FJIB502 - Exercices pratiques II
LE COMMENTAIRE COMPOSÉ
1. Définition de l’exercice
Le commentaire composé est un développement construit et entièrement rédigé
portant sur un texte littéraire (le plus souvent un extrait) et montrant comment la
combinaison des différents procédés de style mis en œuvre dans ce texte contribue
à produire un effet donné sur le lecteur. Le candidat est aidé par la recommandation
qui suit le texte à commenter.
* « Construit » : le commentaire composé est un développement construit. Il est
donc indispensable de construire ; dans cette construction, il faut distinguer le
schéma d’ensemble et le plan proprement dit.
Le schéma d’ensemble est l’organisation que l’on doit retrouver dans tout
commentaire. C’est la séquence : introduction/corps du devoir/conclusion.
Le plan correspond à l’organisation des données à l’intérieur du corps du devoir.
Il n’y a pas de plan type. Veillez seulement à regrouper vos remarques autour de
quelques centres d’intérêts.
* « Rédigé » : le style télégraphique doit être proscrit. Les parties doivent être
suffisamment nettes pour qu’on ne soit pas obligé d’y mettre un titre.
Lorsque, pour étayer sa démonstration, le candidat cite des fragments du texte
commenté, ces fragments mis entre guillemets doivent être intégrés dans le
développement.
* « Un texte littéraire » : nous dirons, pour le moment, qu’un texte littéraire est un
texte qui cherche à agir sur le lecteur autrement que par la simple transmission d’une
information.
* « Des procédés stylistiques » : chaque fois que celui qui émet un message
s’exprime de façon à produire un effet qui ne produirait pas la simple transmission
d’informations, il a recours à un ou plusieurs procédés stylistiques.
* « Produire un effet » : vous ne devez jamais évoquer un procédé de style sans
tenter de préciser l’effet qu’il produit. Si vous écrivez « L’auteur utilise de
nombreuses images… », « La phrase est longue et complexe… », « Le vocabulaire
est des plus simples… », vous faites une énumération fastidieuse. Un procédé de
style n’est qu’un moyen. Dans le commentaire, il ne doit jamais être séparé de la fin
qui le justifie.
* « Recommandation » : les libellés de la recommandation peuvent être très flous
pour laisser une totale liberté. D’autres indiquent des axes de recherche qui peuvent
aider à organiser le commentaire.
1
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Mais attention :
1° si vous décidez de tenir compte des indications contenues dans le libellé, vous
devez éviter de vous y raccrocher de façon artificielle. Évitez de reprendre des mots
du libellé dans votre texte. On vous demande une certaine autonomie devant le
texte.
2° le libellé de la recommandation n’est jamais une contrainte. Le libellé a pour
rôle de vous aider à trouver des axes de lecture mais vous pouvez en déterminer
d’autres. Ces libellés ont le mérite de rendre visible la nécessité absolue d’élaborer
une série de questions précise en prise directe avec le texte.
Comment définir une problématique ?
- Par des lectures on peut s’attacher à déterminer le sens globalement dénoté
(« de quoi ça parle ?) ou l’isotopie du texte ( c'est-à-dire que « … le lecteur construit
un champ sémantique homogène permettant la récupération de toutes les
informations…1 »). Remarquons qu’il peut y avoir plusieurs isotopies, mais, dans ce
cas, il y a toujours articulation, organisation en réseaux de différentes isotopies2.
Après avoir donné cette définition du commentaire de texte, nous allons
déterminer a contrario tout ce qu’il n’est pas.
* Le commentaire composé n’est pas la discussion d’une idée du texte. Ainsi si
par exemple, le texte se rattache à l’idée du progrès, vous n’avez pas à engager une
controverse sur cette question.
* Le commentaire composé n’est pas un exercice de paraphrase. Vous ne
pouvez pas vous contenter de formuler en d’autres termes ce que dit l’auteur, de
doubler le passage à commenter d’un discours parallèle.
* Le commentaire composé n’est pas un cours d’histoire littéraire. Il est bien sûr
utile de posséder une culture littéraire. Il paraît même difficile de faire un bon
commentaire composé sans elle. Mais ce autour de quoi tout doit tourner, c’est le
texte.
