Note n° 69 – novembre 2023
LES NOTES DE L’AFCCRE
LA POLITIQUE EUROPEENNE ET LES PROGRAMMES EUROPEENS
DE COOPERATION POUR LA ZONE EUROMED
En 1995, la Déclaration de Barcelone a lancé le partenariat euro-méditerranéen dans le
but de créer un espace de paix, de prospérité partagée et d'échanges culturels et
humains. La dernière révision de la politique européenne de voisinage a eu lieu en 2015.
25 ans après la Déclaration de Barcelone et 10 ans après les printemps arabes, les défis
en Méditerranée, dont beaucoup résultent de tendances au niveau mondial, restent
considérables. Afin de faire face à ces défis, relancer et renforcer le partenariat
stratégique entre l'Union européenne et ses partenaires du voisinage méridional, la
Commission européenne et le Haut Représentant ont adopté en février 2021 une
communication conjointe proposant un nouvel agenda pour la Méditerranée ambitieux
et innovant.
Cet Agenda sera sans aucun doute impacté par le conflit entre Israël et le Hamas dont
les conséquences humanitaires et politiques continuent de diviser les Etats membres
de l’UE, les Institutions européennes, plus largement l’ensemble de la zone Euro-
méditerranéenne, et au-delà.
Plusieurs programmes soutiennent par ailleurs des projets et initiatives qui contribuent
aux priorités de l’UE et des partenaires du voisinage sud de la Méditerranée soutenant
ainsi l’émergence de solutions qui répondent aux enjeux de la zone. Il s’agit en
particulier des programmes Interreg, mais également du volet sud de l’instrument de
voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale
(IVCDCI)-global Europe.
La présente note revient sur ces différents cadres politiques et outils de financement
qui concernent la zone Euromed.
I - Le nouvel agenda de l’UE pour la Méditerranée
Le nouvel agenda adopté en 20211 tire parti de l'ensemble des instruments de l'UE afin
de lutter contre le changement climatique et accélérer les transitions écologique et
numérique. Il vise également à renouveler l’engagement en faveur de valeurs
communes, à prendre en considération la migration et les déplacements forcés, et à
renforcer l'unité et la détermination de l'UE, de ses États membres et des partenaires
du voisinage méridional à promouvoir la paix et la sécurité dans la région
méditerranéenne. Il met l'accent sur cinq domaines d'action :
développement humain, bonne gouvernance et État de droit : renouveler
l'engagement commun en faveur de la démocratie, de l'État de droit, des droits
humains et de la gouvernance responsable ;
résilience, prospérité et transition numérique : soutenir des économies
résilientes, inclusives, durables et connectées qui créent des possibilités pour
tous, notamment pour les femmes et les jeunes ;
paix et sécurité : apporter un soutien aux pays pour relever les défis en matière
de sécurité et trouver des solutions aux conflits en cours ;
migration et mobilité : faire face ensemble aux défis que sont les déplacements
forcés et la migration irrégulière et favoriser des voies d'entrée légales et sûres
pour la migration et la mobilité ;
transition écologique, résilience climatique, énergie et environnement : tirer
parti du potentiel d'un avenir à faible intensité de carbone, protéger les
ressources naturelles de la région et générer une croissance verte.
Le nouvel agenda pour la Méditerranée oriente la politique de l'UE à l'égard de la région
et la programmation pluriannuelle dans le cadre de l'instrument de voisinage, de
coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) – Global
Europe aux niveaux régional et bilatéral.
Jusqu'à 7 milliards d'euros pour la période 2021-2027 devraient être alloués à la mise
en œuvre de ce nouvel instrument et pourraient ainsi mobiliser jusqu'à 30 milliards
d'euros en investissements privés et publics dans la région au cours de la prochaine
décennie.
Vers une stratégie macro-régionale en méditerranée ?
Le Parlement européen s’est prononcé en mai 2023 dans le cadre d’une résolution
portée par le député européen François ALFONSI, en faveur de la définition d’une
stratégie « macrorégionale » en méditerranée2.
