Chimie Minérale Descriptive
Chimie Minérale Descriptive
Ouassas
L’objectif est d’apprendre à interpréter le tableau périodique et de prévoir les propriétés des
éléments à partir de leur place dans le tableau. Chaque groupe du tableau possède ses propres
caractéristiques particulières. Mais les groupes principaux ont certaines propriétés en commun, par
exemple :
CHAPITRE I L’HYDROGENE
I.I. INTRODUCTION
C’est l’atome le plus abondant de l’univers. Il s’est formé au cours des premières secondes
du « Big-Bang » qui marque le commencement de l’univers. Il existe 89 % de H2 dans
l’univers, mais peu de H2 libre existe sur terre car il est très léger et échappe à la gravitation
terrestre. D’où la nécessité de le fixer à la planète par des atomes lourds sous forme de
composés. La plus grande quantité de H2 se trouve sous forme d’eau H2O (océans ou
minéraux), mais aussi combiné à C, S et N (matière végétale et animale).
H2 est le principal constituant du soleil : Soleil = Une boule de gaz chaud : Hydrogène (92%)+
Hélium (7%)+ traces d’éléments lourds (1%).
M Abondance
Nom Symbole PF (°C) PE (°C) (g/cm3)
(g/mol.) (%)
Hydrogène
1
(protium) H 1,008 99,88 -259 -253 0,089
2
Deutérium H ou D 2,014 0,02 -254 -249 0,18
3
Tritium H ou T 3,016 Radioactif* -252 -248 0,27
L’hydrogène est un élément non métallique. Dans les CN, il existe sous forme de H2 gazeux.
[Link]. PRODUCTION DE H2 :
Les sources naturelles de H2 sont insuffisantes pour satisfaire les besoins de l’industrie. De ce
fait, on utilise de l’hydrogène commercial, sous-produit du raffinage du pétrole qui est la
suite de deux réactions catalytiques :
ère
1 réaction de reformage :
Un mélange d’hydrocarbure et de vapeur d’eau est transformé en monoxyde de carbone CO et
d’hydrogène H2 par un catalyseur (Ni) à 800°C :
CH4(g) + H2O(g) CO(g)+3H2(g)
Le mélange obtenu (gaz de synthèse) sert à préparer de nombreux composés (CH3OH,…).
Au cours de laquelle CO(g) continue à réagir avec l’eau à 400 °C en présence de Fe/Cu comme
catalyseurs :
La 1ère réaction peut être remplacée par une autre réaction similaire : la réduction de l’eau
sur le coke à 1000 °C (catalyseur Fe ou Ru), quelquefois appelée réaction du gaz à l’eau :
C(s) + H2O(g) CO(g) + H2(g) (endothermique)
Production de H2 par électrolyse de H2O : l’utilisation de ce procédé est justifiée là où
l’électricité est bon marché (procédé très coûteux). Par exemple :
2NaCl(aq)+2H2O(l)H2(g)+Cl2(g)+2NaOH(aq)
h
2H2O(l) 2H2(g) + O2(g)
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre I : l’hydrogène A. Ouassas
Au laboratoire : utilisation d’un métal ayant un potentiel standard ° < 0 pour réduire H+
(exemple Zn) :
Zn(s) + 2HCl(aq)ZnCl2(aq)+ H2(g)
[Link]. UTILISATION DE H2 :
La molécule de H2 est apolaire, les attractions sont donc des forces de London mais très
faibles à cause de l’existence d’un seul électron. Par conséquent, H2 est insoluble dans les
solvants polaires tels que H2O. Sa condensation en liquide a lieu à 20 K.
L’une des propriétés remarquable de H2 liquide est sa très faible masse volumique : 0,089
g/cm3 qui est inférieure au 1/10 de celle de H20(l). Cette masse volumique faible fait de H2 un
carburant très léger mais très encombrant. Il admet l’enthalpie spécifique (=enthalpie de
combustion d’un échantillon/sa masse) de 142 kJ/g, la plus élevée de tous les carburants
connus (≈ 50 kJ/g). Ainsi, H2 et O2 sont utilisés pour fournir de l’énergie à la fusée principale
de la navette spatiale.
Synthèse de l’ammoniac : chaque année, la moitié environ des 3.108 kg de H2 utilisés dans
l’industrie est transformée en NH3 par le procédé HABER.
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre I : l’hydrogène A. Ouassas
A partir de la réaction de NH3, H2 a fait son chemin à travers de nombreux autres composés
azotés tels que l’hydrazine (NH2NH2) et l’amidure de sodium (NaNH2).
H2 pénètre dans l’économie par la synthèse du méthanol :
Pression
2H2(g) + CO(g) CH3OH(l)
Catalyseur
Méthode : dissolution des minerais (CuO, CuS,…) dans H2SO4 puis faire buller H2 dans la solution.
La réduction est favorisée thermodynamiquement car Cu2+/Cu=0,34 V. (Zn (-0,76 V) et Ni (-0,23
V) ne peuvent pas être extraits car leurs sont < 0).
H2 est utilisé dans les brûleurs à hydrogène et à oxygène. La réaction qui a lieu dans le
brûleur est :
2H2(g) + O2(g) 2H2O(g)
Sa T° de flamme atteint environ 2500 °C et sert à découper et à souder les métaux à points
de fusion élevées (W et Ta).