* Le commentaire composé n’est pas un résumé. Dans le résumé, vous devez
abréger un texte d’idées, c'est-à-dire un texte dans lequel un certain nombre
d’opinions sont exprimées dans un ton relativement neutre en ce qui concerne le
style. Le commentaire composé, lui, porte dur des textes littéraires et le travail
consiste à pointer la transmission du sens à travers la production stylistique d’effets.
Par ailleurs, à la différence du résumé, vous ne vous effacez pas complètement
derrière l’auteur.
2. La matière première de l’oeuvre
La source biographique
1
ADAM J.-M., Pour lire le poème, Bruxelles, 1989, p. 124.
2
Le texte est étymologiquement un tissu, c'est-à-dire un tout homogène où les différents éléments
sont mis en relation.
2
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Quelles traces le texte porte-t-il éventuellement de ce que l’on connaît de la vie
de l’auteur ? Certaines allusions, certains détails peuvent recevoir un éclairage
intéressant des éléments de la biographie de l’auteur.
Les contextes historiques et sociologiques
Le texte évoque-t-il un événement historique, une classe sociale, un problème de
société ? Quelle image en donne-t-il ? En effet, l’œuvre d’art « dévoile » le réel en le
nommant, mais elle le restitue dans sa complexité et ses contradictions.
L’héritage culturel
Tout écrivain est tributaire du fonds culturel dans son œuvre dont son œuvre se
nourrit. Les textes en portent les traces. On peut en distinguer trois sortes :
les intertextes : ce sont les autres textes plus ou moins présents à
l’intérieur d’un texte donné (citations, allusions…) ;
les symboles : l’écrivain exploite les valeurs symboliques plus ou moins
codifiées. Ces symboles peuvent intervenir dans la détermination d’une
isotopie ;
les mythes : ce sont des restes d’explications archaïques de
phénomènes mais ils continuent d’informer notre vision des choses
(exemple : mythe de la Terre Mère, de l’Âge d’or, d’Œdipe…).
3. La structure du commentaire
Le commentaire composé obéit à une série de règles qui codifient sa
présentation et sa rédaction. Le commentaire commence par un paragraphe
d'introduction. On saute une ligne après l'introduction pour la séparer du
développement. Les différentes parties du commentaire littéraire sont elles aussi
séparées par un saut de ligne. Chaque partie du commentaire comporte plusieurs
paragraphes, lesquels sont marqués par un alinéa. Avant la conclusion, on saute
également une ligne.
L'INTRODUCTION
On présente le texte : il faut rattacher la présentation du texte à
la problématique générale qui est étudiée dans le commentaire.
Idéalement, on évite les formules du type « Ce texte... », « Cet
extrait... », « Maupassant... », etc. —› il s'agit d'éviter les
formules banales, les lieux communs. En fait, il faut s'adresser
à quelqu'un qui ne connaît pas le texte.
On situe le texte : il faut rattacher la situation du texte à la
problématique générale de l'étude ; il s'agit d'envisager le texte
dans la logique de la problématique.
On exprime les axes de lecture : c'est un moment très important
de l'introduction. On explique au lecteur le sujet du
3
FJIB502 - Exercices pratiques II
commentaire. Idéalement, il faut éviter les formules plates du
type « Nous nous intéresserons à... », etc.
On annonce le plan habilement : l'annonce du plan doit découler
logiquement de l'hypothèse de lecture.
LE DÉVELOPPEMENT DU COMMENTAIRE COMPOSÉ
Il faut respecter un ordre dans les différentes parties du
commentaire. Les transitions servent à assurer la cohérence
entre les différentes parties. Beaucoup considèrent qu'il est
préférable de faire trois parties et trois sous-parties pour
chaque partie.
Si on l'utilise, il faut maîtriser parfaitement la terminologie de
l'analyse littéraire.
Il faut analyser de manière approfondie le texte : on ne fait pas
de remarques stylistiques sans analyse. Il faut aussi garder à
l'esprit que le récit est un projet : l'auteur du texte veut produire
un certain effet chez le lecteur pour créer une réaction
particulière dans la suite du récit.
Dans le développement, on expose des thèses et des
arguments : le commentaire littéraire est aussi une
argumentation. Il s'agit de partager des interprétations du texte.
