Réduction
Réduction
3.2 Valeurs propres, vecteurs propres d’une matrice. . . . 4 Exercice 2. p un projecteur de rang r d’un espace vectoriel E de dimension finie
3.3 Polynôme caractéristique . . . . . . . . . . . . . . . 4 égale à n.
4 Diagonalisation 5 f ∈ L (E), montrer que f commute à p si, et seulement si Imp et Kerp sont stables
5 Applications de la diagonalisation 7 par f .
6 Trigonalisation 7 En déduire la dimension de l’espace vectoriel commutant de p :
7 Classiques de chez les classiques 8
7.1 Endomorphismes cycliques . . . . . . . . . . . . . . 8 C (p) = { f ∈ L (E)/ f ◦ p = p ◦ f }
7.2 Le commutant et la décomposition de dunford d’un
endomorphisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
7.3 Matrices circulantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 2 Polynôme d’endomorphisme ou de matrice
Définition 3 :
1 Sous espaces stables par un endomorphisme Soit u un endomorphisme de E.
p
Soit P = a0 + a1 X + . . . a p X p = ∑ ak X k .
k=0
Définition 1 : On note
p
Soit u ∈ L (E), un sous espace vectoriel F de E est dit stable par u (ou u- P(u) = a0 IdE + a1 u + a2 u2 + . . . a p u p = ∑ ak uk
stable) si k=0
u(F) ⊂ F où u0 = IdE et u p = u ◦ u ◦ . . . ◦ u (p fois).
On dit que : P(u) est un polynôme de l’endomorphisme u.
Par exemple, si P = X p , alors P(u) = u p . En particulier
Définition 2 : si P = 1 alors P(u) = IdE .
Si F est un sous espace vectoriel de E qui
u-stable,a alors on définit un en-
F −→ F
domorphisme sur F en considérant uF : , appelé l’endo-
x → u(x)
morphisme induit par u sur F. L (E) est une K-algèbre l’application :
ϕ : K[X] → L (E)
Proposition 1 : n p
Proposition 5 :
Si F est un sous espace vectoriel de E stable par F, alors ∀P ∈ K[X], F est
n
Généralisation : On suppose que E = ⊕ Ek , alors chaque Ek est stable par u stable par P(u) et l’endomorphisme (P(u))F induit par P(u) sur F est P(uF ).
k=1
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 2
Propriété 1 :
Preuve
Si M = QBQ−1 , alors ∀P ∈ K[X] : P(M) = QP(B)Q−1 , et si en plus
Si x ∈ F, alors par récurrence ∀k ∈ N, uk (x) ∈ F et par combinaison linéaire,
λ1 0 . . . 0
on obtient P(u)(x) ∈ F, ∀P ∈ K[X]. .
p p p 0 λ2 . . . ..
Si on pose P = ∑ ak X k , pour x ∈ F, P(u)(x) = ∑ ak uk (x) = ∑ ak (uF )k (x), on 1. B =
.. . . . .
est diagonale, alors :
k=0 k=0 k=0 . . . 0
déduit que (P(u))F = P(uF ) 0 . . . 0 λn
P(λ1 ) 0 ... 0
. ..
P(λ2 ) . .
Proposition 6 : 0 .
P(B) = .. .. ..
Kerϕ : ensemble des polynômes annulateurs de u est un idéal de K[X]. . . . 0
Imϕ = K[u] est une sous algèbre de L (E). 0 ... 0 P(λn )
Si E est de dimension finie alors u admet un polynôme minimal.
λ1
0 λ2 ∗
2. B = . . est triangulaire supérieure, alors :
.. .. ...
Preuve
E est de dimension finie, il en est de même pour L (E), K[u] qui est une sous 0 . . . 0 λn
algèbre de L (E), donc K[u] est de dimension finie, d’où l’existence de πu . P(λ1 )
0 P(λ2 ) ∗
P(B) = . est triangulaire supérieure.
. . . . .
. . .
Proposition 7 : 0 ... 0 P(λn )
E un K-ev, u ∈ L (E) admettant un pomi πu , si F est un sous espace vectoriel
de E u-stable, v = u/F, alors πv /πu .
