0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues12 pages

Missions et organisation du Ministère des Finances

Transféré par

laurelhounvenou48
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues12 pages

Missions et organisation du Ministère des Finances

Transféré par

laurelhounvenou48
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.1.

Présentation du lieu et problématique de l’étude


Cette section du chapitre présente le Ministère des Finances et avec un accent
sur la Direction Générale du financement du Développement (le lieu de
recherches), ses missions et son organisation.

1.1.1 Bref aperçu du lieu de recherches


La Direction Générale des Impôts est la tutelle du Ministère de l'Économie
et des Finances. Ce ministère est organisé et fonctionne suivant les principes et
les dispositions communes à tous les ministères, établi par le décret fixant la
structure-type des ministères, sous réserve des dispositions spécifiques du
présent décret et autres règlements y afférents.

 Mission et attributions
Le Ministère de l'Économie et des Finances a pour mission la
conception, la mise en œuvre, suivi et l'évaluation de la politique générale de
l'État en matière budgétaire , économique, financière et monétaire, et en matière
de constitution et de conservation du patrimoine foncier et immobilier de l'État.
Il élabore pour le compte de l'État des stratégies de mobilisation et de
sécurisation des ressources, veille à la qualité des dépenses et à la bonne gestion
du patrimoine ainsi qu'aux engagements financiers, nationaux et internationaux,
conformément aux conventions internationales, aux lois et règlements en
vigueur en République du Bénin.

A ce titre, il est chargé,

• en matière de mobilisation de ressources :

-d'élaborer les projets de lois de finances et assurer la préparation du budget


général de l'État ;
-de définir et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière
d'endettement et de financement des programmes et projets de développement ;

-de préparer, de négocier et de suivre les programmes économiques avec les


institutions partenaires

-de rechercher et de mobiliser les ressources extérieures (prêts et dons) et


intérieures pour le financement des programmes et projets de développement,
des appuis budgétaires et en assurer une bonne gestion ;

-de suivre l'exécution des conventions et des accords de financement relatifs aux
projets, programmes et appuis budgétaires des partenaires extérieurs.

• en matière de gestion des investissements publics

- de contribuer, en liaison avec le ministère en charge du Développement et le


Bureau d'analyse et d'investigation, à la définition des orientations pour le
cadrage des investissements publics ;

- d'élaborer et de suivre, en collaboration avec tous les ministères le Programme


d'investissement public ;

- de définir et d'exécuter la mise en œuvre du cadre règlementaire de gestion des


investissements publics et de préparer sa mise en œuvre.

• en matière de gestion et de contrôle des finances publiques :

- d'assurer la gestion et le contrôle permanent des finances publiques ;

- d'assurer le contrôle de la régularité et de l'efficacité de la gestion de tous les


fonds publics

- d'assurer le suivi financier des entreprises publiques et semi-publiques en


collaboration avec les structures concernées.
- de préparer et de suivre l'exécution des dépenses en capital d'assurer
l'exécution et le contrôle des recettes et des dépenses de l'État ;

- d'assurer le suivi et le contrôle des finances des collectivités publiques ;

- d'assurer la tenue et la réglementation de la comptabilité de l'État, des


collectivités publiques, des postes diplomatiques et des consulats généraux ;

- de procéder à la reddition des comptes annuels de l'État et des collectivités


publiques et d'assurer leur transmission à la Cour des comptes et à l'Assemblée
nationale :

• En matière de réforme, de gestion et maitrise de l’environnement


macroéconomique

- d'assurer le suivi de l'analyse de l'économie et de la veille stratégique :

- de coordonner et de promouvoir le système statistique national ;

- d'établir les comptes nationaux d'élaborer les programmes de réformes


économiques et de gérer leur exécution ;

- d'assurer la surveillance de la conjoncture économique

- de veiller à l'établissement et au maintien d'un cadre cohérent et favorable à la


croissance économique

- d'assurer les fonctions relatives à la fiscalité, au crédit, à la monnaie et aux


assurances ;

