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Hygiène Du Malade

Hygiène de malade

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Hygiène et confort du

malade

Module SIB
Enseigné par :Mlle Azizi Oumkaltoum
Cadre enseignant à l’ISPITS Al Hoceima
Objectifs théoriques :
 Définir les termes suivants :
 Hygiène.
 Hygiène corporelle.
 Hygiène vestimentaire.
 Escarre.

 Citer les causes, les sièges et les signes des escarres.


 Enumérer les moyens de prévention des escarres.
 Décrire le traitement des escarres.
 Citer les indications et les contre-indications des différentes positions du
malade dans le lit.

Objectifs pratiques et de communication :


 Faire une toilette matinale.
 Faire un soin de bouche.
 Faire une toilette intime de la femme et de l’homme.
 Faire un bain de pieds au lit.
 Faire un soin de phtiriase.
 Faire un shampoing au lit.
 Faire un bain complet au lit.
 Pratiquer les soins préventifs des escarres
 Assister le malade pour s’habiller et se déshabiller
 Identifier une escarre et assurer son traitement.
 Faire un lit avec ou sans aide en respectant les règles de change (drap de
dessus, drap de dessous, une alèze).
 Utiliser et entretenir le matelas alternating.
 Placer le bassin.
 Placer l’urinal.
 Expliquer au malade l’hygiène corporelle et vestimentaire et son
importance, en fonction des moyens et de chaque situation.
 Désinfecter un lit d’hôpital.
 Transporter le malade du chariot au lit et vice versa, et ou chaise roulante.
 Réaliser les différentes positions :

-décubitus dorsal
-position assise et demi assise
-position proclive
-position déclive
-position ventrale
-décubitus semi latéral ou trois quart arrière : droit et gauche.
Schéma du cours

I- L’hygiène :
1.1. Définitions :
 Hygiène.
 Hygiène corporelle.
 Hygiène vestimentaire.

1.2. Importance de l’hygiène corporelle et vestimentaire.


 Hygiène corporelle.
 Hygiène vestimentaire.

II- Les escarres :


 Définition.
 Causes et circonstances d’apparition.
 Signes de reconnaissance et siège.
 Formes cliniques.
 Prévention.
 Traitement.

III- Fiches techniques :


 Literie
 Toilette matinale.
 Soins de bouche.
 Pose de l’urinal.
 Pose du bassin.
 Toilette intime de la femme et de l’homme.
 Bain de pieds au lit.
 Soin de phtiriase.
 Shampoing au lit.
 Bain complet au lit.
I- Hygiène :
1.1. Définitions :
1.1.1. Hygiène :
C’est une branche de la médecine qui étudie l’ensemble des mesures destinées à
conserver et à améliorer l’état de santé des individus en les protégeant contre tous les
facteurs d’agression.
-c’est une science qui apprend à conserver, à améliorer la santé, partie de la
médecine qui traite des milieux où l’homme est appelé à vivre, et de la manière de les
modifier dans le sens le plus favorable à son développement.
1.1.2. Hygiène corporelle :
C’est l’ensemble des règles et pratiques relatives à la propreté du corps et des
téguments qui vient à conserver l’intégrité de la peau .
L’hygiène de l’environnement de la personne est également comprise dans cette
pratique.

1.1.3. Hygiène vestimentaire :


C’est l’ensemble des règles et pratiques relatives à la propreté des vêtements.
1.2. Importance de l’hygiène corporelle et vestimentaire :
1.2.1. Hygiène corporelle :
L’hygiène corporelle doit tenir une grande place dans la vie quotidienne des
individus. Par la pratique de l’hygiène, il est possible de prévenir de nombreuses
maladies. Il est bien évident que la maladie n’est pas due au hasard, ni à la fatalité, mais
elle est parfois une conséquence des mauvaises conditions d’hygiène.
L’hygiène ne peut être imposée par des lois, mais les individus doivent en sentir la
nécessité et l’importance.
1.2.2. Hygiène vestimentaire :
L’impact de l’hygiène des vêtements sur la santé, n’est plus à démontrer ; en effet,
actuellement on a tendance à considérer les vêtements comme un moyen de protection
et d’embellissement, ce qui retentit sur l’état physique et psychologique de l’individu.

1 .2.3 .Hygiène corporelle et soins de propreté :

Les soins d’hygiène et de propreté apportent le bienêtre physique et mental


favorisant les échanges verbaux avec l’enfant ou l’adulte dépendant.
Les soins d’hygiène concernent l’ensemble des parties du corps, varient selon l'âge,
la corpulence, l’état du client pour ce qui concerne leur mise en œuvre ainsi que les
moyens humains et matériels nécessaires. Ces soins d’hygiène peuvent être effectués au
lit du client ou dans les endroits spécifiques.
A) Objectifs de l’hygiène corporelle et les soins de propreté :

-Assurer la propreté corporelle afin de maintenir et de favoriser le rôle protecteur et sécréteur de la

peau.

-Assurer le bien-être de la personne soignée et une estime de soi.

-Prévenir l’irritation de la peau

-Eviter la macération

-Maintenir la propreté des mains et des ongles et les entretenir à la bonne longueur

-Favoriser la détente et la communication sensorielle

B) Information et éducation du client :


-Expliquer au client les divers rôles de la peau et l’importance des mesures d’hygiène dans le maintien
d’un bon fonctionnement général, pour éviter un risque d’intégrité de la peau et le développement des
infections.
-Evaluer la capacité du client à changer de position dans le lit, à rester assis devant le lavabo, à rester

debout, à marcher afin de déterminer le type d’aide nécessaire.

-Amener le client à reconnaitre ses capacités et ses limites dans l’accomplissement des activités de la

vie quotidienne.

-Informer le client sur les moyens à utiliser pour économiser ses forces lors de la toilette et de

l’habillement.

-Identifier un manque de motivation pour réaliser les soins d’hygiène et de donner un but aux soins

d’hygiène : Recevoir des visites, aller à la salle à manger …..etc.

-Proposer au client de réaliser les soins d’hygiène à la même heure afin d’encourager le

réapprentissage des auto- soins en recréant des habitudes et inciter le client à domicile à planifier cette

activité chaque jour.

-Entrainer le client progressivement à réaliser tout ou une partie de la toilette et augmenter

progressivement les activités.


-Enseigner au client la manière d’effectuer les soins d’hygiène, en tenant compte de ses habitudes et en

respectant son rythme .

