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DÉPARTEMENT DE GESTION
L’AMELIORATION DE
L’EXPORTATION DE GIROFLE PAR
LA CHAMBRE DE COMMERCE ET
D’INDUSTRIE DE TOAMASINA
REGION ATSINANANA
.
Sous la direction de :
Encadreur Professionnel
Encadreur Enseignant
Monsieur Thierry Olivier
Monsieur, Seth RATOVOSON,
RANDRIANARSON
Enseignant chercheur à l’Université de
Directeur Administratif et Financier de la
Toamasina
Chambre de Commerce et d’Industrie de
Mars
III 2017 Toamasina
UNIVERSITÉ DE TOAMASINA
DÉPARTEMENT DE GESTION
L’AMELIORATION DE
L’EXPORTATION DE GIROFLE PAR
LA CHAMBRE DE COMMERCE ET
D’INDUSTRIE DE TOAMASINA
REGION ATSINANANA
.
Sous la direction de :
Encadreur Professionnel
Encadreur Enseignant
Monsieur Thierry Olivier
Monsieur, Seth RATOVOSON,
RANDRIANARSON
Enseignant chercheur à l’Université de
Directeur Administratif et Financier de la
Toamasina
Chambre de Commerce et d’Industrie de
Mars Toamasina
IV2017
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS ………………………………………………………………………………IV
LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS……………………………………V
GLOSSAIRE………………………………………………………………………………………VIII
INTRODUCTION ............................................................................................................................1
PREMIERE PARTIE:IDENTIFICATION GLOBALE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE
ET D'INDUSTRIEET LE FONCTIONNEMENT DE SES SERVICES ........................................3
CHAPITRE I : LES GENERALITES ET LES SPECIFICITÉS DE LA CHAMBRE DE
COMMERCE ET D’INDUSTRIE(CCI) ......................................................................................5
III
REMERCIEMENTS
A travers ces quelques lignes, nous tenons à manifester notre gratitude à tous ceux qui, par
leur confiance , leur sollicitude, leurs conseils, leurs soutiens et leurs enseignements ou
tout simplement leur dévouement, leur gentillesse et leur sympathie, nous ont aidé à la
réalisation de ce travail .
- Toute notre famille et nos amis qui n’ont cessé de nous soutenir tout au long de la
réalisation de ce travail.
- Toutes les personnes qui d’une façon ou d’une autre nous ont aidé et prêté main forte,
et que nous n’avons pas pu citer.
IV
LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS
AG : Assemblée Générale
CO : Certificat d’Origine
V
CPT: Carriage Paid To
DG : Directeur Général
ES : Employés Spécialisés
EXW: EX Work
VI
INSTAT : Institut National de la STATistique.
PV : Procès Verbal
SH : Système Harmonisé
TR : Transfert de Risque
VII
GLOSSAIRE
La Contribution :action de contribuer à quelque chose, part apportée à une œuvre ou à une
dépense commune.([Link])
Activité économique : elle représente l'ensemble des actions que doit accomplir la population
humaine afin de satisfaire ses besoins grâce à la production de biens et de
services.([Link])
Qualité : la qualité est définie par l'AFNOR : « un produit ou service de qualité est un produit
dont les caractéristiques lui permettent de satisfaire les besoins exprimés ou implicites des
consommateurs ». La qualité est donc une notion relative basée sur le besoin.
([Link] 2015).
Ressortissants : toutes personnes physiques ou les représentants des personnes morales ayant
exercées des activités professionnelles au moins trois mois dans le domaine du commerce, de
l’industrie et du service et disposant des pièces qui sont en règle vis-à-vis de règle fiscal.
Toutefois, ils doivent avoir 21 ans révolus pour pouvoir intégrer l’institution.
VIII
INTRODUCTION
Madagascar est l’un des plus grands pays producteurs de clous de girofle dans le monde. Il
arrive en seconde place après l’Indonésie qui est en même temps le premier pays
consommateur et producteur de girofle1. L’exportation du girofle est une activité de rente, et
elle constitue une source de revenu importante pour les paysans, les collecteurs, les
importateurs que pour Madagascar.
Ce produit de rente connu par sa production cyclique s’affiche ainsi en tête du classement de
l’exportation des produits agricoles de Madagascar d’après les données de l’institut National
de la Statistique (INSTAT) ,2015.
Près des 90% de la production malgache proviennent de la province de Tamatave. C’est dans
cette zone que la filière est plus rentable. Le perfectionnement de cette filière au fil du temps
est devenu une solution adéquate pour faire face à la vulnérabilité économique du pays.
D’une part, elles sont causées par le vieillissement des arbres, le manque de nouvelles
plantations, les maladies, le problème de gestion d’exploitation, et les conditions
météorologiques défavorables.
D’autre part, les petits producteurs ne savent généralement pas si la qualité de clous qu’ils
offrent à l’exportation répond ou non aux normes et aux qualités exigées sur le marché
international.
De plus, certains exportateurs ont changé leurs activités en exportant d’autres produits à cause
de leur impossibilité de s’inscrire comme adhérents au niveau du Groupement des
Exportateurs de Girofles de Madagascar (GEGM) qui est obligatoire et exige beaucoup
d’investissement. Et finalement, l’inexistence d’une organisation professionnelle structurée
conforte cette baisse.
Malgré tout cela, la demande mondiale est toujours là et les girofles issus de Madagascar sont
toujours demandés au niveau du commerce international, que cette opportunité commerciale
est une occasion à ne pas rater pour nos opérateurs économiques.
1
Ministère du Commerce et de la Consommation, du 24 septembre 2014
1
d’appuyer tous les opérateurs économiques en général. Elle contribue aussi au contrôle des
différentes paperasseries administratives et de la qualité du produit bien que la procédure soit
encore embryonnaire.
Quelles mesures alors doit-on prendre pour améliorer la filière et maintenir notre position sur
le marché international ?
Ces multiples raisons nous ont poussés à choisir un thème intitulé : « L’AMELIORATION
DE L’EXPORTATION DE GIROFLE PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET
D’INDUSTRIE DE TOAMASINA REGION ATSINANANA».
Dans ce cas, l’objectif de ce travail est de promouvoir la filière girofle pour diversifier et
augmenter des revenus des acteurs de la filière. Et aussi d’offrir d’avantage d’opportunité aux
exportateurs et aux producteurs dans la côte Est, tout en contribuant au développement socio-
économique de sa population.
Cependant, ce travail n’aurait pu être réalisé sans un stage effectif de 3 mois au sein de la
CCI de Toamasina soit du 15 avril au 15 juillet 2016 où nous avons mené des enquêtes auprès
de chaque direction.
Pour mieux cerner notre thème, l’ouvrage est divisé en deux parties. Ainsi, dans la première
nous aborderons l’identification globale de la CCI et le fonctionnement de ses services. Dans
la deuxième nous allons voir la contribution à l’amélioration de l’exportation du girofle et la
certification du produit par la CCI de Toamasina.
2
PREMIERE PARTIE:
3
La Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina est une institution à vocation
économique et séculaire ici à Madagascar. Elle a pour rôle de défendre les intérêts des
opérateurs économiques dans circonscription. Pourtant, ces implications dans l’exportation et
l’épanouissement de la filière girofle demeurent vaguement floues. Par ces motifs il est
indispensable de présenter cet établissement. Dans cette partie, nous allons parler
successivement des généralités et des spécificités des CCI et le girofle dans son ensemble.
4
CHAPITRE I : LES GENERALITES ET LES SPECIFICITES DE LA CHAMBRE DE
COMMERCE ET D’INDUSTRIE
Section I : Historique
A l’origine, la Chambre de Commerce s’agissait d’un simple bureau du commerce. La plus ancienne a
été créee en France en 1599 à Marseille. 1
Il existe dans le monde trois catégories de Chambres consulaires. Suivant ses ordres
d’apparition, il y a eu tout d’abord la Chambre de Commerce ou la Chambre de Commerce et
d’Industrie, ensuite la Chambre d’Agriculture et finalement la Chambre de Métier et
d’Artisanat.
Pourtant, ces trois catégories peuvent être mixtes. Dans certains pays, les Chambres couvrent
tous les domaines alors que dans d’autres, elles couvrent seulement le commerce, l’industrie
et l’artisanat mais aussi l’agriculture. D’autres parts, il y a des Chambres de Commerce,
d’Industrie et d’Agriculture et des Chambres de Métier. Dans tous les cas, les trois catégories
de Chambres Consulaires couvrent presque toute l’économie privée.
A. Naissance (1599)
1. Mise en place du Bureau de Commerce
Les Chambres de Commerce ont vu le jour en Europe à la suite des corporations ou guildes
(marchands, tisserands, couteliers, vignerons…) du moyen âge. En effet, ces corporations et
guildes ont progressivement organisé les professions tout en fixant les règles d’accès, les
conditions d’exercice, les règles de l’art, la déontologie…Elles exercent ainsi une sorte de
police professionnelle. D’autre coté, l’autorité publique royale, seigneuriale et municipale ont
reconnus que ces corporations contribuent à la vie publique, qu’elle leurs a conférée certaines
responsabilités et pouvoirs.
L’exemple le plus ancien est celui du Conseil de Ville de Marseille, qui le 15 août 1599, crée
par délibération quatre « Députés du Commerce » formant le « Bureau de Commerce ».
1
[Link],Chambre de Commerce et d’industrie Marseille – Provenance, 2015
5
a) Les composants du bureau
b) Mode d’élection
Les consuls étaient élus par le suffrage de tous les habitants, avec une élection à deux degrés.
Seuls les chefs de famille (ou de feu) et les chefs de métiers, étaient électeurs, les femmes y
compris lorsqu’elles étaient veuves ou marchandises publiques en leur nom propre.
Les électeurs formaient plusieurs collèges selon les différentes états ou professions de la ville.
D’autres consuls étaient représentés un quartier. La durée de leur mandat était généralement
d’un an.
6
« fabricants », ébauche de la composante industrielle. Six de ces onze Chambres de
Commerce sont dans les villes portuaires et il n’y en a pas à Paris.
Durant la révolution Française de 1789, les Chambre de Commerces et les corporations sont
abolies. En effet, tout ce qui rappelait la royauté avait été aboli, notons que la Chambre de
Commerce pendant la période royale versait une certaine contribution à l’Etat.
Elles disparaissaient pour renaître de ses cendres en 1802, soit après « le rapport aux consuls
accompagnant le projet d’arrêté rétablissant les Chambres de Commerce » formulé le 13 juin
1802 par Jean-Antoine CHAPTAL, Ministre de l’Intérieur Français.
Ce dernier a principalement souligné que ces institutions (les Chambres de Commerce) étaient
sages, elles étaient populaires et conservatrices de tout ce qui peut intéresser la prospérité du
commerce. En conséquence, en décembre 1802, par voie d’arrêté Bonaparte, le Premier
Consul rétablit les Chambres françaises.
Elle s'occupait de la police des rues, des places, des approvisionnements, des marchés, des
métiers, des permis de construire, des poids et mesures, de l'entretien des murs, des portes, des
bâtiments, et des places publiques.
Elle possédait un sceau, une caisse, et le droit de lever une taxe sur certaines denrées entrant
dans la ville, de percevoir des loyers pour la concession de biens ou de droits appartenant à la
commune.
En 1670, les « Enfants de langue » choisis par le Roi pour devenir interprètes de la diplomatie
française sont formés à Constantinople aux frais de la Chambre de Commerce : les débuts de
l’œuvre de formation des CCI.
7
Le 9 avril 1898, le Parlement inscrit dans la loi le rôle des Chambres. Elles représentent les
intérêts généraux du Commerce et de l’Industrie. Puis elles sont chargées de créer et gérer les
services et les équipements utiles aux entreprises et à leurs régions.
C. La Renaissance historique
1. La Résurrection de la Chambre de Commerce
Les Chambres de Commerce sont rétablies par Jean-Antoine Chaptal en 1802. Elles obtiennent
leur organisation fondamentale de la loi du 9 avril 1898.
A sa renaissance, elle se répandait dans les grandes villes françaises et voire même dans
beaucoup de pays Européens et Africains.
Bien que nées en France, les Chambres de Commerce se répandent en Europe. Des modèles
semblables de représentation des commerçants se mettent en place en Europe du Nord,
particulièrement dans les villes de la Hanse, en Italie du Nord, dans les villes commerçantes et
bancaires.
A Hambourg, par exemple les grands marchands et armateurs du port élisent en 1665, sept
« députés du Commerce » qui forment la « députation du commerce », laquelle se
transformera ultérieurement en Chambre de Commerce.
Dans les années 1700, le mouvement traverse la Manche et les commerçants anglais
s’associent à leur tour en « boards of trade ».La première proposition d’une Chambre de
Commerce à Londres date de 1792 : il s’agit de créer un bureau d’information pour « la
consultation, l’opinion, l’avis, l’information et l’assistance aux entreprises ». Mais la vraie
Chambre a été créée en 1881 avec 130 membres adhérents, mais 11 ans plus tard elle comptait
déjà 3.000 membres.
En Afrique les colonisateurs introduisent les Chambres de Commerce dès la fin du 19 eme
siècle et surtout au 20eme : Gorée 1870, Rufisque 1883, Dakar et Lagos 1888… Mais
l’apparition de la Chambre de Commerce à Madagascar remontait à l’époque coloniale.
8
En effet, dès l’annexion de la grande île par les Français en 1896, l’idée de mettre en place
une Chambre de Commerce faisait déjà son cours, ainsi, une Chambre de Commerce à l’état
embryonnaire avait été mise en place sous la dénomination de « chambre consultative
française à Madagascar ». Elle a été présidée par Monsieur BONNEMAISON.
L’arrêté n° 100 du 07 novembre 1896 avait créé les chambres consultatives françaises à
Madagascar. L’objectif est de mettre à profit l’expérience des colons résidant dans chaque
province pour permettre d’éclairer les administrations locales sur les besoins du commerce, de
l’industrie, de l’agriculture, des entreprises minières et en général de la colonisation dans la
province. (JOP/100).
En 1914, suite à l’éclatement de la première guerre mondiale et à défaut de tenue des réunions
nécessaires au fonctionnement de ladite Chambre, cette dernière a été dissoute.
La réouverture avait eu lieu en 1917 après le débarquement d’un certain Monsieur RENAUD,
un attaché commercial de la France d’Outre Mer, ici à Toamasina. Il fut dépêché spécialement
à Madagascar pour la cause et il fut accompagné d’une vingtaine de ses compatriotes de
souche française tel : François BONNET, G.M FAKRA, Marius AUBRY, PANIANDY, Guy
BOFF, R.G. DESLANDRES…
A leur arrivée, des réunions suivies d’une élection avaient été organisées à l’issu de laquelle
Monsieur RENAUD a été élu président de la Chambre de Commerce de Toamasina.
9
En 1927, après le passage d’un violent cyclone, le siège d’AMBODISALOPY situé à la place
de l’actuelle société AUXIMAD a été détruite, d’où la construction d’un nouveau local a
Ampasimazava. Il ne fut opérationnel qu’en 1932.
B. Après l’indépendance
1. La première mandature (1964-1999)
En 1971, le président en exercice décède. Pour parer à cette lacune, « le principe de la rotation
à la présidence » a été mis en place, c’est ainsi qu’au décès d’un président, le Bureau élit
parmi ses membres un nouveau président.
Les Chambres de Commerce de Madagascar ne sortaient de cet état comateux qu’en 1993 où
une ordonnance portant refonte du texte sur la Chambre de Commerce a été prise. C’est,
l’ordonnance 93-021 du 04 mai 1993 portant organisation des Chambres de Commerce et
d’Industrie, d’Artisanat et d’Agriculture.
10
Pourtant, le décret d’application de celle-ci n’a été pris que 5 ans plus tard1. Suite à l’adoption
de ce décret un comité préparatoire pour organiser l’élection des nouveaux membres a été mis
en place en 1999, présidé par Monsieur TSIZARAINA Emile, le Président de la délégation
spéciale du Faritany de Toamasina à l’époque.
La mise en place dudit comité a mis fin à la première mandature qui a perduré 35 ans.
La deuxième élection consulaire a été tenue au mois de Décembre 2001 et elle fut remportée
par le groupement MAVAM qui a propulsé Monsieur LEVAO Nitadiavina au poste de
président de la CCIAA de Toamasina.
Le mandat fut aussi prorogé en 2006 dans l’attente du nouveau texte portant refonte de
l’ancien. La nouvelle loi sur la Chambre, soit la loi 2006-029 a été promulguée le 24
novembre 2006.
Pourtant, le président LEVAO s’est démis de ses fonctions le 14 août 2007 et après, une
élection tenue par le Bureau le jour même, Monsieur INTSOROU Eric est élu président.
d’Artisanat et d’Agriculture.
11
marquée par la mise en place d’un nouvel organigramme à deux directions et à la
revendication des patrimoines fonciers et financiers de la Chambre de Commerce.
Vers le début de l’année 2010, les antennes d’Ambatondrazaka et de Maroantsetra ont été
respectivement intégrées dans les Chambres de Commerce et d’Industrie d’AlaotraMangoro
et d’Analanjirofo. Les patrimoines ainsi que le personnel qui s’y trouvent ont été transmis à
ces nouvelles Chambres.
Pourtant, le mandat des élus fut écourté car suite à une forte dissension entre les membres du
Bureau aggravée par la grève du personnel, le Ministère du Commerce a dissout
successivement le Bureau et l’Assemblée générale le mois d’août et septembre 2011.
Le 10 octobre 2011, un Comité ad hoc spécial avait été mis en place pour gérer
provisoirement la Chambre de Commerce et d’organiser, l’élection des nouveaux membres
titulaires. Il fut présidé par Monsieur MANDRAINA Félix, mais ce dernier fut remplacé par
Monsieur RAJAONAHMbola le 12 septembre 2012.
La quatrième élection consulaire a eu lieu le 16 mars 2013, elle a été boycottée par les
groupements professionnels locaux (GEPAT, GEPTOA, JCI,…). Conséquemment à cette
situation, l’élection a été remportée largement par le GEL (Groupement des Exportateurs de
Litchis). Après l’assemblée générale d’installation, Monsieur RAFIDIMANANANarson a été
élu président de la CCIT.
12
A. Les Différentes types de membres composant la Chambre de Commerce
Pour devenir membre de la Chambre de Commerce, il faut tout d’abord que la personne
exerce des activités professionnelles dans le secteur du commerce, de l’industrie ou de la
prestation de service et qu’elle soit incluse dans le secteur formel.
Ainsi, elle doit verser au Comité ad hoc les pièces fiscales suivantes :
Les membres titulaires ou membres élus sont les personnes élus par les opérateurs ou
ressortissants parmi eux pour les représenter au sein des organes constitutifs de la Chambre de
Commerce. Ces élus composent l’Assemblée Générale de la Chambre de Commerce.
13
b) Mode d’élection
Au moment donc prévu pour l’élection des membres titulaires, un Comité ad hoc doit être mis
en place par le Ministère du Commerce pour organiser et assurer la mise en œuvre de
l’élection des membres.
Ce Comité ad hoc est un organe créé spécialement pour l’élection. Les membres dudit comité
sont les représentants des groupements professionnels, les représentants des autorités
administratives locales (les différents ministères, institutions, …). Ainsi, la Chambre de
Commerce met à la disposition de cet organe les fonds nécessaires pour la tenue de l’élection.
Sous la sensibilisation dudit Comité les ressortissants sont conviés à se présenter au bureau de
la Chambre de Commerce munis des pièces fiscales auparavant énumérées et remplir la fiche
d’inscription pour être inscrits dans la liste électorale.
Pour pouvoir se porter candidat, les ressortissants doivent tout d’abord former un groupement
professionnel puisque l’élection est un scrutin de liste. En plus, des pièces déjà citées, les
candidats doivent verser dans leurs dossiers : un état 211 BIS, un bulletin n°3.
