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Methode de Travail Universitaire

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METHODE DE TRAVAIL UNIVERSITAIRE


INTRODUCTION
Nous avons constaté par notre expérience professionnelle
d’enseignement formateur et conseiller d’orientation qu’à la fin de chaque année
académique on enregistre beaucoup d’échecs dans la promotion de recrutement
(premier graduat) à l’Université Pédagogique de Kananga UPKAN en sigle.
Evidemment, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs comme le
corrobore G. Robert (1968) « L’homme dans sa vie sociale ou professionnelle
ou même dans la réalisation d’une activité connait quand même des problèmes
ou des difficultés ».
Considérant les résultats réalisés par les étudiants de premier graduat à
la fin de chaque année académique, nous nous étions proposé, encore étudiant en
deuxième année de licence, d’identifier les causes qui seraient à la base de ce
phénomène.
En définitive, nous avons considéré la mauvaise orientation comme
l’une des causes parmi tant d’autres. Entendons par mauvaise orientation, le
choix d’une filière d’étude ne correspondant pas aux goûts, intérêts et capacités
de l’apprenant.
L’éducation se veut un processus continu comme l’affirme J. Ki-
Zerbo (1989) « Après la mise au monde, il reste l’éducation. Vivre c’est
persévérer dans son être. Et pour une société donnée, c’est par l’éducation
qu’elle se perpétue dans son être physique et social. Il s’agit d’un accouchement
collectif qui prolonge l’enfantement biologique ».
De son côté, l’Unicef (1999) stigmatise qu’une société qui renonce à
prendre en charge sa jeunesse et à la doter des outils et des moyens d’une
promotion optimale enterre son propre avenir. C’est donc une société suicidaire.
En d’autres termes, l’éducation ne réduit pas de jours, à une simple
instruction se limitant à savoir lire, écrire et compter ou l’apprentissage d’un
métier. C’est plus que cela : la formation sociale qui est donnée va jusqu’à aider
l’individu à répondre et à s’adapter rapidement à un environnement social,
économique, technologique et culturel en constante évolution, à créer chez lui
des attitudes et aptitudes tout en respectant pleinement son identité et sa culture
personnelle. C’est dans ce sens que l’on considère que l’éducation est un long
processus qui doit accompagner l’individu tout au long de sa vie et frisonne
chaque jour davantage des chances à son épanouissement et à son émancipation.

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Se servant de cette idéologie, la législation congolaise a structuré


l’enseignement en 4 niveaux : maternel, primaire, secondaire et supérieur ou
universitaire.
A notre entendement, prenant pour métaphore « la construction d’une
maison », le niveau maternel est un ensemble de préalable de préparatifs et
d’excitation au goût des études. Le niveau primaire constitue la fondation, la
base même de l’enseignement. Le niveau secondaire, par contre, constitue les
murs d’élévation alors que le niveau supérieur et universitaire est le
couronnement, la toiture de la maison.
Eu égard à cette métaphore, il serait étonnant de constater qu’une
maison dispose d’une fondation en matériaux durables, les murs bien tapés alors
que la toiture est en chômes.
En d’autres termes, la filière d’études fait aux humanités devra être en
relation étroite avec celle à suivre à l’enseignement supérieur et universitaire.
Autrement dit, les deux filières doivent concorder du point de vue des exigences,
des objectifs et des débouchés professionnels.
Comment organiser son temps pour réussir à l’université ? c’est la
question sine qua none à laquelle répond ce module de 30 heures destiné aux
étudiants de première licence (LMD) en psychologie.
Il n’aurait pas été sans la mise en commun des différents textes des
conférence tenues à l’intention des nombreux étudiants par Professeur Jean
Pierre TSHIKUNA d’heureuse mémoire, Professeur Philippe KANKU
TUBENZELE et le Professeur Albert Aimé KABWE Muela.

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CHAP.I. LES PROBLEMES DE LA TRANSITION


“SECONDAIRE-SUPERIEUR”
I.1. PROBLEMES DE DIFFERENCIATION
Parmi les problèmes de la transition « secondaire-supérieur », le tout
premier et le plus fréquent est la différence entre l’enseignement secondaire et
l’enseignement supérieur et universitaire. Cette différence soulève un certain
nombre de problèmes liés notamment à :
I.1.1. Des conditions sociales et scolaires différentes
 La liberté académique avec un emploi du temps laissant toute liberté à
l’étudiant. Plus de préfet, plus de chargé de discipline, plus d’avis aux
parents, plus d’uniforme, ajoutons aussi la liberté de l’enseignement ;
 La formation requise pour faire des études universitaires ou supérieures
n’est pas toujours donnée à l’enseignement secondaire.
I.1.2. Des méthodes et des conditions d’enseignement différentes
 A l’Université et dans l’enseignement supérieur, la plupart des
enseignements sont donnés d’une manière ex-cathedra ;
 Les professeurs acceptent rarement que les étudiants interrompent
l’exposé par des questions surtout dans les premières années où
l’assistance est nombreuse. Pour un éclaircissement, même urgent, on
devra patienter et s’adresser, en dehors du cours, à l’assistant ou à un
collègue. Dans ce cas, la question ne sera plus dans son contexte et perdra
ainsi une grande partie de sa portée ;
 A l’Université, le professeur n’écrit pas les notes au tableau, il ne met pas
un résumé au tableau ;
 Le volume horaire à l’Université et l’enseignement supérieur est différent
de celui des matières de l’enseignement secondaire ;
 A l’enseignement supérieur et universitaire, l’horaire de cours est
généralement de 8 heures au lieu de 5 ou 6 x 45 ou 50 minutes aux
humanités.
I.1.3. Des méthodes et des conditions d’évaluation différentes
- La matière à assimiler est celle de toute l’année (pas des périodes de 6
semaines comme aux humanités), mais dans certaines mesures, les
examens du premier semestre atténuent cette difficulté ;
- L’emploi du temps qui s’écoule entre le début de l’année académique et la
période des examens qui commencent bien des mois plus tard, est laissé à
l’initiative de l’étudiant.

