Dysfonctionnements de l'ONATRA en RDC
Dysfonctionnements de l'ONATRA en RDC
« Sans chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny ». Henry Morton Stanley.
DÉDICACE
A toi père, l'auteur de la création de tout ce qui est au ciel et sur la terre, le Dieu de gloire qui est notre
protecteur physique et spirituel,
A mes parents : MAGELA MAKANDA Simon ET NTUMBA Marie José, pour leur inégalable soutien, tant
d'affections, des conseils et sacrifices,
A mes frères et soeurs, Flory MAKUKA, Guylain MAGELA, Elodie, Sylvie MPAKA, Ray Mondo KANGOLO,
Serge MATA et enfin à notre cher cadet, Juve MABUNDAMENE MAGELA,
A mes neveux et nièces : Divine MILOLO, Octavie MUSUI, Rasy KANGOLO, et Dalia NTUMBA.
Je dédie ce travail.
AVANT-PROPOS
L'homme étant appelé à vivre dans la société, doit toujours solliciter l'aide de ses semblables pour
pouvoir réaliser des grandes choses dans sa vie, car ne dit-on pas que dans la vie « c'est l'homme qui fait
l'homme », et que « c'est grâce à quelqu'un que l'on devient quelqu'un ».
Mais, cette aide doit être accompagnée des remerciements en vue de montrer la gratitude à l'endroit de
la personne qui a rendu ce service.
C'est dans cette optique que nous voulons ici nous acquitter d'un agréable devoir. Celui d'exprimer notre
gratitude envers toutes les personnes qui, en contribuant à la réalisation de ce travail, ont aussi porté
une pierre à l'édifice de notre vie.
Nous exprimons notre sincère gratitude au Professeur KABENGELE DIBWE, chef du Département des
Relations Internationales qui, bien que très sollicité, trop occupé et chargé, est resté disponible dans la
direction de ce travail. Ses observations et suggestions nous ont été d'un précieux concours dans la
conception et la réalisation de ce travail. Nous sommes également et profondément redevable à
monsieur le chef des travaux MAYUNGA Edmond, dont le rôle d'encadreur a été très efficace pour
finaliser ce travail.
Ce travail n'aurait pas pu voir le jour sans la généreuse contribution d'un grand nombre des personnes.
Nous sommes particulièrement reconnaissant à Monsieur Théophile KINDIMBU - WA - LUMANISA, sous
directeur à la direction des contrôles de gestion, à monsieur Raymond KOMAKIA, sous directeur à la
direction des études financières de l'ONATRA ainsi qu'à monsieur MASAMBA, inspecteur à l'étude
financière au département financier de l'ONATRA qui nous ont bien accueilli et ont mis à notre
disposition leur temps et leurs documentations. Nous exprimons notre gratitude à Monsieur BOLA
NSANGO IWULA, directeur à la direction de la planification et du développement des ressources
humaines pour son accueil chaleureux.
A mes amis: Sakis Boss KIKWIT, Cédric ILUNGA, Yannick MAFOLO, Christian MBENZA, Daddy KAYALA, et
autres.
Nous ne saurons oublier nos chers collègues, camarades étudiants, pour tant d'efforts, de joies, de
sacrifices, de souffrances et des heures de travail partagés. Nos sentiments de profonde gratitude
s'adressent très vivement à Olivier SONGO, Arsène MBO ABANA, Albert KABAMBA et Djems.
Nous tenons enfin, à remercier de près ou de loin, tous ceux ou toutes celles qui ont contribué à la
production de notre travail, à travers leurs encouragements, conseils ou par d'autres moyens, surtout
financiers.
- AD : Aide au Développement
- CEPAL : Commission Economique des Nations Unies Pour Abonnements aux actualités financières
L'Amérique Latine
- IS : Indicateur Social
- SA : Société Anonyme
- SNCC : Société Nationale des Chemins de Fer du CongoAbonnements aux actualités financières
INTRODUCTION
1. PROBLÉMATIQUE
La littérature économique actuelle met un accent particulier sur le caractère global et intégré du
développement qui par ailleurs, pourrait se définir comme une action permanente et dynamique visant
le progrès à multiples dimensions de la vie de l'homme.
Parmi les dimensions auxquelles s'intéresse le développement de tout peuple à travers le monde, une
attention de plus en plus grande est accordée à l'économie, parce qu'elle constitue la base de toute
organisation et de toute action qui engendre le progrès et le mieux être de l'humanité.
Mais néanmoins, cette économie reçoit des contributions de toute part, entre autres des entreprises du
portefeuille qui constituent les vecteurs de développement économique et social d'un pays.
Contribuant pour plus de 60% au budget de l'Etat dans les années 70, les entreprises publiques de la
RDC sont aujourd'hui devenues un poids financier et de conscience pour l'Etat.
D'où, il est difficile et impossible de réaliser le développement à travers les entreprises publiques. Et
l'Office National des Transports, Onatra en sigle, en tant qu'une entreprise publique n'est pas épargnée
de cette situation.
C'est pour cela, et par rapport à ce qui précède que notre préoccupation majeure dans ce travail
consistera à répondre aux questions suivantes :
- L'ONATRA fonctionne-t-elle normalement pour être considéré comme un facteur de développement
de la RDC ?
Si non, qu'est-ce qui empêche le bon fonctionnement des entreprises publiques en général et de
l'ONATRA en particulier ?
C'est à cette préoccupation que nous allons essayer de répondre dans le développement du présent
travail.
2. HYPOTHÈSE
De notre part, les hypothèses constituent des pistes de solution provisoires proposées par le chercheur
avant d'entrer dans les détails de sa recherche.
L'hypothèse est donc la réponse anticipée à la question que le chercheur se pose au début de son projet.
1(*)
Bien formulé, l'hypothèse oriente l'ensemble de l'édifice et facilite le choix du dispositif méthodologique
ou expérimental. En rapport avec notre problématique, nous pouvons affirmer que l'ONATRA ne
fonctionne pas normalement, et les facteurs qui empêchent le bon fonctionnement des entreprises
publiques en général et de l'ONATRA en particulier et aussi le développement de la RDC, sont :
- l'impunité ;
- la corruption ;
Tout pays qui souhaite se développer doit prendre en compte et réaliser certains préalables. Parmi ces
préalables, nous pouvons citer le bon fonctionnement des entreprises publiques.
En République Démocratique du Congo, les entreprises publiques sont devenues de canards boiteux et
une charge pour l'Etat.
Cette étude nous permet d'analyser la situation au sein de l'ONATRA qui est une grande entreprise
publique. Ceci nous permettra de dégager les raisons qui sont à la base de son mauvais fonctionnement
et de proposer des solutions pour la bonne marche de cette entreprise qui constitue l'épine dorsale des
transports en RDC.
4. MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
Cette terminologie sert à désigner l'ensemble des méthodes et techniques utilisées soit pour rassembler
les données, soit pour traiter les résultats des investigations.2(*)Elle est aussi l'étude philosophique des
procédés de preuves et de recherches dans les différentes sciences.3(*)
A. MÉTHODES DE LA RECHERCHE
Selon DIANDUKILA, la méthode de travail à laquelle on recourt peut être définie comme un procédé,
une démarche intellectuelle pouvant conduire à la recherche et à la découverte d'une vérité
scientifique.4(*)
Dans cette étude, nous allons recourir à la méthode dialectique. Cette dernière nous permet de dégager
les contradictions entre le rôle d'une entreprise publique et la situation réelle de l'ONATRA.
En effet, l'ONATRA qui devrait normalement contribuer au développement de l'Etat Congolais est
devenu une charge pour ce dernier.
B.TECHNIQUES DE LA RECHERCHE
D'une manière générale, la méthode utilisée doit marcher ensemble avec des techniques de recherche.
Good. J. Williams définit la technique comme étant les procédés utilisés dans la collecte des
informations chiffrées ou non qui devant plus tard être soumise à l'interprétation et l'exploitation grâce
aux méthodes.5(*)
Pour notre travail, nous avons fait appel à la technique documentaire. Cette dernière nous a permis de
récolter les données dans les ouvrages, revues, journaux pour la réalisation de ce travail.
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6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail comporte trois chapitres. Le premier définit
quelques concepts liés à notre travail, le deuxième chapitre porte sur la présentation de l'Office National
des Transports et le troisième chapitre est axé sur le fonctionnement de l'ONATRA et sa contribution au
développement National.
SECTION 1 : L'ENTREPRISE
La notion de l'entreprise n'est pas encore clairement dégagée, pas plus en droit positif qu'en économie
politique.6(*) Il en résulte que « les auteurs ont donné de l'entreprise un grand nombre de définitions
plus ou moins larges ».7(*)
Selon F. PERROUX, « l'entreprise est une organisation de la production dans laquelle on combine les prix
des divers facteurs de la production apportés des agents distincts du propriétaire de l'entreprise en vue
de vendre un bien ou des services sur le marché pour obtenir par différence entre deux prix( prix de
revient et prix de vente) le plus grand gain monétaire possible ».8(*)
Selon H. TRUCHY, une entreprise est « toute organisation dont l'objet est de pouvoir à la production, à
l'échange ou à la circulation des biens ou des services... C'est l'unité économique dans laquelle sont
groupés et coordonnés les facteurs humains et matériels de l'activité économique.9(*)
Selon M. MASOIN, « l'entreprise peut se définir comme une organisation dans laquelle un entrepreneur
affecte, contre revenus, des facteurs de production à la production de biens ou des services destinés à
l'échange, en vue de la réalisation d'un profit.10(*)
Nous définissons simplement l'entreprise économique (commerciale ou civile), comme tout organisme
qui assure la production (de biens ou services) en réunissant ses trois facteurs (nature, travail, capital),
en vue de l'échange et dans un but lucratif.