Ce sont des représentants des groupements professionnels ou les personnes qui, grâce à leurs
compétences particulières, sont choisis par les membres de l’Assemblée Générale (membres
titulaires) pour les aider à faire fonctionner convenablement la Chambre de Commerce. Ainsi,
ils peuvent être des personnes étrangères au monde professionnel. Toutefois, leurs nombres ne
doivent pas dépasser ceux des membres titulaires.
Les membres associés sont tenus d’assister à l’Assemblée Générale (AG). Ils ont pour rôle
d’émettre leurs avis, ou d’apporter des suggestions durant l’AG dans le but de faire
fonctionner convenablement la Chambre de Commerce.
Généralement, une Chambre de Commerce est composée de trois organes distincts dont :
L’Assemblée Générale
Le Bureau et la direction générale
La Commission de Contrôle de Gestion Budgétaire (CCGB).
14
1. L’Assemblée générale
Cet organe a pour principale mission de voter le budget de l’établissement et de dresser les
principaux objectifs à atteindre dans le plan de mandature (les grandes lignes du programme
du président).
L’Assemblée Générale se réunit au moins une fois par an en session ordinaire, mais des
sessions extraordinaires peuvent être convoquées à tout moment lorsque le Bureau le juge
utile, pour délibérer sur certains points et statuer sur la démission des membres.
Et il est chargé de :
- Définir les modalités d’exécution des délibérations de l’assemblée générale,
- Fixer les dépenses d’administration générale
- Autoriser les traités, transactions, compromis et désistement décidés à l’AG.
- Exécuter toutes les décisions de l’AG.
b) La direction générale
Le directeur général (DG) est l’ordonnateur principal de la CCI. Il est lié à cette dernière par
un contrat de travail. Il est chargé de la gestion technique et administrative de la Chambre de
Commerce. 1En conséquence, le DG dirige la CCI et exécute les décisions de l’AG suivant les
modalités d’exécution fixées par le Bureau.
1
décret n°2007-990 : Article 47
15
3. La Commission de Contrôle de Gestion Budgétaire (CCGB)
La CCGB c’est l’organe de contrôle de la CCI. Elle est composée de quatre membres dont le
mandat de fonction est de quatre ans.
En effet, toute irrégularité constaté par la CCGB peut faire l’objet d’une saisie de l’AG et
Ministères de tutelle qui étudient et prennent les dispositions nécessaires.
L’objectif principal et la mission dévolue à la Chambre de Commerce sont là pour aider ses
ressortissants à développer leurs activités professionnelles suivant le politique économique et
social de la Nation.
1. constituer à tous les niveaux de leur organisation, une structure de dialogue tant pour
les professionnels nationaux qu’étrangers et d’être les interlocuteurs privilégiés des
instances économique nationales et internationales ;
2. représenter auprès des autorités de leur circonscription les intérêts de tous les secteurs
économiques composant tels que Commerce, Industrie, prestation de service et les
professions libérales ;
3. fournir à l’Administration les avis, les renseignements et les informations d’ordre
économique et statistique, et de présenter leurs suggestions et observations sur l’état
de l’économie en vue d’en d’accroître la prospérité
16
4. favoriser les relations intersectorielles en vue d’une meilleure coordination des
activités des opérateurs économiques de la nation ;
5. apporter en vue de leur développement, conseils et assistance aux entreprises et
groupes d’entreprises et de jouer dans le domaine économique et social, le rôle de
structure d’information et d’appui pour tous les opérateurs en général et les
investisseurs en particulier ;
6. étudier les conditions de placement et d’exportation des produits du pays, préparer la
participation aux foires expositions et les manifestations économiques locales,
nationales et internationales ;
7. collecter les informations concernant les activités et les problèmes économiques ;
8. aider à la création des petites et moyennes entreprises et promouvoir la formation
professionnelle initiale et/ou continue ;
9. participer à la réalisation et au suivi des plans nationaux régionaux et communaux de
développement ;
10. délivrer et/ou viser des certificats d’origine de marchandises, des attestations et autres
documents nécessaires aux fins du Commerce intérieur et extérieur ;
11. donner des avis sur la délivrance des certificats de label de qualité ;
12. assurer la gestion des services publics qui leur sont concédés par l’Etat et ses
démembrements tels que ports maritimes, fluviaux, aériens ou routiers ;
13. donner des avis sur le schéma directeur d’urbanisme.
a. Attribution administrative
17
Elle a aussi la capacité de gérer des services publics que l’Etat ou ses démembrements lui
concède (entrepôt public, magasin généraux, le port fluviaux, les aéroports, les gares routiers,
les autoroutes…).
Par ailleurs la Chambre de Commerce peut organiser des foires et des évènements
économiques (exemple : salon d’automobile…etc.).
b. Attribution consultative
Et même si la consultation fait défaut, la Chambre de Commerce peu émettre ses avis, ses
suggestions sur ces différents points à l’intention du gouvernement ou de l’autorité locale.
c. Attribution représentative
18
Paragraphe 1. La CCI de Toamasina
A. La zone et le domaine de compétence de la CCI de Toamasina
1. Les secteurs d’intervention
a. Le Commerce
b. La prestation de service
Les services sont répertoriés dans le secteur tertiaire. Il englobe le transport, les
télécommunications, les banques, l'assurance, le commerce, coiffure et salon de beauté,
entretien et réparation, hôtels, location de voiture, gardiennage, etc.
c. L’industrie
L’industrie est l’ensemble des activités économiques destinées à produire des biens matériels
ou de consommation après la transformation des matières premières.
19
La Chambre de Commerce de Toamasina opère dans ces districts et peut en conséquence y
implanter des antennes.
Il est largement régi par le droit privé : son personnel est soumis en principe au Code du
travail et s’assimile très largement aux salariés du secteur privé, et les contrats qu’ils passent
avec leurs usagers relèvent du droit privé.
20
b. Les EPA (Etablissements Publics à caractère Administratif)
Les Etablissements Publics à caractère Administrative sont des établissements publics dont
l’objet est l’accomplissement de missions traditionnelles de souveraineté ou d’action sociale.
Contrairement à l’EPIC, les EPA utilisent le Plan Comptable des Operations Publiques
(PCOP) sans faire du budget rectificatif.
Ainsi, un EPA relève en principe du droit public administratif : son personnel est composé
d’agents publics, ses décisions sont des actes administratifs et les conflits relèvent de la justice
administrative sauf exception.
2. Autonomie administrative
a. Patrimoine propre
21
3. Autonomie financière
a. Régime comptable et fiscal
Le régime comptable applicable aux CCI et à leur Fédération est celui du plan Comptable
Général en vigueur. Et le régime fiscal est celui des entreprises de droit privé, sauf les
dispositions légales particulières, la reprise au Code Général des Impôts et au Code Général
des Douanes.
Les CCI et leur Fédération disposent un Agent Comptable qui est un comptable public
nommé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.
Les ressources des Chambres de Commerce et d’Industrie sont constituées par des centimes
additionnels aux impôts professionnels ou des ristournes sur ces mêmes impôts, des revenus
des établissements et des entreprises dont elles ont la charge dont elles sont actionnaires ou
obligataires, des revenus des valeurs mobilières et immobilières des subventions ou dotations
provenant de l’Etat ou de toute Institution nationale ou internationale, de l’attribution de taxes
spéciales, des contributions des ressortissants dont les conditions et les modalités sont fixées
par délibération de l’Assemblée générale 1.
C. Composition du personnel
1. Les employés de courte durée (ECD)
Les ECD sont les personnes appelées à occuper des emplois réputés de courte durée ou
occasionnelle. Les employés, exerçant des activités de courte durée (ECD) dans
l’établissement sont les équivalents des employés contractant pour une durée déterminée dans
les sociétés privées.
Le contrat ELD est souvent le prolongement du contrat de courte durée après le reclassement
du personnel. Il est conclu pour une durée indéterminée et n’exige pas de diplôme ou de
qualification spécifique.
1
Article 17 de la loi n° 2006-029du 24 novembre 2006portant organisation de la Chambre de Commerce et
d’Industrie
22
Ces emplois existent lorsqu’ils sont considérés comme nécessaire au fonctionnement des
services figurant dans l’organigramme alors qu’ils ne peuvent être occupés par un
fonctionnaire voire même il n’a pas été créé de cadres fonctionnaires.
D. Les tutelles
1. La tutelle technique
La CCI est placée sous la tutelle technique du Ministère du Commerce. Ainsi, elle doit se
référer à ce ministère pour toutes questions d’ordre technique, en matière d’application des
lois et autres.
En cas de manquement par la CCI aux missions principales définies par la loi, le Ministère de
tutelle technique peut demander une assemblée générale pour faire constater ce manquement
ou le refus ou d’un retard flagrant d’exécution d’une décision prise par voie d’arrêté par le
ministère et éventuellement ce dernier peut délibérer sur leur révocation.
2. La tutelle financière
La CCI est aussi placée sous la tutelle financière du ministère des finances. Toutes les
décisions et délibérations ayant des incidences financières prises respectivement par le Bureau
et l’Assemblée Générale doivent avoir l’approbation ou le visa dudit Ministère.
Ainsi, les Ministères de tutelle technique et de tutelle financière assistent impérativement aux
Assemblées Générales des CCI avec voix consultative. Ils peuvent donner des directives aux
23
CCI et émettre des avis et suggestions pour leur bon fonctionnement et ils visent et
approuvent le programme d’activités annuel des CCI.
L’organigramme est une représentation graphique qui représente la structure d'une entreprise
avec les liaisons horizontales et verticales de son fonctionnement. A ce titre, la Chambre
dispose de son propre organigramme suivant la délibération n° 2010 /05-CCI/T/PR/AG du 10
août 2010 portant mise en place d’un nouvel organigramme au sein de la Chambre de
Commerce et d'industrie de Toamasina.
2. Schéma de l’organigramme
24
B. Les différents services
L’organigramme de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina comprend deux
Directions garnies de 08 services.
1. La direction des affaires administratives et financières
a. Le service comptabilité et finances
Huit sections composent ce service dont les principales attributions sont les suivantes :
- Comptabiliser les recettes de l’établissement,
- Assurer le paiement de toutes les factures engagées par la CCI,
- Effectuer le mandatement et assurer sa transmission auprès du trésor public (il est à
noter que le trésorier général est l’agent comptable de la CCIT),
- Assurer le paiement des rémunérations du personnel et accessoires, ainsi que les jetons
de présence des membres,
- Il est chargé de la surveillance des patrimoines et matériels appartenant à l’institution
ainsi que les menus entretiens des patrimoines et maintenances.
Ce service est situé dans la zone II du port de Toamasina. Il est composé de deux (02) sections
complémentaires : la section transfert des marchandises et la section magasinage. La première
est chargée de la relation avec les entités portuaires en amont (SMMC-MICTSL-Douane)et
s’occupe aussi des procédures relatives aux transferts des marchandises vers l’entrepôt public
de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina.
25
d. Le service juridique
Ce service a sous son aile la section sécurité et est chargée des attributions suivantes :
- Constater les infractions et élaborer les plaintes,
- Assister tous travaux d’expertises maritimes,
- Assister les ventes aux enchères publiques et prendre note des criées,
- Représenter la Chambre de Commerce devant toutes les autorités et juridictions
compétentes (n’importe quel tribunal) tant en demandeur qu’en défendeur,
- Assurer la rédaction et présentation des conclusions et mémoires en défense,
- Visionner et vérifier tous les contrats et conventions que la Chambre va passer,
- Assister tout acte de dépotage des marchandises en magasin.
Le service approvisionnement et du marché public qui est chargée d’inventorier les différents
besoins tant en fournitures qu’en matériels de ladite Chambre. Elle se charge aussi du choix
des procédures adéquates (ex : comparaison de prix, appel d’offre ouvert, appel d’offre
restreint,…), l’élaboration et la rédaction du Dossier d’Appel d’Offre (DAO), son
acheminement à laCRM. Il effectue également le dépouillement des plis et assure l’attribution
du marché. Il effectue aussiles commandes nécessaires aux besoins de l’établissement tout en
assurant le stockage et sa répartition suivant le besoin de chaque service.
26
b. Le service information et promotion des entreprises
La loi portant son organisation autorise la C.C.I crée des antennes pour qu’on puisse la
représentée dans les districts de sa région d’implantation. Ce service s’occupe donc des
antennes et de la relation avec les ressortissants dans les différents districts. Les rôles de ces
antennes sont les même que celles de la Chambre mère.
27
CHAPITRE II : LE GIROFLE DANS SON ENSEMBLE
Le girofle est une épice origine des îles Moluques en Indonésie connue depuis des lustres.
Les portugais ont contrôlé le commerce des clous de girofle pendant près de 100 ans, jusqu’ à
la conquête de ces îles par les hollandais en 1605. Afin d’empêcher toute concurrence
possible, ils concentrent la production de clous de girofle sur l’île d’Amboine en détruisant
systématiquement les arbres poussant ailleurs.
En 1753, le monopole hollandais est brisé par un grand navigateur Français du nom de Pierre
Poivre. En 1770, des plantes de girofles furent introduites à l’île Maurice (français à cette
époque).
1
Maistre, -1964. Le clou de girofle. Les plantes à épices, III édit. Maisonneuve et Larose, pp.
77-124.
28
Vers 1775, la culture du giroflier se propagea vers la Réunion et parvenait à Madagascar. Ce
fut l’initiation de la culture du giroflier à Madagascar : une première introduction par une
compagnie commerciale.
Le clou de girofle était déjà utilisé par les chinois, 200 ans avant l’ère chrétienne1. Les
courtisans devaient en avoir en bouche pour purifier leur haleine avant de voir l’empereur.
Les peuples de l’Hindoustan de l’Inde faisaient entrer les clous de girofle dans les poudres
avec lesquelles ils parfumaient les aliments2.
Mais le commerce des clous de girofles ne s’est réellement développé dans les régions
méditerranéennes qu’entre le IVème et le VIIème siècle, grâce aux arabes qui les importaient.
Au XVI ème siècle, les portugais, débarquent aux iles Moluques, tentent d’en organiser seuls le
commerce. Au siècle suivant, les hollandais prennent le relais.
A partir du XVIIIème siècle, les clous de girofle étaient introduits en terre française,
précisément sur l’ile Maurice, puis en Guyanes et à Madagascar, à l’initiative de l’agronome
Pierre Poivre, qui organisa l’expédition sur les iles Moluques pour importer des plantes et
ensuite adapter leur culture.
Le girofle demande des climats équatoriaux, chauds (marin de préférence) à fort pluviosité
(1,5 à 2m/an). Il demande aussi la pleine lumière. S’il est ombragé, il ne produira pas de
clous. En fin, au-delà de 300m d’altitude, sa croissance est ralentie, l’arbre reste chétif et sa
production varie beaucoup d’une année à l’autre, il semble qu’une des raisons principales de
ces fluctuations soit d’ordre climatique ; la pluviométrie de mois de Septembre-Octobre-
Novembre à une influence non négligeable sur le volume de la production de clous de l’année
suivante, une faible pluviométrie favorise la production. (Mémento agronome).
1
Boiteau, -1936. Le girofle. Revue de Madagascar, Vol. 38, No. 13, pp. 107-116.
2
François, -1936.
Tropicale, Vol. 16, pp. 589-608.
29
2. Extension de la culture de giroflier
a. A Sainte Marie
Dès 1823, de grandes plantations coloniales voient les jours à Saint Marie créant ainsi une
vaste marché à l’exportation des clous de girofle vers la Réunion en 1845.
Le girofle de Sainte Marie était bien côté sur le marché mondial car il reçut de nombreuses
récompenses, dont une médaille d’or à l’exposition universelle de Paris en 1900, pour la
subtilité de son [Link] 1920, quatre propriétés européennes représentent un total de
354ha exploités sont signalées à Sainte-Marie.
Avec l’accroissement de la surface occupée par les girofliers, la demande en main d’œuvre à
Sainte-Marie était forte. Ainsi, de nombreuses personnes de la côte Est et notamment des
districts de Fénérive Est et de SoanieranaIvongo, sont venus travailler à Sainte-Marie2 pour la
récolte des clous en tant que journaliers ou métayers. Les travailleurs repartaient
frauduleusement avec des antofles qu’ils plantaient ensuite dans leurs villages.
C’est à partir de 1895 que la culture du giroflier a pris une importante extension sur la côte
orientale malgache. Elle commence ainsi à prendre de l’importance à SoanieranaIvongo,
Mananara, Vavatenina, Fénérive, et Maroantsetra, développé par les colons.
1
Rahonintsoa. -1978. Sainte-Marie de Madagascar : Insularité et économie du girofle, pp.
121-159.
2
Maistre, 1964, Le clou de girofle. Les plantes à épices, III édit. Maisonneuve et Larose, pp.
77-124.
30
L’interdiction d’accéder à la propriété du sol aux particuliers, établir par la monarchie Hova
est sans doute l’une des raisons de cette extension assez tardive. Lorsque l’autorité Française
Succède à la domination Merina, le giroflier franchit facilement le bras de mer séparant
Madagascar de Sainte-Marie1.
En 1918, les girofliers cultivés par les colons européens dans tout Madagascar occupaient 228
ha alors que celles des malgaches se multipliaient et les 415 tonnes des clous sont exportés en
1923 provenaient de ces exploitations paysannes. Ces concessions malgaches ne sont pas
d’une façon générale de grande étendue ; elles sont nombreuses mais petites 2.A la fin des
années 1920, notés dans les districts de Soanierana et Fénérive : des plantations européennes
peu nombreuses, environ 35 à 54 ha pour une moyenne de 280 arbres /ha 3 et des plantations
malgaches parcontre, très nombreuses et moins importantes en termes de superficie
individuelle.
En 1954, la superficie cultivée en giroflier dans tout Madagascar par les autochtones s’éleva à
environ 34 800 ha contre 1370 ha pour les Européens. Vers 1960, les producteurs plantaient
chaque année quelques arbres de girofliers afin de remplacer les anciennes cultures épuisées.
Au début des années 1980, la superficie cultivée en giroflier atteigne 80 000ha. Pourtant, la
superficie replantée à Fénérive-Est grâce au CTHT dans les années 2000 ne s’étend que sur
380 ha.
1
Maistre, 1955 : agronomie tropical, vol.45, No.4, pp.450-459
2
Fauchère. -1907. Une tournée d’inspection agricole à Sainte-Marie et à Soanierana. Bulletin
économique de Madagascar, Vol. 7, No. 2, trimestre 2, pp. 144-156.
3
Ledreux, 1928 : bulletin économique de Madagascar, vol.28, No.1, trimestre1, pp.38-45
31
Figure n° 1: Histoire chronologique de la filière girofle a Madagascar
1895 : Extension de la culture vers la côte orientale par des colons puis prise de relais
rapide par des petits planteurs malgaches qui les ont rapidement dépassés en
superficie.
1911 : Première distillation de feuille par les colons puis développement rapidement
de la distillation traditionnelle chez les petits planteurs
32
3. Les produits dérivés
Quatre types d’huile essentielle peuvent être obtenus à partir du girofle dont l’huile essentielle
de clous, l’huile essentielle des antofles, l’huile essentielle des griffes, et l’huile essentielle
des feuilles.
Le giroflier est surtout cultivé pour ses « clous » et ses « griffes » qui servent
d’aromates dans l’alimentation d’un grand nombre de pays. On le cultive également pour ses
feuilles dont on y extrait une essence très riche en « eugénol ». Accessoirement, on utilise les
fruits du giroflier ou « antofle » pour la confiserie.
L’huile essentielle de feuille est la plus commercialisée et constitue la source principale pour
la production d’eugénol, utilisé comme matière première dans d’autres produits de synthèse
comme les [Link] plus elle est moins cher que les trois autres.
Les essences de clous, des griffes, des feuilles, des branche et des antofles servent également
en pharmacie pour la préparation des divers médicaments, en parfumerie, en savonnerie, pour
la préparation de pâtes dentifrices, pour la préparation de certaine peinture et vernis, en
chirurgie (propriétés bactéricides, en droguerie, etc.