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- Les normes requises pour réussir à un examen ou passer d’une année à


l’autre sont bien plus strictes à l’enseignement supérieur et universitaire
qu’à l’enseignement secondaire.
Sur ce point, dans son ouvrage intitulé « Méthodes d’Etudes », NOKI,
V.P, 2010 :49-55, propose les conseils suivants afin de mieux se préparer des
évaluations :
 Pendant la période des évaluations, surtout celles des examens la première
chose à la concentration et même parfois même la motivation ;
 Commencer toujours par écrire les noms et post noms et éventuellement
la date, l’année d’étude et la faculté ou le département sur la feuille de
réponse ;
 Soigner bien la présentation en écrivant lisiblement, en respectant la
ponctuation et toutes les règles grammaticales. Ne pas utiliser des
abréviations ;
 Lire attentivement et totalement une question. Parfois un mot, un adjectif
ou un adverbe placé vers la fin peut changer totalement le sens de la
question ;
 Avant de commencer à répondre, il faut prendre connaissance de toutes
les questions et évaluer le temps alloué à chacune ;
 Demandé éventuellement des éclaircissements sur une question au
professeur ;
 Répondre aux questions plus faciles d’abord ;
 On ne se laisse pas bloquer par une question. On répond d’abord à la
question que l’on connait pour ne pas perdre tout son temps. L’objectif est
de monter au professeur ce qu’on connait.

I.2. LA MISSION ET LA STRUCTURE DE L’ENSEIGNEMENT


SUPERIEURE ET UNIVERSITAIRE
Conformément à la loi n°004/014 du 11 février 2014 de
l’enseignement national, l’enseignement supérieur et universitaire comprend les
instituts supérieurs, les écoles supérieures et les universitaires (art. 87).
I.2.1 L’enseignement supérieur
L’enseignement supérieur a pour mission de former les cadres de haut
niveau, spécialisés pour l’exercice d’une profession ou d’un métier, notamment
dans les secteurs prioritaires qui sont l’éducation, la santé, l’agriculture, la
technologie, la gestion et les arts (art.88).

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Il comprend :
1. Les instituts supérieurs techniques ;
2. Les instituts supérieurs techniques artistiques ;
3. Les instituts supérieurs technologiques ;
4. Les instituts supérieurs pédagogiques ;
5. Les instituts supérieurs pédagogiques techniques ;
6. Les écoles supérieures (art.89).

I.2.1.1. Les instituts supérieurs techniques, artistiques et technologiques.


Ils ont pour mission :
1. De former des cadres spécialisés dans le domaine de technique et santé, de
l’agriculture, de l’éducation, de la gestion, des arts, des métiers, des bâtiments,
des travaux publics et de l’industrie ;
2. D’organiser la recherche en vue de l’adoption des techniques et de
technologies nouvelles aux conditions spécifiques du pays ;
3. D’encourager la promotion et le rayonnement des arts et des métiers (art.90).
I.2.1.2. Les instituts supérieurs pédagogiques
Ils ont pour mission :
1. De former les enseignements qualifiés du secondaire dans toutes les
disciplines de formation générale, technique, artistique et professionnelle ;
2. D’organiser la recherche dans le domaine de la pédagogique appliquée afin
d’améliorer la qualité de l’enseignement maternel, primaire, secondaire et
professionnel ;
3. De vulgariser les résultats de la recherche notamment par la production et la
diffusion des manuels scolaires adaptés ;
I.2.2. Les écoles supérieures
L’écoles supérieure est un établissement d’enseignement supérieur
qui recrute ses étudiants par concours ou sur titre secondaire et assure des
formations de haut niveau dans un vaste éventail de disciplines (art.92).
Elle a pour mission :
1. De former des cadres de haut niveau dans divers secteurs en fonction des
besoins réels de la société ;

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2. D’organiser la recherche appliquée, orientée vers des solutions aux problèmes


spécifiques des domaines de leurs créations (art.93).
I.2.3. L’enseignement universitaire
Il a pour mission :
1. De former des cadres de conception capable de contribuer à la transformation
qualitative de la société ;
2. De contribuer à l’évolution de la science par l’organisation de la recherche
fondamentale et appliquée orientée vers le développement ;
3. D’assurer et promouvoir la diffusion des résultats de la recherche (art.95).

