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Mémoire

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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


UNIVERSITÉ de BLIDA 1
Faculté de Technologie
Département de Génie des Procédés
Laboratoire Analyse Fonctionnelle des procédés Chimiques

Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme de

Master en Génie des Procédés


Spécialité : Génie des Polymères

Intitulé du mémoire

Contribution à la formulation d'une


émulsion à base d'eau thermale: Etude de
l’effet de Xanthane sur ses propriétés
rhéologiques et structurales

Présenté par : Encadré par :

HENNI Mansour Ilhem Dr. Abdelkader HADJSADOK

M’BARKI Sara Ahlem Co-encadré par :

Melle Romaissaa MOKDAD

Année universitaire 2017/2018


Remerciement

A la fin de ce travail, nous adresse nos sincères remerciements au bon dieu le tout
puissant qui m’a ouvert les portes de la réussite.

Un très grand remerciement à notre directeur de recherche Mr Abdelkader HADJ SADOK et


Co-directrice Romaissaa MOKDAD pour leurs précieux conseils et leurs aide durant toute la
période de notre projet de fin d’étude.

On tient à remercier également les membres de jurys de l’université de Blida-1 pour avoir
accepté d’examiner ce mémoire.

On remercie toute personne ayant participé de près ou de loin à l’élaboration de ce


travail.

Merci à nos parents pour leur soutien apporté tout au long de ces longues années d’études.
Nous leur en suis infiniment reconnaissante.

Merci à nos sœurs, nos frères, la famille de M’barki et Henni Mansour. Un grand merci pour
leur soutien.

Merci à nos amis de la Faculté (Soraya, Maria, Amina, …) et d’ailleurs, leurs connaissances
m’apportent tellement au quotidien.
Dédicace

Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la reconnaissance…

C’est tout simplement que je dédie ce mémoire de master :

A celle qui porte un cœur plein de tendresse et d’amour, à ma chère mère.

A mon père, qui m’a soutenu durant ma vie.

A mes sœur Wissam, Rabab

A mes frères Hakim, Mohamed

A mes chères amis(es) Mohamed, Soraya, Maria, Amina, Sara, Rima, Lynda, …. Et surtout
mon binôme M’barki Sara Ahlem.

A toute ma famille.

A mon co- encadreur MOKDAD.R qui n’a pas cessé de nous encourager et nous
conseiller. Cette humble dédicace ne saurait exprimer notre grand respect et notre profonde
estime.

A tous ceux qui me sont chers et que j’ai omis de citer.

Merci désormais chacun à leur façon.

ILHEM
Résumé

Ce travail de recherche s’est attaché à l’étude de la stabilité physique et les propriétés


rhéologiques d’une émulsion,type eau-dans-huile, contenant une eau thermo-minérale et d’étudier
la potentialité de la concentration de xanthaneet des deux tensioactifs utilisés.La démarche
empruntée était basée sur la méthode des plans d’expériences, dont l’objectif était de quantifier et
d’expliquer l’effet des facteurs de contrôle, à savoir, la teneur en phase huileuse, en xanthane et
en tensioactifs sur la stabilité, la granulométrie et sur les propriétés rhéologiques de l’émulsion
formulée. Les résultats expérimentaux issus de la caractérisation des émulsions formulées et
l’étude statistique des réponses obtenues illustrent l’efficacité de choix des excipients qui ont
permis d’obtenir des émulsions stables, d’une granulométrie homogène avec un
comportementrhéologique structural.

Mots clés : Émulsion, eau thermo-minérale, plan d’expérience, rhéologie, xanthane.

Abstract

The physical stability and the rheological properties of anoil-in-water emulsion formulated
with xanthan and two surfactants in the presence of a thermo-mineral water was studied in this
research work. The concentrations of the oil, the xanthan and the surfactants was fixed using
response surface methodology to study the effect of each factor on the physical and the
rheological properties of the emulsion. The characterization of the obtained emulsions proved
very less interactions between the thermo-mineral water and the excipients forming neutral stable
emulsions with an homogeneous particle size and a structural rheological behavior.Chosed
excipients could form a stable dermo-pharmaceutical emulsion.

Key words: Emulsion, thermo-mineral water, factorieldesign, rheology, xanthan.

‫ملخص‬

‫ ودراسة‬,‫الهدف من هذا العمل البحثي كان دراسة امكانية تطوير مستحلب مائي ذو خصائص طبية اساسه مياه معدنية حارة‬
‫ اعتمد العمل على طريقة التصميم التجريبي لتحديد وتفسير تأثير عوامل‬.‫تأثير و تداخل االمالح المعدنية للماء مع الكزانتان‬
‫ النتائج التجريبية اثبتت فعالية اختيار السواغات التي‬. ‫التحكم على ثبات المستحلب و خصائصه الحبيبية والخصائص االنسيابية‬
.‫ادت الى الحصول على مستحلبات مستقرةجسيماتها متجانسة مع سلوك انسيابي مرضي‬

:‫الكلمات المفتاحية‬

.‫ الزانثان‬، ‫ التصميم التجريبي‬، ‫المياه المعدنية الحارة‬، ‫المستحلب‬


SOMMAIRE
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des figures
Résume
Introduction ………………………………………………………………………… 1

ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

CHAPITRE 1

LES EAUX THERMO-MINERALES

1.1Définition…………………… ……………………………….……………… 3

1.2 Classification des eaux thermo-minérales………………………….............. 3

1.2.1Température.............................................................................................. 3

1.2.2 Minéralisation………………..……………………………….………. 4

1.2.3 Composition Chimique…..……….………………………………….. 4

1.3 Propriétés thérapeutiques dermiques des eaux thermo-minérales……… 5

1.4 Les sources thermales algériennes……………………………………… 6

1.5 La source thermo-minérale de Hammam Salhine……………………..... 7

CHAPITRE 2

GENERALITES SUR LES EMULSIONS

2.1 Définition…………..………………………………………. ………… 8

2.2 Classification …………………………………………………………. 9


2.2.1 Classificationbasée sur la nature de la phasedispersée…..…............... 9

2.2.1.1 Émulsionsimple….………………………………….……………… 9

2.2.1.2 Emulsion multiple………………………………………………..… 10

2.2.2Classification basée sur la taille des gouttelettes ……………………. 10

2.3 Principaux caractéristiques des émulsions……….………………...…. 11

2.3.1 Conductivité…………………..…………………………………….. 11

2.3.2 Granulométrie ……………………………………………………….. 11

2.3.3 Viscosité…………………..…………………………………….…… 11

2.4Les instabilités des émulsions…………………………………………. 12

2.5Les tensioactifs…………………….………………………...………… 13

CHAPITRE 3

GENERALITES SUR LA GOMME XANTHANE (GX)

3.1 Présentation du xanthane……………………………………………….. 14

3.2 Origine du xanthane…………………………………………………. 14

3.3 Structure de xanthane………………………………………………… 15

3.4. Propriétés du xanthane en solution aqueuse…………………………………. 16

3.5. Influence du xanthane sur le comportement rhéologique d’une solution aqueuse… 16

3.6.Influence de xanthane sur la taille et la structure d’une émulsion H/E……………. 18

ETUDE EXPERIMENTALE

CHAPITRE 4
MATERIEL ET METHODES

4.1. Matièrespremières ………………………………………………….. 20


4.1.1 Eau thermale de Hammam Salhine(Biskra)………………………… 20
4.1.2 Xanthane …………………………………………………………… 21
4.1.3 Urée………………………………………………………………… 21
4.1.4 Tween 20 et Span 60………………………………………………… 22
4.1.5 Propylène glycol …………………………………………………… 22
4.1.6 Huile de vaseline …………………………………………………… 23

4.2 Préparation de l’émulsion……………………………………………… 23


4.2.1 Matériel à utiliser pour la formulation de l’émulsion ……………… 23
4.2.2 Chois du type d’émulsion à formuler ………………………………. 23
4.2.3 Protocol expérimentale ……………………………………………… 24

4.2.4. Calcul de la quantité de Tween 20 et Span 60……………………… 26


4.3. Essais de la formulation……………………………………………… 27
4.3.1. Méthode des plans d’expériences…………………………………. .. 27

4.4. Caractérisation des émulsions ………………………………………… 28


4.4.1. Propriétés organoleptiques………………………………………… 28
4.4.2. Sens de l’émulsion…………………………………………………. 29
4.4.3. Essai à la centrifugation…………………………………………….. 29
4.4.4. Mesure du pH……………………………………………………… 29
4.4.5. Taille des gouttelettes (Granulométrie)…………………………… 29
4.4.6 Analyse rhéologique des émulsions………………………………… 30

4.4.7 Test de viscoélasticité en déformation oscillatoire………………… 30


4.4.8 Test de viscoélasticité en fréquence………………………………… 30

CHAPITRE 5

RESULTATS ET DISCUSSION

5.1 Propriétés organoleptiques……………………………………………. 31


5.2 Sens de l’émulsion………………………………………………………….. 31

5.3 Essai à la centrifugation ………………………………………………………. 31

5.4 pH des formulations d’émulsion…………………………………………… 32

5.5 Examen microscopique………………………………………………………… 32

5.6Etude rhéologique des émulsions…………………………………………… 33


5.7 Comportement viscoélastique des émulsions………………………………. 34

5.8 Propriétés viscoélastiques en fréquence des émulsions……………………… 35

5.9 Modélisation en surface de réponses………………………………………… 38

5.10 Analyse statistique des modèles en surface de réponses…………………… 39

5.11. Etude des contours iso-réponse………………………………………… 40

5.11.1 Pour une concentration minimale en huile de vaseline X1…………… 40

5.11.2Pour une concentration maximale en huile de vaseline X1................. 41