1
Schweitzer Ravanisoa. 2007 : Etude marché international pour le piment et girofle.
Programme de Promotion des Revenus Ruraux. pp.1-28
33
2. Caractéristiques des trois grands types de système de culture
a. Le système en monoculture :
Ce système périmé, hérité de l’époque coloniale se pratique sur les vastes superficies. Les
plantations mono spécifiques étaient considérées comme signe de richesse aux yeux des
producteurs.
Ce système permet de mieux valoriser les espèces réduites. La mise en place de cultures
associées annuelles permet de combiner les travaux liés à ces dernières à l’entretien du
giroflier, de diversifier les sources d’alimentation, de revenus et d’obtenir du bois de chauffe
et de construction (Système agro forestier complexe).
Ces systèmes sont issus d’anciennes plantations plus ou moins complètent avec des arbres ou
des cultures annuelles intercalaires qui constituent une source de revenu et d’alimentation
pour les exploitants.
Toutes fois leurs revenues liées à la culture du giroflier ne peuvent être que minimes étant
donné que l’âge de la ressource et le nombre d’arbre restent à l’hectare.
1
[Link], le girofle à la côte, 2015
34
2. Diversification vers d’autres activités agricoles
Néanmoins, le giroflier de Fénérive Est, est concurrencé par d’autres cultures de rente comme
le litchi. La récolte des clous de girofle a la même saison temps que celle des litchis, produit
périssable. Ainsi, les producteurs font des choix stratégiques à cette période de l’année qui va
souvent à l’encontre de la production des clous de girofle de qualité.
A Sainte-Marie parcontre, le giroflier est moins concurrencé par les autres cultures de rente, il
a une place majeure dans les systèmes de production. Cela explique que le comportement des
producteurs de Sainte-Marie qui se révèlent plus consciencieux dans les traitements post-
récolte du produit et sont conscients de l’importance de ces étapes sur la qualité finale du
produit.
D’après ce tableau, on peut conclure que le produit girofle tient une place importante au
niveau de l’exportation des produits agricoles. Il s’affiche en tête du classement des produits
exportés. Mais la quantité exportée en volume présente une chute considérable pour les
années 2011 à 2013. Parcontre pour les deux autres produits, leur quantité exportée
annuellement est inferieure à celle du girofle mais elle s’accroît d’une année à l’autre.
35
C. Itinéraire technique
1. Situation passée
Les plantations anciennes étaient très nombreuses vers les années 1920 étaient mal établies.
Les malgaches connaissaient bien peu la culture et la plupart des arbres étaient trop
rapprochés (3 à 4m de distance en tout sens) et se gênent mutuellement, soit ils étaient très
dispersés sur de grandes superficies à raison d’une trentaine de pieds par hectare. Les arbres
qui se gênent poussaient tout en hauteur, était frêles, malingres et la production maigre et
tardive. La plupart des arbres étaient donc trop hauts rendant ainsi les récoltes souvent
difficiles. De toute façon ces arbres produisaient généralement très peu de clou de Girofle 1.
Pour la multiplication des plants, les malgaches se servaient généralement des sauvageons qui
poussaient naturellement autour des arbres adultes. Ils ne procédaient à aucun choix, aucune
sélection, et il est incontestable que ces plants qui se sont développées dans un terrain qui
n’était pas convenablement aménagé était de qualités très inférieures aux plants provenant des
pépinières soigneusement préparées.
2. Situation actuelle
a. Origine des plants
a.1. Choix variétal :
1
Ledreux 1928 : Le giroflier dans les régions de Fénérive, Soanierana et Sainte- Marie,
bulletin économique de Madagascar, vol.28, No.1, trimestre1, pp.38-45.
2
Rumphius cités par Maistre, 1964 : les plantes à épices, III é[Link] et Larose,
pp.77.124
36
Dans l’une ou l’autre de ces pays, les producteurs aussi bien que les services agricoles
ont pourtant observé individuellement avec beaucoup d’attention un très grand nombre
d’arbres dont ils étudiaient plus particulièrement la régularité de la production.
Aucune différence botanique appréciable n’a pu être décelée entre les nombreux sujets
soumis à cet examen minutieux. Le choix variétal est donc limité pour le cas de
Madagascar.
a.2. Méthode classique : transplantation des sauvageons
Il s’agit de transplanter directement en place les jeunes sauvageons trouvés sous les arbres
producteurs des plantations. Les désavantages associés à cette méthode entrainent un fort taux
de mortalité des sauvageons et une croissance lente des plants. Mais une légende populaire
stipulant que de tels pieds seraient plus fructifères que les plantes semés en pépinière à
développer cette méthode chez le producteur1.
a.3. Semis en pépinière :
Cette méthode consiste à semer les antofles en pépinière. La pépinière est constituée de
platebandes de 1,50m de large et de longueur variable sur lesquels sont tracés des raies de 1à
2 cm de profondeur espacées de 25 cm.
Les antofles sur le pied des arbres adultes sont ensuite cueillies ou ramassés puis triées. Seuls
les antofles bien rouge violacé et frais seront retenues et le reste (les antofles ridées) sera
éliminé. En effet, comme la faculté germinative des antofles est très courte, il ne faut
conserver que les antofles frais et les mettre en terre sans tarder après la récolte. Les antofles
sont ensuite disposées dans les sillons tracés sur les plates-bandes à raison de 1 tous les 25cm.
Les antofles sont par la suite recouverte de terre fine et un léger palis devraient être installé
sur le sol, un léger ombrage est également nécessaire (environ 2 cm au dessus du sol).La
germination à lieu après 5 semaines. A Madagascar ce semis en pépinière se fait de Mars à
Avril c'est-à-dire à la fin de la saison pluvieuse.2Les jeunes plantes sont arrosés matin et soir
au début de leur végétation, puis tous les deux jours, et lorsqu’ils atteignent une hauteur de
15cm, toutes les semaines ou tous les 10 jours. A ce stade, vers 9 à 12 mois de pépinière, on
les habitue à recevoir le soleil en réduisant progressivement l’ombrage.
1
Maistre, 1964 les plantes à épices, III é[Link] et Larose, pp.77.124
2
MARTY, 1992,Fiches techniques d’agriculture spéciale à l’usage de l’Afrique
Subsaharienne : le giroflier, pp.1-15.
37
Les plantes doivent rester encore en pépinière pendant 1 ou 2 mois avant leur mise en place1.
Malheureusement les caractères recherchés (récolte abondante, gros clous, richesse en
essence) ne sont pas héréditaires.
La plantation s’effectue lorsque les pluies sont bien établies et régulières. L’espace idéal pour
la culture du giroflier est de 6 à 8m, 7m en moyenne.
Certains producteurs constituent leur propre pépinière alors que d’autres font germer les
antofles directement au champ. Une minorité des producteurs fertilise leur parcelle avec du
fumier de zébu. La culture de girofliers se fait sans produit chimique, ni engrais ni pesticide.
c. Entretien
Le défrichage s’effectue seulement aux pieds des girofliers et les matières végétales y sont
laissées afin de constituer une couverture du sol. Alors que la taille consiste seulement à étêter
l’arbre pour limiter sa hauteur et ainsi les dégâts que pourraient subir les girofliers en cas de
cyclone. Les girofliers sont aussi taillés pour la production d’essence de feuilles.
d. Récolte/ cueillette
A Madagascar, il n’y a qu’une seule époque annuelle de récolte, elle correspond à la saison
sèche de la côte Est (Septembre à janvier).
Le plus souvent, le soir même de la récolte, les clous sont séparés de leurs pédicules. Cette
opération dénommée griffage, est effectué par toute la famille (parents, enfants) à la main en
prenant l’inflorescence fraîche par la griffe et en appuyant obliquement le bouquet de clous
sur une natte.
Les griffes sont mises à part, être ensuite séchées puis transformées en huile essentielle.
Certains producteurs vendent directement les griffes à des collecteurs.
1
Maistre, 1964, les plantes à épices, III é[Link] et Larose, pp.77.124
38
Séchage
Les clous frais ne sauraient être conservés longtemps tels quels car une fermentation se
produit rapidement lorsqu’ils restent en tas et le produit obtenu avec de tels clous fermentés se
révèle de qualité inférieure, d’où le séchage dès le lendemain de la récolte par étalage sur des
nattes, ou de fibre végétales (étalées directement sur le sol) au [Link] séchage que soit en
hauteur ou à même le sol doit être rapide (en moyenne 2 à 3 jours mais peut aller jusqu’à 4 à 5
jours en fonction des conditions climatiques) afin que les clous conservent une teinte claire.
Pour obtenir 1kg de clous secs, il faut dessécher 3,1 à 3,3 kg de clous roses cueillis à point et
pour 1kg de griffes sèches 3,15kg de griffe vertes2.
Vannage et triage
Le produit séché est parfois vanné par les producteurs, les plus consciencieux. Cela permet
d’obtenir un produit propre, dépourvu d’impuretés végétales (feuilles reste de griffe). Cette
opération est effectuée à l’aide d’une vanne, servant aussi au vannage d’autres produits
comme le riz. Le triage est réalisé à la main, clous par clous.
Stockage et conditionnement
Les clous sont conditionnés dans des sacs plastiques si la quantité est importante ou dans des
paniers en fibres végétales. Le stockage est réalisé dans l’unique but pour obtenir un meilleur
prix à la vente, quelques semaines voire quelques mois ; d’octobre et s’achève en fin
décembre. La période de stockage peut se prolonger jusqu’à fin février. Les exportations
commencent en Novembre et s’achèvent en début Mars. La durée de la campagne dépend de
l’étalement des récoltes et de la possibilité de stocker le produit.
La production de clou est irrégulière suivant les années. Cela est dû à l’irrégularité de la
floraison3.
1
Maistre -1955. Le giroflier à Madagascar et Zanzibar. Agronomie tropicale, Vol. 45, No. 4,
pp 414-448.
2
François-1936. Giroflier et Girofle. Revue de Botanique appl
Tropicale, Vol. 16, pp.1118 Pages.
3
MARTY, 1992. Fiches techniques d’agriculture spéciale à l’usage de l’Afrique
Subsaharienne : le giroflier, pp.1-15
39
Paragraphe 1. Les produits d’exportation
A. Evolution de la production des clous de girofle à Madagascar
1. Superficies cultivées en girofle sur la côte Est de Madagascar.
Pour toute la province de Toamasina, 49,85% de la superficie cultivée est occupée par la
culture de rentes dont 27.530 ha de girofliers, pour les zones d’intervention du PPRR :
SoanieranaIvongo : 7.350 ha ; Vavatenina : 9.795 ha ; Fénérive Est : 10.385 ha ; Brickaville :
N/A ; Tamatave II : N/A1
La production varie beaucoup d’une année à l’autre, selon les aléas climatiques tels que la
pluviométrie ou les particularités du cycle végétal qui peuvent engendrer plus ou moins de
quantité ou de qualité.
La récolte annuelle varie en général de 10.000 à 15.000 tonnes avec des évolutions de grande
amplitude : de 6.253 tonnes en 2005, elle est passée à 10.570 tonnes en 2007, puis 14.600
tonnes en 2009 pour chuter à 4 900 tonnes en 2010.2
La floraison de girofle n’est pas régulière à cause des conditions climatiques inégales et
surtout face au changement climatique qui sévit actuellement.
1
Source : [Link], site de PPRR, Etude de faisabilité de la relance de la filière
girofle, 2015
2
Source : www. [Link], le girofle: un atelier pour la relance de la filière, 2015
40
chenilles peuvent causer la mort de l’arbre. (Mémento). Les chenilles de grosse taille sont
plus abondantes en Juillet- Août c'est-à-dire juste avant la floraison.
Pour essayer de lutter contre cette chenille, les malgaches s’efforçaient déjà de les extraire des
galeries, moins peut être pour sauver l’arbre attaqué que pour manger les chenilles qui après
cuisson, constituent un mets parfumée.
Les insecticides connus en 1940 était pratiquement inefficaces contre les insectes endophytes,
la lutte conseillée comportait des moyens mécaniques : ramassage systématique des chenilles
et des chrysalides, destruction des branches mortes, aventure des galeries à la hache afin de
détruire les chenilles placés à l’intérieure, incinération… 1
La récolte des clous est incompatible avec la récolte des feuilles pour la distillation car pour
récolter des feuilles, on coupe les extrémités des branches à 30 ou 40 cm de long (Mémento
de l’Agronome).En période de prix favorable la production tendrait à s’accroitre et engendre
une collecte trop importante de feuilles, d’où une détérioration sérieuse des plantations qui
risque de se traduire par une baisse de productivité en clou l’année suivante2.
La récolte des feuilles pour l’huile essentielle s’étale sur toute l’année alors que celle des
clous se situe entre les mois de Septembre et Janvier.
La quantité de pluie qui tombe entre Septembre et Novembre influe sur la floraison. Si la
sècheresse est accentuée durant cette période (- de 30 mm) la récolte en clou de l’année
suivante sera bonne. Par contre si la pluviométrie est abondante (+ de 50mm) la récolte de
l’année suivante sera faible3.
1
Frappa, 1954 : Le commerce extérieur de Madagascar en 1944. Revue de Madagascar,
Vol.46, No 13, pp. 47-48.).
2
De Haut de sigy, 1967 : Institut de Recherches Agronomiques à Madagascar : contribution à
l’étude de la production de clous de girofle à Madagascar en rapport avec la pluviométrie,
pp.10
3
Maistre, 1964 : les plantes à épices, III é[Link] et Larose, pp.77.124
41
5. Impact des cyclones
La production de clou de girofle est repartie dans les Régions Analanjirofo (principalement :
Fénérive Est, Mananara Nord), VatovavyFitovinany, Atsinanana, AtsimoAtsinanana .
Région Analanjirofo, cœur de la giroflière malgache est étendue sur une vaste superficie de
22.380 km2. La région Analanjirofo est composée de six districts dont Fénérive-Est, le chef
lieu de la Région, Vavatenina, SoanieranaIvongo, Mananara-Nord, Maroantsetra et l’île
Sainte Marie.
Elle est délimitée au nord par le district d’Antalaha (région Sava), au sud par le district de
Toamasina II (région Atsinanana), à l’Ouest par les districts de Mandritsara (région Sofia),
d’Andilamena et d’Ambatondrazaka (région Alaotra- Mangoro) et à l’Est par l’Océan Indien.
Parmi les différentes cultures de rentes pratiquées, le girofle fait la renommée de la région ;
son appellation « Analanjirofo » signifie littéralement « aux forêts des girofliers ». Durant la
colonisation, l’administration coloniale a fait de la région la principale zone productrice de
cultures de rentes telles que le girofle, le café et la vanille.
Le développement de ces cultures, a été favorisé par l’administration coloniale pour satisfaire
les besoins de la métropole a fait de la région, jusqu’à nos jours, la capitale malgache du
girofle1.
2. Période de récolte
42
Paragraphe 2. La concurrence sur la scène internationale
A. Les principaux pays producteurs et exportateur de girofle.
1. Les concurrents de Madagascar dans la filière girofle
Même si Madagascar fait partie des plus grands producteurs de girofle, la concurrence est
rude sur le marché international. D'autres producteurs dont Zanzibar, la Tanzanie, le Brésil et
l'Indonésie sont les principaux concurrents. 70% de la production mondiale est réalisé en
Indonésie. 1
En 1818, les Arabes plantèrent avec succès des graines de giroflier dans les îles de Zanzibar et
Pemba. La culture extensive commença seulement en 1830 jusqu'à atteindre 4% de la surface
totale de l'île de Zanzibar et 15% de l'île de Pemba. Zanzibar devint le premier producteur
mondial jusqu'à ce que les plantations soient dévastées par un cyclone en 1872 et souffrirent
ensuite d'une maladie mystérieuse2. De 1900 à 1960, Zanzibar (devenu une république unie
avec Tanganyika en 1964 : Tanzanie) reprend sa place de premier producteur mondial et
domine le marché mondial qu’elle fournissait à 90%. Mais ce quasi-monopole mondial de
Zanzibar sur le clou de girofle a fait son temps, l'Indonésie lui-même désormais, ravi sa place
de leader mondial vers les années 1960.
A cet effet, un triplement de la production indonésienne est noté entre le début des années
1970 et la fin des années 1980. Cette situation a entraîné une surproduction mondiale puisque
l’Indonésie a arrêté d’importer du girofle et les cours mondiaux ont chuté.
Comme à Madagascar, la floraison du giroflier dans les autres pays producteurs, varie
beaucoup d’une année à l’autre. En 2010, la récolte en Indonésie a beaucoup chuté. Cette
2
Source : FAO stat, 2010.
2
Jahiel, 2011 : Etude de processus d’adoption et domestication des pièces introduites. pp.11
3
Jahiel, 2010 : Historique de Madagascar. pp.11
43
baisse de la récolte indonésienne et la diminution des productions africaines notamment celles
de Madagascar et Zanzibar ont donnés le mouvement haussier du prix.1
La surface récoltée par les trois principaux producteurs en 2010 est présentée dans le tableau
suivant :
Tableau n° II: Surface récoltée en giroflier et rendement moyen : cas des trois
principaux producteurs (2010)
La place de l’Indonésie en tant que premier producteur mondial se base donc sur une vaste
superficie, ancienne. Par contre le rendement en clou de girofle de Tanzanie est le double de
celui de Madagascar alors que la surface cultivée est deux fois moins importante. Cette
situation s’explique par le fait que les girofliers y fleurissent deux fois par an (de juillet à
septembre et de décembre à janvier).2
Madagascar n’est pas le seul pays à produire et exporter du girofle. Avec nos 18.000 Tonnes,
Madagascar se situe au deuxième rang après l’Indonésie et ses 88.000 Tonnes. La
1
Source : FAO stat, 2010
2
Dufournet, 1968, bulletin de Madagascar vol.18, No.263, pp.216-281.
44
concurrence doit nous pousser à produire une meilleure qualité, si nous ne voulons pas reculer
dans notre classement actuel. Tanzanie produit 12.500 Tonnes.1
a. Les dix principaux pays exportateurs mondiaux
1 Madagascar 41,7 %
3 Indonésie 12,5 %
4 Singapour 10,9 %
5 Comores 5,9 %
6 Tanzanie 5,2 %
7 Brésil 2,7 %
8 Inde 1,8 %
10 Allemagne 1%
Suivant ce tableau, Madagascar est le premier exportateur mondial en matière de girofle (SH
0907) en 2015, avec une valeur de 155.491 Milliers USD, une quantité de 20.239 Tonnes, et
avec un prix unitaire 7 683 USD/Tonne soit 7,68 USD/Kg.
La raison de cette large échappée est la destruction par le feu d’une majeure partie des
girofliers de l’Indonésie en 2010. La montée des prix allant de 3 USD/Kg à plus de 10
USD/kg a motivé les paysans à s’intéresser de plus à leur culture. Ainsi, le taux de croissance
annuelle en valeur entre 2011-2015 est de : -4 % et en Quantité : -5 %. Alors que le taux de
croissance annuelle en valeur entre 2014-2015 est de : -4 % et la distance moyenne des pays
importateurs est de : 6 568 Km.
1
Ministère du Commerce et de la Consommation du 26 septembre 2014
45
B. Les pays importateurs du produit
1. Les principaux pays importateurs de girofle dans le
monde
Les clous de girofle sont principalement exportés vers l'Inde et Singapour. Ils sont utilisés
dans la cuisine, mais aussi dans l'industrie pharmaceutique et chimique mais les autres pays
comme : Pays-Bas, France, Japon, Egypte, Mali, Koweït, Royaume- Uni, Italie, Indonésie,
Espagne, Pérou, Soudan (Nord + Sud), Grèce, Canada, Fédération de Russie, Bénin, Turquie,
Lettonie, Maroc, Maurice, Ukraine, Mexique, Tunisie, Israël, Bangladesh, République
Dominicaine, République arabe syrienne, Bahreïn, Jordanie, Nigéria, Afrique du Sud, Libye,
Argentine ,Comores importent aussi de quantité de girofle non négligeable.
