La phrase interrogative sert à poser une question. Elle se termine par un point d’interrogation.
1. L’interrogation totale :
Elle porte sur la totalité de l’énoncé. La réponse est donc totale : on peut y répondre par
OUI, NON ou SI .
Dans le langage courant : Elle est introduite par la locution « est-ce que ? »
Ex : Est-ce que tu vas au cinéma ?
Dans le langage familier : Elle conserve le même ordre qu’une phrase déclarative : c’est
l’intonation montante qui la différencie. Ex : Tu vas au cinéma ?
Dans le langage soutenu: Il faut inverser le sujet et le verbe. Ex: Vas-tu au cinéma ?
Attention cette inversion peut entraîner des modifications :
On ajoute un t entre le verbe et le sujet quand deux voyelles se suivent : Ex : Parle-t-elle de
Molière ?
Si le sujet est un nom, il est repris par un pronom après le verbe Ex : Omar est-il puni
par son maitre ?
2. L’interrogation partielle :
Elle permet de poser une question qui porte sur une partie de la phrase. Elle commence par
un mot interrogatif.
Les adverbes ( mots) interrogatifs :Lorsque l’interrogation porte sur des
circonstances, l’interrogation est introduite par des adverbes ( mots ) interrogatifs.
Cause/But Pourquoi ?
Temps Quand ?
Moyen/manière Comment ?
Quantité Combien ?
Lieu Où ?
Le déterminant interrogatif : quel ?
Le déterminant quel s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se
rapporte.
Il est toujours placé devant un nom.
Ex : Quel livre lis-tu ?/ Quelle fable apprends-tu ? Quels poèmes connais-tu ?
Quelles fables connais-tu ?
L’interro-négation
L’interrogation totale se combine avec la forme négative : c’est une interro-négation.
Exemples :
- Dans le langage soutenu (inversion du sujet) : N’as-tu jamais lu de roman
américain ?
- Dans le langage courant (est-ce que ?) : Est-ce que tu n’as jamais lu de roman
américain ?
- Dans le langage familier : Tu n’as jamais lu de roman américain ?