savane Sol nu Zone de
arborée/ culture
Arbustive
Superficie en 1975 Superficie en 1986
Figure 17: Evolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986
L’évolution des superficies des unités d’occupation du sol montre que certaines unités ont
progressé tandis que d’autres ont connu une régression. En effet, les bâtis et sol nu ont vu leur
52
superficie augmentée. Par contre, plan d’eau, savane arborée et arbustive, zone de culture ont
régressé. La figure 18 permet de mieux apprécier les taux de variation annuelle.
1975-1986
60
50
40
30
20
10
0
-10
Savane
Zone de
Bâti Plan d'eau arborée/ Sol nu
culture
Arbustive
1975-1986 1,77 -2,35 -1,49 48,98 -1,71
Figure 18: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986
L’analyse des changements de l’occupation du sol entre 1975 et 1986 révèle de façon générale,
une tendance à l’expansion de l’agglomération; soit une progression de 1,77% par an. Dans le
même sens, le plan d’eau a connu une régression, passant de 0,92% de couverture en 1975 à
1986. Cette situation peut s’expliquer une diminution des flaques d’eau dans la période de
l’hivernage soit un taux moyen d’expansion annuelle de -2,3. Le sol nu a également progressé
à un taux de 48,98 %, les savanes ont régressé -1,48%. Quant au plan d’eau, elles ont connu
une régression qui peut s’expliquer par une forte emprise humaine dans la zone.
53
Tableau IX: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014
Source : Statistiques calculées à partir des cartes d’occupation du sol de 1986 et 2014
Le tableau IX montre que, seul le bâti a augmenté de 1,20 % entre 1986 et 2014. Les autres
unités d’occupation du sol ont connu une régression. La figure 19 présente l’évolution des
superficies des différentes unités.
300
250
200
150
100
50
0
Bâti Plan d'eau Savane Sol nu Zone de
arborée/ culture
Arbustive
Superficie en 1986 Superficie en 2014
Figure 19: Evolution des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014
Durant la période 1986-2014, les différentes unités d’occupation du sol, et ont connu des
variations de leurs superficies. En effet, la forte augmentation a été enregistrée au niveau de
l’agglomération qui a progressé au détriment des zones de cultures et du sol nu. La figure 20
fait la synthèse des taux de changements intervenus.
54
1986-2014
1,5
1
0,5
0
-0,5
-1
-1,5
Savane
Plan Zone de
Bâti arborée/ Sol nu
d'eau culture
Arbustive
1986-2014 1,2 -0,11 -0,76 -1,35 -0,11
Figure 20: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014
Contrairement à la période 1975-1986, les changements se sont opérés vers une régression des
plans d’eau, et des savanes. La régression des différentes classes et due d’une part à l’étalement
de la ville
4.1.6 Synthèse des changements des unités d’occupation du sol entre 1975 et 2014
Les unités d’occupation du sol dans la ville de Sikasso ont connu des modifications de leurs
superficies entre 1975 et 1986 puis entre 1986 et 2014. Alors qu’elle a été la tendance générale
entre 1975 et 2014 ? Le tableau X présente les statistiques de changement au cours de cette
période.
55
Tableau X: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 2014
Occupation du sol en Occupation du sol en
Evolution
1975 2014
Unités moyenne Nature
superficie Proportion superficie Proportion
annuelle
(en ha) (en %) (en ha) (en %)
119.158562 18.2240939 190.58375 29.1478524
Bâti 1.53 Progression
8.15542684 1.24728985 5.8483424 0.89444468
Plan d’eau -0.72 Régression
Savane 341.504039 52.2295804 224.13169 34.2786698
-0.88 Régression
arbustive/Arborée
22.2887621 3.40884019 88.283281 13.5020328
Sol nu 7.59 Progression
162.744987 24.8901957 145.00471 22.1770003
Zone de culture -0.27 Régression
653.851773 100 653.851773 100
Total
Source : Statistiques calculées à partir des cartes d’occupation du sol de 1975 et 2014
De manière globale, on constate que de 1975 à 2014, le bâti et le sol nu ont connu une
progression. Le bâti a connu une progression continue, contrairement au sol nu qui a connu une
progression de 1975 à 1986 et une régression de 1986 à 2014. La figure 21 illustre les différentes
étapes de régressions et de progressions.
