Organisation administrative
(Cours numéro 1. 14/09/2023)
Introduction :
Le doyen Maurice hauriou avait affirmé que : « tout les états modernes assume les
fonctions administratives. Assumer des fonctions administratives cela signifie
simplement pourvoir aux besoins de l’ordre public et assurer le fonctionnement de
certains services publiques pour la satisfaction des intérêts généraux et la gestion
d’affaires d’utilités publiques. »
Ce rôle de l’état tourné vers l’accomplissement de sa fonction administrative, se
retrouve dans de nombreux états contemporains.
Contrairement aux personnes privées, la satisfaction d’un intérêt publique a
toujours guidé son action (l’état) qui est par nature désintéressé.
Section 1. L’objet du cours d’organisation administrative
Quel est réellement l’objet du cours d’organisation administrative ?
Ce cours porte essentiellement sur l’étude de l’organisation administrative de
l’état, des collectivités territoriales mais également de celle des établissements
publiques, Plus précisément il s’agit d’étudier les institutions administratives
françaises centrales mais également locales, En résumé il s’agit dans le cadre de ce
cours d’étudier le système administratif français.
Le système administratif français s’est construit dans la durée, c’est-à-dire que
depuis le moyen âge il y avait déjà un système administratif.
L’organisation administrative française est très complexe à la différence de
l’organisation administrative de certains états de l’Union européenne, il est vrai
que le nombre d’institution administrative est très élevé en France c’est la raison
pour la quelle il y avait un projet de réforme de l’organisation administrative qui
proposait la suppression du département mais ce projet n’a jamais aboutit.
Quelques soit la forme d’organisation de l’état et même des structure de pouvoir
qui ont précédé l’état dans le monde on trouve toujours une administration. Pour
le bon fonctionnement d’un état il faut nécessairement une administration. Celle-
ci fut et demeure un instrument du pouvoir politique dans toute les démocraties
pluralistes (comme la France l’Allemagne la Belgique) les administrations sont
destinées à mettre en œuvre les décisions prise par les autorités publiques. En
d’autre terme tout les états modernes disposent inévitablement d’un système
administratif plus ou moins complexe, en effet aucun état au monde ne peut
fonctionner normalement sans avoir un système administratif adéquat même les
anciens pays de l’Europe de l’Est c’est-à-dire la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie
disposent également d’un système administratif qui doit être différent de celui des
états d’Europe occidental notamment la France, l’Allemagne, l’Italie. Il est vrai que
chaque pays disposent de son système administratif qui lui ai propre et le plus
souvent différent de celui des autres états par exemple, le système administratif
allemand est différent de celui français. Il n’y a pas à proprement parlé de modèle
universel qui s’appliquerait à tout les états du monde mais malgré quelques
différences il convient tout de même de souligner que le système administratif est
non seulement utile mais également indispensable pour l’état lui-même et surtout
pour les administré (citoyens).
Mais s’agissant de la France, depuis quelques années, les pouvoirs publics ont
entrepris de nombreuse réforme des institutions administratives tant sur le plan
national que sur le plan local.
En effet pour diverse raison politique administrative et même sous l’influence de
l’UE la France s’est engagé sur la voie des réformes : la réforme de l’état a pour
objectif une réorganisation des services administratifs tant au niveau national que
au niveau local. Il est vrai que depuis plusieurs année la réforme du système
administratif français est devenue une priorité pour tout les gouvernements de
droites comme de gauche mais le système administratif français est aussi le fruit
de l’histoire de la France en effet un système administratif ne se construit que
dans la durée c’est-à-dire de façon progressive. L’administration française n’a pas
était improvisée car elle prise ses racines dans le temps, dans l’histoire de la
France. L’histoire de l’administration française est faites de ruptures mais
également de transformation c’est dire que l’administration évolue en
permanence selon les époques, les régimes politiques mais également les
républiques. En effet l’administration publique française n’a pas était improvisée
par les législateurs successifs elle a ses racines dans le temps. En résumé l’histoire
administrative française peut être considérée comme étant un développement
progressif sur les fondements invariables malgré les nombreux changement de
régime constitutionnel.
Cette évolution se caractérise également par le développement d’un droit
administratif c’est-à-dire d’un droit spécial applicable à l’administration dans son
ensemble mais l’organisation administrative comme celle de la plupart des états
modernes est une organisation très complexe ; C’est la raison pour laquelle ces
dernières années les pouvoirs publics s’efforcent de moderniser le fonctionnement
de différents services de l’état mais également ceux des collectivités territoriales.
Sur le plan politique et même juridique
La France est une République indivisible, il n’y a qu’un seul état en France, l’état
français est un état unitaire décentralisé, l’état français est différent d’un était
fédéral.
L’état français étant un état unitaire décentralisé par conséquent il ne dispose sur
son territoire que d’une seul organisation juridique et politique mais dans cet état
unitaire décentralisé il y’a se qu’on appelle les collectivités territoriales : les
commune, les départements et les régions il faut ajouter également les
collectivités d’outre mer. Ces collectivités territoriales ne disposent pas d’un
pouvoir législatif,
(En nouvelle Calédonie il peuvent voter les lois du pays, cela est devenu possible
suite à là modification de la constitution.)
Elle ne dispose d’aucun pouvoir législatif contrairement aux régions italienne ou
encore aux communautés autonomes espagnoles se qui veut dire que la
décentralisation tel qu’elle est pratiquée en France ne conduit pas une véritable
division du pouvoir normatif au seins de l’état en d’autre terme, l’autonomie des
collectivités territoriales est de nature administrative.
en définitive l’état unitaire n’est pas incompatible avec une certaine
décentralisation des collectivités territoriales, l’autonomie administrative et
financière accordée aux collectivités territoriales ne signifie une reconnaissance
d’une quelconque indépendance vis-à-vis de l’état.
Section 2. L’administration et l’état
Quelles sont les rapports entre l’état et l’administration ?
Tout d’abord, l’histoire de l’administration française est concomitante à celle de
l’évolution des forme d’organisation politique. Traditionnellement on distingue la
politique et l’administration mais lorsque l’on parle de la politique généralement il
s’agit des élus qui sont investi du pouvoir de commander en revanche lorsqu’on
parle de l’administration on pense notamment aux fonctionnaires c’est-à-dire se
qui sont chargés d’exécuter les décisions prises par les hommes politiques, par les
élus. L’administration fait partie de l’état, il y’a inévitablement un lien entre
l’administration et l’état, elle est au service de l’état mais elle fait aussi partie
intégrante de l’espace du politique c’est la raison pour la quelle on parle de la
subordination politique de l’administration vis-à-vis du pouvoir politique. La
subordination politique de l’administration est double : d’une part, elle est placé
sous l’autorité du pouvoir exécutif auquel elle est institutionnellement rattachée
en effet il appartient à celui-ci de décider de l’orientation de l’activité des services,
de l’organisation du travail, mais également des carrières des agents publics. En
effet se n’est pas à l’administration mais au gouvernant de définir les tâches
qu’elle doit accomplir mais c’est aussi au gouvernant de vérifier si l’administration
a accompli convenablement ses différentes missions.
D’autre part l’administration est soumise au contrôle permanent du parlement,
contrôle qui prend des formes variables selon la nature parlementaire ou
présidentielle du régime par exemple en cas de problème le parlement peut
déclencher une enquête pour vérifier réellement se qui s’est passé. D’une manière
générale en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne l’administration est dans
tout les cas placée sous l’autorité du pouvoir exécutif auquel elle est
organiquement liée.
La dépendance de l’administration vis-à-vis du pouvoir exécutif trouve son
fondement soit dans des traditions (c’est le cas du principe de la responsabilité
ministérielle en Angleterre), soit des textes constitutionnels explicites, à la
différence d’une personne physique l’état est une personne morale de droit
publique avec toutes les conséquences juridiques qui s’attachent à cette notion
mais l’état est une personne morale de droit publique spécifique dans la mesure
où il possède la souveraineté, l’état peut intervenir dans tout les domaines de
l’action administrative et exerce en même temps une compétence géographique
nationale, personne morale spécifique agissant sur l’ensemble du territoire
national l’état dispose d’une administration et a la charge de pouvoir ?? de
l’ensemble de la population. Les administrations de l’état sont très nombreuse et
très diversifiées, elles sont constituée par l’ensemble des organismes
administratifs chargés d’agir ?, certaine autorités d’état on un statut double c’est-
à-dire elles sont considéré qualifiées comme étant des autorités politiques mais
également des autorités administratives le président de la république est
Considéré comme étant à la fois une autorité politique mais également une
autorité administrative. L’état est considéré également comme étant une
collectivité publique à dimension nationale, l’état par l’intermédiaire de ses
différentes administrations par exemple la préfecture fournis des services que l’on
qualifie également de prestation, l’état gère plusieurs prestation public par
exemple la santé. L’état dispose d’une administration dite civile mais également
d’une administration militaire avec une organisation particulière. Placé sous
l’autorité du 1er ministre et des ministres les administrations civiles agissent sur
tout le territoire les décisions étant prise soit au niveau national soit au niveau
central soit au niveau local.
Au niveau central, on trouve des administrations dites central mais également des
services qui ont une compétence nationale. Les administrations centrales assures
aux niveaux national un rôle de conception, d’animations mais également et
surtout d’appui à des services déconcentrés de l’état comme la préfecture mais
administration joue également un rôle d’orientation, d’évaluation et de contrôle
relevant de l’autorité direct du ministre elles sont organisées sous forme de
direction, de sous direction, et enfin de bureaux. Les services à compétences
national sont rattachés à un ou plusieurs ministres et son chargé généralement
d’une mission particulière, l’autorité administrative supérieur ( en général le
ministre) dispose d’un véritable pouvoir hiérarchique sur l’ensemble des agents se
qui lui permet non seulement de donner quelques orientations mais également de
sanctionner les agents publics qui commettent des infractions. Les décisions prise
par le ministre sont considérées comme étant des actes administratifs ces actes
peuvent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.
Cours 2. 21/09
L’administration territoriale de l’état est composée de service déconcentré qui
agissent sous le contrôle des administrations centrales, elle est organisée dans le
cadre de se que l’on appelle les circonscriptions régionales ou encore
départementales.
Au niveau de la région il y’a le préfet de région et au niveau du département il y’a
le préfet du département qui se trouve dans chaque chef lieu du département. A
Marseille le préfet est à la fois préfet de département et de région.
S’agissant de la déconcentration, sur le plan juridique il s’agit tout simplement
d’un mode de répartition des compétences administratives au sein d’une même
personne morale qui est l’Etat.
Une compétence est dite déconcentrée lorsque son exercice est transféré du
centre vers l’extérieur c’est-à-dire de la capital vers la région et le département. Il
est important de rappeler que les préfets de région ont désormais une autorité sur
les préfets de département c’est depuis le décret du 16 février 2010, par
conséquent il peuvent leur adresser des instructions
en bas de l’échelle il y’a le sous préfet d’arrondissement placé sous l’autorité du
préfet (exemple Aix il y’a un sous préfet) d’une manière générale les préfets
représente chacun des membres du gouvernement dans leurs circonscriptions
administratives. Cependant certains services échappent à l’autorité des préfets par
exemple les services judiciaires, l’éducation qui est placé sous l’autorité des
recteurs c’est également le cas des services des armées.
D’une manière générale, les collectivités territoriales c’est-à-dire les régions,
département et commune ont vocation à prendre en charge l’ensemble des
affaires locales c’est-à-dire à s’occuper des intérêts des habitants du territoire
qu’elles administrent.
La loi du 02 mars 1982 fait naître la décentralisation.
La décentralisation est un transfert de compétences d’une personne morale de
droit public ayant une compétence générale (c’est l’Etat) a une autre personne
morale de droit public ayant une compétence spéciale (les collectivités
territoriales)
Dans le cas de la décentralisation territoriale le transfert se fait de l’Etat vers les
collectivités territoriales, les CT sont dotées d’un patrimoine elle peuvent
également agir en justice. Sur le plan juridique les CT sont des personnes morales
de droit publics à compétence géographiquement et matériellement limitées et
définis par la constitution et par la loi.
Il convient de souligner que la variété des autorités administratives en France est
considérable. En effet il faut se référer aux textes qui les instituent ou au règle issu
de la jurisprudence pour savoir si un organisme ou encore un agent public a était
investi de cette capacité de décision qui fait l’autorité administrative. En principe
tout les agents publics ne peuvent être considérées comme étant des autorités
administratives, par exemple le maire est une autorité administrative, le président
du conseil régional également, le ministre et le préfet en sont aussi.
Traditionnellement on distingue les autorités civiles et les autorités militaires. en
réalité une autorité administrative est un organe ou un agent qui a le pouvoir
d’édicter des actes administratifs unilatéraux au nom de la personne morale à la
quelle il appartient, par exemple un arrêté municipal, un arrêté préfectoral et un
arrêté ministériel se sont des actes administratifs unilatéraux.
S’agissant des autorités administratives certaines sont individuelles par exemple,
un agent est à lui seul une autorité administrative c’est le cas du président de la
république, du 1er ministre, des ministres, des préfets, des présidents des conseils
régionaux et départementaux et enfin des maires.
En revanche d’autre sont collégiales c’est le cas d’un conseil départemental.
En résumé, dans tous les États modernes dotés d’une constitution il existe une
administration, s’agissant de la France l’administration est répartie entre d’une
part, une administration centrale siégeant dans la capitale et d’autre part des
services déconcentrés qui constituent en réalité l’administration territoriale. D’une
manière générale, les institutions administratives sont réparties sur tout le
territoire de la république.
Quelles est la fonction principale des institutions administratives dans un état
unitaire décentralisé ?
Les unes sont chargés des tâches d’administration générale : par exemple
administré une population dans le cadre d’une circonscription territoriale, il s’agit
de l’état et des CT. En revanche les autres institutions sont chargés de la gestion
d’un service déterminé se sont des établissements publics à titre d’exemple on
peut citer l’hôpital de la timone. Il existe donc en France plusieurs institutions
administratives, elles font souvent l’objet de réforme afin de moderniser leur
organisation et leur fonctionnement, les réformes ont pour objectif de rapprocher
de plus en plus ces institutions administratives des administrés et enfin de
simplifier les procédures administratives jugées parfois lourdes mais aussi
complexes.
Cette modernisation est justifiée par l’influence du droit européen sur les
institutions administratives des États membres de l’UE. Les institutions
administratives ne sont pas figée elles subissent des transformations. les
institutions administratives française ont vu leur fondement constitutionnel
précisé, deux domaines particuliers on fait l’objet d’une jurisprudence
constitutionnelle relativement fournis : il s’agit des institutions administratives
locales et des autorités administratives indépendantes.
