Salmi Razika
Salmi Razika
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République Algérienne Démocratique et Populaire
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ϤϠόϟΚΤΒϟϭϲϟΎόϟϢϴϠόΘϟΓέίϭ
Ministère de L'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
ΓΪϴϠΒϟΐϠΣΩΪόγΔόϣΎΟ
Université Saad Dahlab Blida 1
THEME
3UpYLVLRQGHOD9DUSRXUOHVPRGqOHV*DUFKHW
gestion de portfeuille
JUIN 2021
Avant tout, nous remercions Dieu le Tout Puissant de nous avoir guidés
vers les portes du savoir.
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou
de loin à l’élaboration de ce travail.
Enfin, nous remercions les membres du jury pour avoir accepté d’évaluer
notre travail.
ιΧϠϣ
Ϫϟ ϥϛϣϳ ϲΗϟ ΓέΎγΧϟ Δϣϳϗ ϭ έρΧϟ Δϣϳϗ έϳΩϘΗΑ ϡΎϳϘϟ ϪϳϠϋ ϱέϭέοϟ ϥϣ έϣΛΗγϣ ϱ ϰϟ ΔΑγϧϟΎΑ
ΕΎϳΑΎΟϳΎϬϧϣϝϛϟϭϪϟΔΣΎΗϣΔϳϠϣόϟϕέρϟϥϣέϳΛϛέΎϣΛΗγϼϟΔϔϠΗΧϣ ΕΎϳόοϭϝϼΧϥϣΎϬϟνέόΗϟ
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Δ ϳρέηϟ ΓέρΎΧϣϟ Δϣϳϗϭ ΓέρΎΧϣϟ Δϣϳϗ ΎϣϫϥϳγΎϳϘϣϝϭΣ έϭΣϣΗΗ ΎϧΗγέΩ ϝϣόϟ Ϋϫ ϝϼΧ ϥϣ
ΓέρΎΧϣϟΔϣϳϘϟΔΑγϧϟΎΑ εέϗΎοϳϭ GPD ϭΔϳΑϳέΟΗϟϥϳΗϘϳέρϝϼΧϥϣΎϣϬΗϣϳϗέϧϘΗϲΗϟ
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ΕΎόϗϭΗ,ΔϳϧϣίΔϠγϠγ,εέϗ,ϱΩΑΟΔϳΑϳέΟΗΔϘϳέρ,ΓέρΎΧϣϟΔϣϳϗ:Δ ϳΣΎΗϔϣΕΎϣϠϛ
Résumé :
Pour n’importe quel investisseur, il est primordial d’évaluer le risque et la perte potentielle
qu’il pourrait encourir suite à une position d’investissement bien déterminée. Plusieurs
mesures s’offrent à lui. Chacune a ses avantages comme elle a ses inconvénients. Il doit savoir
alors laquelle est la plus fiable, afin de réduire le risque de son placement. Dans ce travail, nos
étude s’articule autour le mesures de risque : la Value at Risk (VaR) qui est estimé par deux
méthodes : empirique, GPD et GARCH(1,1) pour la VAR seulement. L’objectif de ce travail
est d’étudier les techniques d’analyse et de modélisation des séries chronologiques. On
s’intéresse essentiellement aux modèles GARCH(1.1). Ce modèle permettent de représenter
une chronique avec comme finalité de prévoir des valeurs futures de la VAR qu’est devenue
un standard de la gestion de risque dans le monde financier à partir de traitement d’une
application sur des données réelles pour les séries des rendements pour les quatre indices
boursiers (DAX, SMI,CAC40 et FTSE ).
Mots clés : Var ; ES; Méthode empirique; GPD; GARCH(1,1); Série chronologique; Prévision .
Abstract:
For any investor, it is essential to assess the risk and the potential loss that they could incur as
a result of a well-defined investment position. Several measures are available to him. Each
has its advantages as it has its disadvantages. He must then know which one is the most
reliable, in order to reduce the risk of his investment. In this work, our study revolves around
the risk measures: the Value at Risk (VaR) which is estimated by two methods: empirical,
GPD and GARCH (1,1) for the VAR only. The objective of this work is to study the
techniques of analysis and modeling of time series. We are mainly interested in GARCH
models (1.1). This model makes it possible to represent a chronicle with the aim of
forecasting future values of the VAR that has become a standard of risk management in the
financial world from the processing of an application on real data for the series of returns for
the four stock market indices (DAX, SMI, CAC40 and FTSE).
Keywords: Var; ES; Empirical method; GPD; GARCH (1.1); Time series; Forecast
Table des matières
Introduction Générale 1
ii
TABLE DES MATIÈRES
iii
TABLE DES MATIÈRES
iv
TABLE DES MATIÈRES
v
Table des figures
vi
Lorem ipsum
TABLE DES FIGURES
vii
Liste des tableaux
viii
Introduction Générale
1
INTRODUCTION GENERALE
2
la
Chapitre 1
La présente étude traite un concept important de la finance qui est le risque. Dans
ce chapitre, une revue de littérature sur la notion de risque sera présentée. Ensuite, les
deux méthodes adaptées dans notre recherche, la V aR et CV AR.
4
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
boursiers puisque la valeur boursière a diminué et investir ainsi dans des actifs moins
risqués tel que l’or. Les indices boursiers ont subi une chute contrairement au marché
de l’or, qui a connu une hausse de prix.
Le risque du marché reflète alors la volatilité du prix de l’actif financier ; plus le
prix est volatile plus l’actif est risqué.
5
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
Généralement, les actions de grandes sociétés et des sociétés opérant dans des sec-
teurs prometteurs sont plus liquides que celles des petites entreprises ou des sociétés
opérant dans des secteurs en déclin.
Chaque instrument de placement sur le marché financier est assujetti à un certain
risque. Cependant, l’investisseur doit en prendre compte et évaluer son impact sur son
investissement. Pour cela, il doit bien déterminer quelle est la source du risque qui
pourrait induire sa position et le traiter rigoureusement.
Notre étude concerne un seul type de risque : le risque du marché. Un aperçu his-
torique sur ses différentes mesures sera détaillé dans la section suivante.
6
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
7
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
référence du risque sur les marchés financiers, consacrée notamment par la réglemen-
tation prudentielle définie dans le cadre des accords de Bâle II.
De façon générale, la Value-at-Risk est définie comme la perte maximale potentielle
qui ne devrait être atteinte qu’avec une probabilité donnée sur un horizon temporel
donné (Engle et Manganelli, 2001). La Value at Risk est donc la pire perte attendue
sur un horizon de temps donné pour un niveau de confiance donné. Cette définition
très simple constitue l’un des principaux attraits de la Value-at-Risk : il est en effet
très facile de communiquer sur la V aR et de ainsi proposer une mesure homogène
et générale (quelque soit la nature de l’actif, la composition du portefeuille etc.) de
l’exposition au risque.
Ainsi, la Value-at-Risk n’est rien d’autre qu’un fractile de la distribution de perte
et profit associée à la détention d’un actif ou d’un portefeuille d’actifs sur une période
donnée. La mesure de Value-at-Risk ne fait que refléter l’information contenue dans la
queue gauche (associée aux pertes) de la distribution des rendements d’un actif. Si l’on
considère un taux de couverture de α% ou de façon équivalente un niveau de confiance
de (1 − α%) la Value-at-Risk correspond tout simplement au fractile de niveau α% de
la distribution de perte et profit valable sur la période de détention de l’actif :
8
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
Si l’on reprend notre exemple de distribution normale, on affiche alors une Value-
at-Risk pour un niveau de confiance de 95% (α = 5%) égale à 1.645. Cela signifie qu’il
y a 95% de chances que la perte associée à la détention de l’actif n’excède pas 1.645.