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Bâti Plan d'eau Savane Sol nu Zone de
arborée/ culture
Arbustive
Superficie en 1975 Superficie en 1986 Superficie en 2014
56
d’unités étaient faiblement représentés. La forte proportion des formations naturelles
peut s’expliquer par le fait qu’il y’avais peu de population.
En 1986, on assiste toujours à une progression des bâtis puis une perte de superficie
du plan d’eau. Cela est dû au positionnement climatique.
En 2014, il y’a eu une reprise de sol nu qui peut s’expliquer par des actions de
reboisement et des processus de conversion des savanes. La figure 22 présente les taux
d’évolution moyenne annuelle entre 1975 et 2014.
1975-2014
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
-1
-2
Savane
Zone de
Bâti Plan d'eau arborée/ Sol nu
culture
Arbustive
1975-2014 1,53 -0,72 -0,88 7,59 -0,27
Figure 22: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol de 1975 à 2014
4.1 2 4 Evolution du bâti dans la commune urbaine de Sikasso (1975, 1986 et 2014)
Cette carte illustre les superficies occupées par le bâti entre ces différentes dates, au niveau de
la figure 23.
57
Figure 23: Evolution des zones bâtis dans la commune urbaine de Sikasso (1975, 1986 et
2014)
Bâti 1975
5%
Bâti 1986
27%
Bâti 2014
68%
Figure 24: Proportion de la couverture des zones bâtis de la commune urbaine de Sikasso en
1975, 1986 et 2014
Avec une superficie de 489,24 ha, en 1975 il ressort que la ville s’est élargie sur le plan
spatial et sa superficie sur une période de 11 ans, a quadruplé, passant ainsi en 1986 à 2389,59
58
ha. Puis elle est passée à 5994,9 ha en 2014, la superficie a atteint ainsi douze fois plus la
superficie initiale en 28 ans.
La croissance spatiale de la ville s’explique essentiellement par l’exode rural et le croit naturel.
En effet, pendant la période coloniale c’est l’exode qui était le moteur de la croissance urbaine.
Et encore aujourd’hui il reste un des moteurs de l’expansion urbaine ainsi, la croissance de
Sikasso se nourrit des flux de populations attirées par les perspectives offertes par celle-ci.
Sikasso parait avoir bénéficié de cet afflux de populations migrantes. De ce fait, on estime
qu’entre 1975 et 1990 les migrants étaient responsables des un tiers de la croissance urbaine
de Sikasso.
Plan d'eau
Zone de culture
Sol nu
Savane arborée/arbustive
Bâti
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Pourcentage de la zone d'étude
Figure 25: Intensités de changement des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986
La savane arborée et arbustive a régressé de 13 % avec une stabilité entre 13% à 68 % et une
progression entre 68% à 82%. Les zones de cultures ont régressé de 19 % avec une stabilité
entre 19% à 22% et une progression entre 22% à 24%. L’agglomération a régressé de 4 % avec
une stabilité entre 4% à 7% et une progression entre 7% à 14%. Le sol nu a régressé de 1,5%
avec une stabilité de 6% il n’a pas reconnu de progression.
59
[Link] Intensités de changement des unités d’occupation du sol en (%) de la commune
urbaine de Sikasso entre 1986 et 2014
Regréssion Stabilité Progréssion
Plan d'eau
Zone de culture
Sol nu
Savane arborée/arbustive
Bâti
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Poucentage de la zone d'étude
Figure 26: Intensités de changement des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014
La savane arborée et arbustive a régressé de 10 % avec une stabilité entre 10% à 48 % et une
progression entre 48% à 75 %. Les zones de cultures ont subi une régression de 18 % avec une
stabilité Entre 18% à 31 % et une progression entre 31 à 43 %. L’agglomération a régressé de
16 % avec une stabilité entre 16% à 19 % et une progression entre 19% à 23 %. Le sol nu a
régressée de 0,98% soit une augmentation de 4 %, enfin le plan d’eau est resté toujours régressé
de de 0,85 %.