Les macrorégions jouent un rôle majeur dans le renforcement de la cohésion
économique, sociale et territoriale de l’Union européenne et de son voisinage proche
en donnant aux zones frontalières les moyens de faire face collectivement aux défis
communs spécifiques, par les échanges, la coopération et la mise en œuvre conjointe,
contribuant ainsi à accroître l’efficacité et les effets des politiques.
1
[Link]
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Elles permettent à la Commission Européenne de coordonner structurellement la
coopération entre les différentes autorités politiques qui administrent cet espace. Cette
procédure a été initiée en Mer Baltique, et elle associe dans une même programmation
des États-membres de l'Union, des régions européennes et des États-tiers.
Plus de la moitié du bassin méditerranéen constitue un espace sous responsabilité
directe de l'Europe, 110 millions d'Européens vivent sur ses rivages, et l'Europe, par
rapport aux États de la Rive Sud, bénéficie d'une capacité de coopération administrative
éprouvée, de moyens financiers et scientifiques bien plus étoffés, et d'une force
opérationnelle avec d'importants financements déjà en place : programmes Interreg,
Instrument de Pré-Adhésion, politique de voisinage envers les pays du Sud, etc.
Cet appel à la définition d’une stratégie macro-régionale qui mettrait les enjeux
environnementaux et climatiques au cœur de son action a reçu le soutien du Comité
des Régions mais également de nombreuses collectivités territoriales du pourtour
méditerranéen.
II – Les réponses de l’UE dans la crise au proche orient
L’UE a condamné sans équivoque, et avec la plus grande fermeté, les attentats
terroristes violents perpétrés sans discrimination par le Hamas en Israël le 7 octobre
2023. Elle a exprimé sa solidarité avec Israël, soulignant qu’il avait le droit de se défendre
conformément au droit humanitaire et international.
Elle a également réaffirmé la nécessité d’assurer la protection de tous les civils à tout
moment, conformément au droit international humanitaire.
Ainsi, dans ses conclusions, adoptées le 26 octobre, le Conseil européen a demandé
que l'accès humanitaire soit continu, rapide, sûr et sans entrave et que l'aide parvienne
à ceux qui en ont besoin au moyen de toutes les mesures nécessaires, y compris des
couloirs et des trêves humanitaires.
Plus spécifiquement, la Commission européenne s’est engagée à augmenter l’aide
humanitaire à Gaza de 25 millions d'euros supplémentaires. Ce faisant, l'Union
européenne devrait fournir une aide humanitaire d'un montant total de 100 millions
d'euros en faveur des civils à Gaza. Elle a mis en place un pont aérien humanitaire sous
la forme de plusieurs vols à destination de l’Égypte, en vue d’acheminer des fournitures
vitales aux organisations humanitaires présentes sur le terrain à Gaza. Les Etats
membres ont fournis une aide de 260 millions d’euros3.
Sur le plan diplomatique, l’Union européenne reste attachée à une paix durable et
pérenne reposant sur une solution fondée sur la coexistence de deux États, une
nouvelle impulsion devant être donnée à cet effet aux efforts déployés dans le cadre
du processus de paix au Proche-Orient.
L’UE poursuit ses efforts diplomatiques, notamment en :
appelant à la protection des civils conformément au droit international
humanitaire ;
renforçant sa mobilisation humanitaire dans la région ;
3
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world/middle-east-crisis_fr
appelant au dialogue entre Israël et ses voisins afin de continuer à maintenir la
stabilité et la paix dans la région ;
recherchant une solution à long terme qui apporte la paix et la sécurité à chacun.
Ces questions seront au cœur de la réunion des ministres des affaires étrangères de
l’UE le 11 décembre prochain.
III - Les programmes de coopération territoriale INTERREG
Les programmes de coopération INTERREG (2eme volet de la politique de cohésion),
financés par le Feder soutiennent le développement économique, social et territorial
de l’espace méditerranéen dans leurs différentes dimensions géographiques :
transfrontalière (France Espagne ; France Italie) ;
transnationale (Europe du sud ouest ; Euro med pour la rive nord de la
méditerranée, Next Med pour le pourtour nord et sud de la méditerranée).
Ces programmes sont mis en œuvre dans le cadre d’appels à projets régulièrement
publiés tout au long de la programmation. Ils soutiennent différents types de projets
soutenant la coopération entre différents partenaires des territoires concernés.