L'entreprise que nous venons de définir ci - haut a trois rôles à jouer, entre autres : le rôle technique,
économique et social.
1° Son rôle technique est de produire dans les meilleures conditions, par une bonne organisation (que
nous étudions d'autre part dans le cours d'économie de l'entreprise).
Suivant la personnalité de l'entrepreneur, on distingue les entreprises privées, les entreprises publiques
et les entreprises mixtes.
a) entreprises individuelles : appartenant à une seule personne qui fournit le capital et est responsable
sur tous ses biens ;
Avantages : l'entrepreneur étant libre et indépendant, consacre le maximum d'initiative et tous ses soins
à son entreprise ;
Inconvénients : développement limité par la capacité financière, recours limité au crédit (garanties) ;
1° sociétés de personnes13(*)
- La S.N.C. : du fait de la responsabilité solidaire et illimitée des associés, cette forme de société présente
la plus grande garantie aux tiers, ce qui facilite l'obtention de crédit ; mais elle ne convient qu'aux
entreprises qui offrent peu de risques et qui ne nécessitent que des capitaux relativement peu
importants.
- la société en commandite simple : ce type convient à une compétence peu fortunée qui désire
constituer une société ou quand il s'agit de développer une entreprise individuelle ; ses avantages et
inconvénients sont ceux de la S.N.C. ; ajoutons que leur responsabilité limitée à leur mise et du fait qu'ils
ne peuvent gérer la société, sont à la merci des commandités.
- la S.P.R.L. : cette société permet à un nombre restreint de personnes de s'associer en limitant leurs
risques à leurs mises, tout en ayant la possibilité de gérer l'entreprise. Cette forme de société rend le
recouvrement au crédit difficile et ne convient également qu'aux entreprises relativement peu
importantes.
Ces groupements se rencontrent dans des domaines variés : production, consommation, crédit,
agriculture, assurances, achats et ventes.
Elle facilite :
- les placements des petits épargnants par l'achat d'actions (ou coupures) et d'obligations faciles à
surveiller (cotations en Bourses) et à négocier (titre au porteur) ;
La S.A. :
- a parmi l'accession des masses au capitalisme financier et donc la démocratisation de la propriété des
entreprises ;
- en dépersonnalisant la propriété :
1. a dissous le sens de la responsabilité, tant dans le chef des actionnaires qui se désentassent souvent
de l'entreprise (laissant ainsi son gouvernement à quelques gros capitalistes) que dans le chefs des
gérants qui s'abritent derrière les décisions des assemblées dites « générales » (qui sont en fait réduites
aux gros actionnaires).
- la société coopérative :
Cette forme de société permet à des personnes de s'associer pour une durée facultative et moyennant
des mises, souvent modeste, généralement en vue de bénéficier de conditions d'achat (coopératives de
consommation) ou de crédit (coopératives de crédit) plus avantageuses. Il arrive aussi que ces sociétés
sont constituées par une association de travailleurs en vue de partager les profits (coopératives de
production) ;
Mais si ces sociétés présentent l'avantage de réaliser une libre association, elles échouent souvent par
suite :
- d'un manque de réserves financières qui provoque, aux premières difficultés, la désagrégation de
l'association. (ces inconvénients sont surtout vrais pour les coopératives de production).
Les entreprises ou sociétés coopératives sont des groupements qui peuvent très bien se constituer sous
une autre forme juridique que la société coopérative.
Cette forme de société a surtout connu le succès au XIXe siècle, quand sa création n'exigeait pas
d'autorisation contrairement à la S.A.
Son avantage est que les gérants sont - nommés à vie (comme aussi dans la S.P.R.L.) - plus directement
intéressés à une bonne gestion, du fait de leur responsabilité totale.
Son principal inconvénient est l'omnipotence presque absolue des gérants vis-à-vis des
commanditaires...d'où la naissance de conflits.
Sont celles qui sont aux mains des pouvoirs publics. De manière précise, l'entreprise publique qui fait
l'objet de notre travail, est un organisme de production des biens matériels appartenant à l'Etat,
destinés à être vendus à un prix rémunérateur permettant la réalisation des bénéfices à verser à titre de
dividendes à l'Etat.16(*)
Pour le législateur congolais, l'entreprise publique est tout établissement qui, quelle que soit sa nature
est : - créé et contrôlé par les pouvoirs publics pour remplir une tache d'intérêt général ; 1.3.3. Les
entreprises mixtes :17(*)
Celles dans lesquelles le capital et l'administration sont repartis entre des personnes de droit privé et
des pouvoirs publics.
Ce type intermédiaire entre l'entreprise privée et l'entreprise publique se justifie surtout dans les
entreprises commerciales qui présentent un intérêt public (ex. : la MIBA, la MIDEMA sont des
entreprises d'économie mixte).
Il allie les avantages de l'entreprise privée, à la faculté pour les pouvoirs publics intéressés, d'un droit de
contrôle et d'intervention dans la gestion.
SECTION 2 : LE DEVELOPPEMENT
2.1. DÉFINITION
Le concept est surprenant18(*) : avant 1950, le terme était pratiquement inconnu dans la théorie des
sciences comme dans la pratique.
Si la croissance économique a toujours préoccupée les économistes, c'est seulement dans les années
1940 - 1950 qu'ont vu le jour les théories du développement.
La prise de conscience du retard accusé du point de vue de l'industrialisation par un grand nombre des
pays africains, latino - américains et asiatiques, est à l'origine de ses travaux.
Certes, dans les années 50 et 60, les idées de ROSTOW sur le développement dominaient l'humanité.
Selon cet auteur, le développement serait un processus historique linéaire qui se déroule suivant cinq
étapes consécutives.
La première étape serait une phase de la société traditionnelle au cours de laquelle l'activité
économique est surtout agricole et s'effectue dans le cadre familial avec des techniques rudimentaires
avec une faible productivité.
La deuxième étape serait une phase de transition appelée « conditions préalables au décollage » où se
développent une épargne et des investissements qui permettent une augmentation de la productivité
dans l'agriculture et l'industrie naissante.
La troisième est dite « décollage », rendue possible grâce à la réunion des trois conditions suivantes :
- une hausse significative du taux d'investissement net qui passerait par exemple de 5% ou moins de
10% du revenu national ;
- l'exercice de l'institution rapide d'un appareil politique qui devrait être favorable pour que les
impulsions qui dérivent de la croissance soient transmises dans l'économie ;
- la création d'un ou plusieurs secteurs d'industries de transformation ayant un taux d'expansion élevé.
- La quatrième étape serait la marche vers la maturité, phase au cours de laquelle les effets du décollage
sont prolongés. C'est une période pendant laquelle l'économie applique effectivement la gamme des
techniques modernes à l'ensemble de ces ressources. Ici, le taux d'investissements atteint 20% du
revenu national et les progrès se généralisent.
Enfin, la dernière étape est celle de « société de consommation de masse ». Les besoins essentiels de la
population sont satisfaits, l'industrie a atteint sa maturité et le secteur des services se développe
rapidement. La grande vitesse qui se produit permet d'ouvrir aux pays des options importantes.
En effet, la richesse peut être utilisée aussi bien comme base d'une politique de pouvoir et d'une
influence à l'extérieur que comme base de construction d'un Etat providence ou encore pour financer
une expansion rapide de la consommation à grande échelle.
Donc selon ROSTOW, tous les pays ont suivi et suivent ce cheminement.
Néanmoins, cette étude a été l'objet de nombreuses critiques. On lui a reproché de présenter une vision
unique du développement et de ne tenir aucun compte des relations entre Etats.
Jadis le développement se confondait pour la plupart des autres à la croissance. Or, il y a une nette
distinction entre la nation du développement et celle de la croissance.
Le développement a été défini par F. Perroux comme la combinaison des changements mentaux et
sociaux d'une population qui la rende aptes à accroitre cumulativement et durablement son produit
global.19(*)Alors que la croissance est une notion quantitative et économique qui renvoie à
l'augmentation du PNB. Le développement est une notion plus quantitative qui inclut toutes les
transformations sociales qui accompagnent la croissance.
Donc, le développement est une notion globale incluant tous les aspects de la vie humaine. En d'autres
termes, c'est un ensemble de croissance économique, du progrès technique et de l'amélioration des
conditions sociales de la population.