SALINS (ou ioniques) : formés avec les éléments (métaux) très électropositifs, c'est-
à-dire tous les éléments du bloc s (sauf Be polymérique et Mg qui donne MgH2
covalent).
Préparation par chauffage du métal dans H2 (150-700°C) :
2M(s) + H2(g) 2MH(s) H < 0
H peu élevée MH peu stables donc très réactifs.
Etat physique : solides blancs à PF élevés, contiennent H -.
Structure cristalline : identique aux halogénures métalliques. Par exemple, les hydrures
alcalins ont la structure du sel gemme (sel qui provient du sol).
Réducteurs très puissants car perte facile de leurs électrons et °= -2,25 V pour :
H2(g) + 2e- 2H -(aq)
Cette valeur est proche de celle de Na+/Na (-2,71 V), les ions hydrures comme Na réduisent
l’eau dès qu’ils viennent en son contact, d’où leur comportement basique :
NaH(s)+ H2O(l) Na+(aq) + OH -(aq) + H2(g)
Réaction qui produit H2, les hydrures salins sont donc une source de H2 transportable.
H - est une base forte en milieu ammoniacal NH3 :
NaH + NH3 NaNH2 + H2
METALLIQUES (ou Interstitiels) : sont appelés ainsi car ils conduisent l’électricité.
Préparation en chauffant certains métaux du bloc d dans H2 , par exemple :
2Cu(s) + H2(g) 2CuH(s)
H2 se place dans les interstices du réseau métallique.
Etat physique : solides poudreux noirs.
Stockage et transport de H2 : chauffé ou traité par un acide, il libère H2.
Densité d’enthalpie élevée (=enthalpie de combustion d’un échantillon/litre) comme pour les
hydrures salins, ce qui est souhaitable pour un carburant transportable.
Formule générale : MHx .
Exemple : l’hydrure le plus connu est celui du palladium (PdHx , 0 < x <1), ce dernier peut
contenir 900 fois son propre volume en hydrogène.
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre I : l’hydrogène A. Ouassas
COVALENTS :
Moléculaires : constitués de molécules discrètes (uniques).
Préparation :
- Par action d’un non-métal et sont dans la plupart des gaz comme NH3 , HX (X=F, Cl, Br, I)
et les hydrocarbures C2H6 , C2H4 et C2H2 . Les composés liquides comprennent l’eau et les
hydrocarbures tels que l’octane et le benzène.
- Certains sont obtenus par protonation : transfert de H + de l’acide vers la base :
FeS(s) + 2HCl(aq) FeCl2(aq) + H2S(g)
- Les acides binaires volatils sont obtenus si le donneur de H + est moins volatil :
CaF2(s) + H2SO4(l) CaSO4(s) + 2HF(g)
Cette réaction est favorisée dans ce sens car HF gazeux est éliminé du milieu réactionnel.
Polymériques :
- Constitués de polymères (BeH2)n ‘’les béryllanes’’ , (AlH3)n les alanes.
Réactif Réaction de H2
M (G 1) 2M(s) + H2(g) MH(s)
M (G 2, sauf Be) M(s) + H2(g) MH2(s)
M (bloc d) 2M(s) + xH2(g) 2MHx(s)
Oxygène O2(g) + 2H2(g) 2H2O(l)
Azote N2(g) + 3H2(g) 2NH3(g)
Halogène (X2) X2(g,l,s)+H2(g) 2HX(g)
Groupe 1 2 13 14 15 16 17
LiH (BeH2)n BH3 (BnHmq) CH4 NH3 H2O HF
Hydrure
NaH MgH2 (AlH3)n SiH4 (SinH2n+2) PH3 H2S HCl
KH CaH2 GaH3 GeH4 AsH3 H2Se HBr
RbH SrH2 InH3 SnH4 SbH3 H2Te HI
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
II.I. INTRODUCTION
Propriétés physiques et chimiques dominées par le fait qu’ils perdent facilement leur unique
électron de valence.
Ils s’oxydent facilement et n’existent pas dans la nature à l’état libre métallique.
1 - Préparation
Difficiles à extraire de leurs composés, mais obtenus par électrolyse de leurs sels fondus.
Exemple du procédé DOWNS : obtention du sodium par électrolyse du sel gemme NaCl (en
présence de CaCl2 pour abaisser la température de fusion de NaCl, de 800 °C à 600 °C ce qui
est plus économique):
2 - Propriétés physiques
Le point de fusion décroît de haut en bas (effet de la taille sur l’empilement des atomes).
Certains alliages Na – K sont liquides (mauvais empilement des atomes de tailles différentes)
et utilisés comme réfrigérants dans les réacteurs nucléaires.
Emettent de la couleur lorsqu’ils sont mis en contact avec une flamme à haute température :
excitation de l’électron ns1 et retour de np vers ns avec émission de couleur.
Les PF sont très bas, ce sont les métaux les plus réactifs.
Ce sont des métaux très légers.
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre II : les alcalins A. Ouassas
3 - Propriétés chimiques :
Les métaux Li, Na et K se corrodent rapidement dans l’air humide. Rb et Cs sont encore plus
réactifs et conservés dans des ampoules scellées à l’abri de l’air. Le Fr, radioactif, n’a jamais
été isolé en quantité visible.
Ils existent souvent sous forme de cation monochargé (Na+ par exemple) car leur énergie de
première ionisation (EI) est très faible et de ce fait leurs composés sont ioniques.
