Cours - Réduction
Cours - Réduction
⊳1⊲
A LGÈBRE 3– R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE BUFFON
C OROLLAIRE 1
• Toute famille de vecteurs propres associés à des valeurs propres deux à deux dis-
tinctes est libre.
• La réunion de bases de sous-espaces propres associés à des valeurs propres deux à
deux distinctes est une famille libre.
P ROPOSITION 4 Vp de P(u)
Soit P ∈ K[X]. Si λ est une valeur propre de u alors P(λ) est une valeur propre de P(u).
C OROLLAIRE 2 Vp et annulateur
Soit P ∈ K[X] un annulateur de u alors toute valeur propre de u est racine de P.
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P ROPOSITION 5
• 0 est valeur propre de A si et seulement si A est non inversible. R EMARQUE
• Soit P ∈ K[X]. λ valeur propre de A =⇒ P(λ) valeur propre de P(A). • Une matrice et sa transposée ont même polynôme caractéristique.
• Soit P ∈ K[X] tel que P(A) = 0. Alors λ ∈ Sp(A) =⇒ P(λ) = 0. • Un endomorphisme d’un ev de dimension finie n, une matrice de Mn (K) ont au plus
n valeurs propres .
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Cas particuliers : La dimension du sous-espace propre est donc toujours majorée par l’ordre de multiplicité
de la valeur propre correspondante.
P ROPOSITION 8 Vp des matrices triangulaires
Si A est diagonale ou triangulaire, ses valeurs propres sont ses éléments diagonaux. R EMARQUE
Si u admet une matrice diagonale ou triangulaire dans une certaine base, ses valeurs Lorsque λ est valeur propre d’ordre 1 (simple) de χu , le sous-espace propre associé est
propres sont les éléments diagonaux de cette matrice. de dimension 1.
P ROPOSITION 9 Pol. car. de l’endom. induit sur un sev stable T HÉORÈME 3 de C AYLEY-H AMILTON (dem non exigible)
Soit F un sev stable par u. Alors χu|F divise χu .
Pour u ∈ L (E), E de dimension finie, pour A ∈ Mn (K), le polynôme caractéristique est
un annulateur.
χu (u) = 0 χA (A) = 0
4. M ATRICES SEMBLABLES
P ROPOSITION 10
Deux matrices semblables ont même polynôme caractéristique.
R EMARQUE
Pour une matrice réelle, il faut compter toutes les vp, y compris les complexes non
réelles.
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P ROPOSITION 13
Un cas particulier qui se déduit de la CNS :
Soit u ∈ L (E) diagonalisable. En notant p λ le projecteur sur Eλ (u) parallèlement à la
somme des autres seps, on a :
u=
X
λ · pλ P ROPOSITION 15 CS de diagonalisabilité
λ∈Sp(u) Si χu est scindé sur K et n’a que des racines simples, alors u est diagonalisable et ses
sous-espaces propres sont des droites.
ce que l’on peut également énoncer en : si u a exactement n = dim E vp simples,
2. D IAGONALISABILITÉ – APPROCHE GÉOMÉTRIQUE
alors. . .
pour chaque valeur propre λ, dλ = m λ T HÉORÈME 5 CNS de diagonalisabilité (algébrique) (dem non exigible)
où dλ = dimker(u − λ IdE )
u ∈ L (E) est diagonalisable si et seulement s’il existe un polynôme annulateur de u
et m λ est l’ordre de multiplicité de λ.
scindé sur K et à racines simples.
ce que l’on peut également exprimer,Xcompte tenu du théorème 2 par : u ∈ L (E) est diagonalisable si et seulement si (X − λ) est un annulateur de u.
Q
λ∈Sp(u)
dλ = dimE
λ∈Sp(u)
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E XEMPLES V- T RIGONALISATION
• Matrice des 1 (matrice d’ATTILA).
1. D ÉFINITION
8 0 9
R EMARQUE
5. D IAGONALISABILITÉ ET SOUS - ESPACES STABLES • en changeant l’ordre des vecteurs de base il est équivalent de prendre une matrice
triangulaire inférieure ;
P ROPOSITION 16
• tout endomorphisme diagonalisable est trigonalisable.
Si u est diagonalisable et F est un sev stable par u, alors la restriction de u à F est un
endomorphisme diagonalisable de F.
2. CNS DE TRIGONALISABILITÉ
6. P RATIQUE DE LA DIAGONALISATION
T HÉORÈME 6 CNS de trigonalisabilité (dem non exigible)
• On calcule le polynôme caractéristique en faisant apparaître le plus possible de factori-
sations en cours de calcul ; Tout endomorphisme u [toute matrice A] dont le polynôme caractéristique est scindé
sur K est trigonalisable sur K.
• pour chacune des valeurs propres (en commençant par les valeurs propres multiples),
on détermine une base du sous-espace propre associé : on écrit effectivement la matrice Conséquence importante : tout endomorphisme d’un C−espace vectoriel est trigonalisable.