En définitive, le développement peut être défini comme l'effort qu'entreprend un groupe en vue de
réaliser un projet de société hautement valorisé et cela en provoquant des transformations et mutations
positives au niveau des différents secteurs de la vie.20(*)
Toutefois, tous les pays ne se situent pas sur le même niveau ou degrés de développement. Certes, il
existe des indicateurs qui expliquent et spécifient le niveau du développement de chaque pays.
a. les treize indicateurs de l'institut de recherche des nations unies pour le développement social sont :
c. Les cinq indicateurs de TAKAMORI et YAMASHITA qui traduisent les manifestations les plus
significatives du développement : les activités économiques, le niveau de vie, le niveau de culture,
l'industrialisation et l'urbanisation.
A. INDICATEURS ÉCONOMIQUES
La répartition des activités entre les trois secteurs distingués par COLIN CLARK, que sont les secteurs
primaires, secondaires et tertiaires, revêt un caractère important au niveau du développement.22(*)Le
développement serait caractérisé à ce niveau par des transferts successifs de la population active de
l'agriculture vers l'industrie puis vers les services à la suite de gains de productivité atteignant tour à tour
ces trois secteurs.23(*)Il existe aussi comme indicateurs, le degrés ou niveau de la pénétration de
l'économie nationale au marché international (produits manufacturés).
B. INDICATEURS SOCIAUX.
Les indicateurs sociaux se référent à la santé (mortalité infantile, nombre d'habitants par médecin,
espérance de vie etc.), à l'enseignement (taux de scolarisation, taux d'alphabétisation), aux conditions
de logement (rapport ou pourcentage de ménages ayant accès à l'eau courante et ayant des
installations sanitaires etc.), à l'urbanisation (% de la population urbanisée) et à la démographie.
Outre ces indicateurs, nous pouvons énumérer ceux relatifs aux aspects politiques liés à la décision de la
chose publique.
Apres avoir défini et donné des indicateurs, il nous est utile de poser la question suivante : comment
atteindre le développement ? CHRISTIAN COMELIAU propose quatre impératifs du développement que
nous allons analyser dans les points suivants.
2.3.1. LA CROISSANCE
La croissance est considérée comme un thème central de toutes les stratégies s'il en est. Car toute
amélioration passe nécessairement par l'augmentation des quantités produites et l'accroissement
correspondant des revenus.
Mais ce prétendu choix va se révéler doublement limité. D'abord parce qu'il prétend résumer tous les
objectifs du développement : taux de croissance est censé synthétiser la satisfaction de tous les besoins,
puisque c'est le revenu moyen qui s'accroit, tout est supposé s'acheter, et que cette croissance finit par
produire des « retombées » pour l'ensemble de la population.
La seconde limitation est un peu plus complexe : elle concerne la nature des moyens nécessaires pour
obtenir cette croissance. On distingue bien sûr différents facteurs de croissance (ressources naturelles,
ressources humaines, équipement, etc.), mais l'un d'eux parait résumer toutes les exigences puisqu'il
permet de tout acheter : c'est le capital financier. On élabore ainsi des « modèles de croissance » où
l'augmentation de la production est fonction du capital investi : la seule véritable contrainte à desserrer
parait donc financière et l'on bâtit sur cette base des plans ambitieux de mobilisation de l'épargne
interne ou des transferts internationaux des ressources.
2.3.2. L'INDUSTRIALISATION.
Au départ, une évidence en rapport avec la croissance : l'industrialisation n'est pas autre chose qu'un
moyen extraordinairement puissant d'accroitre la productivité de l'effort humain, donc augmentation
des quantités produites, mais aussi leur diversité et leur qualité.
Les pays dits développés ne se distinguent-ils pas des autres précisément parce qu'ils sont
industrialisés ? L'industrialisation apparait ainsi comme la clé du développement et des premières
stratégies de grande envergure vont être axées sur cette exigence : l'Inde oriente ses plans vers la
construction d'une industrie lourde : la CEPAL (commission économique des Nations Unies pour
l'Amérique Latine) se fait le prophète de l'industrialisation latino-américaine ; les pays les plus pauvres
eux-mêmes donnent la priorité au rassemblement des projets industriels. Et les succès de certains pays
sont remarquables, au point que l'on s'inquiète aujourd'hui de la concurrence de nouveaux pays
industrialisés : l'export des avoirs et des armes, la Corée du Sud s'impose dans des secteurs comme le
textile, l'habillement ou l'électronique, aussi la sidérurgie et la construction navale...
Ajoutons que la « bonne industrie lourde », celle qui a toutes chances de réussir, que ce soit la
sidérurgie ou la pétrochimie, c'est celle qui comprendra une forte proportion de capitaux locaux et qui
viendra certainement à son heure lorsque l'industrie nationale sera suffisamment diversifiée pour la «
recevoir » sans problèmes et en retirer au contraire tous les bienfaits.
On ne peut nier que la présence d'une industrie lourde dans un pays est un signe de haut degré de
développement. Or, le développement est le résultat d'une action continue s'étendant sur un cycle
d'années. S'il est heureux que les pays sous-développés puissent profiter d'un certain nombre de
techniques modernes pour accélérer leur développement, il est mauvais, à l'inverse, qu'ils brûlent trop
vite les étapes et ne prennent pas le temps « d'assimiler » convenablement chacune d'elles avant de
passer à la suivante.
C'est pourquoi la création par la priorité d'industries légères visant à la fabrication des produits de
consommation et progressant dans le sens d'une plus grande complexité et d'une grande étendue au fur
et à mesure des années, nous parait respecter une finalité du développement qui soit à la fois logique et
non traumatisme pour le groupe social.25(*)
Là encore les pays en développement vont partir d'une position très affirmée, en faveur d'un rôle
central à donner à l'Etat. Le contexte de cette option est celui des accessions à l'indépendance, c'est-à--
dire d'une affirmation de la souveraineté des Etats nouveaux et de leur émancipation de la tutelle
coloniale, ce qui entraine aussi l'émancipation par rapport à l'ensemble des forces capitalistes qui
appuyaient et bénéficiaient de cette colonisation.
A cette ambition s'ajoute au moins pour certaines régions (l'Afrique noire plus que l'Amérique Latine et
l`Asie), l'absence ou l'insuffisance d'une classe d'entrepreneurs autochtones. L'Etat se voit donc
normalement investi d'une responsabilité globale du développement : non seulement des fonctions
traditionnelles de l'Etat libéral, mais aussi des pouvoirs de conception, d'impulsion et de réglementation
très large, la prise en charge d'un secteur public productif considérablement étendu.
Elles sont exactement considérées comme le degré et mode d'ouverture des économiques vers
l'extérieur. Ces relations constituent une quatrième préoccupation centrale des stratégies de
développement. De ce point de vue, on peut distinguer schématiquement deux modèles des relations.
Le premier modèle est celui de l'ouverture de l'intégration dans l'économie mondiale, fut-ce position
donnée. Il est associé à la confiance dans les forces du marché : pas seulement le marché national,
souvent de dimension trop restreinte, mais aussi et surtout les marchés internationaux, dont on entend
l'impulsion qui permettra la croissance interne. L'objectif sera de vendre à l'extérieur des produits
miniers, des produits agricoles voire des produits manufacturés ou de la forme de travail émigré ; on
pourra ainsi importer des équipements, le savoir-faire, les capitaux nécessaires à l'expansion
internationale.
Ce schéma de croissance fondé sur l'exploitation est également adopté par les pays moins avancés, en
Afrique notamment parce qu'ils pensent ne pas avoir d'autres choix ; mais aussi la voie suivie, avec le
succès que l'on sait, par les nouveaux pays industrialisés en Asie du Sud-est.
Les traits dominants de type de stratégie sont la référence à la demande mondiale plutôt qu'aux besoins
internes pour choisir ce que l'on va produire, critère de la productivité internationale indispensable pour
pouvoir répondre à cette demande. S'il n'est pas rentable sur les marchés internationaux, une
production doit être abandonnée, quelle que soit son utilité interne.
Donc, la théorie traditionnelle du commerce international a conduit à la formulation d'une double thèse
optimiste : l'échange extérieur serait un facteur de transmission d'un élan dynamique et mettrait en
marche les mécanismes qui tendent à égaliser les rémunérations des facteurs dans les divers pays. En
d'autres termes : le développement tendait à se répandre et les différences des niveaux de vie entre
pays tendraient à diminuer.
Or, le commerce international a produit des résultats inverses en rendant possibles la concentration du
revenu au bénéfice des pays industrialisés, grâce à la détérioration à long terme de l'échange des pays
spécialisés dans l'exploitation des matières premières. Cette détérioration des termes de l'échange est
due à la baisse du coût des matières premières et à la réduction de la demande provoquée par des
produits de remplacement (produits synthétiques).
En définitive, le déclin du tiers monde dans le commerce mondial a son rôle marginal dans la vente des
produits industriels et de sa spécialisation dans des matières premières. La raison en est simple. La
demande des matières premières croît aussi vite, car elle suit des possibilités toujours nouvelles par la
technique, qui d'ailleurs permet d'économiser ou de remplacer les matières premières.
La contrepartie de cette orientation vers l'exploitation, c'est l'accès aux ressources extérieures, mais
aussi la dépendance à leur égard : rôles dominants des firmes multinationales.