TiCl4(g)+4Na(l) 4NaCl(s)+Ti(s)
2Na(s)+2H2O(l)2NaOH(aq)+H2(g)
Avec l’ammoniac liquide : On obtient des solutions d’électrons et de cations métalliques qui
servent à réduire les composés organiques.
Tous les métaux alcalins réagissent avec les non-métaux (sauf les gaz nobles) :
Avec l’azote :
Avec l’oxygène :
KO2 est un solide jaune orangé utilisés dans les systèmes respiratoires en circuit fermé
(masques à gaz, sous marins et navette spatiale). KO2 élimine la vapeur d’eau exhalée en
produisant de l’oxygène gazeux :
4KO2(s)+2H2O(g) 4KOH(s)+3O2(g)
1 - LE LITHIUM Li :
Cause : taille petite de Li+ donc très polarisant d’où liaison covalente et interaction ion-dipôle qui
donne des sels de Li hydratés.
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre II : les alcalins A. Ouassas
Li utilisé en :
2 - LE SODIUM Na :
Les composés de Na sont importants car solubles dans l’eau et bon marché.
• Obtenu à partir des mines de sel gemme ou par évaporation des saumures (solutions de
NaCl plus concentrées que celles de l’eau de mer).
2NaCl(aq)+2H2O(l)2NaOH(aq)+Cl2(g)+H2(g)
• Réagit avec les oxydes acides pour donner des sels de sodium et de l’eau :
• Réagit avec les halogènes pour donner des sels de sodium et de l’eau :
du savon, des colorants, du papier, des produits de nettoyage, de l’eau de Javel, du textile.
Na2SO4 :
H2 SO4(aq,cc)+ 2NaCl(s)Na2SO4(s)+2HCl(g)
• Utilisé dans les détergents, dans le traitement du papier, comme matériau pour chauffage
solaire.
NaHCO3 : bicarbonate de sodium, ou de soude ou levure chimique qui lève les pâtes de pain
ou de gâteaux suite à la réaction (CO2 libéré fait lever la pâte) :
NaHCO3(aq)+H3O +(aq)Na+(aq)+2H2(g)+CO2(g)
Na2CO3 anhydre : C’est une source d’oxydes de sodium utilisés en industrie du verre (= Oxyde
formateur : SiO2 , B2O3 ,… et un modificateur fondant : Na2O, MgO,….ou/et un modificateur
stabilisant ou/et colorant : CaO, Fe2O3,...)
3 - LE POTASSIUM K :
• La sylvinite KCl.
• KNO3 peu hygroscopique, libère O2 : oxydant employé dans les allumettes, les
explosifs et la conservation de la viande. 2KNO3(s)2KNO2(s)+O2(g)
Les composés des métaux alcalins sont en général des solides ioniques à PF élevés et de couleur
blanche sauf si l’anion est coloré :
• K2CrO4 (jaune) et K2Cr2O7 (orange) : oxydants puissants utilisés dans les allumettes, les feux
d’artifice et la teinture textile.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
Le nom de métaux alcalino-terreux est réservé aux éléments Ca, Sr et Ba car leurs terres (nom ancien des
oxydes) sont basiques (alcalines), mais le nom est étendu à tout le groupe.
Ce sont des éléments trop réactifs (mais pas aussi réactifs que les alcalins). De ce fait, ils n’existent pas à l’état libre
mais sous forme de cations dichargés :
M M 2+ + 2 e-
1 - Le béryllium Be :
• Be sous forme de béryl : 3BeO.Al2O3.6SiO2 . L’émeraude est une forme de béryl, sa couleur verte est due aux
ions Cr3+ présents comme impuretés.
• Be admet une densité faible d’où son intérêt dans la construction des missiles et des satellites.
• Be petit peut former des alliages d’interstition avec le cuivre qui sont plus rigides et bons conducteurs
d’électricité, et utilisés dans la fabrication d’objets ne produisant pas d’étincelles (raffinerie de pétrole, silos
à grain où il y’a risque d’incendie).
2 - Le magnésium Mg :
• Mg est un métal blanc argenté, protégé de l’oxydation par une couche d’oxyde blanc, d’où sa couleur gris
mat.
Précipitation :
Mg2+ de l’eau de mer est précipité par Ca(OH)2 obtenu par décomposition du CaCO3 des coquillages situés au fond de
l’océan.
Dissolution :
Electrolyse :
Electrolyse
MgCl2(l) Mg(s) + Cl2(g)
Cathode Anode
Ca, Sr et Ba, vrais métaux alcalino-terreux, sont obtenus par électrolyse des chlorures correspondants ou par
réduction par l’aluminium Al :
3MO(s) + 2Al(s) Al2O3(s) + 3M(s)
[Link]. REACTIVITE
Dans l’air, Ca et Sr partiellement passivés par une couche superficielle protectrice d’oxyde. Alors que Ba brûle dans
l’air humide.
• Be ne réagit pas sur l’eau car la couche protectrice d’oxyde résiste même à HT.
• Be et Mg sont insolubles dans les acides (HNO3) car passivés par la couche d’oxyde, alors que les autres ne le
sont pas :
M + 2H + H2 + M 2+
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre III : les alcalino-terreux A. Ouassas
• EI2 est faible, d’où l’existence de M 2+ et les éléments sont des métaux suite au caractère basique de leurs
oxydes et hydroxydes (Be a tendance à avoir un caractère non métallique).