Les kreteks sont des cigarettes indonésiennes faites d'un mélange complexe de tabac, de clou
de girofle et d'une "sauce" aromatique. Elles ont été inventées à Java vers 1880 et ont conquis
90 % des fumeurs du pays. Leur nom est une onomatopée reproduisant le crépitement que
font les clous de girofle quand ils brûlent dans la cigarette. L'extrémité de ces cigarettes ou de
leur filtre est généralement sucrée. On compte aujourd’hui parmi les milliards de fumeurs
existants vivant sur le sol Asiatique, 60% sont en Indonésie. Ce n’est pas un hasard non plus
si, à ce jour, l’Indonésie n’a toujours pas ratifié la convention de l’OMS sur la lutte contre le
46
tabagisme. Cette situation inquiète de plus en plus les médecins indonésiens qui constatent
que le nombre de fumeurs ne cesse d’augmenter (représentant 63% de la population
masculine dans le pays) et que le gouvernement ne fait rien en termes de mesure, de
sensibilisation ou de prévention. Néanmoins, le clou de Girofle a beaucoup de vertus. En
effet, il combat tout type de fatigue avec fonction tonifiante. Il traite très bien le mal de dents
et la mauvaise haleine. Il agit comme un aphrodisiaque et stimule l’organisme et les défenses
immunitaires. De plus, il nettoie les plaies et prévient et lutte contre les infections. Enfin il
combat et lutte contre les spasmes, les douleurs musculaires et douleurs articulaires et
osseuses. 1
47
En effet, la Chambre de Commerce et d’Industrie exerce un rôle de conseil et d’appui au
secteur privé. Elle incite les opérateurs privés, par exemple les exportateurs du girofle à
améliorer sans cesse leur performance et leur compétitivité, les aident à surmonter les
difficultés auxquelles elles peuvent être confrontées. Elle les forme dans les règles de leur
métier. Elle suscite, guide et accompagne les créateurs d’entreprises. Et aussi, développer les
stratégies susceptibles de normaliser la situation des opérateurs informels qui participent
fortement à la formation du PIB dans notre pays.
48
DEUXIEME PARTIE :
L’EXPORTATION DU GIROFLE ET LA
CERTIFICATION DU PRODUIT PAR LA CHAMBRE
DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE TOAMASINA
49
La culture du giroflier constitue un appoint notable pour le budget familial des habitants de la
Côte-Est de Madagascar. L’exportation de différents produits issus du giroflier contribue à
l’équilibre budgétaire national car ils constituent une part importante de la valeur des
exportations agricoles du pays. Pourtant l’exportation est handicapée par quelques problèmes.
Puisque la Chambre Commerce et d’Industrie tient une place importante dans le domaine des
activités des opérateurs économique, elle peut contribuer à l’amélioration de la filière girofle.
D’ailleurs la certification de ce produit fait partie de ses missions. Dans cette dernière partie,
nous allons voir en premier lieu l’exportation du girofle et en second lieu l’évaluation de
l’exportation et des procédures.
50
Chapitre I – L’EXPORTATION DU GIROFLE
Après les opérations de collecte, les mêmes produits destinés à la revente entrent dans
la phase dite la transaction commerciale.
L’exportation se définit comme l’expédition définitive d’une marchandise d’un pays vers un
autre pays étranger, dans le cadre du commerce international.
Paragraphe 1. Le commerce international
A. Introduction
La base du commerce international est de tisser des diverses relations avec d’autres pays
puissants dans le but de faire du partenariat mutuellement avantageux sur le plan commercial.
1. Quelques définitions
a. Le commerce international
Le Commerce international est l’ensemble des échanges de biens et de services entre des
pays.1Ainsi, le commerce consiste essentiellement à changer les produits (ou encore des
marchandises ou biens et services) contre la valeur équivalente (argent, produit, bien,
marchandises ou service). Il peut être jugé à travers les balances économiques qui mesurent la
valeur annuelle des biens et des produits chaque année. Ils montrent l’économie et la grandeur
d’un État et son poids sur l’échiquier international au niveau des importations et des
exportations.
Chaque pays s’efforce à améliorer, à varier et à amplifier ses échanges commerciaux afin de
rendre son pays encore plus puissant et reconnu mondialement par le biais des produits à
vendre. Sa balance commerciale deviendra ainsi excédentaire.
Ce sont les pays développés qui sont les plus performants grâce à leurs produits industriels
qu’ils exportent partout en utilisant les voies maritimes, aériennes et terrestres. En outre, ils
délocalisent les entrepôts pour diminuer les charges du personnel et les autres charges
fiscales. Néanmoins, le commerce international obéit à la loi de l’offre et de la demande.
1
BOTO Emile Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce –GEAI, Université
de Toamasina 2013-2014.
51
b. L’offre
c. La demande
Différents acteurs entrent en scène dans le commerce du girofle, dont les producteurs, les
collecteurs et les exportateurs.
a. Les producteurs
Après l’opération effectuée par les producteurs, il y a l’intervention des intermédiaires soit les
collecteurs. Ils assurent la collecte du produit auprès des paysans, et leur intervention est
indispensable pour les grands exportateurs vue la dispersion géographique des exploitants et
l’irrégularité rencontrée au niveau de la qualité et de la quantité des produits disponibles
auprès des paysans producteurs. Les intermédiaires interviennent en fonction de la demande
des exportateurs aussi bien au niveau de la qualité que la quantité.
c. Les exportateurs
Ce sont les sociétés ou les personnes qui réalisent l’exportation des marchandises vers les
autres pays. Pour le cas des girofles, quelques grandes sociétés exportatrices existent à
Toamasina. Par exemple SCIM, PROGEM ….etc. Et les « petits exportateurs » particuliers
qui font des transactions de quelques dizaines de tonnes et interviennent selon les opportunités
qui se présentent.
d. Importateur
C’est celui qui est le destinataire de l’exportation ou celui qui fait le commerce d’exportation.
52
B. L’opération d’exportation
1. Définition du terme
L’exportation est le transfert d’un produit d’un pays à un autre ou encore d’une nation à une
autre.
1
• PAYSANS
2
• COLLECTEURS
3
• EXPORTATEURS
4
• DOUANES: Controle et mise sous palan
5
• TERMINAL A CONTENEUR
6
• IMPORTATEURS
Chaque acteur défini ci-dessus a son propre rôle. Ainsi le vendeur ou exportateur doit remplir
son obligation jusqu’à ce que la marchandise arrive au lieu convenu dans le contrat.
53
C. Les incoterms
La pratique du commerce international exige parcontre l’application des incoterms qui servent
à délimiter la responsabilité des parties. Notons également que l’éloignement géographique
implique aussi le recours dans la pratique à des techniques de paiement adaptées.
Le mot incoterm est l’abréviation des mots anglais International Commercial Terms, qui se
traduit en français par Termes Commerciaux internationaux. C’est une sorte d’identification
du paiement ou une stipulation du contrat de vente qui fixe la livraison et la répartition des
couts nécessaires à l’acheminement de la marchandise ainsi que les transferts de risques. 1
Les incoterms sont des éléments essentiels dans le cadre des contrats commerciaux
internationaux. Ils servent :
1
BOTO Emile Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce
Internationale et Gestion des Entreprises Agro-industrielles, Université de Toamasina 2013-
2014
54
b. L’emploi des incoterms
Les incoterms permettent d’instaurer une unicité de langage. En outre, les incoterms
permettent d’énoncer de façon détaillée les obligations mutuelles et réciproques du vendeur,
aussi de l’acheteur.
Ils ont été conçus et publiés par la Chambre de Commerce Internationale pour refléter ou
mettre en valeur la pratique commerciale en vigueur compte tenu de l’évolution
technologique. Ils permettent aux parties contractantes de définir simplement et clairement le
niveau de leurs obligations lors d’une opération du commerce international.
c. Le but principal
Son but principal est l’unicité d’interprétation des termes commerciaux. Cette unicité permet
d’éviter des litiges, de perte d’argent, de perte de temps.
b. La première publication(1936)
Des amendements et rajouts (errata, addenda) étaient apportés respectivement en 1953, 1967,
1976, 1980,1990, 2000 et la dernière publication en 2010 est applicable depuis le 01/01/2011.
1
BOTO Emile Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce –GEAI, Université
de Toamasina 2013-2014
55
d. Le groupement des incoterms
Le groupe EFC (EXW, FCA, FAS, FOB, CFR, CPT, CIF, CIP) sont des incoterms de vente
au départ c'est-à-dire la responsabilité du vendeur se limite sur son propre [Link] contre
le groupe D (DAT, DAP, DDP) sont des incoterms de vente à l’arrivée parce que la
responsabilité du vendeur est engagée jusqu’au point de destination finale situé sur un
territoire étranger.
L’encaissement simple est utilisé dans le cadre de transaction de montant modique mais les
opérations peuvent cependant porter sur une somme importante (cas de relation maison mère
et succursale). En tout cas, les deux parties doivent se faire réciproquement confiance.
56
b. Les instruments de payement dans la transaction RML
Les instruments qui peuvent être utilisé dans le cadre de l’encaissement simple sont : le
chèque, le Virement Bancaire International(VBI), la lettre de change, et billet à ordre. Ce
dernier est très peu utilisé dans les opérations commerciales internationales.
b. Conditions d’utilisation
La remise documentaire est utilisée si les relations d’affaires entre les deux parties
contractantes sont stables c'est-à-dire, si la confiance est réciproque. En tout cas, il assure au
vendeur une protection nettement meilleure en terme de sécurité de paiement qu’une Remise
Libre(RML) mais moins importante.
1
BOTO Emile : Cours de Commerce International en 4ème année, Gestion, option Commerce –GEAI,
Université de Toamasina 2014-2015.
57
Le vendeur et l’acheteur entretiennent de relation de confiance.
La volonté de payer et la solvabilité de l’acheteur ne font aucun doute.
La situation politique et économique est stable dans le pays importateur.
Les paiements du pays importateur ne sont pas entravés ou menacés par un contrôle de
change ou des restrictions analogues.
d. Caractéristiques
Les documents contre paiement (D/P) : les documents sont remis à l'importateur par
sa banque contre paiement immédiat.
Les documents contre acceptation (D/A) : ils sont remis à l'importateur contre son
acceptation d'un effet de commerce. Le vendeur accorde à l'acheteur un délai de
paiement et ne reçoit à titre de garantie que l'acceptation du tiré qu'il fera valoir à
l'échéance. Il supporte par conséquent le risque de paiement.
Pour plus de sécurité, le vendeur peut demander àla banque présentatrice fait avaliser l'effet
de commerce.
58
Souplesse
Régit par les RUE 522 de la CCI
Moins cher que le crédit documentaire
Atout dans une négociation commerciale : la marchandise est expédiée avant le
règlement.
3. Crédit Documentaire ou Credoc
a. Définition et terminologie
Le crédit documentaire est irrévocable: il ne peut pas être modifié sans l’accord de toutes les
parties. Il permet de couvrir le risque commercial (insolvabilité du client).
Ce sont :
Le donneur d'ordre : Il s'agit de l'acheteur c'est-à-dire celui qui donne les instructions
d'ouverture du Credoc à sa banque
La banque émettrice : Il s'agit de la banque choisit par l'acheteur, située dans le pays
de celui-ci et qui procédera à l'ouverture du Credoc
La banque notificatrice : Il s'agit de la banque correspondante de la banque émettrice
dans le pays du vendeur
La banque confirmante ou confirmatrice : c’est la banque notificatrice ou de toute
autre banque qui surajoute son engagement à celui de la banque émettrice.
La banque désignée : C’est la banque "aux guichets" ou "aux caisses" de laquelle est
réalisé le Credoc. Ce peut être la banque émettrice ou la banque notificatrice ou la
banque confirmante.
Le bénéficiaire : Il s'agit du vendeur en faveur duquel le Credoc est ouvert.
1
BOTO Emile : Cours de Commerce International en 4ème année, Gestion, option Commerce –GEAI,
Université de Toamasina 2014-2015.
59
c. Mécanisme
Il y a l’engagement de payer si :
Les documents stipulés par le crédit sont remis à la banque émettrice.
Les conditions du crédit sont respectées.
L’engagement est donc conditionnel car le caractère fondamental du Credoc demeure une
promesse conditionnelle de paiement.
Dans ce cas, la banque notificatrice vérifie les documents et les transmet à la banque émettrice
: celle-ci vérifie à son tour les documents et paie l'exportateur (si réalisation par paiement à
vue), retourne la traite acceptée (si réalisation par acception), négocie la traite et transmet le
règlement à la banque notificatrice qui crédite l'exportateur (si réalisation par négociation).
60
Soit le crédit est réalisable aux caisses de la banquenotificatrice :
Dans ce cas, la banque notificatrice vérifie les documents, paie l'exportateur (si réalisation par
paiement à vue), accepte la traite (si réalisation par acceptation), négocie la traite, c'est à dire
l'escompte (si réalisation par négociation).
La banque notificatrice transmet ensuite les documents à la banque émettrice, qui les vérifie et
rembourse la banque notificatrice. C’est le mode de réalisation le plus sécurisé pour le
vendeur.
Les documents commerciaux dans le commerce international sont les documents relatifs à la
marchandise.
Les documents financiers sont les documents utilisés pour obtenir le paiement de la somme
d’argent relatif à l’échange commercial. 1
1
BOTO Emile : Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce –GEAI,
Université de Toamasina 2013-2014.
61
b. Les différentes sortes des documents financiers
Il s’agit de :
Lettre de change
Billet à ordre
Chèque et autres instruments analogues.
Paragraphe 2. Les procédures nécessaires à l’exportation
L’exportateur à l’instar des commerçants sont soumis à des droits et des obligations dans
l’exercice de leur métier. En exerçant, leur activité commerciale il doit posséder certaines
pièces.
Un exportateur doit posséder la Carte d’Immatriculation Fiscale (CIF), une carte statistique
délivrée par l’INSTAT, et un Numéro d’Identification Fiscale(NIF).L'exercice de l'activité
d'exportation nécessite aussi l'immatriculation au Registre du commerce. Cette
immatriculation s'effectue auprès du Tribunal de première instance du lieude situation de
l'établissement principal du commerçant ou du siège de la Société. Le numéro analytique du
registre du commerce doit être porté sur les titres d'exportation.
L’article 6 de l’Arrêté interregional fixant respectivement la date d’ouverture ainsi que les
conditions generales de commercialisation de clou de girofle, campagne 2016/2017, dans
les circonscriptionsterritoriales des Régions Atsinanana et Analanjirofo imposent que
« l’observation des conditions suivantes est obligatoirement requise pour pouvoir exercer la
profession de collecteur dans les circonscriptions territoriales des Régions Atsinanana et
Analanjirofo :
Toute personne physique ou morale désirant opérer dans les circonscriptions territoriales
des Régions Atsinanana et Analanjirofo au poste fixe ou en ambulance, doit être
62
obligatoirement en possession des documents ci-après à titre de conditions d’accès à la
profession de collecteur:
Documents Fiscaux : Carte Fiscale (CF) et Numéro d’Identification Fiscale (NIF)
Documents administratifs :
Numéro d’inscription au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS)
Numéro d’identification statistique (Stat)
Certificat d’agrément de magasin de stockage
Vignette de vérification primitive et/ou périodique de l’instrument de pesage
La collecte des produits issue du giroflier demeure subordonnée à un agrément annuel délivré
par la Direction Régionale du Commerce et de la Consommation. Ainsi, seuls les opérateurs
qui remplissent les conditions suivantes auront un agrément :
63
ceux qui sont inscrits au registre du commerce et des sociétés,
ceux qui disposent de lieu de stockage respectant le cahier des charges imposé par la
profession.
Ceux qui désirent se lancer dans l’exportation de clous et /ou d’essence de girofle doivent
respecter les conditions suivantes :
Disposer d’installations relatives aux opérations de traitement des produits sur le lieu
où ils opèrent
b. Objectifs du GEGM
Le GEGM n’a pas l’intention de verrouiller la filière mais bien au contraire : elle reste
ouverte, et œuvre pour la professionnalisation de la filière.
La collecte de clou de girofle reste soumise à l’obligation de paiement des ristournes en tant
que rémunérations de collecte des collectivités territoriales décentralisées.
1. Définition
Les ristournes sont des droits prélevés sur un produit qui sort d’un terroir au profit de la
collectivité territoriale (Région ou Commune), dont le montant est fixé par décision régionale
64
ou communale ou par des Arrêtes interministériels suivant les types de produits. Ils
constituent ainsi l’une des ressources de ces collectivités. 1
2. Modalité de perception
Pour les girofles, le montant des ristournes est de 300,00Ar/kg. Ces ristournes sont reparties
au profit des collectivités territoriales décentralisées bénéficiaires dont la Région et la
Commune, à titre de 50% soit 150,00 Ar/kg pour chaque entité. Le recouvrement des
ristournes au niveau des Communes, s’opère après l’opération de collecte et le paiement des
ristournes revenant à la Région se fait auprès du Régisseur désigné au niveau de chaque
Comité Local Chargé des Affaires Economiques (CLCAE) ou Comité Régional Chargé des
Affaires Economiques (CRCAE).Tout paiement de ristournes doit obligatoirement faire
l’objet de délivrance de quittance règlementaire .Le clou de girofle ne peut être frappé qu’une
seule fois de ristournes au niveau d’un même pallier de collectivités.
Le girofle de Madagascar est surtout destiné pour l’exportation et l’Inde est le premier pays
importateur de clous de girofle de Madagascar en achetant en moyenne la moitié de sa
production.2
En 2015, les dix principaux pays de destination de girofles (SH 0907) malgaches sont les
suivants :
1
: Ministère de l’intérieur et de la décentralisation de la Région antsinanana
2
: [Link], 2016,Traitées par MCC/DPEE, SPE à partir des données de Trademap de
l’ITC Genève2015
65
8. Arabie Saoudite (1,9%),
9. Pakistan (1,5%),
10. Allemagne (1,3%).
Les autres pays de destination en 2015 sont : Pays-Bas, France, Japon, Egypte, Mali, Koweït,
Royaume-Uni, Italie, Indonésie, Espagne, Pérou, Soudan (Nord + Sud), Grèce, Canada,
Fédération de Russie, Bénin, Turquie, Lettonie, Maroc, Maurice, Ukraine, Mexique, Tunisie,
Israël, Bangladesh, République dominicaine, République arabe syrienne, Bahreïn, Jordanie,
Nigéria, Afrique du Sud, Libye, Argentine ,Comores. 1
Il existe quatre types de normes de qualité de girofle exporté par Madagascar, dont :
La QUALITE PRIMA type n°1 : il s’agit des clous de girofle entiers, fermes, secs,
sains, de teinte brune claire uniforme, non distillés, non givrés, sans trace de
moisissure, d’un poids moyen minimum de 7 centigrammes, contenant moins de 2%
d’impuretés végétales, exempte de matières étrangères et renfermant 16% d’humidité
au maximum.
La QUALITE SUPERIEURE type n°2 : ce sont des clous de girofles entiers,
fermes, secs contenant moins de 3% d’impuretés végétales, moins de 3 % de clous
sont dépourvus de bouton terminal.
La QUALITE SUPERIEURE type n°3 : ce sont des clous de girofles entiers, secs
contenant moins de 5% d’impuretés végétales, et moins de 10% de clous dépourvus
de bouton terminal.
La QUALITE SUPERIEURE type n°4 : ce sont des clous de girofles entiers, secs
contenant moins de 5% d’impuretés végétales, moins de 10% de clous dépourvus de
bouton terminal.
L’emballage utilisé et le conditionnement des clous de girofle exportés sont des simples sacs
neufs, d’un poids uniforme pour un même lot.