— Horizon de détention
9
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
10
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
comportement des rendements autour de leur moyenne empirique. Son expression est
la suivante :
T
1 t=1 (Xt − X))3
S= (1.3)
T (δ 2 )(3/2)
T
1 t=1 (Xt − X))4
K=
(1.4)
T (δ2 )(2)
Si K = 3 on dit que la distribution est mésokurtique comme c’est le cas pour la dis-
tribution normale qui sert de point de référence. Si K > 3 la distribution présente des
queues épaisses (fat tails). Elle est dite leptokurtique. Si K < 3 la distribution présente
des queues minces (thins tails). Elle est dite platikurtique.
En ce qui concerne le test de Jarque et Bera, il est basé sur la statistique suivante :
JB = (T S 2 |6) + T (K − 3)2 |24 χ 2 (2) (1.5)
Cette statistique suit asymptotiquement la loi χ2 avec deux degré de liberté lorsque
T (nombre des observations) est assez grande.
La règle consiste à rejeter H0 si la statistique JB est plus grande que χ 2 avec deux
degrés de liberté au seuil de signification choisie (95% par exemple).
Notons que la stationnarité des rendements du portefeuille d’actions est une condi-
tion nécessaire pour appliquer la méthode de simulation historique . Le test de racine
unitaire ADF (augmented Dickey-Fuller) consiste à tester l’hypothèse nulle :
11
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
La méthode du quantile empirique (ou Historical Simulation) est une méthode très
simple d’estimation des mesures de risque fondée sur la distribution empirique des
données historiques de rendements. Formellement, la V aR est estimée simplement par
la lecture directe des fractiles empiriques des rendements passés. Si l’on considère par
exemple un niveau de confiance de 95% et que l’on dispose d’un échantillon de 1000
observations historiques de rendements, la V aR est donnée par la valeur du rendement
qui correspond à la 50ème forte perte.
12
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
n
1
e(u) =
(xj − u)1(xu) (xj ), u0 (1.8)
Nu
j=1
13
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
queue à une distance finie. L’estimation des paramètres ξ et β se fait par le maximum
de vraisemblance.
La densité de la distribution GPD s’écrit :
1 − 1 −1
β ξ (β + ξx) ξ
si ξ 0
gξ,B (x) =
(1.10)
β −1 exp − βx si ξ =0
n
ln (ξ, β) = ln gξ,B (xt )1{ξ0} (xt ) (1.11)
i=1
14
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
des raisons techniques, en supposant que les variations relatives des paramètres de
marché suivent des lois normales. Cette méthode convient également à tous les types
d’instruments, y compris optionnels, et permet de tester de nombreux scénarios et d’y
inclure explicitement des queues de distribution épaisses (événements extrêmes pris
en compte dans une certaine mesure) (voir Glasserman et al. (2001))
16
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
18
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
Selon Christoffersen (1998) une prévision de V aR est valide sur une période T si et
seulement si la séquence des violations {It (β)}Tt=1 satisfait les deux hypothèses de cou-
verture non conditionnelle (UC) et d’indépendance (IN D). Ces deux tests peuvent être
regroupés dans un seul test qui est celui de la couverture conditionnelle (CC). Selon
l’hypothése (UC) la probabilité que se réalise ex-post une perte (rt ) en excès de la VaR
anticipée ex-ante (V aRt|(t−1) ) doit précisément être égale au taux de couverture β, en
d’autre terme E(It (β)) = β. Selon l’hypoth‘ese (IN D), les violations de la V aR pour un
même taux de couverture à deux dates différentes doivent être indépendamment dis-
tribuées. La couverture conditionnelle (CC) caractérise la situation ou‘ la V aR satisfait
19
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
les deux hypothéses précédentes. Hurlin & Tokpavi (2008) donnent une description
bien détaillée de ces tests.
2
(V aRt (α) − rt ) , si rt < V aRt (α)
LFt (α) =
. (1.17)
0 sinon
H0 : E(dt ) = 0.
d−
DMS = . (1.18)
T × var(d)
Sous H0 , DMS suit une normale centrée réduite. On rejette H0 au seuil de 5% si DMS <
−1.645.
20
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
1.11.1 Définition
Après avoir échoué par son critère de non sous-additivé, il s’est avéré que la mesure
de risque V aR comprend certaines lacunes et qu’elle n’est pas une mesure exacte qui
reflète le risque d’un portefeuille,d’où le développement par Artzner, Delbaen, Eber et
Heath de développer d’autres mesures de risque dites « mesure de risque cohérente » à
la fin des années quatre-vingt dix. C’est une mesure de risque d’un portefeuille à une
période déterminée. Elle est similaire à la V aR de point de vue conceptuel mais elle
diffère au niveau du calcul.
c’est à dire que le risque agrégé d’un portefeuille doit être moins élevé que la
somme du risque individuel des actifs composant ce portefeuille. Ce qui prouve
qu’une fonction homogène positive ρ est convexe si et seulement si elle est sous
additive.
— Monotonie : cette propriété montre que
pour toute variable aléatoire x et y. Ce critère montre que plus la perte d’un
portefeuille est faible, son risque sera nécessairement moins élevé.
21
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
pour chaque variable aléatoire x, pour chaque réel α et pour chaque actif sans
risquer0 .Cette propriété explique que si on ajoute à un portefeuille risqué une
quantité α d’actif sans risque, alors le risque du portefeuille se réduit par α .
Une mesure de risque qui respecte ces quatre propriétés est appelée une mesure
de risque cohérente au sens d’Artzner et al. Il existe plusieurs mesures de risque cohé-
rentes qui seront énumérées dans la section suivante.
22
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
23
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
le vrai change- ment relatif des prix et qui sont utilisés pour mesurer la performance
des titres. Alors que les chercheurs utilisent plutôt les rendements continus qui repré-
sentent une approximation convenable pour des investigations empiriques ou analy-
tiques. Soit Pt et Pt−1 les prix des actifs à la fin de la période t et t − 1, respectivement.
Sans prise en compte des dividendes, le rendement arithmétique durant la période
[t − 1, t], note par Rt est donné par
pt − pt−1
RT (=) (1.22)
pt−1
et le rendement géométrique, dit aussi la log-rentabilité ou rendement continu, est
donné par
pt
rt = ln (pt ) − ln (pt−1 ) = ln = ln (Rt + 1) (1.23)
pt−1
Lorsque le pas de temps est petit ou lorsque la rentabilité est proche de zéro, les
rendements discrets peuvent être approximes par des rendements continus i.e.
rt = ln (Rt + 1) ≈ Rt
et
RT (k) = RT + ........ + RT −K+1 .
Dans Solvabilté II, on considéré des horizons de longueur une année, pour cela on
utilise les rendements arithmétiques pour notre analyse empirique, en effet, une ap-
proximation continue peut ne pas donner des bons résultats.
On a la relation suivante : 1 + Rt = exp(rt ) qui lie le rendement arithmétique au
rendement logarithmique.