Conclusion ………………………………………………………………………… 43

Références bibliographique

Appendices
LISTE DES ABREVIATIONS

b Exposant de Carreau
C Concentration
c.à.d. C’est-à-dire
cm Centimètre
CCF Composite à face Centré
°C Degré Celsius
E/H Eau-dans-huile
ET’S Eaux Thermales
ET Eau Thermale
g Gramme
GX Gomme xanthane
G’ Module élastique
G’’ Module visqueux
H/E Huile-dans-eau
HV Huile de Vaseline
HLB Hydrophile lipophile balance (balance hydrophile
lipophile
Hz Hertz
IUPAC International Union of Pure and Applied Chemistry
K Constante de carreau
Km Kilomètre
L Litre
L/H Lipophile/Hydrophile
mg Milligramme
m Mètre
min Minute
m Masse
mm Millimètre
mol Mole
mPa Milli pascale
Mv Model Validity
Ƞ Viscosité [Pa.s]
ƞ0 Viscosité à cisaillement nul [Pa.s]
ƞ∞ Viscosité à cisaillement infini [Pa.s]
ƞapp Viscosité de cisaillement apparente [Pa.s]
O/W Oil/Water
pH Potentiel hydrogène
PG Propylène Glycol
RSM Modélisation en Surface de Réponse
R2 Coefficient de corrélation
Rp Reproductibility
S Surface
s Seconde
T Température
Tm Température de transition conformationnelle
tpm Tour par minute
Le coefficient de prediction
μm Micromètre
µS Micro Siemens
у. Vitesse de cisaillement [s-1]
LISTE DES TABLEAUX

N° de tableau Titre

Tableau 1.1 Classification des ET’s en fonction de leur minéralisation

Tableau 1.2 Récapitulatif de la classification des ET’s selon les principaux


éléments chimiques

Tableau 1.3 Propriétés thérapeutiques dermiques des ET’s

Tableau 2.1 Les deux types d’émulsions simples

Tableau 2.2 Classification basée sur la taille des gouttelettes

Tableau 4.1 Matières premières utilisées en formulation d’émulsion

Tableau 4.2 Paramètres physique-chimiques des eaux thermales Salhine

Tableau 4.3 Caractéristiques de l’urée

Tableau 4.4 liste des équipements utilisés et leurs marques

Tableau 4.5 les quantités requises de Tween et Span pour chaque essai

Tableau 4.6 Matrice d’expérience du plan CCF appliqué pour la formulation


d’émulsion à base d’eau thermale
Tableau 5.1 Résultats expérimentaux des caractérisations physico-chimiques de 17
essais d’émulsion de la matrice
Tableau 5.2 Matrice d’expériences du plan CCF contenant les facteurs et réponses
des 17 essais d’émulsions formulées.
Tableau 5.3 Matrice de corrélation réponses-réponses
LISTE DES FIGURES

N° de Figures Titre

Figure 1.1 Hammam Salhine (Biskra)

Figure 2.1 Représentation d’une émulsion avec un émulsifiant

Figure 2.2 image démonstrative de deux types d’émulsions simples

Figure 2.3 image démonstrative de deux types d’émulsions multiples

Figure 2.4 Processus de déstabilisation d'une émulsion

Figure 2.5 Schéma d’une molécule tensioactive

Figure 3.1 image microscopique de la bactérie Xanthomonas

Figure 3.2 Structure chimique de xanthane

Figure 3.3 Courbes d’écoulement de solutions de xanthane (Mm = 7.105 g.mol-


1) à différentes concentrations dans 0,1 N de NaCl (T=25 °C)
Figure 3.4 Représentation schématique de la floculation d’une émulsion H/E
induite par le xanthane
Figure 4.1 La structure d’une molécule d’urée

Figure 4.2 schéma représentatif du processus de fabrication

Figure 5.1 Micrographe de l’essai 14 au grossissement X500

Figure 5.2 Distribution granulométrique en volume des tailles des gouttelettes de


l’essai 03
Figure 5.3 Courbe d’écoulement typique de l’essai 01 ajustée par le modèle de
Carreau. T=20°C
Figure 5.4 Variation des deux modules de conservation G’ et de perte G’’
typique de l’émulsion en fonction de la déformation. T=20°C
Figure 5.5 Comportement viscoélastique en rampe de fréquence typique,
T=20°C
Figure 5.6 Histogramme illustrant les valeurs des quatre indicateurs de la qualité
au sens statistique des quatre modèles RSM
Figure 5.7 Contours- iso-réponses de 〖logη〗_0,K et G_0^' pour un niveau
minimal de la concentration en huile de vaseline (X1)
Figure 5.8 Contours- iso-réponses de 〖logη〗_0,K et G_0^' pour un niveau
moyen de la concentration en huile de vaseline (X1)
Figure 5.9 Contours- iso-réponses de 〖logη〗_0,K et G_0^' pour une
concentration maximale en huile de vaseline (X1)
INTRODUCTION

L’Algérie est l'un des pays les plus riches en eaux thermo-minérales (ET’s). Ces
derniers sont utilisées comme traitements auxiliaires de diverses pathologies, plus
particulièrement en dermatologie où elles influent positivement et considérablement la
qualité de vie des patients.

Etant persuadés des effets bénéfiques des ET’s, quelques laboratoires


dermatologiques ont décidé de la substituer à l'eau distillée habituellement utilisée dans les
formules classiques afin de mieux soulager les peaux sensibles, rebelles, allergiques et
atopiques.

Les ET’s sont utilisées directement dans les formulations sans aucun traitement
comme des principes actifs ou comme des excipients. Ce sont des mélanges bien
spécifiques de minéraux et oligoéléments. Ces éléments chimiques actifs, qui confèrent des
propriétés thérapeutiques particulières et propres à chaque eau, peuvent aussi gêner la
formulation des produits à base d’ET.

Les polysaccharides sont largement utilisés pour stabiliser les émulsions de type
Huile/Eau (H/E) pour leurs propriétés de gélification, stabilisation et épaississement, en
particulier pour contrôler la rhéologie de la phase aqueuse continue entre les gouttelettes
dispersées en augmentant la viscosité et la limite d'élasticité.

Le xanthane est un polysaccharide anionique extracellulaire. Il présente une forte


viscosité à faible cisaillement et un fort pouvoir rhéofluidifiant. Il stabilise les émulsions
H/E en retardant le crémage des gouttelettes d'huile et en augmentant la viscosité de la
phase aqueuse.

Le but de ce travail est de développer une émulsion à base d’une eau thermale
algérienne et d’établir avec la méthode des plans d’expérience en étudiant l’effet de la
concentration des excipients sur ses propriétés physicochimiques et rhéologique, ainsi que
le comportement et l’effet du polysaccharide utilisé en présence d’une charge en minéraux.

La première partie de ce travail est une synthèse bibliographique nécessaire à la


bonne compréhension de ce travail. Elle comporte trois chapitres :
Le premier est dédié aux eaux thermo-minérales. Au cours de ce chapitre, nous
analyserons la classification, la minéralisation et les propriétés des ET’s. La richesse
algérienne aux eaux thermo-minérales sera mise en évidence plus précisément les ET’s de
Hammam Salhine à Biskra.

Le deuxième chapitre regroupe des notions sur les émulsions et leurs propriétés

Au troisième chapitre. Nous allons d’une part donner des notions sur la gomme
xanthane et d’autre part faire une synthèse sur l’ensemble de ses propriétés physiques et
rhéologiques dans les formulations.

La partie expérimentale de ce travail est présentée dans le chapitre quatre. Ce


chapitre comporte trois grandes parties : La première sera consacrée aux matières
premières choisis et à la méthode de formulation des émulsions. Dans la deuxième partie,
nous développerons la méthode des plans d’expérience qui consistera à étudier l’influence
des excipients utilisés dans notre formule de base, sur certaines propriétés du système (les
paramètres rhéologiques et viscoélastiques). La troisième partie détaille les techniques de
caractérisation des émulsions à faire.

Dans le cinquième chapitre, on expose l’essentiel des résultats expérimentaux


obtenus suivis par des interprétations et une modélisation en surfaces de réponse sera
effectuée à l’aide du logiciel MODDE 6.0.

Enfin, on termine par une conclusion en faisant ressortir l’essentiel des résultats
obtenus dans ce travail.
Dédicace

Je dédie ce mémoire
Aux êtres les plus chers à mon cœur, mes parents, qui ont toujours cru
en moi et
Encouragée.

A mes frères Chams eldine et Fares.


A mes sœurs Massika, Hadjer, Nouria et son mari hamza et ses filles
Mirale et Rodaina
.
A toute ma famille, en particulier, ma tante Zohra

A ma grand-mère

A mon binôme Ilhem avec qui j’ai passé des moments inoubliable et à
qui je souhaite la réussite dans sa vie

A toutes mes amies, en particulier :


Asma, Hania, Manel, Zahra, Amel

A ma co-promotrice Mme R.MOKDAD pour son aide précieuse, ses


conseils instructifs et pour nous avoir si bien suivis et encadrés tout
au long de notre projet.

SARA AHLEM
CHAPITRE 1

LES EAUX THERMO-MINERALES

Les eaux thermo-minérales naturelles (ET’s) ont une large distribution mondiale
et une vaste utilisation à des fins thérapeutiques. Leurs utilisations varient selon les
habitudes des populations. A ce jour, ellesont fait l’objet de plusieurs études scientifiques
dans différentes régions du monde. En Afrique du Nord, de nombreux travaux ont étudié la
nature géochimique et la qualité chimique des eaux thermo-minérales[1].

1.1. Définition :

Une eau thermo-minérale est définit comme une eau minérale de source souterraine,
naturellement pure, de composition physico-chimique constante et qui contient des
minéraux, sels, gaz etboues, susceptibles d'agir efficacement sur la santé et/ ou utilisées au
sein d'établissements thermales[2].

De l'eau de pluie à sa résurgence en eau thermale, l'eau vit un parcours complexe,


souvent mystérieux: descendant dans les profondeurs de la terre entre les couches
géologiques, atteignant des températures élevées, circulant entre les calcaires et les
granites... se frayant un chemin le long des failles... pour remonter vers la surface chargée
de tous les minéraux qu'elle a rencontrée au fur et à mesure de son long voyage. En effet ce
voyage, suivant la nature du sous-sol que l'eau rencontre, peut durer quelques années, ou
centaine.

1.2. Classification des eaux thermo-minérales :

Plusieurs classifications ont été élaborées utilisant chacune des caractéristiques


propres aux ET’stelles que : l’origine, la minéralisation, la température et la composition
en éléments minéraux [3].

1.2.1. Température :

3
Bien que le mot "thermal" évoque l’idée de chaleur, toutes les eaux ne sont pas
chaudes. Leur thermalité a permis depuis fort longtemps de les classer en quatre
catégories[4]:

 Eaux athermales : T° d’émergence < à 20°C.


 Eaux hypothermales : T° d’émergencecomprise entre 20° et 30°C.
 Eaux thermales :T° d’émergence comprise entre 35° et 40° C.
 Eaux hyperthermales : T° d’émergence> à 45°C, pouvant atteindre les 98° C °.