C'est en réaction contre cette dépendance et des inconvénients des échanges internationaux qu'un
schéma aux caractéristiques opposées va être préconisé par des Etats sous-développés, insistant sur la
priorité de la satisfaction des besoins internes. C'est aussi une option naturelle de développement des
économies des grandes dimensions telles que celle du brésil, ou plus encore de l'Inde et de la chine,
dont les populations constituent des gigantesques marchés intérieurs potentiels.
Au-delà des expériences réelles, sinon entièrement réussies, de développement « vers l'intérieur », on
verre aussi émerger des multiples formes de protestation contre la tyrannie économique et culturelle de
l'extérieur et naître de l'ambition correspondante d'un développement « autocentré » ou « endogène ».
Celui-ci est souvent associé à diverses formes de « déconnexion » par rapport à l'ensemble des échanges
internationaux.
En définitive, les quatre thèmes évoqués ci-dessus ne sont que des exemples, particulièrement
significatifs. Ils ne constituent pas une liste exhaustive. Il faudrait lui ajouter un ensemble de choix qui
concerne le partage des avantages et des coûts de ces stratégies entre les divers acteurs et groupes
sociaux en présence ou, si l'on veut, l'arbitrage entre les divers intérêts en jeu (ruraux et urbains,
fonctionnaires et paysans, salariés et non-salariés, hauts et bas revenus, groupes ethniques et
régionaux, etc.). On peut donc conclure ces choix des stratégies de développement par trois
propositions.26(*)
- Il faut admettre le pluralisme des objectifs du développement, respecter et sauvegarder la liberté de
choix des responsables nationaux du développement. Cette liberté de choix concerne aussi bien le choix
des objectifs que la réponse aux contraires.
- Cependant, pour que les choix se traduisent concrètement les stratégies réalistes opérationnelles, il
faut les détailler progressivement et confronter systématiquement des objectifs et les contraintes à
chaque niveau de décision : c'est la fonction essentielle de la planification du développement et des
relations qu'elles doivent garder avec le jeu du marché.
Bien qu'il s'agisse pour certains d'une de controverses les plus futiles de l'économie du développement,
l'opposition entre les tenants de la croissance équilibrée et ceux de la croissance déséquilibrée occupe
toujours une bonne place dans la littérature économique.
Nous présenterons ici ces stratégies, voir dans quelle mesure elles sont compatibles ou appropriées
pour le développement économique des pays du tiers monde en général et en particulier pour la RDC.
Les principaux auteurs défendant cette stratégie sont : NURKSE, ROSENTEIN, RODAN, ils mettent en
relief les aspects suivants :
L'infrastructure économique et sociale (IES) recouvre tous les équipements collectifs d'un pays, le plus
souvent fournis par l'Etat qui facilite les activés économiques, c'set-à-dire moyens de communication
(route, ponts, ports, aéroports, téléphone, bâtiments, énergie, adduction d'eau. Bref, des services
publics divers).
Leur mise en place demande des investissements lourds, coûteux de longue durée de gestion.
L'insuffisance de ces équipements constitue le principal obstacle au développement des pays sous-
développés. Par contre, la suppression des obstacles douaniers et l'uniformisation des prix à l'intérieur
des frontières nationales entre les Etats, permettront aux infrastructures notamment de développer les
échanges et rompre l'isolement des régions entières, d'élargir le marché national et les débouchés des
firmes. Il revient donc à l'Etat de lancer le programme.
Pour que les infrastructures soient utiles, il faudra un développement consécutif d'industries diverses,
sinon elles seront sous-employées.
Pour lancer un tel programme, l'aide par l'extérieur est nécessaire. Il faudra donc sortir du cadre des
seuls mécanismes du marché. De ce fait, l'aide au développement qui a été définie par une convention
de l'OCDE comme l'octroi des ressources aux pays en voie de développement, à titre de dons ou crédits
préférentiels, comme les prêts à long terme ou à des taux d'intérêts bonifiés d'au moins 25% par rapport
à ceux du marché.27(*)
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'une portion infirme de ce qu'il est convenu d'appeler « aide au
développement » se concrétise en don. La plus grande partie de l'aide prend la forme de prêts, de lignes
de crédit, d'investissements, de rémunération d'experts et de coopérants et donc, des profits pour les
donateurs.
Joseph SHUMPETER peut être considéré comme l'inspecteur des partisans de la croissance
déséquilibrée, mais c'est surtout HIRSHMAN, qui a associé son nom à cette stratégie. Selon lui, c'est un
état de déséquilibre qui met en marche les forces du changement, l'économie progresse de déséquilibre
en déséquilibre. Le démarrage des activités directement productives va provoquer des goulots
d'étranglement qui vont entraîner la nécessité d'investissement en infrastructure économique et sociale
pour les desserrer.28(*)
Toujours dans le cadre de cette stratégie, HIRSCHMAN met en exergue la liaison entre industries. Celle-
ci en aval à la création par une industrie de nouvelles industries en chaîne (la sidérurgie produit ainsi des
biens ayant toutes sortes d'utilisation possible : outil, tôles, pièces, etc.)
En amont, le développement d'une activité provoque des investissements dans les industries qui la
fournissent (une brasserie va acheter des bouteilles, bouchons, emballages, etc.). Cette stratégie mieux
correspondre à la réalité des pays du tiers monde, pour lesquels la croissance va se traduire
nécessairement par une suite de déséquilibre.
En définitive, l'opposition entre croissance équilibrée et déséquilibrée est moins brutale qu'il n'y paraît.
Selon P. GUILLAUMONT, l'une ou l'autre de ces stratégies semble plus adaptée selon le cas et les pays.
Ainsi, une économie déjà plus diversifiée pourra s'orienter plus facilement vers un type de croissance
équilibrée. Par contre, une économie largement ouverte sur l'extérieur et acceptant la spécialisation
internationale sera amenée à une certaine forme de croissance déséquilibrée. Les deux options peuvent
également correspondre à des phases différentes de développement29(*)
De notre part, à la lumière de ce qui vient d'être dit, nous estimons que la RDC pourra dans sa politique
économie appliquer les deux stratégies. De ce fait, le développement de la RDC ne serait pas tributaire
de la quantité de cadres formés, moins encore de la potentialité de ses ressources, mais plus de la prise
de conscience de cette quantité de cadre à vouloir se développer et se prendre en charge.
Ce chapitre aborde une brève présentation de l'entreprise ONATRA au niveau de sa structure, et spécifie
aussi les rôles, les objectifs de gestion qui, en fait, sont la base pour laquelle les actions des acteurs
engagés à l'ONATRA doivent être efficaces.
L'histoire de l'Office National des Transports remonte aux arrêtés des 19 Février et 20 Avril 1935. Cette
année se situe à la fin de la période dite de la grande crise mondiale des années 1930 qui secoua plus
gravement le Congo Belge.
A cette époque, toutes les entreprises privées, qui assuraient la modalité des biens et des personnes
ainsi que la couverture des pays, enregistraient d'importants déficits d'exploitation de la colonie au titre
des subventions de financements.
Face à cette faillite des organismes privés, la colonie, confrontée à la reprise des activités économiques
et au problème de la prise en charge, directement ou indirectement, des déficits privés, décida, en vue
de doter le pays des moyens de communication susceptibles de promouvoir sa prospérité, de fusionner
toutes les entreprises à charte du secteur de transport. Ainsi, naquit le 20 Avril 1935 l'office
d'exploitation des Transports Coloniaux « OTRACO ».
L'OTRACO apparait ainsi dès son origine comme une institution de salut public destinée à promouvoir la
reconstruction économique entreprise à la fin de la grande crise et à orienter cette reconstruction au
sens de l'intérêt national.
La mise en place de cette nouvelle société s'est faite de manière progressive en reprenant les
transporteurs publics constitués à l'époque en société privées comme suit :
- L'union National des Transports fluviaux UNATRA sur les biefs Kinshasa-Kisangani et Kinshasa-Ilebo
(1erSeptembre 1936) ;
- La société pour la manutention dans les ports du Congo MANUCO-port de Matadi (15 Octobre 1937) ;
- Le réseau Ferroviaire du Kivu avec la société des chemins de fer au Kivu CEFAKI (24 Juillet 1946) ;
- L'exploitation du bief 31(*)maritime et du port BANANA (1er Janvier 1955) et
L'OTRACO devait assurer l'exploitation pour le compte de la colonie seule, de tous les transports publics
dans le bas et le moyen Congo.
Toutefois, la gestion de cet organisme devait s'inspirer des principes prévalant dans les sociétés privées,
notamment l'obtention, aux moindres frais d'un rendement optimum.
En vertu des pouvoirs qui lui avaient été conférés par les arrêtés royaux Belges des 20 Avril et 17 Juillet
1935 et ceux des 19 Mais et 13 juillet 1936, l'OTRACO avait pour l'objet l'exploitation de tous services
des transports, de manutention et de tous services connexes et accessoires qui lui étaient conférés par
l'Etat.
Sa mission principale consistait, en effet, à réaliser une coordination efficace de moyens de transport
entre la cuvette de Congo et les ports maritimes de l'Atlantique.