Propriété 2 :
Preuve πM = πt M et si A et B sont semblables alors πA = πB .
Vient du fait que πu sera aussi un polynôme annulateur de v.
Proposition 8 :
A C
Si M = est une matrice triangulaire par blocs, alors πA , πB divisent
0 B
πM et πM divise πA πB .
2.2 Polynôme de matrice
C’est à dire :
ppcm(πA , πB )/πM /πA πB
De même, on définit polynôme de matrice comme suit
Preuve
n n
P = ∑ ak X k , P(M) = ∑ ak M k Par une petite récurrence on montre que M k à la forme suivante :
k=0 k=0 k
A Ck
Mk = k
0 B
Mn (K) est une K-algèbre l’application :
Par combinaison linéaire, on aura pour tout P ∈ K[X] il existe une matrice C(P)
de type (p, n − p) tel que :
ϕM : K[X] → Mn (K)
P(A) C(P)
P(M) =
0 P(B)
n p
P = ∑ ak X k → P(M) = ∑ ak M k
k=0 k=0 Par conséquent, en écrivant le fait que πM (M) = 0, on aura : πM (A) = πM (B) = 0,
le fait que πA , πB divisent πM en sera une
conséquence
immédiate.
est un morphisme d’algèbre. 0 C(πA ) πB (A) C(πB )
En plus (πA πB )(M) = πA (M)πB (M) = = 0, d’où le
0 πA (B) 0 0
– 1(M) = In résultat.
– ∀α, β ∈ K, ∀P, Q ∈ K[X], (αP + β Q)(M) = αP(M) + β Q(M).
– ∀P, Q ∈ K[X], (PQ)(M) = P(M)Q(M), et par suite deux polynôme de la même
matrice commutent. Théorème 1 : Théorème de décomposition des noyaux
Si P = QR avec Q et R deux polynômes premiers entre eux alors :
u → M atB (u)
Preuve
est un isomorphisme d’algèbre.
n n Soient U et V tels que UQ +V R = 1 (Bezout). On a déjà KerQ(u) ⊂ KerP(u) et
M = M atB (u), P = ∑ ak X k , P(u) = ∑ ak uk KerR(u) ⊂ KerP(u). De plus on a : U(u)Q(u) +V (u)R(u) = IE .
k=0 k=0 Soit x ∈ KerQ(u) ∩ KerR(u). On a
M atB P(u) = P(M) et donc P(u) = 0 si, et seulement si P(M) = 0 ainsi
x = U(u)Q(u)(x) + V (u)P(u)(x) = 0 + 0 = 0, donc KerQ(u) ∩ KerR(u) = 0. Soit
πu = πM
x ∈ KerP(u). On a encore x = x1 + x2 , avec x1 = V (u)R(u)(x) et
x2 = U(u)Q(u)(x). Mais alors
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 3
3.1 Valeurs propres, vecteurs propres d’un endomorphisme 4. Soit λ une valeur propre de u et x un vecteur propre associé. On a
∀k ∈ N, uk (x) = λ k x et par combinaison linéaire on obtient :
Définition 4 : ∀P ∈ K[X], P(u)(x) = P(λ )x, d’où le résultat.
Soient u un endomorphisme de E et λ un élément de K, λ est dite valeur
5. Si λ est une valeur propre de u et P un polynôme annulateur de u alors P(λ )
propre de u si Ker(u − λ Id) n’est pas réduit au singleton {0}, et dans ce cas
est une valeur propre de P(u) = 0, d’où P(λ ) = 0.
Eλ = Ker(u−λ Id) s’appelle le sous espace propre associé à la valeur propre
λ et les éléments non nuls de Ker(u − λ Id) s’appellent les vecteurs propres
de u associés à la valeur propre λ .
Remarque 3 :
Remarque 2 : Il résulte de la propriété que si E est de dimension finie alors Sp(u) est fini.
λ est une valeur propre de u si, et seulement si u − λ Id n’est pas injective et
en dimension finie c’est équivalent à det(u − λ Id) = 0.
Proposition 10 :
Exemple 2 : Si E est de dimension finie, alors Sp(u) est exactement l’ensemble des racines
du polynôme minimal.