1.2.2. Minéralisation :

La classification des ET’sen fonction de leur teneur en minéraux comporte cinq


catégories allant de quelques milligrammes par litre à plusieurs grammes par litre. Cette
classification est détaillée dans le (Tableau 1.1).

Tableau 1.1 : Classification des ET’sen fonction de leur minéralisation [3]

Type d’eau Teneur en selsminéraux(exprimée en


résidu à 180°C)

Très faiblement minéralisée [c]< 50mg/L

Faiblement minéralisée ou oligo-minérale 50 mg/L<[c]< 500 mg/L

Moyennement minéralisée 500 mg/L<[c]< 1 000 mg/L

Minéralisée 1 000 mg/L<[c]< 1500 mg/L

Fortement minéralisée [c]> 1500 mg/L

1.2.3. Composition Chimique :

Cette classification est basée sur la composition en sels minéraux caractéristiques. Il


est ainsi possible de distinguer plusieurs catégories d'eauxthermales selon la classification
au(Tableau 1.2) [3]:

4
Tableau 1.2 : Récapitulatif de la classification des ET’s selon les principaux éléments
chimiques

Type d’eau Teneur


Sulfurée sodique ou calcique Sulfures> 0,3mg/L
Sulfatée sodique, calcique ou mixte Sulfates>200mg/L
Chlorurée sodique chlorure>C=250mg/L et
sodium> 200mg/L
bicarbonatée gazeuse Hydrogénocarbonate >1g/L et CO2>
250mg/L
Ferrugineuse fer bivalent> 0,5 mg/L
faiblement minéralisée Riche en oligo-éléments

1.3. Propriétés thérapeutiques dermiques des eaux thermo-minérales :

Les ET’s ont des effets hydratant, apaisant, cicatrisant et protecteur sur la peau.
Plusieurs travaux de recherche in vitro et in vivo ont révélés ses propriétés
thérapeutiques[5, 6].

Tableau 1.3 : Propriétés thérapeutiques dermiques des ET’s

Propriétés Populations cellulaires/enzymes ciblées ; effets


observés
Anti-inflammatoire Sur les mastocytes humains cutanés
Anti-radicalaire Sur les fibroblastes cutanés humains
Cicatrisante Sur les fibroblastes (extraits d'ulcère chronique de
jambe)
Antiprurigineuse
Stimulante des défenses Les cellules de la peau augmentant la sécrétion de
naturelles de la peau peptides antimicrobiens

Restructurante La synthèse d'éléments essentiels de la barrière


cutanée comme les filaggrines et les claudines sont
observés
Protectrice En diminuant l'adhésion de S. aureus à la surface de
la peau

5
Anti-radicalaires En protégeant l'ADN ; en stimulant la catalase et
lesuperoxydedysmutase en cas d'exposition au stress
oxydatif

La composition en oligo-éléments des eaux thermales explique un grand nombre de


leurs propriétés. En effet, cinq oligo-éléments essentiels ont un intérêt direct sur la peau :
le sélénium, le cuivre, le manganèse, le zinc et le silicium[7].

 Le silicium : est un des oligoéléments essentiels à une activité directe sur la peau.
Il aurait de plus un rôle dans la cicatrisation cutanée. Ainsi il présent dans toutes
les eaux à propriétés dermatologiques : la richesse en silicium de l’Eau
thermale explique son intérêt dans les pathologies dermatologiques telles que la
dermatite atopique ou le psoriasis[7].
 Le sélénium : permet de lutter contre le vieillissement cutané, en stimulant la
glutathion peroxydase, enzyme qui favorise l’élimination des radicaux libres. Le
sélénium protège ainsi les kératinocytes des effets néfastes provoqués par des
péroxydes organiques ou inorganiques. Il aurait également une action préventive
sur le développement des cancers cutanés[8].
 Le zinc : Il stimule in vitro la prolifération des kératinocytes, des fibroblastes
et augmente la production de collagène et d’élastine. Le zinc a également une
action cicatrisante par action sur des métallo-enzymes impliquées dans la synthèse
protidique de l’épidermisation[9].
 Le cuivre : intervient au niveau de la synthèse de kératine par oxydation des
groupements sulfhydriles. Par ailleurs, il participe à la réparation cellulaire,
en favorisant le turn-over du collagène [7].
 Le manganèse : active de nombreux systèmes enzymatiques nécessaires à la
néoglucogénèse et au superoxydedismutase[7]. Son mécanisme d’action sur la peau
est encore mal connu.
1.4. Les sources thermales algériennes :

L’Algérie est l’un des pays les plus riche aux eaux thermo-minérale avec plus de 202
sources dont la majorité se trouvé à l’est du pays. Les sources thermales les plus
minéralisées sont en relation directe avec les sédiments gypso-salins du Trias si répandu en
Algérie[10]. Ce cas est rencontré à titre d’exemple à Hammam Melouane 29.42 gr/l,
Hammam El Biban 15g/l, Hammam Salhine 9 g/l.

6
Huit stations thermales sont médicalisées [11] avec une neuvième récente. Elles se
répartissent comme suit :

 Hammam Boughrara(Tlemcen)
 Hammam Bou-Hadjar(Ain Temouchent)
 Hammam Bou-Hanifia(Mascara)
 Hammam Rabbi (Saida)
 Hammam Righa(Ain Defla)
 Hammam Guergour (Sétif)
 Hammam Meskhoutine (Guelma)
 Hammam Salihine (Biskra)
 Hammam Sidi Yahia (Biskra)

1.5. La source thermo-minérale de Hammam Salhine :

Figure1.1 :Hammam Salhine (Biskra)

La station thermale de Hammam Salhine est située dans la commune d’El


Hamma, à 8 Km de Biskra et à 140 m d’altitude, cette localité se caractérise par un
climat sec. Situé dans une région forestière au climat particulier, Hammam Salhine est
fréquenté par de nombreux curistes. La température des eaux avoisine 43 °C, elles sont
sulfurées et chlorurées sodiques avec un débit de 65 L/s. leur composition chimique leur
confère des thérapeutiques indiquées pour les maladies rhumatismales, respiratoires et
dermatologiques[11].

7
CHAPITRE 2

GENERALITES SUR LES EMULSIONS

2.1. Définition :

Une émulsion est une dispersion homogène sur le plan macroscopique, d’un liquide
en fines gouttelettes dans un autre liquide, où les deux sont non miscibles. Il s’agit donc
d’une dispersion de gouttelettes de l’une des phases dans l’autre, on distingue :

 Un liquide sous forme de fines gouttelettes dispersées, discontinu ou « phase


interne ».
 Un liquide dispersant, continu ou « phase externe ».
L’IUPAC (International Union of Pure and AppliedChemistry) rajoute à cette
définition que même la dispersion des cristaux liquides (la combinaison des propriétés à la
fois d’un liquide conventionnel et d’un solide cristallisé) peut-être aussi définie comme une
émulsion.

Pour que l’émulsion soit durable (c’est-à-dire que l’état dispersé demeure lorsque
l’agitation cesse) il est nécessaire d’utiliser un agent émulsionnant ou émulsifiant (Figure
2.1). Son rôle dans la préparation est de stabiliser le système en évitant les phénomènes de
dégradation.

Figure 2.1 : Représentation d’une émulsion avec un émulsifiant [12].

8
Les deux phases sont non miscibles, généralement une hydrophobe et l’autre
hydrophile [12].

2.2. Classification :
C’est la nature et la composition des deux phases de l’émulsion qui influencent sa
classification. On parle de phase dispersée, discontinue ou interne pour désigner les
globules et de phase dispersante, continue ou externe pour désigner la phase dispersée. On
distingue des émulsions huile-dans-eau, lipophile-dans-hydrophile ou Oil-in-water (H/E ou
L/H ou O/W) et des émulsions eau-dans-huile (E/H ou H/L ou W/O)[13].

2.2.1. Classification basée sur la nature de la phase dispersée :

La nature de la phase dispersée permet d’établir la différence entre :

2.2.1.1. Émulsion simple :

C’est un liquide monophasique dispersé dans un autre liquide (Figure2.2), on


distingue (Tableau 2.1)

-Émulsion simple : Il s’agit de gouttes d'eau dispersées dans l’huile.

-Émulsion inverse : Il s’agit de gouttelettes d'huile dispersées dans l’eau.

Tableau 2.1 : Les deux types d’émulsions simples.

Sens de l’émulsion Phase Phase Symbole


dispersée dispersante
 Emulsion huile dans eau. Lipophile Hydrophile
 Emulsion de type aqueux L/H
 Emulsion à eau externe
 Emulsion eau dans huile Hydrophile Lipophile
 Emulsion de type huileux H/L
 Emulsion à huile externe

9
Figure 2.2 : Image démonstrative de deux types d’émulsion simple

2.2.1.2. Emulsion multiple :

Il s’agit d’une dispersion d’émulsions

 Emulsion H/L/H : C’est la dispersion d’une émulsion H/L dans une phase aqueuse.
 Emulsion L/H/L : C’est la dispersion d’une émulsion L/H dans une phase huileuse

Figure 2.3 : Image démonstrative des deux types d’émulsion multiple.

2.2.2. Classification basée sur la taille des gouttelettes :

En fonction de la taille moyenne des gouttelettes de la phase dispersée, différentes


émulsions peuvent être distinguées selon le tableau (2.2) ci-dessous [14] :

Tableau 2.2 : Classification basée sur la taille des gouttelettes.

10
Type d’émulsion Taille des gouttelettes Caractéristiques
Macro émulsion 1 à 10 μm Un liquide immiscible dispersé dans un
autre liquide sous forme de gouttes, une
émulsion grossière à aspect blanc
laiteux.
Microémulsion 0.1 à 1 μm Emulsion blanche dont le diamètre varie
entre 0.5-1μm.
Emulsion grise dont le diamètre varie
entre 0.1-0.5μm.
Nano-émulsion ≤0.1μm La dispersion est doté d’une
thermodynamique stable, transparente à
semi-transparente

2.3. Principaux caractéristiques des émulsions :

2.3.1. Conductivité :

La nature de la phase externe et type d'émulsion peuvent être détectés par différentes
techniques, notamment mesure de sa conductivité. Dans le cas d’une émulsion type H/E, la
conductivité est directement liée à la conductivité et à la fraction volumique de la phase
aqueuse continue. :

2.3.2. Granulométrie :

La granulométrie correspond à la taille des gouttelettes de la phase dispersée :


distribution de taille et diamètre moyen. La distribution granulométrique est généralement
monomodale (les diamètres se distribuent en un pic unique), dans certains cas, on observe
des distributions bimodales. Si la distribution est resserrée, on parle d’émulsion homogène
ou monodisperse, sinon d’émulsion hétérogène ou polydisperse.