S’agissant des collectivités territoriales, l’article 72 de la constitution précise que :
« les collectivités territoriales de la république sont les communes, les
départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités
d’outre mer régis par l’article 74. » dans les conditions par la loi, ces collectivités
s’administre librement par des conseils élus et disposent d’un pouvoir
réglementaire pour l’exercice de leur compétence. Dans les collectivités
territoriales de la république, le représentant de l’état (le préfet) représentant
chacun des membres du gouvernement à la charge des intérêts nationaux, du
contrôle administratif et du respect des droits.
La libre administration est une notion distincte de celle de la décentralisation,
même si elle sont souvent confondu. En effet la décentralisation exprime
essentiellement une démarche de l’état consentant à réduire ses attributions et à
les transférer partiellement à des autorités élues, tout en conservant une tutelle
sur l’exercice des attributions ainsi transfert, c’est se qui justifie d’ailleurs le
contrôle de légalité qui est exercé par le préfet sur les actes des CT. La libre
administration quant à elle n’implique pas un transfert d’attributions dans la
mesure où les CT détiennent déjà en elle-même ou par elle-même des
compétences qui leurs sont reconnues. Sur le plan juridique la libre administration
n’est rien d’autre qu’une liberté, reconnues aux collectivités territoriales c’est
d’ailleurs la raison pour la quelle elle peuvent la revendiquer dans leur relation
(parfois conflictuelle) avec l’état mais ceci avec les autres CT.
Section 3. La définition de la notion d’administration
Sur le plan juridique qu’est ce qu’on entend par administration ?
L’administration française est traditionnellement qualifiée d’administration
publique et les fonctionnaires ont le statut d’agent public, on a trois fonction
publique en France : la fonction publique hospitalière, territoriale et agent public
de l’Etat.
On peut définir l’administration publique comme l’ensemble des activités qui
tendent au maintien de l’ordre public et à la satisfaction des autres besoins
d’intérêt général.
Paragraphe 1. L’administration française est une administration complexe
D’une manière générale, l’administration publique française est très sophistiqué il
y’a trop d’échelons administratifs en France : letat, 1er ministre, ministre, les
régions, les départements, les communes…
Cette complexité peut être perçu de deux manières on évoque le plus souvent la
lourdeur administrative, l’inefficacité mais aussi la bureaucratie, il faut ajouter à
cela la multiplicité des structures administratives.
Il est vrai que cette complexité rend l’administration française parfois
administrative et impénétrable pour les administrés.
A la différence des autres états de l’UE l’administration publique française est
composé d’un ensemble de structures aux fonctions très variées mais qui ont
toutes « un dénominateur commun » la recherche de la satisfaction de l’intérêt
général et la gestion de la chose publique. On parle d’une machine administrative
quand on évoque l’administration française.
Étudier l’administration consiste à examiner des types de structures ou
d’organisation aux missions et aux fonctions diversifiées mais qui ont un
« dénominateur commun » la satisfaction de l’intérêt général. C’est se qui
caractérise les institutions administratives mais également les différencie des
institutions privée.
Si l’on considère l’administration publique française dans son ensemble, on peut
aussi la définir comme une structure créée pour gérer les affaire publiques. Pour
réaliser les différentes missions qui lui incombe, l’administration peut mettre en
œuvre des moyens que lui offre le droit public mais également à titre exceptionnel
le droit privée.
D’une manière générale, elle doit utiliser des moyens de droit public.
Le terme « Administration » est ici synonyme d’administration publique car
l’administration privée a pour but de satisfaire l’intérêt privé d’une entreprise en
revanche, l’administration publique a pour but de satisfaire l’intérêt général. Des
lors on peut aussi définir l’administration
On peut définir l’administration comme étant l’ensemble des activités qui sous
l’autorité et le contrôle du gouvernement tendent au maintien de l’ordre public et
à la satisfaction des besoins d’IG. L’administration est indissociable de la notion de
service publique.
Il existe deux catégories de service public le SPIC (droit privé) et le SPA (droit
public). L’administration publique française se composent généralement de
plusieurs autorités et organismes administratifs chargés de remplir des fonctions
attachées aux services publics. En d’autres termes, et de façon de général ces
autorités et ces organismes participent à la gestion d’une mission de service public
et à la satisfaction de l’intérêt général.
L’administration peut être étudiée différemment c’est-à-dire du point de vu des
différentes sciences sociales, notamment la science administrative ou de la science
juridique.
En définitive, étudier l’administration du point de vue de la science administrative
consiste à la présenter sociologiquement, en effet la science administrative tend à
décrire l’administration publique tel quel est. En revanche étudier l’administration
du point de vu de la science juridique consiste à la présenter tout en s’appuyant
sur les règles juridiques qui détermine son organisation et son fonctionnement.
Juridiquement, le mot « administration » a une double signification c’est-à-dire
une signification fonctionnelle et organique.
En réalité l’administration désigne le fait de gérer, d’administré un ou plusieurs
bien ou personnes. Sur le plan juridique administré c’est d’abord produire des
actes juridiques qui peuvent être des contrats ou encore des actes administratifs.
En d’autre terme administré consiste aussi à produire des normes, des décisions
individuelles ou collectives mais l’activité administrative consiste aussi à fournir
des prestations aux administrés de ce fait toute les activités administratives
peuvent être qualifiées d’activité de service publiques.
Cours numéro 3.
L’institution la plus proche est la commune, puisque dans certaines commune
comme Marseille y’a des arrondissements, il y a donc le conseil municipal et
d’arrondissement.
Au dessus il y’a Le département le président est ? , le dernier département c’est
Mayotte. au dessus il y’a la région le président du conseil régional c’est ?.
On a l’établissement public intercommunal l’exemple clé c’est la métropole Aix
Marseille la présidente est également Martine vassale.
Il y’a également les collectivités territoriales à statut particulier (corse, réunion..)
en raison de l’éloignement ces collectivités territoriales bénéficie d’un statut
particulier, on a donc modifié les textes pour donné plus de pouvoir à ces
collectivités. Cela ne fait pas de l’état français un état fédéral, l’état français est un
état unitaire décentralisé. C’est dans le cadre de la décentralisation, c’est la loi
1982 qui passe les base de la décentralisation. L’état accepte de transférer une
partie de ses pouvoirs aux collectivités territoriales.
On a l’Ars l’agence régionale de santé à Marseille qui gère les problèmes de santé
dans la région.
Pour simplifier les procédures administratives sont pour la plupart dematérialisée
Paragraphe 2. L’approche fonctionnelle de l’administration publique
Cette approche valorise les fonctions de l’administration publique, c’est-à-dire les
raisons qui justifient son existence. Parmi ces fonctions classiques l’administration
publique française veille à l’ordre public, elle doit garantir la paix et la sécurité
publique indispensable à l’épanouissement des libertés individuelles et collectives
et à l’existence d’une vie paisible en société.
Au sens strictement juridique, la notion d’ordre public fait référence à la police
administrative c’est-à-dire à un certain nombre d’attributions reconnus à une
catégorie particulière d’autorité administrative pour pouvoir prendre des décisions
pour le maintien de l’ordre public. En droit français lorsqu’on parle de l’ordre
public il s’agit de la tranquillité, sécurité, salubrité publique mais il faut ajouter
également la dignité de la personne humaine.
On peut aussi étudier cette notion de manière plus vaste, en l’étendant à
l’ensemble des administrations qui concourent à l’ordre public et à la sécurité
public par exemple l’armée, la justice et la police.
Ensuite, l’administration publique française participe à la création et à la gestion
des services publics nécessaires à la collectivité surtout lorsque l’initiative privé est
défaillante, il peut s’agir des hôpitaux, des écoles, ou encore d’autre service
publics. En effet en cas de carence de l’initiative privé, la puissance publique doit
en principe intervenir c’est-à-dire l’Etat et les collectivités territoriales.
L’intervention publique est plus ou moins importante selon les activités mais
également les personnes publiques.
On peut dire que l’administration est au service des administrés c’est-à-dire des
citoyens car elle offre plusieurs prestations mais chaque administration a sa
propre fonction, son propre fonctionnement et d’une certaine manière sa propre
culture liée à sa tradition, par exemple l’administration policière ne fonctionne pas
dans les mêmes conditions que l’administration universitaire.
En réalité chaque compétence justifie une administration spécialisée, par exemple
l’administration territoriale, l’administration scolaire (collège, lycée). Cette forte
spécialisation fonctionnelle est visible aussi bien au niveau des ministères ou
encore des administrations nationales mais également au niveau des services
déconcentrés de l’état ou encore des collectivités territoriales.
Puisqu’elle est financée entièrement par l’argent public, l’administration doit
rendre des comptes de se qu’elle fait de cet argent. L’article 15 de la DDHC de
1789, dispose en ce sens : « la société a le droit de demander compte à tout agent
public de son administration. »
Du point de vu fonctionnel, le mot administration vise donc l’ensemble des
activités juridiques et matérielles placé sous la responsabilité des autorités
publiques et qui ont pour but la satisfaction de l’intérêt général. En définitive,
l’administration publique française recouvre principalement les activités de service
public , de police administrative. La mission principale de l’administration française
demeure donc la satisfaction de l’intérêt général. La notion d’intérêt général est
considéré comme le centre de gravité des affaires publiques, mais elle est aussi la
justification de l’intervention publique, c’est la raison pour la quelle
l’administration dispose d’un certain nombre de prérogatives pour satisfaire
l’intérêt général. Il s’agit aussi de satisfaire des besoins considéré comme essentiel
pour les citoyens, pour la collectivité. par l’intérêt général l’administration doit
répondre à des demandes sociales qui deviennent de plus en plus pressante et
nombreuses. Les prérogatives de puissance publique sont des moyens permettant
à l’administration (personnes morales de droit publiques : CT) pour pouvoir
répondre à l’intérêt général. C’est aussi une raison pour laquelle l’administration
française est soumise à un droit spécial.
Paragraphe 3. L’approche organique de l’administration publique française
D’un Point de vu organique, l’administration publique française, se présente alors
comme un ensemble d’institutions aux statuts ou encore aux règles de
fonctionnement très variables.
Il est vrai que l’administration publique française se présente sous la forme de
pyramides, en effet au sommet il y’a l’Etat avec ses différentes administrations
centrales et territoriales, ensuite les collectivités territoriales et enfin les
établissements publics.
S’agissant des CT elles comprennent également plusieurs catégories, notamment ;
les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier (
la corse) et les collectivités d’outre mer. Ces collectivités ont-elles mêmes données
naissance à des structures complémentaires pour exercer les différentes missions
de SP. Par exemple : les communes nouvelles.
Ainsi pour faciliter la coopération intercommunale des structures spécifiques ont
étaient crée ou mise en place comme les syndicats de commune, les communauté
urbaines, les communautés d’agglomération…
Au sens organique l’administration correspond à une organisation, à un ensemble
d’organisme ou encore d’organe, (par exemple l’administration des finances,
l’administration des douanes) c’est en son sens organique que le mot
administration est le plus souvent utilisé.
Généralement, on utilise pour désigner un ensemble de personne juridique,
d’organisme et d’autorité. Hors cette conception organique ne prend pas en
compte certains organismes de droit privé qui peuvent être considérés comme
étant des autorités administratives, Il s’agit des cas exceptionnel. Plus précisément
il s’agit des cas où l’administration confie à un organisme privé la gestion d’un
service public.
Comparativement avec l’approche organique, l’approche fonctionnelle est
essentielle car c’est toujours la fonction qui crée l’organe, c’est-à-dire lorsqu’un
organisme est crée ou institué c’est pour accomplir une activité déterminante et
donc pour gérer un SP précis (exemple santé, école). C’est donc cette activité
institué en même temps que l’organe qui en justifie la création et qui lui confère sa
spécificité par exemple un hôpital est crée pour dispenser des soins.
En définitive, il existe donc une multiplicité/diversité d’institutions souvent dotée
de la personnalité morale juridique. Ces institutions administratives peuvent être
liées entre elle de manière hiérarchique comme la plupart des administrations de
l’Etat. Certaines bénéficient d’une autonomie de fonctionnement comme pour les
CT.
Au seins de l’administration centrale, à Paris, on trouve aussi des administrations
autonomes c’est-à-dire qui sont située hors du système hiérarchique c’est le cas
des autorités administratives indépendantes (AAI) (par exemple le défenseur de
droit.)
L’administration peut donc être appréhender comme un ensemble d’institutions
spécialisées, cet ensemble constitue « un vaste réseau administratif ». Suivant la
nature des relations de ces différentes administrations, des principes différents de
contrôle et de fonctionnement s’appliquent.
En résumé, on peut définir alors l’administration publique française comme un
ensemble des activités qui sous l’autorité et le contrôle du gouvernement tendent
aux maintien de l’ordre publique et à la satisfaction des besoins l’IG.
D’une manière générale, l’administration est indissociable avec la notion de
service public mais également de puissance publique.
L’administration se compose de plusieurs autorités et organisme administratif
chargé de remplir les fonctions attachées au service public. Il s’agit des services
publics nationaux mais également locaux.
En définitive, on peut aussi définir l’administration comme étant un ensemble
d’organe charger d’administrer. Parmi ces organe, il y a bien entendu des organes
de droit privé qui participent de nos jours à la gestion des activités administratives
(exemple : gestion des crèches laisser à chaperon rouge).
Ainsi certain de ces organismes ou organes privés sont parfois créés de manière
spontanée par les collectivités publiques elle-même afin de pouvoir bénéficier de
la plus grande souplesse offerte par le droit privé. Un autre exemple, les sociétés
d’économie mixte et locales dans les quelles les collectivités territoriales sont des
actionnaires.
En principe, l’activité administrative doit être gérée par l’administration mais il
peut arriver aussi que l’activité administrative puisse être gérée par un organisme
de droit privé mais la participation de ces différentes personnes de droit privée a
la gestion de l’activité administrative pause de nombreux problèmes juridiques.
Mais une personne morale de droit privé ne peut gérer un service public sans
l’accord de la personne publique. Le plus souvent il y’a un contrat entre une
personne publique (la commune) et la société de droit privé.
Section 4. L’administration soumise à un droit spécifique
Paragraphe 1. Quelques précision nécessaire
L’action de l’administration s’exerce dans le cadre d’un état de droit, en effet
l’administration française est soumise au droit administratif, par conséquent elle
est jugée par des juridictions spécialisés que l’on appel les juridictions
administratives ( le tribunal administratif 1er instance, cours administrative d’appel
et le conseil d’état)
Pourquoi l’administration est elle soumise à un droit spécifique ?
Historiquement cet situation s’explique en raison de la méfiance des
révolutionnaires à l’égard des tribunaux ordinaires, mais la soumission est aussi
une garantie pour les administré. En d’autre terme il s’agit d’une limitation de
l’action administrative. Il est vrai que dans un état de droit l’administration ne doit
pas violer les règles juridiques, elle ne doit pas avoir un comportement arbitraire,
elle doit respecter les règles juridiques, les normes.