De 1935 à 1939, l'OTRACO entreprit des efforts considérables de rééquipement. Les années de guerre
(1935 - 1945) posèrent de nombreux problèmes d'approvisionnement et des finances à cette jeune
société.
L'après - guerre (1946 - 1948), grâce à l'essor économique considérable, occasionna un gonflement des
courants de transports.32(*)
L'année 1968 fut incontestablement la meilleure de toutes celles qui devaient suivre l'accession du
Congo à l'indépendance.
Le trafic s'établit, cette année là à 69% de celui de 1969 qui fut considérée par la suite comme une
année record. Sous le vent de la politique du recours à l'authenticité, l'office d'exploitation des
Transports Coloniaux devint, en 1971, l'Office National des Transports (ONATRA).
Stimulé par la proclamation de l'année1973 « année du secteur du transport », l'ONATRA devient une
poule aux oeufs d'or.33(*)
Mais ce n'était que l'espace de vie d'une rose, car quelque temps plus tard, certains problèmes de
toutes sortes vont précipiter l'Office dans la plus grande débâcle qu'il n'ait connut. Le « grand parastatal
mourant » échappa de justesse à la démolition. Signalons toutefois que le 2 Décembre 1974, à la suite
de la création par l'ordonnance présidentielle de la société Nationale des chemins de fer du Zaïre en
sigle « SNCZ », l'office céda à la société naissante son réseau ferroviaire du Kivu et du Shaba, mais il
devait garder provisoirement la gestion du chemin de fer Matadi - Kinshasa (CFMK) et du chemin de fer
Mayumbe (CFM).
Retourner aux réseaux de communication toutes leurs possibilités afin d'offrir aux usagers un outil de
transport moderne, rapide et adéquat, une qualité de service et des transports normaux. Pour mieux
traduire ces nobles recommandations dans la réalité, les autorités de l'office initièrent un certain
nombre des plans d'investissement. Le premier de la série fut le plan quinquennal, mis au point en 1979
et réactualisé chaque année.
Grâce à cette politique de nationalisation et de l'antihasard, l'ONATRA s'attacha résolument à concilier la
nécessité d'une saine gestion avec la satisfaction à donner à la clientèle par la modernisation, l'extension
et l'amélioration de la qualité de ses services.34(*)
Depuis sa création, l'ONATRA a connu plusieurs réformes dont les plus importantes ont eu lieu
successivement en 1952, 1971, 1991 et 1995.
Etant donné qu'à l'origine, l'OTRACO n'étant qu'un organe de gestion ne disposant pas d'un patrimoine
en propre, les besoins de rééquipement de cet établissement public, après la seconde guerre mondiale,
commencèrent à peser lourdement sur le budget de la colonie c'est ainsi qu'afin de lui permettre de
contracter librement des emprunts nécessaires d'investissements, il lui fut accordé par l'arrêté royal du
30 décembre 1952, une personnalité juridique autonome.
Grâce à cette disposition, l'OTRACO bénéficia de nouveaux crédits financiers, constitua un fonds de
réserve et de provision pour son autofinancement et s'acquitta régulièrement du remboursement des
capitaux investis.
C'est en cette période que l'office se plaça au premier rang des organismes publics Congolais et en
troisième position parmi les entreprises existant après la PLZ (actuellement MARSAVCO) et l'Union
Minière du Haut Katanga (actuellement Gécamines).
A l'issue des études menées par le BIRD en 1968 sur l'état du transport au Zaïre, il fut décidé la réforme
du 26 Janvier 1971 dont l'objectif étant était l'assainissement des finances susceptibles de recréer les
équilibres financiers nécessaires et la confiance des fournisseurs ainsi des bailleurs de fonds.
Il convient de signaler que c'est à la suite de cette réforme que l'ONATRA céda le réseau ferroviaire du
Kivu au CFL et le chemin de fer Matadi - Kinshasa à la SNCZ.
1.1.3. RÉFORMES DE 1991.
Compte tenu des inadéquations connues vers les années 1980, il fut commandé une étude auprès d'un
consultant étranger CEGOS. Cette étude finalisée en 1987 préconisa une décentralisation des structures
de base, entendez les Départements opérationnels. Les différentes fonctions centralisées au niveau du
siège devraient être progressivement repartis aux entités.
L'office des transports et des ports « OTP » et l'office des chantiers Navals « OCN ». L'Holding ONATRA
reprenait les services auxiliaires composés de l'exploitation Forestière de Yuki, du Médical, de
l'Imprimerie, de la Régie des travaux, de l'Economat et des Affaires Sociales.
Suite à l'échec de la réforme de 1991 qui n'a pas atteint les résultats escomptés à cause des pesanteurs
de divers ordres (non proportionnalité des activités des filiales, poids des services auxiliaires et de l'OCN
au budget de l'OTP, non séparation des comptabilités, conflit de compétence, déficit de leadership,
contre - performances des filiales, ...), il fut mis fin, le 07 Novembre 1995, par décret n°0051 du Premier
Ministre, à l'expérience tentaculaire de filialisation et toutes les activités furent réunifiées pour être
gérées par une seule société. C'est sous ce nouveau statut qu'évolue cette entreprise aux dimensions
presque nationales.36(*)
L'Office National des Transports « ONATRA » est une entreprise publique à caractère industriel et
commercial, placé sous la double tutelle du ministère du portefeuille, et celui des transports et
communications. Il est doté de la personnalité juridique ainsi que de l'autonomie financière.
Il exploite et gère :
- Une chaîne intégrée de transport multimodal composée du Chemin de Fer de Matadi - Kinshasa
(CFMK) long de 366km, d'un important réseau fluvial de plus ou moins 12674km, et du trafic dans le bief
maritime ;
- La manutention des ports maritimes (Matadi, Boma, Banana), du port de Kinshasa et des Ports Fluviaux
de l'arrière pays ;
- Les activités des Chantiers Navals (Ndolo à Kinshasa, Boma au Bas - Congo et Boyera à l'Equateur) ainsi
que celles des services auxiliaires.
La structure actuelle de l'ONATRA est régie respectivement par les dispositions de la loi n°78 - 002 du 6
Janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques, et par le décret
n°0051 du 7 Novembre 1995 portant sa création et ses statuts.
En conformité avec ces dispositions légales et réglementaires, les structures organiques de l'ONATRA
sont le conseil d'administration et le comité de gestion, qui constituent le système pilote de l'office, et
dont la tutelle est exercée conjointement, par les Ministères ayant dans leurs attributions, les transports
et communication ainsi que le portefeuille.
La structure organique de l'office comprend, outre les directions en staff de la direction générale, onze
départements qui constituent les systèmes verticaux et horizontaux et qui sont :
- Ports Maritimes ;
- Chemins de Fer ;
- Ports de Kinshasa ;
- Chantiers Navals.
- Finances ;
- Ressources Humaines ;
- Services Généraux ;
- Technique.
Il assure la manutention au Port de Matadi, de Boma et de Banana, ainsi que la navigation sur le Bas -
fleuve.
Il exploite la ligne ferroviaire Matadi - Kinshasa et réalise le transport urbain dans la ville de Kinshasa.
Il assure la manutention au port de Kinshasa et la gestion des activités du port des inflammables situé à
Kingabwa.
Il s'occupe d'une part, de la traversée du pool entre Kinshasa et Brazzaville, du transport sur les axes
fleuve (Kinshasa - Kisangani), Kasaï (Kinshasa - Ilebo), et affluents, et d'autre part, de la manutention
dans les ports fluviaux de l'intérieur.
f) Le Département Financier
Il tient la comptabilité, gère les avoirs financiers et les prêts, élabore les budgets et détermine les prix de
revient de diverses prestations de l'entreprise.
Il assure la gestion des activités auxiliaires telles que l'imprimerie, le service médical, la régie des
travaux, les affaires sociales, le garage central, l'hygiène et sécurité, l'économat, l'aviation et l'inspection
agricole.
j) Le Département Technique
Il s'occupe des équipements et des infrastructures, ainsi que du renouvellement du matériel pour
l'ensemble de l'office.
Il est également chargé des approvisionnements, de l'élaboration des projets, ainsi que du contrôle
technique.
Contrôle de gestion central, commercial et marketing, juridique, police et pompiers ainsi que
communication et relations publiques, cabinet de la Direction Générale, la coordination des projets
autonomes.37(*)
- Exploiter, selon les méthodes industrielles et commerciales, les services de transport par eau, par
chemins de fer et services accessoires ou connexes qui lui sont confiés par l'Etat ;
- Assurer la gestion des chantiers navals de Kinshasa, Boma, Mbandaka et d'autres chantiers navals qui
lui seraient confiés ;
- Percevoir à son profit les taxes instituées par l'Etat pour l'utilisation des ports maritimes et fluviaux
dont il assure l'exploitation ;
- Effectuer toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à l'un des objets mentionné ci
- dessus.
- Rendre au nom de l'Etat des services dans les centres urbains et ruraux à de prix sociaux.
Dans ce chapitre qui constitué la toile de fond et le point focal de notre travail, il s'agit bel et bien de
mettre en clair l'importance du bon fonctionnement d'une entreprise publique dans l'économie
nationale, en particulier de l'Office Nationale des Transports qui fait l'objet de notre travail.