2.3.3. Viscosité :

Le comportement rhéologique d'une émulsion est souvent complexe en raison de


l'influence de nombreux paramètres inhérents à la structure (tailles et organisation des
gouttes) ou aux composés chimiques utilisés. De nombreux modèles existent dans la

11
littérature qui relie la viscosité d'une émulsion à ses caractéristiques, mais ils sont pour la
plupart de nature empirique et limités à des cas bien précis

2.4. Les instabilités des émulsions :

On peut distinguer plusieurs processus de déstabilisation représentés sur la (Figure


2.4) [12].

Figure 2.4 : Processus de déstabilisation d'une émulsion [15].

 Le mûrissement d'Ostwald : Correspond à la diffusion de la phase dispersée des


petites gouttes vers les gouttes les plus grosses.
 Le crémage, ou la sédimentation : Est lié à une séparation des phases par
différence de densité entre elles.
 La floculation : Correspond à l’agrégation de gouttes sans rupture du film
interfaciale, provoquée par la présence de forces attractives
 La coalescence : ce phénomène dépend de la tension interfaciale entre les deux
phases liquides, où deux micelles se fusionnent se répète et conduit à la rupture
définitive de l'émulsion par séparation des phases. (phénomène irréversible)

12
2.5. Les tensioactifs :

Une molécule possède des propriétés tensioactives lorsqu’elle est constituée de deux
parties de polarités différentes : l’une constituée d’une chaîne hydrocarbonée qui présente
un caractère hydrophobe ou lipophile ; l’autre présente un caractère hydrophile et contient
des hétéroatomes (O, P, S ou N) (Figure2.5).

Figure 2.5 : Schéma d’une molécule tensioactive

Les tensioactifs sont utilisés dans la plupart des actes de la vie courante.
L’application la plus connue est la détergence ainsi qu’en cosmétologie [14]. Ils sont
classés en quatre groupes selon la nature de la tête polaire :

 Anioniques : Où les groupes polaires courants sont des carboxylates, sulfates,


sulfonâtes ou phosphates.
 Cationiques : La plupart des tensioactifs cationiques sont à base d’atomes d’azote,
en particulier ammoniums quaternaires.
 Non ioniques : Les composés tensioactifs non ioniques sont le plus souvent
polyfonctionnels ; polyéthers (tensioactifs polyéthoxylés) ou polyols. Les
polyéthers ont typiquement un groupe polaire constitué de 4 à 10 unités d’oxyde
d’éthylène. Les tensioactifs à base de polyols les plus courants sont les esters de
sorbitane, les alkyl glucosides et les poly glycérols esters. Les tensioactifs non
ioniques, les plus utilisés dans l’industrie alimentaire et pharmaceutique sont les
esters de sorbitane, aussi appelés Span et Tween.
 Zwitterioniques: Ils comportent deux groupements ioniques de charges opposées.
Ils sont par conséquent parfois classés comme non ioniques. [16]

13
CHAPITRE 3

GENERALITES SUR LA GOMME XANTHANE

3.1. Présentation du Xanthane :

Le xanthane est un polymère hydrophile épaississant largement utilisé dans


l’industrie alimentaire ainsi que dans l’industrie cosmétique [17]. Il rentre dans la
formulation des produits cosmétiques à une concentration comprise entre 0.2 à 1% [18] du
fait de ses propriétés remarquables suivantes:

- Il est compatible avec de nombreuses espèces chimiques non-cationiques


(tensioactifs, sels, conservateurs…), vue son caractère anionique très marqué.
- Sa dispersion et son hydratation dans l’eau froide sont favorisées par les charges
répulsives portées par ses fonctions acides (pyruvate, carboxylate).
- Il est peu sensible à la température, à la dépolymérisation en milieu acide, aux
forces ioniques élevées, aux enzymes et aux variations de pH sur une large
gamme (3-9)[19],
- Il présente un caractère rhéofluidifiant marqué qui gouverne ses propriétés
d’usage,
- Il peut présenter des propriétés filmogènes [17].
3.2. Origine du xanthane:

Le xanthane ou la gomme xanthane (GX) est obtenue par la fermentation aérobie de


sucres par la bactérie Xanthomonascampestris(figure 3.1)[20]. La bactérie produit la
gomme grâce à un organe spécifique à la surface de la cellule, et est ensuite sécrétée dans
le milieu environnant. Le xanthane peut ensuite être précipitée avec de l’alcool
isopropylique afin de le récupérer. Puis, une succession d’étapes est nécessaire : séchage,
broyage, purification, différents traitements…, afin d’obtenir le xanthane sous forme d’une
poudre utilisable.

14
Figure 3.1 : Image microscopique de la bactérie Xanthomonas.

3.3. Structure du xanthane:

C’est un hétéro-polysaccharide de haute masse molaire (1,5.106- 5.106 g/mol) selon


la fermentation. La chaîne principale est formée d’unités D-glucose liées en β (1→4), tout
comme la cellulose, et sur laquelle sont branchées des chaînes latérales. Il y a un
branchement latéral tri-osidique tous les 2glucoses, composé d’un α-D-mannose, d’un
acide β-D-glucuronique et d’un β-D-mannose terminal(figure 3.2). L’α-D-mannose est
généralement acétylé sur le carbone 6, et environ 30 %des β-D-mannoses portent un
groupement pyruvate chélatée entre les carbones 4 et 6[21, 22].

La présence d’acide glucuronique et d’acide pyruvique confère à la gomme xanthane


un caractère anionique marqué. Les contre-ions les plus couramment rencontrés sont Na+,
K+ et Ca2+[23].

Figure 3.2 : Structure chimique du xanthane[24].

15
Trois fonctions apparaissent sur les cycles de la chaîne latérale du motif :

 Un groupement acétate sur le cycle le plus proche du squelette principal.


 Un acide glucuronique sur le cycle intermédiaire.
 Un acide pyruvique sur le cycle terminal.
La molécule du xanthane peut changer de conformation d’un état ordonné à un état
désordonné à une température appelée « température de transition conformationnelle
(Tm) ». Il peut être soit en conformation de double hélice [25] semblable à celle trouvée
dans l’état cristallin avec les chaînes latérales repliées et alignées le long de la chaîne
principale, soit en conformation pelote. La conformation du xanthane peut être caractérisée
par la rhéologie et bien d’autres techniques de caractérisation.

La Tm du xanthanedépend de sa structure (teneur en groupements acétates et


pyruvates et son poids moléculaire) ainsi que du pH et de la force ionique du milieu. Elle
est généralement comprise entre 40 et 70°C. A une température >Tm, le xanthaneest
beaucoup plus flexible et une chute de viscosité du système est observée. Lors du
refroidissement, le système se réorganise et adopte un nouvel état d’équilibre[24].
3.4. Propriétés du xanthane en solution aqueuse :

Le xanthane est purement hydrophile sans propriétés émulsifiantes [26]. Néanmoins,


la présence de protéines, non liées, dans sa préparation contribuerait à lui donner une
activité de surface [24].

La mesure de la tension de surface de solutions de xanthane est difficile car, à haute


concentration, l’effet viscosifiant de la gomme conduit à une forte augmentation de la
tension de surface. Néanmoins, une valeur de 60,8 N.m -1(25°C) a été mesurée, dans le cas
d’une émulsion contenant 0,5% (en masse) de xanthane[27].

3.5. Influence du xanthane sur le comportement rhéologique d’une solution aqueuse :

L’essentiel des propriétés rhéologiques des agents de texture repose sur le


comportement des macromolécules en milieu aqueux, notamment leur conformation, leur
longueur de persistance et leur volume hydrodynamique [28].

La longueur de persistance est une propriété permettant de caractériser la rigidité


d'un polymère linéaire, la longueur typique sur laquelle le polymère maintient sa forme
malgré les déformations dues à l'agitation thermique, tandis que le volume

16
hydrodynamique représente le volume effectif en solution de la molécule du polymère
solvatée et varie avec le polymère, le solvant et la température.

Le xanthane a une longueur de persistance très élevée (≈120 nm en solution aqueuse


à 0,1 M de NaCl, [25]) : c’est donc un polymère semi-rigide qui a une influence
sur le comportement rhéologique. Ces bâtonnets emprisonnent l’eau et ne peuvent pas
pivoter, ce qui fige le liquide qui prend alors l’aspect d’un pseudo-gel.

La gomme xanthane confère ainsi à la solution des propriétés visqueuses : les


molécules déployées, rigides et de grande taille, balayent un volume important en tournant,
gênant ainsi la mobilité de la phase aqueuse. La viscosité est donc élevée, et ce, dès les
basses concentrations (< 1%) et augmente avec la teneur en gomme et en électrolytes.
Les molécules de xanthane forment un « gel faible » à travers des liaisons hydrogènes et
l’enchevêtrement du polymère. Cet enchevêtrement est d’autant plus important que la
concentration en gomme est élevée.

Au-dessus d’une certaine contrainte, ces interactions sont progressivement


bouleversées [29]. La viscosité apparente diminue alors rapidement sous l’effet d’une
contrainte de cisaillement croissante, les bâtonnets semi-rigides du polymère s’orientant
instantanément dans le sens du cisaillement. Cet alignement est d’autant plus marqué que
le cisaillement est grand. De ce fait, la gomme xanthane a un comportement viscoplastique
très marqué. Cet effet rhéofluidifiant, illustré sur la figure (3.3), est d’autant plus important
que la concentration en gomme augmente [29]. Cette propriété est parfaitement et
instantanément réversible.

Ainsi, les solutions de xanthane sont fortement rhéofluidifiantes possédant ou non un


seuil d’écoulement[30]. Les mesures de viscoélasticité réalisées sur des solutions aqueuses
de xanthane montrent que G’ reste supérieur à G’’ sur une large gamme de fréquences et
que les modules viscoélastiques sont peu dépendants de la fréquence, notamment aux
faibles fréquences[31] ; cela confirme que le xanthane en solution se comporte comme un
gel faible.

Les propriétés rhéologiques d’une solution aqueuse de xanthane dépendent de la


nature de ce dernier, du pH et de la température.

17
Figure 3.3 : Courbes d’écoulement de solutions de xanthane (Mm = 7.105 g.mol -1) à
différentes concentrations dans 0,1 N de NaCl ( T=25 °C) [32].