-Inciter le client à adopter de bonnes pratiques d’hygiène et à se fixer des objectifs réalisables.

-Faire participer l’entourage aux soins d’hygiène et leur montrer comment les réaliser.

Faire preuve de patience, de détermination notamment avec les personnes âgées, les malades mentaux,

et encourager le client pour tout progrès réalisé et lui proposer éventuellement de les noter sur un

support écrit.

C) Eléments de surveillance :

-Aspect de la peau

-Examen des plis

-Aspect des ongles, forme

-Phlyctène, œdème, douleur

-Aspect des écoulements : Absence ou présence d’odeur fétide

-Aspect de la cavité buccale : dents, gencives,

-Réactions du client : tolérance à l’effort.

D) Critères de mesure de la qualité des soins :

 Degré de participation des clients aux soins d’hygiène


 Réactions du malade : bien-être physique et psychique
 Absence de douleurs et d’inconfort
 Peau sèche et propre
 Etat des téguments : chaleur de la peau, couleur, absence de lésions cutanées

E) Prévention des risques et protection du soignant :


 Eviter la contamination avec des agents pathogènes en lavant les mains avant

et après chaque soin et contact avec le malade

 Eviter le contact avec les secrétions ou écoulements en portant des gants non

stériles à usage unique.

 Mobiliser le malade selon des règles ergonomiques afin d’éviter une lombalgie

Utiliser un matériel de manutention du malade tel que lève-malade. Monter le lit

à hauteur variable de manière à éviter d’être penché au-dessus du malade durant

la réalisation.

II- Les escarres :


2.1. Définition :

L’escarre est une nécrose ischémique des tissus compris entre deux plans durs, le

plan osseux et le plan du support sur lequel repose le malade (lit, fauteuil…).
Dans la région atteinte, la peau rougit, les phlyctènes apparaissent, les tissus se

sphacèlent. Ils sont éliminés au bout d’un certain temps et laissent place à une plaie

atone et souvent infectée avec parfois perte de sensibilité.

2.2. Causes et circonstances d’apparition :


2.2.1. Causes extrinsèques :
Elles dépendent étroitement de l’hygiène et du confort du malade :
 Toilette peu soignée ;
 Alèzes et draps humides mal tirés ;
 Linge souillé non changé ;
 Miettes de pain dans le lit ;
 Appareil plâtré ;
 Injection de solutés hypertoniques en I.M. ou S/C (substances escarotiques).

2.2.2. Causes intrinsèques :


Elles sont dues le plus souvent à l’affection dont souffre le malade, elles surviennent
en particulier chez :
 Les cachectiques : tuberculeux, cancéreux… ;
 Les oedémateux ;
 Certains opérés (vieillards) ;
 Les diabétiques ;
 Les obèses ;
 Les paralysés ;
 Les plâtrés ;
 Les comateux ;
 Les cardiaques ;
 Les porteurs d’appareils.

2.3. Signes de reconnaissance et sièges des escarres :


2.3.1. Les signes :
La compression prolongée des tissus entre deux plans durs (os et lit) entraîne un
retentissement puis un arrêt local de la circulation sanguine aboutissant à une absence de
nutrition des tissus se manifestant par :
 L’apparition d’une plaque érythémateuse, douloureuse, suivie de :
 Une plaque de désépidermisation,
 Une plaque noirâtre de nécrose qui entraîne des lésions en profondeur
atteignant la couche graisseuse, les aponévroses, les muscles.
 L’escarre se constitue en quelques heures.

2.3.2. Sièges :
Les zones les plus exposées sont essentiellement celles où une surface osseuse est très
proche des téguments ; leurs sièges varient avec la position de la personne soignée.
(Voir schémas).

2.4. Formes cliniques :


2.4.1. Mécanisme de formation des escarres :
 Arrêt circulatoire local et ischémie :

Cette compression prolongée, sans relâche, se fait sur une surface grande comme la main
et provoque dans la zone exposée un arrêt circulatoire. Les veines se collabent et se thrombosent, puis

les artérioles s’obstruent, tous les pédicules vasculaires sont thrombosés, la vascularisation de secours

est assurée par les collatérales voisines mais cette aide est précaire, donc provisoire. La peau rougit

puis devient violette.

 Escarre et nécrose ischémique :

L’épiderme forme une bulle vite rompue laissant le derme à nu. C’est très rapidement, en cas

d’agression persistante, une plaque noire apparait. Cette plaque signe la mort cutanée, mais l’escarre et

la nécrose ischémique des tissus profonds, qui sont dès ce stade, bien plus importants avec la

formation d’une plaque de désépidermisation : les dégâts tissulaires sont alors déjà constitués .