C’est dire que le pouvoir dont dispose l’administration dans la gestion des services
publics est strictement encadrée par les règles juridiques. C’est pourquoi lorsque
le maire et le préfet viol délibérément le droit, en cas de saisine du juge
administratif la sanction immédiate c’est l’annulation de la décision préfectorale.
Les règles de droit définissent les prérogatives mais également les contraintes de
l’administration, elles définissent aussi les principes de son organisation. Toute
administration se trouve alors enserrée dans une réglementation juridique, c’est
dire que la soumission de l’administration a règle préétablie constitue
fondamentale de l’état de droit.
A l’inverse de l’état de police dans un état de droit, le juge plus précisément le juge
administratif doit contrôler l’administration, il doit vérifier si l’activité
administrative se déploie dans les formes, c’est-à-dire tout en respectant les
limites fixer par les normes juridiques. La subordination juridique de
l’administration découle tout simplement de l’application des principes
fondamentaux de l’état.
En effet, le système de l’état de droit repose sur l’idée d’assujettissement de
l’administration en droit. L’état de droit signifie alors que l’administration est
soumise à un ensemble de règle interne mais également externe (par exemple les
directives européennes, l’es règlement européen et les traités internationaux).
Toutes ces règles s’imposent à l’administration publique française, elle constitue à
la fois le cadre, le fond mais également les limites de son action.
En définitive l’administration est tenu d’obéir non seulement à la constitution qui
est la norme suprême fondamentale mais également à la loi votée par les
représentants de la nation.
Le respect du principe de légalité est garantie par l’existence d’un contrôle
juridictionnel destiné à vérifier la conformité des actes administratifs à des règles
juridiques, c’est la raison pour la quelle ce contrôle est confié à un juge
indépendant mais également impartial.
Paragraphe 2. L’administration et le droit administratif
L’administration est soumise au droit, mais quel droit ? Il s’agit d’un droit spécial
couramment appelé le droit public. Se qui veut dire qu’elle n’est pas soumise au
droit privée qui régit les rapports entre particuliers. Ce droit spécial on l’appelle
aussi droit administratif hors en Angleterre l’administration est soumise au même
droit que les particuliers.
Le droit administratif français est considéré comme étant un droit essentiellement
jurisprudentiel c’est-à-dire il est crée par le juge administratif à la différence du
droit civil il n’y a pas de code en droit administratif. Mais toute fois, depuis
plusieurs années le droit administratif devient de plus en plus un droit écrit par la
production des normes écrites.
Pourquoi ce droit spécial ? dans la conception française, on insiste sur la
particularité de la mission accomplie par l’administration.
En effet celle-ci ne peut se satisfaire des règles de droit privé c’est la raison pour
laquelle elle doit disposer d’un droit spécial, un droit dérogatoire au droit commun
qui est le droit administratif.
C’est aussi la raison pour laquelle l’administration bénéficie d’un certain nombre
de prérogatives exorbitantes destinée à lui permettre d’accomplir sa fonction de
gestion, des interêt généraux de la collectivité, fonction jugée inassimilables au
mission assumée par les personnes privées. Historiquement, la soumission de
l’administration a un droit particulier s’explique aussi par la naissance d’une
juridiction spécialisée dans le jugement des affaires administratives.
Dans un état de droit, les administrés disposent de droits à l’égard de
l’administration et ils ont notamment le droit d’exiger que celle-ci respecte les
règles de droit en vigueur. Dans le cas contraire, le juge lorsqu’il est saisit, peut soit
suspendre ou encore annuler la décision.
En définitive l’administration doit respecter les normes préétablies, elle doit
respecter la loi qui est l’incarnation de la volonté générale, elle ne doit pas la
modifier en vertu du principe de séparation des pouvoirs. Cela implique une
soumission de l’administration au parlement.
A partir du respect de la loi, les administrés se sentent protégés contre les
initiatives arbitraires de l’administration.
Dans un état de droit, comme celui de la France il est impensable de voir
l’administration appliquer des méthodes arbitraires, de toute façons les
administrés agiraient contre ces méthodes jugées arbitraires. Si l’administration
publique française dispose d’un certain nombre de privilèges pour mettre en
œuvre les décisions prises par le pouvoir central et même par les CT, elle ne peut
le faire qu’en respectant les règles de droit applicable. L’état de droit signifie que
l’administration ne peut user que des moyens autorisés par l’ordre juridique en
vigueur, c’est-à-dire qu’elle est soumise à un ensemble de règle interne mais
également externe, plus précisément les autorités administratives sont soumise au
principe de légalité.
Ce principe signifie tout simplement que les autorités administratives sont tenues
lorsqu’elles prennent de se conformer à la loi ou plus exactement à la légalité,
c’est-à-dire à un ensemble de règle de droit.
Ce principe concerne toute les activités des autorités administratives, c’est
d’ailleurs la raison pour laquelle il constitue en réalité une limitation du pouvoir
administratif.
Paragraphe 3. L’administration et la juridiction administrative
Les juridictions administratives ont donc dû créer les règles nécessaires pour régler
les litiges administratifs mais c’est aussi un droit qui n’est pas égalitaire car les
intérêts privés doivent se plier à l’intérêt général. C’est aussi un droit déséquilibré
qui confère à l’administration des privilèges, des moyens d’actions qui n’existent
pas en droit privé dans les relations de particuliers à particuliers.
En cas de litige entre l’administration et les administrés se sont les juridictions
administratives à compétence générale, c’est-à-dire, les tribunaux administratifs,
les cours administratifs d’appels et enfin le conseil d’état (la plus haute juridiction
administrative à Paris).
A côté des juridictions administratives à compétence générales, il existe également
des juridictions administratives dites spéciales ; les chambres régionales des
comptes, la cour des comptes, la cours de discipline budgétaire et financière.
Section 5. Quelles sont les différentes fonctions de l’administration ?
La fonction administrative se décompose en une série d’activité qui concoure à
l’action publique dans un domaine déterminé. L’administration gère plusieurs
service, elle contribue aussi par certain de ses services à identifier des besoins de
la population.
Paragraphe 1. L’administration comme appareil d’Etat
Entité abstraite servant de support permanent au pouvoir et condensant les
rapports d’autorité, l’Etat s’incarne en pratique dans des individus concrets : en
effet il a besoin d’intermédiaires de représentants capables de commander, de
décider, d’agir ensemble et enfin de rendre sa présence tangible.
Ce « visage » de l’Etat c’est l’administration : les fonctionnaires sont considérés
comme des délégués, des mandataires, des représentants agissant au nom et pour
le compte de l’Etat s’agissant de la fonction publique d’état à la différence de la
fonction publique territoriale.
Historiquement, l’administration apparaît ainsi comme l’appareil de l’Etat parce
qu’elle qu’elle est au service de l’Etat, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un organe chargé
de mettre en œuvre les missions dévolues à l’Etat. En résumé, l’administration
assume en pratique l’exercice des fonctions qui incombe à l’état mais elle
symbolise aussi l’unité sociale, elle incarne l’intérêt général conçu comme
l’expression de l’identité collective de la société.
L’administration est aussi instituée pour préserver la cohésion sociale par les
diverses prestations qu’elle offre au administré, Mais elle assume aussi une
fonction très complexe.
En définitive, les fonctions de l’administration publique se résume dans la gestion
des affaires publiques, l’administration publique française a des missions de plus
en plus diversifiées, elle doit veiller à l’ordre public, elle doit aussi garantir la paix
et la sécurité public pour permettre l’exercice des libertés fondamentales. C’est
d’ailleurs la raison pour la quelle le préfet peut interdire une manifestation sur la
voie publique lorsqu’elle est susceptible de troubler l’ordre public par des
incidents, mais l’administration participe à la création et à la gestion des services
publics nécessaires à la collectivité, mais elle doit aussi surveiller les activités
privées ; par exemple un artisan, un boulanger pour ouvrir sa structure, il faut
nécessairement une autorisation administrative.
En résume, l’administration est synonyme de gestion et les fonctions de
l’administration publique sont avant tout des fonctions de gestion.
En réalité l’administration constitue l’instrument de réalisation des choix politiques
c’est-à-dire que c’est grâce à elle que les hommes politiques arrive à mettre en
œuvre leur décision. Sa fonction est comparable à celle d’un intermédiaire car elle
assure le contact entre le gouvernement et les citoyens. A cet fin, elle informe, elle
prépare, elle prévoit, elle décide, elle exécute et elle contrôle.
Enfin, administré en droit français signifie tout simplement gérer, organiser,
prévoir et décider. Le gouvernement dispose de l’administration et le premier
ministre dirige l’action du gouvernement, il y’a en quelques sorte un lien de
subordination entre le gouvernement et l’administration. Il convient aussi de noter
que l’administration est au service d’est CT, en effet, elle ne peuvent pas
fonctionner convenablement sans administration ; par exemple les structures des
CT forment un ensemble que l’on appel couramment « l’administration locale »,
elle est différente de l’administration de l’Etat.
Paragraphe 2. L’administration organe d’information
L’administration par l’ensemble de ses services publiques encadre la collectivité
nationale, plus précisément dans chaque collectivité territoriale il y’a
nécessairement une administration, elle peut être nationale ou locale.
L’administration est en situation de collecter les informations sur différents
aspects de la vie des administrés, pour son propre fonctionnement mais
également pour les mettre à la disposition du gouvernement. Cette fonction est
indispensable dans un État de plus en plus moderne, de plus en plus technique.
En résumé, le gouvernement avant de prendre une décision, peut s’appuyer sur les
informations fournies par les différentes administrations de l’Etat. Il est vrai que
dans un État de plus en plus technique la prise de décisions ne peut s’effectuer
sans ces informations, ces informations sont indispensable au prise de décision
politique. Le pouvoir politique serait paralysé sans une administration qui lui
apporte des informations de plus en plus précise, il s’agit d’une première fonction
de l’administration.
En définitive, l’administration doit rassembler le plus de renseignements possibles
sur le fonctionnement de l’appareil étatique, sur ces relations avec les administrés,
sur les besoins actuels et futurs du public. Cette collecte d’informations doit
permettre au pouvoir politique d’effectuer des choix éclairés, c’est la raison pour
la quelle, l’administration ne doit pas retenir l’information recueillie, au contraire
elle doit la mettre à la disposition des hommes politiques mais également des
citoyens.
En France, le pouvoir de l’administration dans le domaine de l’information il n’est
pas contesté, il est même reconnu.
Paragraphe 3. L’administration organe de prévision
L’administration joue dans tout les états contemporains, un rôle essentiel dans le
processus de planification, la prévision est une fonction que l’on attend aussi du
pouvoir politique car gouverner c’est aussi prévoir. Mais en matière de prévision
l’administration domine le pouvoir politique, en effet elle dispose du temps
nécessaire par rapport au pouvoir politique parce qu’elle est aussi présente sur
l’ensemble du territoire. L’administration obéit aussi à la règle de continuité, en
effet la gestion des affaires publiques ne peut se faire de manière intermittente, la
continuité constitue l’un des principes de fonctionnement des services publics, elle
est aussi le lien entre le passé, le présent et l’avenir.
Pendant très longtemps, l’administration s’est bornée à la gestion quotidienne,
c’est-à-dire en résolvant tout les problèmes qui se présentait à elle, au jour le jour,
en fonction des directives générales qui lui était donné par le pouvoir politique.
Aujourd’hui, elle dispose des moyens techniques suffisants et fiables pour établir
des prévisions sérieuses. Pour tous gouvernement la prévision est indispensable,
elle est meme nécessaire.
Cours 5. 12.10
Paragraphe 4. L’administration organe de préparation
L’administration prépare les décisions du pouvoir public, elle doit mettre à même
celui-ci d’exercer ses prérogatives. Cette préparation ne consiste pas seulement en
la mise en forme d’une proposition venue de l’extérieure, il s’agit aussi de susciter
la décision politique en se tenant à l’écoute de revendication mais également des
besoins exprimés par les administrés.cette fonction de préparation c’est largement
étendue dans les États modernes. Le pouvoir politique confie parfois à
l’administration dans de nombreux cas le soin de prendre quelques décisions,
toute fois cette manœuvre est limitée parce que les décisions sont parfois prise
par le pouvoir politique.
D’une manière générale la pratique des délégations des ministres a des différentes
autorités administratives s’est développée c’est-à-dire que pour diverses raisons
les ministres peuvent déléguer une partie de leurs attributions à des autorités
administratives mais sous la Ve République le pouvoir décisionnel réservé au
gouvernement se traduit principalement par le pouvoir réglementaire c’est-à-dire
par le pouvoir de prendre des décisions générales impersonnelles qui vont
s’imposer au administré.
Paragraphe 5. L’administration organe d’exécution
L’administration est considéré comme un exécutant, chargé d’appliquer les
décisions fixée par les détenteurs du pouvoir politique, l’administration est dans
une situation de subordination vis-à-vis du pouvoir politique c’est-à-dire qu’elle
agit toujours dans un cadre déterminé par une autorité supérieure.
Exemple : le ministre de l’intérieur peut donner des instructions à des préfets par
exemple en matière de sécurité.
Exemple : Le ministre de l’éducation national peut donner des instructions à des
recteurs.
Cette subordination se manifeste dans le cadre des rapports qu’elle entretient
avec le pouvoir politique. Le principe de la subordination de l’administration au
pouvoir politique est une constante de l’histoire de l’administration française.
Cette subordination a était confirmée par des textes constitutionnelles parce que
l’administration est au service du politique, la fonction d’exécution est une
fonction indispensable car elle permet à l’administration de mettre en œuvre les
décisions prise par les Hommes politiques. Le fonctionnement d’une démocratie
représentative exige également l’obéissance de l’administration aux autorités
politiques qui détiennent leur légitimité du suffrage universel. En effet à la
différence des fonctionnaires qui sont nommés ou recrutés, les autorités
politiques sont choisie par le peuple à l’occasion des élections, c’est la raison pour
laquelle l’administration doit se soumettre loyalement au orientation souhaiter
par les autorités politiques.
D’autant plus que les autorités administratives sont nommées par les autorités
politiques selon Michel Debré « l’administration exécute les décisions du pouvoir ».
L’exécution des décisions par l’administration peut dans certains cas faire l’objet
d’un contrôle exercé par le juge administratif. Le contrôle de la décision
administrative doit permettre de savoir si l’administration a agit de façon
régulière, ce contrôle doit permettre également de corriger les erreurs commises
par l’administration.
Paragraphe 6. L’administration organe de gestion
Du fait du lien organique qui l’uni à l’état, l’administration est dotée des moyens
d’action particulier, elle est chargée de mettre en œuvre de gérer de nombreux
services publics mais également des agents publics. En d’autre terme,
l’administration est d’abord organisée pour administrer et gérer des personnes,
des biens ou des services.