Genève2015
66
B. Etudes de la variation de prix
1. Le caractère de prix agricole
a. Les prix agricoles sont fluctuants
Si on étudie les variations des prix agricoles on peut classer leur fluctuation dans l’un des
groupes suivants :
Les prix agricoles sont saisonniers : Ce prix peut également être variable durant la période
de la récolte et aussi en fonction des cours. Par exemple, en 2010, le prix du clou est passé de
4500 Ar/kg au début de la récolte (septembre) à 8 000Ar/kg au mois de novembre. Le prix est
toujours fixé par les collecteurs en l’absence d’organisation de producteurs (atomisation quasi
complète des acheteurs)1.
Les prix agricoles sont cycliques : Le prix du clou de girofle payé aux producteurs varie
d’une année à l’autre et selon les zones de production et enfin en fonction des collecteurs eux-
mêmes.
Des conditions météorologiques défavorables telles que les cyclones, localement très
destructeurs, ont également des répercussions sur les prix selon la loi de l’offre et de la
demande. Cette variation dépend également entre autre de la demande mondiale et des
accords douaniers avec les importateurs.
Le choc pétrolier de 1973 a eu un impact sur les prix du girofle qui est de 83.600 Ar/T (46,05
$ /T) en 1969 à 177.920 Ar/T (98,01 $/T) en 1970 puis 258.800 Ar/T (142,57 $/T) en 1974.
En 1984, le prix du clou de girofle s’effondre : 650 Ar/T (0,36 $/T) (après avoir coûté
670.130 Ar/T (369,17 $/T) l’année précédente. Cette chute du prix se traduit par une
exportation moyenne de 6268 T. Contrairement aux prix FOB du clou de girofle, le volume
exporté n’est pas en baisse. On peut raisonnablement avancer l’hypothèse que la chute du
1
Penot,-2011. Etude des systèmes forestiers et agro forestiers et stratégies paysannes associées
dans l’île de Sainte-Marie sur la côte Est de Madagascar, 2010.
2
INSTAT (1973, 1977-1979, 1984, 1991, 1996, 2001-2008), FAO stat (1990).
67
prix est liée à la surproduction sur le marché lorsque l’Indonésie premier consommateur
mondial est devenue autosuffisante.
En 1990, le prix FOB du clou de girofle a légèrement augmenté mais les cours sont encore
très faibles avec en moyenne 3795Ar/T (2,09 $/T).
A partir de 1991, alors que les prix payés aux producteurs sont à la hausse, les prix FOB du
clou sont en baisse. La quantité de clous exportés durant cette période (années 1990) est assez
importante et dépasse généralement les 10.000 T mais ne représente pas la totalité de la
production. La situation politique mouvementée de Madagascar dans les années 1990
(évènement de la démocratie et chute de l’ancien président Ratsiraka en 1991, élection en
1996 et succession de plusieurs gouvernements) a entrainé une perte de valeur de la monnaie
malgache. Le prix du girofle s’est donc avéré peu cher par rapport au marché international. Ce
qui est surement une des causes majeures qui a favorisé la production vers les années 1990.
A la fin des années 1990, les prix reprennent un cours normal et atteignent les 3.214.840 Ar/T
(1771,02 $/T) en 1999, le volume exporté cette année-là étant très faible (200 T).
En 2001, les prix atteignent un pic de 6.824.070Ar/T (3759,3 $/T) et parallèlement les
volumes exportés passent la barre des 17.000T. L’insuffisance de la production mondiale de
girofle à la fin des années 1990 est sans doute l’une des causes principales qui a fait
augmenter ce prix.
En 2003 le prix rechute : 2.258.210Ar/T (1244,02 $/T) alors que le volume exporté avoisine
les 15.000 T. Cette diminution du prix a probablement été causée par une surproduction
mondiale puisque dès 2004, les prix reprennent un cours normal et atteignent en 2008,
6.233.420 Ar/T (3383,75 $/T). En effet, la demande sur le marché international joue
également un rôle déterminant sur la variation du prix du produit : une offre supérieure à la
demande implique une baisse des prix.
Mais cette loi entre l’offre et la demande dépend de la production disponible et des stratégies
pratiquées par les différents acteurs de la filière (producteurs, collecteurs et exportateurs)
notamment en ce qui concerne les stockages des produits. Les prix FOB représentent en
moyenne le double du prix payé aux producteurs. La part des collecteurs représente donc
approximativement 50% du prix FOB. 1
1
INSTAT (1973, 1977-1979, 1984, 1991, 1996, 2001-2008), FAO stat (1990).
68
3. Cours mondiaux (2014) : Ils sont de :
USA MARKET : Grade Sri Lanka, Zanzibar--------------17,90 USD/Kg,
JAPAN MARKET : Grade Madagascar, Zanzibar----- 15,75 USD/Kg,
EUROPE MARKET: Grade Co mores, Madagascar--- 13,80USD/Kg 1.
Au niveau de région, le commerce est règlementé par des critères discrets et très clairs
de règle d’origine. Cette règle permet au pays importateur de faire la distinction entre
les produits qui ont subi une transformation importante au sein de région et ceux qui
proviennent de l’extérieur de la région.
A. Essai de définition
Le certificat d'origine est un document normalisé qui, pour satisfaire aux exigences
douanières et/ou commerciales communautaires ou étrangères, permet d'identifier les
marchandises, et dans lequel l'autorité ou l'organisme habilité à le délivrer certifie
expressément que les marchandises auxquelles le certificat se rapporte sont originaires d'un
pays ou d'un groupe de pays donné. 2
Le certificat d'origine est une preuve documentaire de l'origine : il atteste que les
marchandises sont originaires de la Communauté européenne, ou, sur justificatif, des pays
tiers.
1
Site MarketInsiderPricesITC2014
2
BOTO Emile Cours de Commerce International en 4ème année, Gestion, option Commerce –GEAI, Université
de Toamasina 2014-2015
69
La notion de provenance est une notion géographique qui ne fait qu'exprimer, par définition,
le pays à partir duquel les marchandises ont été expédiées avant leur introduction sur un
territoire douanier.
La diversification des certificats d’origine est due à l’existence des accords commerciaux.
Ces derniers peuvent être bilatéraux ou multilatéraux. Ainsi, il existe plusieurs types de
certificat d’origine, qui sont soumis au visa de la Chambre de Commerce dont:
L’intégration économique est l’ensemble des procédés par lesquels deux ou plusieurs Etats
créent une espace économique commune. Cette intégration implique le retrait des obstacles
aux activités économique transfrontalières qui concernent le commerce, le mouvement de la
main d’ouvre, des services et la circulation des capitaux.
Elle se centralise donc au niveau des matières premières car chaque continent produit de
différents produits qui lui permettent d’avantage de se distinguer parmi tant d’autres et pour
se compléter alimentairement.
Il existe des zones d’intégrations économiques régionales qui sont reparties à travers le
monde.
Dans les échanges commerciaux entre pays, on peut énumérer différents types d’intégrations
régionales, qui sont nées souvent par des accords bilatéraux ou multilatéraux :
70
La zone d’échange préférentielle,
La zone de libre-échange,
L’union douanière,
Le marché commun,
L’union économique.
Suite à l’existence des accords, les pays signataires, membres du traité commercial, élaborent
souvent des certificats d’origine à utiliser dans les échanges commerciaux entre les pays
faisant parties du traité ou de l’intégration régionale. La zone de libre-échange se caractérise
par l’élimination des droits de douanes entre les pays membres de cette zone. Il y a près de
150 zones de libre-échange dans le monde. Les groupements d’intégration qui forment la zone
de libre-échange en Afrique sont au nombre de trois (3). Ils sont les fruits des premiers
sommets tripartites instaurés par les Chefs d’Etats et de la Communauté Economique
d’Intégration ou C.E.I. Ils détiennent donc les processus pour le développement dans les pays
Africains dont : le SADC ; le COMESA et le COI qui permettent de favoriser les relations au
niveau du commerce en valorisant la diplomatie.
C’est un document douanier qui certifie l’origine d’une marchandise, plus précisément, son
pays de fabrication ou de production. Il est émis et authentifié par les Chambres de Commerce
et d’Industrie : ces dernières vérifient les informations remplies et apposent un visa de
conformité. C’est grâce à ce document que les marchandises sont acceptées dans le pays de
destination et se voient appliquer un taux de droit de douane. Il sert essentiellement au
dédouanement de la marchandise.
Le certificat d’origine est émis dans le but de prouver l’origine des produits livrés par le
fournisseur, afin que les autorités douanières du pays d’importation puissent exercer un
contrôle sur les marchandises et/ou calculer des droits de douane aux quelles elles sont
soumises.
2. Pour l’importateur
Il bénéficie à l’importation d’un document attestant pour ses propres besoins. Le certificat
d’origine peut être demandé par sa banque car il fait partie des pièces constitutives du dossier
71
des crédits documentaires. Le formulaire utilisé est commun à l’ensemble des Etats de
l’Union Européenne.
3. Exception au principe
Malgré tout, il y a d’exception, certains pays, comme les Etats-Unis, ne le demandent pas ;
cependant l’acheteur local peut en faire une demande expresse.
Pour déterminer l'origine des marchandises, il y a deux notions fondamentales, à savoir les
produits "entièrement obtenus" et les produits ayant subi une "dernière transformation
substantielle".
Si un pays seulement entre en jeu, c'est la notion de " entièrement obtenu " qui sera appliquée.
En pratique, cette notion sera limitée essentiellement aux produits obtenus dans leur état
naturel et aux produits dérivés de produits entièrement obtenus.
En règle générale, le critère de la dernière transformation substantielle est exprimé selon l'une
des trois modalités qui suivent :
72
2. Les différents critères indépendants des règles d’origines du
COMESA
Les produits sont considérés comme origine du COMESA lorsqu’il répond à l’un des critères
suivants.
Les marchandises doivent être entièrement produites ou obtenues dans un Etat membre c'est-
à-dire qu’elles devraient contenir aucune matière importée de l’extérieur de la Région.
Exemple : les animaux nés ou élevés dans une ferme ; le poisson péché dans le lac ; fleuve ou
mer d’un pays dans la Région.
73
1) L’exportateur se procure auprès de la Chambre de Commerce des formulaires : la
liasse de certificat composée de l’original (1 seul exemplaire par certificat émis) et des
copies (3 au maximum), et la demande de délivrance.
2) Il remplit l’orignal, la demande et la/les copies.
3) Il se présente auprès de la Chambre de Commerce avec les documents remplis :
- S’il est fabriquant, il remplira simplement la case11 au dos du document délivrance.
- S’il est intermédiaire (il a acheté da la marchandise à un fournisseur pour la revendre à
un client), il devra :
a) Présenter une facture d’un fabricant du pays en question qui indiquera la fabrication de
la marchandise dans son usine, ainsi que l’adresse de celle-ci (attention : l’usine doit
appartenir à la même entité juridique ; dès lors, une facture pourtant la mention de
propre fabrication indique une production dans une autre filiale qui ne sera pas
admise).
b) Présenter un Certificat d’Origine de la Chambre de Commerce de son fournisseur
attestant du pays d’origine des marchandises.
Par exemple : une marchandise chinoise vendue à un fournisseur Espagnol qui la livre
à un client Belge gardera son origine Chinoise puis un certificat d’origine chinoise et
un certificat d’origine d’une Chambre de Commerce Espagnole attestant l’origine
chinoise sera remis au client Belge qui s’en servira pour faire établir son certificat
d’origine pour son client final.
4) La Chambre de Commerce de l’exportateur Belge vise, via une signature autorisée, un
cachet et une date, l’original et la/les copies du certificat d’origine.
5) L’exportateur peut alors transmettre le Certificat d’Origine à son client.
Le Certificat d’Origine est un document officiel et toute fraude dans les déclarations de
l’exportateur pour son obtention est passible de poursuites par les autorités Belges et/ou d’un
risque de blocage aux frontières dans les pays de l’importateur (exemple un fournisseur Belge
livre une marchandise à un client étranger avec un certificat attestant l’origine Belge de la
marchandise. Mais la douane du pays d’importation découvre à l’inspection, l’indication
« made in china » sur l’emballage !!!....
74
B. Mode d’emploi de Certificat d’Origine (exemple : certificat d’origine de
COMESA)
Case 1 : Expéditeur : Nom et adresse complète de l’exportateur réel (celui qui facture) sans
omettre le nom du pays
Case 2 : Destinataire : Nom et adresse complète avec le nom du pays de destination en toutes
lettres
Case 11 : Certification
75
Les formulaires (SGP, COI, COMESA, Chine, Inde…) soumis pour visa et dûment
remplis sont à déposer au service chargé du contentieux
Une demande d’agent vérificateur des marchandises auprès de la société est à joindre
au formulaire. L’heure et lieu exacte où sera effectué le contrôle ainsi que les
numéros de contact de l’interlocuteur doivent être mentionnés dans la demande.
Le formulaire mal rempli ou ne représentant pas toutes les pièces administratives
exigées feront l’objet d‘un fait retour
Tout contrôle doit se dérouler avant ou pendant le moment de l’empotage et durant les
jours et heures ouvrables. Toutefois, il peut être passé outre cette disposition en cas
d’urgence avancé par les expéditeurs, et en cas d’indisponibilité des agents
vérificateurs, dans ses cas les sociétés contrôlées sont tenues de payer le temps
supplémentaire des contrôleurs
Un procès-verbal de constatation des marchandises est établi après chaque contrôle.
Les certificats visés ne seront remis qu’après la vérification sur terrain tant de la
qualité que de la quantité des marchandises
Les marchandises souscrites intentionnellement au contrôle sont déclarées fictives et
ne saura bénéficier en aucun cas du visa de ladite Chambre.
Les divers frais et accessoires de dépassement relatif au contrôle de marchandises
reviennent à la charge du client ou du transitaire mandaté.
Dans le cas où une erreur intitulée dans les mentions opposées sur le certificat
d’origine, la délivrance d’un nouveau certificat d’origine n’est possible que par le
remis de certificat erroné au service de la chambre de commerce et d’Industrie de
Toamasina.
Mais récemment une réforme du service a été faite par la mise en place du Commission
d’Appui et de Suivi des Opération Ristourne. Les agents du Commission d’Appui et de
Suivi des Opération Ristourne(CASOR) reçoivent les certificats dûment remplis avec les
pièces nécessaires et effectuent tout d’abord une descente dans l’entrepôt où se trouvent
les marchandises à exporter. Le contrôle effectué par ces agents constitue de résultat de la
quelle donne lieu à la délivrance d’un PV de constatation.
76
2. Le contrôle des documents relatifs aux marchandises par le
régisseur de la Région
4. La certification
Pour que la Chambre de Commerce vise les certificats d’origine, il faut que l’exportateur ou
son mandataire présente les pièces suivantes, avec le certificat leur étant remis :
77
Chapitre II –EVALUATION DE L’EXPORTATION DU PRODUIT ET DES
PROCEDURES
L’exploitation soit la collecte des clous se fait actuellement sur des arbres anciens (plantations
coloniales avec peu ou pas de régénération naturelle). La culture se base sur la collecte d’une
ancienne ressource avec très peu de renouvellement ou entretien des plantations. Presque80%
des habitants empruntent des terres à ces grandes familles héritières.
Les paysans locaux installent des cultures vivrières en intercalaires des arbres en échange de
l’entretien des plantations. Ce sont les mêmes personnes qui prennent en métayage les arbres
pour la collecte des feuilles pour l’extraction de l’huile essentielle 1.
Dans certaines zones dominées par les Tavy, les arbres meurent et ne se sont pas régénérés.
Les vieux girofliers sont généralement brûlés. Entre 1990 et 2010, la production moyenne
d’un arbre est passée de 10 à 2 kg, d’où la diminution de la production actuelle.
1
Penot. -2011. Etude des systèmes forestiers et agro forestiers et stratégies paysannes
associées dans l’île de Sainte-Marie sur la côte Est de Madagascar, 2010. Cirad. pp. 1-50.
78
Face à la pratique abusive actuelle (activité de cueillette et taille exagérée) et le vieillissement
des plantations avec très peu de renouvellement, le nombre d’arbre mort pourrait s’accroitre
d’ici quelques années.
2. Problème de replantation
Les producteurs actuels font face à une insuffisance de liquidités qui limite leur possibilité de
replanter. Comme il faut attendre 8 ans au minimum pour avoir une production de clous
normale, les retombées ne sont pas directes et les producteurs ne sont pas sûrs et ne peuvent
prévoir l’évolution des prix à moyen terme.
La majorité des plantations installées entre 1900 et 1960 étaient issues de plantes produites en
pépinière à la station Ivoloina de Tamatave grâce aux financements octroyés par les différents
projets au service agricole. Les producteurs ont pu renouveler leurs plantations en profitant
des avantages des projets (distribution de plants à moindre coût, plus accessible pour le
producteur).
Ainsi, les producteurs sont prêts à s’organiser la condition de bénéficier des retombées d’un
projet mais restent réticents à mutualiser des fonds économiques dont ils ne disposent pas.
Le problème persiste encore actuellement car le giroflier est toujours victime de dégâts
occasionnés par la chenille du Chrysotypusmabilianum. Plusieurs chenilles peuvent causer la
mort de l’arbre. Les études concernant les impacts actuels sont rares voire inexistantes.
Actuellement, comme dans le passé, pour lutter contre cet insecte, les producteurs coupent les
branches atteintes et tuent la chenille. Les branches coupées sont par la suite utilisées pour
faire de l’essence.
La récolte des clous est incompatible avec la récolte des feuilles pour la distillation car pour
récolter des feuilles, on coupe les extrémités des branches à 30 ou 40 cm de long (Memento
de l’Agronome). En période de prix favorables, la production d’essence tendrait à s’accroitre
et engendre une collecte trop importante de feuilles d’où une détérioration sérieuse des
plantations risquant de se traduire par une baisse de productivité en clou l’année.
79
La coupe systématique de feuilles pour l’extraction d’essence peut être à l’origine de la
production très irrégulière voire inexistante de clous. Il est donc extrêmement important en
paysannat de définir les arbres qui seront destinés à la production de clous et ceux qui seront
destinés à la production de feuilles.
Malgré l’incompatibilité existante entre ces deux productions, il n’existe aucune forme de
spécialisation dans l’une ou l’autre des deux activités chez les producteurs. Il est donc
intéressant de comprendre les interactions qui peuvent avoir la production d’huile essentielle
de girofle sur celle des clous.
La récolte des feuilles pour l’huile essentielle s’étale sur toute l’année alors que celle des
clous se situe entre les mois de septembre et janvier. Les feuilles peuvent ainsi être prélevées
toute l’année et notamment, durant les périodes de soudure (pénurie alimentaire), constituant
ainsi une source de revenus non négligeable et complémentaire à la production de clou. Elles
sont ensuite distillées dans des alambics traditionnels.
Sur la côte Est, on peut distinguer une à deux périodes de soudure alimentaire par an :
la première entre février et mi-mai
et la seconde, entre septembre et novembre.
Les producteurs de girofliers peuvent recourir à la coupe des feuilles pour fabriquer de
l’essence et ainsi, dégager des revenus durant la période de soudure alimentaire même s'ils
sont conscients qu’un prélèvement abusif des branches du giroflier entraîne la diminution du
rendement en clous. Certains producteurs ont recours à la taille des girofliers hors des
périodes de soudure [pour les fêtes de fin d’année, les frais d’écolage des enfants, la main
d’œuvre agricole (rizicole en général).
Compte tenu des critères constituant les normes de qualité de ce produit, et des rôles de
chaque acteur dans le processus de commercialisation, plusieurs points peuvent être critiquées
en matière de qualité.
80
1. Les pratiques culturales
a. Stade plantation
Le choix variétal est globalement limité pour le cas malgache. Ce critère constitue en théorie
un point essentiel de maîtrise de la qualité mais peu de producteurs peuvent le moduler. On
utilise peu d’intrants (fertilisants, protection phytosanitaire).
b. Stade entretien
L’insuffisance d’entretien influe plus sur la productivité que sur la qualité même du produit.
