Hygiène Du Malade
Hygiène Du Malade
malade
Module SIB
Enseigné par :Mlle Azizi Oumkaltoum
Cadre enseignant à l’ISPITS Al Hoceima
Objectifs théoriques :
Définir les termes suivants :
Hygiène.
Hygiène corporelle.
Hygiène vestimentaire.
Escarre.
-décubitus dorsal
-position assise et demi assise
-position proclive
-position déclive
-position ventrale
-décubitus semi latéral ou trois quart arrière : droit et gauche.
Schéma du cours
I- L’hygiène :
1.1. Définitions :
Hygiène.
Hygiène corporelle.
Hygiène vestimentaire.
peau.
-Eviter la macération
-Maintenir la propreté des mains et des ongles et les entretenir à la bonne longueur
-Amener le client à reconnaitre ses capacités et ses limites dans l’accomplissement des activités de la
vie quotidienne.
-Informer le client sur les moyens à utiliser pour économiser ses forces lors de la toilette et de
l’habillement.
-Identifier un manque de motivation pour réaliser les soins d’hygiène et de donner un but aux soins
-Proposer au client de réaliser les soins d’hygiène à la même heure afin d’encourager le
réapprentissage des auto- soins en recréant des habitudes et inciter le client à domicile à planifier cette
-Inciter le client à adopter de bonnes pratiques d’hygiène et à se fixer des objectifs réalisables.
-Faire participer l’entourage aux soins d’hygiène et leur montrer comment les réaliser.
Faire preuve de patience, de détermination notamment avec les personnes âgées, les malades mentaux,
et encourager le client pour tout progrès réalisé et lui proposer éventuellement de les noter sur un
support écrit.
C) Eléments de surveillance :
-Aspect de la peau
Eviter le contact avec les secrétions ou écoulements en portant des gants non
Mobiliser le malade selon des règles ergonomiques afin d’éviter une lombalgie
la réalisation.
L’escarre est une nécrose ischémique des tissus compris entre deux plans durs, le
plan osseux et le plan du support sur lequel repose le malade (lit, fauteuil…).
Dans la région atteinte, la peau rougit, les phlyctènes apparaissent, les tissus se
sphacèlent. Ils sont éliminés au bout d’un certain temps et laissent place à une plaie
2.3.2. Sièges :
Les zones les plus exposées sont essentiellement celles où une surface osseuse est très
proche des téguments ; leurs sièges varient avec la position de la personne soignée.
(Voir schémas).
Cette compression prolongée, sans relâche, se fait sur une surface grande comme la main
et provoque dans la zone exposée un arrêt circulatoire. Les veines se collabent et se thrombosent, puis
les artérioles s’obstruent, tous les pédicules vasculaires sont thrombosés, la vascularisation de secours
est assurée par les collatérales voisines mais cette aide est précaire, donc provisoire. La peau rougit
L’épiderme forme une bulle vite rompue laissant le derme à nu. C’est très rapidement, en cas
d’agression persistante, une plaque noire apparait. Cette plaque signe la mort cutanée, mais l’escarre et
la nécrose ischémique des tissus profonds, qui sont dès ce stade, bien plus importants avec la
formation d’une plaque de désépidermisation : les dégâts tissulaires sont alors déjà constitués .
2.7. Prévention :
2.7.1. Le massage trophique ou prévention quotidienne d’escarre :
Le massage trophique a pour effet de remplacer la fonction musculaire normale
et d’activer la circulation sanguine en profondeur et superficiellement.
Il doit être fait sur une peau propre ; la toilette doit donc le précéder. Pour être
efficace, sa durée doit être de 10 à 15 minutes.
Matériel :
Huile de paraffine ou mélange à base de glycérine ou produit spécifique ;
Alèzes ;
Pyjama ;
Haricot ;
Plateau.
Serviette
Technique :
Mettre le malade en position confortable selon le cas ;
Placer la protection (alèzes) ;
Relever largement la chemise en roulant vers l’intérieur ;
Laver la peau au niveau du point d’appui avec du savon acide surtout si
téguments sont fragiles (dermacid, lactacyd) ; sécher soigneusement ;
Prendre de l’huile de paraffine avec les deux mains, effectuer le massage des
zones à risque selon les trois temps indiqués ci-dessous (l’effleurage, le pétrissage et le
décollage) ;
Terminer par l’effleurage encore une fois pour soulager le malade après les
deux autres temps qui s’avèrent le plus souvent douloureux pour celui-ci.