L’utilisation des observations du passé pour modéliser les réalisations du futur est
fondée sur la principale idée que certaines propriétés de ce processus aléatoire de-
meurent constantes dans le temps, on parle ici de la notion statistique de stationna-
rité. Ceci signifie que le processus générant les prix reste invariable d’une période a‘
l’autre. Une autre notion fonda- mentale dans l’analyse des séries financières est l’au-
tocorrélation des données qui décrit la manière avec laquelle une observation dépend
des réalisations passées. L’analyse directe des séries de prix se révèle difficile car elles
ne sont pas stationnaires et exhibent une forte corrélation. Les séries des rentabilités
ont en général de meilleures propriétés statistiques. C’est pour ces raisons que l’ana-
24
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
lyse empirique porte généralement sur le processus des rendements et non pas sur le
prix des titres.
25
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MESURES DE RISQUE
— Auto-corrélation des carrés des rendements : cela se traduit par une fonction
d’autocorrélation (ACF) des carrés des rendements qui décroit lentement à par-
tir d’une valeur faible mais positive. Cette forme typique de lACF est plus pro-
noncée pour une fréquence élevée que faible. Cette propriété implique que la
volatilité est prévisible dans une certaine mesure (ce qui n’est pas le cas pour les
rendements). Mandelbrot (1963) indique que les grands changements sont sui-
vis par des grands changements d’autres signes et les petits changements sont
suivis par des petits changements. Ce fait stylisé est connu par le phénomène
de mémoire longue dans les séries de rende- ments. Ce fait stylisé est impor-
tant puisqu’il montre que les incréments des prix ne sont pas indépendamment
distribués. On note que pour la série des rendements les autocorrélations sont
généralement très faibles.
— La baisse des cours a tendance à engendrer une augmentation de la volatilité
supérieure à celle engendrée par une hausse des cours, c’est ce qu’on appelle
l’effet de levier.
— Les rendements présentent de nombreux phénomènes de saisonnalité on cite
l’effet week-end étudié par French (1980) et Gibbon et Hess (1981) et l’effet de
premier janvier par exemple
26
Chapitre 2
2.1 Introduction
La théorie des séries chronologiques(ou temporelles) est appliquée de nos jours
dans des domaines aussi variés que l’économétrie, la médecine ou la démographie.
Dans ce chapitre, plusieurs concepts importants liés à l’analyse des séries chronolo-
gique seront abordés. Parmi ceux-ci, on trouve les notions de bruit blanc, d’autocorila-
tion, de la stationnarité et les opérateurs définis sur une série chronologique.
27
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
2.5.1 Modélisation
Elle consiste à :
28
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
2.5.2 Prévision
Étant données des observations X1 , ..........,Xt , la prévision consiste à évaluer une
valeur non observée, Xt+h .la prévision peut être ponctuelle, ou prendre la forme d’un
intervalle de prévision.
29
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
tion :
— Un schéma additif :
T = T1 + St + Ct + εt
T = T1 × St × Ct × εt
T = T1 × St × Ct + εt ,
30
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
∀t ∈ Z; FXt = Xt+1
β k Xt = Xt−k ; k ∈ N
d Xt = (1 − β)d Xt . (2.2)
C’est la série des accroissements, alors que la différence seconde donne la série 2
des accroissements, on a :
31
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
p2
FL = ωj β −j (2.3)
j=p1
où p1 , p2 ∈ N et ωj ∈ R.
p2
ωj = 1, pour tout j = −p1 , ..., p2 (2.4)
j=p1
-Beaucoup de moyennes mobiles ont des poids ωj positifs, mais pas toutes.
-Une moyenne mobile est symétrique si p1 = p2 = p et ωj = ω−j , pour tout j = 1, ...p.
-Une moyenne mobile symétrique est dite non pondérée si ωj = cst pour tout j =
−p1 , ..., p2
1
MM7 = (β 3 + β 2 + β + 1 + F + F 2 + F 3 )
7
Cette moyenne mobile accorde le meme poids à chaque jour de la semaine. En effet :
1
MM7 (Xt ) = (Xt−3 + Xt−2 + Xt−1 + Xt + Xt+1 + Xt+2 + Xt+3 ).
7
Remarque :
-Pour les composantes saisoniéres d’une période paire, il n’existe pas de moyennes
mobiles centrées non-pondérées.
-Si la période est paire et égale à m , on utilise une moyenne mobile accordant un
demi-poids aux deus extrémités.
32
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
-Par exemple , pour des données trimestrielles (m=4), la moyenne mobile est défi-
nie par :
1 1 1
MM4 = ( β 2 + β + 1 + F + F 2 )
4 2 2
En effet
1 1 1
MM4 (Xt ) = ( Xt−2 + Xt−1 + Xt + Xt+1 + Xt+2 ).
4 2 2
2.11 Stationnarité
La stationnarité est une caractéristique d’une série chronologique qui implique que
le comportement de la série ne dépend pas du [Link] particulier, on dit qu’une série
Xt est stable si elle ne comporte pas de tendance à la hausse ou à la baisse.
Plus formellement , on distingue deux types de stationnarité, à savoir stricte et
faible.
Définition 2.3 : (Stationnarité faible) Un processus (Xt )t∈Z est dit stationnaire ou faible-
ment stationnaire ou stationnaire au second ordre si :
— E(Xt2 )∞
— E(Xt ) = µ; ∀t ∈ Z (constante indépendante de t)
— Cov(Xt , Xt−h ) = E(Xt Xt−h ) − E(Xt )E(Xt−h ) = γ(h), ∀t ∈ Z, ∀h ∈ R (ne dépend pas du
temps).
Définition 2.4 (Stationnarité stricte) Un processus (Xt )t∈Z est dit strictement stationnaire
ou stationnaire au sens strict si les lois jointes de (Xt , ....Xtk ) et de (Xt1+h , ....Xtk+h )
sont identiques pour tout entier positif K et pour toust1 , ....tk ∀h ∈ R
Intuitivement, une série chronologique strictement stationnaire doit avoir le même
comportement statique sur des intervalles de temps égaux.
33
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
p
Xt = φXt−1 + αi Xt−1 + εt avec φ = p − 1 Modèle(1)
i=1
p
Xt = α + φXt−1 + αi Xt−1 + εt Modéle(2)
i=1
p
Xt = α + βt + αi Xt−i + εt Modéle (3)
i=1
Tφ
ADF : (2.5)
(1 −
a1 − ...
ap .)
[Link] de phillips-Perron : Robuste à l’hétéroscédasticité
− 1 T 2 SE(φ) (λ
pp = T φ 2 −
δ2 ) (2.6)
2 δ2
T
1 2
δ2 = ( εt ) :
εt −
T −K
t=1
résidus de la régression,
= écart - type de φ,
SE(φ)
34
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
q
2 2 j
λ = δ +2 (1 − ) γ (j )
q+ 1
j =1
T
1
γ (j ) = ε t ε t−j
T
t=j +1
δi = b0 + b1 X i
Avec
m
i = 1, ..., n
X i = 1|n X ij
j =1
j = 1, ..., m
1/2
m
2
δi = 1|n X ij − X i
j =1
m : nombre de mois.
35
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
n : nombre d’années.
