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Définition de la recherche

La recherche peut être définie comme une enquête scientifique et systématique visant soit à

découvrir de nouveaux faits, soit à vérifier des faits anciens, leurs séquences, interrelations,

explications causales et l'adhérence aux lois naturelles qui les régissent. Elle vise ainsi à découvrir

la vérité en appliquant des méthodes scientifiques.

La recherche n’est pas un transfert de connaissances existantes

La recherche ne correspond pas à l’acquisition d’un savoir existant mais à la création du savoir.

La recherche ne consiste donc pas uniquement en l’accumulation de faits (par exemple données)

mais en la création d’un savoir valide (interprétation des données).

La création du savoir se fait par la construction d’un ensemble d’arguments qui traduisent un

point de vue par rapport à une question donnée

Un argument est une affirmation basée sur des preuves/données.

Les théories sont construites à partir de la confrontation de différents arguments (par exemple :

keynésiens, monétaristes).

1
2
La science est l'accumulation organisée de connaissances systématiques [fiables] dans le but

de parvenir à des explications/prédictions intelligentes.

L’accumulation du savoir se fait par le biais de procédés de découverte et de confirmation.

La définition spécifie que l’objectif de la science est l’explication/ prévision.

Remarque : Hempel et Oppenheim stipulent que l’explication et prévision sont liées parce qu’elles

découlent de la même inférence logique (on appelle cela la thèse de symétrie). Cette thèse suggère

qu'une bonne explication d'un événement ou phénomène devrait également servir de base pour

prédire de tels événements ou phénomènes dans des conditions similaires. Cette idée constitue le

fondement de l’approche hypothético-déductive. Exemple : théorie dit que lorsque A se produit,

B va suivre. Fait : A s’est produit ; on peut prédire que B va se produire, ou on peut expliquer la

survenue de B par A.

Cette thèse a été critiquée parce qu’il suffit d’avoir une corrélation entre deux éléments pour faire

des prévisions, ce qui n’est pas le cas pour l’explication (requiert une relation de cause à effet).

Pour rappel, il y a des méthodes de prévision qui ne nécessitent aucune théorie. La thèse de

symétrie repose sur une perception de causalité qui est celle de David Hume (considère que si

deux événements sont liés, c’est qu’il y a une causalité)

Puisque la science et la recherche sont liées, la méthodologie de recherche est une méthodologie

scientifique parce qu’elle est utilisée pour construire le savoir accumulé.

3
L’approche utilisée dans les sciences dures et en particulier dans les sciences physiques était

considérée comme une référence sur laquelle les autres disciplines devaient s’aligner pour être

considérées comme des sciences. En particulier entre les années 20 et les années 50, alors qu’il y

avait une domination du positivisme logique. Cette approche a été remise en question depuis les

années 60 (influences de Karl Popper, de Polanyi, Kuhn…).

On reproche souvent à la recherche économique une utilisation insuffisante de méthodes

empiriques liées aux données. Néanmoins, l’économie peut être considérée comme une science.

C’est une science lorsqu’on considère ses procédures et la méthode adoptée pour cumuler le

savoir qui est inspirée de la méthode scientifique. C’est-à-dire lorsqu’on tient compte des activités

de recherche en économie.

L’économie est aussi un art dans la manière avec laquelle on applique ce savoir aux questions et

problèmes auxquels on est confrontés.

4
Les sources de savoir fiable :

5
Les arguments fallacieux

Voir slides 31-46

Abus de statistiques

Voir slides 48-51

6
La méthode inductive était plus populaire au milieu du 19ème siècle. L’approche scientifique

consistait à commencer par une observation des faits, puis une inférence inductive de lois menant

à ces faits, qui donneront lieu à des théories (John Stuart Mill (1943) discute ce point1).

La méthode hypothético-déductive est devenue la plus usitée au cours du 20ème siècle après

l’influence des membres du cercle de Vienne, ainsi que de l’école pragmatique (la méthode est

exprimée formellement pour la première fois en 1948).

Selon Hempel et Oppenheim (1965), les explications scientifiques ont une structure logique

commune : une loi universelle, une spécification des conditions initiales qui forment les prémisses,

à partir desquelles on va déduire une conclusion en utilisant le raisonnement logique.

Exemple : théorie dit que lorsque A se produit, B va suivre. Fait : A s’est produit ; on déduit que

B va se produire

1 Ouvrage “System of Logic, Ratiocinative and Inductive” (1943)


7
Une autre approche est l’approche holistico-inductive

8
Les paradigmes

9
Exclusion de tout ce qui n’est pas observable (non vérifiabilité) + Un concept scientifique n’est

significatif que s’il est mesurable.

10
Remarque sur le critère de falsifiabilité de K. Popper : Son point de départ a été la critique du

positivisme logique du cercle de Vienne et en particulier du principe de vérifiabilité. Popper

essayait de trouver un critère de démarcation entre science et non science. Au cours du 19ème siècle,

cette démarcation reposait sur la méthode de l’induction. Néanmoins, l’usage de l’induction peut

être problématique d’un point de vue logique parce que toute conclusion qu’on va tirer de

l’analyse de données passées ne va nécessairement s’appliquer à des données futures. Donc, il y

a un risque d’avoir des conclusions/règles erronées.

Popper note qu’on ne peut en principe pas avoir des règles fiables à partir d’un ensemble

d’observations/ d’affirmations. Néanmoins, on peut aisément réfuter une règle à travers une seule

affirmation/observation. Exemple : quel que soit le nombre de cygnes blancs observés, on ne

pourra pas conclure que tous les cygnes sont blancs (problème de l’induction). En revanche, il

suffit d’un seul cygne noir pour conclure que tous les cygnes ne sont pas blancs. Donc l’affirmation

est difficilement vérifiable mais aisément réfutable.

A noter que dans l’approche de la vérifiabilité, il y a un raisonnement fallacieux qui est celui

d’affirmation du conséquent. On peut illustrer par un exemple 1

Règle : Si A est vrai, alors B se réalise. L’antécédent ici est « A est vrai », le conséquent est « B se

réalise ». Donc, un usage correct de la règle est d’abord d’observer A puis de conclure B. Mais si

on observe B et on conclut A, c’est un raisonnement fallacieux d’affirmation du conséquent.

Exemple 2

Règle : un philosophe expérimenté peut utiliser de manière correcte les règles de logique.

On observe que M. X utilise de manière correcte les règles de logique, on conclut que M. X est un

philosophe expérimenté.

11
En revanche, il n’y a pas de raisonnement fallacieux si on réfute le conséquent. Exemple :

Règle : un philosophe expérimenté peut utiliser de manière correcte les règles de logique.

On observe que M. X n’utilise pas de manière correcte les règles de logique, on conclut que M. X

n’est pas un philosophe expérimenté. ➔ Ok

Enfin, K. Popper considère que l’induction est un mythe : on ne peut pas faire des généralisations

à partir d’un ensemble d’observations et obtenir des règles nouvelles parce qu’à partir du moment

où on a sélectionné un échantillon de l’infinité des observations possibles, on a déjà choisi un point

de vue donné, on s’est déjà implicitement positionné au niveau d’une règle théorique donnée.

12
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Autres paradigmes épistémologiques

Constructivisme, interprétativisme, pragmatisme → Voir slides 18-28 (deuxième partie slides de

cours)

Troisième partie (argumentation)

Voir slides 1-14 à la fin du document+ cas pratiques.

14

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