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Méthodes de datation absolue des roches

geogr

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Datation absolue

Objectif :
Etudier des exemples de géochronomètre qui sert à donner un âge numérique aux roches

1. Exemple du couple 238U/206Pb

Si on s'intéresse à dater des roches les plus anciennes, on va travailler à l'échelle du milliard
d'années et il nous faudra alors un géochronomètre « lent » permettant l'accès au père restant
encore abondant : on utilisera alors les méthodes rubidium/strontium, thorium/plomb,
uranium/plomb ou potassium/argon.

Les équations de désintégrations vont s’écrire pour les éléments U Th Pb :

Les équations sont des fonctions affines de forme y = ax + b où

x = 238U/204Pb ; y = 206Pb/204Pb ; b = (206Pb/204Pb)i et la pente de la droite a = e λt - 1

Nous pouvons mesurer une date avec les trois systèmes, s'ils concordent, les dates sont
concordantes et les mesures se retrouvent alignées sur une droite nommée isochrone.

2. Exemple du couple 87Rb/87Sr


Principe de la méthode de datation rubidium Rb - Strontium Sr.
Lors de la formation d’un granite (ou de toute autre roche magmatique), du Rb et du Sr sont
intégrés dans certains minéraux, comme les feldspaths alcalins et les micas. Chacun de ces
éléments possède plusieurs isotopes : 85Rb et 87Rb d’une part, 88Sr, 87Sr, 86Sr et 84Sr d’autre part.
L’isotope 87Rb est radioactif et se désintègre en 87Sr stable avec une durée de demi-vie de
48,8.109 ans. 86Sr est un isotope stable du Sr.
La difficulté de la datation par la méthode Rb-Sr vient du fait que l’on ne connaît pas la
quantité initiale de ces éléments dans les différents minéraux de la roche au moment de la
fermeture du système. Les spécialistes contournent cette difficulté en mesurant des rapports
isotopiques dans plusieurs minéraux de la roche.

Ainsi, deux minéraux, cristallisant à partir d’un même magma, intégreront dans leur réseau
cristallin du Sr avec un rapport isotopique 87Sr/86Sr identique à celui du magma d’origine. Et
même si certains minéraux intégreront plus de Sr que d’autres, tous ces minéraux auront le
même rapport isotopique initial du strontium (87Sr/86Sr)0.

Par ailleurs, l’isotope 86Sr étant stable, sa quantité ne varie pas au cours du temps dans un
système fermé et on peut donc écrire : 86Srt = 86Sr0.

Par conséquent, l’équation 87Srt = 87Sr0 + 87Rbt (eλt – 1) devient, en en divisant tous les
membres par 86Sr :

Dans ces conditions, il faut savoir que deux minéraux d’une roche issue du refroidissement d’un
même magma auront le même rapport isotopique initial (87Sr / 86Sr)0, mais des rapports
(87Sr / 86Sr)t et (87Rb / 86Sr)t différents que l’on peut mesurer à l’aide d’un appareil appelé
spectromètre de masse.

Ainsi, si on considère plusieurs minéraux d’une même roche provenant du même magma, et
qu’on applique à chacun cette équation, on se retrouvera avec plusieurs équations (autant que
de minéraux) et 2 inconnues (87Sr / 86Sr)0 et t.

Les graphiques suivants récapitulent ce raisonnement, dans le temps, dans un diagramme


présentant en ordonnées (87Sr / 86Sr) et en abscisses (87Rb / 86Sr) pour 6 minéraux d’une même
roche issue du refroidissement du même magma, donc 6 minéraux qui ont donc le même rapport
isotopique (87Sr / 86Sr)0 :

a) Au temps t = 0, date de la formation du magma, tous les minéraux avaient le même


rapport isotopique (87Sr / 86Sr)0 - des rapports (87Rb / 86Sr)0 différents
b) Si le système reste clos (fermé), au bout d’un certain temps, chaque minéral verra son
rapport isotopique (87Rb/86Sr) diminuer et son rapport isotopique (87Sr / 86Sr) augmenter ; au
fur et à mesure que le temps s’écoule, le 87Rb se désintègre en 87Sr à raison de 1 noyau pour 1
noyau :

3°) Le résultat final est une droite appelée isochrone, définie par l’alignement des 6 minéraux ;
son équation correspond à l’équation 1 ci-dessus ; sa pente ou coefficient directeur vaut
a = (eλt – 1) :

3. Exemple du 14C

Si on s'intéresse à l'archéologie, on va utiliser des couples dans des périodes sont très récentes
pour le géologue, de quelques centaines ou milliers d'années, et on va donc utiliser un
géochronomètre « rapide » : le 14C, à grande constante de désintégration λ.

Le carbone existe dans toutes les matières organiques (tous les êtres vivants ont un
rapport 14C/12C sensiblement constant). Le 14C est un isotope radioactif du 12C dont le noyau
contient 6 protons +8 neutrons. Il est utilisé pour estimer l'âge jusqu'à environ 58000 à 62000
ans. Le carbone se trouve sous diverses formes, dont le principal est un isotope stable 12C, un
autre 13C et un isotope instable 14C.

Tout organisme vivant absorbe les trois formes de dioxyde de carbone présentes dans
l'atmosphère. Lorsqu'un organisme meurt, il n’y a plus d’échanges avec l'atmosphère.
L’individu contient un rapport de 14C / 12C qui décroît exponentiellement, et le 14C se désintègre
sans possibilité de reconstitution. Le rapport diminue à un rythme régulier (demi-vie du 14C).
La mesure de la désintégration du 14C fournit une indication de l'âge de tout matériau à base de
carbone.

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