En effet, le giroflier requiert par nature peu de soins pour une production qui peut s’étaler sur
une vingtaine d’années (ROR 2005-2008).
La taille n’est pas toujours réalisée, le paillage est rarement pratiqué : le potentiel de
production des girofliers n’est pas exploité au maximum. Ainsi, il faut exiger au planteur
l’exécution de ces actions d’entretien…
Contrairement au stade plantation, la récolte constitue une phase induisant une importante
hétérogénéité dans la construction de la qualité du produit.
Le choix de la période optimale est déterminée par l’état du bouton floral, indicateur
relativement subjectif est de première importance : cueilli trop tôt il se ride au séchage et
donne un clou moins riche en huile essentielle ; cueilli trop tard les pétales tombent et le clou
est sans tête, ce qui est également un facteur de dépréciation1. La récolte est donc une étape
qui va avoir des impacts sur la forme du clou et sur la présence ou non de la tête.
b. Stade post-récolte
81
produit une couleur brun foncé à noir alors que le produit requis selon les normes officielles
devrait être brun foncé (François, 1936). Certains clous mal séchés et entreposés dans des sacs
non aérés, moisissent.
Le stockage :
Il est aussi une phase importante à considérer. En effet, un stockage mal réalisé (sacs non
aérés, placés à même le sol…) peut entraîner une fermentation et une réhumidification des
clous, phénomènes difficilement récupérables. Cette étape va donc déterminer la qualité finale
des clous de girofle et notamment, la teneur en clous fermentés dans le lot et la teneur en eau
du produit.
Le stockage joue aussi un rôle important sur la qualité des clous. En effet, lorsque les clous
sont stockés dans des sacs plastiques, ils ne peuvent être aérés, ce qui provoque un
brunissement des clous.
Les problèmes rencontrés souvent sontle manque de connaissance chez les producteurs c'est-
à-dire les petits producteurs ne savent généralement pas si la qualité de clou qu’ils offrent à
l’exportation est comparable aux qualités échangées sur le marché mondial. Or la qualité du
girofle à exporter doit atteindre le niveau correspondant aux attentes des clients pour que le
produit en question soit fiable.
1
Demangel, -20111. Faisabilité de la mise en place d'une Indication Géographique sur le Clou de girofle à
Madagascar. Mémoire d’Ingéniorat. ISTOM ; Ecole supérieure d’Agro-Développement International. In
[Link]
82
Par conséquent le non-respect de ces trois étapes (le séchage, le triage et le stockage)
entraine une qualité insuffisante du produit et surtout un risque commercial considérable,
susceptible de ruiner l’image du produit sur le marché international et même l’arrêt de vente
du produit.
Ces tâches seront confiées à la coopérative et à la fédération des coopératives qui ont pour
objectif de rechercher les avantages éventuels pour les membres.
L’objectif de la CCI de Toamasina n’est pas seulement au niveau de l’exportation mais aussi
de s’élargir au niveau local. Malheureusement, ces derniers temps, on trouve rarement pour ne
pas dire qu’il n’y a pas des gens qui viennent à la CCI de Toamasina pour s’informer ou de
se former. Cela veut dire que beaucoup des gens ont fini par oublier si non ignorer ce qu’est
une Chambre de Commerce à cause de son inactivité.
Pour mieux mettre en exergue cette situation, on a fait quelques sondages au niveau des
différents collèges pour savoir « combien d’entre eux connaissent l’existence et le rôle ainsi
que les attributions de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina ?».
83
Tableau n° IV: TABLEAU DU SONDAGE
Existence de la
chambre de commerce Le rôle et les attributions de la
COLLEGE
et d'industrie de chambre de commerce et d'industrie
Toamasina
-38 personnes
Industrie, Commerce et connaissent -16 personnes ne savent rien
Prestataire de service -3 personnes ne -25personnnes savent un peu
connaissent pas
Source auteur : 2016
D’après le résultat de ces sondages, 38 personnes dans trois collèges différents enquêtés
connaissent l’existence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina et 3
l’ignorent.
Bref, le résultat du sondage montre que la pluspart des producteurs de girofle ne savent même
pas où se trouve l’hôtel consulaire, ni ses missions et sa raison d’être. Donc, il n’y a pas de
groupement de producteurs ou des exportateurs bien organisé à l’intérieur de la Chambre pour
protéger leurs intérêts communs.
En parlant des aides apportées par la CCI Toamasina, auprès de ses ressortissants comme les
exportateurs dans le but de promouvoir et de développer leurs activités, il n’y a pas
actuellement. La dernière a été faite en 2006.
84
A. Les différents risques
1. Les risques de change
La valeur en devises des marchandises exportées sont sujettes aux taux de la fluctuation
monétaire. Des risques de change influencent sur les bénéfices des exportateurs mais aussi
des producteurs. A titre d’exemple, au moment de l’exportation, la valeur de la monnaie
Ariary peut être élevée mais au moment du paiement elle pourra chuter.
2. Le non paiement
Par ailleurs étant donné que le pays de l’exportateur et de l’importateur sont éloignés
géographiquement, il est difficile au partie contractante de se connaître encore moins de se
faire confiance car il peut surgir des risques politiques, c'est-à-dire un bouleversement
politique.
Si l’encaissement simple présente l’avantage d’être rapide et léger sur le plan administratif, il
n’offre en revanche aucune sécurité en cas de litige. L’acheteur peut modifier unilatéralement
les conditions de paiements. Au lieu de payer dès la présentation de la facture, il peut décider
d’attendre l’arrivée des marchandises et leur dédouanement avant de payer. Et dans le pire de
cas, il peut ne pas payer du tout. On comprend que cette technique n’est pas adaptée pour le
commerce international et particulièrement lorsque les parties apprennent encore à se
connaitre. L’encaissement simple est préconisé uniquement lorsque les relations d’affaires
entre les deux parties sont stables et qu’il y a une confiance mutuelle. Lorsque des achats de
biens ou services se font entre une maison mère et sa filiale par exemple, un encaissement
simple est suffisant, le risque de ne pas se faire payer étant très faible.
2. Le Crédit documentaire
Il ne faut pas oublier que si le Credoc offre une sûreté de paiement indispensable il présente
l’inconvénient d’être complexe et coûteux.
85
Pour l’acheteur ce n’est pas toujours de gaité de cœur qu’il ouvre un crédit documentaire.
Sans doute il préfère un autre mode de paiement plus simple et nettement moins coûteux.
3. La remise documentaire
Sécurité relative, en particulier dans le cas d'une remise documentaire contre acceptation par
l'acheteur. C’est une technique basée sur le transfert du droit de propriété : elle n'est
réellement adaptée que dans le cas d'un transport par voie maritime, le titre de transport valant
également titre de propriété.
Il est à noter que dans la remise documentaire, les banques interviennent comme des
mandataires de leurs clients : elles s'engagent uniquement à exécuter leurs instructions. A
l'inverse, dans le crédit documentaire, la banque (les banques en cas de confirmation)
s'engage(nt) à payer l'exportateur (sous réserve de la conformité des documents présentés).
La présentation du produit joue un rôle considérable dans le commerce des épices. Il serait
utile de faire un clou de girofle de Madagascar, dont le degré d’humidité, la grosseur et la
teinte des clous seraient nettement déterminés.
86
A. L’augmentation de la productivité du girofle
1. Renouvellement de plantation
a. La replantation
Compte tenu de l’âge des arbres, un renouvellement des plantations de girofliers s’impose. Ce
renouvellement doit intégrer une augmentation des capacités productives des arbres
conformément aux attentes des différents projets. La production de girofliers est certes, très
irrégulière et on ne peut compter sur une bonne production que tous les 3 à 4 ans. Mais il
existe cependant, quelques girofliers à Madagascar qui produisent moyennement chaque
année et qu’il faudrait sélectionner et multiplier avant de replanter.
Le renouvellement et l’extension des plantations devraient donc tenir compte d’une recherche
éventuelle sur la « Détermination de la diversité phénotypique des girofliers dans la
perspective de mettre en place des standards qualitatifs (recherche de girofliers à production
intéressante et régulière) ».
Puisque les caractères recherchés ne sont pas héréditaires, des essais sur d’autres techniques
de multiplication (marcottage, bouturage,…) doivent être réalisés notamment au niveau des
pépinières du CTHT.
b. Extension de la culture
Les districts de production étant localisés dans une région à risques cycloniques, dont la
fréquence de passage de cyclones est importante de janvier à Avril, il est impossible de
proposer des mesures correctives pour limiter ce risque. Seule la mise en place des plantations
dans les zones intérieures plutôt que littorales en privilégiant les espaces protégés (creux de
tanety, haies brise vent, etc.) pourrait limiter les pertes de récolte. La création d’un nouveau
peuplement doit donc tenir compte des effets cycloniques.
87
b. Les subventions
Les subventions sont nécessaires mais elles sont en contradictoire avec le principe de la
Banque Mondiale car c’est à court terme et rendent la situation non concurrentielle.
c. Le crédit agricole
La Chambre de Commerce ou l’État doit également inciter les institutions financières à aider
les producteurs en leur donnant des investissements avec des taux raisonnables.
A titre de suggestion, il faut rendre la culture obligatoire, c'est-à-dire tous les producteurs
doivent planter des nombres de jeunes girofliers par an et produire. Mais cette dernière doit se
faire avec des mesures d’accompagnement comme au niveau des pépinières (distribution des
pépinières avec de prix bas) ou de technicien. Et aussi, les producteurs doivent avoir un
intérêt à vendre leurs produits.
Pour être admis à l’exportation, les clous de girofle doivent répondre aux caractéristiques et
indications exigées aux normes commerciales.
Pour améliorer la qualité, il faut que le prix soit motivant. La fixation des prix est importante
pour récompenser les efforts des producteurs. Cet acte doit être fait en collaboration avec les
producteurs. En effet, ces derniers sont souvent exclus de l’opération de fixation de prix, seuls
les collecteurs y trouvent leur compte.
L’amélioration de la qualité de produit et la résultante de tous les efforts déployés par tous les
agents économiques à partir des producteurs, encadreurs, exportateurs, collecteurs,
vérificateurs jusqu’aux manutentionnaires.
1
RATOVOSON Seth :Cours de SAI II en 4ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2014-2015
88
Dans ce cas tous les acteurs de la filière doivent respecter moralement le métier. En effet,
l’exigence de la qualité requise assurera la survie de la filière.
La présentation du produit joue un rôle considérable dans le commerce des épices. Il serait
utile de faire un clou de girofle de Madagascar, dont le degré d’humidité, la grosseur et la
teinte des clous seraient nettement déterminés afin d’avoir une bonne image du produit au
niveau du commerce international.
En effet, il est nécessaire de structurer les producteurs en coopératives et réaliser des séances
de formation sur la gestion des exploitations basée sur une organisation de l’exploitation de
clous et d’essence.
Mais un constat est intriguant, la majorité des membres du GEGM ne sont pas des membres
de la Chambre de Commerce de Toamasina. A défaut de représentant au sein de ladite
Chambre, comment cette institution pourra être servie à la sauvegarde des intérêts des
importateurs de girofle ? En effet, le plan de mandature élaboré par les élus des autres
groupements ne tient pas compte du problème des autres groupements non représentés.
Vu le résultat de sondage que nous avons réalisé, il est temps de redynamiser la fonction de la
CCI Toamasina. Pour arranger cette situation, nous pensons qu’une bonne politique en
marketing managérial est l’un des moyens nécessaires.
Aussi il est important de faire connaître les rôles et les missions de la Chambre à l’ensemble
des ressortissants ainsi que des autres producteurs de girofle dans sa circonscription afin de
89
relancer leurs activités. En effet, si tout le monde sait vraiment la raison d’être et le rôle de la
CCI de Toamasina dans sa circonscription, et pour leurs activités respectives beaucoup de
gens viendraient se renseigner, s’informer et la Chambre de Commerce reprendrait petit à
petit sa place et elle pourra enfin porter un soutien très intéressant concernant l’amélioration
de la filière girofle.
A. Le marketing managérial
1. La politique stratégique
Nous avons choisi le marketing, par ce qu’elle peut toucher beaucoup de points dans la
relance, tels que le changement de mentalité du personnel, la recherche des moyens pour
redynamiser les activités.
a. Le marketing et son rôle
« Le marketing est trop important pour être confié aux seuls responsables commerciaux »,
déclare David Packard, fondateur d’Hewlet-Packard, et Stephen Burnett, professeur de
management, lui répond en écho : « Dans une entreprise vraiment marketing, on ne peut plus
dire qui appartient au service commerciale. Tout le monde est amené à prendre des décisions
qui ont un impact sur le client »1.
Donc, le marketing ne se limite point au rôle des responsables commerciaux mais nous
pouvons utiliser le marketing dans le relance des activités de la CCI de Toamasina dans la
prise de décision pour la faire connaître, à choisir en priorité les services et plans d’action
correspondant aux objectifs et missions de ladite Chambre.
Dans ce sens, le marketing assure le lien entre les besoins de ses ressortissants et les activités
de la CCI de Toamasina.
Pourtant, certains considèrent souvent que le marketing est un simple moyen d’écouler la
production. Beaucoup l’assimilent encore à la vente ou à la publicité. Mais le vrai marketing
consiste à moins vendre ce que l’on produit qu’à savoir produire ce que l’on vend.2
Donc le marketing nous permet de savoir qui sont les ressortissants, de les comprendre et
d’anticiper leur attente, dans le but d’offrir des solutions adaptées et conformes au rôle de la
Chambre de Commerce. Ce qui veut dire que les responsables doivent avoir la mentalité d’un
1
Philip KOTLER, Le marketing, TOME 2 : la mise en pratique de la décision P.56.1974
2
Philip KOTLER et Bernard DUBOIS, marketing management, 6 ème Edition. P11.1997
90
« marketer » dans toutes les activités de la CCI de Toamasina. Le marketing peut ainsi jouer
un rôle fondamental dans la relance des activités de ladite Chambre.
De nombreuses définitions du marketing ont été proposées dans le passé. Ainsi, le marketing
a été défini comme le mécanisme économique et social par lequel un individu ou un groupe
d’individu satisfait leurs besoins et désirs au moyen de la création et de l’échange de produit
et d’autres entités de valeur pour autrui.
Un besoin nait d’un sentiment de manque, d’absence (manger, se vêtir, s’informer, s’habiller,
se sentir en sécurité….).De tels besoins ne sont pas crées par la société ni par le marketing. Ils
existent à l’état brut de la nature humaine.
Un désir concerne un moyen privilégié de satisfaire les besoins. Exemple :une personne a
besoin d’être informée et désire lire un journal ; une personne a besoin de manger et désire un
steak.
Les besoins sont en nombre limité, tandis que les désirs sont infinis. Ils sont constamment
l’objectif de modification introduite par des institutions sociales.
Une demande correspond au désir d’acheter certains produits, rendu possible par un pouvoir
et un vouloir d’achat. Beaucoup des personnes désirent s’acheter un bijou en or mais seul 1/7
personne parvient à l’acheter. D’après la remarque sur le sondage que nous avons fait, il y a
une négligence, sur l’importance de la formation et de l’information. Alors que la formation
est indispensable au développement des activités des ressortissants et d’ailleurs c’est le rôle de
la Chambre de Commerce. Le marketing ici invite les opérateurs économiques à la Chambre
de Commerce de Toamasina dont ils ne connaissent pas auparavant. Le marketing influencera
91
ainsi le désir et suggère aux opérateurs que les services de la Chambre de Commerce sont
accessibles et disponibles pour eux.
L’homme satisfait ses besoins et désirs à travers des produits. Au sens large, un produit peut
être défini comme toute entité susceptible de satisfaire un besoin ou un désir. 1
Quand nous parlons de produit, cela évoque le plus souvent des biens tangibles tels qu’une
automobile, un poste radio,….mais en fait, un produit peut prendre la forme d’un objet, d’un
service, d’une activité, d’un endroit, d’une organisation ou d’une idée, etc. Prenons à titre
d’exemple, le cas d’une personne qui se sent déprimer. Que doit-elle faire pour sortir de sa
torpeur ?Elle peut tourner le bouton de son poste téléviseur (un objet), ou aller au cinéma (un
service), ou marcher dans la campagne (une activité), ou voir un psychologue (un être
humain), ou voyager dans un autre pays (un endroit), ou participer à un groupe servant à
résorber un état dépressif.
Juger la valeur d’un produit est un problème difficile. Karl Marx pensait que : « la valeur d’un
objet était liée à la main d’œuvre nécessaire pour le fabriquer ». 2
Pour atteindre son objectif, le Chambre de Commerce de Toamasina doit être efficace à tout
niveau de besoin de ses ressortissants en vue de les satisfaire.
Le fait d’éprouver des besoins, des désirs et l’existence de tel produit susceptible de les
satisfaire n’est pas suffisant pour définir le marketing. C’est la décision de satisfaire ses
besoins en contrepartie des produits que nous appelons l’échange. Le marketing se concentre
1
Philip KOTLER et Bernard DUBOIS, marketing management, 6 ème Edition DUNOD. P21.1997
2
MIASA Narova : Cours de Marketing en 3ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2013-2014
92
sur cette dernière approche : celle de l’échange que l’on peut définir comme « l’acte qui
consiste à obtenir quelque chose de quelqu’un en contrepartie d’autres choses »1.
Impôts, Argent.
Impôts : parce que la CCI Toamasina bénéficie des 3% des impôts synthétiques versés par
trimestre (impôt indirecte)
Argent : parce qu’il a y a des services payants
b.5. Le marché
Un marché est constitué par l’ensemble des clients capables et désireux de procéder à un
échange leur permettant de satisfaire un besoin ou un désir à travers un produit.
1
MIASA Narova : Cours de Marketing en 3ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2013-2014
93
Le terme « marché » est souvent suivi d’un qualificatif qui lui caractérise :
2. L’objectif marketing
Attirer et fidéliser les ressortissants de la CCI Toamasina, attirer d’une façon générale,
les ressortissants par les services et les avantages que la Chambre de Commerce peut
leur offrir ;
Fidéliser les nouveaux venus, en leur offrant le maximum de satisfaction sur les
services demandés, car selon un certain livre de marketing et communication, « un
nouveau client coûte environ 11 fois plus cher que sa fidélisation ».
Demandes négatives ;
Absence de la demande ;
Demande déclinante ;
Demande lente.
Nous pensons que le marketing managérial est nécessaire pour résoudre cette situation.
B. Le marketing management
Le marketing management peut s’appliquer à la gestion des relations d’échange avec d’autres
secteurs existant dans une institution comme le service commercial.
1. Définition
94
d’un échange mutuellement satisfaisant pour les organisations comme pour les individus. Il
peut être appliqué à la notion de gestion avec n’importe quel service. 1
Pour contribuer à la relance des activités de la CCI de Toamasina, nous avons besoin de
marketing management dans l’accomplissement de ses missions dans la mise en œuvre de
chaque service qui fait l’objet d’une mission et d’une responsabilité très précise. Le marketing
management a pour tâche de concevoir, planifier et mettre en œuvre des programmes
susceptibles d’engendrer le niveau souhaité.
2. Le marketing de service
Historiquement, le marketing s’est d’abord développé à tous les produits tangibles tels
qu’alimentaire, automobile ou les biens d’équipements. Pourtant, l’une des tendances les plus
significatives de notre époque est la prodigieuse croissance des activités de service. Un tel
développement a entrainé à son tour un intérêt plus grand pour le marketing des services et les
problèmes qui lui sont liés. Christian CRONROOS a même suggéré d’ajouter au 4P
traditionnels du marketing deux nouvelles variables dans l’équation des services : le
marketing interne et le marketing interactif2.