60
[Link] Probabilité de transition des unités d’occupation du sol
La probabilité de transition des unités d’occupation du sol est calculée par pixel. Puisque le
modèle de probabilité de transition d’Idrisi se passe pixel par pixel. Cette probabilité de
transition renseigne sur les éventualités de changement ou de conversion des unités
d’occupation du sol. Le tableau XI présente la moyenne des Matrices de probabilité, obtenu
sur la base des cartes d’occupation du sol de, 1986 et de 2014.
Tableau XI: La moyenne des Matrices de probabilité de transition des unités d’occupation du
sol de la chaine de Markov
BT SA/ A B SN ZC PE Total
BT 0.7199 0.2597 0.0000 0.0204 0.0000 1
SA/ A B 0.0416 0.7352 0.0006 0.2211 0.0015 1
SN 0.2231 0.5080 0.0049 0.2641 0.0000 1
ZC 0.2182 0.1263 0.0127 0.6428 0.0000 1
PE 0.0000 0.2577 0.0000 0.0000 0.7423 1
B T= Bâti ; S A/ AB= Savane arbustive/ Arborée ; SN= Sol nu ; ZC= Zone de culture ; P E=
Plan d’eau
L’examen du tableau montre que parmi les unités d’occupation du sol de la commune, la
probabilité de changement des bâtis est de (0.7199). Les savanes boisées et arbustive. Celles-ci
également connaissent un changement de (0.7352). Le sol nu a subi un faible changement égal
à (0.0049). Et la probabilité de conversion de plan d’eau est la plus forte soit (0.7423).
[Link] Tendance évolutive probable des unités d’occupation du sol dans la commune
urbaine de Sikasso à l’horizon 2024
La figure 27 présente une disparité des unités d’occupation du sol, avec une forte mosaïque des
Savanes arborée/ Arbustive, des bâti, et les zones d’études. L’évolution probable des unités
d’occupation du sol de la ville de Sikasso est représentée sur la figure suivante.
61
Figure 27: L’état probable des unités d’occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso
à l’horizon 2024
Sur cette carte nous observons une explosion urbaine, avec un fort accroissement du bâti au
détriment de la végétation. Toutes les unités d’occupation du sol ont subi une mosaïque. Les
différents taux de régression sont représentés sur la figure 28.
Zone de
culture
25% Bâti
35%
Sol nu
13% Plan d'eau
0%
Savane
arborée/
Arbustive
27%
Figure 28: Proportion des unités d’occupation du sol probable à l’horizon 2024
62
L’analyse du diagramme montre que le bâti occupera la plus grande superficie en 2024 avec un
taux de 35 % suivit de savane arborée 27 % et des zones de culture 25 % ; le sol nu représentera
13 % et la plus petite superficie seras les plan d’eau (0,18 %).
63
DISCUSSION
Caractéristiques des unités d’occupation du sol dans la commune urbaine de
Sikasso :
Dans le processus de succession spontanée des unités d’occupation du sol dans la ville de
Sikasso, la savane arborée et la savane arbustive occupent une position centrale. En effet, toutes
les activités anthropiques se font sur ces unités de paysage. Sous l’effet des facteurs naturels et
anthropiques, les formations végétales changent de physionomie dans le temps. Dans la ville
de Sikasso, le relief, les sols et les précipitations sont les éléments naturels qui peuvent influer
de façon significative sur l’évolution des formations végétales. La ville a été définie pour
l’analyse de la dynamique de l’occupation du sol. L’étude devra donc s’étendre à l’avenir à
d’autre ville, ce qui permettra a long terme de disposer pour l’ensemble des régions des
différents types d’unités d’occupation du sol et leurs caractéristiques.