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 4
Preuve
On raisonne sur le polynôme minimal, s’il admet une racine λ dans K, qui sera Exemple d’application 5 :
par la suite une valeur propre de u, et donc une droite portée par un vecteur propre
u un endomorphisme non homothétie d’un K espace vectoriel de dimension
associé à λ est une droite stable.
2, montrer qu’il existe une base β de E, tel la matrice de u dans β soit de la
Supposons maintenant que πu n’admet pas de racines dans K, soit Q un facteur forme :
irréductible de π, il sera par conséquent de degré deux, soit R tel que π = QR, on
0 − det u
aura : 0 = Q(u) ◦ R(u), si Q(u) est injectif, alors R(u) = 0, ce qui contredirait la M=
1 tr(u)
minimalité πu , et par conséquent KerQ(u) 6= {0}, soit alors e ∈ KerQ(u)\{0} en
ecrivant Q = X 2 + aX + b, on aura que : u2 (e) ∈ vect(e, u(e)) et par conséquent En déduire que deux matrices non scalaires sont semblables si, et seulement
F = vect(e, u(e)) est un plan ou une droite stable par u. En fait c’est un plan, parce si elles ont le même polynôme caractéristique.
que u n’admet pas dans ce cas de droites stables.
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 5
Preuve Théorème 6 :
Vient dufait que dans une base β = β1 ∪ β2 adaptée à F, la matrice de u s’écrit : u ∈ L (E), les psse :
A B
, où A = Mat β1 v. 1. u est diagonalisable.
0 C
p
M
2. χu est scindé et E = Eλi (u)
Généralisation i=1
p
Sp(u) = {λi , i = 1..p}.
Soit u ∈ L (E), on suppose que E =
M
Fk où les Fk sont des sous espace vectoriels
p
k=1
de E stables et non réduits à {oE } et on note vk = u/Fk alors : 3. χu est scindé et dim E = ∑ dim Eλi (u)
i=1
p Sp(u) = {λi , i = 1..p}.
χu = ∏ χvk 4. χu est scindé et ∀λ ∈ SP(u), d(λ ) = m(λ ).
k=1
5. ∃P ∈ K[X] scindé à racines simples tel que : P(u) = 0.
Définition 6 :
u ∈ L (E) (resp M ∈ Mn (K)) soit λ une valeur propre de u (resp de M). Preuve
On appelle multiplicité de λ sa multiplicité comme étant une racine de χu 1) =⇒ 2) Supposons u diagonalisable et soit β une base de E telle que
(resp χM ).
M atB (u) = D = diag(λ1 , ..., λ1 , λ2 , .., λ2 , .., .., λ p , .., λ p )
1 ≤ d(λ ) ≤ m(λ ) ce qui montre déjà que χu est scindé et que les valeurs propres de u sont exactement
p
λ1 , .., λ p . et si on considère le polynôme Q = Πi=1 (X − λi ), il est annulateur de D
p
M
Preuve et donc de u, le lemme des noyaux donne E = Eλi .
Eλ (u) est stable par u et la restriction v de u à Eλ (u) est l’homothétie de rapport i=1
2) c’est équivalente à 3) du fait que la somme est directe.
λ dont le polynôme caractéristique est χv (X) = (λ − X)dimEλ (u) . La proposition
2) =⇒ 4)En calculant le polynôme caractéristique dans une base adaptée à
précédente implique donc que p
p
(λi − X)dimEλi (u) , et par unicité de la multipli-
M
d(λ ) ≤ m(λ ) E= Eλi , on obtient χu = Πi=1
i=1
De plus Eλ (u) 6= {0}, donc 1 ≤ dimEλ (u). cité d(λ ) = m(λ ).
4) =⇒ 2) supposons que χu est scindé et ∀λ ∈ Sp(u), d(λ ) = m(λ ). On a toujours
p p
Remarque 8 : n = deg χu = ∑ m(λi ) et donc n = ∑ dim Eλi .
i=1 i=1
Il en résulte que si λ est une valeur propre de u de multiplicité 1, alors la p
M
dimension de l’espace propre associé est toujours égale à 1. 2) =⇒ 5) Supposons que : χu est scindé et E = Eλi , Sp(u) = {λi , i = 1..p}.
i=1
Dans une base adaptée à cette décomposion la matrice est diagonale constituée
p
Théorème 5 : de Cayley hamilton des valeurs propres λi et dans ce cas le polynôme Q = Πi=1 (X − λi ) qui est scindé
Si u ∈ L (E), alors χu (u) = 0. à racines simples est annulateur de D et donc de u.