- de centraliser et de coordonner toutes les actions visant à assurer une bonne


exécution des politiques macroéconomiques ;

- d'élaborer et de mettre en œuvre la politique d'intégration régionale, financière


et monétaire ;
- d'assurer, en liaison avec les ministères en charge du développement et des
affaires étrangères, les relations avec les institutions financières nationales,
régionales et internationales

- d'assurer la surveillance et le contrôle des structures de financement


décentralisées

- de coordonner la mise en œuvre des réformes budgétaires, fiscales et


comptables engagées dans le cadre des appuis budgétaires avec la communauté
financière internationale.

• en matière de gestion et de sécurisation foncière et du patrimoine de l'État :

- de gérer les domaines public et privé de l'État :

- de mettre en œuvre la politique foncière et domaniale définie par l'État :

- d'assurer la gestion et l'entretien des biens meubles et des bâtiments


administratifs, la maintenance et la réforme du parc automobile de l'État ;

- d'auditeur et d'évaluer la gestion foncière et domaniale sur le territoire national,


en collaboration avec le ministère en charge du cadre de vie ;

- de mettre en œuvre les opérations d'expropriation pour cause d'utilité publique


au profit de l'État, en collaboration avec le ministère de la justice ;

- d'assurer conservation foncière et des hypothèques :

• en matière de contrôle de la gestion des entreprises publiques et semi-


publiques

- de gérer le portefeuille de l'État

- de contrôler la gestion des entreprises publiques


- de piloter toutes les activités relatives à la gestion économique, financière,
administrative et juridique du portefeuille de l'État, notamment lors des
opérations de création, de transformation, de restructuration, de fusion et de
liquidation de sociétés

- de définir et de mettre en œuvre la politique de dénationalisation et de réforme


des entreprises publiques et semi-publiques

- de veiller à l'exécution des décisions du gouvernement en matière de


dénationalisation.

 Organisation et fonctionnement

Outre les personnes et services qui lui sont rattachés, tel que prévu par le
décret fixant la structure- type des ministères, le ministre dispose d'un conseiller
technique juridique et, selon ses besoins, de quatre (4) autres conseillers
techniques dont il définit les attributions. Les autres services directement
rattachés comprennent

- la Direction Centrale de la Supervision de la Dépense Publique

- la Direction Centrale de la Supervision des Régies Financières :

- l'Unité d'appui Stratégique du Ministre de l'Économie et des Finances ;

- la Direction Nationale du Contrôle Financier ;

- la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics

- la Cellule de Suivi des Programmes Économiques et Financiers ;

- la Cellule Technique d'appui à l'amélioration du climat des affaires et à la


promotion des investissements
Sont rattachées au Ministre, toutes les autres cellules techniques spécifiques
créées selon les nécessités de service :

o Organisation et fonctionnement du lieu d’accueil


 Missions de la Direction Générale des Impôts
Dans le cadre de l’accomplissement de ses missions, la Direction
Générale des Impôts est chargée :