2.5. Evolution des escarres :


2.5.1. Les différents stades de l’escarre :
On distingue cinq stades :
 Stade I : Le signe en est l’érythème ou rougeur. Ce stade est réversible si on
lève la compression et si on favorise la circulation.
 Stade II : Le signe est la phlyctène ou désépidermisation. Phlyctène =
décollement épidermique avec œdème dermique. Désépidermisation = abrasion de
l’épiderme.
 Stade III : Le signe est la nécrose, ou mort cellulaire, mort des tissus.
L’escarre est alors constituée. Il y a l’apparition d’une plaque noire localement.
 Stade IV : Le signe en est la nécrose très profonde avec atteinte des muscles
et des os.
 Stade V : Ce stade est caractérisé par la présence d’escarres multiples.
2.6. CAT et traitement d’une escarre déjà installée :
2.6.1. Traitement curatif :
Le traitement curatif des escarres diffère selon le stade d’évolution, mais en aucun
cas ne doit empêcher les actions préventives qui doivent être associées.
2.6.2. Erythème :
 Effectuer un massage ;
 Mettre en place les actions préventives : changement de position, appliquer un
pansement, exemple opsite (film de polyuréthanne adhésif transparent, permettant de
suivre l’évolution et de faire les massages trophiques. Il est antalgique.
2.6.3. Phlyctène : (ampoule)
Il est banal d’en observer au niveau du talon, il faut résister à la tentation de
l’excision ou de la perforation ou la perforation de la bulle. En effet, la phlyctène réalise
un pansement naturel protecteur qu’il est néfaste de supprimer. Le processus de ré-
épidermisation débute sous la bulle dès la constitution de celle-ci. L’excision de la
phlyctène aurait pour conséquence de laisser le derme à nu et donc de provoquer des
douleurs, et créer une porte d’entrée aux microbes.
2.6.4. Escarre encore superficielle :
C’est-à-dire nécrose superficielle, simple ischémie profonde :
 Le chapeau doit être excisé aux ciseaux, la plaie mise à plat,
 Elle sera lavée à l’eau et pansée à sec ou au tulle gras, antibiotiques.
La plaque noire, dure, sèche et entourée d’un liseré inflammatoire évolue environ
un mois. Il convient à ce stade de poursuivre la prévention.
 Exciser : Ramollir la plaque noire (couvercle) avec de la vaseline,
hypocycloïde ou pansements humides renouvelés plusieurs fois par jour.
Attention : l’ablation de la croûte au bistouri ou aux ciseaux peut entraîner un
saignement. Il ne peut se faire qu’après un bon ramollissement.
 Nettoyer : D’abord au sérum salé (soluté salé) ou à l’eau distillée ; puis
utiliser un antiseptique à large spectre (exp. Dakin).
 Sécher : Le séchage doit être minutieux, rigoureux, mais doux pour ne pas
détruire les bourgeons de la plaie qui se forment.
2.6.5. Escarre ouverte :
La plaque noire se fissure ce qui marque le début de la phase d’escarre ouverte :
 Dès la fissuration de la plaque noire, il faut faire sauter la calotte aux
ciseaux en évitant de couper trop près car l’existence de petites artérioles, favorise les
hémorragies. Cette phase d’escarre ouverte, qui témoigne d’une nécrose superficielle et
profonde, inaugure un travail long et fastidieux qui s’étalera sur plusieurs semaines,
voire 2 à 3 mois.
 La suppuration est alors un phénomène normal d’élimination des
séquestres aponévrotiques musculaires graisseux et cutanés, nécrosés donc surinfectés,
mais cette infection reste localisée à la plaie.
CAT au stade de suppuration :
 Il faut laver la plaie tous les jours énergétiquement, avec du Dakin ou de l’eau
du robinet et du savon. Pas d’antiseptiques ni d’antibiotiques à ce stade.
 En tout cas, les autres antiseptiques et les antibiotiques n’ont aucune place dans
le traitement de ces suppurations. Ils ne serviront à rien car l’escarre est un milieu de
culture parfait où les germes ont un rôle de détersion (ils font ce que l’excision
chirurgicale ferait en un temps). Il ne faut pas craindre le risque de diffusion de cette
infection.
 Détersion aux ciseaux : ce geste est douloureux, il est recommandé de le
réaliser sous prémédication antalgique à brève durée.
 Le pansement sec ou au tulle gras, il est indiqué de le refaire le soir si cela est
possible.
 Sur des escarres étendues, ulcérées, profondes et sur infectées, le carbonet :
pansement au charbon actif, absorbe bien les abondantes sérosités et apporte un confort
appréciable au malade.
 A la phase de bourgeonnement : utiliser le Jelonet ou la biogaze.
 Au stade de ré-épidermisation : utiliser les hydrocloïdes ou un pansement gras
en couches minces.
 Les indications de la chirurgie sont assez limitées (greffes musculo-cutanées).

2.7. Prévention :
2.7.1. Le massage trophique ou prévention quotidienne d’escarre :
Le massage trophique a pour effet de remplacer la fonction musculaire normale
et d’activer la circulation sanguine en profondeur et superficiellement.
Il doit être fait sur une peau propre ; la toilette doit donc le précéder. Pour être
efficace, sa durée doit être de 10 à 15 minutes.
Matériel :
 Huile de paraffine ou mélange à base de glycérine ou produit spécifique ;
 Alèzes ;
 Pyjama ;
 Haricot ;
 Plateau.
 Serviette
Technique :
 Mettre le malade en position confortable selon le cas ;
 Placer la protection (alèzes) ;
 Relever largement la chemise en roulant vers l’intérieur ;
 Laver la peau au niveau du point d’appui avec du savon acide surtout si
téguments sont fragiles (dermacid, lactacyd) ; sécher soigneusement ;
 Prendre de l’huile de paraffine avec les deux mains, effectuer le massage des
zones à risque selon les trois temps indiqués ci-dessous (l’effleurage, le pétrissage et le
décollage) ;
 Terminer par l’effleurage encore une fois pour soulager le malade après les
deux autres temps qui s’avèrent le plus souvent douloureux pour celui-ci.
Technique du massage trophique pour la prévention des escarres :
Examiner bi-quotidiennement la peau au niveau des zones à risques ,plus
particulièrement au niveau du sacrum,des talons et des coudes et lors de pose de sonde
(aile du nez,scrotum …).
Pratiquer le massage préventif qui permet d’améliorer la vascularisation des tissus et
procurent un bien-être au patient.
Massages à main nue ,sur une peau propre et sèche ,paume de la main au contact de
la peau du patient (port de gants seulement en cas de facteurs de risque de
contamination ).
Massages doux, peu appuyés à type d’effleurage, non douleureux,
circulaires ,répétés (3 à 4 fois par jour ).
Utiliser le produit choisi et mis en place par le protocole du service.
2.7.2. Les changements de positions :
Il n’y a pas de position idéale pour prévenir les escarres, ce qui importe ce sont les
changements fréquents de positions.
Tout malade incapable de se mouvoir ne doit pas rester plus de 2 à 3 heures dans la
même position, sinon il y a risque d’escarre. On peut dans ce cas établir un tableau de
changement de positions :

Tableau de changement de position :