En ce qui concerne le fonctionnement de l'office national des transports, il convient de notre part de
souligner que celui-ci est mis en action par des réseaux. Et son réseau est composé.39(*)
a. Des ports
De tout ce qui précède, s'ajoute le chantier naval ayant pour activités principale la construction, la
réparation et le carénage des unités flottantes de navigation.
1.1.1. PORTS MARITIMES40(*)
L'Office National des Transports gère les ports maritimes qu'il a placés sous la coordination du
département des ports maritimes. On retrouve à ce niveau l'exploitation des ports de Matadi, de Boma
et de banana ainsi que l'exploitation du trafic fluvial. Ceux-ci sont reliés par le fleuve Congo (150 km de
bief maritime) et par une longue route aménagée d'environ 150km entre Matadi et Boma, et 120km
entre Boma et banana en cours de réhabilitation.
Le plus important port maritime du pays avec plus de 90% du trafic non pétrolier. Le port de Matadi est
situé sur la rive gauche du fleuve Congo à environ 150km de son embouchure.
Il est le terminus de la ligne chemin de fer Kinshasa/Matadi (CFMK) avec une capacité d'accostage
simultanée de JO navires, soit une potentialité de traitement de 2.500.000 (des) tonnes par an.
En dehors du complexe principal du port de Matadi, on retrouve aussi les extensions de Ango Ango (120
mètres) affectés au trafic des produits dangereux (inflammables, explosifs...) situé à 7km en aval et, en
amont, le quai Venise ou kenge (530m) réservé au trafic de batelage et passagers.
Le trafic conteneurs bénéficie d'un traitement spécial grâce au terminal conteneurs port de Matadi
(TC.M) installé même au sein du port. Il a comme caractéristique :
- Superficie de 60.000m''
- 8 grues de cour
- 6 plates formes
- 3 autogrues
- 3 chargeurs à grumes
- 54 élévateurs
- 7 tracteurs
Port de transit des marchandises à l'importation et à l'exportation, il est également le port d'attache aux
unités fluviales destinées au trafic fluvial dans le bief maritime à 60 km de Matadi.
Ce port est spécialisé dans le traitement des grumes et bois sciés, du cargo général, des navires RO-RO,
des véhicules ainsi que des containers.
Ø Matières de port de Boma
- 7 grues de quai
- 4 élévateurs
- 1 autogrue
- 1 chargeur à grumes
Unités fluviales
Dans l'optique de retirer les localités environnantes à la ville de Moanda, celle de Boma et Matadi,
l'Onatra met en exploitation quelques unités navales dont les plus prestigieuses sont l'ILE MATEBA et la
vedette KALAMU réfectionnée :
- 14 chalands
Par ailleurs, l'Onatra compte lancer, dans les tous prochains jours sur l'axe SOYO-BANANA, ses unités
navales pour le trafic passagers et marchandises.
Initialement destiné au trafic fluvial sur le bief maritime, port de banana situé dans la presqu'ile de
banana à l'embouchure du fleuve Congo, a acquis le statut de port maritime avec l'installation et le
développement des industries pétrolières dans le périmètre de Moanda.
Matériels de manutention
- 2 élévateurs
L'Onatra dessert un réseau de 12.674 km des voies navigables sur le fleuve Congo et ses affluents. Il
exploite également la traversée inter rives Kinshasa et Brazzaville, deux capitales les plus rapprochées
du monde.
L'Onatra dispose pour ce trafic des automoteurs et des barges. Les agences de son réseau fluvial sont
installées à Akula, Bandundu, Basankusu, Basoko, Batanga, Benadibele, Boende, Bulungu, Businga,
Dongo, Kikwit, Kisangani, Kutu, Lisala, Mbandaka, Mangai et Lomani.
Port de Kinshasa
Le port de Kinshasa est le point de chute du trafic ferroviaire et fluvial. Son espace sert d'extension au
port de Matadi. Le Beach de Kingabwa est rattaché à ce port pour la manutention des produits
dangereux (inflammables). Le port de Kinshasa dispose d'un quai d'une longueur de 1.560m. Il dispose
d'une surface bétonnée de 107,532m2, des magasins de 60.555m2, et des cours de 25.032m2. Sa
capacité d'accueil est de 20 barges. Son terminal conteneurs (TCPK) dispose d'une superficie
d'entreposage de 82.500m2, soit 3.960 TEU. Pour son exploitation, le port de Kinshasa dispose de deux
grues de quai respectivement de 45 tonnes pour la manutention des conteneurs et de 35 tonnes pour la
manutention des grumes.
Point de chute du trafic ferroviaire et fluvial, le port de Kinshasa est un port de transit des produits
destinés à l'exploitation via Matadi, de développement par l'approvisionnement de la capacité en biens
de consommation et matériels indispensable aux industries locales.
Prévue pour désengorger le port de Matadi qui fait l'objet d'un trafic intense, le port de Kinshasa est
situé sur la rive gauche du fleuve Congo, en amont du Beach SEP-CONGO et en aval de la gare fluviale de
l'Onatra
Caractéristiques
- Longueur : 1.070m
Ø Aires de stockage
- 12 élévateurs de 4 tonnes
Cette entité regroupe le terminal container port de Kinshasa, le port conventionnel et le Beach
inflammable kingabwa.
- 1 autogrue à conteneur
- 11 remorques à conteneurs
- 4 tracteurs
- 3 chargeurs à grumes
En outre il s'ajoute à ses côtés 240m de ducs d'albe pour l'amarrage des remorques du département des
ports et transport fluviaux.
Facilités accordées
- Sur décision de l'OFIDA n°003 du 23 Février 1991 et suivant l'arrêt Ministériel N°082/CAB/MIN/FIN/91
du 14 février 1991, le terminal conteneur port de Kinshasa est un entrepôt public concédé(EPC) avec de
réception et /ou de transfert des marchandises sous douane.
- D'autre part, les exploitations du port public de Kinshasa sont ouvertes aux armateurs privés, en ce qui
concerne l'accostage des bateaux, la manutention et l'entreposage des produits provenant des
embarcations privées.
- Les entrepôts et cours peuvent être cédés en location aux armateurs qui en manifestent le désir.
- Le port de Kinshasa dispose de plusieurs voies d'accès, soit par eau, par route et par rail.
- Les opérations de manutention sont planifiées en shift selon le volume du trafic et ou à la demande des
clients ou autres opérateurs. 41(*)
Nous tenons à souligner par rapport aux ports constituant le réseau de l'Onatra, que nous avons eu à
donner les détails qu'aux plus importants.
La ligne de chemin de fer Matadi-Kinshasa est une ligne de chemin de fer qui fut construite de 1890 à
1898 entre le port de Matadi, dans le Bas-Congo, et Kinshasa (Léopoldville à l'époque). Sa longueur est
de 366 km et elle est exploitée par l'Office National des Transports (ONATRA).
Depuis les années 1880, l'exploitation puis l'exploitation du territoire du Congo par l'Etat indépendant
du Congo étaient réalisés en profitant du réseau hydrographique du fleuve. Mais, entre Matadi et
Kinshasa, le fleuve n'était pas navigable, étant barré par les chutes Livingstone, puis les chutes d'Inga,
qui se succèdent sur 300 km. Le transport se faisait dès lors par partage, système peu efficace et qui
était devenu dangereux en raison de l'augmentation des charges et des cadences de transport de
marchandises. Le partage était également extrêmement meurtrier pour les porteurs eux-mêmes,
esclaves ou population locale enrôlée de force. Il est dès lors rapidement décidé de construire une ligne
de chemin de fer sur ce parcours.
1898-1932
Charge totale plus au moins 10 tonnes par essieu plus au moins 15 tonnes par essieu
b. Principales gares
- Matadi
- Mpozo
- Kenge
- Songololo
- Mbanza-ngungu
- Kimpese
- Lukala
- Kintanu
- Kisantu
- Inkisi
- Matete
- Madimba
- Kasangulu
- Kinshasa
En ce qui concerne ce réseau, nous l'avons déjà mentionné précédemment que ça partait de Boma à
banana et du fleuve Congo et de la rivière Kasaï (ainsi que leurs affluents).42(*)
1.1.5. LE CHANTIER NAVAL
L'office dispose de trois chantiers navals à Ndolo (Kinshasa), Boma (Province du Bas-Congo) et Boyera
(Province de l'équateur) ayant pour activités principales la construction, la réparation et carénage des
unités flottantes de navigation (bateaux, barges et embarcations).
- Regroupés au sein du département des chantiers navals les unités opérationnelles des chantiers navals
ont comme vocation :
1. Chantier naval de Ndolo ( Kinshasa) construction, réparation des unités flottantes de navigation
(bateaux, barges et embarcation)
2. Chantier naval Boyera (Equateur) carénage et réparation des unités navales flottantes de navigation
intérieure (cuvette centrale)
3. Chantier naval de Boma (Bas-Congo) réparation des unités flottantes de haute mer et de navigation
dans le bief maritime. Le chantier naval à l'heure de la diversification.