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CHAP II. L’ETHIQUE DE L’ETUDIANT DE L’UPKAN


2.1. Une définition de l’éthique
L’éthique est, d’une part, « une philosophie pratique ou (une)
description de ce qui doit arriver quant au comportement des individus dans un
espace social déterminé ». ce qui doit arriver quant au comportement des
individus, c’est-à-dire des comportements idéaux, de bons comportements ou
des comportements tels qu’il n’y en a pas d’autres de meilleurs. Je dirai donc
que l’éthique est un discours ou une description, un inventaire, de
comportements idéaux.
L’éthique est aussi « une intelligence du mieux-vivre, transcendant ce
qui est (tout en le prenant en compte) en vue de ce qui doit être ». Intelligence,
ici, est à comprendre au sens d’aptitude, de capacité. L’éthique serait donc
l’aptitude ou la capacité de mieux-vivre, c’est-à-dire de vivre d’une manière un
peu plus accomplie, un peu plus agréable, par la transcendance des mœurs
existantes tout en les prenant en compte. C’est-à-dire par la remise en question
des pratiques sociales existantes au nom du bien et du juste.
Quand on observe bien notre société aujourd’hui, on se rend compte
que les gens sont très agités. Tout se passe comme si l’on était dans un champ de
bataille, comme si la destruction de l’autre est la garantie de mon propre
épanouissement, etc.
L’éthique c’est, entre autres, de se demander : est-ce bien ? Est-ce
juste de vivre comme cela ? Alors elle est bien une intelligence du mieux vivre.
Dans ses différentes configurations, l’éthique est « une exigence de sagesse, la
quête d’une rationalité nouvelle devant structurer l’espace social de
cohabitation ». Cet espace où nous vivons ensemble quotidiennement et où se
pose à nous, de manière sérieuse, la question de notre crédibilité humaine.
Comme on peut le constater, la question éthique est fondamentalement
celle du bien, du juste, de l’agréable dans nos comportements, dans notre façon
d’être et d’agir, dans notre façon même réfléchir et de raisonner. C’est ce défi là
qui se dresse sur votre chemin à vous tous, jeunes étudiants, qu’avez choisi de
vous inscrire à l’UPKAN pour y prendre votre formation universitaire. Le bien,
c’est-à-dire la chose bonne ; le juste, c’est-à-dire la chose juste ; l’agréable,
c’est-à-dire la chose qui est agréable. Tel est le défi de vos comportements si
vous voulez être des étudiants de l’UPKAN. Vous y êtes obligés.
Mais pourquoi êtes-vous ainsi obligés à des bons comportements pour
être étudiants de l’UPKAN ? C’est-à-dire pour ne pas avoir des difficultés tout
au long de votre cursus estudiantin ? La réponse se situe à deux niveaux. Il y a
d’abord la vocation humaine comme telle qui l’exige, et il y a ensuite les
missions que poursuit cette université au sein de laquelle vous êtes venus vous
laissez former.
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2.2. La vocation humaine en tant que telle


La vocation humaine est bien décrite depuis des années par la pensée
philosophique moderne. D’après cette pensée, l’être humain, tout être humain
est un être inséré dans l’histoire où il vit à côté des autres êtres tant du règne
végétal qu’animal. A cet titre, qu’il le veuille ou non, il est d’abord un être de
nature. Ce en quoi il n’est pas différent de ce qui l’entoure, de ces autres êtres,
en particulier ceux du règne animal. Au fait, l’être humain nait comme tous ces
autres êtres du règne animal. La science, dans ses prouesses, a même réussi à lui
montrer par plusieurs applications de la biologie comment sa vie, comme celle
de tous les autres êtres du règne animal, commence dans la rencontre d’un ovule
et d’une particule spermatozoïde, au point qu’il doit éprouver beaucoup
d’humilité.
Cependant, tout en étant un être de nature, l’humain, d’après
l’anthropologie philosophique moderne, c’est aussi sujet. C’est-à-dire un être
capable de prendre possession de lui-même, de se poser la question du but, non
seulement de ce qu’il fait, mais aussi de son existence comme telle, dans la
mesure où il est capable de réfléchir sur ses actes, d’en saisir le but et d’en
modifier le processus en fonction de ce but. Donc, contrairement à l’animal,
l’être humain est possibilité de décollage, d’émergence à un autre ordre réalité,
franchissement d’un seuil qualitatif unique.
Cette possibilité de décollage qu’est l’être humain se mesure déjà à sa
structure physique d’un être débout, sur ses deux pieds. On remarquera que ce
n’est pas la position végétative de l’animal, retournée vers bas, vautré sur ses
quatre pattes. La position ne suggère-t-elle pas que l’être humain est tourné vers
le haut, appelé en haut, constitué pour montrer à travers des attitudes et des
comportements différents de ceux des animaux ? Telle est sa vocation humaine
comme telle. C’est d’être capable de se distinguer de l’animal, de vivre
différemment de l’animal, et donc de contrôler sa vie pour la porter au
maximum de sa signification humaine. C’est le point de départ même de
l’éthique.
Dans cette optique, il va sans dire que l’être humain qui ne se
considère pas comme un décollage, qui ne tâche pas de vivre à la cime de son
être, est autre chose qu’un être humain. Vous tous qui êtes venus étudier à
l’UPKAN, filles comme garçons, nous voulons nous rassurer que vous êtes des
êtres humains et non pas autre chose. Donc que vous pouvez porter votre vie au
maximum de sa signification par des comportements exemplaires, des
comportements qui assurent votre crédibilité humaine en tant que telle.

