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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE LA GOMBE
B.P : 3580
TEL : 015125331
KINSHASA/GOMBE
Section : sciences commerciales administratives, informatique et
gestion des entreprises
Département : Gestion des Entreprises
TRAVAIL PRATIQUE D’AUDIT ET
EXPERTISE COMPTABLE
« Sujet : importance de la relation entre l’audit
et la comptabilité d’une entreprise. Cas de la
DGI de 2019-2021 »
Par :
1. META CIAMALA Laetitia
2. KABANGE NKULU Grace
3. NGOY TSHISALA Galicia
Option : Gestion des Entreprises
professeur : MUTOMBO
ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024
2
Epigraphe
La fonction d’Audit Interne a toujours été perçue par les
gestionnaires publics comme s’apparentant à une visite chez le
dentiste. Tout le monde sait que c’est nécessaire, mais personne ne
l’aime.
BJ REED & J.W SWAIN
3
Dédicace
A tous ceux, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de
ce présent travail, nous vous le dédions.
4
Remerciements
Au terme de notre parcours estudiantin universitaire effectué à
l’Institut Pédagogique de le Gombe (ISP/GOMBE), au Département de
Gestion des Entreprises, nous sommes dans l’obligation de remplir une
agréable tâche, celle de remercier tous ceux qui, d’une manière ou
d’une autre, de près ou de loin, ont rendu cette formation possible.
Nous rendons hommage aux autorités académiques de
l’Institut Pédagogique de la Gombe, ainsi qu’au Corps académique,
Scientifiques et Administratif pour la formation adéquate et de qualité
dont nous sommes bénéficiaires.
Nos remerciements s’adressent particulièrement au professeur
docteur Mutombo… en sa qualité d’encadreur de ce travail.
Nous n’oublions pas d’associer à ces mots de remerciement nos
amis(e)s et connaissances pour leurs soutiens.
Que tous ceux qui ont contribué tant soit peu à l’aboutissement
heureux de ce travail, trouvent à travers ces quelques lignes,
l’expression de notre profonde gratitude.
5
0. INTRODUCTION
0.1. PROBLEMATIQUE
L’entreprise au travers de son activité, poursuit un certain
nombre d’objectifs. Leurs réalisations intéressent non seulement ceux qui
interviennent directement dans sa gestion, mais également ceux qui
d’une manière ou d’une autre, contribuent à son financement ou sont
intéressés par ses performances. Il s’agit donc notamment1 :
Des dirigeants de l’entreprise qui ont besoin d’information pour
gérer au mieux son activité ;
De ses propriétaires (actionnaires, associés, etc…) qui souvent
éloignés de la conduite des affaires, sont désireux d’obtenir des
informations sur les résultats et sur l’évolution de la situation
financière ;
En fin des tiers qui, en tant que clients, fournisseurs actionnaires
potentiels, etc. traitent avec l’entreprise et s’y intéressent.
L’entreprise apparait comme un lieu où se situent des intérêts
souvent convergents, mais parfois contradictoires. Pour cette raison, elle
est vouée intrinsèquement à rendre des comptes : elle est par sa nature
« comptable ».
Elle est ainsi amenée à prendre à produire un certain nombre
d’information répondant aux diverses préoccupations qu’elle suscite.
Comme il ne servirait à rien de disposer d’informations dont la
qualité est douteuse, on ne peut alors dissocier l’obligation de produire
des informations de la nécessité de les contrôler.
A cet égard, l’établissement des comptes annuels des
entreprises (constitués du bilan, du compte de résultat, du tableau
financier des ressources et emplois, de l’état annexe) est un moyen de
contrôle dont les enjeux sont importants.
En effet, les effets financiers annuels constituent la synthèse de
l’activité de l’entreprise exploitable par l’extérieur. Ils servent aux
différents acteurs dans une optique d’évaluation, de prise de décision
ou de diagnostic par les actionnaires.
1
CT NGOY, théorie et pratique d’audit interne, G3 GE, ISP/G, 2021, p.6
6
L’importance de disposer de données sur les états financiers
annuels explique dès lors l’apparition de moyen pour vérifier les comptes
annuels par les dirigeants à destination de l’extérieur.
Ces moyens se sont progressivement développés pour prendre
leur forme actuelle
Pour être précis, nous nous sommes décidés d’analyser
importance de la relation entre audite et comptabilité dans une
entreprise, cas de la DGI 2019 à 2021. Il est question pour nous à travers
cette étude de montrer la relation qui existe entre l’audit et la
comptabilité.
La DGI, dispose-t-il d’un service d’audit et la comptabilité
?
Existe-t-il une relation entre l’audit et la comptabilité ?
Quelle est importance de la relation entre l’audit et la
comptabilité au sein de la DGI ?
0.2. HYPOTHESE DU SUJET
L’hypothèse peut être définie comme étant une série de
réponses provisoires au regard des questions soulevées à la
problématique, d’où elle est concise, communicable et neutre.2
Nous formulons nos hypothèses selon lesquelles la DGI
disposerait d’un service d’audit et de la comptabilité à son sein et ce
dernier aurait une place de choix. Et ce service de l’audit et la
comptabilité ont une relation positive dans le fonctionnent la DGI.
0.3. OBJECTIF DU TRAVAIL
L’objectif est de décortiquer le fonctionnement de l’entreprise
afin de détecter les défauts et les risques susceptibles de mettre en cause
le plan de marche fixé par les entreprises, et permettre notamment de
vérifier le bon déroulement des contrôles de qualité internes.
2
Jacques Renard, théorie et pratique de l’audit interne, 7ème Edition ERYOLLE, Paris, 2010.
P 49 3
7
0.3. OBJECTIF DU TRAVAIL
L’objectif est de décortiquer le fonctionnement de l’entreprise
afin de détecter les défauts et les risques susceptibles de mettre en cause
le plan de marche fixé par les entreprises, et permettre notamment de
vérifier le bon déroulement des contrôles de qualité internes.
0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET
L’intérêt poursuit dans cette analyse, consiste à mettre dans le
monde scientifique, un outil de référence lors de la mise en œuvre du
système de déroulement de l’audit et de la comptabilité au sein d’une
entité économique. Et plus loin c’est de concilier la théorie de l’audit et
la comptabilité à sa pratique au sein de la DGI.
0.5. METHODES ET TECHNIQUES
Les objectifs d’un travail scientifique sont atteints à partir des
méthodes et techniques appropriées.