Nous utilisons la méthode de moindre carrée ordinaire pour estimer le paramétre
b.
n
n
2
2
b= δi Xi − n.δX| Xi − nX
i=1 i=1
n
X= Xi |n
i=1
Xt = Xt − Xt−1
Si N > 12; alors “S” suit la loi normale d espérance E(S) et de variance V (S)
Avec N : le nombre d’observation :
1
E(s) = (N − 1)
2
1
V (s) = (N + 1)
2
36
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
37
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
n
min γ − aX − b .
i i
a,b
i=1
n
min (γi − aXi − b)2 .
a,b
i=1
La méthode des moindres carrés minimisant le second critère est la plus usité.
n
g(a; b) = (γi − aXi − b)2 .
i=1
a;
Que le couple solution ( b)est donné par :
1 n 1 n 1 n
n i=1 γi Xi − ( n i=1 γi )( n i=1 Xi ) cov(X; y)
a=
1 n 2 1 n
= .
2 var(X)
n i=1 Xi − ( n i=1 Xi )
Et
n n
1 1
b= γi −
a Xi = y −
aX.
n n
i=1 i=1
ax+
La droite d’équation y= b est appelée droite de régression de γen X et est notée :
y/x .
[Link] droite passe par le point moyen M(y;x).
[Link] coefficient directeur a de y/x ; cov(X; Y ) et r(X; Y ) sont de m
e me signe :
-Lorsqu’ils sont positifs, on parle de corrélation positive (y augmente quand x aug-
mente).
-Lorsqu’ils sont négatifs, on parle de corrélation négative(γ diminue quand x augmente).
Afin de confirmer qu’il est raisonnable d’approximer le nuage de points par une
42
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
Cov(X; Y )
r(x; y) = .
δx δy
−1 ≤ r(x; y) ≤ 1.
En pratique, il faut commencer par tracer le nuage de points puis calculer r(x; y)
et ce est que si la corrélation linéaire est assez forte que l’on cherchera la droite de
régression de γen x.
Supposons que l’on observe T valeurs d’une série dont la tendance semble être
linéaire .La méthode des moindres carrés décrite au paragraphe précédent consiste à
estimer la tendance par une fonction linéaire
Z at +
= b
a;
Le couple solution ( b) est donné par :
Cov(t; Zt )
a=
et b = Z −
at.
var(t)
1 T T
En posant t = T i=1 t, z = i=1 Zt et
Cov(t; Zt ) = T1 Ti=1 (t − t)(Zt − Z).
var(t) = T1 Ti=1 (t − t)2 .
Cov(t; Zt )
r=
var(t)var(Zt )
43
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
Z −Z
atα +
Zα = b. a = tαα −tββ
soit Z −Z
atβ +
Zβ = b.
b = Zα − tαα −tββ tα .
Pour choisir les deux points , on constitue deux sous -séries d’observations en gé-
néral d’effectifs égaux. Puis on prend les points médians de chaque sous série.
Zt∗ = Mk (Zt )
Alors la tendance à la date t peut être estimée par la^ moyenne mobile (centrée) d’ordre
K à la date t.
44
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
Théorème 2.1 Tout processus (Xt )t∈z faiblement stationnaire peut s’écrire sous la forme :
∞
Xt = ψj εt−j + Kt (2.14)
j=0
∞ 2
Où les paramétres ψ1 , ψ2 .......sont des réels tels que ψ0 = 1 et j=0 ψj < +∞, (εt )t∈z est un
bruit blanc et Kt est une composante linéaire telle que :
Selon le Théoréme de Wold, tout processus stationnaire d’ordre 2 peut être repré-
senté comme une somme pondérée infinie de chocs passés, caractérisés par un bruit
blanc.
Dans ce qui suit , deux exemples de séries chronologiques stationnaires sont pré-
sentés.
On obtiendra, dans chaque cas, leur représentation selon la formule du théoréme
de Wold.
∞
1
Xt = ( )j νt−j+1
2
j=0
Où (νt )t∈Z est un bruit blanc gaussien de variance unitaire .Afin que la condition ψ0 = 1 du
théorème de wold soit satisfaite, il suffit de poser :
1
Xt = νt
2
On a alors :
+∞
+∞
1 j−1 1
Xt = ( ) εt−j+1 = εt + ( )j εt−j
2 2
j=0 j=0
νt 1
V ar(εt ) = V ar( )=
2 4
+∞
Ainsi, ψ0 = 1 et ψj = ( 12 )j .On note que la condition 2
j=0 ψj < +∞.
45
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
∞
+∞
+∞
1 2j 1 j 4
ψj2 = ( ) = ( ) =
2 4 3
j=0 j=0 j=0
Où le résultat :
+∞
1
αj = , |r| < 1.
1−α
j=0
a été utilisé.
AR(1) : Xt = φ 1 Xt−1 + εt
ou B défini par :
BpXt = Xt−p , p ≥ 0
φ(B) = 1 − φ 1 B1 .......φ P BP
46
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
MA(1) : Xt = εt − ϑ1 εt−1
ou :
δi , i = 1, ....., q sont les paramétres à estimer peuvent être0 ou 0 et εt est un aléa
gaussien εt −→ N (0, δ2 ).
L’équation précédente peut s’inscrire :
où
Xt = 1 − φ 1 B1 − .......φ P BP
q
Xt = ϑi εt−i (2.17)
i=1
avec |ϑi | ∞ et εt , t ∈ Z
47
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
où :
φ(B) = 1 − φ 1 B1 − .......φ P BP
ϑ(B) = 1 − φ 1 B1 − .......φ P BP
le processus ainsi défini est non stationnaire en Xt mais il est stationnaire pour la
série différeciée ∇d Xt
avec :
d : l’ordre d’intégration
s : la période de la saisonnalité.
48
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
2
ht(θ) = α0 + α1 εt−1 + β1 ht−1
∂ log L(θ)
|θ=θˆ = 0
∂θ
∂2 log L(θ)
| θ = θˆ < 0
∂θ 2
Dans le cas général du PMV, l’estimateur du PMV est asymptotiquement convergent
et normal (Gouriéroux, 1997).
√
= θ) →d −1 −1
T (θ T →∞ N (0, J IJ )
∂2 log L(θ)
J = E0 −
∂θ∂θ
∂ log L(θ) ∂ log L(θ)
I = E0
∂θ ∂θ
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une loi normale (cas du MV) alors I = J .
52
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
yt = c + εt (2.27)
εt = zt ht (2.28)
q
p
log (ht ) = α0 + αi g(zt−i ) + βi log (ht−i ) (2.29)
i=1 i=1
où zt désigne un bruit blanc faible homoscédastique tel que et E(zt )=0 et Var (zt )
=δz2et où les paramètres αi ,βi ,γ et θ sont des réels. De façon usuelle, la quantité ht
désigne la variance conditionnelle du processus yt telle que
53
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
Loi de Student(v) : √
Γ (ν/2) ν − 2
E |zt | = 2 √ (2.32)
π (ν − 1) Γ (ν/2)
Loi GED
Γ (2/ν)
(v) : E |zt | = (2.33)
Γ (1/ν) Γ (3/ν)
où Γ(.) désigne la fonction gamma.