Les écueils à éviter
Construire un plan sur l'opposition fond / forme ;
suivre le déroulement du texte, raconter l'histoire ;
ne pas problématiser ;
ne pas étudier les procédés d'écriture ;
ne pas commenter les citations du texte que vous faites ;
etc.
LA CONCLUSION
Il s'agit de dresser un bilan des propos et d'exprimer clairement
les conclusions auxquelles on est parvenu dans le
développement du commentaire.
Généralement, on propose une « ouverture » (c'est-à-dire un
élargissement) vers d'autres textes, vers des prolongements du
thème du texte dans d'autres arts ou à d'autres époques. Il est
nécessaire qu'il y ait un lien réel avec le texte étudié dans vos
remarques.
4. Du bon usage des citations
4
FJIB502 - Exercices pratiques II
Une des règles absolues du commentaire composé est qu’il s’appuie
systématiquement sur le texte. Il le cite constamment. Les citations doivent suivre les
règles suivantes :
* sauf exception, elles sont placées après l’idée qu’elles illustrent, mais elles ne
constituent pas une preuve : citer ne dispense pas d’analyser et argumenter ;
* elles doivent être scrupuleusement exactes et placées entre guillemets ;
* elles ne sont pas trop longues et c’est logique : une phrase entière offre
plusieurs prises à l’analyse. Si l’on retranche un ou plusieurs mots à l’intérieur de la
citation, la suppression sera signalée par (…) ou […]3 ;
* le problème se pose du raccord entre la citation et la phrase qui l’introduit. Ou
bien le fragment cité vient après deux points (le narrateur du Père Goriot déclare
paradoxalement : « Ce drame n’est [pas] un roman »). Ou bien il s’intègre à la
phrase du commentaire qui le cite et alors le raccord doit être syntaxiquement
correct ; les modifications du texte cité que cette exigence rend parfois nécessaires
seront placés entre crochets (le personnage X explique que « le malheur »
consistant à négliger les faits au profit de la cause « arriva si plaisamment à
quelques savants d’Allemagne, qu’[il ne peut s’]empêcher d’en parler »).
5. Les instruments de l’analyse littéraire
Les figures de style
Cfr feuille annexe
Les textes narratifs
Qui parle ?
Cela revient à s’interroger sur la statut du narrateur (à ne pas confondre avec
l’auteur, « personne historiquement et socialement située » tandis que le narrateur
est une « instance purement textuelle4 »).
Il peut être un personnage et deux cas en gros se présentent alors : ou l’histoire
est un « discours » (L’Étranger), ou bien elle est un récit au passé, auquel cas le
« je » personnage correspond à un « il », sauf lorsque, restant dans son rôle de
narrateur, il dit comment il voit les choses maintenant.
S’il n’est pas un personnage, le narrateur est en principe absent de l’histoire qu’il
raconte. Il peut néanmoins intervenir dans son récit pour le commenter, l’expliquer,
juger ses personnages, etc.
Il convient également d’étudier, si cela est nécessaire, le mode de transcription
des paroles des personnages : style direct (« Ma femme ! Ma femme ! cria Charles) ;
style indirect (« Horstius […] prétendit qu’elle était en partie naturelle, en partie
miraculeuse ») ; style indirect libre (« Pourquoi n’en pas finir ? Qui la retenait
donc ? ») ; discours narrativisé (« Mon hôte s’enquérait de la Révolution, je lui
demandais des nouvelles du passage nord-ouest »).
3
Il faut néanmoins que la partie restante demeure syntaxiquement acceptable.
4
Cfr MAINGUENEAU D., Éléments de linguistiques pour le texte littéraire, Paris, 1990, p.27.
5
FJIB502 - Exercices pratiques II
Le point de vue narratif
On distingue trois modalités, qui varient du reste souvent dans un même récit :
- focalisation zéro : pas de restriction du champ de vision ; le récit est fait par un
narrateur omniscient, doué d’ubiquité, qui embrasse tous les lieux de l’action,
parcourt le temps à volonté et pénètre dans la conscience de ses personnages ;
- focalisation interne : le narrateur ne dit que ce que voit ou perçoit un
personnage, il épouse son point de vue et restreint l’information à ce qu’il peut voir ;
- focalisation externe : le narrateur enregistre faits et gestes comme le ferait un
témoin neutre, extérieur à l’action. Cette modalité « mime » la position du lecteur : on
affecte de découvrir une scène, un paysage en même temps que lui.