Technique du massage trophique pour la prévention des escarres :
Examiner bi-quotidiennement la peau au niveau des zones à risques ,plus
particulièrement au niveau du sacrum,des talons et des coudes et lors de pose de sonde
(aile du nez,scrotum …).
Pratiquer le massage préventif qui permet d’améliorer la vascularisation des tissus et
procurent un bien-être au patient.
Massages à main nue ,sur une peau propre et sèche ,paume de la main au contact de
la peau du patient (port de gants seulement en cas de facteurs de risque de
contamination ).
Massages doux, peu appuyés à type d’effleurage, non douleureux,
circulaires ,répétés (3 à 4 fois par jour ).
Utiliser le produit choisi et mis en place par le protocole du service.
2.7.2. Les changements de positions :
Il n’y a pas de position idéale pour prévenir les escarres, ce qui importe ce sont les
changements fréquents de positions.
Tout malade incapable de se mouvoir ne doit pas rester plus de 2 à 3 heures dans la
même position, sinon il y a risque d’escarre. On peut dans ce cas établir un tableau de
changement de positions :
2) Objectifs :
-Assurer le confort du malade et sa sécurité
-Prévenir l’apparition d’escarres, d’attitudes vicieuses, de chutes.
-Prévenir une infection pulmonaire, une stase veineuse
-Rechercher une position antalgique.
3) Matériel :
Le matériel est choisi en fonction de la pathologie, du type d’intervention et du but de
l’installation :
-oreillers
-traversin
-coussins
-potence
-sac de sable
-aides techniques : lit à hauteur variable
Lève malade
4) Technique :
-Prendre connaissance des indications et des contre –indications médicales
à la mobilisation.
-Evaluer l’état du malade et identifier sa capacité à se retourner, à s’asseoir,
-Mesurer sa tolérance à l’effort et à l’activité en tenant compte des restrictions de
personnes nécessaires à son installation.
-Se laver les mains avec un savon (lavage simple)
-Rassembler le matériel nécessaire
-S’assurer de l’état de propreté du malade, effectuer une toilette si besoin
-Proposer au malade de vider sa vessie avant l’installation
-Observer l’état cutané au niveau des zones à risque d’escarre afin de déceler une
altération de l’état cutané, ce qui entraine l’impossibilité de faire reposer le malade sur
le point d’appui concerné.
-Expliquer les principes de l’installation au malade et lui en expliquer les raisons.
-Lui dire à quels moments son aide sera va être sollicité.
-Rassurer le malade qui craint de chuter ou le malade fatigué et /ou essoufflé, en lui
décrivant les différentes étapes de l’installation, les mesures de sécurité prises et l’aide
apportée.
-Bloquer les roues du lit et monter le lit à la hauteur qui évite d’avoir à se courber au-
dessus du malade.
-Observer les réactions du malade lors des efforts de mobilisation et l’encourager à
exprimer toute sensation de douleur, de malaise d’essoufflement.
-Utiliser les manutentions habituelles pour installer le malade.
-Demander au malade de plier ses jambes, de s’appuyer et de pousser sur ses pieds pour
se remonter dans le lit.
-Etre en nombre suffisant pour mobilier un malade dépendant.
-Coordonner les mouvements avec ceux de l’aide.
-Utiliser l’alèze en tissu pour retourner une personne qui ne peut pas participer
-Effectuer une translation du malade en le ramenant au bord du lit avant de pratiquer le
mouvement de retournement.
-Profiter de l’installation du malade pour lui demander d’effectuer des mouvements de
mobilisation fonctionnelles des articulations ou de pratiquer des mouvements de
mobilisation passive si le malade ne peut les faire seul.
-Mettre à portée de main les objets personnels indispensables au malade
-Effectuer un lavage simple des mains.
-Noter dans le dossier de soins, l’heure et la position proposée et planifier le prochain
changement de positions.
Procédure :
Coucher le malade sur le côté, mettre un oreiller plat sous la tête.
Placer un oreiller ou un traversin derrière le dos et devant le thorax pour obtenir un bon
maintien de la position.
Etendre la jambe reposant sur le lit et replier l’autre jambe à 90 ° si possible.
Placer un oreiller sous la jambe afin d’éviter l’abduction et maintenir la hanche et le genou sur
un même plan pour un meilleur relâchement musculaire.
Replier le bras à 90 ° et placer la main au même niveau que le coude, en plaçant un oreiller
sous le bras, pour éviter que le poids du bras se tire sur les ligaments de l’omoplate
et comprime le thorax, entrainant une gêne respiratoire.