1 – Le béryllium Be :
• Très toxiques.
• Propriétés dues au pouvoir polarisant de Be2+ (liaison à caractère covalent) et petite taille de Be2+
(coordinence limitée à 4, BeX4 , exemple de Be(OH)42- préparé par action de OH - sur Be ) :
Unité tétraédrique dans BeCl2 et BeH2 , Be acide de Lewis et accepte les X - : structure polymérique (BeX2)n.
600 – 800 °C
BeO(s) + C(s) + Cl2(g) BeCl2(g) + CO(g)
2 – Le magnésium Mg :
• Propriétés métalliques plus marquées que Be : on obtient des composés essentiellement ioniques avec un
certain caractère covalent.
• MgO pur obtenu à partir de MgCO3 ou Mg(OH)2 par chauffage, très peu soluble dans l’eau.
• MgO réfractaire (résiste aux HT, PF=2800°C) : stabilité due aux très fortes interactions électrostatiques entre
Mg2+ et O2- suite à leurs petites tailles.
• Mg(OH)2 base faible pas très soluble dans l’eau : suspension colloïdale blanche= brouillard de petites
particules dispersées dans le liquide=lait de magnésie (utilisé contre les aigreurs de l’estomac et comme
laxatif).
• MgSO4 sel d’Epsom = purgatif courant, inhibe l’absorption de l’eau par l’intestin (l’augmentation du flux
d’eau dans l’intestin provoque la défécation).
Et2O
RX + Mg RMgX
• La chlorophylle : Mg2+ est l’élément central de la chlorophylle impliquée dans la photosynthèse : conversion
de l’énergie électromagnétique (la lumière) en énergie chimique (le glucose).
La chlorophylle
3 – Le calcium Ca :
Le marbre : CaCO3 dense susceptible d’être poli, coloré par des impuretés (cations de Fe).
800 °C
CaCO3(s) CaO(s) + CO2(g)
Chaux vive
Décomposition qui nécessite une température supérieure à celle de MgCO3 : Ca 2+ plus gros est moins efficace que
Mg 2+ pour fixer un O 2- de CO32-.
- Sidérurgie : utilisée comme base de Lewis, les ions O2- réagissent sur la silice SiO2 pour former un laitier liquide ce
qui diminue les impuretés en Si (et d’autres métaux) dans les aciers :
CaO(s) + SiO2(s) CaSiO3(l)
Il faut environ 50 kg de CaO pour produire une tonne de Fe.
- Utilisée pour décarbonater les eaux trop dures, par précipitation de CaCO3 (adoucissement de l’eau) et ajuster
le pH des sols.
Le plâtre à mouler CaSO4 ,1/2H2O(s) se gâche avec de l’eau pour former le gypse :
- H3O + : provient des acides carboxyliques produits par les bactéries sur les restes de nourriture.
Hydroxyapatite Fluoroapatite
C’est la raison pour laquelle on ajoute NaF à l’eau potable ou on prépare des dentifrices fluorés à partir de fluorure
d’étain SnF2 ou Na2FPO4 qui fortifient les dents.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
IV.I. INTRODUCTION
• Plus on va vers la droite du tableau périodique, plus les éléments deviennent des
non-métaux (Po : le polonium est un métalloïde).
• Configuration électronique ns2np4 : manque 2 électrons pour compléter la couche
de valence.
• Groupe appelé « les chalcogènes » mot qui signifie : « qui engendre le cuivre ».
1 – L’OXYGENE :
PRODUCTION : h
• Par action photochimique de la lumière sur H2O : 2 H2O O2 + 2H2
• Par photosynthèse : 6CO(g) + 6H2O(l) C6H12O6(s) + 6O2(g)
UTILISATION :
PROPRIETES PHYSIQUES :
• O2 : gaz insipide, incolore, inodore : PE = -183 °C. O2(g) O2(l) bleu pâle
1
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre IV : les chalcogènes A. Ouassas
2 – LE SOUFRE :
• Se trouve dans les minerais sulfurés : PbS (la galène), HgS (le cinabre), FeS2 (pyrite
de fer ou ‘’or des fous’’), ZnS (sphalérite).
• Peut être extrait par le procédé CLAUS : traitement de H2S du pétrole ou du gaz
naturel : 2H2S(g) + 3O2(g) 3SO2(g) + 2H2O(l)
Al2O3 ; 300 °C
SO2(g) + 2H2S(g) 3S(s) + 2H2O(l)
• Fabrication de H2SO4 : 2S + 3O2 + 2H2O 2H2SO4 S8
• S rhomboédrique est le plus stable dans les conditions normales (voir diagramme de
phases P=f(T)).
• S forme des chaînes ≠ de O : c’est la caténation.
• Existence de ponts disulfure S-S chaînes de protéines (R = reste de l’acide aminé):
1 – LES OXYDES
AVEC L’HYDROGENE H2 :
• L’eau H2O : pure, obtenue par distillation ou par échange d’ions : les zéolithes
(=aluminosilicates) retiennent les ions Ca 2+ et Mg 2+ et les remplacent par H +.
- H2 O réducteur faible : O2 /H2 O , PO2= 1 atm, °=1,23 V : 2H2 O(l) 4H +(aq) +O2(g) + 4e-
Exemple : F2 /F – (2,87 V) très oxydant, réaction violente avec l’eau.