Les images Landsat utilisées, bien que de résolution relativement faible, ont été d’un grand
apport dans l’identification des catégories d’occupation des terres. Ces images ont été
suffisantes pour cette étude qui consistait à définir grossièrement les types d’occupation du sol.
Toutefois, pour des études beaucoup plus fouillées comme le diagnostic de l’espace urbain par
exemple, il faudra faire recours à des images de plus haute résolution. De telles images
fourniront des informations plus précises et plus détaillées aux décideurs.
L’analyse des unités de l’occupation du sol permet d’affirmer que les conditions sont favorables
à l’évolution progressive des formations végétales. Toutefois, la dynamique régressive de la
savane arborée et arbustive observée est due essentiellement aux actions anthropiques. Plusieurs
auteurs sont parvenus à la même conclusion selon laquelle la dynamique régressive des
formations végétales dépend surtout de l’intensité des activités anthropiques. Selon Tenté
(2000), l’homme est devenu par ses activités, le premier facteur de perturbation des formations
végétales. Cette situation est due à une pratique non durable du système agraire. Elle est
provoquée dans le cas de la présente étude par une pression démographique de plus en plus
croissante et par la réduction des temps de jachères (Whitmore, 2005). En effet, l’effectif de la
population de la ville est passé de 73 859 habitants en 1987 et 236 134 habitants en 2013 (DNSI-
64
DCR, 2013). De plus, l’agriculture itinérante sur brûlis serait responsable pour 70% de la
déforestation dans la ville de Sikasso, comme c’est le cas d’ailleurs partout en Afrique
(Tshibangu, 2001). Le raccourcissement des zones de culture est du à l’extension des sols nus
et de l’agglomération, surtout avec l’avènement du foncier. L’urbanisation de la ville est
démontrée par l’extension de l’agglomération au détriment de la savane arborée et arbustive,
des zones de culture et des sols nus. L’augmentation du taux de l’agglomération au détriment
des autres unités de l’occupation des terres signifie que la ville de Sikasso tend vers une
urbanisation galopante.
65
CHAPITRE V CONCLUSION ET SUGESTIONS
CONCLUSION
La présente étude a permis, grâce à la classification et à la matrice de confusion appuyée par
le calcul des unités de l’occupation du sol, de quantifier les changements opérés dans la
commune de Sikasso. Des transformations ont été identifiées dans leur état passé et présent. A
l’aide de la télédétection et des SIG, nous avons fait des analyses comparatives de la dynamique
de l’occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso. L’analyse révèle une dégradation de
la savane arborée et arbustive au détriment des autres unités d’occupation du sol. Ceci a été mis
en évidence grâce à la carte de l’occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso.
Bien que les techniques de télédétection et SIG soient indispensables de nos jours pour explorer
de façon efficace l’occupation du sol, il convient toutefois de noter qu’un travail de suivi et de
validation sur le terrain est très nécessaire pour confirmer les résultats obtenus qui sont les
différents types d’occupation du sol.