3.6. Influence de xanthane sur la taille et la structure d’une émulsion H/E :

Comme c’est mentionné précédemment (paragraphe 3.4), le xanthane ne possède pas


de propriétés émulsifiantes et donc ne contribue pas (ou peu) à faire diminuer le diamètre
des gouttelettes de la phase dispersée. De ce fait, les émulsions H/E contenant du xanthane
peuvent avoir des tailles de gouttelettes variables et des distributions
monodipersesoupolydisperses selon le système étudié[26, 29].

Le xanthane épaissit l’émulsion en augmentant la viscosité de la phase continue au


même temps en diminuant la mobilité des gouttelettes. Ceci retarde la fréquence des
collisions et donc réduit les risques de coalescence et autres phénomènes de déstabilisation.
Il contribue ainsi à stabiliser le diamètre initial des gouttelettes [33].

Au-delà d’une certaine concentration, nommé concentration critique, le xanthane


induit une floculation des gouttelettes d’huile et provoque la formation d’un réseau de
gouttelettes de type gel tridimensionnel, schématisé sur la figure (3.4).

18
Figure 4.4 : Représentation schématique de la floculation d’une émulsion H/E
induite par le xanthane[24].

En effet, des recherches ont été faites sur une série d’émulsions H/E avec des teneurs
en xanthane variant de 0 à 0,5 %, où les émulsions contenant 0 % de xanthane ne
présentent pas ou peu de floculation, les émulsions en contenant 0,02 à 0,15 % présentent
une floculation limitée, les émulsions en contenant 0,2 % présentent une floculation intense
menant à la formation d’un gel et les émulsions contenant 0,5 % de xanthane ne présentent
pas (ou peu) de floculation [24].

19
CHAPITRE 4

MATERIEL ET METHODES

Nous allons proposer, dans ce chapitre, une méthodologie pour l’élaboration d’une
émulsion stable, type H/E à base d’une eau de source fortement minéralisée et étudier son
interaction avec les autres excipients, particulièrement le xanthane utilisé comme agent
gélifiant et stabilisant de l’émulsion.

4.1. Matières premières :


Les matières premières utilisées sont illustrées dans le (Tableau 4.1)

Tableau 4.1 : Matières premières utilisées en formulation d’émulsion.

Matière première Rôle Quantité


Huile de Vaseline (HV) Phase huileuse 15-40%
Tween (20) ® (HLB 16.7) Tensioactif 1-2%
Span 60® (HLB 4.7) Tensioactif
Xanthane Agent gélifiant 0.5-1%
Propylène glycol Agent pro-pénétrant 15%
Urée Agent humectant, hydratant 5%
Eau thermale de Salhine Milieu de dispersion QSP
(Biskra, Algérie)

4.1.1. Eau thermale de Hammam Salhine(Biskra) :


Nous avons choisi comme liquide de dispersion, l’eau thermale de Hammam Salhine
(Biskra). Les ETS’s ont été collectées de la source thermale de Salhine dans la ville de
Biskra (Nord-sud d’Algérie) et transportées réfrigérées au laboratoire. Les propriétés
physiques et la composition chimique des ETS’s sont résumées dans le 5tableau 4.2).

Tableau 4.2 : Paramètres physiquo-chimiques des eaux thermales Salhine[34]

Température (°C) 46
pH 6.9
Conductivité (µS/cm) 14370

20
Minéralisation (mg/L) 8900
Calcium Ca+ 280
Magnésium Mg2+ 47
Sodium Na+ 2943
Potassium K+ 100
Chlorure Cl- 4190
Sulfate SO42- 1220
Bicarbonate HCO3- 397
Nitrates NO3- 0.1
Silice SiO2- 25
Fer Fe 0.02
Manganèse Mn 0,0023
Zinc Zn 5
Cuivre Cu 1.5

Les ETS’s ont été utilisées depuis plusieurs cycles pour le traitement de différentes
maladies tel qu’en dermatologie en raison de leur composition chimique fortement
minéralisée. Les ETS sont riches en sels minéraux et en oligo-éléments qui leur offrent des
vertus thérapeutiques. Elles sont thermales avec une température d’émergence de 46°C,
neutres d’un pH avoisinant la neutralité et égale à 6,9. Elles sont fortement minéralisées
possédant un faciès chimiques chloruré sodique, et riches en éléments chimiques
nécessaires au bon fonctionnement des cellules dermiques et à la régénération et à la
protection de l’épiderme tels que : le sodium, le calcium, la silice, le fer, le zinc, le
cuivre…

4.1.2.Xanthane :
La gomme Xanthane est un polysaccharide anionique naturel, soluble dans l'eau se
présente sous forme colloïdale rigide qui adopte une structure double hélicoïdale
cylindrique à l’état natif (température ambiante ( 25°C) et faible force ionique)[35].
Le Xanthane est un polymère rhéofluidifiant qui ne présente pas de contraintes normales
significatives [36].

4.1.3. Urée :
I ’urée est introduit dans la formulation pour ces propriétés hûmectantes et
hydratantes. Le tableau (4.3) récapitule ces principales propriétés.

21
Figure 4.1 : La structure d’une molécule d’urée

Tableau 4.3 : Caractéristiques de l’urée

Formule moléculaire brute CH4N2O


Apparence Solide sous forme de cristaux, granules, blanc
ou incolore à faible odeur d'ammoniac
État physique Solide

Masse moléculaire 60,06


Densité 1,335 g/mL à 20 °C
Solubilité dans l'eau 516,00 g/L à 20 °C
Point de fusion 132,7 °C
Coefficient de partage 12,35
pH 7,2 solutions aqueuses à 10%
Inflammabilité inflammable
Stabilité stable

4.1.4. Tween 20 et Span 60 :


Le Tween 20 (Polysorbate) est un agent tensioactif non ionique et un émulsifiant
souvent utilisé dans les aliments et les cosmétiques. Ce composé synthétique est un liquide
jaune visqueux soluble dans l'eau. C’est un émulsifiant de type huile / eau ayant une valeur
HLB = 16.7.
Le Span 60 (Sorbitanemonostéarate) est une poudre beige, soluble dans l'éthanol
chaud, dans benzène et dans l'huile chaude. Il est légèrement soluble dans l'éther. C’est un
émulsifiant de type eau / huile ayant une valeur HLB = 4.7. Il est principalement utilisé
comme agent émulsifiant et stabilisateur dans les domaines de la médecine, de la
cosmétique, de l'alimentation…

Les non-ioniques, les spans et les Tweens offrent de nombreux avantages par rapport
aux tensioactifs ioniques, y compris une stabilité accrue, une flexibilité de formulation et
unecompatibilité plus large. Ils sont stables dans des acides doux, et des électrolytes et ne
réagissent pas avec des ingrédients ioniques ou actifs. En combinant les Spans et les
Tweens à différents ratios, les formulateurs sont capables de produire des systèmes avec
une large gamme de HLB pour émulsifier la plupart des huiles et des cires qui requièrent
un HLB, dit « HLBr ».

4.1.5. Propylène glycol :


On utilise le propylène glycol comme agent pro-pénétrant filmogène et conservateur.
Le propylène glycol (PG) ou propane-1,2-diol, est un composé chimique de

22
formule . C’est un liquide incolore, visqueux,sansodeur, à un goût légèrement
amer, et une faible pression de vapeur [37]. Le propylène glycol est largement utilisé
comme solvant et agent d'extraction [38].

Quelques propriétés physiques :


- point d'ébullition : 188,2 °C
- point d'éclair : 107 °C
- point de fusion : -59 °C

4.1.6. Huile de vaseline :


L’huile de vaseline est une des huiles minérales, obtenue par distillation du pétrole.
C’est un liquide huileux transparent, incolore et visqueux, sans fluorescence à la lumière
du jour. Elle est pratiquement insipide et inodore au froid, et a une faible odeur de pétrole
lorsqu'elle est chauffée. L’huile de vaseline entre dans la composition de nombreuses
dispersions à une concentration de 10 à 40%. Elles s’émulsionnent facilement, d’où
l’obtention des produits de bonne stabilité[17].

4.2. Préparation de l’émulsion


4.2.1. Matériel utilisé pour la formulation des émulsions :
Tableau 4.4 : liste des équipements utilisés dans l’expérimentation et leurs marques.

Équipement Marque Laboratoire

Homogénéisateur IKA ®T25 digital LAFPC Université de


ULTRA-TURRAX® Blida
Agitateur VELP®SCIENTIFICA LAFPC Université de
Blida
Balance OHRUS® LAFPC Université de
Blida

4.2.2. Choix du type d’émulsion à formuler :

On a choisi de formuler des émulsions aqueuses de type H/E pour leur bonne
tolérance, leur fort pouvoir pénétrant (contrairement aux émulsions E/H qui est faible),
grâce aux substances auxiliaires (les agents de surfaces mouillants et les émulsionnants) et
puisqu’elles sont lavables à l’eau ce qui n’est pas le cas pour les émulsions E/H [39].
Les émulsions H/E subissent plus de métamorphoses du véhicule après application :

23
Le frottement provoque l'évaporation de la phase aqueuse et entraîne un effet
rafraîchissant. Comme ces émulsions ne déposent pas de film huileux à la surface de la
peau, elles peuvent libérer des matériaux lipophiles dans la peau aussi bien que des
molécules solubles dans l'eau à partir de la phase continue.

4.2.3. Protocol expérimentale :

Deux phases sont préparées séparément, la phase huileuse et la phase aqueuse (les
masses des excipients sont pesées pour chaque essai, comme indiqué, dans la matrice
d’expériences).
La phase aqueuse a été préparée comme suit :
- Mettre une quantité appropriée d’eau thermale dans un bêcher.
- Mettre l’agitateur en marche et incorporer progressivement la quantité du
Xanthane, continuer à bien agiter jusqu’à dissolution totale.
- Ajouter, sous agitation, le propylène glycol, l’urée et le Tween 20, jusqu’à
dispersion totale.
Pour la phase huileuse, le mode opératoire est comme suit :
- Mettre la quantité appropriée de l’huile de paraffine dans un bécher,
- Ajouter la quantité de Span 60 et mettre le mélange sous agitation à 70°C jusqu’à
dissolution totale du tensioactif (Span 60).
Après avoir préparé les deux phases :
- Procéder au chauffage des deux phases au bain marie jusqu’à atteindre la
température 70°C.
- Procéder à l'émulsification à l'aide d’une baguette en verre : la phase huileuse est
versée lentement sous agitation manuelle à la phase aqueuse placée dans le bain-
marie.
- A la fin de l'addition de la phase externe, retirer la préparation du bain-marie et
continuer à agiter à l'air libre pendant 10min jusqu’au refroidissement du mélange.
- Homogénéiser le mélange à l’aide de l’homogénéisateur jusqu’à obtention d’une
émulsion homogène.
La méthode de préparation de la formulation est représentée sur la figure 4.2.

