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Histoire de La Profection Infirmières

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HISTOIRE DE LA PROFESSION INFIRMIERE

DISPENSE PAR :
Mme DZE SANDRA
(Infirmiere supérieure/ cardre des hôpitaux)

Année académique 2023/2024

SPECIALITE : SI1

1
LES OBJECTIFS DU COURS.

OBJECTIFS GENERALES :

L’étudiant devra être capable au terme de ce cour de garder les notions et connaissances sur l’évolution
de la profession infirmière depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

OBJECTIFS SPECIFIQUES : plus spécifique il devra :

- Donner un bref aperçu sur la santé chez les peuples primitifs et avant J.C au moyen âge et
du XV ème au XVII ème siècle, e, résumant l’importance de œuvre de FLORENCE
NIGTINGALE.
- Décrire brièvement l’histoire de la profession infirmière au Cameroun en insistant sur
l’organisation du NURSING et le rôle de l’infirmier(e).
I) EVOLUTION DES PROFESSIONS DE SANTE :

I.1) PERIODE AVANT JESUS- CHRIST) : L’ANTIQUITE AVANT JESUS-CHRIST

Chez les peuples primitifs, les malades étaient attribués à des causes surnaturelles, les
démons et/ou les ancêtres. Ils étaient considères être à l’origine des maladies : c’est pourquoi les
prêtres et les sorciers étaient solliciter pour administrer les incantations destinés à chasser les mauvais
esprits ou à les apaiser en cas des maladies.

C’est en INDE, Egypte, Grèce qu’il est révéler pour la première fois la notion de personnel
soignant à a qui l’on exigeait les connaissances, l’intelligence, le dévouement, la pureté, d’esprit et
de corps. La mention spéciale est donnée ici à HIPPOCRATE qui créa la médecine moderne en
attribuant la maladie à des causes naturelles. Les premières règles déontologiques de la pratique
médicale furent prescrites par des hommes : il s’agit d’Hippocrate.

I.2) PREMIER SIECLE APRES JESUS- CHRIST :

Le christianisme a influencé par la suite les soins infirmiers, ils sont devenus un devoir
religieux. Sous l’impulsion des évêques apparaissent des maisons qui accueillent les malades, les
vieillards, les orphelins.

Pendant cette période le christianisme a positivement influencé les soins à donner aux malades.
Il éveille l’amour pour les faibles, les misérables et fit de la charité l’un des plus grands devoirs. La
conversion des grandes dames romaines au christianisme explique qu’elles se mirent aux services des
malheureux avec toute leur fortune.

2
C’est à cette époque que certaines femmes d’élite comme MARCELLA FABIOLA et PAULA
transformèrent leurs palais en retraite d’asile (ce lieu ou on gardait les aliénés, les hors la loi) : on dit
de ces femmes qu’elles étaient les fondatrices des hôpitaux. Les premiers hôpitaux sont donc nés de
la large hospitalité des premières chrétiennes, à l’image des diaconesses qui se consacrèrent à des
taches ecclésiastiques et secourent les pauvres et les malades.

I.3) AU MOYEN-AGE :

Les moines et les nonnes (qui signifient respectivement les religieuses vivant en communauté
et les religieuses simples) travaillent dans les hôpitaux. L’église mit à collecter les documents
médicaux et organisa la transmission des connaissances dans l’art de soigner aux sœurs et frères
chrétiens. L’esprit religieux est répandu et tout est établit pour le salut éternel. La guérison du corps
est subordonnée à celle de l’âme et les soins médicaux sont subordonnés aux devoirs religieux, ce qui
entraina la création de nombreux ordres soignants dont :

- Les ordres militaires soignants


- Les ordres réguliers
- Les ordres séculiers (laïc, bénévoles, ecclésiastiques, etc.)

I.4) AU XVIIIE SIECLE :

La renaissance et la reforme ont marqué cette époque, ainsi Saint Vincent de Paul fonde la
compagnie des filles de la charité qui a pour but de venir en aide aux malades et aux nécessiteux.

II) HISTOIRE DE LA PROFESSION INFIRMIERE AU CAMEROUN


FRANCOPHONE.

