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Comprendre la création d'une société

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CHAP 1 : LA NOTION DE SOCIETE

La forme simple d’une société : auto-entrepreneur

Les charges tournent aux alentours de 24% du CA.

Jusqu’à la loi du 14/02/22 il n’existait pas de distinction du patrimoine personnel et


professionnel d’une EIRL.

I) Les éléments constitutifs de la société

Définition d’une société :

A) Des associés

Il faut savoir différentier les sociétés de personnes et les sociétés de patrimoine.

Les sociétés de personne, comme son nom l’indique sont des sociétés où ses
représentants sont des personnes. Quant aux sociétés de capitaux

Dans la plupart des sociétés, aucune capacité juridique n’est exigée des associés.
La société en nom collectif et la société en commandite par action exige la capacité
commerciale.
Ne peuvent pas avoir la capacité commerciale :

 Les mineurs et les majeurs incapables


 Les professions incompatibles : fonctionnaires, libérales et professions civiles
règlementés
 Les personnes soumises à déchéances (personnes condamnées à durée
déterminée)
 Personnes hors U.E sans carte de commerçant.

Le régime matrimonial de l’associé doit parfois être prit en compte. En cas de régime
légal de communauté des biens, si un apport est fait avec un bien commun il faut
inscrire dans les statuts que le conjoint a été informé. Celui-ci à 2 ans pour
demander la nullité de l’apport ou l’attribution de la moitié des parts.
En cas de divorce, si les parts sociales sont communes et quelles sont attribuées à
l’époux non-associés lors de la liquidation du régime matrimonial, il devient associé à
la place de son conjoint. Le seul moyen d’y remédier est de prévoir dans les statuts
une clause d’agréments.

B) Des apports

L’apport c’est le contrat par lequel l’associé met à la disposition de la société un bien,
une valeur ou une industrie en contrepartie de part sociale.

La société doit être immatriculé dans les 6 mois de l’apport. À défaut, les associés
peuvent exigés la restitution.
 Apport en numéraire : on distingue souscription (promesse) de l’apport et
libération de l’apport c’est-à-dire la mise à disposition effective. Dans les
sociétés où la responsabilité est illimitée, la loi n’impose rien. Lorsque la
responsabilité est limitée aux apports la loi impose la libération immédiate
d’une partie de l’apport, le reste devant être libéré sous 5 ans, sur appels de
fonds des organes de gestion. Si l’associé ne libère pas son apport ces droits
peuvent être suspendu et être poursuivi en paiement.

 Apport en nature :

1. Les modalités : le plus fréquent est l’apport en pleine propriété, la société


devenant propriétaire du bien. Il est également possible de faire un apport
en jouissance, la société ne pouvant alors qu’utiliser le bien. Il est aussi
possible de faire un apport en usufruit d’une durée maximum de 30 ans et
la société peut alors utiliser le bien et le faire fructifier.

2. L’évaluation de l’apport : dans les sociétés où la responsabilité est limitée


aux apports, le bien doit être évalué par un commissaire aux apports
(CAA), mais le contenu de l’évaluation n’a pas force obligatoire. Les
associés peuvent retenir un montant différent dans les statuts mais dans
ce cas ils engagent leurs responsabilités pendant 5 ans. Dans la SARL et
dans la SAS si l’apport est inférieur à 30K et que la totalité des apports en
nature est inférieure à la moitié du capital social, les associés peuvent
votés à l’unanimité la possibilité de ne pas faire évaluer le bien par un
CAA.

3. Les apports en industries (en savoir-faire) : l’apport en industrie ne


participe pas au capital social parce qu’il est insaisissable. Il donne droit à
des parts en industrie qui donne à l’associé un droit de vote et un droit aux
dividendes. En revanche, ces parts sont incessibles. L’apport en industrie
est interdit dans les sociétés de capitaux. L’apport en industrie est
librement évalué par les associés, il peut être évalué par un CAA et s’il
n’est pas évalué il équivaut au plus petit des autres apports fait à la
société.