24
Phase aqueuse Phase huileuse
ET +Xanthane
Huile de vaseline
+Urée + PG +
+ Span 60
Tween20
Sous agitation
Sous agitation

Phase aqueuse Phase huileuse,

75°C 70°C

Bain marie

Mélange des
deux phases

Agitation à l'air libre pendant 10min (Refroidissement)


Agitation et refroidissement jusqu’à
T=25°C

Émulsion homogène

Stockage et caractérisations

Figure 4.2 : schéma représentatif du processus de fabrication

25
4.2.4. Calcul de la quantité de Tween 20 et Span60 :
La quantité requise du Tween 20 et du Span 60 dans la formulation de chaque essai
d’émulsion a été imposé en respectant l’équation (4.1), donnant le HLB du mélange de
deux tensioactifs de HLB différent. Le but, étant de pouvoir obtenir une valeur de HLB
qui satisfait aux propriétés requises de l’huile de vaseline en termes de balance lipophile
hydrophile [40].

… (4.1)

Dans notre formulation, on a :

Donc :

Avec : : est la masse de Tween 20.

: est la masse de Span 60.

: est la masse totale des tensioactifs (Tween 20+Span 60)

Tableau 4.5 : Concentration massique de Tween et de Span utilisé dans chaque essai de
formulation de la matrice.

N° Essai (g) (g) (g)


1 1,² 0,9125 0,5875
2 1,² 0,9125 0,5875
3 1,² 0,9125 0,5875
4 1,² 0,9125 0,5875
5 3 1,825 1,175
6 3 1,825 1,175
7 3 1,825 1,175
8 3 1,825 1,175

26
9 2,25 1,36875 0,88125
10 2,25 1,36875 0,88125
11 2,25 1,36875 0,88125
12 2,25 1,36875 0,88125
13 1,5 0,9125 0,5875
14 3 1,825 1,175
15 2,25 1,36875 0,88125
16 2,25 1,36875 0,88125
17 2,25 1,36875 0,88125

4.3. Essais de la formulation


Le but de cette partie est l’optimisation des différentes proportions des composés
entrant dans l’élaboration de la formulation. Pour cela, on utilise la méthode des plans
d’expériences qui permet de planifier les essais de la formulation, de rationaliser le nombre
d’essais et d’assurer la qualité des résultats.

4.3.1. Méthode des plans d’expériences


Dans ce travail, la méthode des plans d’expérience a été utilisée afin d’optimiser
l’organisation des essais expérimentaux et obtenir un maximum de renseignements avec le
minimum d’expériences et une meilleure précision possible sur les réponses calculées avec
le modèle. On appelle les grandeurs d’intérêt qu’on mesure « réponses », ces derniers
dépendent de plusieurs variables ou encore « facteurs »

La stratégie de planification expérimentale adéquate repose sur la Modélisation en


Surface de Réponse, RSM, qui s’appuie sur l’utilisation d’un modèle réponse d’ordre 2. Le
plan d’expériences emprunté est un Composite à face Centré, CCF, contenant 17 essais,
dont trois répétitions au centre du domaine de variation. Trois facteurs de contrôle qui
influent l’aspect, la stabilité et les propriétés rhéologiques de l’émulsion ont été choisis, ces
facteurs sont les concentrations de l’huile de vaseline, , de la gomme Xanthane,
et la concentration des tensioactifs, . Les autres facteurs (Propylène
glycol, Urée) sont maintenus constants.

27
Trois facteurs centrés réduits (sans dimension) : X1, X2 et X3, compris entre -1 et +1,
sont associés respectivement aux trois excipients de contrôle : dans la gamme
[15%-40%], dans le domaine [0.5%-1%] et dans le domaine [1% - 2%].

Le modèle polynomial quadratique avec interaction proposé, s’écrit comme suit :

.. … … … … … … (4.1)

Avec : : représente la i ème réponse


ai : représente le ième coefficient du modèle.

La matrice d’expérience CCF générée par le logiciel des plans d’expérience, Modde 6.0
UMETRIC, est représentée dans le (Tableau 4.6).

Tableau 4.6 : Matrice d’expérience du plan CCF appliqué pour la formulation d’émulsion
à base d’eau thermale.

Exp No X1 Propylène Urée Eau


glycol
1 -1 -1 -1 15 5 63
2 1 -1 -1 15 5 38
3 -1 1 -1 15 5 62,5
4 1 1 -1 15 5 37,5
5 -1 -1 1 15 5 61,5
6 1 -1 1 15 5 36,5
7 -1 1 1 15 5 61
8 1 1 1 15 5 36
9 -1 0 0 15 5 62
10 1 0 0 15 5 37
11 0 -1 0 15 5 49,75
12 0 1 0 15 5 49,25
13 0 0 -1 15 5 50,25
14 0 0 1 15 5 48,75
15 0 0 0 15 5 49,5
16 0 0 0 15 5 49,5
17 0 0 0 15 5 49,5

4.4. Caractérisation des émulsions :


4.1. Propriétés organoleptiques :
L’observation macroscopique des émulsions est un des tests d’acceptabilité de
l’utilisateur. L’examen est pratiqué à l’œil nu directement sur les émulsions formulées. Les

28
principaux caractères observés sont : la couleur, l’aspect physique, la consistance et
l’homogénéité de la préparation.

4.4.2. Type de l’émulsion :

Le sens de l’émulsion est déterminé par la méthode de mesure de la conductivité. La


conductivité est utilisée pour distinguer les émulsions E/H de H/E. La conductivité
électrique de l’émulsion est celle de sa phase aqueuse. Une émulsion du type H/E est plus
conductrice que sa phase aqueuse tandis que celle du type E/H est beaucoup moins
conductrice. La conductivité de la préparation a été mesurée à température ambiante
(25°C) en utilisant un conductimètre (HANNA® instruments EC214) et elle est exprimée
en micro Siemens (µS/cm).

4.4.3. Essai à la centrifugation :

Une masse de 10 g de chaque émulsion est introduite dans un tube approprié à


l’ultracentrifugeuse (SIGMA ® 3-30K). Elle est soumise à une centrifugation pendant 10
minutes à 3000 tr/min. Au terme de ce test, on note la présence ou non, du crémage ou de
coalescence de l’émulsion.

4.4.4. Mesure du pH :

Trois lectures de la valeur du pH pour chaque essai ont été effectuées, après avoir
étalonné le dispositif et nettoyé avec de l’eau distillée.

4.4.5. Taille des gouttelettes (granulométrie) :

L’examen microscopique est le premier essai effectué pour identifier les systèmes
obtenus. Il constitue un excellent moyen pour suivre la stabilité de ces systèmes lors du
vieillissement. Il permet de déterminer la taille, la forme et la répartition des particules de
principe actif ou des globules d’une émulsion.

La taille des gouttelettes d’huile dispersées dans la phase aqueuse a été déterminée à
l’aide d’un microscope optique (objectif x500) (ZEISS) équipé d’une caméra digitale. Une
goutte d’émulsion (ni diluée, ni colorée) est déposée entre lame et lamelle, l’examen est
fait immédiatement. Un logiciel d’acquisition et de traitement d’images (ImageJ) a permet
de faire les mesures de la taille des gouttelettes.

29
4.4.6. Analyse rhéologique des émulsions :

Toutes les analyses rhéologiques ont été effectuées sur un rhéomètre à contrainte et à
déformation imposées de marque MCR 302 Anton PaarPhysica (Anton Paar, GmbH,
Germany). La géométrie utilisée est de type plan-plan avec . Les
résultats expérimentaux sont traités par un logiciel Rheoplus US200.

Les courbes d’écoulement ont été obtenues par mesure de la contrainte de cisaillement en
faisant varier la vitesse de cisaillement de 10 -4 à 1000 s-1 à 20°C. Ces courbes sont
exprimées en termes de viscosité de cisaillement apparente, (Pa.s) en fonction de la
vitesse de cisaillement (s-1 , ont l’allure caractéristique d’un fluide non-newtonien. Le
  1
modèle de Carreau, d’écriture :  parait adéquat pour les ajuster,
 0    (1  ( K ) 2 ) b
avec un coefficient de détermination, R 2, proche de 1 et cela pour l’ensemble des essais.
Ses paramètres caractéristiques sont : la viscosité à cisaillement nul, la viscosité à
cisaillement infini, , l’exposant de Carreau, b et la constante de Carreau, k,

4.4.7. Test de viscoélasticité en déformation oscillatoire

Le test de viscoélasticité en déformation permet d’évaluer la rigidité des émulsions


formulées, de déterminer leurs propriétés mécaniques qui se déclinent par le module
élastique (ou de conservation) G’ et le module visqueux (de perte) G’’, en appliquant une
rampe de déformation oscillatoire allant de 0,01 à 1000% à une fréquence de 1 Hz et à une
température de 20 ° C.

4.4.8. Test de viscoélasticité en fréquence :

Le test de viscoélasticité en fréquence permet d’évaluer la stabilité des émulsions. Le


test est effectué en utilisant une fréquence allant de 100 à 0.01 Hz à une déformation fixe
de 0.1% et à une température de 20°C.

30
CHAPITRE 5

RESULTATS ET DISCUSSION

Cette étude a pour but d’identifier l’effet propre de la concentration des excipients et
de leurs interactions sur les propriétés physicochimiques et sensorielles d’une émulsion
dermo-cosmétique et d’établir des relations entre ces différentes caractéristiques. Pour cela,
17 essais d’émulsionde type H/E,de la matrice d’expériences généréepar le logiciel
MODDE 6.0, dont trois répétitions, ont été formulés et caractérisés.

Dans cette partie nous allons présenter les résultats expérimentaux obtenus, suite à la
caractérisation physico-chimique et rhéologique des émulsions.