L’histoire de la profession infirmière débute véritablement avec la colonisation. Nous devons


distinguer afin de mieux suivre le déroulement, la période allemande, le mandat français, et la période
depuis l’indépendance à nos jours. Il convient de noter qu’avant 1884, tout relevait de la traduction
orale, donc sans écrit, les soins étaient le fait des tradipracticiens ou des proches parents.

Les sœurs de la charité devraient avoir pour monastère les maisons des malades et cloitre
(galerie ou endroit ouvert d’un monastère, lieu d’enfermement) les rues, des villes et des hôpitaux.

Monastère = maison ou vivent en communauté des religieux ou des religieuses : c’est le


couvant.

3
Le travail de ces sœurs était de se consacrer aux orphelins. A la fin du 18e siècle, on assiste à
une décadence des hôpitaux et dès lors une reforme s’avère urgente.

II- 1) AU XIXE SIECLE

De l’antiquité jusqu’à la moitié du XIXe siècle, on retrouve dans de nombreuses société des
femmes soignantes appliquant des règles d’hygiène, exerçant une fonction maternelle, s’inscrivant
dans un model de société humaniste.

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, deux processus professionnels se mettent en place :
d’un coté, quelque rares femmes dont florence Nightingale, Anna Hamilton amorcent une réflexion
sur les soins infirmiers et de l’autre coté, le corps médical expérimenté, affine ses concepts et
développe ses techniques et multiplie ses moyens techniques.

Jusqu’au dernier tiers du XIXe siècle les soins aux malades basés sur la vacation et le
dévouement incombe aux religieuses sœur de la charité repartie en congrégation (saint Vincent de
Paul et les dames de charité, etc.)

En fait la véritable renaissance du métier d’infirmier(e) date de la laïcisation des soins.

Ce sont alors les personnes laïques compétentes et dévouées. Ainsi, est constitué à partir de
1870. le métier des infirmier(e) présente au début de XXe siècle les caractéristiques d’une profession
(formation, recrutement spécifique).

Dans la première partie du XXe siècle, la profession infirmière se met en place avec le création
des écoles et la renaissance du titre tandis que les progrès thérapeutiques impose le model médicale
et oriente l’infirmier(es) vers un rôle d’auxiliaire centré sur le malade.

Dans la deuxième partie du XXe siècle, les infirmières théoriciennes émergent : Virginia
Henderson, Dorothée Orem, Hildegarde Peplau. Les organismes de promotion et de recherche
professionnelle voient le jour dès que le (CIDI) Conseil International des Infirmiers(es) et la Nord
American Nursing Diagnostique Association (NANDA).

Au total, le XIXe siècle est celui de la renaissance dans le nursing, et c’est la première époque
du progrès scientifique et surtout d’émancipation de la femme. Cette renaissance dans le nursing
viendra de l’Angleterre de florence Nightingale fondatrice de la profession infirmière.. Sa vision
dans le système des hôpitaux est d’avoir une matrone à la tête de l’institution.

II-2) NOTES SUR LA VIE DE FLORENCE NIGHTINGALE

4
Née en 1820, issue des parent de la haute bourgeoise, ce qui la met en contact avec de
nombreuses personnalités influentes de l’époque.

De nombreux voyages lui ouvrirent l’esprit et lui permit d’acquérir de nombreux documents
sur les hôpitaux, elle entra en contact avec les diaconesses de Saint Vincent de Paul.

Quand éclata la guerre de Crimée en 1854, elle dirigea une maison à LONDRE. C’est ainsi
qu’elle fut chargée d’organiser le nursing en Crimée. Elle y trouva un hôpital délabré de 2000 lits
qu’elle transforma en hôpital moderne. C’est là qu’elle commença l’éducation des nurses et on la
surnomma la DAME DE LA LAMPE. Des son retour : elle entreprit de réorganiser tous les services
sanitaires de l’armée anglaise, fonde une école de médecine militaire et un corps de nurses. Son action
s’étend bientôt dans les hôpitaux et elle est considérée comme experte en construction des hôpitaux :
à ce titre elle est auteur de plusieurs publications sur l’organisation des hôpitaux et sur les soins aux
malades.