- H2 O base de Lewis complexes comme [Fe(H2 O)6]3+.
2
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre IV : les chalcogènes A. Ouassas
Réduit les ions MnO4 - et le chlore Cl2 aussi bien en milieu acide qu’en milieu basique.
On distingue :
Exemples : Avec Fe : réaction facile car FeO formé très peu protecteur.
3
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre IV : les chalcogènes A. Ouassas
Caractère acide lié au caractère covalent de la liaison M-O. Donc faible (=3,5)
oxydes acides formés avec les éléments du bloc p.
Caractère basique lié au caractère ionique de la liaison M-O. Donc forte (=3,5)
oxydes basiques formés avec les éléments du bloc s.
Exemples : Al2O3 (Base) + 6H+ 2Al 3+ + 3H2O et Al2O3 (Acide) + 2OH- 2AlO2- + H2O
4 - LES HYDROXYDES :
• Hydroxydes Basiques :
- Si X < H Liaison X-O plus ionique que O-H X-O-H X + + OH- Hydroxyde
basique. Exemple : NaOH Na+ + OH –
• Hydroxydes Acides :
- Si X > H Liaison O-H plus ionique que X-O X-O-H XO - + H + Hydroxyde acide
• Hydroxydes Amphotères :
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
4
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre V : les pnictogènes A. Ouassas
ceci est reflété par leurs propriétés chimiques : les oxydes de N et P sont acides alors que ceux de
Bi sont basiques.
1 – L’AZOTE :
Fixation de N2 par les bactéries se trouvant dans les racines de certaines herbes, légumes,
plantes , …
N possède une large gamme de D.O. entiers : de -3 (NH3) à +5 (HNO3 , NO3-), fractionnaire :
-1/3 (N3-).
P est obtenu à partir des apatites Ca3(PO4)2 . La roche est chauffée dans un four électrique
avec du C et du sable (SiO2) :
La vapeur de P se condense sous forme de P blanc : solide moléculaire, blanc , mou, toxique,
de structure tétraédrique P4.
P4 blanc : variété très réactive car tension due aux angles aigus entre les liaisons, s’enflamme
brutalement au contact de l’air on le conserve dans l’eau.
P4 blanc chauffé en l’absence d’air P4 rouge = chaînes de tétraèdres, moins réactif, mais peut
s’enflammer par frottement (grattoirs des pochettes d’allumettes).
Métalloïdes connus depuis l’antiquité car leurs minerais sont faciles à réduire.
1 – COMPOSES AVEC H2 ET X2 :
AVEC H2 :
• L’AMMONIAC NH3 : c’est de loin le plus important préparé quantitativement par le procédé
HABER :
Solvant comme H2 O.
• L’HYDRAZINE N2H4 :
• LES NITRURES :
Comme tous les nitrures, MgN3 se dissout dans l’eau selon la réaction :
N3- : base forte, très réactive, existe sous forme de NaN3 préparé à 175 °C :
AVEC X2 :
Le nombre d’oxydes est important, mais on peut comprendre leurs propriétés et leurs
interconversions en suivant leurs DO.
Tous les oxydes de N sont acides, certains sont les anhydrides des oxoacides de N.
Dans la chimie de l’atmosphère, ils sont désignés par NOx et sont tous toxiques.
• L’oxyde nitreux N2 O : DO = +I
250 °C
NH4 NO3(s) N2O(g) + 2 H2O(g)
2NO2(g) N2O4(g)
Brun incolore
Dans H2 O, il se dismute :
+IV +V +II
OXYDE OXOACIDE
DO Formule Nom Formule Nom
5 N2 O5 Pentoxyde de diazote HNO3 Acide nitrique
4 NO2 Dioxyde d’azote ------
N2 O4 Tétroxyde de diazote ------
3 N2 O3 Trioxyde de diazote HNO2 Acide nitreux
2 NO Monoxyde d’azote ------
1 N2 O Oxyde nitrique H2 N2 O2 Acide hyponitreux
Monoxyde de diazote
Oxyde nitreux
2 – APPLICATION :
DIAGRAMME DE LATIMER :
• Pour construire un diagramme de Frost, il est plus commode de passer par le diagramme de
Latimer : c’est une représentation des potentiels standard (en V) au dessus d’une droite
horizontale qui relie les espèces des divers degrés d’oxydation.
• C’est un diagramme qui résume sous une forme compacte une grande quantité
d’informations et montre très clairement les relations entre les différentes espèces.
Exemple :
ClO4- +1,20 ClO3- +1,18 HClO2 +1,65 HClO +1,67 Cl2 +1,36Cl-
+7 +5 +3 +1 0 -1
Ainsi :
+1,20
ClO4- -------->ClO3-
signifie :
Ainsi :
+0,42
ClO- -------->Cl2
Signifie :
Si les espèces ne sont pas adjacentes, on utilise la relation rG°=-nF° qui conduit pour un couple
donné, d’après Latimer à la relation générale :
° (ClO-/Cl-)=(1x0,42 + 1x1,36)/2=0,89 V.