Heure Position Signature de Heure Position Signature de
l’infirmière l’infirmière
8H D. Dorsale 20H D. Dorsale
11H D. Latérale D. 23H D. Latérale D.
14H D. Ventrale 2H D. Ventrale
17H D. Latérale G. 5 D. Latérale G.
2.7.3. Les matelas anti-escarre : (matelas alternating)
C’est un matelas en matière plastique à gonflement pneumatique rythmique. Il
réalise un massage perpétuel qui active la circulation sanguine. Il est mis sur un matelas
ordinaire et couvert par le drap de dessous.
Son fonctionnement est assuré par un appareil électrique généralement sous le lit.
Il est commandé par un compresseur qui gonfle et dégonfle les dix-huit tubes
pneumatiques qui forment le matelas alternating.
Les tubes de nombre pair se trouvent en pression et tandis que les tubes de nombre
impair se trouvent en dépression.
Le cycle s’inverse toutes les quatre minutes permettant d’alterner les points de
pression.
 Précautions :
 Disposer sous le matelas du lit une planche de façon à l’empêcher de se
creuser sous le poids du malade.
 Mettre en marche le matelas, avant de placer le malade dans son lit et vérifier
son fonctionnement, car les pannes sont fréquentes : perforation, débranchement.
 N’interposer qu’une seule épaisseur de drap ou d’alèze entre le malade et le
matelas.
 Faire attention à ne jamais piquer le matelas avec une épingle.
 Vérifier fréquemment le fonctionnement du moteur.
 Eviter de renverser l’eau sur le moteur.
 N.B. :
Le matelas alternating rend d’énormes services, mais il ne doit en aucun cas être
considéré comme l’arme absolue. On doit savoir qu’il est incapable à lui seul de
prévenir une escarre. Il est donc impératif de l’associer au massage.
Son entretien doit être scrupuleux.
 Le matelas doit être gonflé avant que le malade ne soit couché dessus, faute de
quoi, le gonflement des boudins se fera mal.
 Il faut veiller à ne pas le débrancher intempestivement.
 Il faut prendre garde à ne pas le crever avec une épingle de nourrice.
 Il faut poser le malade dessus avant l’apparition des escarres et non après.
 Si le matelas alternating est souillé, le laver à l’eau tiède et au savon et le bien
assécher après.

Finalement, les changements de position, les massages trophiques et le matelas


anti-escarre sont les trois armes nécessaires et suffisantes pour éviter l’apparition
des escarres.
III-Positions : installation du malade-maladie
et handicap :
1) Définition :
Il s’agit d’installer le malade dans une position compatible avec sa maladie, son
handicap, ou les suites d’une intervention chirurgicale.
Le client peut être dans un lit ou dans un fauteuil .Il arrive que cette installation exige
plusieurs soignants et d’emploi de divers appareillages.
Les positions varient selon l’état de conscience du malade et de la pathologie : malade
cardiaque, opéré,traumatisé,épileptique,comateux…

2) Objectifs :
-Assurer le confort du malade et sa sécurité
-Prévenir l’apparition d’escarres, d’attitudes vicieuses, de chutes.
-Prévenir une infection pulmonaire, une stase veineuse
-Rechercher une position antalgique.

3) Matériel :
Le matériel est choisi en fonction de la pathologie, du type d’intervention et du but de
l’installation :
-oreillers
-traversin
-coussins
-potence
-sac de sable
-aides techniques : lit à hauteur variable
Lève malade

4) Technique :
-Prendre connaissance des indications et des contre –indications médicales
à la mobilisation.
-Evaluer l’état du malade et identifier sa capacité à se retourner, à s’asseoir,
-Mesurer sa tolérance à l’effort et à l’activité en tenant compte des restrictions de
personnes nécessaires à son installation.
-Se laver les mains avec un savon (lavage simple)
-Rassembler le matériel nécessaire
-S’assurer de l’état de propreté du malade, effectuer une toilette si besoin
-Proposer au malade de vider sa vessie avant l’installation
-Observer l’état cutané au niveau des zones à risque d’escarre afin de déceler une
altération de l’état cutané, ce qui entraine l’impossibilité de faire reposer le malade sur
le point d’appui concerné.
-Expliquer les principes de l’installation au malade et lui en expliquer les raisons.
-Lui dire à quels moments son aide sera va être sollicité.
-Rassurer le malade qui craint de chuter ou le malade fatigué et /ou essoufflé, en lui
décrivant les différentes étapes de l’installation, les mesures de sécurité prises et l’aide
apportée.
-Bloquer les roues du lit et monter le lit à la hauteur qui évite d’avoir à se courber au-
dessus du malade.
-Observer les réactions du malade lors des efforts de mobilisation et l’encourager à
exprimer toute sensation de douleur, de malaise d’essoufflement.
-Utiliser les manutentions habituelles pour installer le malade.
-Demander au malade de plier ses jambes, de s’appuyer et de pousser sur ses pieds pour
se remonter dans le lit.
-Etre en nombre suffisant pour mobilier un malade dépendant.
-Coordonner les mouvements avec ceux de l’aide.
-Utiliser l’alèze en tissu pour retourner une personne qui ne peut pas participer
-Effectuer une translation du malade en le ramenant au bord du lit avant de pratiquer le
mouvement de retournement.
-Profiter de l’installation du malade pour lui demander d’effectuer des mouvements de
mobilisation fonctionnelles des articulations ou de pratiquer des mouvements de
mobilisation passive si le malade ne peut les faire seul.
-Mettre à portée de main les objets personnels indispensables au malade
-Effectuer un lavage simple des mains.
-Noter dans le dossier de soins, l’heure et la position proposée et planifier le prochain
changement de positions.

A)Le décubitus dorsal :


Procédure :
 Allonger le malade sur le dos et placer la tête sur un oreiller plat.
 Mettre un oreiller sous les jambes, talons dans le vide
 Disposer un oreiller ou un traversin à la plante des pieds et disposer, si besoin des sacs de
sables sur les côtés latéraux des pieds pour les maintenir à90 °et éviter ainsi un équinisme
et pieds varus (tournés dedans)
 Installer les barrières du lit afin d’éviter une chute chez le malade ayant des troubles de la
conscience ou du comportement et baisser le lit au minimum.
 Précautions particulières pour le malade opéré d’une prothèse de hanche :
-Installer un oreiller entre les genoux pour maintenir l’abduction à 30 °.
-Placer des sacs de sable le long de la face externe des pieds, et de la cheville pour caler le
membre en rotation nulle.
 Précautions particulières pour le malade hémiplégique :
 Placer un coussin sous la tête, l’épaule (l’omoplate) du coté atteint pour diminuer le
risque d’algodystrophie, de l’épaule.
 Disposer un oreiller sous la hanche et la cuisse atteinte pour éviter la rotation externe de
la hanche.
 Surélever le membre supérieur atteint avec un oreiller de prévention d’un œdème de
déclive.
Contre -indications :
Cette position est à éviter chez :
 Chez l’insuffisant respiratoire
 Le malade cardiaque
 Le malade dans le coma ou paralysé ou chez qui le réflexe de déglutition est aboli.