C) La participation aux résultats

1. Règles communes à la participation au bénéfice et aux pertes

La participation au résultat est le plus souvent proportionnel à la participation aux


apports. Les associés peuvent néanmoins prévoir une répartition inégale à
conditions quel ne soit pas complètement disproportionné (interdiction des clauses
léonines et respect de l’égalité entre associé).

2. La participation aux pertes

Dans les sociétés commerciales la responsabilité est solidaire c’est-à-dire que le


créancier peut saisir le plus solvable des associés si la société ne paie pas (stade de
l’obligation à la dette). L’associé qui à payer peut ensuite exercer contre les autres
associés des actions récursoires (contribution à la dette) pour la part de la dette qu’il
ne devait pas. Si la responsabilité est illimitée, les associés paieront tout le passif. Si
la responsabilité est limitée aux apports, les associés ne paieront pas plus que ceux
à quoi ils se sont engagés. Pour les sociétés civiles, la responsabilité est conjointe,
c’est à dire que le créancier doit poursuivre chaque associé à hauteur de sa
participation ai capital. Si les statuts ont prévu une répartition différente des pertes la
clause est inopposable aux tiers.

D) Affectio societatis

C’est la volonté de s’associé sur un pied d’égalité.

Cette condition n’est appréciée par le juge que lorsqu’une clause des statuts porte
atteinte à l’égalité entre associé ou dans le cas de la société créée de fait.

II) Condition de validité

Le contrat de société droit répondre aux conditions de fonds du droit des sociétés.
Mais il droit également respecter les conditions de fond du droit des contrats.

A) Conditions de fond

L’article 1128 du code civil exige 3 conditions : la capacité des parties, la capacité
des parties ainsi qu’un contenu déterminer et licite. La capacité et le contenu ne sont
appréciés qu’au regard du droit des sociétés. Le consentement de l’associé doit
exister et être libre et éclairé. Les vices du consentement sont rares en jurisprudence
parce que la cour de cassation dans les sociétés où la responsabilité est limitée
exige que le vice soit partagé par tous les associés.

B) Conditions de forme

1. Forme des statuts

Dans la très grande majorité des cas les statuts peuvent être rédigés par acte sous
seing privé. Néanmoins, dans 2 cas un acte authentique est exigé. Lorsqu’un apport
en bien immobilier est fait ou d’un droit de bail supérieur à 12 ans.

2. Mentions obligatoires

Les mentions obligatoires dans la rédaction des statuts sont au nombre de 6 qui sont
les suivantes :
 Capital
 Nom
 Forme juridique
 Objet
 Durée
 Siège

C) Nullité du contrat de société


La nullité du contrat de société n’est jamais rétroactive. La nullité est relative lorsque
la loi a vocation à protéger un intérêt particulier. Seule la personne protéger peut
demander la nullité (vice du consentement ou incapacité). La nullité est absolue
lorsque la loi protège l’intérêt générale. Toute personne intéressée peut demander l
nullité du contrat de société. Le délai de prescription est de 3 ans à compter de la
conclusion du contrat ou de la découverte du vice.
Si le contrat de société ne respecte pas les mentions obligatoires il est possible de
régulariser soit volontairement, soit sur injonction du juge à la condition que les
associés aient été mis en demeure de régulariser et qu’il ne l’ait pas fait sous 30
jours.

III) Les attributs de la société

A) Capacité spéciale

La société a donc un certain nombre de pouvoir notamment la capacité d’agir en


justice pour défendre son intérêt

B) La responsabilité

La société engage sa responsabilité civile pour tous les contrats qu’elle conclue et
pour tous les dommages qu’elle pourrait commettre. Elle engage également sa
responsabilité pénale pour toutes les infractions commises par un organe ou un
représentant et dont elle a profité.

C) L’abus de droit

C’est le fait d’exercer un droit dans le but de nuire à autrui.

En droit des sociétés, 3 conditions sont nécessaires : il faut l’exercice d’un droit
contraire à l’intérêt de la société dans l’intention de nuire et qui cause un préjudice
(exemple : abus de majorité).

IV) Publicité

Dépôt des statuts au greffe en double exemplaire


Immatriculation de la société au RCS
BODACC (bulletin des annonces civiles et commerciales)
SHAL (support habilité à recevoir des annonces légales)

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