0.5.1. Méthodes3
Une méthode peut être définie comme un ensemble de
procédés opérationnels ou intellectuels par lesquelles une discipline
cherche à étudier les vérités qu’elle poursuit.
Ainsi, au regard de l’orientation et de l’étendue de notre étude, nous
avons recouru aux méthodes suivantes :
0.5.1.1. La méthode analytique
Elle nous a servies à examiner les renseignements prélevés au
sein de la DGI.
0.5.1.2. La méthode déductive
Cette méthode est scientifique qui consiste à formuler une
hypothèse afin d’en déduire des conséquences observables futures mais
également passées, permettant d’en déterminer la validité.
0.5.1.3. La méthode descriptive
Nous avons permis à détailler l’approche théorique de ce
présent travail.
3
GRAWITS, M. Méthodes de recherches en sciences sociales, 2ème Ed. DALLOZ, Paris,
2001, P.331
8
0.5.1.4. La méthode historique
Cette méthode est basée sur les faits historiques de la DGI, elle
recherche la genèse des faits ou des situations étudiées, leurs
antécédents et leurs successions ou leur évolution dans le temps pour
mieux comprendre et expliquer les faits et ces situations actuelles.
0.5.2. Techniques
Les techniques de recherche sont des procédées opératoires,
des moyens concrets de collecter des données par des méthodes de
recherche.4 Dans le cadre de ce travail, nous avons utilisé :
0.5.2.1. La technique documentaire
Elle nous a permises de consulter les ouvrages et documents se
rapportant à notre travail.
0.5.2.2. La technique d’observation directe
L’observation directe nous a aidées d’observer directement le
fait que nous étudions pendant que nous enquêtons.
0.5.2.3. La technique d’interview
Cette technique nous a facilitées lors des entretiens avec
quelques agents et cadres de la DGI et de collecter les renseignements
auprès d’eux.
0.6. DELIMITATION DU SUJET
Dans tout le domaine scientifique, il est important de circoncire
une étude en vue d’avoir la précision ; en ce qui concerne ce travail,
nous allons borner dans l’espace et dans le temps.
Sur le plan spatial, la DGI constitue notre institution publique ;
Sur le plan temporel, notre intervalle d’analyse est de 2019 à 2021,
soit 3 ans.
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
4
CHALET D, méthodes et techniques de recherche scientifique, Ed ADLLOZ, Paris, 1983, p
23
9
Font de ces considérations, notre travail est subdivisé en trois
chapitres, hormis l’introduction et la conclusion
Il s’agit notamment de :
Le premier chapitre parle de considérations générales sur les
Concepts de base ;
Le second chapitre traite sur la présentation de la DGI ;
Enfin le troisième chapitre aborde l’importance de la relation entre
audit et comptabilité cas de la Direction Générale d’Impôt de
2019 à 2021.
10
CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES SUR LES CONCEPTS DE BASE
Section I. GENERALITES SUR L’AUDIT
I.1. Notion sur l’audit5
Nous présenterons dans cette section la notion d’audit interne
dans sa globalité, ensuite de notions proches de l’audit afin d’éviter les
confusions entre elles.
I.2. Historique de l’audit
Les premières manifestations de l’audit peuvent être retrouvées
dans la mémoire de l’histoire. Au 2ème millénaire avant Jésus-Christ, écrit
Vegas Lionel, les sumériens étaient obligés d’avoir un plan de la
comptabilité d’exploitation qui dégageait les bénéfices réalisés et ou les
pertes subies lors des diverses opérations. On y utilisait le “contrôle par
recoupement, c’est-à-dire, une sorte de comparaison de l’information
provenant de deux sources d’enregistrements indépendantes l’une de
l’autre. Le contrôle par recoupement est resté un des moyens de
contrôle interne, les plus connus et les plus utilisés.
Chez les Egyptiens antiques, les pharaons chargeaient des
surintendants, spécialement formés à leur métier dans les temples pour
prélever les entrées et sorties de grains, principale matière imposable à
l’époque. C’est donc le fisc qui fut créateur du contrôle comptable en
Egypte. L’histoire égyptienne ne renseigne encore qu’il y existait un
aveugle propriétaire d’un troupeau de moutons. Pour vérifier le nombre
de ses bêtes, il se plaçait à l’entrée de l’enclos et mettait à sa gauche
un sac contenant de gros et petits cailloux, Chaque fois qu’un mouton
sortait, il le tâtait et sortait de son sac un caillou qui correspondait à la
taille de la bête. Le soir, il déplaçait les cailloux de droite vers la gauche
à l’entrée de chaque mouton. De cette façon, il savait compter le matin
être compté le soir de manière exhaustive son troupeau.
La pratique de l’audit fut découverte 300 ans avant Jésus-Christ
en Egypte, l’institut de surveillance des finances publiques créé à cette
époque fut transformé en cours des logistiques dont le rôle consistait à
vérifier les comptes des receveurs et à poursuivre les fraudes.
5
MPERE BOYE MPERE, cours d’audit, L2Comptabilité, ISC, Kinshasa 2013 – 2014, Pp 5 – 8
11
A cette même période, toutes les comptabilités des provinces
romaines faisaient l’objet d’un contrôle exhaustif par des questeurs qui
étaient nommées par le gouvernement. C’est à cette époque, dit-on
que remonte l’usage du concept ‘Audit” dont le sens lui conféré a été
différent de celui qu’on lui reconnaît actuellement. Les questeurs
faisaient leurs rapports verbalement devant une assemblée composée
d’auditeurs. Dans cet intervalle de temps, l’Italie fut considérée comme
la patrie de la comptabilité.
En 1280, le Pape Nicolas II chargea son notaire d’établir un
duplicata de tous les enregistrements des recettes et dépenses dont le
but était de vérifier l’exactitude des opérations traitées par son propre
comptable.
Vers 1340 apparaît en Italie, la comptabilité en partie double et
les premiers documents comptables furent publiés par les frères
SORANZO de Genève. L’exemple romain, sera suivi par beaucoup
d’autres souverains de l’époque6.
En France par exemple, l’Empereur Charlemagne nommait des
Hauts fonctionnaires appelés “Missi Dominici” dont la charge consistait à
contrôler les administrateurs provinciaux. Collins et Vallin précisent qu’en
France, un Traité appelé la sénéchaussée recommandait à tous les
barons de donner chaque année une lecture publique de la
comptabilité des divers domaines devant les « accunturs » ou « auditeurs
».