5.1. Propriétés organoleptiques :


Les émulsions formulées ont un aspect bien différencié entre : opaque (X1= +1),
onctueux (X1= 0) et liquide (X1=-1). Cet aspect macroscopique parait clairement
conditionné par la concentration du xanthane. Toutes les préparations d’émulsions étaient
bien homogénéisées, d’une couleur blanchâtre.

5.2. Type de l’émulsion :

La conductivité d'une émulsion est relativement importante pour une émulsion


aqueuse, et beaucoup plus faible pour une émulsion huileuse.La méthode de préparation
des émulsions a bien été choisie pour obtenir des émulsions type H/E, cela a été vérifié par
la mesure de la conductivité des essais formulés. Les valeurs de la conductivité des
formulations d’émulsion, listés au tableau (5.1), sont comprises entre 460-3390 µS/cm,
sachant que l’eau utilisée dans la formulation est une eau fortement minéralisée (ETS)
d’une conductivité de 10960 µS/cm. La forte charge ionique des essais d’émulsion est dû à
la forte charge ionique de la phase dispersante qui est l’ETS, ce qui classe les émulsions
formées comme H/E. Les conductivités mesurées les plus faibles ont été celles des essais
formulées avec une Chuile de vaseline =40% (en masse).

5.3. Essai à la centrifugation :

Les résultats de l’essai à la centrifugation sont illustrés au tableau (5.1). Seuls les
essais E1 et E5 étaient instable, où une petite séparation de phase a été remarquée. Cette
31
instabilité n’a pas une relation à un seule paramètre est peut-êtredue à l’ensemble des
facteurs.

5.4. pH des essais :

Les résultats obtenus montrent que les valeurs du pH des différentes formulations
sont relativement constantes, comprises entre (6.68 ≤ pH ≤ 7.32) et sont regroupéesdans
tableau (5.1). Ce pH neutre est conditionné par le pH de l’eau thermale de Salhine et peut
influencer positivement le pH de la peau qui est de 5[41].

5.5. Examen microscopique :

Les émulsions formulées ont été examinées à l’aide d’un microscope optique, la
figure (5.1) présente un micrographe typique de l’essai 14. On observe bien la phase grasse
parfaitement dispersée sous forme de gouttelettes dans la phase aqueuse continue avec une
taille homogène, ce qui indique que le système est mono dispersé.

Figure 5.1: Micrographe de l’essai 14 au grossissement X500

Des mesures en granulométrie ont été réalisées par le module du logiciel ImageJ.
Notre choix a été porté sur représentation des résultats du diamètre de la population la plus
fréquente et donc la plus nombreuse, qui est défini comme étant le mode (sur le tableau
(5.1)). La distribution granulométrique typique d’un des essais formulé est donnée sur la
figure (5.2), sous forme d’un histogramme. On observe sur cette figure que la dispersion en
nombreen fonction du diamètre est de type monomodal, du fait que toutes les tailles font
partie de la même décade, à savoir µm. Aussi, peut-on considérer que les émulsions
sont des systèmes monodisperses.

32
Essai 03
70

60

50

Fréquence (%)
40

30

20

10

0
4 5 6 7 8 9 10
Diamètre (µm)

Figure 5.2: Distribution granulométrique typique en nombre(sous forme de fréquence %) en


fonction dela taille des gouttelettes. Essai 03

Tableau 5.1 : Résultats expérimentaux des caractérisations physico-chimiques de 17 essais


d’émulsion de la matrice.
Essai X1 X2 X3 Stabilité pH Conductivité Granulométrie
(µS/cm) (µm)
1 -1 -1 -1 - 7.37 3390 7,5
2 1 -1 -1 + 7.27 900 7,6
3 -1 1 -1 + 7.18 2950 6,4
4 1 1 -1 + 6.68 700 7,7
5 -1 -1 1 - 7.05 2390 6,1
6 1 -1 1 + 6.89 1030 6,1
7 -1 1 1 + 6.70 1430 6,0
8 1 1 1 + 6.85 460 6,9
9 -1 0 0 + 7.35 2400 6,2
10 1 0 0 + 7.16 700 5,6
11 0 -1 0 + 7.09 2240 6,1
12 0 1 0 + 6.96 1670 7,4
13 0 0 -1 + 7.25 1520 7,7
14 0 0 1 + 7.02 1330 6,7
15 0 0 0 + 7.14 1360 8,3
16 0 0 0 + 6.77 1200 6,4
17 0 0 0 + 7.19 1300 6,9
Séparation de phase (+) ; pas de séparation de phase (-)

5.6. Etude rhéologique des émulsions :


La figure (5.3) montre une courbe typique des courbes d’écoulement des émulsions
formulées. Cette courbe exprime la variation de la viscosité apparente en fonction de la
vitesse de cisaillement, . Son ajustement par le modèle structural de Carreau

33
  1
d’écriture:  , semble bien expliquer les deux régions newtoniennes
 0    (1  ( K ) 2 ) b
et le comportement intermédiaire rhéofluidifiant. D’ailleurs, les valeurs du coefficient de
détermination, , de tous les essais sont proches de 1. Vu que la valeur de l’exposant b
fluctuait aux alentours de 0.43, on l’a considéré comme constante. Les valeurs des trois
paramètres caractéristiques, , , et Ksont insérées dans le tableau (5.2) de la matrice
d’expériences.

Essai 01

50,00

5,00
Viscosité (Pa.s)

0,50

0,05

0,005 0,050 0,500 5,000 50,000 500,000


-1
Cisaillement(s )

Figure5.3 : Courbe d’écoulement typique de l’essai 01 ajustée par le modèle de Carreau.


T=20°C

5.7. Comportement viscoélastique des émulsions:

L’étude des propriétés viscoélastiques dans émulsions est essentielle pour


comprendre les relationsentre la microstructure et les propriétés rhéologiques. Examiner
leurcomportement aux amplitudes plus élevées est nécessaire pour déterminer leurs
propriétéslorsqu’elles sont soumises à des déformations plus intenses et fournit notamment
des informationsquant à leurs différences structurelles

La figure (5.4) illustre l’évolution typique des deux modules et , d’un des
émulsions du plan d’expériences, en fonction de la déformation. Dans le domaine du LVE,
on remarque que Donc les émulsions exhibent le comportement d’un solide
34
viscoélastique. Hors LVE, commence à diminuer pour intercepter au point de gel
Au-delà de ce point, devient supérieur à En conséquence, le
comportement viscoélastique cède la place au comportement d’un liquide à déformation
plastique qui n’est récupérable que partiellement.

Les valeurs des trois paramètres rhéologiques G’, G", τseuildupoint gel sont
consignées dans le tableau (5.2).Les autres courbes de déformation des différents essais qui
sont tous similaires, sont présentées en Annexe 3.

Essai 01
10000
G'
G''

G' LVE
1000

G'' LVE
G', G'' (Pa)

100

10

1
0,01 0,1 1 10 100 1000



Figure 5.4 : Variation des deux modules de conservation et de perte typique de


l’émulsion en fonction de la déformation. T=20°C

5.8. Propriétés viscoélastiques en balayage de fréquence des émulsions:

Sur la figure (5.5) est présentédes courbes typiques de l’évolution des modules G’ et
G’’, dans la plage de fréquence de 0.01 à 1000 rad/s. La déformation de cisaillement a été
fixée à 0.1%, pour s’assurer que les expériences s’effectuent dans le domaine du LVE
(linearViscoelasticregion). Sur cette figure, nous avons également présentél’évolution de la
viscosité complexe. A noter que cette dernière est différente de la viscosité en régime
continu, par le fait qu’elle est mesurée en régime oscillatoire et qu’elle ne peut être
comparable que pour une fréquence qui tend vers zéro.

35
Essai 02
10000

G'
1000
G"
Viscosité complexe
Viscosité (Pa.s)

100
G', G'' (Pa)

10

0,1
0,01 0,1 1 10 100 1000

Frequence (rad/s)

Figure 5.5 :Comportement viscoélastique en rampe de fréquence typique d’une des


émulsions, T=20°C.

Remarquant que le module de conservation G’ est supérieur au module de perte G’’ et


celadans tout le domaine de la fréquence. Ceci impose le caractère gel de l’émulsion
[42],ce qui lui confère une certaine plasticité, à savoir la présence de la contrainteseuil,
. D’ailleurs, la viscosité complexe tend vers l’infini aux fréquences très basses, ce qui
confirme cerésultat de plasticité.

Néanmoins, on remarque l’absence du palier au niveau du module de conservation


aux faibles fréquences et même une diminution qui laisse présager une instabilité
potentielle dans le long terme, ce qui est concordant sur le plan thermodynamique, où l’on
considère que les émulsions sont des systèmes métastables.

36
Tableau 5.2 :Matrice d’expériences du plan CCF contenant les facteurs et réponses des 17
essais d’émulsions formulées.

Facteurs Paramètres de Carreau Paramètres caractéristiques du


caractéristiques du comportement viscoélastique de
Exp comportement visqueux de l’émulsion à 20°C
l’émulsion à 20°C

No X3

(Pa.s) Pa.s) (KPa) (KPa) Pa

1 -1 -1 -1 0,024294 83,5394 14,29 18,6 6,65 12,43

2 1 -1 -1 0,124347 1052,67 166,61 98,5 31,8 26,36

3 -1 1 -1 0,029664 441,733 22,02 79,3 19,6 40,59

4 1 1 -1 0,034431 1678,64 43,36 320 84,8 86,27

5 -1 -1 1 0,019831 620,877 252,98 23 8,18 12,79

6 1 -1 1 0,167749 486,601 59,17 101 34,5 24,62

7 -1 1 1 0,041135 556,122 33,65 81,1 19,7 34,19

8 1 1 1 0,073303 6264,94 276,19 225 55,6 77,82

9 -1 0 0 0,028615 221,414 122,72 40,5 11,7 22,11

10 1 0 0 0,124185 846,999 319,22 121 35,5 43,41

11 0 -1 0 0,059712 201,858 161,67 49,7 16,6 18,11

12 0 1 0 0,117925 1435,45 171,45 170 46,2 59,45

13 0 0 -1 0,050058 442,837 204,88 79,7 22,7 31,69

14 0 0 1 0,077112 479,274 200,11 85,3 24,9 31,14

15 0 0 0 0,050486 547,887 203,64 113 32,9 38,66

16 0 0 0 0,04627 730,963 39,09 152 42,1 38,24

17 0 0 0 0,072169 407,389 185,15 75,7 22,3 28,88

37
5.9. Modélisation en surface de réponses

Les réponses retenues sont celles qui représentent les propriétés rhéologiques et la
conductivité des émulsions formulées. La qualité, au sens statistique, des modèles PLS, est
conditionnée par l’évaluation de quatre paramètres : Le coefficient de détermination,
qui mesure le pourcentage de la variation de la réponse expliquée par le modèle. Le
coefficient de prédiction, mesure le pourcentage de la puissance prédictive du modèle ;
lorsque , le modèle aurait une bonne capacité de prédiction et les erreurs de
prédiction seront faibles. Le troisième paramètre est caractéristique de la validité du
modèle PLS, « Model Validity » Lorsque sa valeur est supérieure à 25%, l'erreur du
modèle est dans la même plage que l'erreur pure et donc le modèle est intéressant est
exploitable. Le dernier paramètre, « Reproductibility » mesure la variation de la réponse
dans les mêmes conditions (erreur pure) par rapport à la variation totale de la réponse.