M+2 M+ M
+2 +1 0
Soit la dismutation :
M+ + e- M ° (D)
M2+ + e- M+ ° (G)
DIAGRAMME DE FROST :
Définition :
P4O6 tétraédrique comme P4 , c’est l’anhydride de l’acide phosphoreux qui est un acide diprotique :
P4O6 P4O10
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre V : les pnictogènes A. Ouassas
Le minerai est broyé en présence d’acide sulfurique pour donner un mélange de sulfures et de
phosphates :
Ca3(PO4)2(s)+2H2SO4(l)2CaSO4(s)+ Ca(H2PO4)2(s)
C’est le plus important composé qui existe dans les cellules vivantes.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
1. INTRODUCTION
La chimie de coordination est essentiellement celle des métaux de transition d. Elle doit son nom à la
nature de la liaison dans les composés formés qui est dite liaison de coordination, liaison dative ou
encore liaison donneur accepteur.
DEFINITION :
Un complexe de coordination est un assemblage polyatomique formé d'un atome central,
généralement métallique, autour duquel des atomes, ions ou molécules sont liés par coordination ;
ces derniers sont appelés ligands (ou coordinats).
C’est une association entre un acide de Lewis M et une base de Lewis L pour former une liaison
covalente de coordination.
FORMULE :
Dans la formule chimique d’un complexe de coordination, l’entité est mise entre crochets, qu’elle
soit chargée ou non :
[MLn]q
Le nombre de ligands L est en chiffres arabes = n = indice de coordination de M.
Le ligand L peut être soit un ion ou une molécule ayant un doublet libre : Cl-, NO2-, OH-, CN-,
NH2-,…. ; H2O, NH3, PPh3, CO, NO,…
La charge q du complexe est la somme des charges apportées par M et L.
Si la charge q n’est pas nulle, le complexe est un ion qui est automatiquement associé à un
contre ion.
Pour l’écriture, on commence par le métal, ensuite les ligands anioniques, neutres et enfin
cationiques.
Chimie inorganique descriptive SMC S4 Chapitre VII : Chimie de Coordination A. Ouassas
DEGRE D’OXYDATION
C’est la charge que devrait porter le métal si on enlevait tous les ligands avec les doublets
électroniques qu’ils partagent avec M. Il est représenté par un chiffre romain.
POLYEDRE DE COORDINATION
C’est le polyèdre formé par les atomes des ligands directement fixés sur l’atome central.
SITE DE COORDINATION
TYPES DE LIGANDS
Si un ligand présente un seul site de coordination, il est dit monodentate : H2O, NH3.
S’il présente plus d’un site de coordination, il est dit poly ou multidentate : didentate,
tridentate, tétradentate, … On parle dans ce cas de ligands chélatants.
CHELATION
L’opération qui implique la coordination d’un chélatant est dite chélation. Le complexe formé
est un chélate.
Exemples :
[Pt(NH2CH2CH2NH2)Cl2] ; [Pt(NH2CH2CH2NHCH2CH2NH2)Cl]+ ;
[Pt(NH2CH2CH2 NHCH2CH2 NHCH2CH2NH2)]2+.
TYPES DE COMPLEXES
Les complexes précédents contiennent un seul ion central, ce sont des complexes monométalliques
(ou mononucléaires). S’il contient deux ou plusieurs ions métalliques, il est dit bimétallique
(binucléaire), trimétallique (trinucléaire) ou polymétallique (polynucléaire).
Lorsque la distance métal – métal diminue, il se peut que des liaisons métal – métal soient formées
et le complexe obtenu est dit agrégat (cluster en anglais).
Les composés des métaux de transition d présentent de très belles couleurs et de ce fait ont fasciné
les chimistes bien avant l’introduction du tableau périodique. Ainsi, plusieurs composés ont été isolés
et étudiés. Leurs propriétés défient à l’époque les règles habituelles de la valence, d’où leur nom de
complexe de coordination.
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Werner a constaté que la réactivité des ions chlorure est différente pour ces quatre composés :
La valence primaire correspond au nombre d’oxydation et elle est satisfaite par les ions.
La valence secondaire correspond au nombre de coordination et elle est satisfaite par les
ligands.
La liaison dans les complexes peut s’interpréter dans le cadre de trois théories :
Dans le cadre de cette théorie, la formation d’un complexe met en jeu une réaction entre un acide de
Lewis (le métal) et des bases de Lewis (les ligands) avec la formation entre eux d’une liaison
covalente de coordination. Le modèle utilise l’hybridation des orbitales s, p et d du métal pour
rendre compte des structures et des propriétés magnétiques observées dans les complexes.
Exemples :
1 - Complexe [Ni(CN)4]2- :
Ni Z=28 configuration électronique externe : 3d84s24p0
Ni2+ :
8
3d 0
4s 4p0
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En présence de CN- qui est un ligand à champ fort, les deux électrons d s’apparient :
8 0 0
3d 4s 4p
A partir de cette configuration, des orbitales hybrides seront formées par combinaison d’une O.A 3d,
d’une O.A 4s et de deux O.A 4p pour accueillir les doublets libres des ligands CN-.
On a donc pour le complexe [Ni(CN)4]2- :
3d 4s 4p
X X X X X=CN-
On obtient une hybridation dsp2 (plan carré).
Le complexe obtenu est dit : complexe à spin faible (les électrons sont appariés en présence
de CN-). Il est diamagnétique.
2 - Complexe [FeCl4]- :
Fe Z=26 configuration externe : 3d64s24p0
Fe3+ :
3d5 4s0 4p0
En présence de Cl- qui est un ligand à champ faible, les électrons ne s’apparient pas.