A − λ.I et on repère les combinaisons linéaires des colonnes qui sont nulles, sinon on
résout le système linéaire correspondant ;
• on introduit la matrice de passage à la nouvelle base constituée en colonnes des vecteurs 3. R ECHERCHE PRATIQUE EN DIMENSION 3
propres qu’on vient de trouver ;
Soit u un endomorphisme de K3 ou A une matrice de M3 (K) ayant un polynôme caractéris-
• on écrit la formule de changement de base : D = P−1 AP. tique scindé. On cherche une base B dans la quelle la matrice de u est diagonale (si possible)
On ne calcule effectivement P−1 qu’en cas de nécessité ou de demande explicite. ou sinon triangulaire supérieure.
E XEMPLES
4 −1 −2
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On supposera que le corps de base est C, toute matrice est donc trigonalisable. Trouver les sev stables par A = 1 1 1 .
1 1 1
1. P UISSANCES D ’ UNE MATRICE
• idée de base : Si M = PAP−1 on a alors Mk = PAk P−1 k ∈ N et même k ∈ Z si M est
inversible.
5. S YSTÈMES DIFFÉRENTIELS LINÉAIRES
• cas très simple : si M est diagonalisable on prend pour A une matrice diagonale et Ak est Il s’agit ici de systèmes d’équations de la forme
évidente à calculer. (E ) X′ = A · X
où A = (ai j ) ∈ Mn (K)
• cas moins simple : si n = 3 et M non diagonalisable mais trigonalisable, on prend A trian-
gulaire d’un des types précédents. À chaque fois A = D+N avec D diagonale, N nilpotente En notant xi (t ) les composantes de X(t ), on a :
′
telles que DN = ND (à vérifier impérativement à chaque fois). Le binôme de Newton per- x1 = a11 x1 + · · · + a1n xn
..
met alors de conclure. ′
X = A · X ⇐⇒ .
′
xn = an1 x1 + · · · + ann xn
2. S YSTÈME DE SUITES RÉCURRENTES LINÉAIRES D ’ ORDRE 1
La résolution d’un tel système se fait en diagonalisant la matrice A : A = PDP−1 où D =
Pour résoudre des récurrences du type Un+1 = AUn où A ∈ Mp (K) et (Un )n∈N est une suite diag(λ1 , . . . , λn ).
de Kp , on est amené à calculer les puissances de A et utiliser l’alinéa précédent. En effectuant le changement de base X = PY, A = PDP−1 , X = AX ′ ⇐⇒ Y′ = DY.
On ramène l’étude d’une équation linéaire d’ordre n : un+p = a p−1 un+p−1 + · · · + a0 un à un Le système Y′ = DY est alors un système diagonal c’est-à-dire un système d’équations diffé-
un
rentielles (une seule fonction inconnue par ligne) qui se résolvent indépendamment les unes
. des autres :
système précédent en considérant Un = .. et A une matrice-compagnon (cf TD). C1 eλ1 t
. X n
un+p−1 Y′ = DY ⇐⇒ Y(t ) = Ci eλi t Ei
.. =
i=1
Cn eλn t
3. C OMMUTANT D ’ UN ENDOMORPHISME ( D ’ UNE MATRICE ) DIAGONALISABLE
où les Ei sont les vecteurs de la base canonique et les Ci des constantes arbitraires.
Soit u un endomorphisme diagonalisable. On cherche G = g ∈ L (E) /u ◦ g = g ◦ u .
© ª
et donc
On diagonalise u. n
X ′ = AX ⇐⇒ X(t ) = Ci eλi t Vi
X
Puis, si g ∈ G, chaque sous espace propre de u est stable par g . La matrice de g dans une base
i=1
adaptée à la décomposition E = Eλ (u) est donc diagonale par blocs.
L
λ∈Sp(u) où les Vi = PEi sont les colonnes de P c’est-à-dire des vecteurs propres associés à λi .
La réciproque est triviale. On obtient¡donc un système fondamental de solutions c’est-à-dire une base de l’espace des
En particulier la dimension de G est la somme des carrés des multiplicités des valeurs solutions : t 7→ eλi t Vi 1ÉiÉn
¢
propres.
Dans le cas où A réelle est diagonalisable sur C mais pas sur R, les vp sont conjuguées deux à
4. S OUS ESPACES STABLES PAR UN ENDOMORPHISME DIAGONALISABLE deux avec le même ordre de multiplicité.
On résout le système sur C et on prend les parties réelles et imaginaires d’un système fonda-
P ROPOSITION 17 mental de solution pour obtenir un système fondamental de solutions sur R.
Soit u est diagonalisable. Dans le cas où A est trigonalisable, on trigonalise la matrice en se plaçant si besoin dans le
Le sev F est stable par u ⇐⇒ F est engendré par des vecteurs propres de u. cas où K = C et on pratique comme ci-dessus : A = PTP−1 , X = PY, X ′ = AX ⇐⇒ Y′ = TY
(système triangulaire).
On résout ensuite le système linéaire obtenu en commençant par la dernière équation, qui
est une équation différentielle, on reporte dans l’avant-dernière qui devient une équation
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′
différentielle avec second membre, et ainsi de suite. x = −2x
(ii) y ′ = −z
′
E XEMPLES z =y
′
x = −3x + 5y − 5z
′
x = 5x − 3y − 4z
(i) y ′ = −4x + 6y − 5z (iii) y ′ = −x + y − 2z
′
z = −4x + 4y − 3z
′
z = x − 3y
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