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2.3. Les missions que poursuit l’UPKAN


Comme je venais de le dire, non seulement la vocation humaine vous
oblige d’être des hommes et des femmes aux comportements exemplaires, mais
aussi tout particulièrement les missions poursuis par l’Université où vous êtes
venus vous former : l’Université Pédagogique de Kananga. Ces missions sont
entre autres :
- (1e) Pourvoir le pays en fonction de ses besoins en enseignants de très
haut niveau de formation générale et spécialisée, aux qualités morales et
pédagogiques éprouvées ;
- (2e) Stimuler chez le futur enseignant une prise de conscience de son rôle
d’encadreur politique, de la noblesse de sa mission et de la dignité de sa
personne ;
- (3e) Former des cadres universitaires dans le domaine pédagogique ;
- (4e) Assurer l’éclosion des idées neuves et le développement des aptitudes
orientés vers la solution des problèmes spécifiques du pays, compte tenu
de l’évolution de la science.
Ainsi qu’on peut le constater, l’UPKAN forme les formateurs : des
hommes et des femmes capables de donner forme aux autres, de les éveiller à
l’humanité. Ces hommes et ces femmes, l’Etat congolais, pouvoir organisateur
tant de l’existence que des activités qui se déroulent à l’UPKAN, veut qu’ils
soient dotés d’un très haut niveau de formation générale et spécialisée ; qu’ils
fassent preuve de qualités morales et pédagogiques éprouvées, mais aussi qu’ils
soient conscients de leur rôle d’encadreurs de la cité, de la noblesse de leur
métier et de la dignité de leur personne.
Ces missions suggèrent, en effet, que les étudiants qui, comme vous,
s’inscrivent à l’UPKAN ne se considèrent pas comme n’importe qui mais des
individus formés pour devenir des modèles de la société. Formés pour devenir
formateurs, c’est-à-dire façonneurs des hommes et des femmes pour la
société, ces étudiants doivent prendre conscience de cette vocation
professionnelle spécifique de façonneurs d’hommes. Celle-ci, en fait, leur
impose l’éthique. Car on ne peut devenir façonneur des hommes pour le devenir
meilleur de la société sans être façonné soi-même dans le même objectif.
Devant devenir des façonneurs d’hommes pour la société et, plus
généralement de hauts cadres devant servir de leviers du développement de la
nation, les étudiants de l’UPKAN doivent toujours se considérer et se mettre
hors du lot des étudiants des autres institutions qui poursuivent d’autres objectifs
que les objectifs pédagogiques. L’éthique s’impose à eux dans cet autre sens.
Ces étudiants, vous, doivent toujours se dire à eux-mêmes : nous ne sommes pas
n’importe, nous ne devons pas nous comporter n’importe comment.

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Ainsi qu’on peut le constater, de par leur vocation humaine et leur


vocation professionnelle spécifique, les étudiants de l’UPKAN sont obligés à
l’éthique, à des comportements exemplaires qui assurent leur crédibilité comme
telle. Mais cette éthique-là sur quelles valeurs reposerait-elle ?
2.4. LES VALEURS DE L’ETHIQUE D’UN ETUDIANT
1. La liberté
Du point de vue moral, la liberté se rapporte à la capacité de vouloir et
de faire le bien spontanément ou, plus précisément, à la conscience et la
réflexion qui permettent à une personne d’agir avec raison et responsabilité.
Ce sens de la liberté, ainsi que nous devons le noter d’emblée, est le
présupposée naturel de l’être humain, de tout être humain. Car, comme nous
l’avons relevé avec des données de l’anthropologie philosophique moderne,
l’être humain, est sujet tout en étant un être de nature. Ce par quoi il capable de
prendre possession de lui-même, de se poser la question du but de son existence
et de ses actes, de se remettre en question lui-même à la lumière de ce but.
Cette capacité-là, telle est la liberté de l’être humain justement. Elle
fait de lui quelqu’un qui n’est pas soumis au déterminisme, mais quelqu’un qui
est une sorte de totalité de la pensée, totalité de la volonté, totalité du sentiment
et totalité de l’activité créatrice. Autrement dit, la liberté morale dont l’homme
est dotée par nature en tant qu’être de raison fait de lui quelqu’un qui pense en
bien, qui veut le bien, qui sent le bien et qui est engagé pour faire advenir le bien
dans ses actes.
Cette liberté nous voulons qu’elle soit vôtre, vous les étudiants de
l’UPKAN. Nous voulons que vos pensées, votre volonté, vos sentiments, vos
activités soient fondamentalement tournées vers le bien. Car votre vocation
humaine vous y contraint, de même que votre vocation professionnelle
spécifique.
Soyez libres ! C’est-à-dire portez-vous au-dessus de la médiocrité
ambiante. Recherchez inexorablement ce qui est bien et juste dans tout ce que
vous entreprenez. Parce que non seulement vous êtes appelés à vous démarquer
des animaux, mais aussi parce que vous êtes formés pour d’une part devenir des
modèles de la société, et de l’autre des piliers du développement de la nation. On
ne peut pas devenir un modèle social dans l’irresponsabilité, dans la tricherie,
dans la corruption, dans le non-respect des normes disciplinaires établies, dans
le non-respect des autorités établies, dans le manque de ponctualité et de
précision dans la façon de faire les choses, dans la loi du moindre effort, le
manque d’esprit d’initiative, dans le déficit de planification de ses tâches, etc.