A partir de cette configuration, des orbitales hybrides seront formées par combinaison d’une O.A 4s
et de 3O.A 4p pour accueillir les doublets libres des ligands Cl-. On obtient une hybridation sp3
(tétraédrique).
Soit pour le complexe [FeCl4]- :
3d 4s 4p
X X X X X=Cl -
3 - Complexe [CoF6]3- :
Co Z=27 configuration externe : 3d74s24p04d0.
Co3+ :
En présence de F- qui est un ligand à champ faible, les électrons ne s’apparient pas.
A partir de cette configuration, des orbitales hybrides seront formées par combinaison d’une O.A 4s,
de 3O.A 4p et de 2O.A 4d pour accueillir les doublets libres des ligands F-. On obtient une hybridation
sp3d2 (octaédrique).
Ce qui donne pour le complexe [CoF6]3- :
3d 4s 4p 4d
X X X X X X X=F-
REMARQUE :
On peut disposer les ligands classiques selon la force de leur champ :
CO > CN - >> NO2- > O-phen > dipy > en > NH3 et amines (py par ex) > gly ≈ EDTA 4- >H2O ≈ C2O42- > OH
-
> F- > Cl - ≈ SCN - > Br - > I -.
C’est la série spectrochimique basée sur 1/décroissant.
CAS D’UN CHAMP OCTAEDRIQUE : En présence du champ électrostatique créé par les six ligands, les
orbitales d du métal n’auront plus la même énergie : on dit qu’il y a levée de dégénérescence.
-
- -
+
M
x - -
- y
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Les orbitales dxy, dyz et dxz sont stabilisées : répulsion moins forte des électrons de ces
orbitales par les ligands, d’où une diminution de leur énergie. Elles sont appelées t2g.
Les orbitales dx2-y2 et dz2 sont déstabilisées : répulsion plus forte et augmentation de leur
énergie Elles sont appelées eg.
dx2-y2 dz2
eg
0
t2g
dxy dyz dxz
Ion libre Ion complexé
Dans les complexes octaédriques, les orbitales eg ont une énergie supérieure à celle des
orbitales t2g.
Si 0 est faible, les électrons peuvent facilement occupés le niveau eg et on a des électrons
célibataires. Ceci est observé dans le cas d’un ligand à champ faible. Le complexe est paramagnétique
(cas du complexe [CoF6]3- ).
Si 0 est forte, les électrons ne peuvent pas facilement occupés le niveau eg et sont donc appariés.
C’est le cas d’un ligand à champ fort. Le complexe est diamagnétique (cas du complexe [Co(CN)6]3-).
eg
E faible E important
[CoF6]3- [Co(CN)6]3-
Si l’électron du niveau t2g est soumis à un photon d’énergie 0=hhc/, il est excité vers le niveau
eg. L’écart 0 dépend du ligand : on peut donc classer les ligands en fonction de 0 (c'est-à-dire ),
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d’où la série spectrochimique vue précédemment. Cette valeur de renseigne sur la couleur du
complexe.
Les transitions entre les orbitales d des complexes font apparaître des couleurs ; la série
spectrochimique indique les valeurs relatives du dédoublement du champ cristallin.
Exemples :
K3[Fe(CN)6], [Al(OH)(H2O)5]2+, [Ru(NH3)5(N2)]Cl2, Na[PtBrCl(NO2)NH3], [PtCl2(C5H5N)NH3],
[Pt(py)4][PtCl4], [Co(bipy)(en)2]3+, [PtCl(NH2CH3)(NH3)2]Cl, [Co(en)3]Cl3, [CrIII(NCS)4(NH3)2]-.
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Exemples :
[{Cr(NH3)5}2(m-OH]Cl5 ; [{Co(en)2}2(m-NH2)(m-NO2)]Br4
Les ligands sont cités dans l’ordre alphabétique, quelque soit la charge, avant le nom de l’atome
central. Les préfixes numériques qui indiquent le nombre de ligands ne sont pas pris en considération
pour déterminer cet ordre.
EXCEPTIONS :
Pour un ligands neutre, le nom est celui de la molécule sauf dans les cas suivants :
H2O : aqua, NH3 : ammine, NO : nitrosyle, CO : carbonyle, CS : thiocarbonyle.
NOMBRE DE LIGANDS
Le nombre de ligands est indiqué par les préfixes numériques : di, tri, tétra, penta, hexa,…
Les autres préfixes : bis, tris, tétrakis, pentakis, … sont utilisés avec les signes d’inclusion dans
le cas des ligands compliqués pour éviter les ambiguïtés : on utilise diammine mais
bis(méthylamine) pour éviter la confusion avec diméthylamine.
Exemples :
Dichloro(diphénylphosphine)(thiourée)platine(II), Dibromobis(triméthylphosphine)platine(II).
Exemples :
K4[Fe(CN)6] , [Co(Cl(NO2](NH3]4]Cl, [PtCl(NH2CH3)(NH3)2]Cl, [Co(C2O4)(NH3)4], Na[PtBrCl(NO2)(NH3)].
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Ce type de complexe présente en général un ou plusieurs ligands pontants qui sont indiqués par la
lettre grecque placée avant le nom du ligand et séparée par un tiret, l’ensemble du nom est séparé
du reste par des tirets ou des parenthèses si les ligands sont compliqués. Les ligands pontants sont
placés dans l’ordre alphabétique avec les autres ligands, mais un ligand pontant est cité avant le
ligand non pontant correspodant.