Le programme Interreg Italie France Martime
Le programme soutient la coopération
transfrontalière entre l’Italie et la France. Les territoires
concernés pour la France sont la Corse ainsi que les
départements des Alpes-Maritimes et du Var.
Les territoires italiens sont la Ligurie (provinces
d'Imperia, Savone, Gênes, La Spezia) ; la Sardaigne
(provinces de Sassari, Nuoro, Cagliari, Oristano,
Sardaigne du Sud) ; les cinq provinces du littoral
toscan (Massa-Carrare, Lucques, Pise, Livourne,
Grosseto).
Nouveauté de cette programmation des entités
d’autres territoires peuvent être partenaires des
projets.
Le programme bénéficie d’un budget de budget de
193 296 077 euros.
La zone de coopération se caractérise par un
immense patrimoine de ressources naturelles et
culturelles, ainsi que par un tissu entrepreneurial à fort
potentiel de croissance. Cependant, le territoire est
aussi extrêmement vulnérable et particulièrement exposé aux risques liés au
changement climatique et aux crises économiques mondiales.
Le Programme a pour objectif principal de contribuer au renforcement de la
coopération transfrontalière entre les régions participantes et à la transformation de
l’espace de coopération en une zone compétitive et durable dans le paysage européen
et méditerranéen.
Afin de poursuivre ces objectifs, le Programme se décline en 5 priorités stratégiques
rattachées à des Objectifs spécifiques :
Priorité 1 : Une zone transfrontalière attractive, axée sur une modernisation
intelligente et durable
1.3 Renforcer la croissance durable et la compétitivité des PME, et la création
d'emplois dans les PME notamment grâce aux investissements productifs ;
1.4 Développer des compétences pour la spécialisation intelligente, la transition
industrielle et l'entrepreneuriat.
Priorité 2 : Une zone transfrontalière résiliente et économe en ressources
2.4 Promouvoir l’adaptation au changement climatique, la prévention des
risques de catastrophe, et la résilience, en tenant compte d’approches
écosystémiques ;
2.6 Favoriser la transition vers une économie circulaire et efficace dans
l'utilisation des ressources ;
2.7 Améliorer la protection et la préservation de la nature et de la biodiversité et
renforcer les infrastructures vertes, en particulier en milieu urbain, et réduire
toutes les formes de pollution.
Priorité 3 : Une zone transfrontalière connectée physiquement et numériquement
3.2 Développer et renforcer une mobilité locale, régionale, et nationale,
intelligente, intermodale et résiliente aux changements climatiques et durable,
améliorant l'accès au réseau RTE-T et la mobilité transfrontalière ; soutenir les
initiatives liées aux « Ports verts transfrontaliers du futur ».
Priorité 4 : Une zone transfrontalière performante en matière de capital social et qui
se distingue par la qualité de son capital humain
4.1 Renforcer la performance et l’inclusivité des marchés du travail et l'accès à
des emplois de qualité grâce au développement des infrastructures sociales et
la promotion de l’économie sociale ;
4.6 Renforcer le rôle de la culture et du tourisme durable dans le
développement économique, l'inclusion sociale et l'innovation sociale.
Priorité 5 : Une meilleure gouvernance transfrontalière
5.1 Renforcer la capacité institutionnelle des pouvoirs publics, en particulier ceux
chargés de la gestion d’un territoire donné et des parties prenantes ;
5.2 Renforcer une administration publique efficace en encourageant la
coopération juridique et administrative et la coopération entre citoyens, acteurs
de la société civile et institutions, notamment dans le but de supprimer les
obstacles juridiques et autres dans les régions frontalières.
Les projets (projets simples, projets stratégiques thématiques ou territoriaux) sont
soutenus dans le cadre d’appels à projets. Un premier appel a été lancé en février 2023
Il permettra de soutenir 40 projets. Le 2ème Appel à projets ouvrira en janvier 2024. Le
3ème, quant à lui, sera lancé durant le deuxième semestre de 2025.
L'autorité de gestion du programme est la région Toscane.
Le Conseil régional Sud Provence Alpes Côte d’Azur et la Collectivité Territoriale de
Corse sont les entités référentes pour le programme pour les acteurs de leur territoire.