Le traitement des personnages
Jusqu’à quel point les attributs des personnages produisent-ils un effet de réel :
a-t-il un nom, le nom des personnages est souvent motivé ; parle-t-on de son âge, de
ses relations familiales, de sa profession ? Son physique, ses vêtements sont-ils
décrits et avec quel degré de précision ?
Le style comme système d’effets
Cette liste des principaux effets de style et des effets qui s’y rattachent devrait
vous aider à interroger le texte. Mais attention : vous ne devez jamais oublier que
ces procédés n’existent pas en eux-mêmes, à l’état isolé.
L’écrivain est toujours soucieux d’un effet global. Il s’y efforce en faisant
converger, au service de cette intention, une pluralité d’effets différents. Ceux-ci sont
organisés de manière complexe : c’est pour cela que l’on parle de système d’effets.
Pour interroger le texte, il ne suffit donc pas de répertorier ces différents effets et de
les analyser. Le commentaire ne doit pas non plus analyser le style comme
ornement venant s’ajouter à un contenu ? Non. Vous devez partir de l’idée qu’il y a
dans tout texte à commenter une convergence d’effets au service d’une intention.
6. Que faire devant le texte ?
Le commentaire composé doit partir sur des impressions ressenties à la lecture
du texte, sur des éléments subjectifs. Mais il doit s’organiser comme une
démonstration scientifique. Aucune affirmation ne peut être avancée sans preuves,
qui sont, en l’occurrence, les références au texte.
Les conseils qui suivent devraient vous aider à trouver et organiser vos
trouvailles.
Comment trouver des idées ? La première phase est de trouver les points
d’ancrage5 à partir desquels on pourra procéder à un examen du texte. Dans cette
phase, deux étapes :
1° la lecture « innocente » :
5
Lieu (abstrait) de fixation.
6
FJIB502 - Exercices pratiques II
il faut commencer par lire le passage en entier, sans rien faire d’autre que de « se
plonger » dans le texte, d’être absorbé par celui-ci. À l’issue de cette première
approche, notez les idées qui vous viennent, même si elles vous paraissent un peu
folles : elles ont toutes leur intérêt dans la construction du commentaire (même si
elles se révèlent fausses plus tard) ;
2° le questionnement du texte :
Si les idées ne viennent pas d’elles-mêmes, voici une série de question qui
peuvent vous aider :
* À quel GENRE littéraire appartient le texte ?
* Quel est le THÈME ? De quoi parle-t-on ?
* Quelle est la COMPOSANTE principale du texte (action, conversation, description,
réflexion, rêve, expression d’un sentiment) ?
* Quel est le PROCÉDÉ dominant (récit d’action, dialogue, monologue intérieur en
style direct ou rapporté, recherche d’une atmosphère, recours à tel ou tel procédé
stylistique)
* Quelle PROGRESSION se réalise dans le texte (situation de départ → situation
d’arrivée) ?
* L’AUTEUR manifeste-t-il sa présence dans le texte et, si oui, comment ?
* Quelle est l’INTENTION de l’auteur ?
Quel est le GENRE littéraire ?
Il faut tenter de situer le texte parmi les différents genres littéraires : poésie,
théâtre, roman (satirique, psychologique, historique, fantastique,…), nouvelle,
autobiographie, lettre, conte, conte philosophique, portrait, fable.
Quel est le THÈME ? De quoi est-il question dans le texte ?
Il faut cerner le « contenu ». Cela revient à se demander à quoi se ramènerait le
texte si on le réduisait à un texte d’idées.
Quelle est la COMPOSANTE principale du texte ?
Il s’agit de classer le texte en fonction de l’élément dominant dans les grandes
catégories : action, conversation, description, réflexion, rêve, expression d’un
sentiment. Différents éléments peuvent être présents dans un même texte ; dans ce
cas, il faut montrer comment ces différentes composantes coexistent (juxtaposées,
imbriquées6) ?
Quel est le PROCÉDÉ dominant employé ?
Cette question est liée au point précédent.