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Pour ce qui est particulièrement de filles, sachez que vous ne


deviendrez jamais des modèles de la société si vous transformez ce milieu
universitaire d’un centre d’intelligence en centre d’exhibition de votre beauté, si
votre vie ici se ramène à des maquillages farfelus, à un habillement indécent à et
une légèreté comportementale caractérisée, qui éclipsent le bon sens tout et
énerve les bonnes mœurs. Au fait, votre idéal ici ne doit pas être l’exhibition de
votre beauté, mais une formation devant vous modeler pour faire de vous une
femme leader dans la société de demain.
2. La justice
C’est également au sens moral que nous comprenons ce terme, certes
sans en ignorer d’autres. D’après ce sens, la justice est la vertu consistant à
connaitre et respecter des droits légitimes d’autrui (individus et/ou peuples) en
se conformant au principe d’équité. Cela implique, entre autres, l’acceptation et
la tolérance des autres dans ce qu’ils sont comme tels, c’est-à-dire dans leur
différence : différence de sexe, de religion, de race, d’ethnie, d’opinion, etc.
Cette justice-ci est également un principe du droit naturel avent de
l’être du droit positif (ensemble de normes juridiques établies par le législateur
et en vigueur dans un Etat). Au fait, elle établit notoirement qu’aucun être
humain dans ce monde n’a demandé de naitre ici ou là-bas, ni de naitre fille ou
garçon, noir ou blanc, catholique ou protestant, mukua ou muena, tout cela
n’étant que des accidents de l’histoire. De cette façon, la tolérance et le droit à la
différence est un principe qui s’impose dans toute société. Ce principe signifie
que chaque individu, dans sa différence sociologique, doit être respecté et
valorisé dans la moindre discrimination.
Et pourtant, c’est n’est pas ce qu’on observe hier comme aujourd’hui
dans notre société où le sexisme est très vivace et où, de fait, la différence de la
femme n’est pas reconnue et valorisée. A l’UPKAN, néanmoins, nous tenons au
respect de cette différence-là. Nous voulons que les femmes et filles soient
respectées et valorisées car, du reste, l’évolution actuelle de la conscience de
l’humanité nous l’impose. Nous refusons les comportements misogynes car nous
considérons qu’une société qui veut aujourd’hui se développer ne se passera pas
de femmes, lesquelles d’ailleurs constituent souvent la couche la plus
nombreuses de la population. L’éthique du respect de la femme, comme une
question de justice, nous interpelle à l’UPKAN. Et nous voulons que chacun de
vous l’intègre comme telle.
3. Le Travail
Après la liberté et la justice comme valeurs devant nourrir l’éthique de
l’étudiant de l’UPKAN, votre éthique donc, vient le travail. Le terme désigne
bien de choses aussi valables les unes que les autres. Mais il désigne aussi, dans
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un sens subjectif rapporté à l’homme en tant qu’être conscient, une attitude