Pour aller plus loin :
[Link]
Projets financés - PC Marittimo - PC Marittimo ([Link])
Le programme Europe du sud-ouest (SUDOE)
Le programme est destiné à favoriser la coopération
territoriale entre les régions françaises du sud-ouest (la
Région Nouvelle-Aquitaine, la Région Occitanie et une
partie du territoire de la Région Auvergne-Rhône-
Alpes), et la péninsule ibérique : Espagne (Toutes les
communautés autonomes et les villes autonomes
excepté les Iles Canaries), Portugal continental et
Andorre (en tant que pays tiers). Il intervient en matière
d’innovation, de compétitivité des PME, de lutte contre
le changement climatique, et de protection de
l’environnement.
Il promeut la coopération transnationale pour traiter des
problématiques communes aux régions de l’ensemble
du territoire concerné, tel que le faible investissement
en recherche et développement, la faible compétitivité
des petites et moyennes entreprises et l’exposition au
changement climatique et risques environnementaux. Il
cofinance des projets menés par des partenariats entre
entités publiques et privés.
La préservation du capital naturel du Sud-ouest
européen et son adaptation au changement climatique
d'une part, le renforcement de la cohésion sociale et
l'équilibre territorial et démographique par l'innovation
et le développement endogène d'autre part constituent les fondements du
programme.
La contribution de l'Union européenne au programme SUDOE s'élève à 115,7 millions
d'euros, dont 107,1 millions seront pour les projets, le reste étant pour l'assistance
technique.
Parmi les priorités de financement et les objectifs spécifiques proposés par la
Commission européenne pour la politique de Cohésion 2021-2027, le programme
Interreg Sudoe a retenu 4 priorités et 9 objectifs spécifiques :
Priorité 1 : Préserver le capital naturel et renforcer l'adaptation au changement
climatique du SUDOE
OS 2.4 Favoriser l'adaptation au changement climatique, la prévention des
risques de catastrophe et la résilience, en tenant compte des approches
fondées sur les écosystèmes (18,2M€) ;
OS 2.5 Favoriser l'accès à l'eau et une gestion durable de l'eau (15M€) ;
OS 2.7 Améliorer la protection et la préservation de la nature et de la biodiversité
et renforcer les infrastructures vertes, en particulier en milieu urbain, et réduire
toutes les formes de pollution (15M€).
Priorité 2 : Promouvoir la cohésion sociale et l'équilibre territorial et démographique
du SUDOE à travers l'innovation et la transformation des secteurs productifs
OS 1.1 Développer et améliorer les capacités de recherche et d'innovation ainsi
que l'utilisation des technologies de pointe (19,3 M€) ;
OS 1.4 Développer des compétences en ce qui concerne la spécialisation
intelligente, la transition industrielle et l'esprit d'entreprise (7,5 M€).
Priorité 3 : Promouvoir la cohésion sociale et l'équilibre territorial et démographique
du SUDOE à travers l'innovation sociale, la valorisation du patrimoine et les services
OS 4.1 Améliorer l'efficacité et le caractère inclusif des marchés du travail ainsi
que l'accès à un emploi de qualité grâce au développement des infrastructures
en matière sociale et à la promotion de l'économie sociale (5,3 M€) ;
OS 4.5 Garantir l'égalité d'accès aux soins de santé et favoriser la résilience des
systèmes de santé, y compris les soins de santé primaires, et promouvoir le
passage d'une prise en charge institutionnelle à une prise en charge familiale ou
de proximité (12,9 M€) ;
OS 4.6 Renforcer le rôle de la culture et du tourisme durable dans le
développement économique, l'inclusion sociale et l'innovation sociale (8,6 M€).
Priorité 4 : Renforcer les capacités d'impact du SUDOE sur les territoires
OS 6.6 D'autres actions visant à soutenir une meilleure gouvernance de la
coopération (5,3 M€).
L’autorité de gestion du programme est la Consejería de Economía y Hacienda du
Gouvernement de la Cantabrie (Espagne).
Le Secrétariat conjoint, basé à Santander (Espagne), est le guichet unique du
programme. Il assiste l’autorité de gestion et le comité de suivi dans la mise en œuvre
et la gestion des projets.