Le marketing interne : Il signifie que l’entreprise doit former l’ensemble de son personnel
dans l’optique de la satisfaction du client. Il ne suffit pas donc de créer un département
marketing spécialisé, mais plutôt, selon l’expression de Berry, de « mobiliser l’ensemble de
l’entreprise à la pratique du marketing »3.
1
KOTLER, DUBOIS, MENCEAU, Le marketing Management, 11 ème Edition DUNOD,
Paris.761 Pages
2
MIASA Narova : Cours de Marketing en 4ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2014-2015
3
Leonnard BERRY, Big Ideas in Services Marketing Printemps 1986, pp.47-51.
95
Le marketing interactif : il signifie que la qualité perçue du service rendu étroitement liée à
l’interaction acheteur-vendeur. Cela est particulièrement net dans le cas des professions
libérales. 1 Il s’ensuit que le client ne juge pas seulement la qualité technique du service mais
également sa qualité fonctionnelle.
C. La politique d’écoute
1. L’importance de la politique d’écoute
L’écoute, étant une simple théorie, apparaît beaucoup plus importante dans la vie, et même
dans les affaires. Il faut que l’écoute devienne pour tout le monde une manière de vivre et de
penser. Elle doit être dans notre pratique habituelle.
La CCI de Toamasina peut adapter cette théorie dans l’accomplissement de ses attributions.
Exemple :Attribution 2 : représenter auprès des autorités de sa circonscription, les intérêts de
tous les secteurs économiques primaires et secondaires.
Comment peut-on les représenter si on ne sait pas les écouter, sur leur opinion, leurs
exigences pour améliorer leurs activités, leurs avis, etc. ? Pour répondre à cette question, une
réunion de chaque secteur d’activité est nécessaire.
A chaque réunion un procès-verbal doit être établi et qui sera classé dans les archives, et après
chaque réunion, nous proposons d’organiser une réunion de chaque secteur d’activité est à
organiser. A l’issue de chaque réunion, un procès-verbal sera tenu et archivé, et après
chaque réunion, nous devons faire la synthèse des informations que nous avons réunies, et
avancer des propositions de solutions et les porter aux réunions des bureaux et enfin, nous
porterons les avis, opinions et les solutions auprès des autorités locales.
1
Philip KOTLER et Paul [Link], Marketing Professional Services, Englewood Cliffs
[Link]/Hall, 1984).
2
Une écoute exemplaire : La société David Edward Limited, Baltimore, le 13 juin 1985.
96
2. Exemple de planning d’écoute
Suivant le résultat du sondage que nous avons relaté il est primordial de faire connaitre le rôle
et la fonction de la CCI de Toamasina envers ses ressortissants.
A. La communication
Dans notre cas ici, la communication externe c'est-à-dire, la communication entre la CCI
Toamasina et ses ressortissants est la plus importante.
97
Figure n° 5: Les éléments de la communication
Message
Emetteur Récepteur
(CCI Toamasina) (Ressortissant de
la circonscription)
Codage Décodage
Feedback, rétroaction
Source : Auteur, 2016
1. Le rôle de l’émetteur
L’émetteur ici c’est la CCI Toamasina
a) Elle doit connaître son audience et la réponse qu’il en attend ;
b) Cadrer son message en fonction du décodage du récepteur ;
c) Transmettre le message à travers des canaux appropriés ;
d) Mettre en place des supports de feed back qui lui garantissent la bonne réception du
message.
2. Les différents types de moyen de communication
98
c. La vente
Toute présentation orale faite au cours d’une conversation avec un ou plusieurs ressortissants
dans le but de les attirer, c'est-à-dire de faire savoir la Chambre de Commerce, qu’elle existe
et qu’elle est là pour servir ses ressortissants et développer sa circonscription.
Identifier la cible,
Déterminer les objectifs de communication,
Concevoir le message,
Evaluer le budget,
Décider du mix-promotionnel,
Mesurer les résultats.
1. La cible
Le choix de la cible exerce une profonde influence sur le message, les médias et la nature de
sa source. Nous devons commencer par préciser la cible que nous souhaitons atteindre, la
catégorie à laquelle nous voulons nous adresser. Comme notre but dans ce paragraphe est de
faire connaitre le rôle de la CCI Toamasina à ses ressortissants ; notre cible est constituée par
les ressortissants, parce que tous ces éléments jouent un rôle dans l’image que la CCI
Toamasina se fait de la source.
On appelle image l’ensemble des perceptions d’une personne à propos d’un objet. La mesure
de l’image est un préalable à la mise en forme d’une action de communication adaptée. 1
Notre cible a besoin de savoir, d’être informée sur l’existence et le rôle de la Chambre de
Commerce dans sa circonscription.
1
KOTLER-DUBOIS, Marketing Management, 6ème édition DUNOD p.568.1997
99
2. Les objectifs de la communication
L’étape suivante consiste à définir le type de réponse que nous attendrons de nos
ressortissants. Bien sûr, la réponse finale prendra la forme d’aller à la Chambre de Commerce
pour se renseigner et ou s’informer, etc.
Mais avant de s’y décider, les ressortissants passent à travers différents stades qu’il est
important de connaître.
Plusieurs modèles étaient proposés pour rendre compte des liens unissant ces différentes
étapes.
a. La prise de conscience
Si la cible visée n’a pas conscience du produit, la première tâche de l’émetteur est de
construire la notoriété (connaissance publique), en général, à l’aide de messages simples et
répétitifs.
Certains de nos ressortissants ne sont pas conscients de la valeur que la CCI Toamasina peut
leur apporter dans leurs activités en vue du développement économique de la circonscription
de Tamatave.
Donc, c’est à nous de le faire connaître par les messages simples, clairs et répétitifs à l’aide de
plusieurs supports de publicité.
b. La connaissance
La simple notoriété ne suffit pas, il serait peu utile pour la CCI Toamasina de se contenter de
promouvoir son nom. Nous préférons certainement que les ressortissants soient intéressés par
le rôle et attribution pour développer l’économie de sa circonscription.
c. L’attrait
Il se peut que nos ressortissants connaissent déjà la Chambre de Commerce et son rôle, c’est à
nous de redonner la confiance à nos ressortissants : la CCI Toamasina est là pour eux, sans
eux, elle n’existe pas.
100
d. La préférence
Certains ressortissants peuvent connaître leur existence, mais ne voient pas leur intérêt dans
les activités de la Chambre de Commerce. Une mesure régulière de la préférence est l’un des
indicateurs clé d’une campagne de communication.
La préférence, d’elle-même, ne suffit pas tant qu’elle ne s’accompagne pas d’une conviction.
Dans le cas de la CCI de Toamasina, on mesurait probablement la conviction en termes de
nombre de ressortissant satisfait du service qu’elle a offert, et l’augmentation de nombre de
visiteur de l’hôtel consulaire.
f. L’achat
Enfin, l’intention doit se transformer en acte, l’objectif de la communication est alors de
faciliter cette ultime démarche. Pour nous maintenant, une action publicitaire puissante peut
contribuer à développer la notoriété de la CCI Toamasina.
3. Le message
Nous connaissons déjà notre cible, la réponse que nous souhaitions. Maintenant, nous
passons aux messages adéquats. Pour effectuer un message, quatre problèmes doivent être
résolus :
Que dire ? (contenu de message)
Comment le dire au plan logique ? (structure du message)
Comment le dire au plan symbolique ? (format du message)
Qui doit le dire ? (source du message)
a. Le contenu du message
Nous devons imaginer ce qu’il faut dire pour provoquer la réponse désirée chez nos cibles
ressortissants.
b. La structure du message
Pour parvenir à notre objectif, notre message doit :
Attirer l’attention de nos ressortissant ;
Être compris par ce dernier ;
101
Susciter le besoin et le moyen de le réduire, c'est-à-dire qu’il doit être clair, et peut
utiliser de l’humour si possible. A condition que la forme d’humour soit comprise de
notre cible.
c. Le format du message
Peut être un sketch, ou théâtre, ou d’un film, annonce, image, affichage, etc.
d. La source du message
C’est ce support que nous utilisons pour transmettre le message à notre cible.
Par exemple un message par affichage de cci mentionnant « Pour vous les : commerçants
industriels, la chambre de commerce est là pour vous servir, sans vous elle n’existe pas ».
102
En conclusion, l’insuffisance de la production, l’irrégularité de l’approvisionnement, la
dégradation de la qualité des produits et la concurrence d’autres pays exportateurs font
obstacle à l’expansion de l’exportation du girofle. De plus, il n’y a pas de groupement des
exportateurs bien organisé à l’intérieur de la Chambre pour protéger leurs intérêts communs.
Ainsi, le manque d’organisation des producteurs leur confère un pouvoir de négociation faible
auprès des collecteurs. Dans ce cas, il est nécessaire de structurer les exportateurs en
coopératives et réaliser des séances de formation pour les producteurs sur la gestion des
exploitations basée sur une organisation de l’exploitation de clous et d’essence.
Pour accomplir ces tâches il est important de faire connaître les rôles et les missions de la
Chambre Commerce et d’Industrie à l’ensemble des ressortissants ainsi que des autres
producteurs de girofle dans sa circonscription afin de relancer leurs activités.
103
CONCLUSION
Les exploitations actuelles basées sur une collecte de la ressource vieillissante sont l’une des
principales causes de la baisse de production de clou de girofle de Madagascar. Le
Chrysotypusmabilianum et les cyclones au niveau local sont également à l’origine de cette
baisse.
D’autre part, les collecteurs constituent des goulots d’étranglement dans la filière permettant
aux exportateurs de diminuer leurs coûts de transaction.
Face à la variabilité des prix, les producteurs ont souvent à faire des choix stratégiques
s’orientant vers la production d’essence au détriment de la production de clou qui peut
entrainer une récolte trop importante de feuilles.
D’où une réorientation de la gestion d’exploitation s’impose afin que les différents acteurs de
la filière puissent bénéficier à long terme de prix d’achats intéressants sur le marché
international.
Les différents acteurs de la filière devraient se réunir pour décider des orientations à donner à
cette filière, résoudre les différents problèmes rencontrés, établir des objectifs, se coordonner
ou mener conjointement des actions. Ainsi, il est important de renforcer l’appui pour nos
opérateurs en fin d’améliorer la filière et maintenir notre position sur le marché international.
104
Toamasina et faire connaître ses rôles et ses missions à l’ensemble des ressortissants ainsi
que des autres producteurs de girofle dans sa circonscription afin d’améliorer la filière et
maintenir notre position sur le marché international.
Dans ce cas nous avons choisi le marketing par ce qu’elle peut toucher beaucoup de points tel
que le changement de mentalité du personnel, la recherche des moyens pour redynamiser les
activités et le marketing management car il peut s’appliquer à la gestion des relations
d’échange avec d’autres secteurs existant dans une institution comme le service commercial.
105
BIBLIOGRAPHIE :
I. Ouvrages Généraux
ème
KOTLER, DUBOIS, MENCEAU, Le marketing Management, 11 Edition DUNOD,
Paris.761 Pages.
RUMPHIUS cité par Maistre, 1964. Les plantes à épices, III é[Link] et Larose,
Paris, 300 pages.
BOTO Emile Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce
Internationale et Gestion des Entreprises Agro-industrielles, Université de Toamasina 2013-
2014
BOTO Emile Cours de Commerce International en 4ème année, Gestion, option Commerce
Internationale et Gestion des Entreprises Agro-industrielles, Université de Toamasina 2014-
2015
MIASA Narova : Cours de Marketing en 3ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2013-2014
MIASA Narova : Cours de Marketing en 4ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2014-2015
RATOVOSON Seth : Cours de SAI II en 4ème année, Gestion, option Commerce International
et Gestion des Entreprises Agro-industrielles; Université de Toamasina 2014-2015
106
III. Documents et publications
Boiteau -1936, Le girofle. Revue de Madagascar, Vol 38, No 13, 173 pages.
Jahiel, 2011 Etude de processus d’adoption et domestication des pièces introduites, 39 pages.
Ledreux-1928, Le giroflier dans les régions de Fénérive, Soanierana et Sainte- Marie Bulletin
économique de Madagascar, vol.28, No 1, trimestre1, 77 pages.
Maistre, -1955 Le giroflier à Madagascar et Zanzibar. Agronomie tropicale, Vol. 45, No.4,
836 pages.
Maistre, 1964, Le clou de girofle Les plantes à épices, III édit. Maisonneuve et Larose, 300
Pages.
107
MARTY, 1992 Fiches techniques d’agriculture spéciale à l’usage de l’Afrique
Subsaharienne : le giroflier, 19 Pages.
Penot -2011, Etude des systèmes forestiers et agro forestiers et stratégies paysannes associées
dans l’île de Sainte-Marie sur la côte Est de Madagascar, 2010. 77 pages.
IV. Memoires
108
RATSIROFONIRINAAndryMamonjisoa, Essai d’amélioration des processus d’exportation
de girofle dans la région de Toamasina, mémoire en Gestion OptionCOMMERCE-AGRO-
INDUSTRIELLE, Promotion 2002-2003,122 Pages.
V. Sites Web
109
ANNEXES
110
Annexe I : GENERALITÉS SUR LE GIROFLIER
a) Morphologie du giroflier
L'arbre a une forme conique et une hauteur moyenne de dix à douze mètres qui peut aller
jusqu'à vingt mètres. Le giroflier a un feuillage persistant et coriace. Les fleurs à quatre
pétales blancs rosés sont caractérisées par leurs sépales rouges persistants. Avant
l'épanouissement, les boutons floraux sont nommés « clous de girofle ». C'est à ce stade qu’ils
sont récoltés puis séchés au soleil jusqu’à ce qu’ils prennent une teinte brun foncé. Lorsque la
fleur est fécondée elle se transforme en une baie rouge ou brun violacé que l’on appelle «
anthofle ». Ce fruit a une forme ellipsoïdale et il est surmonté par les quatre dents du calice.
Ces anthofles ont une faculté germinative très courte : environ 1 mois après leur maturité
(Marty, 1992).
b) Biologie du giroflier
Le giroflier commence à donner des fruits à l'âge de 5 ou 6 ans (production très faible). La
première floraison normale se produit vers les 8-10 ans et il faut attendre que l'arbre atteigne
les 20 ans pour atteindre la production optimale (François, 1936 ; Maistre, 1955). Mais il
semble qu’au fur et à mesure que le temps passe cette production ne cessera d’augmenter
(Maistre, 1964). Un giroflier peut vivre jusqu’à 100 ans Ainsi un giroflier est
particulièrement intéressant par le fait qu’il constitue un investissement à long terme. La
production des clous est immédiatement précédée d’une poussée de jeunes feuilles et les
ébauches d’inflorescences apparaissent longtemps avant l’époque de la récolte qu’il est donc
facile d’évaluer. Les clous, d’abord verts, deviennent jaunâtres et légèrement roses, puis sang
sombre (Maistre, 1955).
c) Ecologie du giroflier
Climat
Le giroflier nécessite un climat chaud et humide sans saison sèche trop marquée. Il peut être
considéré comme une espèce caractéristique du climat équatorial ou tropical humide, de basse
altitude. Ainsi, les conditions météorologiques de la côte orientale malgache répondent bien
aux exigences de cette culture (De Haut de Sigy, 1967). L’excès d’humidité entraine une
végétation abondante mais très peu de floraison (Dufournet, 1967). Les précipitations des
111
mois de septembre, octobre et novembre précédant l’apparition des clous serait un facteur
important conditionnant le volume de la production de clou de girofle (Maistre, 1964 ; Celton,
1954 cité par De Haut de Sigy, 1967 ; Dufournet, 1968).
Sol
Les terres sur lesquelles les girofliers ont été plantés sont généralement des pentes
ferralitiques plus ou moins dégradées, assez pauvres en matière organique, carencées en acide
phosphorique assimilable et très pauvres en bases échangeables : chaux, potasse et magnésie
(Dufournet, 1971). La position des plantations sur les pentes des collines plus ou moins
latéritiques de Sainte-Marie a laissé supposer à plusieurs observateurs que le giroflier préférait
les terrains pauvres. Mais il n’en ait rien et il est reconnu vers les années 1960 que sa réussite
est fonction de la fertilité du sol (Maistre, 1964 ; Dufournet, 1970). En effet, l’arbre croît
lentement et produit faiblement dans les sols latéritiques pauvres (Revue de Botanique et
d’Agriculture appliquée, 1925; Dufournet, 1970). Toutefois, le sol bien que pauvre est bon
pour la culture de cette plante car l’aspect des girofliers qu’ils soient jeunes, vieux ou entre
deux âges montre d’une manière définitive qu’ils s’y adaptent bien
Le giroflier se multiplie par semis en pépinière. Les anthofles doivent être semées rapidement
car leur pouvoir germinatif disparait en quelques semaines. La germination a lieu après
environ 5 semaines. Les plants sont installés en terre au plutôt au bout de neuf à douze mois
mais les plants sont alors encore sensibles aux intempéries ; il est recommandé de les laisser
en pépinière 18 à 24 mois (taille de 50 à 70 cm). Les trous de plantations peuvent être enrichis
avec du fumier et de la matière organique à décomposition lente un mois avant la plantation.
La distance entre les arbres en culture pure est de 6 à 8 m (7 en moyenne) à Madagascar, soit
une densité de plantation de 200-280 pieds par hectare, 6 à 9m en Tanzanie, 8 à 11 m en
Indonésie.
Sur les pentes aménagées, le giroflier peut être planté en haie à des fins d’extraction de
l’essence des feuilles. Les lignes seront alors espacées de 3m, les arbres étant plantés à une
distance de 0,75m sur la ligne. Un léger ombrage est nécessaire à la croissance des jeunes
112
arbres et les jeunes plantations doivent être désherbées fréquemment. Une plantation adulte
peut supporter une culture intercalaire ou une légumineuse de couverture, seuls les pieds de
girofliers doivent rester dégagés (Memento de l’Agronome).
Le principal adversaire du giroflier à Madagascar est le cyclone qui étant donné la très grande
fragilité de l’arbre provoque de grands dommages sur les récoltes (Maistre, 1964).
Concernant les maladies du giroflier, on distingue pour le cas de Madagascar :
113
Annexe II :DEFINITION ET L’EMPLOI DES INCOTERMS1
EXWORKS
Ce terme signifie que le vendeur a rempli ses obligation de livraison quand la marchandise est
mise à disposition dans son établissement (usine ou entrepôt) il n’est pas responsable de
changement de la marchandise dans le véhicule qui est fournit par l’acheteur ou du
dédouanement de la marchandise sauf convention contraire.
Il peut être utilisé que lorsque l’acheteur peut effectuer directement ou individuellement les
formalités nécessaires à l’exportation.
FCA
Si aucun point précis n’est mentionné, le vendeur peut choisir dans le lieu ou la zone
désignée, l’endroit où le transporteur prendra la marchandise en charge.
Ce terme peut être utilisé pour tous modes de transport (terme omni modale) y compris le
transport multimodal.
FAS
Le vendeur a rempli son obligation de livraison quand la marchandise a été placée le long de
navire, sur le quai ou dans les allèges au port d’embarquement convenu.
1
: Emile BOTO Cours de Commerce International en 3ème année, Gestion, option Commerce Internationale et
Gestion des Entreprises Agro-industrielles, Université de Toamasina 2013-2014
114
A partir de ce moment-là, l’acheteur doit supporter tous les frais et risques de perte ou de
dommage que peut courir la marchandise.
Il n’est doit être utilisé ce terme que s’il est capable d’accomplir directement ou indirectement
les formalités à l’embarquement (formalité portuaire).
FOB
Le vendeur a rempli son obligation de livraison quand la marchandise est chargée à bord du
navire. Cela signifie que l’acheteur doit supporter tous les frais et risques de perte ou de
dommage que peut courir la marchandise à partir de ses points. Le vendeur doit dédouaner la
marchandise à l’exportation.
Ce terme commercial ne peut être utilisé que pour le transport maritime et par VNI (Voie par
Navigateur Intérieur).