Administré signifie également fournir se qui est utile c’est-à-dire gérer les affaire
publiques puisqu’elle est publique sa finalité est toujours l’intérêt général.
Section 6. Les moyens d’action de l’administration
Il convient de souligner que l’administration agit aussi en créant des activités et en
les faisants fonctionner, il s’agit de la dimension matérielle de l’action
administrative par la création de services publics.
D’une manière générale, l’administration française disposent de plusieurs moyen
qui lui permettent d’agir et disposent d’abord du pouvoir de prescription juridique
c’est-à-dire, elle a la possibilité d’édicter unilatéralement des actes qui s’imposent
aux administrés avec force obligatoire. Elle a également la possibilité de se faire
obéir de plein droit sous réserve d’un contrôle juridictionnelle ultérieure de ses
décisions.
Enfin, il convient de souligner, que malgré les moyens dont elle dispose pour
mettre en œuvre les décisions prises par les politiques elle peut dans l’exercice de
ses mission faire l’objet de pression de la part des parties politiques, de l’opinion
publique.
Section 7. La définition de la notion d’institution administrative
Qu’est ce qu’une institution administrative ?
Généralement, lorsqu’on parle des institutions administratives on désigne un
ensemble de personne juridique, d’organisme ou encore d’autorité. Cette
expression est alors synonyme de « structure administrative » mais si cette
conception est considéré comme la plus dominante, en revanche elle est trop
restrictive.
Plus précisément, une institution est généralement crée soit par une personne
morale de droit public, soit par une personne morale de droit privée. Instituer s’est
établir, mettre en place. En résumé le mot institution correspond à l’action
d’instituer, l’administration est une institution que l’on peut qualifier d’institution
administrative mais se que l’on peut dire également c’est que en tant
qu’institution, l’administration est en partie intégrante d’un ordre social dont elle
transcrit les caractéristiques essentiels mais qu’elle continue aussi à produire. En
définitive une institution administrative n’est jamais qu’une variété d’institution
sociale.
En effet, toute société et plus généralement tout groupe social, est caractérisée
par l’existence d’un ordre supérieur aux éléments constitutifs qui assurent sa
cohésions, réalise son intégration et fonde sa pérennité. Ces institutions sont en
quelques sorte l’expression et même la garantie de cet ordre, on peu définir les
institutions administratives comme étant des structures juridiquement
organisées, dotées de compétences, de moyen et de personnel et chargée d’une
mission ou d’une fonction. Elle sont composées soit d’un seul responsable comme
le président de la république, le premier ministre ou encore d’un organe collégiale
c’est le cas du gouvernement, du conseil départemental ou conseil municipal. Elles
ont des compétences générales mais également des compétences spécialisées par
exemple l’agence régionale de la santé (domaine spécial santé) ces institutions
peuvent avoir une grande autonomie de fonctionnement ou être largement
dépendante de l’autorité centrale.
Section 8. Le fondement constitutionnel des institutions administratives
Il convient d’abord de préciser, que la constitution française du 04 octobre 1958,
contient quelques dispositions fondamentales concernant les institutions
administratives centrales mais également locales. Il est vrai que si la constitution
de 1958 se fonde beaucoup plus sur les rapports entre les différents pouvoirs, en
revanche, elle ne semble pas négliger les institutions administratives.
Plus précisément, il y’a très peu d’article dans la constitution qui concerne les
institutions administratives toutefois, certains articles concerne directement ou
indirectement les institutions administratives par exemple l’article 20 de la
constitution affirme la subordination de l’administration au gouvernement.
La constitution comprend également quelques principes qui s’appliquent aux
institutions administratives par exemple le principe d’indivisibilités de la
république, le principe de représentation des collectivités territoriales de la
république par le sénat et enfin le principe de libre administration des collectivités
territoriales.
Paragraphe 1. Le principe d’indivisibilités de la République
Sur le plan juridique, le terme « indivisibilité » signifie tout simplement que l’Etat
ne peut être divisé, la notion d’indivisibilité rejoint également celle d’unité c’est-à-
dire que l’Etat est considéré comme formant un tout indivisible.
Le principe d’indivisibilités de la république est affirmé avec force dès le 1er article
de la constitution de 1958. Ce principe constitutionnel d’indivisibilités de la
république figure parmi les principes fondamentaux qui définissent et
caractérisent le régime politique français, Il s’agit d’un principe constitutionnel.
Malgré le fait qu’on a reconnu une certaine autonomie administrative et financière
à certaine collectivité territoriale l’état français reste toujours un État unitaire
décentralisé.
Il est vrai que dans l’histoire constitutionnelle et administrative de la France,
l’indivisibilité a d’abord était entendue comme la traduction parfaite de l’unité. Ce
principe s’oppose a l’attribution d’un pouvoir autonome des entités
décentralisées. Mais au regard de la jurisprudence constitutionnelle, le principe
d’indivisibilités de la République ne signifie pas que le territoire de la république
soit intangible.
Paragraphe 2. Le principe de représentation des collectivités territoriales par le
sénat
L’article 24 al 3 de la constitution dispose que « le sénat assure la représentation
des collectivités territoriales de la république », il s’agit d’une garantie pour la libre
administration dans la mesure où par son mode d’élection, le sénat, est peut être
plus attentif aux intérêts des collectivités territoriales que l’assemblée nationale.
Paragraphe 3. Le principe de libre administration des collectivités territoriales
Il convient tout d’abord de préciser que la libre administration est une notion
distincte de celle de la décentralisation même si elles sont souvent confondues. La
décentralisation en effet exprime essentiellement une démarche de l’Etat
consentant à réduire ses attributions et à les transférer partiellement à des
autorités élues au niveau local.
En revanche, la libre administration n’implique pas un transfert d’attribution dans
la mesure où les collectivités territoriales détiennent déjà en elle-même les
compétences qui leurs sont reconnues par la loi.
Plus précisément, la libre administration n’est rien d’autre qu’une liberté reconnue
aux collectivités territoriales et celles-ci peuvent d’ailleurs la revendiquer dans leur
relation avec l’état mais aussi avec les autres collectivités territoriales, il s’agit d’un
principe à valeur constitutionnelle et qui doit être respecter par le législateur.
C’est-à-dire que lorsqu’il y’a une disposition de la loi qui porte atteinte à ce
principe, en cas de saisie du conseil constitutionnel la censure est inévitable. Selon,
le conseil constitutionnel respecter la libre administration locale signifie d’abord
que toute collectivité doit disposer d’un conseil élu dotée d’attribution effective.
Ce principe signifie également que les autorités territoriales doivent disposer
d’une liberté de décision, par exemple pour le recrutement de leurs agents ils n’ont
pas de compte à rendre, et plus largement pour la gestion du personnel des
collectivités territoriales. Mais le conseil constitutionnel a tenu tout de même à
préciser que ce principe est soumis à un certain nombre de limite car il n’est pas
absolu.
En d’autre terme, pour le conseil constitutionnel si la loi peut fixer les conditions
de la libre administration des collectivités territoriales c’est sous la réserve qu’elle
respecte les prérogatives reconnues à l’Etat.
Par conséquent, la France est un État unitaire, la décentralisation doit rester
limitée dans ses aspects administratifs c’est-à-dire que les collectivités territoriales
ne sont pas souveraines au même titre que l’Etat. Il est vrai que décentraliser ne
signifie pas créer des États dans un État.
Section 9. La distinction entre les institutions administratives et les institutions
prives
Cette distinction non seulement s’impose mais est nécessaire, la distinction entre
les institutions administratives et les institutions privées passent tout d’abord par
l’objet, C’est-à-dire par la finalité ou par la mission de l’institution.
Traditionnellement, les institutions administratives appartiennent a l’espace
publique tandis que les institutions privées à l’espace privé, d’une manière
générale, la différence entre ces deux types d’institution réside à la fois dans leur
fonction, leur mission et dans leur régime juridique c’est-à-dire les règles
juridiques qui leurs sont applicables.
En effet, la notion d’intérêt général reste très présente s’agissant des institutions
administratives, une institution administrative ne peut en principe poursuivre
qu’une mission d’intérêt général.
En revanche, une institution de droit privé privilégie généralement le profit c’est-à-
dire l’intérêt financier de ses créateurs c’est le cas des sociétés commerciales.
Les institutions administratives sont soumises au droit public tandis que les
institutions privées sont soumises au droit privé, et le personnel de ces institutions
privés est régis par le droit privé. A la différence des agents des institutions
administratives qui ont le statut de fonctionnaire et d’agent public. Les institutions
administratives sont souvent qualifiées de publiques, une institution est dite
publique lorsque sa création a était décidée par une autorité publique, Par
exemple une décision prise par le parlement, le gouvernement ou une collectivité
territoriale.
Et pour son fonctionnement, l’institution est dotée de fond publics et d’agent
public.
En revanche, une institution est dite privée lorsque sa création a été décidée par
une initiative privée c’est-à-dire par les personnes morales ou physiques de droit
privée. Pour son fonctionnement, l’institution est dotée de ressources financières
strictement privée, de même son personnel est soumis aux règles de droit privés.
En définitive lorsqu’on parle d’institution publique on fait référence à la notion de
service public. On peut en effet, de façon synthétique définir les institutions
administratives comme l’ensemble des structures organisées, mise en place dans
la société.
Mais il est aujourd’hui admit que les institutions de droit privé puissent gérer un
service public dans le cas d’un contrat ou encore d’une habilitation.
Section 10. La distinction entre les institutions administratives et les institutions
politiques
A la différence de la précédente distinction, le terme d’institution publique est plus
vaste, il fait référence à la fois à des institutions politiques mais également à des
institutions administratives.
En effet, les institutions politiques constituent comme les institutions
administratives se que l’on appel en France les institutions publiques.
Historiquement les institutions politiques découlent de l’organisation
constitutionnelle, elles permettent aux autorités légitimes de disposer des moyens
de gouverner ou encore légiférer dans le cadre d’un État de droit. C’est d’ailleurs la
raison pour la quelle l’article 20 al 2 de la constitution de 1958, affirme la primauté
des institutions politiques sur les institutions administratives en disposant que :
« le gouvernement dispose de l’administration »
Cela implique, que les institutions administratives ne peuvent être, par rapport aux
institutions politiques, que des organes de préparation ou d’exécution.
Toutefois, il convient de noter qu’en réalité la distinction entre les institutions
administratives et les institutions politiques ne rend pas forcement compte de la
réalité, puisque plusieurs institutions politiques ont parfois une fonction politique
et une fonction administrative. Exemple : président de la république ou premier
ministre qui sont à la fois des autorités politiques mais également administratives.
Le ministre est également une autorité politique en étant membre du
gouvernement et une autorité administrative comme chef d’une administration
c’est-à-dire de son ministère.
Cours numéro 6. 19/10
Section 11. L’évolution historique des institutions administratives
L’un des symboles les plus fort de l’administration française est sa résistance au
changement, l’évolution des institutions administratives se fait le plus souvent de
manière progressive. L’administration française est le produit d’une longue
histoire qui aboutit à lui donner sa physionomie contemporaine, elle s’est
confectionnée par des touches successives pour s’adapter au besoin de chaque
époque mais elle est restée fondé sur des grands principes rarement remis en
cause. Il est vrai que quelques soit la réforme, on constate qu’il y a une continuité.
Les institutions administratives françaises d’aujourd’hui reste inspirées par les
principes qui son posé depuis des siècles et c’est dire qu’elle ne date pas
d’aujourd’hui, par exemple le conseil d’état c’est-à-dire la plus haute juridiction
administrative.
Malgré différentes périodes qu’a connu la France, les institutions administratives
n’ont pas étaient remises en cause dans leurs totalités, mais quelles sont les
raisons ?
Il est vrai que cette tradition administrative est liée aussi à la conception française
du rôle de l’administration publique, en effet l’administration française joue un
rôle fondamental dans la société, elle rend de nombreuse prestation aux
administrés.
Sur le plan politique, chaque période de l’histoire française a en quelques sorte
contribué à confectionner le système administratif.
• En effet sous l’ancien régime, les grands serviteurs de l’état (Louis XIV,
Colbert, Richelieu) ont eu le soucis de préserver les institutions
administratives déjà existantes. Il est vrai que la centralisation administrative
a permis de renforcer l’unité du royaume puisque les décisions les plus
importantes étaient prises notamment dans la capitale. Sous l’ancien régime,
plusieurs institutions administratives on étaient créées on peut citer à titre
d’exemple le conseil du roi qui deviendra quelques années plutard le conseil
d’état.
Se n’est qu’après la révolution française que l’on observe l’apparition des
institutions administratives moderne pour marquer la rupture avec l’ancien
régime. En effet la révolution a en quelques sorte remis en cause l’appareil
administratif de l’ancien régime, elle a rationalisé mais également uniformisée
l’administration centrale et territoriale pour mieux unifier la France au nom du
principe d’égalité. A titre d’exemple on peut citer la création du département et
son organisation administrative par la loi du 22 décembre 1789, la consécration
du régime de la commune par la loi du 14 décembre 1789 fixe la nouvelle
organisation de l’espace national.
Napoléon considérée comme le père de l’administration moderne va consolider et
poursuivre en même temps l’ouvre révolutionnaire par la mise en place de
nouvelles institutions administratives notamment le préfet dans le département,
le sous préfet dans l’arrondissement, les maires, le conseil départemental et enfin
le conseil municipal.
C’est toute l’organisation administrative du territoire qui est ainsi construite.
De l’ancien régime à la première république, on assiste à la création des
institutions moderne de la république française.
• La deuxième république a plus modifié l’organisation politique que
l’organisation administrative, en réalité sous la deuxième république les
réformes ont beaucoup plus porté sur les institutions politiques que sur les
institutions administratives. Toutefois, on assistait plus à des adaptations
administratives qu’à des transformations fondamentales
• La troisième république (1875) a contribué à son tour largement, à
l’édification des institutions administratives avec notamment la création de
nombreux établissements publics.
• Sous la quatrième république, la question de la réforme administrative est à
nouveau à l’ordre du jour, elle donne naissance à d’autre institutions avec la
création des grandes écoles comme l’ENA (vient de disparaître) ou encore la
création des instituts d’études politiques.
• La Ve République a plutôt mis l’accent sur la réforme des institutions
politiques voulu par le général de Gaule. Il est vrai qu’il avait pour mission de
donner à la France des institutions politiques équilibrées en raison des crises
institutionnelles, permettant à l’état d’avoir une véritable autorité tant sur le
plan national que sur le plan international. Il s’agissait en réalité de donner
au plus hautes autorités de l’état le pouvoir de gouverner. En définitive, la Ve
République n’a pas révolutionné dans le domaine administratif malgré
quelques réforme importante notamment dans le domaine de la
décentralisation.