Tout comme Hippocrate a écrit un serment pour les médecins, Florence Nightingale est
l’auteur du serment que prêtent les infirmiers (es) à la fin de leur formation, connu sous le nom
de SERMENT DE FLORENCE NIGHTINGALE.

II.3) LA PERIODE ALLEMANDE : 1884-1916

Les soins infirmiers en Allemagne sont sous l’influence du christianisme (les kaiserwerth
diaconesses). Il n’y a pas de marque spéciale au CAMEROUN. Ce pendant, les missionnaires anglais
et américains commencent la formation des personnels auxiliaires dans les formations sanitaires
qu’ils créent.

II.3) 1920-1932 :

Cette période est marquée par l’œuvre du docteur Eugène Jamot. Afin de lutter contre la
trypanosomiase, ce médecin français entreprit la formation des personnels auxiliaires recrutés sur
place (1920-1922). En effet le 08 juin 1926, la mission permanente contre la maladie du sommeil est
officialisée. Le chef de cette mission docteur JAMOT, transforme le camp de ségrégation pour le
traitement des sommeilleux en centre d’instruction médicale d’AYOS. Il convient de souligner les
500 auxiliaires qui ont été ainsi formés sur le tas sans condition de diplôme, bénéficiaient malgré tout
d’une large délégation, de pouvoir. La formation durait 03 mois, axée sur le diagnostique et le
traitement des maladies rependues dans la région. La couverture sanitaire, du fait de la rareté des
médecins, entre autre, est assurée par ces personnels sanitaires. La notion de soins infirmiers (nursing-

5
anglo-saxon) était inexistante pour un personnel de santé en zone rurale, confronté à un grand nombre
de maladie par jour, avec un équipement rudimentaire. Il s’agissait de soigner l’homme malade, le
centre d’intérêt étant la maladie.

II.4) 1932-1955 :

Au cours de la même période le docteur Eugène Jamot va créer :

 L’école d’aide de santé (1932)


o La formation dure trois ans, les élèves sont recrutés au niveau de l’école supérieur de
Yaoundé. Les aides de santé ne sont ni médecins, ni infirmiers. La première promotion sort le 29
Mai 1935. Elle comporte 05 aides de santé (major : BEBEY EYIDI WILSON).
 L’école d’infirmiers brevetés d’AYOS.
o (Arrêté du 12 décembre 1932 portant sur création et réglementant l’organisation et le
fonctionnement de la santé au Cameroun).
o La première promotion d’infirmiers brevetés sort le 08 juin 1934 : 10 infirmiers brevetés
(major : Mr Charles ASSALE).

I.5) 1955-1969 :

La formation des infirmiers diplômés d’état commence en 1955 (arrêté du 18 Mai 1955 du haut
commissaire de la république Française au Cameroun). Le besoin urgent d’un personnel infirmier
plus qualifié est flagrant. Le programme français d’étude préparatoire au diplôme d’infirmiers d’état,
d’une durée de deux ans est adopté. Les élèves étaient recrutés au niveau du brevet d’étude du premier
cycle. La première promotion sort en 1957et compte 05 IDE (Major : Mr MDJO MARTIN). Du fait
qu’à cette époque en France prévalait le courant lié à la technicité et centré sur la maladie, la pratique
infirmière est organisée autour des différentes taches prescrites.

Les connaissances véhiculées dans l’enseignement sont celle de la médecine et sont de deux
domaines : la maladie et la technique. Le programme d’enseignement des élèves infirmiers repose
sur l’acquisition des connaissances concernant les différentes maladies ou différent état pathologique,
base de l’enseignement théorique.

Les connaissances centrées sur la maladie constituent la base de la culture générale des
infirmiers : les connaissances se référant à un rôle de surveillance sociale ou de conseil éducatif sont
considérés accessoires (hygiène).

6
Les connaissances théoriques centrées sur la maladie sont complétés par des connaissances
pratiques centrées sur les techniques. La connaissance de l’homme sain ne sera introduite qu’en 1961,
sans effet sur la pratique toutefois.

Les soins techniques sont l’objet de la formation. C’est le programme qui est suivi au Cameroun
dès 1955.