Colbert, alors simple contrôleur général, présenta au Roi Louis
XIV les irrégularités constatées dans la gestion du Surintendant des
finances, Nicolas Pouquet. Dès lors, la chambre des comptes de Paris
chargea un expert de la vérification de tous les comptes et calculs. La
chambre de comptes fut supprimée pour être remplacée par les cours
des comptes actuels, haut tribunal d’administration chargé de vérifier,
d’apurer et de juger les comptes de comptables publics.
La première association des réviseurs comptables fut constituée
en 1581 à Venise, sous le nom de “Collegio dei Pazo noti” et dans la suite,
des institutions similaires furent créées à Milan et à Bologne. La révision
professionnelle remonte dès le commencement du13ème siècle.
Sous Edouard 1er, le Parlement anglais vota un acte qui
autorisait les barons à faire nommer les auditeurs pour vérifier les
6
DIESON C., mécanisme de l’audit interne, éd. Dunod, paris, 2003, p.16
12
comptes. La véracité de ces derniers était sanctionnée par la seule
mention « Probateur ». Le « railway compagnies consolidation act »
de1845 prescrit la vérification annuelle par les « auditors ».
Pour ce qui est des honoraires, la cité de Venise payait aux
auditeurs sur le résultat. La cité de Pise versait des honoraires fixés à
chaque auditeur de la municipalité. Ayant fait son temps, l’audit connait
aujourd’hui un développement très poussé, De nos jours, « l’Institute of
Chartered Accountant of England and Wales » est l’une des associations
les plus importantes du monde.
Il y a quelques années le rôle de l’auditeur se limitait à détecter
les fraudes. Cette préoccupation est devenue une action secondaire,
l’action principale étant de délivrer un certificat attestant la fiabilité et la
sincérité des comptes présentés par les gestionnaires.
A cette époque, la vérification se faisait en vue de déterminer
la capacité pour une entreprise à payer ses dettes. Aujourd’hui, le
monde des affaires s’intéresse plus à observer les tendances que prend
l’évolution de l’entreprise.
L’audit répond donc à un besoin de contrôle que l’on peut
difficilement dissocier de l’activité économique. Depuis son existence, les
domaines d’application de l’audit ne font que s’élargir. Initialement,
l’audit s’identifiait au contrôle externe des comptes.
Le 20ème siècle est caractérisé par le développement très
accéléré de certaines d’entreprises qui a occasionné un accroissement
qualitatif et quantitatif de l’information produite par la firme.
L’information comptable augmente en volume, mais se complique
encore face à une accélération de la vitesse des informations
opérationnelles à fournir aux divers dirigeants7.
Cette période se distingue aussi par un profond renouvellement
de la méthodologie utilisée en matière d’audit. Au début de 2Oème
siècle, on se préoccupait d’examiner les comptes pour exprimer une
opinion sur les états financiers. Au départ, l’audit vérifia complètement
toutes les transactions comptables. La recrudescence de l’information
comptable et le progrès technologique réalisés dans le monde des
affaires ont rendu impossible la vérification exhaustive des états
financiers. Ainsi, la fonction de l’audit a développé la technique du
7
Jean François NANTERNE, ‘’ le contrat de l’audit, Université Abou BEKR, 2013, P. 20-25 8
13
sondage dont les bases et l’importance sont déterminées par le système
de contrôle interne institué au sein de l’entreprise.
Il convient de rappeler que la révision exhaustive des états
financiers présente de limites et défaillances sur un plan purement
conceptuel. Se bornant à examiner tout ce qu’on lui donnait, l’auditeur
devait être sûr qu’il n’a rien oublié. On redoute également le
dépassement de certaines informations au moment de l’établissement
du rapport final.
I.3. Définition de l’audit8
Etymologiquement, le terme « Audit » vient du latin « audire » qui
signifie écouter, entendre. De nos jours, on préfère faire parler les
comptes le contrôle, la vérification ou la révision menée dans une
entreprise.
Plusieurs termes sont actuellement utilisés dans les manuels de
comptabilité et d’audit pour designer l’examen et la certification des
états financiers préparés par les dirigeants d’entreprises :
Le terme anglais « Auditing » se définit comme une technique de
l’examen systématique des états financiers et des opérations
d’une période pour déterminer leur concordance avec les
principes comptables généralement reconnus, les instructions de
la direction et le règlement en vigueur.
« Audit » signifie l’examen technique des états financiers et des
opérations d’une période pour déterminer leur concordance avec
les principes comptables généralement reconnus, les instructions
de la direction et le règlement en vigueur ;
« Audit » signifie l’examen technique des états financiers tandis que
l’agent comptable qui effectue le contrôle se nomme auditeur ;
Certains auteurs utilisent le terme « contrôle comptable » qui est
défini comme l’activité qui, par l’examen systématique des livres et
des documents d’une entreprise, permet :
a. De vérifier si les comptes expriment la situation réelle de l’entreprise
au moment où s’effectue ledit contrôle ou au moment de
l’établissement d’un bilan
8
LUSENDI M ; Comptable et Financier, Notes de cours, Gill, SCF, ULK, Kinshasa, 2014 –
2015, Pp 37 – 38
14
b. De relever l’exactitude des enregistrements comptables tant du
point de vue arithmétique que du point de vue comptable et de
la conception et de l’orthodoxie comptable ;
c. De relever les erreurs et les fraudes
d. D’assurer que la comptabilité est claire, compréhensible, bien
organisée et que le contrôle interne fonctionne régulièrement ;
e. D’apprécier, dès lors, dans quelle mesure la comptabilité est à
même de remplir son rôle primordial d’outil de gestion ;
f. De commenter et d’interpréter dans un rapport les postes d’un
bilan en lieu et place du chef d’entreprise ;
g. D’effectuer, éventuellement la critique d’une gestion (contrôle
économique)
h.
I.4. Objectifs de l’audit9
L’objectif de l’audit est d’établir la régularité, la sincérité et la
pertinence de l’apparence de l’image fidèle de l’information financière
plutôt que de rechercher de prime à bord la fraude et autres
malversations (objectifs particuliers.