Exemples
ammine--chloro-chloro, di--chloro-tétrachloro
[[PtCl{P(C6H5)3}]2(-Cl)2] , [{Fe(NO2)2}2(-NH2)2].
Les indices de coordination (IC) des complexes peuvent varier de 2 à 9 (plus rarement 10, 11 et 12).
Les valeurs les plus fréquentes sont 2, 4 et 6. Les géométries correspondantes sont :
Les isomères sont des composés qui ont le même nombre des mêmes atomes, mais dans des
dispositions différentes. On distingue deux types d’isomérie :
• Isomères d’ionisation.
• Isomères d’hydratation.
• Isomères de liaison (=d’enchaînement).
• Isomères de coordination.
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Les isomères structuraux peuvent avoir des propriétés chimiques (solubilité, réactivité,…) et
physiques (couleur, température de fusion,…) différentes.
Stéréoisomérie : les ligands occupent des positions spatiales différentes dans la sphère de
coordination du métal central. Dans ce cas, deux types d’isomérie se distinguent :
• Isomérie géométrique.
• Isomérie optique.
Les propriétés chimiques, physiques et physiologiques des isomères géométriques peuvent être
différentes.
3 - ISOMERIE STRUCTURALE
ISOMMERIE D’IONISATION
Exemple : le complexe de formule brute CoBr(SO4)(NH3)5 peut présenter deux isomères d’ionisation :
[CoBr(NH3)5]SO4 : violet, réagit avec BaCl2.
[CoSO4(NH3)5]Br : rouge, réagit avec AgNO3.
ISOMERIE D’HYDRATATION
Exemple : le complexe de formule brute CrCl3,6H2O peut présenter trois isomères d’hydratation :
[Cr(H2O)6]Cl3 : violet
[CrCl(H2O)5]Cl2,H2O : bleu-vert
[CrCl2(H2O)4]Cl2,2H2O : vert
ISOMERIE DE LIAISON
Lorsqu’un Ligand peut être lié au métal par des atomes de nature différente.
Cas des ligands : CN- et NC-, SCN- et NCS-, NO2- et ONO-.
Exemple :
[CoCl(NO2)(NH3)4]+ est jaune alors que [CoCl(ONO)(NH3)4]+ est rouge.
ISOMERIE DE COORDINATION
Quand les deux ions sont complexes, il se produit un échange de ligands entre eux.
Exemple :
4 - STEREOISOMERIE
ISOMERIE GEOMETRIQUE
Elle résulte de la disposition des ligands autour de l’atome central : isomérie cis – trans.
PLAN CARRE
• Si complexe disubstitué de type [MA2B2] : deux isomères géométriques cis et trans.
• Si complexe [MABCD] : trois isomères géométriques.
TETRAEDRIQUE
Un seul isomère géométrique : tous les ligands sont cis les uns par rapport aux autres.
OCTAEDRIQUE
• Si complexe disubstitué de type [MA2B4] : deux isomères géométriques cis et trans.
• Si [MA3B3] : deux isomères géométriques facial (fac) et méridional (mer).
• Si [MA2B2C2] : cinq isomères géométriques.
ISOMERIE OPTIQUE
Cette isomérie existe chaque fois qu’un complexe peut être représenté par deux structures
asymétriques différentes, l’une étant l’image de l’autre dans un miroir. Les deux structures sont non
superposables et dites des énantiomères.
PLAN CARRE
Dans ce cas, l’isomérie optique est très rare, mais observée pour les ligands dissymétriques
compliqués tel que l’EDTA.
Exemple :
[Pd(edta)]2- : l’isomère trans est optiquement actif alors que le cis est inactif.
TETRAEDRIQUE
L’isomérie optique existe si les ligands sont dissymétriques.
OCTAEDRIQUE
Les cas les plus importants d’isomérie optique se rencontrent dans les complexes octaédriques et
surtout ceux comportant des ligands bidentates.
Exemple :
[CoCl2(en)2]+ : l’isomère trans possède un plan de symétrie. Il n’est pas optiquement actif (on dit
aussi qu’il est achiral) alors que le cis possède deux formes énantiomères, donc optiquement actif (il
est chiral).
DEFINITIONS
• La nature du métal,
• La nature du ligand.
INFLUENCE DU METAL
L’aptitude d’un métal à servir de centre coordinateur dépend du rapport q/r2, où q est la charge du
métal (DO) et r son rayon ionique. Autrement dit, si le pouvoir polarisant du cation métallique est
important, la liaison est plus forte et le complexe est stable.
SERIE D'IRVING-WILLIAMS
La constante de formation Kf pour les ions M2+ et des ligands similaires augmente dans l'ordre
suivant : Ba2+ < Sr2+ < Ca2+ < Mg2+ < Mn2+ < Fe2+ < Co2+ < Ni2+ < Cu2+ < Zn2+
Les ligands polydentes ou chélatants donnent lieu a des complexes stables appelés chélates. On a
une chélation : formation d’un cycle autour du métal M.
Exemples :
- Formation d’un cycle et existence d’une forme de résonance qui stabilise le complexe (cas de
l’acétylacétonate appelé « acac »).
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :