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INTÉGRATION – Chapitre 1/2
Tout le cours en vidéo : https://youtu.be/pFKzXZrMVxs
En 1696, Jacques Bernoulli reprend le mot latin « integer », déjà utilisé au
XIVe siècle, pour désigner le calcul intégral. A cette époque, on partait de
l’équation de la courbe pour calculer l’aire sous la courbe, c’est à dire du
« bord » de la surface à la surface entière (intégrale).
Au milieu du XIXe siècle, les sciences sociales reprennent le mot pour
exprimer l’idée qu’une personne s’intègre à un groupe.
Partie 1 : Intégrale et aire
1) Unité d'aire
Dans le repère (O, I, J), le rectangle
rouge a comme dimension 1 sur 1.
Il s'agit du rectangle "unité" qui a pour
aire 1 unité d'aire. On écrit 1 u.a.
L'aire du rectangle vert est égale à 8
fois l'aire du rectangle rouge.
L'aire du rectangle vert est donc égale à 8 u.a.
Lorsque les longueurs unitaires sont connues, il est possible de convertir les unités d'aire en
unités de mesure (le cm2 par exemple).
2) Définition
Définition : Soit 𝑓 une fonction continue et positive sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
On appelle intégrale de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] l'aire, exprimée en u.a., de la surface délimitée par la
courbe représentative de la
fonction 𝑓, l'axe des abscisses et les
droites d'équations 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏.
Intégrale de 𝑓 sur [𝑎; 𝑏]
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3) Notation
L'intégrale de la fonction 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] se note :
!
* 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
"
Et on lit « intégrale de 𝑎 à 𝑏 de 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ».
Remarques :
- 𝑎 et 𝑏 sont appelés les bornes d'intégration.
- 𝑥 est la variable d’intégration. Elle peut être remplacée par toute autre lettre qui
n'intervient pas par ailleurs.
! !
Ainsi on peut écrire : ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡.
"𝑑𝑥" ou "𝑑𝑡" nous permet de reconnaître la variable d'intégration.
Cette notation est due au mathématicien allemand Gottfried Wilhelm von
Leibniz (1646 ; 1716). Ce symbole fait penser à un "S" allongé et s'explique
par le fait que l'intégral est égal à une aire calculée comme somme infinie
d'autres aires.
Plus tard, un second mathématicien allemand, Bernhard Riemann (1826 ;
1866) établit une théorie aboutie du calcul intégral.
Exemple :
L'aire de la surface délimitée par la courbe représentative de la fonction 𝑓 définie par
𝑓(𝑥) = 𝑥 # + 1, l'axe des abscisses et les droites d'équations 𝑥 = −2 et 𝑥 = 1 est l'intégrale
de la fonction 𝑓 sur l'intervalle [−2 ; 1] et se note :
$
* 𝑥 # + 1 𝑑𝑥
%#
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Méthode : Déterminer une intégrale par calculs d'aire (1)
Vidéo https://youtu.be/jkxNKkmEXZA
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a) Tracer la représentation graphique de la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = 2 𝑥 + 3 dans un
repère orthonormé.
&
b) Calculer ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥.
Correction
a)
&
b) Calculer ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 revient à calculer l'aire de la surface délimitée par la courbe
représentative de la fonction 𝑓, l'axe des abscisses et les droites d'équations 𝑥 = −1 et
𝑥 = 5.
&
Donc par dénombrement, on obtient : ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 21 𝑢. 𝑎. + 3 𝑢. 𝑎. = 24 𝑢. 𝑎.
4) Encadrement de l'intégrale d'une fonction monotone et positive
Soit une fonction 𝑓 continue, positive et
monotone sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
On partage l'intervalle [𝑎 ; 𝑏] en 𝑛 sous-
𝑏−𝑎
intervalles de même amplitude 𝑙 = 𝑛 .