Dans le cas du modèle EGARCH, il est inutile d’imposer des contraintes sur les
paramètres pour satisfaire la condition de positivité de la variance conditionnelle ht
en raison de son écriture logarithmique. Le paramètre θ permet de modéliser un effet
asymétrique lié au signe de l’innovation zt . Si θ > 0 (respectivement si θ < 0 ), un
choc positif sur la variance conditionnelle à la datet se traduira à la date t + 1 par une
augmentation (respectivement une diminution) de la variance conditionnelle, c’est-à-
dire de la volatilité, du processus yt . Le paramètre γ permet de prendre en compte
une asymétrie liée à l’amplitude de l’innovation zt mesurée par l’écart |zt | − E |zt | . Si
γ = 0 , alors une innovation positive aura le même effet (en valeur absolue) sur la
variance conditionnelle qu’une innovation négative. En revanche, si γ > 0 un choc de
forte d’amplitude aura relativement plus d’effet (en valeur absolue) sur la variance
conditionnelle qu’un choc de faible ampleur.
Les paramètres du modèle EGARCH peuvent être estimés selon différentes mé-
thodes :
maximum de vraisemblance, pseudo maximum de vraisemblance, méthode des
moments etc. (pour plus de détails, voir Gouriéroux, 1997). Les méthodes générale-
ment retenues sont celles du maximum de vraisemblance (MV) ou du pseudo maxi-
mum de vraisemblance (PMV). L’avantage du PMV réside dans le fait que l’estima-
teur obtenu converge malgré une mauvaise spécification (supposée normale) de la
distribution conditionnelle des résidus, à condition que la loi spécifiée appartienne
à la famille des lois exponentielles (Gouriéroux et Montfort, 1989). Ainsi, l’estima-
teur du MV obtenu sous l’hypothèse de normalité des résidus et l’estimateur du PMV
sont identiques, seules leurs lois asymptotiques respectives diffèrent. Toutefois dans
les deux cas (MV ou PMV), sous les hypothèses standards, l’estimateur est asympto-
tiquement convergent et asymptotiquement normal. Considérons le cas d’un modèle
54
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
√
p − p) →dt→∞ N (0, J −1 IJ −1 )
T (
∂2 log L(p)
J = E0
∂p∂p ‚
∂ log L(p) ∂ log L(p)
I = E0
∂p p‚
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une loi normale (cas du MV) alors I = J.
56
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
yt = c + εt (2.34)
εt = zt ht (2.35)
2
ht = α0 + α1 εt−1 + +α2 εt−1 + β1 ht−1 (2.36)
Dans le cas du modèle QGARCH, il est utile d’imposer des contraintes sur les pa-
ramètres pour satisfaire la condition de positivité de la variance conditionnelle ht .
Ces contraintes se ramènent à α0 , α2 , β1 et α12 ≤ 4α2 α0 . La stationnarité est assurée si
2
α2 + β1 < 1 . Notons que la forme quadratique f (εt−1 ) = α1 εt−1 + α2 εt−1 est minimale
en −α1 |(2α2 ). Par conséquent, la symétrie de la réponse n’est pas obtenue en zéro mais
en ce point : à amplitude donnée de l’innovation passée, on a bien un impact sur ht
différent selon le signe de εt−1 Sentana (1995) propose une généralisation à un modèle
QGARCH(p, q) telle que :
q
q
q
q
2
ht = θ + Ψi εt−i + aii εt−i +2 aij εt−i εt−j (2.37)
i=1 i=1 i=1 j=i+1
57
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
2
ht (θ) = α0 + α1 εt−1 + y1 εt−1 + β1 ht−1
∂ log L(θ)
|θ=θ= 0
∂θ
∂2 log L(θ)
|θ=θ 0
∂θ 2
Dans le cas général du PMV, l’estimateur du PMV est asymptotiquement convergent
et normal (Gouriéroux, 1997).
√
−1 −1
→d
T θ −θ T →∞ N (0, J IJ )
∂2 log L(θ)
J = E0
∂θ∂θ ‚
∂ log L(θ) ∂ log L(θ)
I = E0
∂θ ∂θ ‚
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une
loi normale (cas du MV) alors I = J.
59
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
mt (θ) = c
2
bt = α0 + 1α1 εt−1 + (1 − α1 )bt−1
Les estimateurs du maximum de vraisemblance sont alors obtenus par résolution ana-
lytique d’un système de K = p + q + 2 (nombre de paramètres à estimer) équations non
linéaires :
∂ log L(θ)
|θ=θ= 0
∂θ
∂2 log L(θ)
|θ=θ 0
∂θ 2
Dans le cas général du PMV, l’estimateur du PMV est asymptotiquement convergent et
normal (Gouriéroux, 1997).
√
−1 −1
− θ →d
T θ T →∞ N (0, J IJ )
∂2 log L(θ)
J = E0
∂θ∂θ ‚
∂ log L(θ) ∂ log L(θ)
I = E0
∂θ ∂θ ‚
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une loi normale (cas du MV) alors I = J.
62
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
mt (p) = c
2 2
ht (p) = α0 + α1 εt−1 + ΦIεt−i 0 εt−1 + β1 ht−1
Les estimateurs du maximum de vraisemblance sont alors obtenus par résolution ana-
lytique d’un système de K = p + q + 2 (nombre de paramètres à estimer) équations non
linéaires :
∂ log L(θ)
|θ=θ= 0
∂θ
∂2 log L(θ)
|θ=θ 0
∂θ 2
Dans le cas général du PMV, l’estimateur du PMV est asymptotiquement convergent et
normal (Gouriéroux, 1997).
√
−1 −1
− θ →d
T θ T →∞ N (0, J IJ )
∂2 log L(θ)
J = E0
∂θ∂θ ‚
∂ log L(θ) ∂ log L(θ)
I = E0
∂θ ∂θ ‚
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une loi normale (cas du MV) alors I = J.
65
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
retenu pour conditions initiales sur les paramètres αi , Bi les valeurs estimées dans le
cas d’un modèle GARCH sous hypothèse de normalité.
Concernant les paramètresφ i , non définis dans un modèle GARCH, nous considé-
rons des conditions initiales fixées à 0.0001 permettant ainsi d’évaluer la pertinence
de notre modèle asymétrique.
yt = xt b + δht + εt (2.47)
εt = zt ht (2.48)
q
p
2
ht = α0 + αi εt−i + βi ht−i (2.49)
i=1 i=1
où zt désigne un bruit blanc faible homoscédastique tel que E(zt ) et V ar(zt ) = δz2 et où
les paramètres αi ,βi sont des réels. De façon usuelle, la quantité ht désigne la variance
conditionnelle du processus yt telle que V (yt |yt−1 ) = V (εt |εt−1 ) = ht où yt−1 désigne
l’ensemble des valeurs passées{yt−1 .....y0 } . Afin de garantir la positivité de la variance
conditionnelle, les conditions de positivité des paramètres suffisent, on suppose : α0 >
0, αi ≥ 0, i = 1, ..., q, βi ≥ 0, i = 1, ..., p.
Le paramètre δ mesure l’impact de la variance conditionnelle sur le rendement ; il
correspond également au coefficient de l’aversion relative au risque. Les variables zt
sont indépendamment et identiquement distribuées (i.i.d.).
En plus de la forme linéaire de l’écriture de yt ci-dessus des variantes sont pos-
sibles ; c’est-à-dire les formes log-linéaire et racine carré.