Au-delà des critiques parfois très sévères à son encontre, par exemple la
lourdeur des procédures administratives, les français dans leur majorité sont
très attachés à leur administration.
Section 12. La modernisation de l’administration publique française
La réforme de l’état est un terme récurant afficher depuis longtemps par le
gouvernement, cette effort d’amélioration du fonctionnement des administrations
c’est accentuer depuis la fin des années 70 et surtout au début des années 80.
L’effort a était porté dans deux directions d’une part l’amélioration des relations
entre l’administration et les usagers et d’autre part une réforme interne pour
améliorer la gestion et le management des administrations française.
La France est l’un des Etat de l’Union européenne, où les réformes administratives
sont très nombreuses. En effet la réforme des administrations centrales et
déconcentrées ont conduit à réduire le nombre de structures administratives. La
modernisation de l’administration publique française vise à rendre la gestion
publique plus efficace pour satisfaire au mieux les administrés.
Mais ces réformes ont également permis d’intégrer certaines notions au sein
même de l’administration par exemple l’efficacité, la transparence, l’évaluation…
l’efficacité de l’administration publique est devenue aujourd’hui l’une des priorités
des pouvoirs publics. Il est certain que la modernisation vise aussi à dégager
l’administration publique de certaine insuffisance ou contrainte afin de la rendre
plus efficace et surtout plus performante. La performance est considérée
aujourd’hui comme étant un objectif à atteindre par tout les services publics.
L’amélioration de la qualité du service public s’est traduite par de nombreuse
intervention législative, assez régulière au profit des usagers des service publics.
Par exemple la création du médiateur de la république en 1973 remplacer par le
défenseur de droit, création d’un commission d’accès au document administratif
(1978), protection des droits des particuliers en matière informatique et de fichier
(1978), motivation des actes administratifs (1979), c’est-à-dire que les autorités
administratives lorsqu’elle prennent des décisions elles doivent les motiver.
La réforme de l’état mais également des différentes structures administratives
françaises constituent depuis plusieurs années une préoccupation permanente des
gouvernements de gauche comme de droite. Mais la réforme de l’état passe
également par un meilleur accès à l’information pour le droit des citoyens et les
usagers du service public.
En résumé, on peut souligner que la réforme de l’administration est un soumis
permanent, de tout les gouvernements français. Depuis quelques années à chaque
fois, lorsqu’il y a un changement de gouvernement, il y’a un ministre chargé de la
réforme de l’état.
En d’autre terme, la réforme de l’état et des structures administratives a
également eu pour objectif d’améliorer les rapports des usagers avec les services
publics, en particulier en recherchant la simplification des formalités
administratives parfois jugées trop lourdes.
Aujourd’hui, la simplification des procédures concerne les administrations
centrales, déconcentrées mais également territoriales. Cette modernisation
permet aussi de donner à l’administration des conditions institutionnelles et
procédurale nécessaire à une meilleure satisfaction de l’intérêt général,
Par conséquent, l’administration peut alors mieux assumer ses responsabilités.
En conclusion, la modernisation du système administratif français est une
nécessité, d’une manière générale le administré critique la lourdeur, la lenteur de
l’administration dans son action, a cela il faut ajouter la complexité de l’appareil
administratif. afin de rendre plus lisible l’action publique, plusieurs réforme ont
était mise en place par tout les gouvernements. Il est vrai que l’administration
publique française est aujourd’hui confronté à de nombreux défi à relever.
Toutefois ces réformes ont commencer à produire des effets bénéfiques, par
exemple la relation entre l’administration et les administrés se sont améliorés par
la reconnaissance de nouveau droit mais aussi par une meilleure communication.
L’administration française s’efforce d’être transparente, efficace, performante
même si des efforts reste encore à faire.
Section 13. L’organisation des structures administratives française
Les structures administratives françaises sont nombreuse et diversifiées, toutefois
elles sont organisées à deux niveaux.
Paragraphe 1. Les structures administratives sont organisées à deux niveaux
Sur le plan centrale d’une part et sur le plan local d’autre part, par exemple
l’administration centrale est constituée par l’ensemble des autorités qui forme le
pouvoir exécutif et qui à côté de leur rôle politique exerce ou joue un rôle
politique. D’une manière générale, la France est divisée en circonscriptions
administratives territoriales (région, département et commune) qui serve de cadre
géographique de compétence à des autorités administratives territoriales (les
préfets, les maires, les chefs de services régionaux et départementaux).
Il est vrai que dans un état moderne c’est-à-dire de plus en plus perfectionné, il est
pratiquement impossible que l’activité administrative soit entièrement assuré
depuis la capital par les autorités administratives centrales. Il est donc nécessaire
que des représentants de celle-ci (représentants du pouvoir central) assurent dans
les différentes parties du pays, avec les moyens mise à leur disposition, l’exécution
au niveau local des actions politiques et administratives.
En outre, dans le cadre territoriale, à côté des besoins collectifs commun à tout les
citoyens, existe également des besoins collectifs locaux qui justifie donc l’existence
d’une administration territoriale à cotée de l’état.
En définitive à l’échelon centrale se trouvent des services qui agissent au nom de
l’état et à l’échelon local se situe des services qui représente soit l’état soit les
personnes publiques locales c’est-à-dire la région, le département et la commun.
Mais lorsqu’on examine les institutions administratives de l’état, il faut garder à
l’esprit son unité juridique c’est-à-dire que les administrations centrales comme
les administrations déconcentrées (préfecture, agence régionale de santé)
appartiennent à la même personne publique qu’est l’état.
Paragraphe 2. L’administration centrale et l’administration territoriale
L’administration centrale est constituée par l’ensemble des autorités relevant du
pouvoir exécutif, l’exercice du pouvoir exécutif ne se réduit pas seulement à
l’exercice d’une fonction politique. Le pouvoir exécutif s’appuie sur
l’administration pour mettre en œuvre toute les décisions prise à Paris.
En effet à côté de leur responsabilité politique, le président de la république, le 1er
ministre et les ministres remplissent les fonctions de nature administrative par
exemple un ministre est avant tout une personne physique nommée par le
président de la république sur propositions du 1er ministre a la tête d’un
département ministériel et appelé en cette qualité à le diriger. Mais
l’administration centrale ne fonctionne correctement que dans un cadre
territoriale aménagé.
En effet les préfets placés dans les régions et les départements représentent
inévitablement le pouvoir central et ils exécutent dans le cadre de leur ressort
territoriale les décisions politiques et administratives prise par les autorités
administratives centrales. L’administration d’état est constituée par
l’administration centrale mais également par ses prolongements territoriaux c’est-
à-dire les services déconcentrées qui gèrent les intérêts communs à l’ensemble
des citoyens selon les orientations et les principes définis par l’état.
Paragraphe 3. L’administration générale et l’administration spécialisée
L’agence régionale de santé a pour mission principal de gérer la santé au niveau
régional c’est une administration spécialisée.
En France on distingue traditionnellement l’administration générale et
l’administration spécialisée, malgré cette distinction il est possible de parler d’une
collaboration entre le service de l’Etat et ceux des collectivités territoriales.
• L’administration générale intéresse la gestion d’une généralité dès matière
administrative c’est-à-dire que son champs est plus large, plus vaste parce
qu’elle englobe plusieurs services publics. Par exemple le chef de
l’administration générale en France est le 1er ministre chef du gouvernement
et non le président de la république. La constitution lui donne une
compétence large pour traiter l’ensemble des problèmes poser à la direction
mais également à la conduite de la politique gouvernementale : question de
sécurité, économique, sociales, culturelles et environnementales.
Au niveau local ce rôle revient au préfet parce qu’il est le représentant légal
du gouvernement, il représente chacun des membres du gouvernement.
En définitive, certaines autorités administratives ont une compétence de principe
à l’égard d’une généralité de matière c’est se qu’on appel l’administration
générale par exemple le préfet et le maire sont considéré comme les autorités
d’une administration générale. Les constitutions de l’époque révolutionnaire
faisait du roi, le chef de l’administration générale.
• En revanche d’autre autorité administrative on une compétence limitée à
une activité déterminée, il s’agit alors de l’administration spécialisée ou
spécial. plus précisément, l’administration spécialisée est une administration
matériellement limitée, en effet son champs d’intervention concerne un
secteur déterminé par exemple le ministre agit aussi comme une autorité
administrative spécialisée, le recteur d’académie peut aussi être considérée
comme étant une autorité administrative spécialisée notamment dans le
domaine scolaire.
Cours 26/10
Paragraphe 4. La notion de personne morale de droit public
L’administration française est composée d’un ensemble de personnes publiques
dotée de la personnalité morale, juridiquement distincte des personnes physiques.
Généralement on fait la distinction entre une personne physique et une personne
morale, l’Etat est une personne morale de droit public, les collectivités territoriales
sont aussi des personnes morales. La reconnaissance de la personnalité juridique a
des institutions administratives, à des conséquences sur le plan juridique.
L’intérêt de la personnalité morale pour une institution administrative est de
disposer d’une autonomie de gestion, d’organisation, d’un budget et d’un
patrimoine propre pour mener à bien une mission d’intérêt général.
Ce principe d’autonomie des personnes morales de droit publiques comprend
plusieurs facettes : une autonomie d’organisation, une autonomie de gestion et
une autonomie financière. Chaque personne morale est distincte de l’autre.
A partir des missions préalablement déterminées, la personne morale définie les
moyens à mettre en œuvre pour réaliser ces missions ainsi que les actions à
entreprendre.
• S’agissant de l’autonomie de gestion, elle peut procéder à des recrutements
de personnel (agent communaux, départementaux, régionaux), elle peut
aussi conclure des contrats et agir en justice.
• Chaque personne morale de droit public bénéficie d’un budget individualisé
et différencié, mais l’autonomie financière ne signifie pas indépendance. Par
exemple s’agissant des CT, le préfet exerce un contrôle de légalité. Au sein de
l’administration il y’a aussi des organes de contrôle qui ont pour mission de
vérifier la gestion financière, généralement se sont les trésoriers (direction
des finances publiques)
• Sur le plan juridique, une personne morale est en réalité un groupement de
personnes physiques et de biens disposant de la personnalité juridique mais
également titulaire de droit et d’obligation.
Une personne morale a un domaine de compétence déterminée, par l’objet pour
lequel elle a était crée. Par exemple la personne publique doit limiter son action à
la mission qui lui a était confiée au moment de sa création, on appelle ça le
principe de spécialité des personnes morales. Cette spécialité est plus ou moins
étendus selon la nature de la personne concernée. Le principe de spécialité
s’applique dans les établissements publiques tel que les hôpitaux, les
établissements universitaires.. l’activité de ces établissements correspond en effet
à leur mission. Dans l’hypothèse inverse l’action devient illégale c’est-à-dire, en
principe un établissement public ne peut pas exercer d’autre activité parallèle à
celle prévues par son statut.
En revanche, le principe de spécialité ne peut s’appliquer à l’Etat, ce principe se
heurte à des considérations politiques qui font de l’Etat une personne morale très
spécifique avec des compétences plus large.
Conclusion : en définitive, l’administration publique française n’a d’existence
juridique qu’à travers les différentes personnes morales qui la compose. Dans le
système juridique français, de nombreux groupements forme des personnes
morales mais il convient de préciser que la personnalité morale n’est pas propre à
l’ordre administratif, en effet l’attribution de la personnalité juridique entraîne la
capacité juridique à agir mais dans les limites des compétences dévolues à
l’organisme en cause.
En résumé il existe plusieurs catégories de personne morale en France, mais la
distinction traditionnelle oppose toujours les personnes morales de droit public et
les personnes morales de droit privé. Parmi les personnes morales de droit public
on peut citer les collectivités territoriales, l’Etat mais également les établissements
publics.
L’établissement public dotée d’une autonomie financière et administrative gère un
service public dans une zone géographique clairement définie sous le contrôle de
la collectivité publiques qui l’a crée.
Paragraphe 5. La notion d’autorité administrative
Qu’est ce qu’une autorité administrative ?
Il est vrai qu’il s’agit d’une expression parfois ambiguë, mais en réalité elle désigne
le plus souvent une forme de pouvoir (le pouvoir administratif), confié à un
ensemble d’organe.
Traditionnellement, on oppose l’autorité administrative à l’autorité judiciaire par
exemple le préfet est une autorité administrative, le ministre aussi. L’autorité
judiciaire n’est rien d’autre que le juge judiciaire.
Plus précisément une autorité administrative est un organe chargé d’agir,
notamment en prenant les décisions administratives au nom d’une personne
publique, par exemple le maire de la commune de Marseille peut être qualifié sur
le plan juridique comme étant une autorité administrative.
En France, les autorités administratives sont nombreuses et diversifiées mais le
plus souvent il ne s’agit que des personnes physiques qui agissent soit
individuellement c’est le cas du président de la république, du 1er ministre, du
ministre soit collégialement c’est le cas d’une assemblée délibérante d’une
collectivité territoriale (conseil départemental, régional)
Les compétences de ces autorités administratives sont délimitées par les textes
juridiques, il peut s’agir de la loi, du règlement ou encore de la constitution.
Certaine autorité administrative sont amenés à intervenir au nom de deux
personnes publiques différentes, c’est le cas du maire qui est à la fois agent de la
commune et agent de l’Etat.
Toutefois la difficulté apparaît lorsqu’il s’agit des organisme d’état droit privé
chargé de gérer une mission de service public. En effet, certains organismes de
droit privé peuvent parfois se comporter comme de véritables autorités
administratives : c’est le cas lorsque des personnes privé sont investi d’une mission
de service public et par conséquent, dotée à cette fin, de prérogatives de
puissance publique (les prérogatives de puissance publique sont les divers moyens
d’action propre au personnes publiques, il s’agit principalement du pouvoir
d’édicter des actes unilatéraux, de recourir à l’expropriation ou la réquisition)
Il convient de préciser qu’en principe, seule la constitution, la loi ou encore une
décision administrative régulière peuvent instituer une autorité administrative.
En effet dans un État de droit nul ne peut s’instituer en autorité administrative
sans y être légalement autorisée ; Par exemple de simple particuliers ne peuvent
être considérés comme étant des autorités administratives.
Section 14. La répartition du pouvoir administratif
Il convient de rappeler que la France est une république unitaire et indivisible sur
le plan politique. L’organisation administrative n’exprime jamais uniquement la
centralisation ou la décentralisation. Il existe toujours un dosage de lune et l’autre,
la centralisation politique ne va pas forcément de paire avec la centralisation
administrative. Il est possible d’opérer une décentralisation administrative sans
remettre en cause l’unité politique de l’Etat et de la république. La répartition du
pouvoir administrative peut prendre plusieurs forme : la centralisation, la
déconcentration ou la décentralisation.