Précautions particulières chez la femme enceinte : à partir de 6 mois de grossesse, conseiller de
préférence un décubitus latéral gauche pour éviter une compression de la veine cave inférieur
du fœtus.
Précautions particulières chez les malades inconscients ou qui vomissent .Positionner la tête en
légère extension pour éviter les risques :
D’obstruction du pharynx lié à la chute de la langue
Et d’inhalation du contenu gastrique liée à l’abolition des réflexes de sécurité
Précautions particulières chez le malade opéré d’une prothèse de la hanche : placer un oreiller
entre les genoux et pivoter le malade du côté de la jambe non opérée, en maintenant
l’écartement entre les deux jambes afin d’éviter une luxation de la prothèse.
Précautions particulières chez le malade hémiplégique : placer le malade uniquement sur le
côté non atteint et alterner la position latérale avec le décubitus dorsale u la position assise au
fauteuil.
Important :
Attention !le décubitus latéral strict est déconseillé en raison du risque d’apparition d’escarres, préférer
une positon semi latérale oblique à 30 °, par rapport au plan du lit avec un appui fessier.
C- Le décubitus ventral :
Procédure
Allonger le malade sur le ventre et placer la tête sur le côté droit ou gauche sans oreiller pour
ne pas augmenter l’hyper extension de la colonne vertébrale.
Positionner un bras en abduction avec rotation externe, coude protégé, par un coussin.
Garder l’autre bras, allongé mais en supination.
Placer un coussin sous les genoux et un traversin sous jambes au niveau des chevilles pour
soulager la pression au niveau des talons.
Important :
C’est une position peu utilisée, mais utile en présence d’escarre fessière pour lever la pression de cette
zone. A ne pas utiliser chez les insuffisants respiratoires, et cardiaques, la personne âgée, la plupart des
malades ayant subi une intervention orthopédique.
Procédure :
Disposer un traversin à la plante des pieds pour éviter le risque d’équinisme et de glissement
du malade vers le bas du lit.
Important :
Eviter de maintenir le malade dans une position assise à 90 ° plus de 30 minutes en raison du risque
d’apparition des escarres par augmentation de la pression au niveau du sacrum et du coccyx et/ou par
frottement et cisaillement des tissus si la personne glisse.
Indications :
Ces positions sont réservées en particulier au malade insuffisant respiratoire ou cardiaque, au malade
porteur de drain pleural.
On choisira une position assise ou semi assise en fonction de l’état respiratoire ou circulatoire du
malade, de l’impact de la position sur la diminution de la douleur et de la tolérance du malade.
Contre –indications :
A éviter absolument chez :
E-Position déclive :
F-Position proclive :
Le terme proclive désigne la position réalisée lorsque les membres inférieurs sont plus bas que
la tête.
Un décubitus proclive :
-le plan incliné
-la tête est plus haute que les membres inférieurs
Ceci diminue la pression du sang dans la partie haute du corps et attire les viscères vers le bas .
Cette position est donc conseillé en cas de :
G-Installation au fauteuil :
Installer le fauteuil à côté du lit du côté sain ou du côté habituel pour le malade et bloquer les
roues du lit.
Incliner légèrement le dossier, sauf pour les malades opérés du rachis
Faire pivoter le malade et l’assoir au bord du lit .Puis l’aider à se lever et l’installer au fauteuil
ou se porter avec une aide si l’état du malade le requiert.
Placer un coussin au niveau des cervicales et des lombaires pour respecter les courbures
naturelles de la colonne vertébrale
Poser les pieds sur un coussin pour limiter le glissement du malade en avant
Si le malade est assis dans un fauteuil roulant, régler les palettes de manière à éviter une
augmentation de la pression au niveau du coccyx si trop hautes ou au niveau des cuisses de
l’arrière des genoux et au niveau des ischions si trop basses : l’angle cuisse jambe doit être de
90 °.
Précautions particulières chez le malade hémiplégique et le malade à risque de chute, en
prévoyant un moyen de contention adapté qui n’entrave pas les mouvements du malade. Ce
moyen de contention est choisi par l’équipe soignante. Le malade et éventuellement son
entourage sont informés de l’intérêt et de l’innocuité du système retenu.
Précautions particulières chez le malade opéré de la hanche ou du rachis : Assoir le malade sur
un siège haut, le dos droit, les fesses bien au fond du siège, les pieds légèrement écartés pour
maintenir l’équilibre.