Ainsi il a fallu attendre, après l’accession du Cameroun à la souveraineté nationale, une dizaine
d’année pour que soit appliquée le programme d’enseignement camerounais, sanctionné par un
diplôme d’état camerounais. Il convient de souligner l’influence de l’organisation mondiale de la
santé. Le programme sus mentionné est l’œuvre des experts de l’OMS (docteur ADJOU
MOMOUNI,…).

La réunion des directeurs d’école à Brazzaville avait élaboré le profil de L’IDE dans cette région
africaine.

A coté du secteur public, deux écoles privées d’infirmières sont créée par l’église catholique à
Yaoundé et les églises protestantes à douala. Ces écoles ont formé 120 infirmières d’état, corrigeant
ainsi le déséquilibre né du fait que les infirmiers d’diplômés d’état formés à Ayos étaient des garçons
(presque 100%). La première promotion d’EMILE SAKER sort en 1962, major : Mme MOUNLOM-
NGO HIOL Damaris. Cette dernière marquera l’école des infirmières de Yaoundé (ENISFAY) ou
elle a assumé successivement les fonctions de directrice adjointe, puis directrice jusqu’en 1988.

Les écoles privées de douala et de Yaoundé ont ainsi marqué la formation de la profession
infirmière dans notre pays. Ces écoles sont dirigées par les infirmières professionnelles, ayant une
conception du nursing influencée par le rôle de l’infirmière (comme en Europe, sous l’influence de
FLORENCE NIGHTINGALE), les infirmières formées en théorie et en pratique hospitalière. Alors
qu’a Ayos l’école était dirigé par un médecin, et les élèves garçons, du moins au début, recevaient
plutôt une formation leur permettant plutôt d’assurer des responsabilités techniques, actes médicaux
essentiellement. La pénurie du personnel médical justifiait cet état de chose.

Des 1969, la nécessité d’adapter la formation aux besoins réels du pays aboutira à la définition
des conditions précises de formation, de la délivrance du diplôme, et de la spécification des
attributions de chaque membre de l’équipe soignante. C’est ainsi que par décret 69/DF/71 du 26
février 1969 furent crées :

7
- L’école fédérale d’infirmiers et infirmières sage-femme et accoucheurs du Cameroun à
Yaoundé (EFISFAC) : il s’agissait du transfert de l’école d’IDE d’Ayos, dans les locaux provisoires
de l’hôpital JAMOT (Mr OUSMANOU NASSOUROU est l’un des élève de l’EFISFAC).
- Les écoles d’Infirmiers et Accoucheur Brevetés d’Ayos et Garoua :
- Deux centres de formation pour les AGENTS TECHNIQUE DE LABORATOIRE (Ayos
et Yaoundé), 1 centre d’AGENT TECHNIQUES de GENIE SANITAIRE (Yaoundé).
- Des centres régionaux d’aides-soignants.

Ces établissements dispensent un enseignement théorique et pratique aux élèves. A l’issue de


leur formation, les élèves ayant le diplôme à la fin de leur étude sont des fonctionnaires.

II.6) DE 1970 A NOS JOURS

LES PROFESSIONS DE SANTE ONT-ELLES EVOLUEES DANS NOTRE PAYS ?


La réponse à cette question nous amène à rappeler ce qu’on entend par profession et, quelles
sont les critères dévolution d’une profession ?

1) qu’est-ce qu’une profession ?


Pour ROSETTE POLETTI, une profession repose sur des connaissances théoriques qui lui sont
propres, une base scientifique. De plus, ce fondement théorique doit être revu et augmente au fur et à
mesure que les nouvelles découvertes sont faites. La profession réclame, précise Evelyne Adam, une
pratique spécifique exercée par un individu en vue de lui procurer les moyens de subsistance. Cette
pratique génère un corps de savoir que les professionnels conceptualisent eux-mêmes.

C’est surtout MARIE FRANÇOISE COLLIERE qui nous précise qu’est ce qui est considérée
comme une profession, un corps de personnes ayant acquis un titre, un statut après une formation en vue
d’exercer une activité.

Appartenir à une profession, c’est appartenir à une classe sociale ayant une place déterminée dans
la hiérarchie des pouvoirs régulateurs de la société.