Paragraphe 1. La centralisation et la déconcentration
Les deux notions sont distincte mais elles sont aussi complémentaires, en effet la
déconcentration (préfecture) peut être considéré comme un complément
indispensable à la centralisation parce que les préfets et les sous préfets
représente le pouvoir centrale, on peut parler d’une complémentarité.
A. La notion de centralisation
Qu’est ce qu’une centralisation ?
La centralisation administrative peut se définir comme le procédé qui place dans
les mains du pouvoir central la directions de toute les affaire administrative. Avec
la centralisation, c’est un centre unique de commandement qui décide de toute les
actions.
La centralisation comprend plusieurs élément principaux : l’unicité et la
concentration du pouvoir de décision, une structure hiérarchique et un principe
d’obéissance. En d’autre terme, la décision prise depuis le centre (capital)
s’applique de manière uniforme sur l’ensemble du territoire. Dans un système
centralisé, toutes les impulsions et décisions viennent du centre.
En résumé, l’Etat est responsable de l’ensemble des activités administratives des
lors la capital est considéré comme le siège des pouvoirs publics et forme en
même temps le centre des prises de décisions.
Plus précisément, les décisions les plus importantes tant sur le plan administratif
que politique, sont prises dans la capitale.
La centralisation est depuis des siècles perçus comme étant un procédé de gestion
administrative qui consolide l’unité de la nation, affirme l’autorité de l’état, assure
l’égalité de traitement entre les administrés, renforce et développe l’esprit du
services publics. Elle tend à satisfaire l’intérêt général plutôt que les
préoccupations individuelles.
Toutefois, la centralisation encourage également la bureaucratie et contribue à
l’engorgement de l’administration, la conséquence immédiate est la lenteur
administrative. En effet le processus décisionnel concentré au niveau du pouvoir
central éloigne aussi les pouvoirs publiques des préoccupations quotidiennes des
administré.
Plus précisément, l’administration du pays est alors dirigée en totalité depuis la
capital vers le gouvernement , l’inconvénient de ce système c’est surtout qu’il rend
la solution des affaires administratives inévitablement lente et rigide et risque
d’encombrer les administrations centrales.
Conclusion : en définitive, la centralisation est un système d’administration
reposant sur l’attribution de pouvoir de décision à des autorités administratives
strictement soumise au pouvoir hiérarchique des autorités politiques et
administratives centrales. En effet dans un tel système, toute la vie administrative
de la nation dépend des seuls organisme centraux.
D’un point de vu juridique, ces organismes centraux sont en principe les seuls
habilités à édicter les décisions administratives applicable sur tout le territoire.
Mais ces décisions sont nécessaires imputées à l’Etat. L’Etat central est alors
reconnu comme le seul apte à prendre des décisions fondamentales par exemple,
lorsque les fonctionnaires de l’Etat sont répartis sur le territoire pour exercer une
activité administrative il reste en principe hiérarchiquement soumis au pouvoir
central c’est-à-dire qu’ils reçoivent des directives (ou des lignes directrices) qu’ils
sont chargées d’appliquer.
L’histoire administrative de la France a permis la construction d’un État centralisé,
la centralisation administrative a longtemps était considéré comme le complément
indispensable de la centralisation politique. Par exemple paris est le siège non
seulement des administrations centrales mais aussi des grandes entreprises, des
organisations syndicales. Cela est le résultat d’une organisation administrative
centralisée.
B. La notion de déconcentration
Qu’est ce qu’une déconcentration ?
La déconcentration est un système d’administration consistant à confier des
pouvoirs de décisions à des autorités administratives réparties sur le territoire et
placé à la tête de différentes circonscriptions administratives. Ces autorités
administratives restent tout de même soumises au pouvoir hiérarchique des
autorités central, l’exemple type c’est le préfet, le directeur général de l’agence
régionale de santé.
La déconcentration est un phénomène ancien dans l’histoire administrative
française, elle a toujours permis d’alléger les aspects négatifs de la centralisation
en confiant des compétences (ou attributions) à des autorités administratives
réparties sur le territoire et ayant une certaine autonomie par rapport au pouvoir
central.
En résumé, les autorités administratives déconcentrées exercent leurs attributions
dans des circonscriptions administratives de l’Etat qui sont des découpages du
territoire de l’Etat se sont les régions, les départements, les arrondissements mais
également les communes. En réalité la déconcentration est la remise à des agents
de l’état réparties sur le territoire d’un certain nombre de pouvoir de décision.
En définitive, la déconcentration assure inévitablement une efficacité dans la mise
en œuvre des politiques publiques décidées par les autorités centrales, cette
efficacité administrative se manifeste également dans le rapprochement entre
l’administration et les administrés. Il est vrai que la déconcentration montre plus
davantage que d’inconvénients. Elle est apparue comme un correctif nécessaire à
la centralisation.
Paragraphe 2. La décentralisation
A. La notion de décentralisation
La décentralisation consiste à transférer certaines attributions de pouvoir central,
c’est-à-dire de l’Etat au profit des autres personnes administratives. Avec la
décentralisation, la décision n’est donc plus prise au nom et pour le compte de
l’Etat par l’un de ces agents mais au nom et pour le compte d’une institution
publique représentant une communauté d’intérêt par exemple une commune,
région, département.
En d’autre terme, la décentralisation repose sur la reconnaissance de personne
morales distincte de l’Etat avec des attributions, des pouvoirs notamment à cette
personne. La décentralisation se matérialise particulièrement par le biais des
compétences qui sont reconnues à des collectivités territoriales, depuis plusieurs
années le législateur français a procédé à un certain nombre de transfert
compétence de l’Etat vers les collectivités territoriales.
Mais un transfert de compétence n’a de sens pour la décentralisation que si il est
accompagné d’une compensation financière. Depuis 1982, l’Etat a transféré à des
collectivités territoriales plusieurs de ses compétences, mais les compétences
d’une collectivité territoriale ne peuvent être que des compétences déterminées
par la constitution ou par la loi. En effet il ne peut exister de compétence par
nature d’une collectivité territoriale.
Les communes ont était la première catégorie de collectivités territoriales à
bénéficier du transfert de compétence parce qu’elle ont toujours étaient
considérée comme les collectivités de base c’est-à-dire les collectivités les plus
proches des citoyens.
S’agissant des départements, les transfert de compétence ont porté
essentiellement sur le domaine social, en effet depuis leur création les
départements interviennent de manière privilégiée dans le domaine social. Les
compétences ainsi transférées sont relative à l’action sociale, au transport scolaire,
à l’éducation mais de manière timide à la santé. Parce que la politique de santé
publique en France relève de la compétence exclusive de l’Etat.
S’agissant enfin des régions, elles sont responsables de la construction de
l’équipement mais également du fonctionnement des lycées.
En définitive, la décentralisation est fondée sur l’idée selon laquelle il existe des
affaires qui ne sont pas d’intérêt national et qui doivent être gérées directement
par les collectivités territoriales.
Enfin il ne faut pas confondre la décentralisation et le fédéralisme, le fédéralisme
comme au État unis permet la gestion des affaires politiques par les États fédérés
alors que la décentralisation n’autorise que l’exercice de pouvoir administratif par
les collectivités territoriales.
B. Les avantages de la décentralisation
Dans le cadre de la décentralisation, la gestion des affaires locales est confiées à
des organes délibérants. La décentralisation renforce également la démocratie
locale car les citoyens participent directement ou indirectement à la gestion des
affaires locales. D’un point de vu économique comme administrative, la
décentralisation libère les administrations centrales, la décentralisation
administrative est présentées aujourd’hui comme un gage de meilleure efficacité
de l’action administrative.
C. Les inconvénients de la décentralisation
Toute forme d’organisation administrative présente des avantages mais aussi des
inconvénients, en effet une décentralisation excessive présente des risque pour
l’unité nationale. Elle peut aussi aggraver les inégalités entre les différentes
collectivités territoriales, par exemple entre paris et Marseille. De même une
décentralisation excessive peut aussi aboutir à privilégier les intérêts locaux par
rapport à l’intérêt national.
Paragraphe 3. Les différentes formes de décentralisation
De manière classique on distingue deux formes de décentralisation : la
décentralisation territoriale et la décentralisation technique.
A. La décentralisation territoriale
La notion de décentralisation territoriale procède en réalité de la conjonction de
plusieurs éléments ; il s’agit de la reconnaissance officielle par l’Etat de l’existence
des collectivités territoriales c’est ainsi que l’article 72 de la constitution dispose
que « les collectivités territoriales de la république sont les communes, les
départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités
d’outre mer régi par l’article 74 ».
En France toute collectivité est crée par une loi. La décentralisation territoriale
permet de mieux administrer le territoire par la proximité entre les responsables
politique et les citoyens.
B. La décentralisation technique (ou fonctionnelle)
La décentralisation technique, n’est rien d’autre qu’un mode d’organisation
administrative qui consiste à confier la gestion de certaine activité à un organisme
organisé dotée de la personnalité morale, l’exemple type c’est l’établissement
public. La décentralisation technique vise à mieux gérer un service public ou
encore une activité publique par l’entre mise d’une personne morale de droit
public distincte de l’Etat ou des collectivités territoriales par exemple l’hôpital de la
timone qui est un établissement public hospitalier.
Cour 09/11
Chapitre 1. L’organisation administrative centrale
L’état présente une réelle unité juridique, ses administrations centrales comme ses
administrations déconcentrées appartiennent à une même personne publique
c’est-à-dire l’état. L’Etat dispose d’un appareil administratif central
essentiellement localisé dans la capital dont la vocation est nationale.
L’administration de l’état est constituée par l’ensemble des autorités
administratives relevant du pouvoir exécutif et de nombreux service. Pour exercer
leur tâche les autorités administratives de l’état dispose de moyen mais également
de service organiser à l’échelon central. Au sens large l’expression administration
centrale désigne l’ensemble des organes administratifs centraux de l’état et au
sens étroit l’es service centraux les diffèrent départements ministérielle.
Les structures administratives centrales comprennent les autorités qui forme le
pouvoir exécutif, elle regroupe un certain nombre d’autorités administratives : le
président de la république et le premier ministre. Toutes ces autorités
administratives centrales sont assistées dans le cadre de leur attribution de diverse
services. Ces services constitue une partie de l’administration centrale de l’état, ils
sont placé sous la responsabilité des différentes autorités administratives. Les
administrations centrales exercent leur attribution sur l’ensemble du territoire
national.
Section 1. Les autorités administratives centrales de l’état
Les autorités administratives centrales agissent au nom de l’état avec un titre de
compétence qui s’étend à l’ensemble du territoire.
Paragraphe 1. Les attributions administratives du président de la république
Le président de la république est élu pour un mandat de 5 ans, il occupe une place
particulière dans les institutions de la Ve République, il joue un rôle important
depuis 1958. Il est considéré aujourd’hui comme étant un organe administratif
capital du fonctionnement de l’état. Autorités politiques, le président de la
république est en vertu de la constitution de 1958 une autorité administrative.
Les compétences administratives du président de la république concerne aussi
bien son pouvoir d’édicter des mesure a porté général et impersonnel, que celui
de nommer les hauts fonctionnaires.
A. La fonction administrative du président de la république
Il convient de souligner que le président de la république n’est pas tenu à l’écart
de la direction de l’administration de l’état, la constitution de 1875 (IIIe) avait fait
du président de la république le détenteur nominal de toute les attributions du
pouvoir exécutif. Mais la constitution de 1946 (IV) avait transféré du président de
la république au président du conseil des ministres la quasi-totalité des
attributions administratives antérieures du chef de l’état, laissant seulement à
celui-ci la compétence pour signer les décrets de nomination des hauts
fonctionnaires.
La constitution de 1958 organise la répartition des pouvoirs entre le président de
la république et le 1er ministre. Le président de la république dispose du pouvoir
de prendre certaines décisions réglementaires ou individuelles, il signe les
ordonnance et les décrets délibérés en conseil des ministres.
La constitution de 1958 place le président de la république au centre même du
système institutionnel de la république. C’est ainsi les mesures prise par décret
présidentielle s’applique sur l’ensemble du territoire national. Il existe plusieurs
sorte de décrets présidentielle (acte administratif), mais tous ne relève pas à d’un
pouvoir réglementaire soumis au principe de la légalité. L’article 19 énumère les
actes du président de la république dispensé dû contreseing ministériel. Il se
rapport au attribution politique d’arbitrage du chef d’état (arbitre dans ces rapport
avec les autres pouvoirs public), il s’agit par exemple de la nomination du premier
ministre, l’organisation d’un référendum, dissolution de l’assemblée nationale,
mise en œuvre des pouvoirs exceptionnels de l’article 16, message au différente
assemblée, nomination membre du conseil constitutionnel.
En revanche, les actes du président de la république qui doivent être contresignai
correspondent en réalité à l’exercice de pouvoir partager avec le 1er ministre. En
vertu de l’article 13 de la constitution le président de la république signé les
ordonnance et les décrets adopté en conseil des ministres. Tant que l’ordonnance
n’est pas ratifiée elle est un acte administratif, une fois ratifié elle entre dans le
domaine législatif. Le juge compétent pour contrôler la légalité d’une ordonnance
non ratifié est le conseil d’Etat.
Le président de la république participe aussi à l’exercice du pouvoir réglementaire,
pendant la cohabitation de 1986, le président François Mitterrand (avec Chirac)
avait interpréter l’article 13 de la constitution comme un pouvoir discrétionnaire
de signer ou de ne pas signer les ordonnance et non comme une compétence liée
l’obligeant à le faire. Dans la pratique l’exercice du pouvoir réglementaire est
essentiellement le fait du premier ministre (véritable titulaire). Il convient de
préciser que les ordonnance prévu à l’article 38 de la constitution permettent au
gouvernement sur autorisation législative de prendre des mesures dans le
domaine de la loi pour un objet et une durée limitée. Signée par le président de la
république en conseil des ministres en vertu de l’article 13, l’ordonnance doit être
ratifiée par le parlement pour avoir le statut de loi. A défaut d’une ratification les
ordonnances restent des actes réglementaires susceptible de faire l’objet d’un
recours devant le conseil d’état.
L’article 9 de la constitution confie au président de la république la présidence du
conseil des ministres.
Dans le cadre des ces attributions, le président de la république est le garant des
intérêts fondamentaux du pays, la constitution de 1958 lui donne des pouvoirs
pour intervenir dans la gestion des affaires publiques.
S’agissant des nominations, le président de la république nommé le premier
ministre mais également les ministres sur proposition du premier ministre en vertu
de l’article 8 de la constitution. La nomination du 1er ministre est un pouvoir
discrétionnaire du président de la république, il le nomme par décret signé
seulement par le président de la république. En principe il doit nommer le premier
ministre parmi les membres de la majorité parlementaire mais il peut aussi
nommer un premier ministre qui n’est pas forcément parlementaire c’est le cas de
Georges Pompidou (1962) ou encore Remon (1976) et Craisson (1991). Edith
Craisson est la première femme en France à être nommé 1er ministre.
