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Devoir surveillé mathématiques 2003

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Devoir surveillé No10

Samedi 18 mai 2003


- Durée : 4 heures -

L’épreuve est composée d’un exercices et de trois problèmes indpéendants. Le troisième


problème est à rédiger sur un ensemble de copies distinct de celui destiné à l’exercice et les
deux premiers problèmes.
Il sera tenu le plus grand compte de la rédaction.

Exercice :
Soit α > 1 un réel.
1
1) Démontrer que la fonction x ∈ [2, +∞[−→ est intégrable.
x(ln x)α
 1
2) Quelle est la nature de la série ?
n(ln n)α

Problème 1 :
 π/4
e− cos2 t dt.
x
Pour x ∈ R, on pose f (x) =
0
1) Quelle est la limite de f en +∞ ?
2) Montrer que, pour tout réel b > 0 et tout x ∈ R,
1
x  b =⇒ ex − 1 − x  eb x2 et
2

1
x  −b =⇒ ex − 1 − x  e−b x2 .
2
3) Montrer que pour tout a ∈ R, il existe ϕa : R −→ R, continue en a, telle que ϕa (a) = 0
et pour tout x ∈ R
  
π/4 − cosa2 t
e
f (x) − f (a) = (x − a) − dt + ϕa (x) .
0 cos2 t

En déduire que f est dérivable et préciser la dérivée de f .


4) On note P une primitive de u −→ e−u sur R. À tout réel x, on associe
2

 π π
− 2 , 2 = I −→ R
.
Qx : t −→ P (x tan t)

a . Montrer que Qx est dérivable et expliciter Qx .


b . Prouver que pour tout x ∈ R,
 
e−x tan t
x π/4 2 2
−u2
e du = x dt.
0 0 cos2 t

5) Soit g : x ∈ R −→ f (x2 ).


a . Montrer que pour tout x ∈ R
 x
 −x2
e−t dt.
2
g (x) = −2e
0

b . Que peut-on dire de la fonction h définie pour x ∈ R par


 x 2
−t2
h(x) = g(x) + e dt ?
0

e−u du.
2
−u2
6) Montrer que u −→ e est intégrable sur R et calculer
R

Problème 2 :

Dans le problème, I désigne un intervalle ouvert non vide de R.


I. Première partie :
On se donne trois fonctions continues A, B, C : I −→ R, α > 0 un réel distinct de 1 et on
considère l’équation différentielle

(E) A(x)y  + B(x)y + C(x)y α = 0,

appelée équation de Bernoulli.


On suppose que A ne s’annule pas sur I. Soit x0 ∈ I et y0 ∈ R. On appelle solution maximale
relative à (E) et à la condition initiale y(x0 ) = y0 un couple (y, J) où J est un intervalle ouvert
inclus dans I, contenant x0 , y : J −→ R une fonction dérivable solution de (E) vérifiant
y(x0 ) = y0 et telle que si z : J  −→ R est une solution de (E) vérifiant z(x0 ) = y0 , alors J  ⊂ J
et z et y coı̈ncident sur J  .
On admettra alors que pour tout x0 ∈ I et y0 ∈ R, il existe un unique couple (y, J) solution
maximale relative à (E) et à la condition initiale y(x0 ) = y0 .
1) Soit (y, J) une solution maximale de (E). On suppose que la borne supérieure de J est
réelle. On la note b et on suppose de plus que b ∈ I. Démontrer que y(x) ne peut admettre de
limite finie lorsque x tend vers b par valeurs inférieures.
2) Soit x0 ∈ I. Soit (y, J) une solution maximale relative à la condition y(x0 ) = 0. Montrer
que J = I et que y est la fonction nulle.
3) Soit y : J −→ R une solution de (E). Montrer que si y s’annule en un point, y est
identiquement nulle.
4) Soit y0 > 0. On considère (y, J) une solution maximale relative à (E) et à la condition
y(x0 ) = y0 . Démontrer que pour tout x ∈ J, y(x) > 0.
5) Soit y : J −→ R∗+ une fonction dérivable. On pose z = y 1−α . Montrer alors que (E) est
équivalente à une équation différentielle du premier ordre en z.