CFR
Le vendeur doit payer les frais et le frêt nécessaire au port de destination désignée pour
acheminer la marchandise. Mais le risques de perte ou de dommage que peut courir la
marchandise ainsi que le risque de frais supplémentaire nés d’événement intervenant après
que la marchandise ait été livré à bord du navire, et transférée du vendeur à l’acheteur.
Ce terme CFR ne peut être utilisé que pour le transport par mer et par VNI (Voie par
Navigateur Intérieur) ; pour les autres modes de transport on utilise le terme CPT.
CIF(CAF)
Ce terme est utilisé pour le transport en mer et par VNI (Voie par Navigateur Intérieur) ; pour
les autres modes de transport il faut utiliser le CIP.
115
DAT
Le vendeur remplit son obligation de livraison lorsque les marchandises une fois déchargées
du moyen de transport et mis à la disposition de l’acheteur ou terminale désignée dans
l’enceinte du port ou au lieu de destination convenue.
DAP
Le vendeur a rempli son obligation de livraison dès que les marchandises sont mises à la
disposition de l’acheteur prêt pour le déchargement au lieu de destination finale convenue.
Il supporte tous les frais sauf ceux liés au dédouanement import dont il n’est pas responsable.
Le vendeur à la charge de tous les risques liées à l’acheminement de marchandise jusqu’au
lieu à la destination finale.
DDP
1
Emile BOTO Cours de Commerce International en 4ème année, Gestion, option Commerce International et
Gestion des Entreprises Agro-industrielles, Université de Toamasina 2013-2014
116
LISTE DES ILLUSTRATIONS
LISTE DES FIGURES
117
TABLE DES MATIERES
118
3. La troisième mandature (2008-2011) ........................................................... 11
4. La quatrième mandature (2013- ….) ............................................................ 12
Paragraphe 3. Les organisations et les attributions de la CCI ................................... 12
A. Les Différentes types de membres composant la Chambre de Commerce ........ 13
1. Les ressortissants ou membres à la base ....................................................... 13
a) Définition ................................................................................................. 13
b) Les pièces justificatives des membres à la base......................................... 13
2. Les membres titulaires ou membres élus ...................................................... 13
a) Définition ................................................................................................. 13
b) Mode d’élection ....................................................................................... 14
3. Les membres associés .................................................................................. 14
B. Les organes structurels de la CCI et leurs rôles ................................................ 14
1. L’Assemblée générale .................................................................................. 15
2. Le Bureau et la Direction générale ............................................................... 15
a) Le bureau ................................................................................................. 15
b) La direction générale ................................................................................ 15
3. La Commission de Contrôle de Gestion Budgétaire (CCGB) ....................... 16
C. Les missions et attributions consulaires ........................................................... 16
1. Missions légales ....................................................................................... 16
2. Les attributions principales .......................................................................... 17
a. Attribution administrative......................................................................... 17
b. Attribution consultative ............................................................................ 18
c. Attribution représentative ......................................................................... 18
Section II : Les spécificités de la Chambre de Commerce et d’Industrie ........................ 18
Paragraphe 1. La CCI de Toamasina........................................................................ 19
A. La zone et le domaine de compétence de la CCI de Toamasina ........................ 19
1. Les secteurs d’intervention........................................................................... 19
a. Le Commerce ........................................................................................... 19
b. La prestation de service ............................................................................ 19
c. L’industrie................................................................................................ 19
2. Délimitation géographique de la CCI de Toamasina ..................................... 19
a. Les différents districts .............................................................................. 19
b. Potentialité économique de la région Atsinanana ..................................... 20
B. Catégorisation de la CCI et autonomie ............................................................. 20
119
1. Les établissements publics nationaux ........................................................... 20
a. Les EPIC (Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial) .. 20
b. Les EPA (Etablissements Publics à caractère Administratif) ..................... 21
c. Les EPP (Etablissements Publics à caractère Professionnelle) .................. 21
2. Autonomie administrative ............................................................................ 21
a. Patrimoine propre ..................................................................................... 21
b. Fédération des Chambres de Commerce ................................................... 21
3. Autonomie financière................................................................................... 22
a. Régime comptable et fiscal ....................................................................... 22
b. Les différentes sources de recettes (Art.17, loi 2006-029) ......................... 22
C. Composition du personnel ............................................................................... 22
1. Les employés de courte durée (ECD) ........................................................... 22
2. Les employés de longue durée (ELD) .......................................................... 22
3. Les employés spécialisés (ES) ..................................................................... 23
4. Les employés régis par le règlement de l’établissement ou les agents
bénéficiant d’un contrat de type privé : ............................................................... 23
D. Les tutelles ...................................................................................................... 23
1. La tutelle technique ...................................................................................... 23
2. La tutelle financière ..................................................................................... 23
Paragraphe 2. Les services existant au sein de la CCI .............................................. 24
A. L’organigramme de fonctionnement ................................................................ 24
1. Définition d’un organigramme ..................................................................... 24
2. Schéma de l’organigramme .......................................................................... 24
B. Les différents services ..................................................................................... 25
1. La direction des affaires administratives et financières ................................. 25
a. Le service comptabilité et finances ........................................................... 25
b. Le service des ressources humaines .......................................................... 25
c. Le service exploitation des magasins généraux ......................................... 25
d. Le service juridique .................................................................................. 26
e. Le service approvisionnement et du marché public ................................... 26
2. La direction de l’information et des appuis au secteur privé ......................... 26
a. Le service formation et orientation ........................................................... 26
b. Le service information et promotion des entreprises ................................. 27
c. Service promotion et coordination des antennes ....................................... 27
120
CHAPITRE II : LE GIROFLE DANS SON ENSEMBLE ................................................. 28
Section I: Histoire de l’introduction de la culture du giroflier a Madagascar. ................. 28
Paragraphe 1. Origine et historique.......................................................................... 28
A. Origine ............................................................................................................ 28
1. Présentation du giroflier ............................................................................... 28
2. Historique et utilisation originaire ................................................................ 28
B. Introduction du giroflier à Madagascar ............................................................ 29
1. Les exigences de cette culture ...................................................................... 29
2. Extension de la culture de giroflier ............................................................... 30
a. A Sainte Marie ......................................................................................... 30
b. De l’île de Sainte Marie vers la grande île ................................................ 30
3. Les produits dérivés ..................................................................................... 33
Paragraphe 2. La culture de girofle .......................................................................... 33
A. La culture de girofles ....................................................................................... 33
1. But de la culture ........................................................................................... 33
2. Caractéristiques des trois grands types de système de culture ....................... 34
a. Le système en monoculture : .................................................................... 34
b. Le système agro forestier .......................................................................... 34
c. Les parcs à girofliers ................................................................................ 34
B. La place du girofle dans les exploitations agricoles .......................................... 34
1. Formation des revenus ................................................................................. 34
2. Diversification vers d’autres activités agricoles ............................................ 35
3. Evolution de l’importation mondiale du girofle de Madagascar face aux autres
produits (cas de vanille et café) ........................................................................... 35
C. Itinéraire technique .......................................................................................... 36
1. Situation passée ........................................................................................... 36
2. Situation actuelle ......................................................................................... 36
a. Origine des plants ..................................................................................... 36
a.1. Choix variétal : ...................................................................................... 36
a.2. Méthode classique : transplantation des sauvageons .............................. 37
a.3. Semis en pépinière : .............................................................................. 37
b. Renouvellement des plantations et fertilisation ......................................... 38
c. Entretien................................................................................................... 38
d. Récolte/ cueillette ..................................................................................... 38
121
e. Opération post récoltes ............................................................................. 38
Section II : Evolution de la production à Madagascar .................................................... 39
Paragraphe 1. Les produits d’exportation ................................................................. 40
A. Evolution de la production des clous de girofle à Madagascar ......................... 40
1. Superficies cultivées en girofle sur la côte Est de Madagascar. ..................... 40
2. Evolution de la production nationale de clou de girofle ................................ 40
B. Les Facteurs conditionnant la production ......................................................... 40
1. Irrégularité de la floraison ............................................................................ 40
2. Présence d’ennemis : le chrysotypusmabilianum ou andreta ......................... 40
3. Concurrence ou complémentarité entre production de clou de girofle et
d’essence de feuille ............................................................................................. 41
4. Relation entre production et pluviométrie..................................................... 41
5. Impact des cyclones ..................................................................................... 42
C. Les régions productrices de girofle .................................................................. 42
1. Les Principales zones de production ............................................................. 42
2. Période de récolte ........................................................................................ 42
Paragraphe 2. La concurrence sur la scène internationale ......................................... 43
A. Les principaux pays producteurs et exportateur de girofle. ............................... 43
1. Les concurrents de Madagascar dans la filière girofle .................................. 43
a. Evolution historique de la production mondiale ........................................ 43
b. Superficie cultivée par les trois grands producteurs .................................. 44
2. Situation actuelle de la production mondiale ................................................ 44
a. Les dix principaux pays exportateurs mondiaux ................................... 45
b. Situation de Madagascar face aux pays exportateurs du girofle ................. 45
B. Les pays importateurs du produit ..................................................................... 46
1. Les principaux pays importateurs de girofle dans le monde .......................... 46
DEUXIEME PARTIE : L’EXPORTATION DU GIROFLE ET LA CERTIFICATION DU
PRODUIT PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE TOAMASINA 49
Chapitre I – L’EXPORTATION DU GIROFLE ................................................................ 51
Section I : Les opérations relatives à l’exportation du girofle ......................................... 51
Paragraphe 1. Le commerce international ................................................................ 51
A. Introduction ..................................................................................................... 51
1. Quelques définitions .................................................................................... 51
a. Le commerce international ....................................................................... 51
122
b. L’offre...................................................................................................... 52
c. La demande .............................................................................................. 52
2. Les différents acteurs au niveau du commerce du girofle ............................. 52
a. Les producteurs ........................................................................................ 52
b. Les collecteurs ou intermédiaires .............................................................. 52
c. Les exportateurs ....................................................................................... 52
d. Importateur .............................................................................................. 52
B. L’opération d’exportation ................................................................................ 53
1. Définition du terme ...................................................................................... 53
2. L’acheminement et la commercialisation du produit .................................... 53
C. Les incoterms .................................................................................................. 54
1. Les incoterms et le cadre commercial ........................................................... 54
a. L’importance des incoterms dans le cadre commercial ............................. 54
b. L’emploi des incoterms ............................................................................ 55
c. Le but principal ........................................................................................ 55
2. La principale évolution des incoterms .......................................................... 55
a. La date 1920............................................................................................. 55
b. La première publication(1936) ................................................................. 55
c. La dernière publication en la matière ........................................................ 55
d. Le groupement des incoterms ................................................................... 56
D. Les principaux modes de paiement .................................................................. 56
1. Encaissement simple ou remise Libre (RML) ............................................... 56
a. Utilisation de Remise Libre ...................................................................... 56
b. Les instruments de payement dans la transaction RML ............................. 57
2. Encaissement documentaire ou Remise Documentaire ou Rem Doc ............. 57
a. Définition ................................................................................................. 57
b. Conditions d’utilisation ............................................................................ 57
c. Intervenants dans la Remise documentaire ............................................... 58
d. Caractéristiques ........................................................................................ 58
e. Les avantages spécifiques liés à la Remise Documentaire ......................... 58
3. Crédit Documentaire ou Credoc ................................................................... 59
a. Définition et terminologie ........................................................................ 59
b. Les « acteurs » du crédit documentaire ..................................................... 59
c. Mécanisme ............................................................................................... 60
123
d. Les conditions d’engagement de payer ..................................................... 60
e. Les modes de réalisations ......................................................................... 60
E. Les principaux documents dans une transaction commerciale et internationale 61
1. Documents commerciaux ............................................................................. 61
a. Définition ................................................................................................. 61
b. Les principaux documents commerciaux .................................................. 61
2. Documents financiers................................................................................... 61
a. Définition ................................................................................................. 61
b. Les différentes sortes des documents financiers ........................................ 62
Paragraphe 2. Les procédures nécessaires à l’exportation ........................................ 62
A. Les conditions légales pour être exportateur de girofle .................................... 62
1. Formalités préliminaires .............................................................................. 62
2. Affiliation au GEGM ou Groupement des Exportateurs de Girofle de
Madagascar ......................................................................................................... 63
a. Conditions d’agrément au niveau du GEGM ............................................ 63
b. Objectifs du GEGM ................................................................................. 64
B. Acquittement des ristournes............................................................................. 64
1. Définition .................................................................................................... 64
2. Modalité de perception ................................................................................ 65
Paragraphe 3. L’étude de l’exportation de girofle .................................................... 65
A. Etudes des volumes du produit exportés .......................................................... 65
1. Offre malgache ............................................................................................ 65
2. Les normes de qualité de girofle exporté par Madagascar............................. 66
B. Etudes de la variation de prix........................................................................... 67
1. Le caractère de prix agricole ........................................................................ 67
a. Les prix agricoles sont fluctuants.............................................................. 67
b. Le prix dépend de la loi de l’offre et de la demande .................................. 67
2. L’évolution du prix FOB du clou de girofle de 1969 à 2008 en millier
d’Ariary .............................................................................................................. 67
3. Cours mondiaux (2014) : Ils sont de :........................................................... 69
Section II : La certification du produit par la CCI .......................................................... 69
Paragraphe 1. Le certificat d’origine ........................................................................ 69
A. Essai de définition ........................................................................................... 69
B. Les types de certificats d’origine ..................................................................... 70
124
1. Enumération des certificats .......................................................................... 70
2. L’intégration régionale ................................................................................. 70
C. L’utilité et les avantages afférents à l’usage des certificats d’origine................ 71
1. Dans le domaine de la douane ...................................................................... 71
2. Pour l’importateur........................................................................................ 71
3. Exception au principe .................................................................................. 72
D. Les règles d’origines ....................................................................................... 72
1. Les principaux critères déterminant l’origine du produit ............................. 72
a. Les produits entièrement obtenus ............................................................ 72
b. Les produits ayant subi une dernière transformation substantielle ............. 72
2. Les différents critères indépendants des règles d’origines du COMESA ....... 73
a. Produit à l’état brut ................................................................................... 73
b. Les produits manufacturés ........................................................................ 73
Paragraphe 2. Les procédures mises en place ........................................................... 73
A. Le déroulement d’émission d’un certificat d’origine ........................................ 73
B. Mode d’emploi de Certificat d’Origine (exemple : certificat d’origine de
COMESA) ............................................................................................................. 75
C. Procédure de délivrance des Certificats d’Origine par la CCI Toamasina ........ 75
1. Vérification de la marchandise par la CCI Toamasina .................................. 75
2. Le contrôle des documents relatifs aux marchandises par le régisseur de la
Région ................................................................................................................ 77
3. La délivrance de l’attestation de régularité par la Direction du commerce ... 77
4. La certification............................................................................................. 77
D. Les pièces exigées émanant des autorités ......................................................... 77
Chapitre II –EVALUATION DE L’EXPORTATION DU PRODUIT ET DES
PROCEDURES ................................................................................................................ 78
Section I : Les problèmes rencontrés en matière d’exportation et de procédure .............. 78
Paragraphe 1. Les points faibles au niveau de l’exportation du produit girofle ......... 78
A. L’insuffisance de la production........................................................................ 78
1. Impact du type d’exploitation....................................................................... 78
2. Problème de replantation ............................................................................. 79
3. Problèmes phytosanitaires provoqués par des parasites animaux dont l’ «
Andretsa » constitue un autre problème de taille. ................................................ 79
125
4. Concurrence ou complémentarité entre production de clou de girofle et
d’essence de feuilles ........................................................................................... 79
B. Impact des pratiques culturales et post-culturales sur la qualité du produit final ..
........................................................................................................................ 80
1. Les pratiques culturales ................................................................................ 81
a. Stade plantation ........................................................................................ 81
b. Stade entretien .......................................................................................... 81
2. Les pratiques post-culturales ........................................................................ 81
a. Stade récolte............................................................................................. 81
b. Stade post-récolte ..................................................................................... 81
C. L’inexistence d’une organisation professionnelle structurée............................. 83
1. La mauvaise action de la coopérative et de la fédération des coopératives .... 83
2. L’ignorance de la majorité des opérateurs économiques pour les activités de la
Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina ........................................... 83
Paragraphe 2. Les différents risques et la difficulté de procédure en matière
d’exportation ......................................................................................................... 84
A. Les différents risques ....................................................................................... 85
1. Les risques de change .................................................................................. 85
2. Le non paiement .......................................................................................... 85
B. Les limites des modes de paiement ................................................................. 85
1. L’encaissement simple ................................................................................. 85
2. Le Crédit documentaire ................................................................................ 85
3. La remise documentaire ............................................................................... 86
Section II : Les Suggestions d’amélioration ................................................................... 86
Paragraphe 1. Les points à améliorer au niveau de la productivité et de la qualité du
produit girofle ......................................................................................................... 86
A. L’augmentation de la productivité du girofle ................................................... 87
1. Renouvellement de plantation ...................................................................... 87
a. La replantation ......................................................................................... 87
b. Extension de la culture ............................................................................. 87
2. Encouragement de la production à l’aide des mesures d’accompagnement ... 87
b. Les subventions ........................................................................................ 88
c. Le crédit agricole ..................................................................................... 88
d. Rendre la culture obligatoire..................................................................... 88
126
B. Amélioration de la qualité des clous ................................................................ 88
1. Les moyens pour améliorer la qualité des clous du girofle ............................ 88
a. La fixation des prix .................................................................................. 88
b. La déontologie de métier de chaque acteur en la matière .......................... 88
c. Le respect de normes d’emballage ............................................................ 89
2. L’importance de respect de la qualité ........................................................... 89
Paragraphe 2. La relance des activités de la CCI Toamasina .................................... 89
A. Le marketing managérial ................................................................................. 90
1. La politique stratégique ................................................................................ 90
a. Le marketing et son rôle ........................................................................... 90
b. Les concepts clé du marketing .................................................................. 91
b.1. Les besoins, les désirs et la demande .................................................... 91
b.2. Les produits .......................................................................................... 92
b.3. La valeur et la satisfaction .................................................................... 92
b.4. Les échanges, les transactions et les relations ....................................... 92
b.5. Le marché ............................................................................................ 93
2. L’objectif marketing .................................................................................... 94
B. Le marketing management .............................................................................. 94
1. Définition .................................................................................................... 94
2. Le marketing de service ............................................................................... 95
3. Le marketing interne et le marketing interactif ............................................. 95
C. La politique d’écoute ....................................................................................... 96
1. L’importance de la politique d’écoute .......................................................... 96
2. Exemple de planning d’écoute ..................................................................... 97
Paragraphe 3. Les moyens pour faire connaître la CCI Toamasina ........................... 97
A. La communication ........................................................................................... 97
1. Le rôle de l’émetteur .................................................................................... 98
2. Les différents types de moyen de communication ........................................ 98
a. La publicité : ............................................................................................ 98
b. La promotion des ventes ........................................................................... 99
c. La vente ................................................................................................... 99
B. l’élaboration d’une stratégie de communication ............................................... 99
1. La cible ........................................................................................................ 99
2. Les objectifs de la communication ............................................................. 100
127
a. La prise de conscience ............................................................................ 100
b. La connaissance ..................................................................................... 100
c. L’attrait .................................................................................................. 101
d. La préférence ......................................................................................... 101
e. La conviction (certitude d’une personne convaincue) ............................. 101
f. L’achat ................................................................................................... 101
3. Le message ................................................................................................ 101
a. Le contenu du message ........................................................................... 102
b. La structure du message ......................................................................... 102
c. Le format du message............................................................................. 102
d. La source du message ............................................................................. 102
CONCLUSION .................................................................................................................. 104
BIBLIOGRAPHIE : ........................................................................................................... 106
ANNEXES ......................................................................................................................... 110
LISTE DES ILLUSTRATIONS ......................................................................................... 117
128