-fiches techniques :
La literie :
Le lit
-le lit est métallique, couleur claire, il est muni ou non de panneaux
-le panneau aux pieds du lit peut servir de table pour le repas du malade qui se lève ou pour
l’infirmier pour les soins.
o Dossier du lit : il remplace un ou bien deux oreillers pour faire une position demi -
assise ou position assise
o Pancarte
o Sacs de sable : destinés à maintenir par exemple une gouttière dans la positon désirée
o Petits coussins
o Billots : sont des cals, ils servent à surélever les pieds du lit
o Planches capitonnées
o Une grande planche : sous le matelas sert pour un plan dur
o Arceau du lit (chauffons ou non chauffons).
o Porte thermomètre
o Haricot
o Cuvette
o Crachoir
o Bassin du lit
o Urinal
o Bocal à urines
o Bouillotte
o Vessie à glace
o Table de repas
o Source d’oxygène
o Potence
o Table de nuit
o Deux chaises
III) La literie :
Le matelas (souvent à ressort) il peut être perforé ou composé de deux ou trois parties chez les
malades immobilisés
La housse (souvent en tissu plastifié)
La toile isolatrice
Le traversin et les oreillers
Les taies d’oreillers et les drapes (en toile et en coton) ; les draps doivent être longs et larges
pour envelopper complétement le matelas
Les alèzes sont des pièces de toile ou de coton ou de tissus caoutchouté, de dimension
inférieurs aux draps et que l’on place sous le siège du malade
Les couvertures en laine et en coton
Le couvre lit en tissu lavable ; ça peut être simplement un drap
Le lit chirurgical :
Il se compose de :
-un sommier articulé ordinaire
-un portique sur lequel peut être fixé tous les accessoires nécessaires :
* l’immobilisation d’une partie du corps
*l’immobilisation d’un membre supérieur ou inférieur
*Et ceci dans la position adéquate au traitement.
-Ce lit se compose d’un cadre où quel sont fixés les sangles sur lesquels repose le malade.
Les précautions à prendre :
-Veiller à ce que les sangles ne blessent, à ce qu’elles ne se salissent pas au cours des soins
-Veiller à ce qu’elles soient convenablement placées pour que le poids soit réparti
-Veiller à ne jamais l’utiliser dans les lésions vertébrales ou après les interventions à ce niveau
Le lit à retournement :
Destinés aux malades paralysés
Il possède deux cadres interchangeables
L’entretien du lit :
o Eviter les taches même indélébiles, les dissimuler car elles ont un effet déplorable sur le
psychisme du malade
o La couleur sera nette.
o L’odeur du lit est à surveiller : pour cela, bien le nettoyer, la désinfection du lit et de ses
accessoires.
Technique change de draps :drap de dessus ,drap de dessous ,alèze
Réfection du lit :
*Définition :
La réfection du lit est l’action de faire le lit qu’il soit occupé ou non et /ou de changer tout ou une
partie de la literie.
La fréquence de la réfection du lit est au minimum quotidienne pour un malade alité et d’avantage en
cas d’inconfort ressenti par le malade et en cas de literie souillée.
*Objectifs :
-Assurer le confort et le bien-être du malade
-Sac à linge sale
-Matériel pour désinfecter et nettoyer le lit
-Matériel pour les soins d’hygiène et la prévention des escarres en cas de besoin
*Techniques :
-Un lit équipé d’un matériel d’aide à la prévention des escarres (matelas) ne doit jamais être bordé
-L’évaluation de la tolérance du malade à supporter un effort conditionne le choix de la technique de
réfection du lit.
-Un malade peut ne pas supporter l’effort lié à un transfert hors du lit, la position assise au fauteuil à
cause d’une fatigue, d’une douleur, d’une intervention chirurgicale récente ou d’un mode d’anesthésie.
Dans ce cas, organiser la réfection du lit ou le change de la literie de manière à limiter les fatigues
inutiles et à intégrer de de véritables périodes de repos avant et après ce soin.
-Les troubles de la conscience, une instabilité hémodynamique contre indique la mobilisation hors du
lit.
Change de la literie :
Procéder comme décrit précédemment
Préparer le drap propre plié en accordéon, le poser sur la chaise
Réaliser les soins d’hygiène (dos et siège)
Déborder le drap souillé de la tête aux pieds et le rouler contre le dos du malade
Tendre la housse de protection du matelas afin d’éliminer les plis
Nettoyer et désinfecter la housse protectrice
Poser le drap propre, le dérouler dans le sens de la longueur jusqu’au milieu du lit en évitant un
contact avec le drap souillé
Tourner le malade de l’autre côté, tirer le drap souillé et le déposer dans le sac du linge sal,
dérouler le drap propre, border.