66
SUGGESTIONS
Au terme de cette étude, il convient de noter que pour un bon suivi de la dynamique de
l’occupation du sol dans la commune urbaine de Sikasso, les autorités doivent:
Utiliser les résultats de l’étude pour sensibiliser les populations sur l’importance de
la biodiversité pour un développement harmonieux durable ;
67
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la rivière Sankarani dans la région de Sikasso Mali. Msc, RECTAS, 106 p
71
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I: Répartition de la population de la ville de Sikasso (année et accroissement) ....... 26
Tableau II: Caractéristiques et utilités des données de l’étude ............................................... 29
Tableau III: Entités et caractéristiques attributaires de la base de données ........................... 32
Tableau IV: Identification des détails de la composition colorée par interprétation visuelle. 36
Tableau V: Matrice de confusion d’image MSS classifiée de 1975 ....................................... 41
Tableau VI: Matrice de confusion d’image TM classifiée de 1986 ....................................... 43
Tableau VII: Matrice de confusion d’image OLI classifiée de 2014 ..................................... 44
Tableau VIII: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986 ... 52
Tableau IX: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014 ...... 54
Tableau X: Statistiques d’évolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 2014 ....... 56
Tableau XI: La moyenne des Matrices de probabilité de transition des unités d’occupation du
sol de la chaine de Markov ....................................................................................................... 61
72
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Présentation de la zone d’étude – commune urbaine de Sikasso............................. 22
Figure 2: Diagramme ombrothermique de la station de Sikasso (1975, 1986, 2013) ............. 24
Figure 3: Carte de la population .............................................................................................. 25
Figure 4: Répartition spatiale de la population de Sikasso entre 1987 et 2013 ...................... 26
Figure 5: Population de Sikasso en 2013 ................................................................................ 27
Figure 6: Schéma de la construction de la base de données ................................................... 31
Figure 7: Modèle conceptuel des données .............................................................................. 33
Figure 8: Model logique relationnel ........................................................................................ 34
Figure 9: Schéma physique ..................................................................................................... 35
Figure 10: Diagramme méthodologique ................................................................................. 40
Figure 11: Occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso en 1975 ............................ 47
Figure 12: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 1975 ................................................................................................................... 47
Figure 13: Occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso en 1986 ............................ 48
Figure 14: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 1986. .................................................................................................................. 49
Figure 15: Occupation du sol la commune urbaine de Sikasso en 2014 ................................. 50
Figure 16: Proportion de la couverture des unités d’occupation du sol de la commune urbaine
de Sikasso en 2014. .................................................................................................................. 50
Figure 17: Evolution des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986 ............................... 52
Figure 18: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986 53
Figure 19: Evolution des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014 ............................... 54
Figure 20: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014 55
Figure 21: Evolution des unités d’occupation du sol de 1975 à 2014 .................................... 56
Figure 22: Expansion moyenne annuelle des unités d’occupation du sol de 1975 à 2014 ..... 57
Figure 23: Evolution des zones bâtis dans la commune urbaine de Sikasso (1975, 1986 et
2014)......................................................................................................................................... 58
Figure 24: Proportion de la couverture des zones bâtis de la commune urbaine de Sikasso en
1975, 1986 et 2014 ................................................................................................................... 58
Figure 25: Intensités de changement des unités d’occupation du sol entre 1975 et 1986...... 59
Figure 26: Intensités de changement des unités d’occupation du sol entre 1986 et 2014... 60
Figure 27: L’état probable des unités d’occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso
à l’horizon 2024 ....................................................................................................................... 62
73
Figure 28: Proportion des unités d’occupation du sol probable à l’horizon 2024 .................. 62
74
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE .......................................................................................................................................... 3
DEDICACE............................................................................................................................................ 4
SIGLES ET ACRONYMES ................................................................................................................. 7
RESUME ................................................................................................................................................ 9
SUMMARY.......................................................................................................................................... 10
Introduction ......................................................................................................................................... 11
1.1. Problématique...................................................................................................................... 13
1.2 Objectif de recherche ................................................................................................................ 15
1.3 Clarification des concepts et théories ...................................................................................... 15
1.3.1 Dynamique .......................................................................................................................... 15
1.3.2 Urbanisation........................................................................................................................ 15
1.3.3 Systèmes d’Information Géographique (SIG) ................................................................. 16
1.3.4 Télédétection ....................................................................................................................... 16
1.4 Synthèse Bibliographique ........................................................................................................ 17
1.4.1 Dynamique urbaine ............................................................................................................ 17
1.4.2 La gestion de l'environnement .......................................................................................... 17