5) =⇒ 2) supposons qu’il existe P ∈ K[X] scindé à racines simples tel que :
P(u) = 0, alors le polynôme minimal est scindé à racines simples,
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 6
p
p
M
si πu = Πi=1 (X −λi ), alors par le lemme des noyaux E = ker(u − λi IE ) et en cal- Remarque 12 :
i=1
culant le polynôme caractéristique suivant cette décomposition il sera donc scindé. 1. Soit M un élément de Mn (R).
Si M est diagonalisable dans R alors M est diagonalisable dans C, avec
les mêmes valeurs et vecteurs propres et la même égalité M = PDP−1 ,
les matrices P et D étant à coefficients réels.
Remarque 9 :
En revanche, toujours avec M dans Mn (R), M peut être diagonalisable
u est diagonalisable ssi Πu est scindé à racines simples. dans C sans l’être dans R, si des valeurs propres sont complexes mais
non réelles.
Dans l’égalité M = PDP−1 , P et D sont alors à coefficients complexes.
Exercice 7. L’ensemble Dn (K) des matrices diagonalisables d’ordre n est un 2. Dans l’égalité M = PDP−1 , P est la matrice de passage de la base ca-
connexe par arcs. nonique de Kn à une base de vecteurs propres de M.
Proposition 15 :
Si F est un sous espace stable par u et v = u/F , alors la diagonalisabilité de
u entraine celle de v. Méthode et exemples :
Soit à diagonaliser une matrice M de Mn (K).
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 7
5 Applications de la diagonalisation
Théorème 7 :
• Calcul des puissances d’une matrice. Soit u ∈ L (E). les psse :
Soit à calculer M k pour tout k ∈ N.
Si M est diagonalisable, soient alors P inversible et D diagonale tel que : M = 1. u trigonalisable.
PDP−1 . 2. χu est scindé
Dans ce cas on a M k = PDk P−1 , c’est à dire que le calcul de M k se ramène à celui 3. Il existe un polynôme scindé annulateur u.
de
Dk = diag (λ1k , ..., k
λn ).
Preuve
8 0 9
Exemple : M = −3 −1 −3 a11 ∗ ∗
−6 0 −7 1) =⇒ 2) : Si M = 0 . ∗ , alors on a :
0 0 ann
χM = −(X − 2)(X + 1)2 .
Avec les mêmes notations que [Link] 1 on a :
χu (X) = χM (X) = Πni=1 (aii − X)
−1 k k −1
M = PDP =⇒ M = PD P
Donc χu est scindé.
k
(−1) 0 0 2) =⇒ 1) Par récurrence sur n . Il n’y a rien à démontrer si n = 1. Supposons la
k k
D = 0 (−1) 0 , finalement on obtient : propriété vraie pour n − 1, soient E un espace vectoriel de dimension n et u un
0 0 2k endomorphisme de E tel que χu scindé.
−2(−1)k + 3(2k ) −3(−1)k + 3(2k )
0 Soit λ une racine de χu . Soit e1 un vecteur propre associé à λ , que l’on complète
k k k k k k en β = (e1 , .., en ) base de E. Soit F = Vect(e2 , .., en ), p la projection sur F pa-
M = (−1) − 2 (−1) (−1) − 2
2(−1)k − 2(2k ) 0 3(−1)k − 2(2k ) rallèlement àKe1 et v : F → F défini par v(x) = p(u(x)) si x ∈ F. Alors M =
• Systèmes de suites récurrentes de pas 1. λ ∗ ∗ ∗
(1) (p) 0
Soient (xn )n , ...(xn )n des suites d’éléments de K. On pose M atB (u) =
avec A = Mate ,..,e (v). On en déduit que χu (X) =
. 2 n
t (1) (p)
Xn = (xn , ..., xn ) et on suppose qu’il existe une matrice M telle que, pour tout n, A
Xn+1 = MXn , Dans ce cas on aura : ∀n ∈ N : Xn = M n X0 , ce qui nécessite le calcul 0
des puissances successives de M : on est donc ramené au cas précédent... (X − λ )χv (X). Donc χv est aussi scindé. Par hypothèse de récurrence, il existe
une base (ε2 , .., εn ) de F telle que Mat(ε2 ,..,εn ) v soit triangulaire supérieure et alors
• Etude d’une récurrence linéaire de pas p.
