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THEME : QUE DIT LA LOI SUR LA MAJORITE SEXUELLE AU GABON ?

La majorité sexuelle est l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation
sexuelle avec un adulte sans que cet adulte commette une infraction pénalement
réprimée. Dans le même ordre d’idée le Conseil constitutionnel Français l’a défini
comme étant:

« l’âge à partir duquel un mineur peut valablement consentir à des relations sexuelles
(avec ou sans pénétration) avec une personne majeure à condition que cette dernière ne
soit pas en position d’autorité à l’égard du mineur ».

En droit gabonais, le terme est absent du corpus juridique. Il faut se tourner vers le
chapitre VIII du Code pénal consacré aux infractions relatives au mariage et à la famille
pour constater à l’article 264 que :

« Quiconque donnera en mariage, coutumier où épousera coutumièrement une fille non


consentante ou âgée de moins de 15 ans sera puni d’un emprisonnement de un à cinq
ans ».

Sachant que le bienfondé d’un mariage est de créer une famille et que la procréation
implique des rapports sexuels, on peut donc déduire que le législateur de 1963 fixe à 15
ans la majorité sexuelle.

L’article 265 du Code pénal dispose que :

« Quiconque (…) aura accompli ou tenté d’accomplir l’acte sexuel sur la personne d’un
enfant âgé de moins de 15 ans accomplis sera puni d’un emprisonnement de un à dix ans ».

Cette disposition est encore plus claire dans la mesure où elle précise aura accompli ou
tenter d’accomplir l’acte sexuel sur la personne d’un enfant de moins de 15 ans.

La fixation de la majorité pénale à l’âge de 15 ans n’est pas spécifique au Gabon. Il faut
reconnaitre qu’en la matière chaque pays pose ses propres limites nonobstant la
Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 qui favorise une unification vers
le seuil de 18 ans. En France, l’article 227-25 du Code pénal fixe la majorité sexuelle par
principe à 15 ans. L’Espagne et le Burkina Faso quant à eux estiment qu’un mineur de 13
ans peut consentir à une relation sexuelle.

THEME : QUE DIT LA LOI SUR LE DIVORCE PAR ALTERACTION DEFINITIVE DU LIEN CONJUGAL ?

Infidélité, routine, comportement, responsabilités professionnelles très prenantes,


Inattention, faute, autant de raisons qui pourraient expliquer les demandes foisonnantes
de divorce dans notre société. Si le divorce pour faute, par consentement mutuel ou
encore par acceptation du principe du mariage sont les plus connus, il existe un dont la
nature et l’expression sont assez isolées de leurs homologues. C’est le divorce par
altération définitive du lien Conjugal. C’est le cas de divorce qui intervient lorsque
« (…) lorsque deux époux vivent séparés de fait depuis au moins trois ans (…). (Article 266
in fine).

Que dit la loi sur le divorce par altération définitive du lien conjugal ?

Le divorce par altération définitive du lien conjugal, est un divorce de fait, à l’initiative
d’un des époux ou des deux conjointement quand il est explicitement prouvé que le lien
conjugal est définitivement altéré. L’altération résulte, de ce fait, de la cessation de la
communauté de vie entre les deux époux depuis au moins deux ans. En d’autres termes, la
légalité de la mise en place d’une procédure de divorce pour altération définitive du lien
conjugal ne saurait trouver écho quand dans le cas susmentionné. Soit une séparation
effective et de fait entre les deux époux depuis deux ans. Cette séparation suppose, une
absence totale de Commerce Intime ou relationnel. Pis, ladite procédure est conseillée
quand les deux époux, ne s’entendent pas sur la nécessité de divorcer. Ici, l’une des époux
émet son vœu de divorcer alors que l’autre oppose son refus. Le divorce par altération du
lien conjugal donne ainsi la possibilité à l’un des époux désireux de refaire sa vie dans les
conditions légalement établies en divorçant quand bien aucun reproche n’est formule à
l’endroit de son époux, si ce n’est la rupture de la vie commune, fondement principale de
la demande de divorce. En outre, dans cette procédure où l’assistance par des avocats
sont péremptoire – comme dans tous les autres divorces, excepté celui par consentement
mutuel, il n’est pas nécessaire et impératif d’évoquer les raisons pour lesquelles vus
souhaitez divorcer. Par ailleurs, cette procédure de divorce est réputée longue dans la
mesure où elle comprendra plusieurs types d’audiences. Il s’agit des celles de non-
conciliation, des audiences de mise en état et de celle de jugement.