B-Décubitus semi latéral ou trois quart arrière : droit et gauche

Procédure :
 Coucher le malade sur le côté, mettre un oreiller plat sous la tête.
 Placer un oreiller ou un traversin derrière le dos et devant le thorax pour obtenir un bon
maintien de la position.
 Etendre la jambe reposant sur le lit et replier l’autre jambe à 90 ° si possible.
 Placer un oreiller sous la jambe afin d’éviter l’abduction et maintenir la hanche et le genou sur
un même plan pour un meilleur relâchement musculaire.
 Replier le bras à 90 ° et placer la main au même niveau que le coude, en plaçant un oreiller
sous le bras, pour éviter que le poids du bras se tire sur les ligaments de l’omoplate
et comprime le thorax, entrainant une gêne respiratoire.
 Précautions particulières chez la femme enceinte : à partir de 6 mois de grossesse, conseiller de
préférence un décubitus latéral gauche pour éviter une compression de la veine cave inférieur
du fœtus.
 Précautions particulières chez les malades inconscients ou qui vomissent .Positionner la tête en
légère extension pour éviter les risques :
 D’obstruction du pharynx lié à la chute de la langue
 Et d’inhalation du contenu gastrique liée à l’abolition des réflexes de sécurité
 Précautions particulières chez le malade opéré d’une prothèse de la hanche : placer un oreiller
entre les genoux et pivoter le malade du côté de la jambe non opérée, en maintenant
l’écartement entre les deux jambes afin d’éviter une luxation de la prothèse.
 Précautions particulières chez le malade hémiplégique : placer le malade uniquement sur le
côté non atteint et alterner la position latérale avec le décubitus dorsale u la position assise au
fauteuil.

Important :
Attention !le décubitus latéral strict est déconseillé en raison du risque d’apparition d’escarres, préférer
une positon semi latérale oblique à 30 °, par rapport au plan du lit avec un appui fessier.

C- Le décubitus ventral :

Procédure

 Allonger le malade sur le ventre et placer la tête sur le côté droit ou gauche sans oreiller pour
ne pas augmenter l’hyper extension de la colonne vertébrale.
 Positionner un bras en abduction avec rotation externe, coude protégé, par un coussin.
 Garder l’autre bras, allongé mais en supination.
 Placer un coussin sous les genoux et un traversin sous jambes au niveau des chevilles pour
soulager la pression au niveau des talons.
Important :

C’est une position peu utilisée, mais utile en présence d’escarre fessière pour lever la pression de cette
zone. A ne pas utiliser chez les insuffisants respiratoires, et cardiaques, la personne âgée, la plupart des
malades ayant subi une intervention orthopédique.

D- La position assise et demi assise :

Position assise à 90 degré, et demi assise (tête sur élevée à 30 °)

Procédure :

 Disposer un oreiller plat derrière la tête et surélever la tête du lit.

 Placer un oreiller sous les jambes, talons dans le vide.

 Disposer un traversin à la plante des pieds pour éviter le risque d’équinisme et de glissement
du malade vers le bas du lit.

Important :

Eviter de maintenir le malade dans une position assise à 90 ° plus de 30 minutes en raison du risque
d’apparition des escarres par augmentation de la pression au niveau du sacrum et du coccyx et/ou par
frottement et cisaillement des tissus si la personne glisse.

Indications :

Ces positions sont réservées en particulier au malade insuffisant respiratoire ou cardiaque, au malade
porteur de drain pleural.
On choisira une position assise ou semi assise en fonction de l’état respiratoire ou circulatoire du
malade, de l’impact de la position sur la diminution de la douleur et de la tolérance du malade.

Contre –indications :
A éviter absolument chez :

 Le malade ayant une fracture du rachis.


 Le malade inconscient (la bascule de la tête en avant gène le passage de l’air, en arrière elle
entraine une obstruction du pharynx par la chute de la langue) .

Position assise inclinée :

Position assise droite :

E-Position déclive :

Un décubitus déclive ou position de Trendelenburg :


-Le plan est incliné, les membres inférieurs sont plus hauts que la tête.
-Ceci est supposé favoriser l’irrigation du cerveau.
-Toutefois, les effets ne sont pas flagrants, car la position augmente la pression sanguine, elle
n’augmente pas le débit cardiaque.
-Cette position est également utilisée chez l’enfant pour faciliter l’évacuation du mucus dans certaines
dans certaines broncho-pneumopathies, lorsque l’enfant ne peut pas spontanément les évacuer par la
toux.
-La pression des viscères sur le diaphragme gène la respiration et l’augmentation de la pression peut
favoriser un œdème cérébral ou des problèmes aux yeux.

F-Position proclive :

 Le terme proclive désigne la position réalisée lorsque les membres inférieurs sont plus bas que
la tête.
 Un décubitus proclive :
-le plan incliné
-la tête est plus haute que les membres inférieurs
 Ceci diminue la pression du sang dans la partie haute du corps et attire les viscères vers le bas .
 Cette position est donc conseillé en cas de :

-Difficulté respiratoire ou œdème cérébral


-Au cours de certains actes chirurgicaux, il est nécessaire de positionner le malade en position
proclive pour effectuer convenablement l’intervention.

G-Installation au fauteuil :
 Installer le fauteuil à côté du lit du côté sain ou du côté habituel pour le malade et bloquer les
roues du lit.
 Incliner légèrement le dossier, sauf pour les malades opérés du rachis
 Faire pivoter le malade et l’assoir au bord du lit .Puis l’aider à se lever et l’installer au fauteuil
ou se porter avec une aide si l’état du malade le requiert.
 Placer un coussin au niveau des cervicales et des lombaires pour respecter les courbures
naturelles de la colonne vertébrale
 Poser les pieds sur un coussin pour limiter le glissement du malade en avant
 Si le malade est assis dans un fauteuil roulant, régler les palettes de manière à éviter une
augmentation de la pression au niveau du coccyx si trop hautes ou au niveau des cuisses de
l’arrière des genoux et au niveau des ischions si trop basses : l’angle cuisse jambe doit être de
90 °.
 Précautions particulières chez le malade hémiplégique et le malade à risque de chute, en
prévoyant un moyen de contention adapté qui n’entrave pas les mouvements du malade. Ce
moyen de contention est choisi par l’équipe soignante. Le malade et éventuellement son
entourage sont informés de l’intérêt et de l’innocuité du système retenu.
 Précautions particulières chez le malade opéré de la hanche ou du rachis : Assoir le malade sur
un siège haut, le dos droit, les fesses bien au fond du siège, les pieds légèrement écartés pour
maintenir l’équilibre.
-fiches techniques :
La literie :

I-Description d’un lit standard :

 Le lit

Le lit de l’hôpital, doit répondre à de nombreuses conditions :


Dimension :
-longueur :1,90 m à 2 m
-largeur :80 m à 90 cm
-hauteur :56 cm calculé du sol au sommier
Maniabilité :
-le lit doit être léger et solide
-mobile et permet le transport du malade de sa chambre à la salle de radiologie, rééducation ou
autre. Le roulage du lit peut s’obtenir par des roulettes aux pieds du lit.
Facilité d’entretien :

-le lit est métallique, couleur claire, il est muni ou non de panneaux
-le panneau aux pieds du lit peut servir de table pour le repas du malade qui se lève ou pour
l’infirmier pour les soins.