Le président de la république nommé au emploi civile et militaire de l’état en vertu
de l’article 13 :
• Les nominations en conseil des ministres
- Les conseillers d’état
- Les ambassadeurs
- Les membres de la cour des comptes
- Les préfets (nommés par décret présidentiel)
- Le représentant de l’état dans les collectivités d’outre mer
- Les officiers généraux
- Les recteurs d’académie
• Les nomination prononcées par simple décret
- Les magistrat
- Les professeurs d’université
B. Les collaborateurs du président de la république
Dans le cadre de ses attributions le président de la république dispose d’un cabinet
qui assure la marche quotidienne de la présidence, on peut estimer à 1000 le
nombre de personnel civile travaillant à l’Élysée. Il y’a un cabinet, un directeur de
cabinet, un chef de cabinet, un secrétariat particulier, les conseillers techniques et
plusieurs collaborateurs. Il dispose également d’un secrétariat général de la
présidence qui est placé sous la responsabilité d’un secrétaire général assisté d’un
secrétaire général adjoint. Il s’agit d’une institution ancienne qui date depuis
plusieurs république.
Le président a une grande liberté de choix de ses collaborateurs, les fonctions du
secrétariat général sont nombreuses et varié, il a pour mission d’informer le
président de la république de tout les grands dossiers du moment, il apporte son
aide à la préparation des décisions présidentielles, à la préparation technique des
réunions du conseil des ministres. Sur le plan administratif, le secrétaire général
est considéré comme étant le premier collaborateur du président de la république.
Le président de la république dispose également d’un état major particulier
puisqu’en vertu de l’article 15 il est le chef suprême des armée.
Paragraphe 2. Les compétences administratives du 1er ministre
Nommé par le président de la république un décret non soumis à la formalité du
contreseing, le premier ministre est une autorité à multiple facette, c’est une
autorité administrative mais également politique. Sous la Ve République le 1er
ministre est le véritable chef du gouvernement au terme des articles 20 et 21 de la
constitution il dirige l’action du gouvernement qui dispose de l’administration.
Il dispose du pouvoir réglementaire général de droit commun, dispose également
d’un pouvoir de nomination, la compétence de principe en matière réglementaire
lui appartient et assure l’exécution des lois du parlement. Il apparaît aujourd’hui
comme le véritable chef de l’ensemble de l’administration de l’état, il est
considéré aussi comme le supérieur hiérarchique.
A. Les pouvoirs du 1er ministre
Les attributions administratives du 1er ministre sont d’une extrême diversité, et
donne au premier ministre des pouvoir de décision pour l’action du
gouvernement. En effet le 1er ministre dispose d’un pouvoir de décision dans les
domaines les plus importants et d’un certain pouvoir de coordination.
L’article 20 de la constitution précise que « le gouvernement détermine et conduit
la politique de la nation […] il dispose de l’administration et de la force armée »
L’article 21 ajout que le « 1er ministre dirige l’action du gouvernement ». Il dispose
d’un véritable pouvoir d’édicter des normes générales et impersonnel qui
prennent la forme de décret pris sur le fondement des article 21 ou 37 de la
constitution, il peut s’agir des décrets d’application des lois soit dès règlement
autonome. Le premier ministre dispose également d’un véritable pouvoir de police
administrative qui lui permet de prendre des mesures de police applicable sur
l’ensemble du territoire. En vertu de l’article 21 de la constitution le 1er ministre ?
Il dispose également d’un pouvoir de coordination de direction de l’action du
gouvernement, comme autorité administrative principale. Le 1er ministre détient la
compétence administrative de droit commun en matière de nomination dès
emploi civil et militaire de l’état sous réserve des emplois qui relève de la
compétence exclusive du président de la république.
B. Les services du 1er ministre
L’organisation des services du 1er ministre et du gouvernement est très complexe
en France car elle regroupe un cabinet, le secrétariat général du gouvernement,
mais aussi d’un très grand nombre d’organisme rattaché au 1er ministre.
L’organisation des services du 1er ministre reflète en principe certains objectifs,
c’est d’abord l’idée d’en faire des services de coordination mais également
d’impulsion dans tout les domaines (siégé à Matignon). Le 1er ministre dispose
d’un cabinet qui a pour mission de l’assister dans la préparation de l’exécution de
la politique du gouvernement mais en liaison avec les service de la présidence et
avec les différents cabinets ministériels. Le cabinet proprement dit est diriger par
un directeur de cabinet qui est assisté d’un adjoint. Le cabinet peut comprendre
une quinzaine de conseiller technique. Le directeur de cabinet est souvent un haut
fonctionnaire de l’état, il est choisit pour ses compétences mais également pour sa
connaissance indispensable du système administratif français. Le cabinet gère tout
les dossiers du gouvernement, coordonné les actions des différents ministères et
veille à leur solidarité. Le cabinet peut aller jusqu’à une cinquantaine de personne
c’est un véritable état major politique du 1er ministre. Les membres du cabinet
sont souvent les grands corps de la fonction publique.
S’agissant du secrétariat général du gouvernement, c’est un service administratif
permanent, il regroupe les hauts fonctionnaires qui assure la continuité
administrative afin qu’il n’y est pas de rupture dans le fonctionnement normal des
services publiques. Il a de multiples attributions, il est par excellence l’institution
administrative de coordination interne ministériel. Structurer autour d’un
secrétaire général il est composé de conseiller, de chargé de mission. Le
secrétariat général du gouvernement est un organisme de nature très différente
dès cabinet ministériel.
Rôle : C’est une institution spécifiquement destinée à assurer et à veiller au bon
fonctionnement du travail gouvernemental, il joue un rôle très important dans la
coordination interministérielle. Le rôle du secrétariat est purement administratif et
non politique :
- préparation du conseil des ministres
- Transmission au différent ministre des instructions du 1er ministre
- Gestion de la documentation juridique et administrative
- Suivi et contrôle de la régularité juridique des projets de loi et de décret
- Suivi du programme du travail du gouvernement
En définitive, le secrétariat général du gouvernement contribue à la continuité de
l’action gouvernementale administrative au-delà des changement politique, en
effet le secrétaire général peut faire 10 ans dans ses fonctions. Généralement il
s’agit d’un membre du conseil d’état, son rôle n’est pas politique mais
administratif.
En résumé il s’agit d’une institution administrative charnière qui intervient au
niveau des procédures mais également des circule des décisions du travail
gouvernemental.
Paragraphe 3. L’organisation ministérielle
Après les élections législatives, le président de la république nomme le un nouveau
gouvernement, le nombre de ministre est variable. La determination du nombre
de ministre relève du pouvoir réglementaire. Le président de la république et du
1er ministre dispose d’une grande liberté politique et juridique pour créer de
nouveau ministère au moment de la composition du gouvernement. Il n’y a pas
d’obligation constitutionnelle préétabli en France qui fixe un cadre comme cela se
produit dans d’autre pays (la Belgique contient des règles précise sur la
composition du gouvernement). C’est à partir du décret de nomination des
membres du gouvernement que l’administration centrale est organisée.
Les compétences sont réparties entre les ministres par décret d’attribution.
Sous la 5e république, dans certain gouvernement il y’a la nomination d’un
ministre d’état. le gouvernement est composé des ministres, des ministres
délégués mais également dès secrétaire d’état. Les ministres ont en charge un
département ministériel déterminé, l’ordre entre les ministres est fixé par un
décret de nomination.
Jusqu’en 1968, l’es secrétaire d’état assistait tous au conseil des ministres car pour
le Général de Gaule la solidarité ministérielle ne se divise pas, quelques années
après ils assistent au conseil des ministres selon l’ordre du jour.
A. Les attributions des ministres
Les attributions des membres du gouvernement sont définis par les pouvoir
réglementaire, les ministres ont des attributions administratives multiple à l’égard
du département ministériel qu’il dirige. Chaque ministre est considéré comme le
chef hiérarchique de son administration. Dans un régime parlementaire les
ministres ont doublé fonction : participer à l’élaboration de la politique générale
du gouvernement et diriger un département ministériel. Il représente l’état pour le
secteur d’activité qui correspond à son département, il engage des actions en
justice au nom de l’état.
Les ministres sont assisté dans le cadre de leur attribution d’un cabinet ministériel
qui est moins important que celui du premier ministre, le cabinet est composé de
collaborateurs personnels du ministre dont le nombre varie généralement de 15 a
25.
Section 2. Les organes consultatif de l’état
L’administration française est fréquemment consultative, elle peut être
institutionnalisée par l’intermédiaire d’organe consultatif. Les organes consultatifs
sont très nombreux en France.
Paragraphe 1. Les fonctions des organes consultatifs
En France, on qualifie d’administration consultative l’ensemble des organes,
institutions dont la mission est de conseiller les autorités publiques à l’occasion
d’un processus décisionnel. Elle apporte à l’administration dite active soit une
expertise soit les appréciations.
D’une manière générale les autorités publiques françaises, souhaite avoir le plus
souvent les avis de ces organismes afin de prendre une décision. Cette
l’administration consultative est plus particulièrement développée auprès de
l’administration centrale, la consultation peut être interne ou externe, la
consultation interne associe généralement les agents public ou les fonctionnaires à
la réflexion. Les raisons qui justifie le recours à la consultation sont le plus souvent
d’ordre politique et technique, il peut s’agir de consulter l’es organisme disposant
d’une compétence particulière dans le domaine qui fait l’objet de la prise de
décision. La consultation est aussi un moyen d’expression pour des intérêts
collectivement organisés.
On distingue généralement trois situations :
- La consultation facultative : l’administration n’est pas tenu de demande l’avis
- La consultation obligatoire : l’avis doit être demander
- L’avis conforme : l’avis doit être demander et suivi
En définitive, l’administration consultative présente à la fois des avantages et des
inconvénients.
Les inconvénients : l’administration consultative aboutit à ralentir le processus de
prise de décision.
Les avantages : les autorités administratives et politiques sont éclairées par les
avis rendu par ces avis.
Paragraphe 2. Le conseil d’état
Le conseil d’état français constitue l’une des administrations les plus importantes
sur le plan administratif mais c’est aussi la plus haute juridiction administrative.
Il diffère fondamentalement de la cour de cassation par son rôle mais également
par sa composition, à l’origine il n’était pas une véritable juridiction mais
simplement un organe consultatif.
Sous l’ancien régime c’était le conseil du roi. Il a était crée par la constitution de
l’an VIII, le conseil d’état donne son avis l’article 23 de l’ordonnance du 31 juillet
1945 dispose que le conseil d’état donne son avis sur toute les questions pour les
quelles sont interventions est prévu par les dispositions législatives ou
réglementaires ou qui lui sont soumise par le gouvernement.
Le conseil d’état est obligatoirement consulté par le gouvernement pour tout
projet de loi, d’ordonnance ou de règlement se qui représente plusieurs millier de
texte examiné chaque année. Depuis la révision de la constitution en 2008, les
propositions de loi peuvent également donner lieu à un avis du conseil d’état. Le
plus souvent dans le cadre de cette fonction, le conseil d’état vérifie la légalité des
textes qui lui sont soumis. L’avis est donné au gouvernement.
Paragraphe 3. Le conseil économique, social et environnemental
Il existe en France un organisme qu’on appel le conseil économique, social et
gouvernemental qui rempli également une fonction consultative. Cet organisme
joue un rôle très important pour les pouvoirs publics, en effet il donne son avis à la
demande du gouvernement sur les projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi
que sur les propositions de loi qui lui sont soumis mais ces textes ont le plus
souvent un rapport avec le domaine économiques, social mais également
environnemental.
Section 3. Les institutions administratives de contrôle
L’administration a aussi une fonction de contrôle donc de surveillance du
fonctionnement des activités publiques et privées, ce contrôle a pour objectif de
vérifier le respect des règles juridiques par les activités concernées. Plusieurs
institutions remplissent la fonction de contrôle c’est le cas de la cour des comptes,
du contrôle général des armées, de l’inspection générale des finances. L’article 15
de la déclaration précise que « la société a le droit de demander compte à tout
agent publique de son administration ».
Le contrôle peut être déclenché directement ou indirectement par les citoyens, les
juridictions administratives financières exercent également un contrôle sur les
finances des entreprises publiques c’est le cas de la cour des comptes crée par la
loi du 16 septembre 1807 avec les compétences d’une juridiction, la cour des
comptes exercé un contrôle à l’égard des organismes de l’été et Des organismes
de sécurité sociale. En cas de mauvaise gestion les comptables peuvent être
poursuivi pénalement. La cour des comptes est l’une des plus anciennes
institutions administratives française
Cours 23/11/2023
Chapitre 2. L’organisation administrative locale
En vertu de l’article 72 de la constitution issu de la révision constitutionnelle de
mars 2003 : « les collectivités territoriales de la république sont les communes, les
départements, les régions et les collectivités à statut particulier et les collectivités
d’outre mère régis par l’article 74 »
Dans les collectivités territoriales de la république, le représentant de l’état c’est-
à-dire le préfet représente chacun des membres du gouvernement mais il aussi la
charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois.
Section 1. L’administration territoriale de l’état
L’administration territoriale de la république est assurée par les collectivités
territoriales et par les services déconcentrés de l’état, elle est organisée dans le
respect du principe de libre administration des collectivités territoriales.
Dans le cadre de la déconcentration fonctionnelle, le département est
incontestablement le niveau privilégié de l’administration locale de l’état. En effet
l’état est représenté dans le département et dans la région par un préfet et la
déconcentration est un phénomène ancien, dans l’histoire administratif française
elle a toujours permis d’alléger les aspect négatif de la centralisation.
La réforme du rôle des préfets est mis en place par le décret du 29 avril 2004, se
situe dans la continuité des réforme de 1992, 1997, 1999.
Ce décret de 2004 consolide la place des préfets au sein de l’administration
déconcentrée de l’état. Les dispositions du décret de 2004 visent à conforter la
place du représentant de l’Etat dans sa mission de garant de l’unité mais
également de la cohérence de l’action de l’état au niveau local, et finalement de
l’efficacité de cette action. Ce décret est venu accroître les prérogatives des
préfets.
Paragraphe 1. L’administration de l’état dans la région
A. Quelques précision nécessaire relative à l’administration de l’état dans la
région
La région en tant que collectivités territoriales a acquis une place essentielle dans
la carte administrative française notamment dans le domaine économique et
social, en réalité elle constitue une circonscription administrative de l’état à la tête
de la quelle se trouve le préfet de région (13 région/ 101 département dernier
Mayotte).