Si le malade a la capacité de soulever le siège et de faire le pont, le drap peut être changé
depuis la tête du lit vers les pieds.
observer l’état cutané du malade et réaliser s’il ya lieu des soins de prévention des escarres
aider le malade à se remonter dans le lit .
changer le drap du dessus en enroulant le drap sale du haut vers le bas et en dépliant le drap
propre .Une serviette de toilette est placée préalablement sur le malade pour préserver sa
pudeur
replacer la couverture et le couvre lit
prévoir un pli d’aisance au niveau des pieds
remettre les oreillers
contrôler l’installation du malade : alignement du corps et des membres, pieds à angle droit,
arceau si nécessaire pour atténuer le poids des couvertures sur les pieds
placer les objets personnels à proximité du malade, lui offrir un verre d’eau
remettre la chaise en place
se laver les mains et aérer la chambre en couvrant bien le malade
chutes : leur prévention consiste à bloquer les roues du lit avec les freins, à ne jamais laisser un
malade installé au bord du lit sans le maintenir ; à être en nombre suffisant pour refaire le lit ou
changer la literie
douleur au niveau d’une cicatrice abdominale ou thoracique : demander au malade de
maintenir le ventre ou le thorax avec les mains lors de la mobilisation ou le faire pour lui .
fatigue due à un effort trop important
arrachage de drains, tuyaux, cathéters
escarre par mécanisme de friction ou de cisaillement des tissus : soulever le malade et éviter de
le tirer ou de tirer sa chemise
Critères de qualité
literie propre et sèche, exemple de faux plis et de corps
alignement du corps
confort et satisfaction du malade
absence de chute du malade lors de la réfection du lit occupé
éliminer les alaises à usage unique dans un sac à élimination des déchets
II- Objectif :
Assurer la propreté et le bien être du malade.
IV-- Matériel :
Sur un chariot, préparer :
Une cuvette,
Un brock (avec de l’eau tiède),
Un ou deux gants de toilette,
Du savon,
Alcool à 70°,
Deux serviettes,
Un ou deux verres si le malade a un dentier,
Une brosse à dent, dentifrice (réservé au malade) à défaut :
Une pince de Kocher,
Une abaisse langue,
Eau bicarbonatée,
Compresses.
Peigne ou brosse à cheveux,
Une paire de ciseaux,
Deux haricots,
Tampons de coton hydrophile,
Un cornet,
Nécessaire pour faire le massage trophique.
V- Technique :
Fermer porte et fenêtres,
Se placer à droite du malade,
Ouvrir la chemise pour dégager le cou, étendre la serviette sur l’oreiller à la base
du cou et la rentrer sous la chemise,
Laver les yeux avec de l’eau tiède sans savon en changeant le gant de côté entre
chaque œil,
Savonner le visage, les oreilles, rincer et essuyer en insistant sur les replis des
oreilles,
Savonner le cou, le haut du dos, la région sous mammaire chez la les personnes
obèses, les épaules, les creux de l’aisselle,
Rincer soigneusement, essuyer les plis si nécessaires,
Relever une des manches, étendre la serviette sous le bras, savonner, rincer et
assécher,
Baisser la manche,
Découvrir l’autre bras en restant du même côté, faire de même,
Si le malade peut se laver les mains seules, étendre la serviette sur les genoux et
poser la cuvette dessus, ou la mettre en face de lui sur la table de lit, sinon, savonner les
mains, les rincer et les assécher,
Mettre la serviette sous le menton, faire tenir l’haricot par le malade si possible,
Lui présenter le nécessaire pour se laver les dents. Si le malade ne peut le faire
lui-même, l’infirmière pratiquera le soin,
Si le malade a une prothèse dentaire et s’il peut l’enlever avec une compresse, la
nettoyer, la brosser, la rincer à l’eau courante et la présenter dans un verre d’eau,
Mettre la serviette autour du cou, et sur l’oreiller,
Peigner, enlever les cheveux en chute sur la serviette et les mettre dans un cornet,
dans l’haricot,
Retirer la serviette,
Couper les ongles et les nettoyer avec un tampon imbibé d’alcool,
Réinstaller le malade confortablement,
Aérer la salle.