vitale, une orientation essentielle de la vie.
Encore une fois, c’est la pensée philosophique moderne qui nous
ouvre cette perspective. F. Hegel et Karl Marx, entre autres, en sont les hérauts.
Ils ont utilisé le terme praxis pour désigner le travail dans ce sens. Inspirés par
Aristote la « praxis » dans leur pensée se distingue de la « theôroia » et de la
« poièsis ». La « theôria » serait l’attitude distanciée du spectateur ou
observateur. La « poièsis » serait l’activité de fabrication, l’activité simplement
itérative, reproductive et ponctuelle, comme celle qu’on enregistre dans les
manufactures. Mais la praxis serait plutôt quelque chose qui occupe l’homme
tout entier et de façon durable, qui réclame l’engagement orienté de toutes les
facultés de l’homme.
La praxis se rapporterait donc à quelque chose d’existentiel et
d’historique, au mode d’être et d’agir d’un sujet qui de donner un sens à ses
actes particuliers, qui sait chaque fois ce qu’il veut et ce qu’il fait. Bref, la praxis
désignerait une conduite de la vie et qui est une sorte de conquête du monde à
long terme. Elle se rapporterait à une manière d’être et de se comporter qui
refuse toute forme de distraction parce qu’elle est consciemment orientée vers la
maitrise du destin.
Malheureusement, ce sens du travail est rarement perçu et assumé
dans notre société. Les gens sont très attentistes, très substantialisés comme tels,
et vautrés dans des rythmes de la vie qui déconcertent. Ils perdent trop de temps
et d’énergie à rechercher un travail, alors que par la praxis ils peuvent parfois
devenir des rois, des maîtres du monde et de leur destin. A l’UPKAN, nous
souhaitons que nos étudiants retrouvent et intègrent le sens du travail comme
praxis, comme disposition de soi qui est conquête du monde à long terme.
Cela Signifie sans plus que nous voulons des étudiants disciplinés, qui
ne perdent pas leur temps dans des futilités, dans des distractions indues. Nos
étudiants doivent apprendre à se concentrer sur l’essentiel ; ils doivent apprendre
à bien gérer leur temps en vue d’en tirer le meilleur des profits. Nos étudiants
doivent apprendre à orienter toutes leurs facultés intellectuelles et morales vers
un travail estudiantin sérieux, qui soit porteur d’un plus dans leur vie
aujourd’hui et demain.
Cela signifie sans plus que nous voulons des étudiants disciplinés, qui
ne perdent pas leur temps dans des futilités, dans des distractions indues. Nos
étudiants doivent apprendre à se concentrer sur l’essentiel ; ils doivent apprendre
à bien gérer leur temps en vue d’en tirer le meilleur des profits. Nos étudiants
doivent apprendre à orienter toutes leurs facultés intellectuelles et morales vers
un travail estudiantin sérieux, qui soit porteur d’un plus dans leur vie
aujourd’hui et demain.
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4. Le Volontariat
Il y a aussi le volontariat qui se propose comme valeur devant nourrir
l’éthique de l’étudiant de l’UPKAN, votre éthique. Celui-ci est le fait d’accepter
de son plein gré de faire quelque chose sans en attendre une quelconque
rétribution ; il est l’acte de s’offrir volontairement pour réaliser une activité,
exécuter une tâche sans en attendre d’être payé ou récompensé de quelque
manière que ce soit.
Le volontariat est aujourd’hui un important mouvement social qui naît et se
consolide sous l’impulsion des Nations Unies, dans l’objectif d’aider les
citoyens et les structures existant au sein des Etats à apporter spontanément du
leur pour le devenir meilleur de leurs sociétés. C’est un mouvement qui valorise
le don spontané de soi et de ses biens pour l’amélioration de son environnement
social et humain.
Naissant sous l’impulsion des Nations Unies, le volontariat a été décrit
par Ban Ki-moon, ancien Secrétaire Général de cette organisation, comme « une
source de force communautaire, de résistance, de solidarité et de cohésion
sociale, qui peut entrainer des changements sociaux positifs en favorisant le
respect de la diversité, l’égalité et la participation de tous ».
Gauthier Fene Fene, Coordinateur National de ce mouvement en
RDC, il y a quelques années, définit le volontariat comme étant « une expression
de la participation de l’individu dans la vie communautaire en toute confiance,
par solidarité et réciprocité, sans exiger en retour quelque chose en termes de
gain ». Autrement dit, le volontariat est un dévouement ; une offre de service par
simple dévouement.
Dans notre société aujourd’hui, malheureusement, l’offre de services
par simple dévouement n’existe plus. La participation volontaire des individus
dans la vie de leur communauté par solidarité et en toute confiance est une
illusion. Les gens sont obsédés par la contrepartie. Dans ce sens on voit des
biens publics qui se détériorent autour de nous sans que cela nous préoccupe.
Nous rejetons toute la responsabilité sur l’Etat, le gouvernement.
Certes, sans dé dédouaner l’Etat, nous devons savoir que le volontariat
est un atout pour une communauté, car il lui permet de résister, dans un élan de
solidarité et de cohésion, à la destruction, voire à la disparition. Le volontariat
mobilise les gens, qui mettent en œuvre leur intelligence et leurs moyens pour
faire quelque chose sans attendre de l’Etat. Il interpelle fortement les Congolais
aujourd’hui, à notre avis, et particulièrement les étudiants de l’UPKAN, pour le
cas qui nous concerne.

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Vous, étudiant de l’UPKAN, par exemple, le volontariat c’est de vous