- S’il s’agit d’une action, ce qui domine alors, c’est le récit des faits et des gestes
des protagonistes.
6
En étroite liaison.
7
FJIB502 - Exercices pratiques II
- S’il s’agit d’une conversation, le procédé sera celui du dialogue (style direct) ou
celui du dialogue rapporté (style indirect). N’oublions pas qu’il y a une présentation
intermédiaire : le style indirect libre7.
- Si le texte est essentiellement descriptif, souvent il y a un ou plusieurs tableaux
dans lesquels domineront les éléments du décor, d’attitude, d’atmosphère.
- Si le texte est constitué d’une réflexion ou par l’expression d’un sentiment, le ton
pourra être plus ou moins personnel, exprimant le point de vue de l’auteur avec plus
ou moins de vigueur. Il peut s’agir de l’auteur, du narrateur, ou du héros se parlant à
lui-même. Ou encore d’un discours adressé à quelqu’un.
- S’il s’agit d’un texte où domine la rêverie, elle pourra s’appuyer sur des figures
de style permettant à l’imagination de trouver des correspondances à l’intérieur de la
réalité.
Quelle PROGRESSION se réalise dans le texte ?
On note toujours une progression entre un point de départ (début) et un point
d’arrivée (fin), même au sein d’un extrait. Cette progression peut concerner l’action,
la conversation, la description… Il faut l’étudier de façon systématique.
Le mouvement du texte peut aussi être centré sur un dévoilement progressif de la
psychologie d’un personnage ou sur l’évolution d’une atmosphère.
L’AUTEUR manifeste-t-il sa présence dans le texte et, si oui, comment ?
L’auteur peut éviter de peut éviter de manifester sa présence (Flaubert, par
exemple, souhaitait qu’il fût comme Dieu, présent partout, visible nulle part). Il peut
faire, au contraire, des remarques sur ses personnages et même apostropher le
lecteur. Il peut déléguer son regard à un personnage.
Quelle est l’INTENTION de l’auteur ?
L’auteur cherche à produire des effets sur le lecteur, à travers l’emploi d’un
certain nombre de procédés. Une fois que vous avez relevé ces procédés et le
procédé dominant, vous devez remonter à l’intention.
Par exemple, si le procédé dominant consiste dans la description d’une
succession rapide d’actions vivement enchaînées, on peut sans peine conclure que
l’intention de l’auteur est de peindre une scène vivante.
Comment ensuite organiser ? Si, au point 3 (La structure du commentaire
composé), vous est révélée la façon d’organiser votre plan, la méthode pour arriver à
ce résultat vous est encore inconnue.
Tout d’abord, et ceci est une remarque capitale, vous devrez rédiger votre
introduction et votre conclusion EN TOUTE FIN de rédaction du commentaire. En clair,
vous devez commencer par faire le plan du corps du devoir pour ensuite pouvoir
rédiger une introduction et une conclusion efficaces. C’est logique : par exemple,
7
Cfr supra.
8
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comment, dans l’introduction, annoncer dès le début un plan dont vous ne savez
rien ?
Dans cette phase, vous devez confronter de façon systématique vos premières
impressions et les premières découvertes dans le texte. Cet examen aura deux
fonctions : il doit permettre un travail de vérification qui permettra d’éviter des erreurs
dues à la précipitation et un repérage-regroupement des matériaux.
Pour faire le plan du corps de votre devoir, il sera pratique de procéder en deux
temps :
- un premier temps où vous déterminerez les grandes lignes de votre plan et où
vous regrouperez les matériaux autour des centres d’intérêt choisi. Il vous restera
alors un problème à résoudre : comment organiser les matériaux à l’intérieur de
chacun des centres d’intérêt ? Dans ce cas, c’est le plus souvent au moment de la
rédaction de la partie concernée que l’on décide d’une organisation des matériaux.
Il n’existe pas de plan-type : cette impossibilité s’explique très bien quand on
connaît la nature de l’exercice. Chaque texte, par sa singularité, suscite un plan
singulier.
Néanmoins, il faut éviter certains écueils :
l’absence de plan
un trop grand nombre de paragraphe
le déséquilibre entre parties
la démarche juxtalinéaire (ou commentaire ligne par ligne, mot par mot)