66
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
yt = xt b + δlog(ht ) + εt
FormeLog-Linéaire
yt = xt b + δ ht + εt
Les paramètres du modèle GARCH peuvent être estimés selon différentes méthodes :
maximum de vraisemblance, pseudo maximum de vraisemblance, méthode des mo-
ments etc. (pour plus de détails, voir Gouriéroux, 1997). Les méthodes généralement
retenues sont celles du maximum de vraisemblance (MV) ou du pseudo maximum
de vraisemblance (PMV). L’avantage du PMV réside dans le fait que l’estimateur ob-
tenu converge malgré une mauvaise spécification (supposée normale) de la distribu-
tion conditionnelle des résidus, à condition que la loi spécifiée appartienne à la fa-
mille des lois exponentielles (Gouriéroux et Montfort, 1989). Ainsi, l’estimateur du MV
obtenu sous l’hypothèse de normalité des résidus et l’estimateur du PMV sont iden-
tiques, seules leurs lois asymptotiques respectives diffèrent. Toutefois dans les deux
cas (MV ou PMV), sous les hypothèses standards, l’estimateur est asymptotiquement
convergent et asymptotiquement normal.
Considérons le cas d’un modèle GARCH-M (1,1) sous l’hypothèse de normalité des
innovations.
yt = c + εt
εt = zt ht
2
bt = α0 + α1 εt−1 + β1 bt−1
zt i.i.d.N (0, 1)
67
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
T T
T 1 1 [yt − mt (θ)]2
log L(θ) = − log(2π) − log(ht (θ)) −
2 2 2 ht (θ)
t=1 t=1
mt (θ) = c
2
ht (θ) = α0 + α1 εt−1 + β1 ht−1
Les estimateurs du maximum de vraisemblance sont alors obtenus par résolution ana-
lytique d’un système de K = p + q + 2 (nombre de paramètres à estimer) équations non
linéaires :
∂ log L(θ)
|θ=θ= 0
∂θ
∂2 log L(θ)
|θ=θ 0
∂θ 2
Dans le cas général du PMV, l’estimateur du PMV est asymptotiquement convergent et
normal (Gouriéroux, 1997).
√
− θ →d −1 −1
T θ T →∞ N (0, J IJ )
∂2 log L(θ)
J = E0 −
∂θ∂θ ‚
∂ log L(θ) ∂ log L(θ)
I = E0
∂θ ∂θ ‚
où E0 désigne l’espérance prise par rapport à la vraie loi. Si la vraie distribution des
erreurs est une loi normale (cas du MV) alors I = J .
68
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
γ4 = E (z − E(z))4 = 3 (2.54)
T T
T 1 1 [zt − mt (θ)]2
log L(θ) = − log(2π) − log [ht (θ)] − (2.55)
2 2 2 ht (θ)
i=1 i=1
où ht (θ) désigne la variance conditionnelle d’un processus GARCH et mt (θ) fait réfé-
rence à l’espérance conditionnelle.
70
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
γ3 = 0, ν > 3 (2.60)
3ν 2
γ4 = ,ν > 4 (2.61)
(ν − 2) (ν − 4)
où γ 3 et γ 4 désignent respectivement la Skewness et la Kurtosis.
La log-vraisemblance associée à une observation zt sous l’hypothèse de Student
s’écrit :
ν +1 ν
log L (θ, εt ) = log Γ − log Γ (2.62)
2 2
zt2
−0.5 log [π (ν − 2)] + log(ht ) + (1 + ν) log 1 + (2.63)
ν −2
La distribution à erreurs généralisées (GED) est également symétrique mais est as-
sez flexible dans les queues grâce au paramètre ν . En effet, quand ν = 2, nous tombons
sur une distribution normale standard. Lorsque ν < 2 , cette distribution a des queues
plus épaisses que celle de la normale (distribution leptokurtique). Pour ν = 1 , la dis-
tribution GED dégénère vers une distribution double exponentielle. Lorsque ce para-
mètre ν est supérieur à 2, la distribution GED a des queues plus fines que celles de la
normale (distribution platykurtique). Enfin, quand ν tend vers l’infini, on obtient une
distribution uniforme. L’excès de Kurtosis est donné par Γ(1|ν)Γ(5|ν)/[Γ(3|ν)]2 , (Bao,
Lee et Saltogu, 2004).
Les formules utiles dans une perspective de calcul de la VaR associées à une loi
GED à ν degrés de liberté sont les suivantes.
ν exp(−0.5 |z|λ|ν )
f (z; υ) = ,ν > 0 (2.64)
λ2(1+1|ν) Γ(1|ν)
ν
1|ν, 1 z
, si z ≤ 0
Γ 2 −λ
F(z; υ) = ( 1 z ν (2.65)
γ 1|ν, 2(λ) )
2Γ (1|ν) 12 + 2Γ(1|ν)
, si z > 0
−1
−1 −2λΓ (1|ν, 2αΓ
(1|ν)) si α ≤ 0.5
F (α) =
(2.66)
2λγ −1 1|ν, 2 α − 12 Γ (1|ν) si α > 0.5
71
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
Γ (2|ν)
E |z| = λ21/ν (2.67)
Γ (1|ν)
γ3 = 0 (2.68)
Γ (1|ν) Γ (5|ν)
γ4 = (2.69)
[Γ(3|ν]2
γ3 , γ4 désignent respectivement la SKewness et la Kurtosis et λune constante telle
que :
λ= 2(−2|ν) Γ (1|ν) /Γ (3|ν)
z ν
t −1 1
log L (θ, zt ) = log (ν|λ) − 0.5 − 1 + ν log(2) − log Γ( ) − 0.5 log(ht ) (2.70)
λ ν
72
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
(ν − 2)3/2 ε2 − 1 ε4 + 1 Γ [(ν − 3) |2] m m2 + 3s
γ3 = √ 3 3 − (2.75)
πε s Γ (ν|2) s3
3 ε5 − ε−5 (ν − 2) 3m2 (m2 + 2s) 4m(ν − 2)3/2 ε2 − 1 ε4 + 1 Γ [(ν − 3) |2]
γ4 = + − √ 3 4
(ε + ε−1 ) (ν − 4) s4 s4 πε s Γ (ν|2)
(2.76)
où
ε > 0, ν > 2, m = Γ ((ν − 1) /2) (ν − 2) /π (ε − 1/ε) /Γ (ν/2) , s = (ε 2 + 1/ε2 − 1) − m2
(2.77)
γ 3 et γ 4 désignent respectivement la Skewness et la Kurtosis si v est respectivement
supérieur à 3et 4. G(.; ν)dénote la fonction de répartition d’une distribution de Student
standard. ε est un indicateur d’asymétrie tel que lorsque ε =1, la distribution Skewed
Student est égale à la distribution de Student.
La log-vraisemblance associée à une observation zt sous l’hypothèse Skewed Student
s’écrit :
ν + 1 ν 1 2
+ log(s)(2.78)
log (θ, zt ) = T log Γ − log − log (π (ν − 2)) + log 1
2 2 2 ε+ ε
T
1 2 (szt + m)2 −2t,
− log(∂t ) + (1 + ν) log 1 + ε
2 (ν − 2)
i=1
73
CHAPITRE 2. RAPPEL SUR LES SÉRIES CHRONOLOGIQUES
1|k
1−λ −1 1 2αΓ(1|k)
−1
δ − φ Γ k , 1−λ si α ≤ 1−λ2
F (α) = 1−λ
(2.81)
2(α− )Γ(1|k)
δ + 1+λ
φ γ
−1 1 ,
k
2
1+λ si α > 1−λ
2
c(−A1 − B1 + C 1) si δ ≤ 0
E |z| = (2.82)
c(−A2 − B2 + C 2) si δ0
4λ 1 + λ2 Γ (4|k)
γ3 = + 3δ + δ3 (2.83)
φ 3 Γ (1|k)
1 + 10λ2 + 5λ4 Γ (5|k) 16λδ 1 + λ2 Γ (4|k)
γ4 = + + 6δ 2 + 3δ4 − 3 (2.84)
φΓ (1|k) φ 3 Γ (1|k)
où k>0, 1> λ >-1, et où γ3 et γ4 désignent respectivement la Skewness et la Kurto-
sis.
kφ Γ (3|k)
c= ,φ = s , δ = −2λAs −1 (2.85)
2Γ (1|k) Γ (1|k)
√ Γ (2|k)
s = 1 + 3λ2 − 4A2 λ2 , A = (2.86)
T (1|k) Γ (3|k)
Le paramètre k contrôle l’épaisseur des queues tandis que λ modélise l’asymétrie
quand il est différent de 0.