Comme pour affirmer l’étroite liaison existante entre l’audit et la
comptabilité, les objectifs fondamentaux de l’audit tirent leurs origines
de dix principes fondamentaux de l’exploitation de l’information
économico-financière étudiée en comptabilité générale et en analyse
financière
I.5. Objectifs particuliers de l’audit
Très souvent les travaux d’audit suscitent d’énormes confusions
au point que la perception de l’audit pour plus d’une personne soit
focalisée d’avantage sur les aspects particuliers sou subsidiaires à l’instar
des objets fondamentaux de l’audit soient de recherche la sincérité, la
régularité et l’image fidèle des comptes annuels, les objectifs particuliers
ou subsidiaires sont donc la détection des fraudes et autres malversation
ainsi que l’immixtion de l’auditeur dans la gestion de l’organisation
audité10.
A. Détection de la fraude
9
9 LUSENDI M, op. CIT, Pp 40 – 45
10
LOKOLE KATOTO, audit et contrôle de gestion, notes de cours L1, GF, FASECI, UPN, 2013
– 2014, p2
15
La recherche de fraude et autres malversations sont loin d’être
l’objectif primordial de l’audit, néanmoins l’audit met des techniques
susceptibles de déceler des malversations ou faiblesses de l’organisation
de peur qu’il y ait fraude. Et si jamais l’auditeur était devant un cas de
fraude et poste à son attention, il prendra des dispositions pour en
mesurer l’impact sur les comptes annuels.
Il ne saura rester indifférent quoique cet aspect relève des
objectifs particuliers parce que les malversations ou faiblesses de
l’organisation peuvent donner l’accès à la réalisation de certaines
fraudes susceptibles de charger la configuration des états financiers.
B. Immixtion dans la gestion
D’après la philosophie de l’audit, la gestion de l’organisation
auditée est prohibée.
Toutefois, il est à retenir que le rôle du professionnel ne se limite
pas simplement à l’appréciation à priori des états financiers.
Ainsi, dans le cadre de sa mission, l’auditeur peut s’il s’agit
opportun formuler des avis et conseils pour améliorer la qualité de
l’information financière. En plus, il peut également dépasser sa tâche liée
à la révision des documents financiers pour conseiller les aspects tels que
la réorganisation comptable, étude de gestion et autres.
I.6. Importance de l’audit
L’audit revêt une grande importance dans la vie des
organisations. Celle-ci peut être expliquée en s’appuyant sur trois
théories financières qui ont dominés dans la littérature classique et
moderne. La première est la théorie financière classique qui suggère que
toutes les parties prenantes à la vie d’une entreprise poursuivirent un
même objectif « qui est la maximisation de la richesse de l’entreprise ».
La deuxième est la théorie de l’agence qui propose que des
conflits d’intérêts potentiels qui génèrent les coûts d’agence et
influencent la valeur de l’entreprise existe entre les partenaires de
l’entreprise. Cette théorie suppose que les décisions économiques sont
soumises à l’incertitude, que les efforts produits sont difficilement
observables et que le coût d’établissement et d’exécution de contrat ne
sont pas nuls (théorie des contrats incomplets). Dans ce cadre, une
relation de coopération donne lieu à un problème d’agence lorsqu’il y
a divergence d’intérêt entre les parties concernées. En effet, la théorie
suppose que tous les individus cherchent à maximiser leur fonction
d’utilité. Pour cela, ils vont chercher à profiter des failles dans le contrat
16
et du non-observabilité des efforts éventuellement au dépend des
autres. L’ensemble de ces comportements et leur anticipation génèrent
des coûts d’agence de deux types : des coûts explicités (coûts de
surveillance et de dédouanement qui engagent les parties pour tenter
de limiter le comportement opportuniste de l’autre partie et pour mettre
son principal en confiance et des coûts implicites (coûts d’opportunité
résultant de la perte d’utilité subie par les parties du fait de cette
divergence d’intérêt).
A la lumière des produits de ces théories, l’audit est la technique
permettant de satisfaire les besoins des différentes parties prenantes à la
vie des organisations. Il s’agit des besoins aussi bien des gestionnaires que
d’autres parties prenantes telles que les gestionnaires, l’audit permet de
s’assurer de la qualité de l’information, de l’application des instructions
de la direction et de l’amélioration des performances c’est-à-dire de
l’atteinte par l’entreprise de ses objectifs.
Pour les autres participants à la vie de l’entreprise, l’audit
permet de s’assurer de la régularité et de la sincérité des renseignements
que leurs sont fournis par l’entreprise à travers les états coupables et
financiers. En effet, la comptabilité ne joue pleinement son rôle que si elle
bénéficie de la totale confiance de ses utilisateurs, que si elle bénéficie
d’un minimum de crédibilité. Or, comme on peut le déduire des théories
susmentionnées, il y a une grande asymétrie d’informations entre ceux
qui la prépare (et peuvent le cas échéant savoir ce qui a été dissimilé)
et ceux qui l’utilisent (qui, étant extérieur, ne peuvent savoir ce qui a été
dissimile). De plus, il y a une confusion d’intérêt dans la mesure où celui
sous l’autorité du quel les comptes sont préparés est également jugé sur
base de résultat comptable dans la mesure où il n’est évidemment pas
possible de donner à tous les tiers accès aux détails des comptes de
l’entreprise.
La confiance est acquise grâce à un travail de contrôle qui est
confié à un tiers indépendant et techniquement compétent, l’auditeur
externe.
17
I.7. Typologie des audits11
A. Audit financier ou audit externe
L’audit financier est celui qui est mené par un expert
indépendant au sein d’une entreprise. Il porte sur les informations
financières c’est-à-dire les comptes annuels. L’expression « comptes
annuels » signifie les états financiers.
La définition générale de l’audit peut être tirée des publications des
diverses organisations professionnelles, ainsi :
- En France, dans les normes de révision comptable de l’OEC (ordre des
experts comptables), l’audit financier est défini comme un examen
auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue
d’exprimer opinion native sur la régularité et la sincérité du bilan et des
comptes de résultat d’une entreprise.
- Sur le plan international, dans les normes de l’IFAC l’international
fédération of accountants), l’audit financier se défini comme le contrôle
de l’information financière émanant d’une entité juridique effectuée en
vue d’exprimer une opinion sur cette information.
B. Audit interne
L’institut Français des auditeurs et contrôleurs internes (IFACI)
définit l’audit interne comme suit « l’audit interne est la révision
périodique des instruments dont dispose une direction pour contrôler et
gérer l’entreprise ». Cette activité est exercée par un service dépendant
de la direction de l’entreprise et indépendant des autres services.