I- Définition et objectifs :
C’est un soin de propreté ayant pour objectif de :
Maintenir caractères physiologiques de la cavité buccale :
Un certain degré d’humidité.
Une réaction légèrement alcaline.
II- Indications :
Malade ne s’alimentant pas par voie buccale :
Malades dans le coma.
Malades opérés.
IV- Matériel :
Un petit plateau contenant :
Des compresses (stériles si soin stérile) ou coton hydrophile.
Pince de Kocher.
Abaisse langue.
Ouvre bouche.
Un verre ou deux si le malade a un dentier.
Un gobelet avec la solution prescrite :
Eau bicarbonatée : (15g/l).
Collutoire : solution antiseptique ou antibiotique.
Une serviette pour protéger le malade.
Deux haricots.
V- Technique :
Placer le malade en position convenable.
Protéger le malade avec une serviette.
Avec une compresse ou du coton hydrophile, faire un tampon sur la pince de
Kocher en ayant le soin de bien protéger l’extrémité.
Imbiber la compresse en la trempant dans la solution de lavage, presser la
compresse sur le bord du verre.
Nettoyer successivement les gencives, les dents, la face interne des joues, le
palais.
Nettoyer la langue.
Changer de tampons autant de fois que cela est nécessaire.
Si le malade le peut, lui faire rincer la bouche avec l’eau de lavage.
Donner au malade à boire sur toute la surface de la muqueuse buccale.
VI- Surveillance :
Au cours du soin, l’infirmière dépistera les différentes anomalies de la bouche :
Aspect de la langue (sèche, rouge vif, ulcération douloureuse, enduit
blanchâtre).
Odeur de l’halène :
Acide : coma diabétique.
Ammoniacale : coma hépatique.
IV- Matériel :
Un urinal (pour hommes ou pour femmes, ça dépend du sexe).
Une compresse.
Alèzes de protection.
V- Technique :
Le malade (homme) place généralement lui-même l’urinal (s’il est conscient).
Si, on doit aider le malade, saisir la verge par l’intermédiaire d’une compresse,
(jamais à main nue) et glisser le col de l’urinal le plus haut possible sur la verge.
III- Matériel :
Un bassin.
Papier hygiénique.
Cuvette avec eau et savon.
Haricot.
Plateau.
Un paravent si le malade est en salle commune.
Alèzes de protection.
Gant si nécessaire.
Nécessaire pour effectuer le massage trophique.
V- Entretien du bassin :
Le laver à l’eau courante, chaque fois qu’on s’en est servi.
Le nettoyer avec une brosse en chiendent plongée dans un désinfectant et veiller à
ce qu’il soit bien net et débarrassé des matières fécales. Bien essuyer le rebord
et l’extérieur.
Toilette intime
I- Définition :
C’est un soin de propreté et d’hygiène destiné aux malades souillés ne pouvant être
déplacés.
II- Objectif :
Assurer la propreté de la région périnéale, région très sensible nécessitant des soins
minutieux.
III- Indications :
Malade dans le coma.
Malade paraplégique ou hémiplégique.
Malade inconscient.
Malade grabataire.
Femme accouchée.
V- Matériel :
Gants, de préférence à usage unique.
Alèzes de protection.
Bassin du lit.
Brock contenant de l’eau à bonne température.
Un pot pour verser l’eau.
Serviette de toilette.
Des tampons de coton ou compresses américaines ou gants.
Haricot.
Deux cuvettes.
Nécessaire pour faire le massage trophique.
II- Objectifs :
Assurer la propreté des pieds du malade .
Nettoyer les pieds du malade après ablation du plâtre.
V- Protocole du déroulement :
Fermer porte et fenêtres.
Déborder le drap de dessus et couverture.
Enlever le couvre lit et le poser sur une chaise.
Replier le drap de dessus et couverture sur les genoux du malade pour découvrir
les pieds.
Glisser sous les jambes le rouleau formé par les alèzes.
Dérouler de chaque côté et faire tirer par le malade, entre ses jambes, la partie de
l’alèze formant une couche.
Déposer le bain de pieds sur le lit dans le sens de la longueur.
Faire plier les jambes du malade et mettre les pieds dans l’eau si cela est
possible.
Savonner : cuisse, genou, jambe, pied, insister surtout entre les orteils.
Brosser les ongles.
Rincer.
Faire de même l’autre pied.
Retirer le bain de pied, essuyer, frictionner les talons avec de l’alcool.
Couper les ongles en se servant d’un tampon alcoolisé.
Retirer la protection.
Refaire le lit.