Par ailleurs, il est possible de retrouver plusieurs densités connues comme des cas
particuliers. Ainsi, lorsquek = 2et λ = 0 , nous obtenons la densité de la loi Normal
standard. Pour k = 2 et λ 0 , nous obtenons la Skewed normal d’ Azzalini (1985).
Enfin pour lorsque le paramètreλ = 0 , nous retombons sur une distribution GED (Ca-
puccio, Lubian et Raggi, 2004)
74
Chapitre 3
La Modélisation du problème
d’optimisation du portefeuille
3.1 Introduction
Dans un cadre statique d’étude, notre objectif sera principalement de déterminer
deux éléments de la gestion de portefeuille. Dans un premier temps, on cherchera les
proportions optimales de chaque actif risqué dans le portefeuille. Dans un deuxième
temps, on déterminera le montant B de liquidité à prêter ou à emprunter de façon à
constituer un portefeuille avec une VaR qui correspond à la V aR préfixé par l’inves-
tisseur. Ce niveau de V aR∗ reflètera le degré de l’aversion au risque de l’investisseur.
Bien évidemment, le portefeuille constitué maximise l’espérance de rendement que
peut obtenir l’investisseur sous la contrainte d’une V aR recherché. Dans ce qui suit,
l’objectif est de présenter un modèle traduisant la problématique.
On suppose que l’on dispose d’un montant W (0) à investir sur un horizon de temps
T . On rappelle qu’on cherche à investir de manière à avoir un niveau de V aR bien dé-
finie de notre portefeuille. Ce niveau peut être fixé par le gestionnaire de risque dans
les institutions financières de sorte qu’il correspond aux exigences des autorités règle-
mentaires, ou fixé par un investisseur particulier relativement à son degré d’aversion
au risque. Ce montant peut être investie avec un autre montant B qui représente un
prêt si B < 0 et un emprunt si B > 0. rf est le taux d’intérêt sans risque pour lequel l’in-
vestisseur peut prêter ou emprunter pendant la période T . On a n actifs disponibles sur
le marché. γ(i) indique la fraction investie dans l’actif risqué i ainsi la somme des γ(i)
doit être égale à 1. Soit aussi P(i, t) le prix de l’actif i au temps t (le présent correspond
à t = 0).
La valeur initiale du portefeuille représente la contrainte budgétaire :
n
w(0) + β + γ(i)P(i, t) (3.1)
I =1
75
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Le problème fondamental sera ainsi de déterminer les fractions γ(i) ainsi que le
montant initial β à emprunter ou à prêter.
En choisissant le niveau désiré de la VaR comme VaR * (exprimé en valeur absolue),
on peut formuler la contrainte de perte potentielle de valeur comme suit :
Avec W(T) est la richesse final de l’investisseur compte tenu de son rembourse-
ment de l’emprunt ou le cas éventuel de son recouvrement du prêt avec les intérêts y
associés, c est le niveau de confiance. Ceci donne :
Du fait que la VaR est la perte maximale, sur l’horizon de temps T , qui peut avoir
lieu avec un niveau de confiance c, on constate que le degré d’aversion au risque de l’in-
vestisseur est reflété à la fois par le niveau de V aR désiré et par le niveau de confiance
associé. L’investisseur est intéressé par la maximisation de la richesse à la fin de la pé-
riode T . Soit r(p) le rendement total espéré sur le portefeuille p sur cette période.
La richesse finale espérée de l’investissement dans le portefeuille p peut s’écrire :
n
β= γ(i)P(i, 0) − w(0) (3.5)
I =1
n
E0 (w(T )) = (w(0) + (1 + rf ) + γ(i)P(i, 0)(rp − rf ) (3.6)
I =1
On suppose pour simplifier que E0 (w(T )) = w(T ) , la valeur de rp est ainsi donné
par :
76
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Donc :
Donc :
V aR∗ + w(0)rf
Pr(rp ≤ rf − n ≤ 1−c (3.9)
I =1 γ(i)P(i, 0)
V aR∗ + w(0)rf
q(c, p) = rf − n (3.10)
I =1 γ(i)P(i, 0)
ce qui donne :
n
V aR∗ + w(0)rf
γ(i)P(i, 0) = (3.11)
rf − q(c, p)
I=1
rp − rf
E0 (W (T )) = W (0)(1 + rf ) + (V aR∗ + W (0)rf )
rf − q(c, p)
En divisant par W (0) on obtient :
W (T ) rp − rf
E0 ( ) = (1 + rf ) + (V aR∗ + w(0)rf ) (6) (3.12)
W (0) W (0)rf − W (0)q(c, p)
Cette dernière équation implique que la maximisation de l’espérance de rendement de
l’investisseur passe à travers la maximisation de l’expression M(p) suivante :
rp − rf
M(p) = (3.13)
W (0)rf − W (0)q(c, p)
On constate que la richesse initiale W (0) n’affecte pas le choix du portefeuille optimal
puisque elle est considérée comme une constante dans l’expression M(p) à maximi-
ser. Le processus d’allocation d’actif est ainsi indépendant de la richesse. Cependant,
l’avantage d’avoir la richesse initiale dans le dénominateur est son interprétation. En
77
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
effet, M(p) est égale au ratio de prime de risque espéré du portefeuille par rapport au
risque assumé. Ce dernier est reflété à travers une perte potentielle maximale relative-
ment à une référence (le rendement au taux sans risque). Vu que le produit du quantile
négatif par la richesse initiale constitue la V aR du portefeuille pour un niveau donné
de confiance, on pourra trouver une nouvelle expression ϕ(c, p) pour le risque.
On constate aussi que le portefeuille optimal qui maximise M(p) est choisi indépen-
damment du niveau de la richesse initial ainsi que du niveau de V aR désiré (V aR∗).En
effet, la mesure de risque ϕ(c, p) pour les différents portefeuilles dépend de la V aR
estimé du portefeuille et non de celui désiré. Les investisseurs débutent par la dé-
termination de l’allocation optimale entre les actifs risqués, l’intervention ensuite du
montant β vient pour montrer la différence entre la VaR estimé du portefeuille et la
VaR désiré. Deux étapes séparées caractérisent le processus de décision comme dans le
cas de l’approche de Moyenne Variance.
On note que dans cette dernière expression, la V ar ∗ est exprimé en valeur absolue
et que la VaR est de signe négative. On remarque aussi le fait que ce modèle est indé-
pendant des hypothèses de distribution de sorte que le modèle est dérivé dans le cadre
de la maximisation de l’espérance de rendement sous la contrainte de perte de valeur
désiré.