VIRGINIA HENDERSON étayera la clarification de la profession infirmière en précisant que


l’infirmier (e) <<exerce un métier ou c’est à lui qu’ incombent l’initiative et le contrôle de tous ceux qui
relève de l’assistance à un individu malade ou bien portant dans l’ accomplissement des actes qui

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contribuent au maintien ou à la restauration de la sante (ou a une mort paisible) et qui accomplirait lui-
même s’il avait assez de force, de volonté ou de savoir>>

L’histoire de profession en occident nous apprend que, initialement, toute la pratique


professionnelle était assise sur les valeurs morales et religieuses qui ont été celles des femmes
consacrées jusqu’à la venue de FLORENCE NIGHTINGALE. C’est autour du rôle de l’infirmière que
s’est construit le processus de professionnalisation avec des répercussions au niveau de la formation,
la juridiction professionnelle, les organes de représentativité et les publications, le tout influencés par
les courants socio-économiques.

2) quelles est l’influence des courants socio-économiques sur la profession ?


En effet, en jouant son rôle, l’infirmier subit au cours de sa formation et dans l’exercice
professionnel l’influence des courants socio-économiques prédominants qui contribuent à orienter de
façon déterminante les impératifs du rôle.

Les différents courants, dans l’ordre chronologique, sont :

 le courant lié à technicité et centre sur la maladie ;


 le courante de la valorisation de la relation soignant-soigné, l’accent est mis sur les besoins
du malade (plan de soin)
 le courant axé vers le développement de santé (soins de santé primaires, pour atteindre
l’objective santé pour tous en 2000).

Nous présenterons d’autres courants un peu plus loin (en annexe).

Chacun de ces courants socio-économiques :

 détermine l’objet de l’activité professionnelle ;


 comporte des effets sur la pratique infirmière,
notamment :
 la raison d’être de la pratique infirmière ;
 l’objet du travail infirmier ;

- La nature du travail ;
- les connaissances investies dans le service offert avec des répercussions sur des programmes
de base ;
- la technologie (rôle social et imagerie) ;

9
- La recherche ;
- les publications

A titre d’exemple, voyons quelle a été l’influence, en France, du courant lié la technicité et centré
sur la maladie.

A- Objet de la médecine

La médecine a pour objet la maladie, et de préférence la maladie sans les malades (BALUNT).
Ainsi le corps porteur d’une maladie est de plus en plus l’objet de la médecine ; il faut identifier,
évacuer cette maladie, réparer le mécanique de ce corps. Le sujet vivant la maladie est épiphénomène
(ce qui vient s’ajouter à un autre sans le modifier). Cette conception de la maladie influence le mode
d’organisation de travail, l’utilisation de personnel s’ordonne autour de l’acte médical prédisant un
ensemble de taches à assurer pour permettre la détection et la réparation de la maladie.

B - Effet de la médecine

La raison d’être de la pratique infirmière demeure le malade, en tant que porteur de la maladie.
L’objet du travail infirmier est véritablement la maladie. C’est autour d’elle que sont sélectionnées et
élaborées les connaissances nécessaires. Les soins aux malades deviennent une technique.

 la nature du travail et caractéristique du service offert

La pratique infirmière est organisée autour des différentes taches prescrites par le médecin pour
investiguer ; traiter, surveiller la maladie (prescription liées aux examens d’investigation et prescription
liées à des surveillances de traitement).

 Connaissance investies dans le service offert

Avec la découverte des antibiotiques au lendemain de la deuxième guerre mondial, et


l’accélération du développement technique de services hospitaliers, il s’est opéré la modification de la
formation de base ; en France, un nouveau programme apparaitra en 1954. Il vise l’acquisition de
connaissances concernant les différentes maladies ou différents états pathologiques (base de
l’enseignement théorique). Les connaissances théoriques centrées sur la maladie sont complétées par
les connaissances pratiques centrées sur les techniques. Tout ce qui ne relève pas des connaissances
médicales relève du rôle humain.