Nettoyer, stériliser et ranger le matériel.
NB : Après le retrait d’un appareil (plâtre par exemple) pour nettoyer les jambes, il sera
bon la veille de mettre de la vaseline pour permettre un nettoyage de l’épiderme.
III- Matériel :
Le nécessaire pour exécuter une capeline (2 bandes de 5cm de largeur ou
bandage de tête étanche, gaze hydrophile, coton cardé).
Serviette ou alèze en toile.
Vaseline pommade.
Produit antiparasitaire, exemple : Vermogale (crème), Para-poux (aérosol),
antipoux (lotion et shampoing.
IV- Technique :
Mettre le malade dans une position confortable.
Placer la protection.
Protéger les oreilles par un tampon de coton.
Demander au malade de fermer les yeux.
Mettre la vaseline au niveau de la racine des cheveux et du cuir chevelu.
Enserrer la chevelure dans une double épaisseur de gaze.
Appliquer une calotte de coton cardé.
Effectuer une capeline ou bien placer tout autre bandage étanche.
Respecter le temps recommandé dans le prospectus du produit utilisé.
Enlever l’enveloppement et le brûler.
Pratiquer un shampoing.
Sécher et peigner à l’aide d’un peigne fin.
Frictionner les cheveux avec du visage additionné d’eau tiède si les lentes
persistent.
Rincer, sécher, coiffer le malade.
Refaire le lit et installer le malade confortablement.
Remettre tout en ordre, aérer progressivement la chambre.
Prendre congé du malade. Entretenir le matériel.
Shampoing au lit
I- Définition :
C’est une technique qui consiste à donner un shampoing au lit du malade.
II- But :
Hygiénique.
III- Matériel :
Alèze en toile et alèze en caoutchouc.
Une grande cuvette ou un bain de pied.
Un brock rempli d’eau chaude.
1 à 2 petits pots à eau.
Du shampoing ou à défaut du savon liquide.
Une brosse propre.
Une serviette éponge.
Si possible un séchoir.
Alcool ou eau de Cologne.
Du coton cardé.
Epingles de sûreté ou à défaut une pince.
Un haricot.
Tabouret ou chaise.
IV- Technique :
Fermer porte et fenêtres.
Enlever les oreillers.
Rouler le traversin sous les épaules pour maintenir le malade en position demi
assise ; la tête se trouvant libre.
Placer l’alèze de toile recouverte de l’alèze de caoutchouc sur les épaules du
malade et autour du cou, les attacher sous le menton.
Mettre du coton cardé dans les oreilles du malade poser la cuvette sur l’alèze de
toile.
Rouler les bords de l’alèze de caoutchouc en forme de gouttière en laissant les
extrémités dans la cuvette de manière à permettre l’écoulement de l’eau.
Préparer l’eau savonneuse ou le shampoing dans le pot à l’eau.
Verser en frictionnant le cuir chevelu (ne pas mettre d’eau savonneuse dans les
yeux) et rincer avec de l’eau tiède à l’aide du 2ème pot.
Laisser tomber l’alèze de caoutchouc dans la cuvette.
Enlever la cuvette, l’alèze ainsi que le coton.
Sécher les cheveux avec une serviette ou un séchoir si possible.
Coiffer le malade, refaire le lit et installer le malade confortablement.
Remettre tout en ordre.
Ranger le matériel.
Remarque :
Lorsque le malade ne peut être soulevé, l’installer légèrement de biais dans son
lit, en décubitus dorsal, la tête au bord du lit.
Poser la cuvette sur un tabouret.
Agir comme plus haut.
V- Entretien du matériel :
Nettoyer et désinfecter le matériel.
Remettre tout en ordre.
Le bain complet au lit
I- Définition :
C’est une technique qui consiste à procéder à une toilette complète du malade au lit,
quand ce lui-ci ne peut pas le faire tout seul.
II- But :
Surtout hygiénique.
III- Indications :
Malade ne pouvant pas se lever : hémiplégique, paraplégique…
V- Matériel :
Une alèze de toile et une de caoutchouc pouvant recouvrir tout le lit.
Une deuxième alèze de toile qui servira à recouvrir le malade.
Un gant de toilette.
Un paravent.
Du linge propre.
Une cuvette.
2 brocks avec eau chaude et froide.
Une serviette.
Savon, alcool.
Ciseaux.
Haricot.
Un seau vide.
Le nécessaire pour le brossage des dents (ou soins de bouche).
Le nécessaire pour la petite toilette.