II . Deuxième partie :
On considère (E1 ) xy  + y − xy 3 = 0 pour x ∈ I = R∗+ .
1) Que dire d’une solution de (E1 ) s’annulant en un point x0 ? Soit x0 ∈ I. Comment
peut-on déduire les solutions de (E1 ) vérifiant y(x0 ) < 0 de celles vérifiant y(x0 ) > 0 ?
On s’intéresse aux solutions à valeurs strictement positives de (E1 ). Soit y : J −→ R∗+
dérivable tel que J ⊂ R∗+ .
2) Montrer que (E1 ) est équivalente à une équation différentielle (F ) du premier ordre en
z.
3) Résoudre (F ).
4) Exprimer toutes les solutions y : J −→ R∗+ de (E). Pour chacune d’entre-elles, on
précisera quel est le domaine de définition maximal contenu dans R∗+ .
5) Soit y0 > 0.
a. Donner le domaine de définition et l’expression de la solution maximale de (E1 ) relative
à la condition de y(1) = y0 .
b . Préciser en fonction de y0 les limites aux bornes du domaine de y.
c . Représenter graphiquement les solutions de (E1 ).

III . Troisième partie :


On se donne quatre fonctions continues A, B, C, D : I −→ R, et on considère l’équation
différentielle

(E2 ) A(x)y  + B(x)y + C(x)y 2 + D(x) = 0,

appelée équation de Riccati.


1) Soit Y0 une solution de (E2 ). Que devient (E2 ) si on fait le changement de fonction
inconnue Y = y − Y0 ?
2) On considère (E3 ) y  + 3y + y 2 + 2 = 0.
a . Montrer que (E3 ) possède deux solutions particulières constantes. On note Y0 la plus
grande de ces deux fonctions constantes.
b . Soit y : J −→ R une solution de (E3 ). Que peut-on dire de y si y prend la valeur −1
en un point ?
c . Montrer que les solutions de (E3 ), autre que Y0 , sont exactement les fonctions

λex − 2
y : x −→ − où λ est un réel arbitraire.
λex − 1
Pour chacune des solutions, on donnera le domaine le définition et les limites aux bornes du
domaine.
d . Représenter les courbes intégrales correspondantes à (E3 ).

Problème 3 : (deuxième ensemble de copies)

K désigne un corps commutatif. On fixe un entier non nul n et on note

SL n (K) = {M ∈ Mn (K), det M = 1}.

Pour i, j ∈ {1, . . . , n}, on note Eij la matrice de Mn (K) dont les coefficients sont nuls sauf
celui d’indice (i, j) qui vaut 1. On rappelle que Eij Ekl = δjk Eil pour tout 1  i, j, k, l  n.
On appelle matrice de transvection les matrices de la forme In + λEij avec i = / j et λ ∈ K
et matrice de dilatation les matrices de la forme
 
1 0 ... ... 0
 .. 
0 1 .
 .. 
Dn (α) =  ... ..
. . avec α ∈ K ∗ .
 
0 1 0
0 ... ... ... α

I. Première partie :
1) Soit i =/ j dans [[ 1, n]] et λ ∈ K. On note M = In + λEij , matrice de transvection.
Montrer que M est inversible et calculer M −1 . En déduire que M −1 est aussi une matrice de
transvection.
2) a . Soit i = / j dans [[ 1, n]] et λ ∈ K et M ∈ Mn (K). Par quelles opérations sur les lignes
et les colonnes de M se déduisent les matrices (In + λEij )M et M (In + λEij ).
b . Soit A ∈ GL n (K). En déduire qu’il existe des matrices de transvections
B1 , . . . , Bp , B1 , . . . , Bq telles que
 
1 0...0
0 
 
B1 · · · Bp AB1 · · · Bq =  ..  où B ∈ GL n−1 (K).
. B 
0

3) Montrer par récurrence sur n que pour toute matrice A de GL n (K), il existe des
matrices de transvections C1 , . . . Cr , C1 , . . . , Cs telles que

A = C1 · · · Cr Dn (det A)C1 · · · Cs .

4) Montrer que les transvections et les dilatations engendrent le groupe GL n (K) (i.e. que
tout sous-groupe contenant toutes les translations et les dilatations est GL n (K) tout entier).
5) Montrer que les transvections engendrent le groupe SL n (K).

II . Deuxième partie :
On appelle commutateur toute matrice de la forme ABA−1 B −1 avec A, B ∈ GL n (K).
On note D le sous-groupe de GL n (K) engendré par les commutateurs : c’est l’ensemble des
produits quelconques de commutateurs. D est appelé groupe dérivé de GL n (K).
1) Quelle inclusion peut-on écrire entre D et SL n (K) ?
2) On suppose dans cette question n  3.
a . Soit λ ∈ K et i, j, k ∈ [[ 1, n]] deux à deux distincts.
Que vaut le produit (In + λEi,k )(In + Ek,j )(In − λEi,k )(In − Ek,j ) ?
b . Montrer que D = SL n (K).
3) On suppose dans cette question n = 2 et CardK  4.
a . Soit (α, β) ∈ K× K ∗ .    −1  
β 0 1 α β 0 1 −α
Que vaut le produit ?
0 β −1 0 1 0 β 0 1
b . Montrer que D = SL n (K).

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