Les objectifs principaux des auditeurs internes sont donc dans le
cadre de cette révision périodique, les sécurités suffisantes, si les
informations sont sincères, les opérations régulières, les organisations
efficaces, les structures claires et actuelles.
C. Audit opérationnel ou audit des opérations
Né de l’intérêt apporté par l’auditeur interne sur toutes les
organisations de l’entreprise, l’audit opérationnel peut être défini
comme l’examen professionnel des informations relatives à la gestion de
chaque fonction d’un intérêt quelconque en vue d’exprimer sur ces
11
LUSENDI r, op. cit, Pp 38 – 40
18
informations une opinion responsable et indépendante par référence
aux critères de régularité, de fiabilité et efficacité.
Section II. NOTIONS SUR LA COMPTABILITE
II.1 définition de la comptabilité
- La comptabilité (1) est ainsi définie par la réglementation
comptable : Plan comptable général (PCG), article 121-1. La
comptabilité est un système d’organisation de l’information
financière permettant de saisir, classer, enregistrer des données de
base chiffrées et présenter des états reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entité à la
date de clôture. Toute personne physique (commerçant,
entrepreneur individuel) ou morale (société) soumise à l’obligation
légale de tenir une comptabilité doit respecter la réglementation
comptable.
- La comptabilité est un ensemble de systèmes d'information
subjectifs ayant pour objet la mesure de la valeur des moyens et
des résultats d'une entité. La comptabilité repose sur un ensemble
de conventions et de règles de représentation. La comptabilité est
un système subjectif c'est-à-dire qu'elle propose une représentation
particulière des informations, et donc du réel, en fonction du sujet
qui a défini les conventions et règles. Plusieurs comptabilités
coexistent. La comptabilité financière consiste à recueillir et
compiler des données liées aux événements et aux opérations
financières, afin de présenter dans une unité monétaire, la situation
financière et les activités économiques d'une entité.
II.2 Historique de la comptabilité
Les traces les plus anciennes de comptabilité datent de la
haute Antiquité et notamment de la Mésopotamie
ancienne (sur tablette d'argile, papyrus…)7. Les villes commerçantes
italiennes et flamandes jouent un grand rôle dans l'établissement des
pratiques occidentales modernes, naissance de la comptabilité en
partie double.
19
La théorie comptable s'est organisée, clarifiée et normée à partir
du XIXe siècle, lors de la révolution industrielle, notamment sous
l'influence de praticiens tels que Pierre-Antoine Godard-Desmarest 8.
En France, c'est la loi fiscale de 1917 qui a donné une dimension
supplémentaire à la comptabilité, dans l'objectif de donner nouveau
souffle à l'investissement. Elle autorise un véritable amortissement
comptable, permettant de déduire chaque année des bénéfices une
fraction des investissements.
Le souverain Hammourabi de Babylone évoque la comptabilité des
marchands dans ses lois. Les Incas utilisaient des rubans de couleurs
noués pour tenir les comptes ; un nœud par opération, une couleur par
produit. Les Romains utilisaient les termes expensa pour les dépenses
et accepta pour les recettes.
1494 : Le moine italien Luca Pacioli édite à Venise son traité sur la
comptabilité en « partie double » ;
1581 : En Italie, le collegio des Raxonati est la première société de
comptables ;
1673 : En France, Jean-Baptiste Colbert impose la tenue de livres
comptables ;
1807 : Mise en place du Code de commerce napoléonien ;
1881 : Création en France de la société de comptabilité ;
1947 : Création du premier plan comptable général en France ;
1962 : Gilbert Bitsch invente le lettrage conversationnel de
qualification des écritures pour son application en comptabilité
générale et réalise le premier positionnement des détails du solde des
comptes de tiers sur une tabulatrice IBM 421 (un outil de
mécanographie) puis sur ordinateur IBM 360/40 (1er janvier 1966), qui
a ouvert la comptabilité à l'informatique ;
1973 : Création de l’International Accounting
Standards Committee (Comité des normes comptables
internationales) à Londres qui a pour principaux buts :
d'élaborer et de publier des normes comptables internationales
pour la présentation des états financiers ;
de promouvoir leur utilisation au niveau mondial ;
de publier des interprétations qui sont développées par
l'International Financial Reporting Standards Interpretations
Committee - I.F.R.I.C.
2002 : Création du règlement européen sur l'application des normes
comptables internationales (IFRS) aux comptes consolidés des
sociétés cotées ;
20
2011 : Le Canada adopte les IFRS (International Financial Reporting
Standards) pour les entreprises ouvertes (inscrites en bourse).
II.3. Utilité
La comptabilité est le moyen9 de :
Connaître le montant et l'origine de « résultats » (économiques
notamment) ;
Aider à vérifier le bien-fondé de décisions prises (à cet égard on peut
estimer qu'il s'agit également d'un outil concourant à la gestion, à
l'évaluation et à la prévision) ;
De suivre au jour le jour le montant de sa caisse (dans le cas d'un
commerce, d'une entreprise) ;
de connaître la valeur du patrimoine concerné, son évolution,
sa valeur ajoutée, par une comptabilité et l'ampleur des
engagements vis-à-vis des tiers (engagements reçus ou donnés).
D’identifier les possibles fraudes.
II.4 Rôle de la comptabilité
La comptabilité a pour objectif de fournir une information utile aux
acteurs et partenaires de l’entreprise.
Moyen de preuve Preuve entre les commerçants
Instrument de contrôle Contrôle de la santé et de la
performance de l’entreprise
Contrôle de l’assiette
d’impôt
Contrôle des charges
sociales, etc
Aide à la prise de décision Source d’information pour les
partenaires et acteurs de
l’entreprise
Matière première pour la Définition de statistiques
production d’indicateurs et nationales
d’outils de gestion Définition d’un plan
d’investissement
21
II.5. Type de comptabilité
a. La comptabilité en partie simple
Il s’agit d’enregistrer sur deux colonnes les charges et produits de
l’association. Cela ne peut être utile que pour les petites associations
ayant très peu d’activités (si l’association a un faible chiffre d’affaires,
pas d’activité commerciale, pas d’obligations fiscales et pas de
salariés). Lors de l’assemblée générale, le trésorier annonce le
montant des dépenses, celui des recettes et le solde de trésorerie.