Le nécessaire pour le shampoing de tête si celui-ci n’a pas été fait.
Hôte à linge sale.
Nécessaire au massage trophique (mélange à base de glycérine ou produit
spécifique, ou du savon liquide).
VI- Technique :
Voir le malade, le mettre au courant de la technique.
Fermer porte et fenêtres.
Enlever le couvre lit et les couvertures supplémentaires.
Rouler ensemble l’alèze de caoutchouc et l’alèze de toile.
Plisser la deuxième alèze de toile et la déplier sur le malade en la passant sous le
drap de dessus.
Enlever l’oreiller.
Glisser sous le malade le rouleau précédemment préparé avec le caoutchouc et la
première alèze.
Entourer le malade avec l’alèze de toile, enlever la chemise. Laver le visage, le
cou, les bras, les mains, essuyer avec l’alèze ou la serviette.
Laver le thorax et l’abdomen, essuyer.
Recouvrir le thorax avec la serviette.
Laver les cuisses, les jambes, les pieds, rincer, sécher, couper les ongles en carré.
Chez la femme, faire la toilette vulvaire.
Tourner le malade sur le côté pour laver le dos et le siège, faire le massage
trophique.
Enlever les alèzes qui sont sous le malade.
Remonter drap et couvertures et enlever l’alèze sur le malade.
Remettre la chemise propre.
Arranger le lit.
Si la toilette de la bouche, des dents et les cheveux n’a pas été faite, il faut se
laver les mains et la faire.
Installer le malade confortablement dans son lit.
Remettre tout en ordre.
VII- Surveillance :
Surveiller le pouls.
Surveiller le faciès du malade.
Si refroidissement du malade, le réchauffer.
Technique :
Si nécessaire, changer l’alèze et faire la toilette du siège.
Fermer les fenêtres.
Déborder légèrement les couvertures.
Déboutonner la chemise.
Faire soulever le malade.
Dégager la chemise.
La rouler, sale contre sale, jusqu’aux épaules.
Passer la chemise propre (chaude).
Glisser les bras dans les manches.
Faire passer la tête dans l’ouverture de la chemise.
Descendre la chemise le long du dos, puis s’il peut faire le pont pour la descendre
totalement ou le tourner sur le côté.
Vérifier qu’il n’y ait pas de plis dans le dos.
Boutonner la chemise.
Réinstaller le malade sur ses oreillers.
Remettre tout en ordre.
Remarque :
Pour un membre immobilisé :
Dévêtir :
Le membre sain passer la tête et le membre malade.
Vêtir :
Le membre malade passer la tête et le membre sain.
Technique :
Fermer les fenêtres.
Essuyer délicatement la figure et la tête du malade si elles sont mouillées.
Découvrir le moins possible le malade.
Le prier de se soulever ou de se retourner un peu, pour remonter sa chemise par
derrière, la rouler, l’envers à l’intérieur du rouleau jusqu’à la nuque, passer la serviette
dans le dos.
Rouler la chemise de la même façon et passer la serviette sur la poitrine du
malade.
Enlever la chemise sale, la tête d’abord puis les deux manches sans découvrir le
malade.
Faire un léger effleurage, assécher ainsi la poitrine, le dos, les aisselles et les
bras.
Frictionner à l’alcool le dos et les aisselles.
Mettre une chemise sèche, en commençant par enfiler les bras, plisser le dos de
la chemise dans la main et la faire passer sur la tête du malade.
Retirer les serviettes.
Tirer l’alèze ou changer l’alèze et la taie d’oreiller si nécessaire, coiffer le
malade, si nécessaire, reborder draps et couvertures.
La distribution des repas
II- Technique :
Se laver les mains et préparer le malade.
Disposer les aliments sur un plateau individuel ou sur une table spéciale pour le
malade, facilitant l’alimentation au lit.
Les aliments doivent être servis chauds et bien présentés.
Si le malade doit manger au lit, l’installer à cet effet.
I-Définition :
C’est une technique qui consiste à détruire les germes pathogènes qui
peuvent se trouver sur le lit et ses accessoires.
II-Buts :
III-Indications
IV-conditions requises
VI-Technique :
-Tout est laissé dans la chambre : draps débordés, couvertures non entassées
-Désinfecter la chambre
-le lendemain, envoyer tout le linge à la buanderie
-Nettoyer le lit et ses accessoires comme précédemment
-Refaire le lit avec le linge propre .
Recommandation :il ne faut
jamais faire au malade
quelque chose qu’il peut faire
lui-même