Avant d’entreprendre la détermination des iso-contours, par exploitation des


modèles en surface de réponses, nous avons analysé les corrélations potentielles
entre les différentes caractéristiques pour ne tenir compte que celles qui sont
indépendantes. La matrice de corrélation réponse-réponse est montrée dans le tableau (5.3).

Tableau 5.3: Matrice de corrélation réponses-réponses.

 LogK Log Log Log 


 1.00 0.38 0.80 0.79 0.79 0.37
LogK 0.38 1.00 0.15 0.18 0.11 0.42
Log 0.80 0.15 1.00 0.99 0.94 0.50
Log 0.79 0.18 0.99 1.00 0.90 0.56
Log 0.79 0.11 0.94 0.90 1.00 0.32
 0.37 0.42 0.50 0.56 0.32 1.00

Plusieurs réponses sont dépendantes, avec des coefficients de corrélation très élevés, ce
sont entre:

  et LogG' ,Log et Log ,  et Log

De ces corrélation, on déduit qu’il existe une seule réponse qui peut les représenter, soit le
paramètre « module de conservation, . Les autres sont dépendantes et donc ignorées
pour la suite de l’étude de modélisation RSM.

38
Reste, deux réponses significativement indépendantes à savoir, la viscosité aux taux de
cisaillement infini, de l’émulsion, etla constante du modèle de Carreau,LogK. Ces
réponses feront l’objet d’un traitement de modélisation RSM, à l’instar du Log .

5.10.Analyse statistique des modèles en surface de réponses

La figure (5.6) illustre le pourcentage des quatreindicateurs de la qualité, au sens


statistique, des modèles RSM, à savoir, , , Model Validity(Mv) et Reproductibility
(Rp). Il apparait clairement que la qualité des deux modèles RSM,
, sont satisfaisantes à part le du modèle
qui est très faible ce qui ne permet pas de l’exploiter. Les équations
polynomiales (équations (5.1)-(5.2)) ont été déterminées par la méthode PLS.

(5.1)

(5.2)

120

R2
Q2
100
Md
Indicateurs statistiques

Rp

80

60

40

20

Loginf K LogG'0

Responses

Figure 5.6 :Histogramme illustrant les valeurs des quatre indicateurs de la qualité au sens
statistique des trois modèles RSM.

39
5.11. Etude des contours iso-réponse:

5.11.1 Pour une concentration minimale en huile de vaseline X1:

Contours iso- :

Pour ces contours, il apparait clairement que leur évolution suit exclusivement l’axe du
xanthane. Et donc, pour une concentration minimale d’huile de vaseline, on est certain que
le xanthane remplit sa mission en tant qu’agent viscosifiant même pour ses niveaux les
plus hauts. Aussi, ce polysaccharide peut contribuer à la stabilité de l’émulsion par des
interactions hydrodynamiques. Quant- aux tensioatifs, mélange du span et du tween, leur
contribution sur l’élévation de la rigidite de l’émulsion est quasiement nulle.

Figure 5.7 : Contours- iso-réponses de pour un niveau minimal de la


concentration en huile de vaseline (X1).

Contours iso- :Avec la même tendance des contours iso- , L’évolution des
iso- semblent également être sensibleexclusivement au xanthane.Ceci montre à quel
point les macromolécules de ce polysaccharide résistent à l’écoulement, même pour des
cisaillements extrêmes qui sembleraient camoufler l’effet des gouttelettes huileuses qui
sont aussi des éléments dispersés, se trouvant dans la phase continue, au même titre que les
macromolécules du xanthane.

En résumé, pour une fraction volumique la plus basse en huile de vaseline, c’est le
xanthane qui conditionne le comportement des émulsions tant qu’au repos qu’aux
cisaillements extrêmes.

40
 Les émulsions les plus consistantes, présenteraient une valeur du module de
conservation de l’ordre de 90 Pa, et donc seraient très épaisses.
 Leur viscosité, sous cisaillement extrêmes, à l’image d’un étalement sur une peau,
serait de l’ordre de 0,04 Pa.s, soit 40 fois plus grande que la viscosité de l’eau. Cet
ordre de grandeur est très intéressant, dans le sens où l’usager, ou le patient
appréciera la crème pour son étalement très aisé.

5.11.2Pour une concentration maximale en huile de vaseline X1:

Contours iso- :

Pour ces contours, On retrouve le même scénario, par rapport au cas d’une quantité
minimale de l’huile de vaseline. Vraisemblablement, malgrès l’augmentation de cet
ingrédient à sa valeur maximale, à 40%, le xanthane a maintenu sont effet exclusif sur le
module de conservation G’ et par la même sur toutes propriétés rhéologiques, en repos
(cisaillement nul). Autrement-dit, on peut augmenter la concentration de la phase huileuse
dans l’émulsion, sans risque de voir le xanthane ne pas pouvoir remplir sa fonction, en tant
qu’agent viscosifiant. D’ailleurs, les valeurs maximales enregitrée de sont au voisinage
230 Pa, soit 2,5 plus importante du cas ou la concentration de l’huile était à 15%. Ceci
démontre la synergie entre l’augmentation des gouttelettes huileuses et la concentration du
biopolymère.Selon la bibliographie [24], lorsque la concentration de ce polysaccharide est
importante, il flocule les gouttelettes. La floculation permet de générer une inter-
connection entre-gouttelettes, ce qui va renforcer la structure et la rend, à l’échelle
macroscopique, plus rigide.

Contours iso- : Pour ces contours, associés à un niveau max de l’huile, nous
assistons à une inversion totale de l’effet du xanthane sur la viscosité de l’émulsion aux
cisaillements extrêmes. L’accroissement du xanthane fait diminuer cette viscosité. Le
tensioactif, par contre, parait inerte par rapport à cette tendance. Toutefois, remarquant
que les valeurs de varient de 0.1 à 0.16 Pa.s, on peut déduire que ce domaine de
variation n’est finalement pas significatif, du fait qu’il est contenu dans la même décade.
Aussi, on peut spéculer, sans trop dévier de ce contexte, que les viscosités, sous
cisaillement maximal sont les mêmes, et cela pour quel que soit la concentration du
xanthane. Autrement dit, c’est l’huile, avec sa fraction volumique importante (40%) qui
conditionne cette viscosité.

41
Figure 5.8 : Contours- iso-réponses de pour une concentration maximale
en huile de vaseline (X1).

En résumé : Pour une fraction volumique importante d’huile, de 40%, le xanthane assure
toujour sont rôle d’agent viscosifiant et a pu rehaucer l’épaicissement de la crème, par
floculation des goutellettes huileuses. Cette fraction volumique est responsanble de la
viscosité que prenne l’émulsion sous cisaillement maximal, à l’image d’un étalement sur
une peau.

42
CONCLUSION

L’utilisation de la méthode des plans d’expériences a permis une rationalisation des


essais etoptimisation du procédé de fabrication avec un minimum d’expériences, peu de temps
et un maximum d’informations crédibles concernant l’influence des facteurs.

L’examen macroscopique des émulsions obtenues avec la combinaison de deux


tensioactifs permet d’obtenir une distribution homogène de la taille des gouttelettes. L’essai à
la centrifugation a montré que les émulsions àdifférents concentration de tensioactifs sont
stables à l’exception de l’essai1 et 5. La conductivité des émulsions à confirmer que les
émulsions formulées sont de type H/E et d’une conductivité élevée du à la forte minéralisation
de l’eau thermale de Salhine.

La caractérisation rhéologique, et morphologique du produit a permis d’évaluer les


facteurs qui sont susceptibles d’avoir un rôle sur la formule et de connaître avec
précisionl’importance de chaque constituant sur la formule proposée.

La minéralisation de l’eau thermale n’a pas eu un effet remarquable sur le rôle des autres
excipients. Le polysaccharide utilisé a permet d’augmenter la viscoélasticité et la
viscoélasticité des émulsions en influant positivement leur stabilité.

43
Références

1. Fekraoui, A., Caractéristiques géochimiques des eaux géothermales de la région


d’Oran. Revue des Énergies Renouvelables CER, 2007. 7: p. 75-80.

2. Henri, B., Le thermalisme jadis, aujourd'hui et demain: Michel Jaltel, La Santé par
les Eaux. 2000 ans de thermalisme. Revue d'histoire de la pharmacie, 1984.
72(262): p. 288-289.

3. Nedjaï, R., Étude hydrogéologique et hydrochimique des eaux thermales du centre


algérien (Nord). 1987, Université Scientifique et Médicale de Grenoble.

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44. Dubuisson, P., Influence de la phase grasse et des polymères naturels sur les
paramètres physicochimiques en lien avec la perception tactile de l’émulsion.
2017, Normandie Université.
APPENDICE A
Distribution granulométrique en volume des tailles des gouttelettes de 17 essais
Essai1

Essai2

Essai 3
Essai4

Essai 5
Essai 6

Essai7
Essai 8

Essai 9
Essai10

Essai11
Essai 12

Essai13
Essai14

Essai 15
Essai16

Essai 17
APPENDICE B
Courbe d’écoulement typique des essais ajustée par le modèle de Carreau. T=20°C

Essai 1

Essai 2
Essai 3

Essai 4
Essai 5

Essai 6
Essai 7

Essai 8
Essai 9

Essai 10
Essai 11

Essai 12
Essai 13

Essai 14
Essai 15

Essai 16
Essai 17
APPENDICE C

Les équipements utilisés pour la Caractérisation des émulsions

Figure : Rhéomètre Anton PaarModular Compact Rhéomètre MCR 302.

Figure : Microscope optique

Figure: Centrifugeuse

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