Sur un sous-intervalle [𝑥 ; 𝑥 + 𝑙 ], l'aire sous la
courbe est comprise entre l'aire de deux
rectangles :
- l'un de dimension 𝑙 et 𝑓(𝑥) qui a pour aire :
𝑙 × 𝑓(𝑥);
- l'autre de dimension 𝑙 et 𝑓(𝑥 + 𝑙) qui a pour
aire 𝑙 × 𝑓(𝑥 + 𝑙).
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Sur l'intervalle [𝑎 ; 𝑏], l'aire sous la courbe est comprise entre la somme des 𝑛 rectangles
"inférieurs" et la somme des 𝑛 rectangles "supérieurs".
Voici un algorithme écrit en langage naturel permettant d'obtenir un tel encadrement :
Langage naturel
Définir fonction rectangle(a, b, n)
L ← (b-a)/n
x←a
m←0
p←0
Pour i allant de 0 à n-1
m ← m+Lxf(x)
x ← x+L
p ← p+Lxf(x)
FinPour
Afficher m et p
Exemple :
Avec Python, on programme cet algorithme pour la
fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 # sur l’intervalle [1 ; 2].
On exécute plusieurs fois le programme pour obtenir un
encadrement de l'intégrale de la fonction carré sur [1 ; 2].
En augmentant le nombre de sous-intervalles, la précision du calcul s'améliore car
l'encadrement formé de rectangles inférieurs et supérieurs se resserre autour de la courbe.
#
On en déduit que : 2,31 < ∫$ 𝑥 # 𝑑𝑥 < 2,35
Il est possible de vérifier avec la calculatrice :
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Calculer une intégrale avec la calculatrice :
Vidéo TI https://youtu.be/0Y3VT73yvVY
Vidéo Casio https://youtu.be/hHxmizmbY_k
Vidéo HP https://youtu.be/4Uu5tQGjbwo
5) Extension aux fonctions de signe quelconque
Propriété : Soit 𝑓 une fonction continue et NÉGATIVE sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
L'aire, exprimée en u.a., de la surface délimitée par :
- la courbe représentative de la fonction 𝑓,
- l'axe des abscisses,
- et les droites d'équations 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏
est égal à :
!
− * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
"
Propriétés sur les bornes d’intégration :
"
𝑎) * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 0
"
" !
𝑏) * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = − * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
! "
' ! !
𝑐) Relation de Chasles ∶ * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
" ' "
Méthode : Déterminer une intégrale par calculs d'aire (2)
Vidéo https://youtu.be/l2zuaZukc0g
Représenter la droite d’équation 𝑦 = 3 − 𝑥 dans un repère.
&
En déduire ∫# 3 − 𝑥 𝑑𝑥 en effectuant des calculs d’aire.
Correction
La droite d’équation 𝑦 = 3 − 𝑥 coupe l’axe des abscisses en 𝑥 = 3.
Donc, 3 − 𝑥 ≥ 0 sur l’intervalle [2 ; 3]
Et, 3 − 𝑥 ≤ 0 sur l’intervalle [3 ; 5].
D’après la relation de Chasles, on a :
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& ( &
* 3 − 𝑥 𝑑𝑥 = * 3 − 𝑥 𝑑𝑥 + * 3 − 𝑥 𝑑𝑥
# # (
𝑦 = 3−𝑥
Donc :
&
1×1 2×2
* 3 − 𝑥 𝑑𝑥 = + P− Q
# 2 2
= −1,5
Remarque :
Si une intégrale est nulle, alors la fonction n'est pas
nécessairement nulle.
On a par exemple :
#
* 𝑥 ( 𝑑𝑥 = 0
%#
En effet, la courbe représentative de la fonction cube est
symétrique par rapport à l’origine du repère, donc :
) #
* 𝑥 𝑑𝑥 = − * 𝑥 ( 𝑑𝑥
(
%# )
Et donc :
# ) #
* 𝑥 ( 𝑑𝑥 = * 𝑥 ( 𝑑𝑥 + * 𝑥 ( 𝑑𝑥 = 0
%# %# )
Partie 2 : Intégrale et primitive
1) Fonction définie par une intégrale
Théorème : Soit 𝑓 une fonction continue sur
un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
La fonction 𝐹 définie sur [𝑎 ; 𝑏] par :
*
𝐹(𝑥) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 est la primitive de 𝑓 qui
s’annule en 𝑎.