b. La comptabilité en partie double
À chaque débit, un crédit. Pour chaque opération, une double
écriture comptable est passée. Une dépense est passée en charges
et en contrepartie en banque ou compte « à payer » (fournisseur par
exemple). Une recette est passée en produits et en contrepartie en
banque ou compte « à recevoir » (adhérent par exemple). Les
amortissements du matériel sont passés en charges de l’année et en
déduction de la valeur d’achat des matériels. Toutes les dépenses et
les recettes relatives à une année de fonctionnement doivent être
affectées aux comptes de l’année concernée, indépendamment de
la date à laquelle elles sont payées ou perçues. L’utilisation des règles
comptables évoquées est indispensable.
c. La comptabilité analytique
Il s’agit d’affecter chaque charge et produit à une activité de
l’association. La comptabilité analytique est parfaitement adaptée à
la comptabilité en partie double. La plupart des logiciels de
comptabilité donne cette possibilité. Toutefois il est aussi aisé de
l’utiliser en comptabilité en partie simple. Un cahier à colonnes ou un
tableur informatique permettent de la réaliser facilement. Lors de
l’assemblée générale, le trésorier présente, activité par activité,
charges, produits et résultat.
d. La comptabilité financière
La comptabilité financière, également appelée comptabilité générale,
est une branche spécifique appartenant au domaine de la
comptabilité. Elle participe à l'enregistrement comptable des données
financières de l'entreprise. Toutes les transactions sont résumées lors de la
création des principaux documents financiers (bilan, compte de résultat,
22
flux de trésorerie). Ces données financières sont enregistrées sur une
année.
e. La comptabilité de gestion
La comptabilité de gestion, autrement appelée comptabilité
analytique, est généralement utilisée pour identifier, analyser, mesurer,
interpréter et communiquer des informations financières. Ces dernières
sont d'ailleurs partagées avec les décideurs de l'entreprise, car elles leur
sont indispensables pour réussir à atteindre les objectifs fixés. De manière
fondamentale, la comptabilité de gestion diffère de la comptabilité
financière, car elle se concentre sur les décisions commerciales au sein
de la société.
f. La comptabilité auxiliaire
Cette branche de la comptabilité résume la gestion des comptes
auxiliaires de l'entreprise. Un compte auxiliaire représente une division du
compte principal de l'entreprise en plusieurs sous-comptes. Afin de créer
des comptes auxiliaires, les entreprises utilisent des logiciels de
comptabilité.
Il est important de savoir que la comptabilité auxiliaire ne concerne pas
les comptes de gestion de l'entreprise. Le but de la comptabilité auxiliaire
est de faire apparaître clairement le détail des opérations comptables,
notamment pour simplifier la préparation du bilan. En créant un compte
supplémentaire pour chaque client, il est possible de lier toutes les
factures et tous les encaissements tiers à ce compte. De plus, cela
permet aux entreprises de reconnaître plus facilement les retards de
paiement.
g. La comptabilité de trésorerie
La branche que l'on appelle la comptabilité de trésorerie est une
branche de la comptabilité qui enregistre toutes les recettes et dépenses
d'un exercice dans un livre de caisse en distinguant les types de
paiements et les types de transactions effectuées. À la fin d'un exercice,
toutes les créances et dettes impayées sont enregistrées au sein des livres
comptables. Cela signifie que toutes les factures clients et toutes les
factures de dépenses impayées doivent être enregistrées à la date de
clôture des comptes annuels.
23
À noter que la comptabilité de trésorerie ne prend en considération les
dettes et les créances qu'à la clôture de l'exercice comptable. Utiliser la
comptabilité de trésorerie peut faire gagner beaucoup de temps aux
entreprises, car l'expert-comptable passe moins de temps à traiter les
dossiers.
LA COMPTABILITE DANS UNE ENTREPRISE
Rôle de la Comptabilité : La comptabilité joue un rôle fondamental dans
la gestion d'une entreprise.
Ses principales fonctions incluent :
• Enregistrement des transactions financières : La comptabilité consiste
à saisir, classer et enregistrer toutes les transactions financières de
l'entreprise. Cela inclut les ventes, les achats, les paiements et les
encaissements. Chaque transaction est documentée de manière
précise et systématique pour assurer une traçabilité complète.
• Préparation des états financiers : La comptabilité produit des états
financiers tels que le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de
trésorerie. Ces documents fournissent une image claire de la situation
financière de l'entreprise à un moment donné. Le bilan montre les actifs,
les passifs et les capitaux propres, tandis que le compte de résultat
présente les revenus et les dépenses sur une période donnée.
• Suivi des performances financières : En enregistrant et en analysant les
transactions financières, la comptabilité permet de suivre les
performances financières de l'entreprise. Cela aide à identifier les
tendances, à évaluer la rentabilité et à prendre des décisions éclairées
pour améliorer la gestion financière.
• Conformité et contrôle : La comptabilité assure que l'entreprise
respecte les lois et règlements financiers en vigueur. Elle garantit la
transparence et l'exactitude des enregistrements financiers, facilitant
ainsi les audits, les déclarations fiscales et la prévention de la fraude.
24
Importance de la Comptabilité
La comptabilité est cruciale pour la gestion d'une entreprise pour
plusieurs raisons :
• Prise de décision éclairée : Les informations financières fournies par la
comptabilité permettent aux dirigeants de prendre des décisions
stratégiques basées sur des données précises. Cela inclut la planification
budgétaire, l'évaluation des investissements et la gestion des coûts.
• Gestion des ressources : La comptabilité aide à gérer efficacement les
ressources de l'entreprise en fournissant des informations sur les flux de
trésorerie, les créances et les dettes. Cela permet de maintenir une
liquidité adéquate et d'optimiser l'utilisation des ressources financières.
• Transparence et confiance : Une comptabilité précise et transparente
renforce la confiance des investisseurs, des créanciers et des autres
parties prenantes. Elle démontre que l'entreprise est bien gérée et
financièrement saine, ce qui peut faciliter l'accès au financement et aux
investissements.
• Conformité légale : La comptabilité assure que l'entreprise respecte ses
obligations fiscales et légales. Cela permet d'éviter les sanctions et les
amendes coûteuses, tout en garantissant une gestion éthique et
responsable.
• Prévention des fraudes : En maintenant des enregistrements financiers
détaillés et en effectuant des contrôles réguliers, la comptabilité aide à
détecter et à prévenir les fraudes et les erreurs. Cela contribue à
protéger les actifs de l'entreprise et à maintenir son intégrité financière.