Soit à déterminer une suite (xn ) définie par une relation de récurrence du type : λ ∗ ∗ ∗
0
∀n ≥ 0 : xn+p + a p−1 xn+p−1 + ... + a1 xn+1 + a0 xn = 0.
Mat(e1 ,ε2 ,..,εn ) u =
.
est triangulaire supérieure.
En posant pour tout n ∈ N, Xn =t (xn , ..., xn+p−1 ) on obtient la formule de Mat(ε2 ,..,εn ) v
récurence : 0
0 1 0 ... ... 0 2) =⇒ 3) Il suffit de prendre le polynôme caractéristique lui même.
0 0 1 0 ... 0 3) =⇒ 2) Supposons qu’il existe un polynôme P scindé annulateur de u, β une
base quelconque de E et M = M atB (u), on injecte M dans Mn (C), aussi bien que
.. ..
0 0 0 . . 0
Xn+1 = MXn , avec M = .
. .
χu = χM qu’on peut considérer comme un polynôme de C[X], si λ est une racine
. . . . .
. . . 0 . 0 complexe de χM , alors c’est une valeur propre de M et comme P est aussi annu-
0 0 0 0 1 lateur de M donc λ est une racine de P et par suite λ est dans K, ainsi toutes les
−a0 −a1 . . . . . . . . . −a p−1 racines complexes de χu sont dans K, ce qui veut dire que χu est bien scindé dans
Le polynôme caractéristique de M est χM = (−1) p [X p + a p−1 X p−1 + ... + a1 X + K[X].
a0 ].
(d’où la nomination ”équation caractéristique”). Remarque 15 :
On est donc encore ramené au problème précédent.
1. u est trigonalisable si et seulement si πu est scindé.
2. Ces propositions passent immédiatement aux matrices.
6 Trigonalisation 3. La démonstration du théorème constitue un algorithme de trigonalisa-
tion d’une matrice.
Définition 9 :
2 2 −3
Un endomorphisme f est dit trigonalisable s’il existe une base β de E telle Exemple : 5 1 −5 .
que M atB f soit triangulaire supérieure. −3 4 0
– χM = (1 − X)3 , M n’est donc pas diagonalisable.
Remarque 13 : – Le sous espace propre associé à la valeur propre 1 est la droite engendée par :
Si f ∈ L (E) est trigonalisable et β = (e1 , ..., en ) une base telle que M atB f e1 = (1, 1, 1), notons C = (c1 , c2 , c3 ) la base canonique et posons e02 = c2 =
est triangulaire supérieure alors si on pose β 0 = (en , ..., e1 ), la matrice de f (0, 1, 0), e03 = c3 , déterminons la matrice N de f (canoniquement associé à M)
dans β 0 est triangulaire inférieure. dans cette nouvelle base : (e1 , e02 , e03 ).
f (e1 ) = e1 , f (e02 ) = 2c1 + e02 + 4e03 , f (e03 ) = −3c1 − 5e02 .
c1 = e1 − e02 − e03 =⇒ f (e02 ) = 2e1− e02 + 2e03 , f (e03 ) = −3e1 − 2e02 + 3e03 .
Définition 10 : 1 2 −3
Finalement N = 0 −1 −2 .
Une matrice M ∈ Mn (K) est dite trigonalisable si elle est semblable à une
0 2 3
matrice triangulaire supérieure.
– On pose G = vect(e02 , e03 ), p désigne la projection sur G parallélement à
vect(e1 ).