II) Les accessoires du lit :

o Dossier du lit : il remplace un ou bien deux oreillers pour faire une position demi -
assise ou position assise
o Pancarte
o Sacs de sable : destinés à maintenir par exemple une gouttière dans la positon désirée
o Petits coussins
o Billots : sont des cals, ils servent à surélever les pieds du lit
o Planches capitonnées
o Une grande planche : sous le matelas sert pour un plan dur
o Arceau du lit (chauffons ou non chauffons).
o Porte thermomètre
o Haricot
o Cuvette
o Crachoir
o Bassin du lit
o Urinal
o Bocal à urines
o Bouillotte
o Vessie à glace
o Table de repas
o Source d’oxygène
o Potence
o Table de nuit
o Deux chaises

III) La literie :
 Le matelas (souvent à ressort) il peut être perforé ou composé de deux ou trois parties chez les
malades immobilisés
 La housse (souvent en tissu plastifié)
 La toile isolatrice
 Le traversin et les oreillers
 Les taies d’oreillers et les drapes (en toile et en coton) ; les draps doivent être longs et larges
pour envelopper complétement le matelas
 Les alèzes sont des pièces de toile ou de coton ou de tissus caoutchouté, de dimension
inférieurs aux draps et que l’on place sous le siège du malade
 Les couvertures en laine et en coton
 Le couvre lit en tissu lavable ; ça peut être simplement un drap

IV-Les différents types du lit :


 Lit à sommier articulé :
-Ce lit permet de placer le malade dans diverses positions
-Le sommier étant articulé en trois parties et peut ainsi passer d’une position assise à une position
couchée malgré une perfusion, une aspiration en cours.
-La manœuvre peut être effectuée soit par l’infirmier ou par le malade lui-même lorsque le dispositif
de commande mécanique ou électrique est placé à sa portée.

 Le lit chirurgical :
Il se compose de :
-un sommier articulé ordinaire
-un portique sur lequel peut être fixé tous les accessoires nécessaires :
* l’immobilisation d’une partie du corps
*l’immobilisation d’un membre supérieur ou inférieur
*Et ceci dans la position adéquate au traitement.

 Le lit mécanique Dupont :


-Conçu pour le malade immobilisé, il permet de soulever plus facilement lorsqu’il s’agit de lui
prodiguer des soins ou de lui placer le bassin

-Ce lit se compose d’un cadre où quel sont fixés les sangles sur lesquels repose le malade.
Les précautions à prendre :
-Veiller à ce que les sangles ne blessent, à ce qu’elles ne se salissent pas au cours des soins
-Veiller à ce qu’elles soient convenablement placées pour que le poids soit réparti
-Veiller à ne jamais l’utiliser dans les lésions vertébrales ou après les interventions à ce niveau

Le lit basculant :


-Il a été conçu à l’intention des malades grabataires.
-Grâce aux basculements réalisés dans le sens latéral droit et gauche, le malade peut être tourné
sans effort, ce qui facilite la toilette et les soins d’hygiène.
-Le sommier et le matelas peuvent également être percés permettant ainsi d’évacuer les urines
et les matières.
-Ces lits sont munis de glaciers sur le côté, ce qui favorise l’immobilisation de certains malades
agités.

 Le lit à retournement :
 Destinés aux malades paralysés
 Il possède deux cadres interchangeables

 Règles communes à toutes les techniques de change :


Règles générales :
 L’emplacement du lit doit répondre aux conditions suivantes :
-l’accès au lit sera possible sur trois côtés pour faciliter les soins
-placer de telle sorte que les courants d’air entre portes et fenêtres soient évités
-bonne disposition pour un éclairage suffisant pour ne pas fatiguer la vue.
-si possible, disposer le lit de façon à ce que le malade puisse voir au dehors
-de porte, la surveillance du malade par l’équipe soignante doit être aisée.
 Avant de faire un lit, procéder par ordre :
-aller voir le malade
-prendre contact avec le malade
-se rendre compte de son état et de l’état des draps
-lui proposer le bassin
-dégager la table de nuit de tout ce qui peut gêner le déplacement du soignant
-fermer porte et fenêtres
-prévenir le malade du soin et lui expliquer ses buts en vue de demander sa
collaboration
-se laver les mains (lavage simple)
-disposer et préparer tout le matériel, selon la nécessité du malade : réfléchir avant
d’agir.
-commencer le plus possible par la tête du lit, ensuite fixer les draps et les couvertures
aux pieds du lit et latéralement : Aller vite et bien tendre draps et alèzes
-être toujours poli, ferme, aimable.

L’entretien du lit :
o Eviter les taches même indélébiles, les dissimuler car elles ont un effet déplorable sur le
psychisme du malade
o La couleur sera nette.
o L’odeur du lit est à surveiller : pour cela, bien le nettoyer, la désinfection du lit et de ses
accessoires.
 Technique change de draps :drap de dessus ,drap de dessous ,alèze
Réfection du lit :
*Définition :
La réfection du lit est l’action de faire le lit qu’il soit occupé ou non et /ou de changer tout ou une
partie de la literie.
La fréquence de la réfection du lit est au minimum quotidienne pour un malade alité et d’avantage en
cas d’inconfort ressenti par le malade et en cas de literie souillée.