 Technologie

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A ce niveau, apparaissent des outils d’exploration et les outils de réparation (traitement). La
technicité sert de référence à toute l’imagerie professionnelle et manque de façon déterminante le rôle
social de l’infirmerie - rôle social - imagerie.

 la recherche

Sur les problèmes de diagnostic, d’exploration ou de thérapeutique, organisation scientifique


du travail, les méthodes d’organisation du travail offrent des repères de classification et
d’uniformisation des techniques de soins autour du point clés : efficacité, sécurité, confort.

Les 03 critères ci-dessous sont les critères de référence autour desquels peut se constituer un
processus de soins qui entraine les bases de l’évaluation sur la nature du travail.

 Amélioration de l’enseignement des techniques, études d’organisation du service mais, non pas
l’ensemble de la situation individualisée vécue par le malade.

- Les publications
 Revue de l’infirmière et l’assistance sociale en 1951 le privilège est donné à la technique.
 1965- 1970 : les articles servant à alimenter la pratique soignante infirmière sont rédigés presque
exclusivement par les médecins, tandis que le fichier technique infirmière est rédigé par les
monitrices d’école depuis 1958 ;
 Revue médicale des communautés religieuses (père Laraire, rédacteur de la revu médicale : Les
cahiers de Laïence) préambule du N°1 : « soigner nécessite une remise à jour continuelle de vos
connaissances médicale et chirurgicales ».

En résumé chacun des courants relève d’une interrogation différente sur ce que représente le processus
santé-maladie et d’avantage ce qui permet ou entrave le développement de la vie des hommes. Par ce
fait le mode de réponses apporté au besoin sanitaire et les moyens qu’ils utilisent sont différents.

Sans questionnement, la pratique infirmière peut suivre aveuglement l’un ou l’autre de ces
courants : soit en se laissant aller au plus dominant, soit en recherchant à se valoriser par d’autres voies.

Chacun de ces courants peut contribuer à enrichir la conception des soins infirmiers, en permettant :

 De prendre en compte la technicité ; mais en s’interrogeant sur les technologies liées aux soins
d’entretien de la vie, et en relativisant les technologies de séparation, ainsi qu’en limitant leur

11
utilisation à ce qui est approprié à la nature de l’atteinte de la maladie ou de l’handicap de la
personne soignée.
 De découvrir et comprendre les situations requérantes des soins en apprenant à recueillir, décoder
et utiliser les informations apprises au moyen d’assurer la continuité des soins.
 De réinsérer les soins infirmiers dans le milieu de vie des gens, de prendre en compte les
conditions de vie sociales et économique, et de solliciter la participation direct de la population
en redonnant aux gent le pouvoir de se soigner.

II) ORGANISATION ACTUELLE DU NURSING ET ROLE DE L’INFIRMIER(E)

II.1) organisation de la profession infirmière et condition d’exercice

Loi n°84009 du 5 décembre 1984 portant règlementation de l’exercice des professions


infirmières de sages- femmes et de techniciens médico- sanitaires.

Cette loi est divisée en 04 parties :

1ere partie : la définition de la profession infirmière

2eme partie : condition d’exercice

3eme partie : condition d’exercice illégale

4eme partie : les sanctions

Les conditions d’exercice de la profession infirmière :

 Etre de nationalité camerounaise


 Etre inscrit à l’ordre
 Etre nanti d’un diplôme d’infirmier
 Etre autorisé à exercer

Les conditions d’exercice illégal

 Une personne sans diplôme requis


 Qui n’est pas inscrit au tableau de l’ordre
 Qui n’est pas autorisé à exercer

12
Un médecin qui recrute une personne qui n’est pas autorisée à exercer peut être poursuivi
pour protection d’une personne qui exerce illégalement. Les sanctions suivantes peuvent lui être
infligées :

 Les sanctions disciplinaires : peut ne pas exercer pendant 2 à 3 ans.


 Les sanctions pénales : par le gouvernement
 Les sanctions civiles : par les dédommages.

Décret N° 94-530, du 25 OCTOBRE 1994 fixant modalité d’application de certaines


dispositions de la loi N° 84.009 du 05 décembre 1984.