organiser, notamment dans vos salles de promotion, pour veiller à leur propreté,
malgré l’existence d’un personnel commis à cette tâche. Cela en sorte que même
si ce personnel manque à son devoir, la salle puisse demeurer propre et en ordre
pour les cours. Mais le volontariat c’est aussi, pour vous, de vous organiser pour
combattre, autant que faire se peut, l’insalubrité sur nos sites : les nettoyer, les
faire désinfecter, etc., sans nécessairement attendre que cela viennent des
autorités.
Vous devenez désormais membres de la communauté de l’UPKAN.
Sachez que la sécurité de nos sites, par exemple, vous concerne, et de tous les
biens meubles et immeubles qui s’y trouvent. Veillez à ces biens. Organisez-
vous pour les protéger. Ayez notamment dans chaque promotion une cellule de
sécurité qui veille sur les biens pour les protéger, et donc qui protège
l’institution parce que c’est votre institution. Donnez corps au volontariat au sein
de notre établissement. Balayez les salles et les couloirs, ramassez les ordures et
jetez-les qui seront rendus disponibles. Plantez des arbres, plantez des fleurs,
créez, par exemple, un corps de volontaires pour l’établissement, dites-nous
comment nous pouvons vous accompagnez dans l’atteinte de vos objectif. C’est
cela le volontariat, et il implique une éthique du don volontaire de soi pour sa
communauté. L’étudiant de l’UPKAN que vous êtes est interpellé par le
volontariat.
5. Le sacrifice
Pour finir, il y a le sacrifice. Une valeur sur laquelle reposerait
l’éthique de l’étudiant de l’UPKAN. Le sacrifice est un renoncement ou une
privation volontaire au profit d’une valeur jugée plus haute. En effet, dans la vie
une échelle de priorités est toujours importante et important aussi le sens du
sacrifice pour réaliser ce qu’on s’est déterminé comme priorité. Dans notre
société aujourd’hui cela manque. Les gens vivent comme si tout était important
pour eux et parfois on inverse les valeurs : les choses accessoires deviennent
importantes, tandis que les choses importantes deviennent accessoires. Le
monde n’avance pas de cette façon. Les sociétés qui avancent, voire les
individus et les groupes, sont ceux qui se sont fixé des priorités et qui ont
consenti des sacrifices pour les réaliser.
Ils vous arrivent parfois, vous les jeunes, de nous envier en nous
regardant : nous portons de beaux costumes, nous roulons carrosse, nous
manipulons du fric, etc. Mais il vous arrive rarement de penser aux nombreux
sacrifices que nous avons consentis pour en arriver là. Si on se met à vous
raconter, vous passerez peut-être des journées entières debout à nous écouter. Ne
pensez jamais que nous sommes des fruits du hasard, non. Nous avons travaillé,
nous nous sommes sacrifiés pour devenir les hommes que nous sommes. Par le
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même travail et par le sacrifice vous pouvez aussi devenir des hommes et des
femmes respectables et respectés dans ce monde. Découvrez donc le sacrifice.
Vous n’êtes qu’étudiants, mais vous voulez vous habillez comme nous
vos parents, vous voulez tenir des téléphones de grand prix, vous voulez acheter
des motos, etc. La conséquence, l’argent que les parents vous donnent pour
payer les études vous le dépensez à autre chose, aux besoins d’apparat. Le
moment du contrôle des frais arrivé, on vous met dehors, vous perdez des cours
avec toutes les implications que cela comporte sur vos résultats annuels.
Pourquoi ? Parce que vous n’avez intégré le sens du sacrifice.
A l’UPKAN, nous voulons que nos étudiants pensent à ça ; qu’ils
pensent au sacrifice qui les préparerait à devenir de grands hommes et des
grandes dames demain. Du reste, la vie de l’étudiant est une vie de sacrifice ou
elle n’est pas. L’éthique du sacrifice doit vous marquer si vous voulez réussir et
devenir grand dans votre vie et dans ce pays.

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CHAP III. DIX PRINCIPES OU REGLES POUR BIEN ETUDIER ET


REUSSIR A L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
1. SAVOIR CHOISIR L’ETABLISSEMENT/L’INSTITUTION OU
ETUDIER
 Choisir là où s’organise le domaine et/ou la fiche de préférer
 Choisir là où est assurée la meilleure qualité de l’enseignement
 Choisir une institution reconnue par l’Etat
2. SE PREPARER FINANCIEREMENT ET MATERIELLEMENT
 Se préparer à faire face aux frais divers : inscription, frais de scolarité,
syllabus, achat livre, abonnement bibliothèque, enrôlement, transport,
logement, etc.
 Se préparer matériellement : achat papiers, cartable, stylos, ordinateur si
possible, latte, etc.
 Un bon cadre d’étude à domicile : table, chaise, lampe, etc.
3. ABORDER/COMMENCER LES ETUDES AVEC OPTIMISME
Il nécessaire d’entamer l’année académique avec une attitude positive,
avec un « moral de gagnant », avec espoir que tout ira mieux. Tout ce que l’on
fait avec motivation opportune et la conviction que c’est utile et nécessaire
produit un rendement meilleur. Ainsi, il faut :
- Eviter le complexe
- Positiver les choses
- Etre motivé pour réussir
4. PARTICIPER REGULIEREMENT, ATTENTIVEMENT ET
ACTIVEMENT AUX COURS4
 Profiter d’un bon emplacement dans la salle, ne pas être là où il est
difficile de bien écouter)
 S’exercer à la ponctualité (éviter le retard)
 Eviter l’absentéisme (congé prolongé, influence négative des collègues…)
 Aimer les enseignements et leurs animateurs
 Eviter les distractions et les dérangements nuisibles à soi-même et aux
autres
 Etre attentif aux questions et points sur lesquels insiste l’enseignant
 Savoir prendre notes (pour bien le lire et comprendre). Cela exiger de :
 S’attacher à fixer l’essentiel ou le fondamentale dans ce que dit
l’enseignement (écouter avec attention, dégager l’essentiel de
l’accessoire, noter les idées maitresses…) ;