78
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
79
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Cj − Cj−1
Rj =
Cj−1
Avec :
— Cj = valeur de l’indice pour le jour j
— Cj−1 = valeur de l’indice pour le jour j − 1
— La richesse initiale de l’investisseur est supposée égale à (1628.75§, 1678.1§ , 1772.8§, 2443.6§),
respectivement aux indicdes boursiers (DAX, SMI, CAC et FTSE). Le horizon de
détention considéré est journaliére. On se réfère à la moyenne géométrique pour
calculer les moyennes de rendement des indices sur les différents horizons. L’ex-
pression générale pour l’obtenir est la suivante :
(1|n)
(h)
Rm = Π ni=1 (1 + Ri −1
Avec :
— h = durée de la sous période de détention (soit le jour, la semaine ou dix jours)
— n = nombre de sous période de durée h dans la période totale m
(h)
— Ri = rendement de la i ème sous période de durée h
— Rm = rendement sur la période tota
Par exemple, le rendement journalier moyen de l’indice SMI sur la période d’étude
est de 0.077% est le plus élevé parapport à l’indice de DAX, CAC, et FTSE.
L’écart type journalier du rendement de l’indice DAX et CAC40 sont supérieur aux
autres indices boursiers par contre le FTSE est le moins élevé.
La volatilité est presque doublée 10 fois puisque celle du deuziéme indice(SMI)
atteint 0.92%„ et le quatriémme (FTSE) atteint 0.79% alors que celle du premiére et du
troiziéme sont de 10% et 11% successivement, la nouvelle mesure de risque présenté
dans la section précédante est calculée pour les différentes de rendement selon une
approche empirique d’estimation de la var et à niveau de confiance de 99% . Rappelons
qu’elle est obtenue par la formule suivant :
80
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
ϕ = W0 rf − V aRestimé
81
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Dans ce qui suit, l’objectif est de comparer et de valider les méthodes d’estima-
tion de la V aR dans le modèle d’allocation proposé à savoir : la méthode Empirique,
la méthode GPD. Ceci est effectué en passant à un cadre dynamique d’étude. Chaque
méthode permet d’avoir un modèle de gestion dynamique issu du modèle général pro-
posé.
aussi, leV AR des série de rendement de chaque indice convergent vers la même
valeur estimée(1.625773).
Nous nous intéressons à la gestion optimale quotidienne sur une période appelée
période de prévision (out-of-sample). L’hypothèse de normalité sera donc présenté à
travers le modèle dynamique de prévision de la variance conditionnelle : GARCH avec
des innovations de loi normale.
On se réfère aux mêmes données journalières des sections précédentes sur l’indice
DAX, SMI, CAC40 et sur l’indice FTSE. La période totale de l’étude s’étale donc du
1991 jusqu’au 1998 (1860 observations).et la période de prévision comme celle allant
du 1999 jusqu’au 2019 , les résultat sont présenté sur la table (3.12)
3.3.2 Conclusion
Les limites de la variance comme mesure de risque ont mené les financiers à cher-
cher d’autres mesures plus précises et plus pratiques. Parmi ces mesures, la Value-at-
Risk s’est imposé comme un standard et une référence règlementaire incontournable
82
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Table 3.5 – Le montant de la VAR par la méthode GPD pour un niveau de confiance
de0.95 et 0.99
L’indice DAX SMI CAC FTSE
95% 0.0005450111 0.01424072 0.01700661 2.186099e-05
99% 0.0008390274 0.02282645 0.02761396 3.361033e-05
Table 3.6 – Table de la VaR à 95% et 99% pour les quatres indices boursier
L’indice DAX SMI CAC FTSE
95% 0.007999325 0.01970236 0.02309391 0.006300607
99% 0.008219286 0.02981998 0.03495835 0.006313999
84
CHAPITRE 3. LA MODÉLISATION DU PROBLÈME D’OPTIMISATION DU
PORTEFEUILLE
Table 3.12 – les valeur de la VAR estimé au niveau de confiance 95% par garch(1.1)
Les indices DAX SMI CAC40 FTSE
VAR 1.655542 1.623542 1.589656 1.556358
Table 3.13 – Montant de la VAR par modéle GARCH(1.1) pendant la période de pré-
vision pour les quatres indices boursiers
Indice DAX SMI CAC40 FTSE
1999 0,015162056 0.015159091 0.01253 0,011504976
2000 0,014964376 0,014422733 0.01251 0,011475324
2001 0,01477658 0,013766435 0.01249 0,011435788
2002 0,014598668 0,013185256 0.01247 0,011406136
2003 0,014420756 0,012671288 0.01245 0,011376484
2004 0,014252728 0,012218601 0.01243 0,011336948
2005 0,014094584 0,011821264 0.01242 0,011307296
2006 0,01393644 0,011473347 0.01240 0,011277644
2007 0,01378818 0,011169908 0.01238 0,011247992
2008 0,01363992 0,010906006 0.01236 0,011218340
2009 0,013501544 0,010676697 0.01235 0,011188688
2010 0,013363168 0,010479017 0.01233 0,011149152
2011 0,013234676 0,010308024 0.01231 0,011119500
2012 0,013116068 0,010160752 0.01230 0,011089848
2013 0,01299746 0,010034237 0.01228 0,011060196
2014 0,012878852 0,009925513 0.01227 0,011030544
2015 0,012770128 0,009832603 0.01225 0,011000892
2016 0,012661404 0,009753531 0.01224 0,010971240
2017 0,012562564 0,009685332 0.01222 0,010951472
2018 0,01246372 0,009628004 0.01220 0,010921820
85
Annexes
91
Figure 3.3 – Histogramme et Normal Q-Q-Plot des rendements journaliers de l’indice
DAX.
92
Figure 3.5 – Représentation graphique de l’autocorrélation simple et la corrélogramme
partiel de la série de rendement de l’indice SMI.
93
Figure 3.7 – Réprésentation graphique de la série de rendement de la série de rende-
ment de l’indice CAC40.
94
Figure 3.9 – Histogramme et normale Q-QPlot des rendements journaliers de l’indice
CAC40.
95
Figure 3.11 – Représentation graphique de l’autocorrélation simple et la corrélo-
gramme partiel de la série de rendement de l’indice FTSE.
96
Figure 3.15 – Représentation graphique du Q-QPlot de la série de rendement de l’in-
dice DAX etQ-QPlot du résidue par garch(1,1).
98
Figure 3.17 – Représentation graphique de la série de rendement de l’indice SMI PAR
GARCH (1,1).
99
Figure 3.19 – Représentation graphique de Q-QPlot de la série du rendement et du
résidue de l’indice SMI par GARCH(1,1).
100
Figure 3.23 – Représentation graphique de Q-QPlot et du résidue de l’indice CAC40.
102
Figure 3.25 – Représentation graphique de la série de rendement de l’indice FTSE PAR
GARCH (1.1).
103
Figure 3.27 – Représentation graphique de la série de rendement et du résidue pour
l’indice FTSE par GARCH(1.1).
104
Figure 3.29 – Représentation graphique des valeurs de sigmma pendant la péride de
prévision pour l’indice DAX.
105
Figure 3.31 – Représentation graphique des valeurs de sigmma pendant la péride de
prévision pour l’indice CAC40.
106