Procédure :

L’époux qui demande le divorce, présente lui-même ou via son avocat, une requête au
greffe matrimonial. Les motifs, griefs de la demande de divorce n’ont pas à être énoncée
dans la requête. Celle-ci comporte les propositions des mesures provisoires, soit, toutes
les mesures qui s’appliqueront jusqu’au prononcé du divorce et les mentions suivantes :

 L’Etat civil des époux et des enfants ;


 Date et lieu du mariage • Régime matrimonial adopté ;
 La juridiction devant laquelle est portée l’affaire ;
 L’identité de l’avocat s’il y’a lieu.
Suite à la requête déposée par l’époux demandeur, les époux sont convoqués à une
audience dirigée par le juge dont l’intérêt est de trouver consensus entre les époux de
nature à ne pas aller jusqu’au divorce. C’est l’audience de conciliation. Pendant cette
audience, le juge tente de trouver un accord entre les époux tant sur le principe que sur
les effets du divorce. Dans la majeure partie des cas, ces audiences sont des échecs. Après
constat de celle-ci, le juge rend une ordonnance de non-conciliation, susceptible de
recours dans laquelle il prononce les mesures suivantes :
 La fixation de la résidence des époux ;
 Toutes mesures relatives à l’organisation économique et patrimoniale des époux
avec la fixation de la à pension alimentaire ;
 Les mesures concernant les enfants ;
 La résidence principale ;
 Le droit de visite ;
 La contribution à l’entretien des enfants.
Cette ordonnance donne mandat à l’instance de poursuivre les procédures devant mener
aux prononcé du divorce après l’assignation et les audiences de mise en état, audience au
cours desquelles : « les parties doivent se faire connaître, mutuellement en temps utile,
les moyens de fait sur lesquels elles fondent leurs prétentions, les éléments de preuve
qu’elles produisent et les moyens de droits qu’elles invoquent afin que chacune soit à
même d’organiser sa défense »( Article 23 Code de Procédure Civile).

L’assignation de façon conventionnelle, l’instance est introduite par une assignation en


divorce à la demande d’un des époux. Si les époux sont d’accord pour le faire, ils peuvent
éventuellement saisir l’instance par requête conjointe. Si pendant l’audience de
conciliation, les deux époux ont accepté le principe du divorce, ils ne peuvent poursuivre
la procédure que sur ce fondement. Dans les autres cas, l’autre époux peut formuler une
demande reconventionnelle soit pour acceptation du principe de la rupture de mariage,
soit par altération du principe de la rupture du mariage ou pour faute. La demande
introductive d’instance doit obligatoirement comporter une proposition de recouvrement
des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux.

Les audiences de procédure ou de mise en état, sont des audiences au cours desquelles les
parties elles-mêmes ou leurs avocats, représentent et défendent leurs clients, exposent
leurs prétentions aux magistrats en justifiant point par point leurs demandes. Quand le
magistrat considère que l’affaire est en état d’être jugée, il fixe la date de l’audience des
plaidoiries.

En plaidoirie, chaque avocat plaide les intérêts de son client par une argumentation
détaillée menée dans volonté de réfuter les présomptions de la partie adverse.

Au terme de celle-ci, le juge prononce le divorce pour altération définitive du lien


conjugal, dans le cas où la volonté de séparation d’un des époux est effective, avérée et si
le délai de 2 ans est respecté.

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