25
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
La Direction Générale des Impôts (DGI) de la République
Démocratique du Congo (RDC) est une institution publique essentielle
chargée de la gestion et de la collecte des impôts et des taxes. Créée
pour assurer la mobilisation des ressources fiscales, la DGI joue un rôle
crucial dans le financement des services publics et le développement
économique du pays.
Mission et Objectifs
La mission principale de la DGI est de percevoir les impôts, qui sont des
prestations pécuniaires exigées des contribuables sans contrepartie
directe, au profit du trésor public congolais.
Les objectifs de la DGI incluent
• Mobilisation des ressources fiscales : Assurer une collecte efficace des
impôts pour financer les dépenses publiques.
• Conformité fiscale : Veiller à ce que les contribuables respectent les
lois fiscales en vigueur.
• Équité fiscale : Garantir que le système fiscal est juste et équitable
pour tous les contribuables.
• Modernisation des services : Améliorer les processus et les systèmes
pour une gestion plus efficace et transparente des impôts.
Organisation et Structure
La DGI est structurée en plusieurs directions opérationnelles au niveau
national, chacune ayant des responsabilités spécifiques. Ces directions
comprennent :
Direction des Grandes Entreprises : Gère les impôts des grandes
entreprises et des multinationales.
Direction des Moyennes Entreprises : S'occupe des impôts des
entreprises de taille moyenne.
Direction des Petites Entreprises : Traite les impôts des petites
entreprises et des travailleurs indépendants.
26
Direction de la Vérification et de l'Audit : Assure la conformité
fiscale par le biais d'audits et de vérifications.
1 Rôle dans l'Économie
La DGI joue un rôle vital dans l'économie de la RDC en assurant
la collecte des recettes fiscales nécessaires au financement des
services publics tels que l'éducation, la santé, les infrastructures et
la sécurité. En mobilisant efficacement les ressources fiscales, la
DGI contribue à la stabilité économique et au développement
durable du pays.
Financement des services publics : Les impôts collectés par
la DGI permettent de financer les services publics
essentiels, améliorant ainsi la qualité de vie des citoyens.
Stabilité économique : Une collecte fiscale efficace
contribue à la stabilité macroéconomique en fournissant
des ressources financières stables pour le gouvernement.
Développement des infrastructures : Les recettes fiscales
sont utilisées pour développer les infrastructures, telles que
les routes, les ponts et les réseaux électriques, ce qui
stimule la croissance économique.
Défis et Perspectives
La DGI fait face à plusieurs défis, notamment l'évasion fiscale, la fraude
et la corruption. Pour surmonter ces obstacles, la DGI met en œuvre des
réformes visant à moderniser ses systèmes et à renforcer la
transparence et l'efficacité de ses opérations.
•Réformes fiscales : Introduction de nouvelles technologies et de
systèmes de gestion pour améliorer la collecte des impôts.
• Lutte contre la fraude : Renforcement des mesures de contrôle et de
vérification pour détecter et prévenir la fraude fiscale.
27
• Formation et développement : Investissement dans la formation du
personnel pour améliorer les compétences et l'efficacité des employés
de la DGI.
28
CHAPITRE III : IMPORTANCE DE LA RELATION ENTRE AUDIT ET LA
COMPTABILITE CAS DE DGI 2019-2021
1. Complémentarité
L'audit et la comptabilité sont deux fonctions essentielles et
complémentaires dans une entreprise. Leur interaction permet d'assurer
la fiabilité des informations financières de plusieurs manières :
• Vérification et Validation : La comptabilité enregistre toutes les
transactions financières de l'entreprise, tandis que l'audit vérifie
l'exactitude et la conformité de ces enregistrements. Les auditeurs
examinent les états financiers préparés par les comptables pour s'assurer
qu'ils reflètent fidèlement la situation financière de l'entreprise.
• Contrôles Internes : Les comptables mettent en place des contrôles
internes pour prévenir les erreurs et les fraudes. Les auditeurs, quant à eux,
évaluent l'efficacité de ces contrôles et proposent des améliorations.
Cette collaboration permet de renforcer les systèmes de contrôle interne
et d'assurer une gestion plus rigoureuse des finances.
• Détection des Anomalies : La comptabilité fournit une base de
données détaillée des transactions financières, ce qui permet aux
auditeurs de repérer plus facilement les anomalies ou les irrégularités. En
travaillant ensemble, les comptables et les auditeurs peuvent identifier
et corriger les erreurs rapidement, minimisant ainsi les risques financiers.
2. Transparence et Confiance
La relation entre l'audit et la comptabilité joue un rôle crucial dans le
renforcement de la transparence financière et de la confiance des
parties prenantes :
• Transparence Financière : L'audit externe, en particulier, apporte une
perspective indépendante et objective sur les états financiers de
l'entreprise. En certifiant que les informations financières sont exactes et
conformes aux normes comptables, les auditeurs externes contribuent à
une plus grande transparence financière.
• Confiance des Parties Prenantes : La transparence financière renforcée
par l'audit et la comptabilité inspire confiance aux investisseurs,
créanciers, clients et autres parties prenantes. Savoir que les états
financiers ont été vérifiés par des auditeurs indépendants rassure les
29
parties prenantes sur la santé financière de l'entreprise et sa gestion
éthique.
• Réduction des Risques : En identifiant les faiblesses des contrôles
internes et en proposant des améliorations, les auditeurs aident à réduire
les risques de fraude et d'erreurs. Cela renforce la confiance des parties
prenantes dans la capacité de l'entreprise à gérer ses finances de
manière efficace et sécurisée.
• Amélioration Continue : La collaboration entre les comptables et les
auditeurs favorise une culture d'amélioration continue. Les
recommandations des auditeurs permettent aux comptables de mettre
en œuvre des pratiques comptables plus robustes et de maintenir des
normes élevées de transparence et de fiabilité financière.
Cas Pratique : La DGI
1. Rôle de la DGI
La Direction Générale des Impôts (DGI) de la République Démocratique
du Congo (RDC) est une institution publique essentielle chargée de la
gestion et de la collecte des impôts et des taxes. Sa mission principale
est de percevoir les impôts, qui sont des prestations pécuniaires exigées
des contribuables sans contrepartie directe, au profit du trésor public
congolais. Les rôles clés de la DGI incluent :
• Mobilisation des ressources fiscales : La DGI assure la collecte efficace
des impôts pour financer les dépenses publiques. Cela inclut les impôts
sur le revenu, les taxes sur la valeur ajoutée (TVA), les droits de douane,
et d'autres taxes spécifiques. En mobilisant ces ressources, la DGI joue un
rôle crucial dans le financement des infrastructures publiques, des
services sociaux et des projets de développement économique.