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 8
−1 −2
C = M atB (p ◦ f/G ) = , χC = (1 − X)2 . 7 Classiques de chez les classiques
2 3
x = αe02 + β e03 est un vecteur propre de C associé à 1 ⇐⇒ α + β = 0, par
exemple
e2 = e02 − e03 = (0, 1, −1). 7.1 Endomorphismes cycliques
– En complétant (e1 , e2 ) par e3 = c3 (par exemple) pour obtenir une base β de
E, et en calculant la matrice Dans tout le problème E un espace vectoriel sur K de dimension n, et u ∈ L(E)
de f dans β , on trouve :
1 5 −3
M atB f = 0 1 −2 .
0 0 1
Partie I
Propriété 5 :
Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel est trigonalisable. 1. Pour x ∈ E, on pose :
Πx+y = ppcm(Πx , Πy ) = Πx Πy
Proposition 19 :
E de dimension n. p
Un endomorphisme u de E est nilpotent si et seulement χu = (−1)n X n . 4. Soit Πu = Π Qαi i sa décomposition primaire, montrer que :
i=1
pour tout i ∈ |[1, p]|, ∃xi ∈ E, Qαi i = Πxi
c [Link]@[Link]
C HAPITRE : R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES 9
1. Montrer que E 0 (λi ) est un sous espace vectoriel stable par u, et que : 2 −1 0 0 . . . 0 −1
p −1 2 −1 0 . . . 0 0
E = ⊕ E 0 (λi ).
i=1 0
−1 2 −1 . . . 0 0
2. a) on pose vi = u/E0 (λi ) . . .. .. .. .. .. ..
. . . . . .
0 b) Soit ∆ = . .
.
Monter que : χvi = (λi − X)dim E (λi ) . .. .. .. .. .. .. ..
0
. . . . . . .
b) En déduire que dim E (λi )(= mi .
.. .. ..
L(E) → L(E) 0 . . . −1 2 −1
Dans la suite on considère Γu : −1 0 . . . . . . 0 −1 2
v 7→ vou − uov
Vérifier que la matrice ∆ est diagonalisable et identifier ses valeurs
3. Montrer que Γu ∈ L(L(E)). propres.
On note alors C (u) = Ker(Γu )
4. a) Montrer que vect(id, u, u2 , ..., un−l ) ; le sous espace vectoriel de L(E) en-
gendré par les vecteurs uk , k ∈ {0, 1, 2, ..., n − 1}, est inclus dans C (u)
et que dim (C (u)) ≥ 2.
b) Montrer que si v ∈ C (u), alors ∀i ∈ {1, 2, ..., p}, v(E(λi )) ⊂ E(λi ).
5. Dans cette question on suppose u diagonalisable.
a) Montrer que mi = dim E(λi ), ∀i ∈ |[1, p]|.
b) Montrer que :
C (u) = {v ∈ L(E)/∀i ∈ {1, 2, ..., p}}, v(E(λi )) ⊂ E(λi )}.
c) En déduire que
C (u) est isomorphe à L(E(λ1 )) × L(E(λ2 )) × ... × L(E(λ p )), et donner
la dimension de C (u).
6. Dans cette question, on Suppose que : ∀i ∈ [|1, p|], mi = 1. Montrer que :
C (u) = Vect(id, u, u2 , ..., un−l )
7. Soit k ∈ N* et v ∈ L(E).
a) Calculer (Γu)k (v).
b) En déduire que si u est nilpotent, alors Γu est nilpotent.
8. a) Montrer que si v ∈ C (u) alors :
∀i ∈ {1, 2, ..., p}, v(E 0 (λi )) ⊂ E 0 (λi ).
p
Dans la suite de la question on utilisera le fait que E = ⊕ E 0 (λi ).
i=1
b) Montrer qu’ il existe δ ∈ L(E) diagonalisable et ω ∈ L(E) nilpotent tels
que :
u = δ + ω, δ ◦ ω = ω ◦ δ
et
C (u) = C (δ ) ∩ C (ω)
c) Exemple
Donner la décomposition δ + ω (matricielle) de l’endomorphisme u ca-
noniquement
associé
à la matrice .
2 1 −1
A = 2 1 −2 calculer alors An , pour tout n ∈ N
3 1 −2
c [Link]@[Link]