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Méthode : Étudier une fonction définie par une intégrale
Vidéo https://youtu.be/6DHXw5TRzN4
*𝑡
Soit 𝐹 la fonction définie sur [0 ; 10] par : 𝐹(𝑥) = ∫) 2 𝑑𝑡.
a) Étudier les variations de 𝐹.
b) Tracer sa courbe représentative.
Correction
𝑡 𝑥
a) 𝑡 ⟼ 2 est continue et positive sur [0 ; 10] donc 𝐹 est dérivable sur [0 ; 10] et 𝐹 + (𝑥) = 2 > 0.
Donc 𝐹 est croissante sur [0 ; 10].
On dresse le tableau de variations :
𝑥 0 10
𝐹 + (𝑥) +
25
𝐹(𝑥)
0
𝐹(𝑥) est égal à l'aire du triangle rouge.
10×5
Ainsi 𝐹(10) = 2 = 25 𝑢. 𝑎.
𝑥×𝑥 𝑥2
b) Pour tout 𝑥 de [0 ; 10], on a 𝐹(𝑥) = 2 2 = 4 𝑢. 𝑎.
On a ainsi la représentation graphique de 𝐹 :
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2) Calcul d’intégrales
Propriété : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
Si 𝐹 est une primitive de 𝑓 alors :
!
* 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎).
"
Définition : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle I, 𝑎 et 𝑏 deux réels de I et 𝐹 une
primitive de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏].
On appelle intégrale de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] la différence 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎).
Notation :
!
* 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = [𝐹(𝑥)]!" = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎)
"
Rappels de la classe de 1ère : Primitives des fonctions usuelles
Fonction Primitive
𝑓(𝑥) = 𝑎, 𝑎 ∈ ℝ 𝐹(𝑥) = 𝑎𝑥
-
𝑓(𝑥) = 𝑥 , , 𝑛 ∈ ℕ 𝐹(𝑥) = 𝑥 ,-$
./-
0
𝑓(𝑡) = 𝐴 cos(𝜔𝑡 + 𝜑) 𝐹(𝑡) = sin(𝜔𝑡 + 𝜑)
1
0
𝑓(𝑡) = 𝐴 sin(𝜔𝑡 + 𝜑) 𝐹(𝑡) = − cos(𝜔𝑡 + 𝜑)
1
Méthode : Calculer une intégrale à partir d'une primitive
Vidéo https://youtu.be/8ci1RrNH1L0
Calculer les intégrales suivantes :
. & /
# #
𝐴 = * 𝑥 𝑑𝑥 𝐵 = * 3𝑥 + 4𝑥 − 5 𝑑𝑥 𝐶 = * 4 cos(𝑡 + 𝜋) 𝑑𝑡
$ # )
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Correction
.
𝐴 = * 𝑥 # 𝑑𝑥
$
On a : 𝑓(𝑥) = 𝑥 #
1
Une primitive de 𝑓 est la fonction 𝐹 telle que : 𝐹(𝑥) = 3 𝑥 (
Donc :
.