• Conformité fiscale : La DGI veille à ce que les contribuables respectent
les lois fiscales en vigueur. Elle met en œuvre des contrôles et des
vérifications pour s'assurer que les déclarations fiscales sont exactes et
complètes. La DGI utilise également des systèmes informatiques avancés
pour suivre les paiements et les déclarations fiscales, réduisant ainsi les
risques de fraude et d'évasion fiscale.
• Équité fiscale : La DGI s'efforce de garantir que le système fiscal est
juste et équitable pour tous les contribuables. Cela inclut la lutte contre
l'évasion fiscale et la fraude. En assurant une répartition équitable de la
30
charge fiscale, la DGI contribue à la justice sociale et à la réduction des
inégalités économiques. Elle met en place des mesures pour identifier et
sanctionner les contribuables qui tentent de contourner leurs obligations
fiscales.
• Modernisation des services : La DGI travaille continuellement à
améliorer ses processus et ses systèmes pour une gestion plus efficace et
transparente des impôts. Cela inclut l'adoption de nouvelles
technologies et la simplification des procédures fiscales Par exemple, la
DGI a mis en place des plateformes en ligne pour faciliter les déclarations
et les paiements d'impôts, réduisant ainsi les délais et les coûts
administratifs pour les contribuables.
2. Audit et Comptabilité à la DGI
La DGI utilise l'audit et la comptabilité pour assurer la conformité et
l'efficacité de ses opérations financières. Voici comment ces deux
fonctions sont intégrées :
• Audit à la DGI : La DGI met en œuvre des audits internes et externes
pour vérifier la conformité des déclarations fiscales et l'exactitude des
enregistrements comptables. Les audits internes sont réalisés par des
équipes spécialisées au sein de la DGI pour évaluer les processus internes
et proposer des améliorations. Les audits externes, quant à eux, sont
effectués par des auditeurs indépendants pour garantir l'impartialité et
la transparence. Ces audits permettent de détecter les anomalies, les
fraudes et les erreurs dans les enregistrements financiers, assurant ainsi la
fiabilité des informations financières.
• Contrôle fiscal : La DGI effectue des contrôles fiscaux sur place pour
s'assurer de la régularité de la comptabilité présentée par les
contribuables. Ces contrôles permettent de confronter les données
comptables aux faits matériels et de juger de la sincérité des
déclarations souscrites. En cas d'irrégularités, la DGI procède à des
redressements fiscaux. Les contrôles fiscaux sont essentiels pour maintenir
l'intégrité du système fiscal et garantir que tous les contribuables paient
leur juste part d'impôts.
• Comptabilité à la DGI : La DGI utilise des systèmes comptables
rigoureux pour enregistrer toutes les transactions financières liées à la
collecte des impôts. Cela inclut la gestion des paiements, le suivi des
créances fiscales et la préparation des états financiers. La comptabilité
31
permet de garantir la transparence et l'exactitude des informations
financières, facilitant ainsi les audits et les contrôles.
Les systèmes comptables de la DGI sont conçus pour assurer une
traçabilité complète des transactions financières, ce qui est crucial pour
la transparence et la responsabilité financière.
• Amélioration continue : Grâce aux audits et à la comptabilité, la DGI
peut identifier les points faibles de ses processus et mettre en œuvre des
mesures correctives.
Cela contribue à améliorer l'efficacité opérationnelle et à renforcer la
confiance des contribuables dans le système fiscal.
La DGI s'engage dans une démarche d'amélioration continue en
adoptant les meilleures pratiques internationales en matière de gestion
fiscale et en formant régulièrement son personnel aux nouvelles
techniques et technologies. En résumé, la DGI joue un rôle crucial dans
la gestion des impôts et des finances publiques en RDC. En utilisant l'audit
et la comptabilité, elle assure la conformité, la transparence et
l'efficacité de ses opérations, contribuant ainsi à la stabilité économique
et au développement du pays. La relation entre l'audit et la comptabilité
au sein de la DGI est essentielle pour garantir la fiabilité des informations
financières et renforcer la confiance des parties prenantes dans le
système fiscal.
32
CONCLUSION
Nous voici arrivés à la fin de notre travail dont nous avions
menés les recherches à la DGI. ce travail qui s’achève a porté sur
« l’importance de la relation entre l’audit et la comptabilite dans une
entreprise, cas de la Direction Generale des impots, DGI». Il a été
question de répondre à un certain nombre de préoccupations
notamment :
La DGI, dispose-t-il d’un service d’audit et la comptabilité
?
Existe-t-il une relation entre l’audit et la comptabilité ?
Quelle est importance de la relation entre l’audit et la
comptabilité au sein de la DGI ?
Sur ce, nous avons reparti notre travail en 3 chapitres que
nous venons de décortiquer ci-dessus à savoir :
1. Les considérations générales sur les Concepts de base.
2. La présentation de la DGI.
3. l’importance de la relation entre l’audit et la comptabilité de la
DGI de 2019 à 2021.
Après nos investigations et analyses à la DGI concernant les
années 2019-2021, nous avons constaté que l’audit et la comptabilité
fonctionnent normalement. Le deux joue un rôle capital qui est celui
d’assister les gestionnaires à la prise des décisions enfin d’atteindre les
objectifs fixés par ces derniers en évaluant par une approche
systématique et méthodique, ses processus de management des risques,
de contrôle et gouvernement d’entreprise.
Nous affirmons nos hypothèses selon lesquelles la DGI
disposerait d’un service d’audit et de La comptabilité à son sein et ce
dernier aurait une place de choix. Et ce service de l’audit et la
comptabilité aurait un impact positif au sein la DGI.
33
Au regard de tout ce qui précède, nous suggérons ce qui
suit :
La relation entre l'audit et la comptabilité joue un rôle crucial dans
le renforcement de la transparence financière et de la confiance
des parties prenantes :
Nous n’avons pas épuisé toute la matière relative à ce sujet
les suggestions éventuelles de nos lecteurs seront les bienvenues et elles
nous permettront d’améliorer nos prochaines éditions.