CHAPITRE 3 : COMMENT DEVELOPPER UNE ORGANISATION FLEXCIBLE ?
Avant de déterminer les modes de production à utiliser, l’organisation interroge ses capacités à innover dans les
procédés. Elle doit ensuite faire des choix stratégiques sur les modes de production de biens et services sur les
méthodes à mettre en œuvre ainsi que sur la gestion de la chaîne de logistique. Ses choix doivent concilier la
flexibilité et la qualité qui sont des enjeux majeurs de la production pour tout type d’organisation.
I LES CHOIX STRATEGIQUES CONCERNANT LES MODES DE PRODUCTION
11 Les modes de production des biens
L’innovation de procédé(s) correspond à une méthode de production ou de distribution nouvelle ou sensiblement
améliorée qui implique des changements significatifs dans les techniques, les outils ou les processus.
Elle bénéficie à l’entreprise, à ses partenaires et aux utilisateurs finaux, en ce qu’elle se révèle en phase avec des
usages naissants. L’innovation est donc une démarche de perfectionnement permanent des processus de production.
Les modes de production désignent la façon dont les différentes ressources de l’organisation (matérielles, financières,
humaines...) sont utilisées, organisées et combinées dans le processus de production. On distingue quatre grands
modes de production :
- production à l’unité : le produit unique est fabriqué à partir d’une commande
spécifique et précise ;
- production en série : le produit standardisé est fabriqué en petites ou en grandes quantités (
consommation de masse) ;
- production en continu : le produit est fabriqué à partir d’un flux de production
ininterrompu ;
- production en discontinu : le produit est fabriqué par lots homogènes dans des
ateliers flexibles
Il s’agit enfin de mettre au point ou d’adopter des méthodes de production plus flexibles afin de mieux adapter l’offre
aux besoins et d’accroître la performance de l’organisation.
12 Les modes de production des services
La production de services présente des particularités en matière de mode de production.
Elle ne peut pas être stockée et doit s’adapter aux souhaits de chaque client. La prestation est individualisée et
renouvelée à chaque fois et de façon différente0 le client peut être amené à participer à la production de service. La
technologie peut amener le client à faire partie intégrante de la logistique de l’organisation en le rendant acteur en
dernier maillon de la chaîne.
Ainsi, le workflow ou « flux de travaux » est un outil informatique qui permet d’automatiser un processus ou une
procédure comprenant des tâches successives et des flux d’informations correspondants.
Il est alors possible, pour tous les acteurs du processus, de visualiser les tâches à accomplir et d’utiliser les documents
correspondants à ces tâches.
L’organisation gagne en productivité et en performance en termes de délais et de qualité car le workflow permet d’une
part de réduire les temps d’exécution des tâches et de traitement de l’information et d’autre part de diminuer les
risques d’erreurs.
II LA LOGISTIQUE COMME SOURCE DE CREATION DE LA VALEUR
21 La gestion de la chaine logistique
La logistique est une activité ayant pour but de mettre à disposition d’une entité une quantité donnée de marchandises,
à un moment donné, en fonction des besoins exprimés.
La gestion de la chaîne logistique (supply chain management en anglais) permet de coordonner les étapes successives
de la chaîne logistique et de gérer le cycle de vie des marchandises, de leur approvisionnement à leur distribution en
passant par leur stockage et leurs transports.
La chaîne logistique suppose trois grandes phases : approvisionner, transformer/stocker et distribuer. Elle implique
différents acteurs (fournisseurs, transporteurs, producteurs, distributeurs et clients) et comprend des flux physiques,
des flux financiers et des flux d’informations. Elle implique différents acteurs.
22 La logistique créatrice de valeur
Les objectifs de gestion de la chaîne logistique sont de réduire les coûts liés au stockage et au transport des
marchandises, d’augmenter la productivité et la rentabilité de l’organisation.
Pour cela, l’organisation peut recourir à une méthode de flux tendus, c’est-à-dire produire « juste-à-temps » quand
cela est requis ou à une méthode de flux tirés qui consiste à produire en fonction de la demande réelle du client et non
en fonction d’une anticipation ou d’une prévision de la demande (flux poussés).
La logistique est un véritable outil de compétitivité qui a pour but d’améliorer la coordination des services de
l’entreprise et de les mobiliser pour poursuivre un objectif commun : la satisfaction du client.
III LA QUALITE UN ENJEU CONCURRENTIEL ?
31 Le contrôle qualité
La qualité d’un bien peut être définie comme son aptitude à satisfaire correctement les besoins des utilisateurs. La
qualité est un élément déterminant de la performance d’une organisation. Elle peut être contrôlée et évaluée en amont
grâce à des normes de fabrication, une certification ou un label de fabrication… ou en aval à l’aide de critères de
satisfaction du client.
Pour les entreprises, la qualité est un enjeu concurrentiel et un facteur déterminant de leur compétitivité.
Le contrôle qualité : permet de savoir si les produits ou les services vendus par l’entreprise sont conformes aux
exigences du marché, à la demande du client, aux législations, au cahier des charges de l’entreprise. Le contrôle
qualité analyse aussi les conditions de retouche ou de rejet d’un produit.
32 Le processus d’amélioration des continue
La démarche d’amélioration continue touche à tous les processus de l’organisation. Elle consiste à réunir les
conditions idéales de fonctionnement en réduisant les sources de non productivité, de non-valeur ajoutée et en
diminuant le gaspillage et les pertes.
Cette optimisation de la chaîne de valeur bénéfique à l’ensemble des parties prenantes : de meilleures conditions de
travail pour les salariés, des clients satisfaits de la qualité et des délais, une collaboration facilitée avec les
fournisseurs…
L’organisation doit faire les meilleurs choix d’organisation de la production pour concilier flexibilité et qualité. En
effet, celle-ci doit s’adapter aux évolutions de la demande des consommateurs tout en garantissant un niveau de
qualité constant qui répond aux besoins.