1 ( . 1 1 63
𝐴 = * 𝑥 𝑑𝑥 = _ 𝑥 ` = 𝐹(4) − 𝐹(1) = × 4( − × 1( =
#
$ 3 $ 3 3 3
&
𝐵 = * 3𝑥 # + 4𝑥 − 5 𝑑𝑥
#
On a : 𝑓(𝑥) = 3𝑥 # + 4𝑥 − 5
Une primitive de 𝑓 est la fonction 𝐹 telle que : 𝐹(𝑥) = 𝑥 ( + 2𝑥 # − 5𝑥
Donc :
𝐵 = [𝑥 ( + 2𝑥 # − 5𝑥]&#
= 5( + 2 × 5# − 5 × 5 − (2( + 2 × 2# − 5 × 2) = 144
/
𝐶 = * 4 cos(𝑡 + 𝜋) 𝑑𝑡
)
On a : 𝑓(𝑥) = 4 cos(2𝑡 + 𝜋)
Une primitive de 𝑓 est la fonction 𝐹 telle que : 𝐹(𝑥) = 2 sin(2𝑡 + 𝜋)
Donc :
/
𝐶 = * 4 cos(𝑡 + 𝜋) 𝑑𝑥 = [2 sin(2𝑡 + 𝜋)]/) = 𝐹(𝜋) − 𝐹(0)
)
= 2 sin(2𝜋 + 𝜋) − 2 sin(2 × 0 + 𝜋)
= 2 sin(3𝜋) − 2 sin(𝜋)
=0
3) Propriété de linéarité
Propriété :
! !
a) Pour 𝑘 réel, ∫" 𝑘𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑘 ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
! ! !
b) ∫" 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥
Méthode : Calculer une intégrale en appliquant la linéarité
Vidéo https://youtu.be/B9n_AArwjKw
#/ #/
On pose : 𝐴 = ∫) cos # 𝑥 𝑑𝑥 et 𝐵 = ∫) sin# 𝑥 𝑑𝑥
a) Calculer 𝐴 + 𝐵 et 𝐴 − 𝐵.
On donne : cos # (𝑥) + sin# (𝑥) = 1 et cos # (𝑥) − sin# (𝑥) = cos(2𝑥)
b) En déduire 𝐴 et 𝐵.
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Correction
a) On calcule en appliquant les formules de linéarité :
#/ #/ #/ #/
𝐴 + 𝐵 = * cos # (𝑥) 𝑑𝑥 + * sin# (𝑥) 𝑑𝑥 𝐴 − 𝐵 = * cos # (𝑥) 𝑑𝑥 − * sin# (𝑥) 𝑑𝑥
) ) ) )
#/ #/
= * cos # (𝑥) + sin# (𝑥) 𝑑𝑥 = * cos # (𝑥) − sin# (𝑥) 𝑑𝑥
) )
#/ #/
= * 1 𝑑𝑥 = * cos(2𝑥) 𝑑𝑥
) )
#/
1
= [𝑥 ]#/
) = _ sin(2𝑥)`
2 )
1 1
= 2𝜋 = sin(2 × 2𝜋) − sin(2 × 0) = 0
2 2
b) On a ainsi :
𝐴 + 𝐵 = 2𝜋 2𝐴 = 2𝜋
d donc d soit : 𝐴 = 𝐵 = 𝜋
𝐴−𝐵 =0 𝐴=𝐵
2) Positivité et comparaison
Propriétés :
!
a) Si, pour tout 𝑥 de [𝑎 ; 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 0 , alors ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0
! !
b) Si, pour tout 𝑥 de [𝑎 ; 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 𝑔(𝑥), alors ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥
Méthode : Encadrer une intégrale
Démontrer que :
$
1
0 ≤ * 𝑥 # 𝑑𝑥 ≤
) 2
Correction
Sur [0 ; 1], on a : 0 ≤ 𝑥 # ≤ 𝑥. On déduit que :
$ $ $
* 0 𝑑𝑥 ≤ * 𝑥 # 𝑑𝑥 ≤ * 𝑥 𝑑𝑥
) ) )
$ $$
1 1 1
* 0 𝑑𝑥 = 0 et * 𝑥 𝑑𝑥 = _ 𝑥 # ` = − 0 =
) ) 2 ) 2 2
D'où :
$
1
0 ≤ * 𝑥 # 𝑑𝑥 ≤
) 2
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