*Objectifs :
-Assurer le confort et le bien-être du malade
-Sac à linge sale
-Matériel pour désinfecter et nettoyer le lit
-Matériel pour les soins d’hygiène et la prévention des escarres en cas de besoin

*Techniques :
-Un lit équipé d’un matériel d’aide à la prévention des escarres (matelas) ne doit jamais être bordé
-L’évaluation de la tolérance du malade à supporter un effort conditionne le choix de la technique de
réfection du lit.
-Un malade peut ne pas supporter l’effort lié à un transfert hors du lit, la position assise au fauteuil à
cause d’une fatigue, d’une douleur, d’une intervention chirurgicale récente ou d’un mode d’anesthésie.
Dans ce cas, organiser la réfection du lit ou le change de la literie de manière à limiter les fatigues
inutiles et à intégrer de de véritables périodes de repos avant et après ce soin.
-Les troubles de la conscience, une instabilité hémodynamique contre indique la mobilisation hors du
lit.

Réfection du lit non occupé :


 Se laver les mains avec du savon doux (lavage simple)
 Demander au malade de se lever s’il en a la capacité. Dans le cas contraire, l’aider à se
lever et le transférer au fauteuil.
 Le couvrir chaudement et ouvrir la fenêtre en évitant les courants d’air
 Placer une ou deux chaises au pied du lit, y déposer les oreillers, le couvre lit ,puis la
couverture ,les draps pliés l’un après l’autre en vérifiant leur état de propreté .
 Nettoyer et désinfecter le lit s’il y a lieu.
 Refaire le lit en reprenant les draps un par un et en les bordant l’un après l’autre selon
la technique dite « les soins au carré » ; puis poser la couverture, le couvre lit, et border
séparément chaque élément.
 Prévoir un pli d’aisance au niveau des pieds
 Replier l’ensemble de la literie vers les pieds du lit
 Replacer les oreillers à la tête du lit
 Refermer la fenêtre
 Recoucher le malade ou le laisser au fauteuil selon son état de fatigue et les indications
du plan de soin
 Contrôler l’installation du malade alité : alignement du corps et des membres, pieds à
angle droit, arceau si nécessaire pour atténuer le poids à angle droit, arceau si
nécessaire pour atténuer le poids de la literie sur les membres.
 Remettre les chaises en place
 Se laver les mains

Réfection du lit occupé :


 Evaluer le nombre de personnes nécessaires pour la mobilisation du malade en toute sécurité
 Limiter les forces de cisaillement responsables de l’apparition des escarres lors des
changements de positions intervenant lors de la réfection du lit. On doit soulever le malade
plutôt que le tirer.
 Se laver les mains
 Placer une ou deux chaises au pied du lit, y déposer les oreillers, le couvre lit, puis la
couverture
 Laisser le malade couvert du drap de dessus en le pliant aux dimensions du malade
 Le malade se tourne sur le côté qu’il préfère. En cas d’incapacité à se mobiliser, l’infirmier et
l’aide se placent chacun d’un côté du lit, tournent le malade. L’aide maintient le malade sur le
côté en plaçant une main au niveau de l’épaule et l’autre main sur la hanche
 Veiller à ce que le malade reste couvert
 Déborder le drap de la tête au pied et le rouler contre le dos du malade
 Eliminer les plis de la housse de protection du matelas
 Border le drap du dessous en éliminant les faux plis et les corps étrangers
 Observer l’état cutané du malade et réaliser s’il y a lieu des soins de prévention des escarres
 Tourner le malade de l’autre côté et effectuer les mêmes gestes
 Prévoir un pli d’aisance au niveau des pieds
 Replacer les oreillers sous la tête du malade
 Contrôler l’installation du malade : alignement du corps et des membres, pieds à angle droit,
arceau si nécessaire pour atténuer le poids de la literie
 Placer les objets personnels à proximité du malade. Lui offrir un verre d’eau
 Remettre la chaise en place
 Se laver les mains et aérer la chambre en couvrant bien le malade

Change de la literie :
 Procéder comme décrit précédemment
 Préparer le drap propre plié en accordéon, le poser sur la chaise
 Réaliser les soins d’hygiène (dos et siège)
 Déborder le drap souillé de la tête aux pieds et le rouler contre le dos du malade
 Tendre la housse de protection du matelas afin d’éliminer les plis
 Nettoyer et désinfecter la housse protectrice
 Poser le drap propre, le dérouler dans le sens de la longueur jusqu’au milieu du lit en évitant un
contact avec le drap souillé
 Tourner le malade de l’autre côté, tirer le drap souillé et le déposer dans le sac du linge sal,
dérouler le drap propre, border.
 Si le malade a la capacité de soulever le siège et de faire le pont, le drap peut être changé
depuis la tête du lit vers les pieds.
 observer l’état cutané du malade et réaliser s’il ya lieu des soins de prévention des escarres
 aider le malade à se remonter dans le lit .
 changer le drap du dessus en enroulant le drap sale du haut vers le bas et en dépliant le drap
propre .Une serviette de toilette est placée préalablement sur le malade pour préserver sa
pudeur
 replacer la couverture et le couvre lit
 prévoir un pli d’aisance au niveau des pieds
 remettre les oreillers
 contrôler l’installation du malade : alignement du corps et des membres, pieds à angle droit,
arceau si nécessaire pour atténuer le poids des couvertures sur les pieds
 placer les objets personnels à proximité du malade, lui offrir un verre d’eau
 remettre la chaise en place
 se laver les mains et aérer la chambre en couvrant bien le malade

Incidents –accidents –complications

 chutes : leur prévention consiste à bloquer les roues du lit avec les freins, à ne jamais laisser un
malade installé au bord du lit sans le maintenir ; à être en nombre suffisant pour refaire le lit ou
changer la literie
 douleur au niveau d’une cicatrice abdominale ou thoracique : demander au malade de
maintenir le ventre ou le thorax avec les mains lors de la mobilisation ou le faire pour lui .
 fatigue due à un effort trop important
 arrachage de drains, tuyaux, cathéters
 escarre par mécanisme de friction ou de cisaillement des tissus : soulever le malade et éviter de
le tirer ou de tirer sa chemise

Information –éducation du malade (enseignement à la clientèle)


 expliquer au malade le déroulement du soin
 évaluer le degré de participation du malade (capacité à se mobiliser, motivation,
tolérance à l’effort : présence de douleur, fatigue).
 encourager le malade à se lever au moment du soin
 si le malade ne peut se lever, le rassurer en lui montrant qu’il est en sécurité lors des
mobilisations
 augmenter progressivement le niveau de participation du malade :commencer à refaire
le lit occupé ,puis progressivement encourager le malade à se mobiliser de manière
active jusqu’à parvenir à se tourner avec aide puis seul dans le lit ,à se lever d’abord
aidé puis seul et à s’installer au fauteuil durant la réfection du lit
 A l’occasion de ce soin ,l’infirmier vérifie l’apprentissage des moyens qui permettent
de prévenir les complications de l’immobilité et si nécessaire ,renforce l’enseignement
approprié (mobilisation active :changement de positions même mineur ,mobilisation
active ou passive des membres ,bon alignement du corps ,respiration profonde et
exercice de toux contrôlée ,boissons en quantité suffisante ) .
Éléments de surveillance :
 tolérance du malade à l’effort
 degré de participation du malade
 état cutané (absence ou présence de lésions)