1.4.3 L'assainissement et la gestion des eaux usées ................................................................... 18
1.4.4 Occupation du sol ............................................................................................................... 18
CHAPITRE II DESCRIPTION DU MILIEU D’ETUDE ............................................................... 21
2.1 Situation géographique de la commune urbaine de Sikasso.................................................. 21
2.1.1 Situation historique et administrative de la commune urbaine de Sikasso .................. 22
2.2 Cadre physique de la commune urbaine de Sikasso ............................................................. 23
2.2.1 Climat .................................................................................................................................. 23
2.2.3 Peuplement .......................................................................................................................... 25
CHAPITRE III : DEMARCHE METHODOLOGIQUE ................................................................ 28
3.1 Matériels ..................................................................................................................................... 28
3.1.1 Données primaires .............................................................................................................. 28
[Link] Données satellitaires ........................................................................................................ 28
3.1.2 Données secondaires ........................................................................................................... 28
[Link] Cartes existantes .............................................................................................................. 28
[Link] Données démographiques ............................................................................................... 28
[Link] Outils ou matériels utilisés .............................................................................................. 29
3.2 Méthodologie adoptée ............................................................................................................... 29
3.2.1 Cartographie la dynamique spatiale de la commune urbaine de Sikasso de 1975, 1986
et 2014 .......................................................................................................................................... 29
75
[Link] Conception et création de la base de données ............................................................... 30
[Link] Niveau conceptuel des données....................................................................................... 31
[Link] Niveau logique relationnel .............................................................................................. 34
[Link] Niveau physique ou implémentation .............................................................................. 35
3.3. Traitements des Données ..................................................................................................... 35
3.3.1. Délimitation de la zone d’étude ........................................................................................ 36
3.3.2. Redimensionnement des images ....................................................................................... 36
3.3.3. Composition colorée .......................................................................................................... 36
3.3.4. Classification supervisée ................................................................................................... 36
3.3.5. Définir le ROI dans ENVI 5 .1 ......................................................................................... 37
3.4.. Analyse de l’évolution spatiale de la commune urbaine de Sikasso, entre 1975-1986,
1986-2014 et 1975-2014 ............................................................................................................... 37
3.4.1 Les analyses statistiques ..................................................................................................... 37
3.5. Modélisation du changement et de la Prévision de l’occupation du sol........................... 38
3.6. Validation de la classification .............................................................................................. 41
3.7. Vectorisation des couches .................................................................................................... 44
3.7.1 Traitement statistique ........................................................................................................ 45
CHAPITRE IV : RESULTATS ANALYSE ET DISCUSSION ...................................................... 46
4.1 Présentation des résultats ......................................................................................................... 46
4.1.1 Carte d’occupation du sol de la commune urbaine de Sikasso de 1975-1986 et 2014 ..... 46
[Link] Occupation du sol en 1975 ................................................................................................. 46
[Link] Occupation du sol en 1986 .............................................................................................. 48
[Link] Occupation du sol en 2014 ............................................................................................. 49
4.1.2 Analyse de l’évolution spatiale de la commune urbaine de Sikasso, entre 1975-1986,
1986-2014 et 1975-2014 ............................................................................................................... 51
[Link] Détection des changements spatio-temporels ................................................................ 51
[Link] Changements entre 1975 et 1986 .................................................................................... 51
[Link] Changements entre 1986 et 2014 .................................................................................... 53
4.1.6 Synthèse des changements des unités d’occupation du sol entre 1975 et 2014 ............. 55
4.1 2 4 Evolution du bâti dans la commune urbaine de Sikasso (1975, 1986 et 2014) ......... 57
[Link] Intensités de changement des unités d’occupation du sol en (%) de la commune
urbaine de Sikasso entre 1975 et 1986 ....................................................................................... 59
[Link] Intensités de changement des unités d’occupation du sol en (%) de la commune
urbaine de Sikasso entre 1986 et 2014 ....................................................................................... 60
4.1.3 Prédiction de la commune urbaine de Sikasso en 2024 .................................................. 60
[Link] Probabilité de transition des unités d’occupation du sol ............................................. 61
76
[Link] Tendance évolutive probable des unités d’occupation du sol dans la commune
urbaine de Sikasso ....................................................................................................................... 61
DISCUSSION....................................................................................................................................... 64
CHAPITRE V CONCLUSION ET SUGESTIONS ......................................................................... 66
CONCLUSION .................................................................................................................................... 66
SUGGESTIONS .................................................................................................................................. 67
Références Bibliographiques: ............................................................................................................. 68
77