Les autorités nationales pour la France sont la Préfecture de la Région Occitanie et le
Conseil régional Occitanie Pyrénées Méditerranée.
Pour aller plus loin :
[Link]
Le programme Euro Med
Le Programme Interreg Euro-MED soutient la coopération entre 14 pays de la rive nord
de la Méditerranée. Sont concernés sur l’ensemble de leur territoire la Bulgarie, la
Croatie, Chypre, la Grèce, Malte, la Slovénie, sur une partie, l’Italie, le Portugal,
l’Espagne, la France (Sud Paca, Occitanie, Corse et pour la région Auvergne-Rhône-
Alpes, l’ex-région Rhône Alpes).
Sont également concernés 4 Etats bénéficiaires de l’instrument d’aide de préadhésion :
l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la République de Macédoine du Nord.
Pour la période 2021-2027, le budget total du programme s’élève à environ 294 M€.
Le Programme Interreg Euro-MED finance des projets ayant pour objectifs d’apporter
des solutions pour répondre à 4 missions complémentaires qui intègrent toutes l’enjeu
environnemental destinées à : renforcer l’économie durable innovante ; Protéger,
restaurer et valoriser l’environnement naturel et le patrimoine ; Promouvoir les bassins
de vie verts ; Renforcer le tourisme durable.
Il se décline en 3 priorités et 5 objectifs spécifiques :
Priorité 1 – Une Méditerranée plus intelligente
Objectif spécifique 1.1: Développer et renforcer les capacités de recherche et
d’innovation et l’adoption de technologies avancées.
Priorité 2 – Une Méditerranée plus verte
Objectif spécifique 2.4 : Promouvoir l’adaptation au changement climatique et la
prévention des risques de catastrophes, la résilience, en tenant compte des
approches éco-systémiques ;
Objectif spécifique 2.6 : Promouvoir la transition vers une économie circulaire et
économe en ressources ;
Objectif spécifique 2.7 : Renforcer la protection et la conservation de la nature,
de la biodiversité et des infrastructures vertes, y compris dans les zones
urbaines, et réduire toutes les formes de pollution.
Priorité 3 – Gouvernance Méditerranéenne
Objectif spécifique 6.6: Actions pour soutenir une meilleure gouvernance de la
coopération.
L’Autorité de gestion d’Interreg Euro-MED est la Région Sud Provence-Alpes-Côte
d’Azur qui assure également le secrétariat conjoint.
Pour aller plus loin :
Le site du Programme : [Link]
Exemple de projets financés sur la précédente période de programmation :
[Link]
Le programme Next Bassin méditerranéen (NEXT MED)
Ce programme vise 15 pays du pourtour nord et sud de la méditerranée : Algérie,
Chypre, Egypte, Grèce, Jordanie, Israël, Italie, Liban, Malte, Palestine, Portugal, Espagne,
Tunisie, Turquie et France Occitanie, Sud PACA et Corse.
Il contribue au développement intelligent, durable et équitable pour tous dans le bassin
méditerranéen en soutenant une coopération équilibrée et une gouvernance à
plusieurs niveaux. Il est doté d’un budget de 253 millions d’euros.
Ce programme
était financé par
l’Instrument
européen de
voisinage (IEV)
dans la période
de
programmation
précédente. Les
fonds pour la
période 2021-
2027 proviennent
du Fonds
européen de
développement
régional (FEDER),
de l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération
internationale (IVCDCI) et de l'instrument de préadhésion (IPA). Les projets bénéficient
d’un soutien pouvant atteindre 90 % des dépenses éligibles.
Tout en se concentrant sur la transition écologique et la transition digitale en tant
qu’éléments transversaux à la coopération, le Programme Interreg NEXT MED identifie
4 priorités principales, alignées avec les objectifs stratégiques de l’UE, en particulier
le Pacte vert, et 9 Objectifs spécifiques qui, ensemble, répondent aux défis communs
de la zone de coopération.
Priorité 1 : - Une Méditerranée plus compétitive et intelligente en faisant la promotion
de transformations économiques innovantes grâce à la Recherche et à l’innovation
(R&I), d'une croissance durable, et de la compétitivité des micro, petites et moyennes
entreprises (MPME) afin d’aider à réduire les disparités et de contribuer à l’intégration
socio-économique.