Fort de sa longue expérience dans plusieurs domaines, cette entité offre une gamme de produits
fabriqués dans ses ateliers :
2. Travaux de mécanique générale (fabrication arbre d'hélice, accouplement, presse bourrage et étoupe,
vilebrequin, etc.)
3. Travaux de menuiserie (fabrication pupitre, bureau Ministre, bibliothèque, meubles en bois, cercueils,
décoration intérieure, etc.)
4. Atelier tuyauterie, froid et ajustage (installation hydraulique des bateaux et barges, installation et
entretien des chambres froides, tous travaux d'ajustage.
Au départ de Kinshasa vers l'intérieur du pays et la ville de Brazzaville, les unités navales de l'ONATRA,
sous la supervision du Département des ports et transports fluviaux, acheminent divers produits
manufacturés ou importés, agricoles et les vivres de première nécessité.
A. Les remorqueurs
Courriers : 8 bateaux
Autres types : 24 unités dont le type LU.O, Nkoy et Malebo.
- 39 barges c 500
- 5 barges PG 600
- 20 barges passagers
- 21 autres barges.
Le pousseur ITUMINE, converti en vedette et le bac Matadi, d'une capacité de 120 tonnes, effectuent la
traversée du pool Malebo ; reliant Kinshasa à Brazzaville. Une vedette VIP d'une capacité de 30 places
est en fabrication au chantier naval Ndolo pour assurer la même opération.
Compte tenu de son réseau fluvial, l'ONATRA a installée des agences outillées pour toutes les opérations
portuaires : AKULA, BANDUNDU, BASANKUSU, BASOKO, BATANGA, BENA DIBELE, BOENDE, BULUNGU,
BUSINGA, DONGO, KIKWIT, KISANGANI (rive droite), KUTU, LISALA, MBANDAKA, MANGAI et LOMANI.
D'autre part, l'ONATRA entretient des bons rapports commerciaux avec ses Co-transporteurs dans les
postes de Kisangani, Bumba et Ilebo.
Les services offerts au niveau de ce réseau.
- L'acheminement des marchandises à convoitise par des barges C.500 et C.1000 à double fonds et
panneaux lourds ;
- L'évacuation des produits conteneurisés par des barges spécialisées C.1000 et C.500 ;
De prime abord, et étant donné que l'ONATRA fait partie des entreprises du portefeuille, il convient de
notre part, de souligner d'abord la contribution des entreprises du portefeuille en général et enfin de
chuter sur l'office national des transports en particulier.
Secteurs
2005
2006
2007
1. transport par
Tonnes
Chemin de fer
165.407
152.257
154.027
45.966
52.230
68.593
Bas fleuve
10.535
5.330
3.346
Totale
221.908
209.817
225.966
1. Manutention par
Tonnes
-Ports Maritimes
1.964.530
2.084.824
2.181.678
-Port de Matadi
1.825.917
1.874.306
1.992.151
-Port de Boma
115.692
190.952
171.105
-Port de banana
22.921
19.566
18.422
Port de Kinshasa
182.328
171.334
255.359
Total
2.146.858
2.256.158
2.437.037
3. voyageurs par
Nombre
PTF
121.866
134.303
221.452
Chemin de fer
1.156.475
824.420
1.584.464
Dont : - C.F.M.K.
32.199
25.507
41.678
-C.F.U.
1.124.276
798.913
1.542.786
Bas fleuve
37.004
32.663
38.807
Total
1.315.345
991.386
1.844.723
Secteurs
2005
2006
2007
-Ndolo (Kinshasa)
-Boma (Bas-Congo)
157.301
108.720
21.684
110.042
82.821
21.285
113.267
106.299
19.833
Total
287.705
214.148
245.895
Usine à gaz
25.577
8.369
26.784
56.684
4.509
10.110
1.321
3.752
8.994
Yuki
Grumes (m3)
Sciage (m3)
Café (t)
Charbon (t)
Maïs (t)
3.013,25
15,27
20,43
2.746,62
5,76
20,092
12,377
2,092
5.310
contrôles et gestion.
Tableau 2 : Impôts taxes et autres droites dus par nature (en $ US).
2005
2006
2007
1. Impôts
14.759.098
17.870.293
21.220.395
2. dividendes intérimaires
1.845.152
5.458.430
1.059.543
3. contributions spéciales
1.396.774
4. contribution exceptionnelle
-
-
5. INSS
185.371
321.448
88.542
6. INPP
318.428
443.472
500.585
1.367.960
551.434
981.184
8. AUTRES redevances
92.521
9. taxes EAD
1.578
16.915
Total
18.476.009
24.646.655
25.356.456-
financières, p. 8.
Tel qu'affiche sur les tableaux ci-dessus, une multiplicité des taxes, impôts et autres redevances ne
peuvent influer que négativement sur la trésorerie de l'Onatra ; ce que nous développons sur la partie
suivante relative à la pression fiscale.
b. La pression fiscale
2005
2006
2007
45.919.530
61.226.040
55.912.651
65.007.936
86.677.249
54.168.582
56.815.879
75.754.506
78.641.162
financières, p. 8.
Cette situation fournit une indication sur le fruit de l'effort productif réalisé par l'Office National des
Transports afin d'assurer sa contribution sur le plan économique, financier et matériel.
A cet effet, qu'il nous soit permis de mentionner que le frein ou limite au bon fonctionnement de
l'ONATRA se situe à quatre niveau, en l'occurrence : au niveau de l'entreprise elle-même, au niveau de la
nomination des gestionnaire ou mandataires au niveau de l'Etat propriétaire de l'entreprise, et enfin au
niveau des agents travaillant au sein de l'Onatra.
L'office national des transports connait plusieurs maux qui le rongent et qui empêchent son bon
fonctionnement. Et ces maux s'attèlent sur le plan infrastructurel et ferroviaire.
- Dégradation très avancée de toutes les infrastructures (routes, ponts, rails, bacs, ports,...) ;
Il y a :
- Insuffisance et obsolescence des matériels de traction et des rayons ainsi que des équipements de
signalisations et de communication ;
- La dégradation générale des réseaux ferroviaires et fluviaux par manque d'entretien ou même vol des
infrastructures ;
Sur ce point, il faut noter qu'ils sont désignés, pour la plupart, même quand ils ne répondent pas au
profil requis pour un véritable chef d'entreprise.
- Souvent, leur désignation relève des critères d'affinité avec ceux qui les désignent, plutôt que des
critères de compétence ;
- Manque de performance dans l'Office National des Transports dont l'activité est vitale pour le secteur
privé ;
Il y a :
On a :
- Le personnel mal rémunéré ce qui engendre la corruption massive et le détournement des fonds
publics.
SECTION 1 : SUGGESTIONS
A ce propos, il faut dire que le transport en RDC est l'un des plus importants défis que le pays est amené
à relever pour s'assurer un développement durable.
L'ONATRA en tant que principale entreprise de transport du pays, a un rôle à jouer dans la mise en
oeuvre du plan de désenclavement de la RDC.
C'est pour cette raison que nous voulons émettre quelques suggestions pour la bonne marche de cette
entreprise qu'est l'Office National des Transports (l'ONATRA en sigle).
- Leurs nominations se fassent sur base des compétences, des profils requis et de la performance pour
une bonne gestion de l'ONATRA ;
- Les salaires des travailleurs soient payés pour éviter des abus ;
- L'Etat fixe tant soit peu les objectifs précis aux mandataires dès leur nominations ;
- L'Etat doit organiser les contrôles au sein de l'ONATRA afin qu'il y ait une bonne gestion ;
- L'Etat congolais puisse renouveler les outils de travail et moderniser les infrastructures de l'ONATRA.
En effet, et malgré que l'ONATRA a connu plusieurs réformes, cela n'empêche pas que l'Etat congolais
mette en place des nouvelles réformes pour le bon fonctionnement de cette entreprise afin de mettre
au plus point notre économie et rendre ainsi évident le progrès de la République Démocratique du
Congo.
Cette réforme doit porter sur la forme, l'objectif, la production, l'outil de production, mode de gestion et
la répartition des responsabilités.
En somme, la réforme doit viser l'assainissement et l'organisation de l'ONATRA afin d'en faire un vecteur
de développement économique et social du pays.
Etre une entreprise qui engendre le développement dynamique, donc un poumon de l'économie
nationale.
Situé derrière le bâtiment administratif de l'ONATRA, l'imprimerie ONATRA, dispose d'un laboratoire des
photogravures, d'importants matériels d'impression (OFFSET G.T.052, deux presses rouleaux) et de
matériel de finition (Rogneuse Polar 115, perforeuse à peigne, piqueuse, agrifix et deux encolleurs). Sa
capacité de production est de 15.000.000 feuilles par an. Elle est disponible pour tous vos travaux
d'imprimerie.
L'Usine à gaz dispose de deux unités dont l'une pour l'oxygène (230,43 m/s) et l'autre pour l'acétylène
(186,03m/s).
A l'instar de la production actuel de l'acétylène, l'oxygène et la chaux, bientôt l'usine à gaz de Ndolo
lancera sur le marché « L'AZOTE ».