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 S’habituer à être rapide, se constituer une série d’abréviations de mots ou


expressions courantes. Par exemple :
Quelques exemples= qlq ex.
Quand=qd
Parce que= pcq
Beaucoup=bcp
Conséquence=csq
 Avoir un grand souci d’exactitude ; poser des questions d’éclaircissement
si l’on n’a pas bien compris l’un ou l’autre point de l’exposé de
l’enseignant ;
 Mettre son texte au point : relire, vérifier, compléter le texte… ; dégager
les idées essentielles et les souligner ;
 Profiter de supports pédagogiques (syllabus) ;
 Poser des questions de compréhension, faire des commentaires, répondre
aux questions de l’enseignants et de collègues ; cela accroit l’intérêt
personnel ;
 Se faire positivement connaitre par l’enseignant (pas dans le mal)
(conduite, participation application), maintenir de bons contacts avec lui.
5. S’APPLIQUER A LA LECTURE PERSONNELLE
 Lire de temps en temps des ouvrages (livres) articles de revues, internet…
pour approfondir ses connaissances ;
 Lire régulièrement les notes des cours procéder aux synthèses
personnelles pour bien maitriser les matières (la mémoire retient après
répétition ; elle a besoin d’être entrainer pour se développer) ;
 Si l’on doit étudier plusieurs matières, commencer par celles qui sont
moyennent difficiles, continuer avec les plus difficiles et terminer avec les
faciles, quand, logiquement, on est fatigué ;
 Eviter d’accumuler beaucoup de notes non lues en attendant le moment
des épreuves (interrogations, examens…)
 Ne pas étudier plus d’une heure de suite. Il faut faire une petite pose de
cinq à dix minutes ; une longue pause risque de faire perdre cette tension
intellectuelles propre à l’étude ;
 Une étude efficace exige la concentration et doit suivre les étapes
suivantes :
D’abord, effectuer une lecture rapide afin d’avoir une vision d’ensemble
de la matière et connaitre les idées centrales ;
Ensuite, il faudra faire une lecture de compréhension, détaillée, en
employant un crayon et en soulignant les idées intéressantes ;
Il faudra enfin faire des schémas ou des résumés avec les idées centrales.

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 A ces étapes préalables, la mémorisation est plus efficace. Il est plus facile
de retenir ce que l’on a compris. Le secret d’une bonne mémoire réside
dans le fait de distinguer les idées principales des secondaires et savoir les
mettre en ordre.
6. BIEN PREPARER ET TRAVAILLER LES T.P, INTERROGATIONS,
EXAMENS, STAGE, …
 Avoir en tête que la réussite se prépare dès le début de l’année
académique ;
 Ne rien négliger (TP, interrogations…) ;
 Eviter la fainéantise (paresse) ;
 Ne pas s’attendre à la réussite facile, ne pas compter sur les relations avec
l’enseignant, le paiement de supports pédagogique, le monnayage des
points ;
 Travailler en groupe pour profiter de l’assistance des autres, mais toute en
évitant les influences négatives, etc.
 Se méfier de la pratique de tricherie et autres actes immoraux aux
conséquences néfastes du genre de renvoi, annulations des épreuves, etc.
7. SAVOIR GERER SON TEMPS
Il doit y avoir un temps pour tout :
- Temps pour étudier ;
- Temps pour le repos et loisir ;
- Temps pour manger, etc.
Il faudra bien planifier la journée, la semaine, le moi. Une bonne
planification vous évitera le gaspillage, la déconcentration, le surmenage et le
stress…
8. OBSERVER L’HYGIENE DE VIE
 Il est important de prendre soins de soi ; la négligence ou le mauvais soin
de son corps due à son habillement peut être à la base du complexe
d’infériorité de stigmatisation ;
 L’environnement d’étude et le milieu de vie doivent être assainis pour le
bénéfice de la santé ;
 Une douche froide au lever purifie le corps, clarifie l’esprit et prédispose à
bien aborder l’activité de la journée ;
 Une douche à l’eau tiède au coucher permettra un bon sommeil
réparateur.

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9. AVOIR UNE BONNE ALIMENTATION


 Le cerveau tout comme le corps a besoins d’une alimentation saine, riche
et variée ;
 L’alcool et le tabac sont à éviter parce qu’ils affaiblissent petit-à-petit les
ressources intellectuelles ;
 Le chanvre détruit progressivement le psychisme (esprit, intelligence,
affectivité…).
10. LUTTER CONTRE LES ENNEMIS DE LA REUSSITE
Les divers ennemis de votre réussite et qu’il faut à tout prix combattre
sont, entre autres :
- La distraction= état de manque de concentration, manque d’attention
- Le dérangement lorsqu’on enseigne
- L’absentéisme, l’irrégularité, le retard
- L’attentisme, ou le fait de compter sur les efforts des autres ; s’attendre à
la réussite facile, par la tricherie, la collaboration, la corruption et le
favoritisme
- Le diplômisme, le fait d’être venu à la recherche du papier, pour
consommer simplement les années et non pas pour acquérir les
connaissances
- L’addition (dépendance pathologique à au téléphone, etc.
CONCLUSION
La réussite se prépare dès aujourd’hui. Il n’y a pas d’autre magie que
bien se préparer, participer régulièrement et activement aux cours, être attentif,
bien prendre notes, bien organiser son temps, se discipliner, être positif et de
bonne conduite, observer l’hygiène de vie , avoir une bonne alimentation…

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