Les pièces suivantes sont à fournir pour exercer en clientèle privée :

 Demande timbrée
 Copie d’acte de naissance
 Extrait N°3 du casier judicaire
 Certificat de nationalité
 Copie certifié conforme du diplôme requis
 Attestation d’inscription au tableau de l’ordre
 Attestation de payement de toutes les cotisations liées à l’ordre
 Attestation de présentation de l’original du diplôme pour travailler en clientèle
personnelle

En plus de ces conditions, il faut jouir d’une ancienneté professionnelle de 05 ans. Ce dossier
est déposé au ministère de la santé publique contre récépissé. Le ministre de la santé publique
dispose de 90 jours pour répondre.

LOI N° 84-010 DU 05 DECEMBRE 1984 FIXANT L’ORGANISATION DE


L’ORDRE DES PROFESSIONNELS MEDICO-SANITAIRE : INFIRMIERE, SAGE-
FEMME ET TECHNICIEN MEDICO-SANITAIRE MODIFIE PAR LA LOI N° 88.021
DU 16 DECEMBRE 1988.

Cette loi définit l’institution de l’ordre des professions médico-sanitaires au Cameroun. La


mission assignée par cette loi est de 2 ordres :

13
 De veiller à l’application des principes moraux qui guident la pratique de la profession
infirmière ainsi que le respect du code déontologie.
 De veiller à l’honneur et à l’indépendance de la profession

Pour assigner cette mission, l’ordre a 2 organes :

 L’assemblée générale de l’ordre (120 membres)


 Et l’assemblée régionale
- Les membres statuaires (22) dont les 12 membres du conseil de l’ordre et les représentants
de 10 régions en fonction du nombre d’inscrit et qui exercent normalement dans cette région.
- Assemblée régionale (tous ceux qui sont inscrits).

L’assemblée générale se réunit pour :


 Elire les membres du conseil de l’ordre
 Délibérer sur le rapport d’activité du conseil
 Fixer la politique générale de l’ordre
 Arrêter le code déontologie

L’assemblée générale tient session tous les 03 mois. Le conseil de l’ordre est organisée par
la loi N° 84qui prévoit :
 12 membres du conseil
 Un secteur public avec 04 membres + 1 suppléant
 Un secteur privé laïc avec 04 membres + 1 suppléant
 Un secteur confessionnel avec 04 membres + 1 suppléant

Les membres statuaires du conseil de l’ordre :


 1 président
 1 vice- président
 1 secrétaire
 1 trésorier
 1 commissaire aux comptes
 1 représentant du ministère de la santé publique

14
- Le conseil de l’ordre siège une fois par an en session ordinaire et ses attributions sont les
suivants :
 Le conseil fixe le montant de cotisation à payer
 Etudie toutes les missions que le ministère peut lui confier, inflige les sanctions
disciplinaires
 Statue sur les demandes des clientèles privées
 Emet son avis sur la demande d’inscription au tableau de l’ordre
- Les membres actifs des forces (militaires) ne sont pas obligés de s’inscrire au tableau de
l’ordre. Il en est de même pour les personnes d’assistance techniques qui travaillent pour le
compte de l’état.
- Le conseil de discipline au sein de l’ordre est présidé par magistrat nommé par décret
présidentiel.
- Les sanctions suivantes peuvent être prises :
 Les sanctions disciplinaires
 Les blâmes
 L’interdiction temporaire d’exercer pendant environ 06 mois
- Il y a une chambre de discipline présidée par le magistrat et une chambre d’appel présidée
par le président de la cours d’appel.

DECRET N°92.266 PM DU 22 JUIN FIXANT LES MODALITES DE CONTROLE DES


FORMATIONS SANITAIRES AUTORISEES

1) Niveau central : commissions nationale


2) Niveau périphérique : commission départementale

Le control porte sur :


Agence des locaux
Hygiène et salubrité
Tarification des actes
Contrôle de l’exercice des professions médicales et médico-sanitaires
Frais d’hospitalisation
Control obligatoire une fois par mois inopiné (non averti)
Les sanctions

15
Un avertissement
Fermeture temporaire
Fermeture définitive
Retrait d’autorisation d’exercer

II.2) Rôle l’infirmier (e)