Le secteur forestier de YUKI s'étend sur 435.525 Hectares repartis en trois réserves :
· Infrastructures
1. La Scierie ;
· Essences exploités
- Gossweilorondendron (Tola) ;
- Amphymas (Bokanga) ;
Depuis Janvier 2008, la firme espagnole Progosa a été choisie pour redresser l'entreprise dans le cadre
d'un contrat de gestion de 24 mois signé avec le gouvernement Congolais.
Le contrat signé avec Progosa prévoyait que, durant 24 mois, la firme franco-espagnole devant conduire,
en partenariat avec des cadres nationaux, une mission de stabilisation répondant, à un double objectif :
améliorer la gestion de l'Onatra, fiabiliser son système d'information, puis préparer sa
restructuration.47(*)
2.3. PROJETS À RÉALISER POUR DYNAMISER LE CHEMIN DE FER URBAIN ET RENOUVELER LES OUTILS DE
TRAVAIL
La réhabilitation de la voie Ferrée entre Matadi et Kinshasa. Il s'agit du projet avec le gouvernement
Belge qui vise l'acquisition de 4 locomotives et de 40 voitures et le projet avec le gouvernement indien
qui prévoit l'acquisition de matériels, la modernisation des voies, la mise à niveau des ateliers et des
usines ainsi que la formation des agents.
Cette firme de l'empire du milieu va réhabiliter les infrastructures, les matériels et les équipements du
chemin de fer Matadi - Kinshasa. Les projets de financement de la voie ferrée, les matériels roulants, la
télécommunication, la signalisation, l'énergie électrique et les unités de production qui viennent en
appui aux travaux de la voix et du matériel. Les deux entreprises ont convenu d'échanger les données
d'informations nécessaires à la matérialisation des dits projets.
S'agissant de la relance du chemin de fer, le nouveau comité de gestion de l'Office National des
Transports qui a reconnu avoir perdu une grande partie de parts des marchés y relatif tient à redorer le
blason longtemps terni en optant pour une politique commerciale agressive. Notamment par
l'amélioration de la qualité de service pour attirer de nouveau la clientèle. C'est - à - dire, il pense à
première vue à approvisionner de façon régulière le chemin de fer en carburant pour ne plus connaître
de rupture tant décriée hier par ses nombreux clients. Aussi des contacts sont dès lors pris avec ses
partenaires extérieurs pour arriver à renouveler l'équipement au niveau du chemin de fer dont l'outil de
travail frise aujourd'hui le scandale : insuffisance des locomotives, des wagons de fortune devenus
vétustes, etc.
Par ailleurs, le point relatif à la sécurisation du port conformément au code ISPS tel que l'exige
l'organisation maritime internationale préoccupe également le nouveau comité de gestion de
l'ONATRA.48(*)
CONCLUSION
Nous sommes au terme de notre travail qui a porté sur « le bon fonctionnement des entreprises
publiques comme facteur du développement, cas de l'Office National des Transports (ONATRA en sigle)
».
Il a été question dans cette étude d'apprécier la manière dont l'ONATRA fonctionne et d'en épingler sa
contribution dans le développement National.
A cet effet, nous avons compris que le bon fonctionnement de l'ONATRA et sa bonne gestion constituent
l'efficacité de l'économie nationale, parce que l'ONATRA est l'un des piliers de l'économie de la
République Démocratique du Congo.
- Que l'ONATRA éprouve des difficultés et des déficiences dans le fonctionnement optimal des ports
maritimes, du pont route - rail sur le fleuve, et la vétusté de l'outil de production ;
- Qu'il y a l'abandon de l'Etat Congolais à la gestion de cette entreprise, occasionnant les actes de
vandalisme, corruption et détournement massif des deniers publics ;
Ces constants nous donnent à penser que le bon fonctionnement de l'ONATRA en vue d'une forte
contribution de cette entreprise au développement national n'aura pas d'effets visibles.
C'est pour cela que nous tenons à proposer quelques pistes des solutions pour le devenir de l'Office
National des Transports, une des importantes entreprises du portefeuille du pays.
De ce qui précède, ces pistes de solution sont les suivantes :
- Que les autorités de cette entreprise puissent renouveler les outils de travail et réfectionner ou
moderniser les différents réseaux à travers lesquels l'ONATRA opère, pour pouvoir rendre effectif le bon
fonctionnement de cette entreprise ;
- Et que l'Etat Congolais de sa part, en tant que propriétaire de cette entreprise, puisse organiser des
contrôles de gestion, donc s'occuper activement de la gestion de l'ONATRA et ainsi améliorer les salaires
des agents, les payer à temps, pour éviter que ceux - ci recourent aux mécanismes illégaux mettant ainsi
à genoux l'ONATRA.
De tous points de vue, nous tenons à dire que nous devons vivre dans une société où l'on respecte la
chose publique et que les entreprises du portefeuille et l'Office National des Transports en particulier,
doivent être gérées avec responsabilité de manière à éviter la gabegie, car cela va de notre bien être et
de notre développement National.
BIBLIOGRAPHIE
I. Ouvrages
1. COLIN CLARK, Théories Du Développement Economique, deuxième éd., Paris, 1976.
2. CRUTZEN A., Cours d'Economique politique, éd. Wesmael Charlier (S.A.) Namur, 1970.
4. GELINAS Jacques, B., Et si le Tiers Monde s'autofinançait, éd. Ecosociété, Montréal, 1994.
5. Jean Gérard B.E., Les normes de la rédaction scientifique, éd. CEDI, Kinshasa, 2006.
II. Documents
1. Loi N°78/007 du 06 Janvier 1978, portant dispositions générales applicables aux Entreprises
Publiques, Art. 2.
1. ELOK ARSENE, La problématique des multinationales dans le développement Économique des pays du
tiers monde, cas de la société Midema, Mémoire en RI, FSSAP, UNIKIN, 1999 - 2000.
2. OSOKONDA OKENGO, La dynamique du magico - religieux dans le pouvoir politique traditionnel chez
le Tetela, thèse de doctorat, UNILU, Lubumbashi, 1984.
1. BANYAKU LUAPE, Aspects politiques du développement, cours de L2 RI, FSSAP, UNIKIN, 2001 - 2002,
inédit.
2. Prof. BOLA NTOLELE, Notes de cours d'introduction à la science administrative, F.S.S.A.P., G1 R.I.,
2006 - 2007.
3. DIANDUKILA, Cours de méthode de travail scientifique, 3°graduat gestion financière, I.S.C., 1992 -
1993.
4. Prof. NTUAREMBA ONFRE, Cours d'Economie du Développement, G3 R.I., UNIKIN, 2005 - 2006, inédit.
V. Sites internet
1. www.anapi.org.
2. www.lepotentiel.com.
3. www.mémoireonline.com.
4. www.ministèredeportefeuille.org
5. www.onatra.Info
6. www.Portdematadi.net.
7. www.wikipedia.org
EPIGRAPHE 1
DÉDICACE 1
AVANT-PROPOS 2
INTRODUCTION 4
1. PROBLÉMATIQUE 4
2. HYPOTHÈSE 4
3. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET 5
4. MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 5
a. Méthodes de la recherche 5
b.Techniques de la recherche 5
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 5
SECTION 1 : L'ENTREPRISE 6
SECTION 2 : LE DEVELOPPEMENT 8
2.1. Définition 8
A. Indicateurs économiques 9
B. Indicateurs sociaux. 9
2.3.1. La croissance 10
2.3.2. L'industrialisation. 10
1.2.1. La contribution des entreprises du portefeuille au budget de l'Etat durant la période 2005-2007 27
SECTION 1 : suggestions 32
2.3. Projets à réaliser pour dynamiser le Chemin de Fer urbain et renouveler les outils de travail 34
CONCLUSION 35
BIBLIOGRAPHIE 38
* 1 _ Jean Gérard B.E., Les normes de la rédaction scientifique, éd. CEDI, Kinshasa,
2006, p.76.
* 2 _ MAYAKA, Cité par Jean Gérard B.E., les normes de la rédaction scientifique, éd.
CEDI, Kinshasa, 2006, p.78.
Religieux dans le pouvoir politique traditionnel chez le Tetela, thèse de Doctorat, UNILU, Lubumbashi,
1984, p. 9.
* 6 _ J. VAN RIJN, cité par CRUTZEN A., Cours d'Economique politique, éd. Wesmael
* 12 _ Idem.
* 17 _ Idem.
* 19 _ PERROUX, F., L'économie du XXème siècle, 2èmeédition, PUF, Paris, 1965, p.155.
1976, p. 96.
Développement, pp45-77
* 30 _ www.onatra.info.
* 31 _ www.onatra.info.
* 32 _ www.onatra.info.
* 33 _ www.onatra.info.
* 34 _ www.onatra.info.
* 35 _ Idem.
* 36 _ www.mémoireonline.com.
* 38 _ www.mémoireonline.com.
* 39 _ www.wikipedia.org
* 41 _ www.Onatra.info
* 42 _ www.onatra.info.
* 43 _ www.Portdematadi.net.
* 44 _ www.ministèredeportefeuille.org
* 45 _ www.lepotentiel.com.
* 46 _ www.onatra.Info
* 47 _ Idem.
* 48 _ www.anapi.org.
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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"
Pythagore