 de la détermination de l’assiette, du contrôle et de la liquidation de tous


les impôts, taxes, droits, amendes et pénalités fiscales de toutes natures
prévus ou à prévoir par les lois et règlements au profit de l’Etat et des
collectivités territoriales ;
 du contentieux, du recours gracieux et du dégrèvement des impôts, taxes,
droits, amendes et pénalités fiscales de toutes natures prévus ou à prévoir
par les lois et règlements au profit de l’Etat et des collectivités territoriales
dans les limites de sa compétence ;
 du recouvrement des recettes fiscales et parafiscales et de leur
reversement au Trésor ;
 du contrôle fiscal ;
 de la préparation des textes à caractère législatif et règlementaire en
matière d’impôts à l’endroit du législateur et de l’autorité réglementaire,
et de la rédaction des instructions en application de ces textes de portée
générale ;
 de l’identification, de la localisation et de l’immatriculation des
contribuables ;
 de la gestion des exonérations fiscales ;
 de l’appréciation des clauses des contrats de marchés soumis à l’avis de la
DGI ;
 de la représentation de la DGI dans les commissions de passation des
marchés publics ;
 de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ;
 de la gestion du Guichet Unique des Etats Financiers ;
 de la gestion de l’ensemble du réseau comptable ;
 de l’élaboration conjointe avec le Receveur Général du Trésor (RGT) de
la note d’accord relative aux recettes fiscales et parafiscales recouvrées et
reversées au Trésor Public et de la situation des restes à recouvrer ;
 de l’élaboration des comptes administratifs et de gestion et de leur
transmission à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême en vue de
leur mise en état
 Missions de Cellule de Services aux Contribuables
La Cellule de Services aux Contribuables (CSC), a pour mission
l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de la DGI en matière de
communication, de services aux contribuables et de promotion du
civisme fiscal.
A ce titre, elle assure notamment :
 le pilotage de la stratégie du service à l’usager ;
 l’élaboration et la mise en œuvre, en collaboration avec la
DPSE, du plan annuel de promotion du civisme fiscal ;
 la communication interne et externe de la DGI.

 Organisation
Le Directeur de la Cellule de Services aux Contribuables est
chargé de coordonner, d'orienter et de contrôler les activités de ses
collaborateurs.

 La Cellule de Services aux Contribuables comprend outre le


secrétariat, trois (03) bureaux : Bureau « Promotion du
Civisme Fiscal » ;
 Bureau « Communication » ;
 Bureau « Gestion de la satisfaction des contribuables ».

 Fonctionnement
Le secrétariat est assuré par un secrétaire chargé de la réception, de
l’enregistrement et du classement des courriers « arrivée »,
l’expédition des courriers « départ » émanant de la CSC. Il peut
exécuter tous autres travaux à lui confiés par le Directeur de la
Cellule.
Le bureau « Promotion du Civisme Fiscal » a pour rôle de :
 élaborer et mettre en œuvre le plan annuel de promotion du
civisme fiscal en collaboration avec la DPSE ;
 accompagner les services opérationnels dans la gestion et la
mise en œuvre de toutes les procédures relatives aux services
aux contribuables ;
 définir et mettre en œuvre une stratégie de prise en charge des
nouvelles créations en collaboration avec la Direction de
l’Informatique (DI), la Direction de la Législation et du
Contentieux (DLC) et la Direction du Contrôle Fiscal et du
Renseignement (DCFR) ;
 organiser des rencontres d’échanges avec le secteur privé ;
 organiser des séances d'information et de sensibilisation à
l'endroit des contribuables sur leurs obligations fiscales, les
services qui leur sont offerts ainsi que les réformes mises en
œuvre par la DGI ;
 élaborer en collaboration avec les Directions concernées, les
contenus des supports d'information et de sensibilisation ;
 informer et de former en collaboration avec le Centre de
Formation Professionnelle (CFPI), les agents de la DGI sur les
services d'accueil et d'accompagnement des contribuables ;
 définir les normes de services et améliorer celles existantes en
liaison avec la Cellule de la Qualité et de la Gestion des
risques ;
 élaborer et mettre en œuvre une stratégie d’accueil et
d’assistance des contribuables.