En effet l’évolution des institutions administratives vers la reconnaissance d’un
pôle particulier à la région aurait dû logiquement conduire à la création d’une
nouvelle catégorie de préfet. Il est d’une part les préfets de région et d’autre part
les préfets de département, mais s’agissant de la ville de Marseille il y a une
exception puisque le préfet de la région paca est en même temps le préfet des
départements des bouches du Rhône, c’est pour des raisons financières et
économiques que le gouvernement a fait le choix de nommer un seul préfet
puisque Marseille est à la fois le capital du département (13) et en même temps la
capitale de la région.
La loi d’orient du 06 février 1992 relative à l’administration territoriale de la
république a affirmé pour la première fois dans l’histoire administrative française
une certaine primauté de l’échelon régional sur l’échelon départemental dans les
rapports entre préfet de région et les préfets de départements.
D’une manière générale, le décret du 29 avril 2004 fait désormais du préfet de
région, le garant de la cohérence de l’action des services de l’état dans la région. A
ce titre il fixe des orientations générales qu’il élabore avec les préfets de
départements dans la région. La reconnaissance en 1982 (établissements public loi
de 1975) comme étant une collectivité territoriale au même titre que les
communes et les départements a conduit à l’extension des pouvoirs du préfet de
région.
B. Le statut du préfet de région
Le préfet de région est soumis au même e statut juridique que le préfet de
départements, il s’agit cependant d’une autorité administrative spécifique en
raison de ses attributions particulières. Tous les préfets sont soumis au même
statut issu du décret de 1964 confirmé par celui de 1982. Le préfet de région
dispose des mêmes droits et obligations que les préfets de départements.
Il est nommé par un décret présidentiel (comme pour le préfet de départements)
en conseil des ministres, il est considéré aussi comme le délégué du gouvernement
au sein de la région. Il dirige sous son autorité les services déconcentrés de
l’administration civile de l’état dans la région.
C. Les attributions
Les attributions du préfet de région sont définis par le décret du 29 avril 2004,
modifier par le décret du 16 février 2010. Le décret de 2010 à donner au préfet de
région de nombreuses attributions. Le préfet de région a désormais aussi une
autorité hiérarchie des préfets de départements.
Il a de nombreuses attributions, les attributions administratives générales sont
relativement comparables à celle du préfet de départements, il assure le contrôle
administratif de la région mais également de ses établissements publics. Ils conclus
des contrats (ou marchés publics) au nom de l’état, il représente l’état en justice. Il
y’a une différence notable, il ne dispose pas du pouvoir de police administrative à
la différence du préfet du département.
Le préfet de région dispose également de quelques attributions administratives
spéciales, notamment dans le domaine économique et social mais également de
l’aménagement du territoire. Le préfet de région fixe après consultation du comité
de l’administration régionale (CAR) les orientations nécessaires à la mise en œuvre
des politiques nationales et européennes. Le CAR est un organisme consultatif
chargé d’assister le préfet.
Pour l’exercice de ses fonctions, le préfet de région dispose d’un certain nombre
de collaborateurs ; notamment un secrétaire général pour les affaires régionales
(SGAR) dirigé par un secrétaire général.
Paragraphe 2. L’administration de l’état dans le département
Le territoire est divisé en 101 départements, 101 circonscription administrative
départementale.
A. Le préfet du département
Le département constitue la circonscription administrative par excellence de
l’action de l’état, en effet depuis sa création cette circonscription est le cadre
normal utilisé pour les interventions du service de l’état.
Le décret du 29 avril 2004 confirme cette place du représentant de l’état dans le
département. Le département crée depuis 1790 sont depuis, les circonscriptions
de base de l’administration de l’état. Le préfet est l’héritier de l’intendant de
l’ancien régime, Bonaparte attaché à la fonction préfectorale une importance
capitale.
Il y’a 96 département métropolitain et 05 département d’outre mer.
B. Le statut du préfet du département
Les préfets constitue un corps de fonctionnaires dont le statut particulier peut
déroger au disposition du statu général de la fonction publique. Généralement, ils
sont choisis parmi les grands corps de l’Etat.
[grand mouvement des préfets en ce moment, nomination depuis 4/5 mois des
préfets parmi les différents corps même de la société civile se qui déplaît au préfet]
Pour quitter la région où le département il doit demander l’autorisation au
ministre de l’intérieur (Darmanin).
La nomination :
Il est nommé par décret du président de la république en conseil des ministres sur
proposition du premier ministre et du ministre de l’intérieur.
En se qui concerne leur choix, il n’y a pas de critère précis, une grande liberté de
choix est laissée au gouvernement. Avant la réforme les préfets était
majoritairement issu de l’ENA qui a était supprimé le 31 décembre 2021
remplacée par l’institut national du service public. Le préfet n’est pas un élu du
peuple, il est nommé il s’agit donc plutôt d’une désignation plutôt qu’une élection
politique.
Le statut des préfets de départements comporte des droits mais aussi des
obligations professionnelles : ils n’ont pas le droit de grève ni la liberté syndicale. Il
ne dispose pas non plus de la liberté d’opinion.
Les obligations professionnelles des préfets sont plus stricte que celle des autre
fonctionnaire, ils ne peuvent pas quitter leur département sans l’autorisation du
ministre de l’intérieur (qui peut refuser).
C. Les attributions
Le préfet du département est aussi considéré comme dépositaire de l’autorité de
l’état dans le département, mais également comme le délégué du gouvernement.
Il a plusieurs attributions, ses attributions administratives lui permettent de mettre
en œuvre les politiques nationales et européennes dans le département, il dirige
aussi le service déconcentrés de l’état dans le département. Cette direction lui
permet de veiller à une bonne cohérence de l’activité administrative dans le
département, il veille à l’exécution des règlements mais également du
gouvernement, il conclu des contrat au nom de l’état, il le représente en justice,
de plus il a des attributions de police administrative.
Pour exercer ses fonctions, il dispose de nombreux collaborateurs : le secrétaire
général, le chef de service déconcentrés de l’état, de sous préfets.
Section 2. L’organisation administrative des collectivités territoriales
L’administration territoriale a était profondément modifiée depuis la loi du 02
mars 1982.
Paragraphe 1. La commune
Qu’est ce qu’une commune ?
La commune peut se définir comme étant un groupement naturel de citoyen unis
par des liens de solidarité formant sur un territoire déterminé une communauté
soumise à une autorité supérieure, habilitée à exercer les compétences qui lui
sont conférées par la loi, cette autorité c’est le maire qui est à la fois agent de la
commune et agent de l’Etat.
La commune est la collectivité la mieux implantée dans système administratif
français et c’est aussi la plus ancienne des collectivités territoriales. Parmi les trois
collectivités, la commune, le département, la région la dernière cree est la région.
La commune est l’échelon administratif de base.
A. Les institutions communales
Elles sont composées d’une assemblée délibérante, le conseil municipal et d’un
exécutif le maire et ses adjoint.
Exécutif local : maire, président département, président région
La commune est administrée par le conseil municipal, qui joue un rôle très
important, en effet il règle par ses délibérations les affaires de la commune.
Le principe de l’élection du conseil municipal est définitivement acquis avec
l’adoption de la loi du 21 mars 1831. Les conseillers municipaux sont élus pour 6
ans au suffrage universel direct. Le nombre des conseillers municipaux varies selon
l’importance de la commune : 7 pour les communes de moins de 100 habitants, 69
pour les communes de + de 300 000 habitants.
Les communes de paris et Marseille en raison de l’importance ont plus de
conseillers
Pour être candidat sur une élection au conseil municipal , il faut être de nationalité
française et être âgée de 18 ans révolus. Il faut être inscrit sur la liste électorale de
la commune et ne pas avoir était condamné (qui entraîne la d’échéance électorale)
et il faut avoir un lien avec la commune.
Depuis la révision constitutionnelle du 25 juin 1992 et en vertu de l’article 88-3
de la constitution les citoyens de l’Union européenne peuvent participer à
l’élection des conseillers municipaux dans les mêmes conditions que les électeurs
française.
Fonctionnement du conseil municipal
La règle est la liberté, c’est-à-dire c’est le conseil municipal qui adopte le
règlement relatif à son fonctionnement.
B. Le statut du maire
Le maire est élu pour un mandat de 6 ans par le conseil municipal lors de la
première séance qui suit les élections municipales, il est élu à la majorité absolue
pour les 2 premiers tours et relatif pour le troisième tours. Les adjoints au maire
sont élus au même moment que le maire.
Le maire exerce d’abord en qualité de l’agent de l’état, des attributions d’ordre
administratif comme la publication et l’exécution des lois, des règlements. Il
collabore avec les services de l’état lors de la révision des listes électorales, des
recensement de la population.
En tant qu’agent de la commune, le maire est d’abord l’exécutif du conseil
municipal, il prépare les délibérations du conseil municipal, il représente la
commune en justice.
Paragraphe 2. Les compétences communales
Principale collectivités territoriales, la commune est la collectivité qui intervient le
plus souvent et le directement dans les domaines intéressant la vie quotidienne
des citoyens (crèche, école maternelle, ordure ménagère).
A. Les compétences communale générales
Elle découle du principe constitutionnel de libre administration des collectivités
territoriales, le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la
commune.
S’agissant des compétences générales :
- le vote du budget
- la gestion du domaine communal
- la gestion des services publics locaux
Certaine attribution ont étaient transférées à la métropole.
B. Les compétences économiques communale
L’économie est aujourd’hui un domaine essentiel d’intervention des personnes
publics, les interventions économiques des communes sont strictement encadrées
et contrôlées par le juge administratif. Les communes peuvent intervenir dans le
domaine économique sous certaine condition pour la création des emplois (bassin
d’emploi)
Paragraphe 3. Les communes à statut particulier
En France certaines communes sont soumises à un statut particulier, statut
politique, administratif et financier ; il s’agit de Paris, de Lyon et de Marseille.
Paragraphe 4. Le département
Le département présente comme la commune un double caractère il est à la fois
une circonscription administrative mais également une collectivité décentralisée, il
dispose également de certain organe habilité à prendre des décisions dans le
département.
A. Les institutions départementales
L’organisation départementale est très simple, il y’a d’abord un conseil
départemental et un président du conseil départemental. Les conseillers
départementaux sont élus pour un mandat de 6 ans, les conditions pour être élu
est qu’il faut avoir 18 ans révolus. Les conseillers départementaux sont élus par
binômes paritaires.
Les fonctions de membre du conseil départemental sont incompatible avec les
fonctions de préfet, de sous préfet. La dissolution du conseil départemental peut
être prononcée par le département bien que se soit rare.
B. Le fonctionnement du conseil départemental
Le conseil départemental se réuni au moins une fois par trimestre, à l’initiative de
son président sur un ordre du jour qu’il a déterminé avec le bureau de
l’assemblée. Les cessions sont publiques sauf si une majorité absolue du conseille
en décide autrement, elles se tiennent à l’hôtel du département (maison bleu). Les
délibérations du conseil départemental sont exécutoires de plein droit à partir de
leur publication dans le recueil des actes du département.
Le président du conseil départemental est élu à la majorité absolu des membres
du conseil départemental pour un mandat de 6 ans également.
C. Les compétences
Le conseil départemental vote le budget du département, il règle par ses
délibérations les affaires du département dans les domaines de compétences que
la loi lui attribue. Le conseil départemental est compétent dans le domaine du
développement social, l’accueil des enfants.
Le département à la charge aussi de gérer les ports maritimes (de commerce et de
pêche) sauf les ports autonomes.
Paragraphe 3. La région
La région est la dernière collectivité territoriale née, c’est une collectivité
territoriale spécifique dans le système administratif et institutionnel français elle
est relativement récente. Jusqu’à la loi du 05 juillet 1972 relative à la création et
l’organisation des régions n’a pas consacré la création d’une nouvelle collectivité
territoriale, elle a simplement conférer à la région la personnalité morale. La
région avait le statut d’établissement public se qui la distinguait des communes et
des départements.
Se n’est qu’à partir de l’année 1982, que la région accède au rend de collectivités
territoriales.
Administrer par un conseil régional élu au suffrage universel direct. Sur le plan
juridique, les auteurs soutiennent l’idée que la région est née en 1986 (loi de 82
pause les base).
La loi du 16 janvier 2015 a réduit le nombre région de 22 à 13.
Le conseil régional, dispose de plusieurs attributions dans le domaine notamment
de l’enseignement supérieur, dans le domaine économique.
Le conseil régional est une assemblée délibérante dont les membres sont élus au
suffrages universels direct, depuis le changement du mode ? depuis la loi du 10
juillet 1985
Compétences :
Depuis la loi du 07 août 2015, il n’est plus possible de distinguer des compétences
générales et des compétences spéciales. L’article L4221-1 du code général des
collectivités territoriales (CGCT) précise que le conseil régional règle par ses
délibérations les affaires de là régions, dans le domaine de compétence que la loi
lui attribue. Il a compétence pour promouvoir le développement économique,
social, sanitaire, culturel et scientifique de la région. Mais il a aussi compétence
pour promouvoir le soutient à l’accès au logement, à l’amélioration de l’habitat, le
soutient à la politique de la ville et à la rénovation urbaine et le soutient au
politique d’éducation et d’aménagement et l’égalité de ses territoires.
Aujourd’hui il est possible de dire que le domaine d’intervention de la région est
plus vaste parce qu’il touche presque tout l’es aspect de la vie de la région
Conclusion générale
En définitive, l’organisation administrative de la France est très complexe, en effet
on constate qu’il y’a une superposition d’échelon administratif, malgré les réforme
successives qui ont pour but de simplifier le fonctionnement des institutions
administratives afin de les rendre plus accessibles aux citoyens/administrés,
l’organisation administrative demeure toujours complexe.
Il convient aussi de souligner que malgré la décentralisation avec la
reconnaissance, avec le transfert de certaines compétences de l’Etat vers les
collectivités territoriales, l’Etat français reste un état unitaire décentralisé à la
différence d’un état fédéral. La décentralisation a pour objectif de reconnaître à
des collectivités territoriales, à des entités administratives différentes de l’Etat une
certaine autonomie tant sur le plan administratif que sur le plan financier. Cela est
confirmé par le principe de libre administration des collectivités territoriales c’est-
à-dire que ces collectivités territoriales sont administrées par des assemblées que
l’on qualifie d’organe délibérant.
Enfin, quant à la déconcentration elle n’est que la continuité de l’état car les
préfets de région, de départements et les sous préfets représente l’état et
l’ensemble des membres du gouvernement c’est-à-dire qu’ils agissent en lieu et
place de l’état. Les préfets sont des dépositaires (délégataire) de l’autorité de
l’état c’est la raison pour laquelle ils engagent des actions au nom de l’état
français.
L’Etat français est un état de droit, les décisions prises tant au niveau central qu’au
niveau local sont susceptibles de faire l’objet d’un contrôle juridictionnel qui est
exercé par le juge administratif. L’administration française sans distinction, est
soumise à un corps de règle que l’on qualifie traditionnellement de droit
administratif différent du droit civil.