Priorité 2- Une Méditerranée plus verte et à faibles émissions de carbone en
soutenant la transition vers une économie neutre en carbone en faisant la promotion
d'une transition énergétique propre et équitable, d’investissements dans les économies
bleue et verte, de l’économie circulaire, de l’atténuation et de l’adaptation au
changement climatique.
Priorité 3- Une Méditerranée plus sociale et inclusive pour fournir des opportunités
d’apprentissage, assurer l’égalité des chances et l’intégration socio-économique, ainsi
qu’améliorer l’accès à la santé via des innovations technologiques et la numérisation.
Priorité 4 - Une meilleure gouvernance de la coopération pour la Méditerranée en
faisant la promotion d’activités communes pour le partage de connaissances,
l’amélioration de la coopération entre partenaires et de la capacité institutionnelle des
autorités publiques et des parties prenantes.
L’autorité de gestion du programme est la Région Sardaigne (Italie).
Le point de contact national pour la France est la Région Sud Provence-Alpes-Côte
d’Azur
Pour aller plus loin :
Le site du programme : [Link]
Les projets financés sur la précédente période de programmation :
[Link]
Annexe 1 - réseaux actifs sur les questions « Euromed » - non exhaustif
Le réseau des villes Euromed
Créé par la Ville de Bordeaux en 2000, le réseau est depuis 2016 présidé par la
Métropole Nice Côte d’Azur. Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole
Nice Côte d’Azur en est l’actuel président. Il est composé de villes d’Europe et des rives
nord, sud et, est du Bassin Méditerranéen (environ 150), ainsi que de partenaires. Son
secrétariat est hébergé par la ville/Métropole de Nice.
[Link]
Le réseau Med cités
Créé en 1991 à Barcelone, le réseau est devenu une organisation totalement
indépendante en 2015, et regroupe désormais 73 municipalités de toutes les rives du
bassin méditerranéen. L’actuel Président de MedCités est Montpellier, représenté par
M. Michaël Delafosse, Maire de Montpellier, représenté par Clare HART, Vice-
Présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, Conseillère Municipale de
Montpellier. Le secrétariat est basé à Barcelone. MedCités soutient le développement
de projets, de l’idée à la mise en œuvre, et fournit à ses membres des ressources, une
expertise et une assistance technique dans les domaines tels que le développement
économique, la cohésion sociale, l’environnement, les questions urbaines.
[Link]
Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM)
Créée en 2010 par le Comité européen des régions (CdR), conjointement avec les
associations territoriales qui agissent dans ce domaine. Elle assure une représentation
politique des collectivités territoriales, notamment auprès de l'Union européenne et de
l'Union pour la Méditerranée (UpM) ; entretient un dialogue politique et encourage la
coopération interrégionale.
[Link]
L’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée
Organisation de coopération politique entre la Generalitat de Catalogne, le
Gouvernement des Illes Baléares et La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée sous
la forme d’un Groupement Européen de Coopération Territoriale. Elle a été fondée en
2004, La présidence est assurée par période de deux ans de manière tournante par ses
membres ; depuis le mois de février 2023, le Président de l’Eurorégion est Pere
Aragonès, Président du gouvernement de la Generalitat de Catalogne.
Parmi les objectifs poursuivis figurent la création, au nord-ouest de la Méditerranée d’un
pôle de développement durable se basant sur l’intégration sociale, environnementale,
culturelle et économique du territoire ; la contribution à la construction d’une Europe
des régions, unie, solidaire et proche des citoyens.
[Link]
La Commission Interméditerranéenne de la Conférence des Régions Périphériques
et Maritimes d’Europe (CRPM)
Créée en 1990, elle rassemble environ 40 Régions membres de 8 différents États
membres de l’UE et pays tiers (Albanie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte et
Maroc). Elle est présidée par Roberto OCCHIUTO, Président de la Région Calabria.
[Link]
Contact :
Sabine MARTORELL,
Cheffe de projets, Pôle Territoires et cohésion
[Link]@[Link]
Plus d’informations sur 20 rue d'Alsace Lorraine
notre site internet : 45000 Orléans
[Link] 02 38 77 83 83
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ccrefrance@[Link]