Le bureau «Communication » est chargé de :


 élaborer et mettre en œuvre les stratégies de la DGI en matière
de communication interne et externe ;
 élaborer une programmation annuelle de communication ;
 animer tous les canaux de communication de la DGI ;
 mettre en place de nouveaux canaux de communication ;
 concevoir les supports de communication de la DGI ;
 rédiger les communiqués de presse et toute autre information
destinée aux contribuables ;
 assurer les relations avec les médias ;
 gérer la couverture médiatique des différentes activités de la
DGI ;
 communiquer autour des différentes réformes mises en œuvre
par la DGI ;
 organiser toutes les émissions radiophoniques et télévisuelles
dédiées à la DGI ;
 veiller à la bonne exécution des contrats de partenariat avec les
médias ;
 assurer les insertions dans la presse ;
 superviser les activités des prestataires en matière de
communication.
Le bureau « gestion de la satisfaction des contribuables » est
chargé de :

 élaborer et mettre en œuvre une stratégie visant la satisfaction


du contribuable ;
 faire des propositions pour l’amélioration du service aux
contribuables ;
 recevoir et traiter les plaintes liées aux services aux
contribuables conformément aux procédures établies ;
 assurer le respect des normes internationales en matière de
services aux contribuables ;
 réaliser des enquêtes de satisfaction et des sondages en liaison
avec la DPSE ;
 prendre en compte les différents segments de contribuables
dans la mise en œuvre des stratégies de la DGI et d’assurer le
respect de l'égalité homme-femme.

 Dispositions diverses
Le Directeur de la Cellule de Services aux Contribuables est
chargé de l’application de la présente note de service et rend
compte périodiquement au Directeur Général des Impôts, de
l’exécution des tâches dévolues à la cellule sous la forme de
rapports trimestriels.
1.1.2 La problématique de l’étude et questions de recherche
Le développement de la dématérialisation des déclarations fiscales
permettrait de rendre un meilleur service aux entreprises et aux personnes
physiques, grâce à une circulation plus fluide de l’information et un accès
simplifié aux procédures administratives. Or, la présentation de ces nouvelles
procédures démontre au contraire une complexité accrue pour les usagers qui
sont confrontés à une technicité de plus en plus évidente et la simplification
annoncée semble concerner, en matière de déclaration, essentiellement
l'administration fiscale. Par ailleurs, la dématérialisation conduit à un
appauvrissement des relations entre l'administration et le contribuable,
emmenant à une automatisation du traitement des situations fiscales et à des
risques accrus pour les individus (au niveau de la confidentialité, du nombre et
de la facilité des contrôles, d'un point de vue technique, ou encore par rapport à
des questions de responsabilité). S'ajoute un risque de déséquilibre entre
l'administration fiscale et les personnes physiques au détriment de ces dernières,
qui n'ont pas d'autre choix que d'intégrer la dématérialisation dans leurs propres
politiques fiscales.

Le Bénin, à l’instar de certains de ces pays, tire essentiellement les ressources de


son budget des recettes issues de la fiscalité et vu que notre système fiscal est
essentiellement déclaratifs il est donc indispensable, pour accroître les recettes
fiscales, de moderniser le système fiscal dans l’optique d’une fiscalité de
développement. La mise en œuvre de cette fiscalité de développement implique
la participation effective de tous les acteurs de la vie économique et de tous les
citoyens. Mais, on constate qu’au Bénin, cette participation n’est pas toujours
effective.

Pour pallier cette situation, il a été initié des réformes majeures dont l’institution
de l’IFU qui n’est rien d’autres qu’une base de données fiables constituée par
l’administration fiscale avec d’autres structures permettant d’avoir des
informations sur tous les acteurs de la vie économique nationale
(contribuables, entreprises et particuliers de tous genres, etc.), facilitant ainsi
les recoupements de renseignements afin de procéder à une meilleure
fiscalisation.

Mais, son application est-elle effective et efficace ?


Quelles difficultés les personnes physiques éprouvent-elles dans sa mise en
œuvre ?

C’est dans le but d’analyser l’état des lieux de proposer des mesures pour une
meilleure fiscalisation grâce à l’IFU des personnes physiques que nous avons
décidé de focaliser notre choix sur le sujet : « Dématérialisation de
l'immatriculation à l'IFU des personnes physiques : enjeux- difficultés-
perspectives ».

Vous aimerez peut-être aussi