« L’infirmier (e) est la personne qui ayant suivi un enseignement de base, est apte et habileté à
assumer dans son pays, la responsabilité de l’ensemble des soins infirmiers que requièrent la
promotion de la sante, la prévention de la maladie et des soins aux malades. »

Dans l’application de son art :

 Il (elle) exerce conformément à la réglementation en vigueur dans son pays, les fonctions
suivantes :
 Dispenser les soins infirmiers efficaces aux personnes donc l’état de santé requiert, compte
tenu des besoins physiques, affectifs et spirituels du malade en milieu hospitalier, au foyer et à
l’école, au lieu de travail, etc.
 Observer des sanctions ou conditions physiques et affectifs qui exercent un effet important sur
la santé, et communiquer ces observations aux autres membres de l’équipe sanitaire.
 Former et guider le personnel auxiliaire nécessaire pour répondre aux besoins du service
infirmier dans toute institution de santé.

Plus spécifiquement :

 Au service des personnes en santé, il (elle) assure la responsabilité de l’ensemble des soins
infirmiers que requiert la promotion de la santé, la prévention des maladies et les soins aux
malades.
 Au sein de la société, elle continue à identifier et à répondre aux besoins de santé des
personnes et des groupes, c’est la raison pour laquelle elle collabore activement avec
l’ensemble de travailleurs sanitaires et sociaux.
 Educatrice communicatrice en matière de santé, elle apporte à tout maintient ou à la
restauration de la santé :

16
Elle doit donner cette aide de manière à permettre :

 A la personne soignée de développer, maintenir et recouvrer son indépendance et son


autonomie autant que possible et dans les meilleurs délais, soulager sa souffrance ou de l’aider
à vivre ses derniers moments.
 Aux groupe concernés de prendre conscience de leurs problèmes de santé, d’élaborer des
éléments de réponse à ces problèmes, de mettre en œuvre ces réponses et d’évaluer les actions
à menées.

LE CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES PROFESSIONNELS INFIRMIERS ET TMS


(TECHNICIENS, MEDICO-SANITAIRES) ET APERÇU GENERAL SUR LES AUTRES
ORDRES.

Le conseil d l’ordre des infirmiers et TMS est organisé par la loi N°84 qui prévoit :

 12 membres du conseil
 Un secteur public avec 04 membres + 1 suppléant
 Un secteur privé laïque avec 04 membres + 1 suppléant

Les membres statuaires du conseil de l’ordre :

 1 président
 1 vice-président
 1 secrétaire
 1 trésorier
 1 commissaire aux comptes
 1 représentant du ministre de la santé publique

Les fonctions et les attributions de cet organe ont été précisées dans le chapitre traitant
de l’organisation du nursing au Cameroun.

 Les autres ordres des professions de santé :


 L’ordre des médecins
 L’ordre des chirurgiens

17
 L’ordre des pharmaciens

PRESENTATION DU STATUT DES CORPS DES FONCTIONNAIRES DE LA


SANTE PUBLIQUE

Le décret N° 2001/145 du 03 Juillet 2001 portant statut particulier des fonctionnaires


des corps de la santé publique a décrit 08 corps dont :

 Le corps des médecins


 Corps des chirurgiens dentistes
 Les corps des pharmaciens
 Les corps des infirmiers
 Le corps de génie sanitaire
 Le corps des techniques médico-sanitaires
 Le corps des techniques biomédicales
 Le corps des administrateurs

Le présent statut décrit les catégories, les attributions de chaque type de personnel,
l’organisation de chaque corps, ainsi que le mode de recrutement et les dispositions transitoires.

 Par rapport aux catégories,


 Les fonctionnaires corps de la santé publique se repartissent dans les catégories ci-après :
 Les cadres des médecins, des chirurgiens dentistes, des pharmaciens, des infirmiers supérieurs,
des ingénieurs médico-sanitaires, les ingénieurs biomédicaux, et des administrateurs de la
santé publiques, catégorie « A ».
 L’un des infirmiers, des techniciens du génie sanitaire, des techniciens d’administration de la
santé publique, catégorie « B ».

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 Les cadres des aides soignants, les agents techniques médico-sanitaires, et les agents
techniques biomédicaux, catégorie « C ».

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