Critères de qualité
 literie propre et sèche, exemple de faux plis et de corps
 alignement du corps
 confort et satisfaction du malade
 absence de chute du malade lors de la réfection du lit occupé

Prévention des risques –protection du soignant :


-Prévention de l’infection :
 porter des gants jetables et une blouse dans le cas de changement de literie visiblement souillé
(sang, matières fécales, urines ou autres liquides organiques (écoulement) ou du malade en
isolement septique
 prendre des précautions liées à la manipulation du linge souillé :

 ne jamais mélanger linge propre et linge sal


 agiter le moins possible la literie souillée
 enfermer les parties souillées à l’intérieur des plis du drap ou de l’alaise
 tenir éloigné de soi la literie pour éviter de contaminer la blouse et /ou la tunique et le
pantalon
 placer le linge souillé directement dans un sac à linge sal en évitant de le poser par
terre, sur une chaise ou un chariot
 vérifier l’absence de fuites au niveau du sac si le linge souillé est mouillé

 éliminer les alaises à usage unique dans un sac à élimination des déchets

-Prévention des lombalgies :


 avant de réaliser une réfection du lit occupé, l’infirmier évalue le nombre de personnes
nécessaires pour le soin.
 monter le lit à la hauteur des hanches s’il s’agit d’un lit à hauteur variable afin d’éviter de se
pencher au-dessus du malade
 coordonner ses gestes avec ceux de l’aide
 dans la mesure du possible, refaire le lit non occupé en encourageant le malade à se lever
 mettre les bras autour au thorax du malade pour l’aider à se lever et lui demander d’enserrer la
taille ou le thorax de l’infirmier .Fléchir les genoux en gardant le dos droit et en maintenant les
pieds à plat, bien stables sur le sol.
La toilette matinale
I- Définition :
C’est un soin de propreté et d’hygiène aux malades immobilisés ou fatigués ne
pouvant quitter leur lit.

II- Objectif :
Assurer la propreté et le bien être du malade.

III- Règles générales :


 Voir le malade et l’informer du soin.
 Proposer le bassin.
 Préparer le matériel nécessaire en fonction des besoins du malade.
 Prévoir un paravent si salle commune.

IV-- Matériel :
Sur un chariot, préparer :
 Une cuvette,
 Un brock (avec de l’eau tiède),
 Un ou deux gants de toilette,
 Du savon,
 Alcool à 70°,
 Deux serviettes,
 Un ou deux verres si le malade a un dentier,
 Une brosse à dent, dentifrice (réservé au malade) à défaut :
 Une pince de Kocher,
 Une abaisse langue,
 Eau bicarbonatée,
 Compresses.
 Peigne ou brosse à cheveux,
 Une paire de ciseaux,
 Deux haricots,
 Tampons de coton hydrophile,
 Un cornet,
 Nécessaire pour faire le massage trophique.

V- Technique :
 Fermer porte et fenêtres,
 Se placer à droite du malade,
 Ouvrir la chemise pour dégager le cou, étendre la serviette sur l’oreiller à la base
du cou et la rentrer sous la chemise,
 Laver les yeux avec de l’eau tiède sans savon en changeant le gant de côté entre
chaque œil,
 Savonner le visage, les oreilles, rincer et essuyer en insistant sur les replis des
oreilles,
 Savonner le cou, le haut du dos, la région sous mammaire chez la les personnes
obèses, les épaules, les creux de l’aisselle,
 Rincer soigneusement, essuyer les plis si nécessaires,
 Relever une des manches, étendre la serviette sous le bras, savonner, rincer et
assécher,
 Baisser la manche,
 Découvrir l’autre bras en restant du même côté, faire de même,
 Si le malade peut se laver les mains seules, étendre la serviette sur les genoux et
poser la cuvette dessus, ou la mettre en face de lui sur la table de lit, sinon, savonner les
mains, les rincer et les assécher,
 Mettre la serviette sous le menton, faire tenir l’haricot par le malade si possible,
 Lui présenter le nécessaire pour se laver les dents. Si le malade ne peut le faire
lui-même, l’infirmière pratiquera le soin,
 Si le malade a une prothèse dentaire et s’il peut l’enlever avec une compresse, la
nettoyer, la brosser, la rincer à l’eau courante et la présenter dans un verre d’eau,
 Mettre la serviette autour du cou, et sur l’oreiller,
 Peigner, enlever les cheveux en chute sur la serviette et les mettre dans un cornet,
dans l’haricot,
 Retirer la serviette,
 Couper les ongles et les nettoyer avec un tampon imbibé d’alcool,
 Réinstaller le malade confortablement,
 Aérer la salle.

VI- Entretien du matériel :


 Nettoyer, désinfecter, et stériliser le matériel,
 Le remettre en place.
Soins de bouche

I- Définition et objectifs :
C’est un soin de propreté ayant pour objectif de :
 Maintenir caractères physiologiques de la cavité buccale :
 Un certain degré d’humidité.
 Une réaction légèrement alcaline.

 Combattre les germes pathogènes.


 Prévenir la carie dentaire.

II- Indications :
 Malade ne s’alimentant pas par voie buccale :
 Malades dans le coma.
 Malades opérés.

 Malades fiévreux : une température élevée entraînant une déshydratation


buccale.
 Malades éliminant des produits toxiques par la salive, mercure, plomb, urée…
 Stomatite (soins thérapeutique).

III- Conditions requises :


 En cas de soins de bouche thérapeutique, préparer un matériel stérile.
 Ne pas rincer chez les malades comateux, risque de fausse route.
 Faire le soin loin des repas.

IV- Matériel :
 Un petit plateau contenant :
 Des compresses (stériles si soin stérile) ou coton hydrophile.
 Pince de Kocher.
 Abaisse langue.
 Ouvre bouche.
 Un verre ou deux si le malade a un dentier.
 Un gobelet avec la solution prescrite :
 Eau bicarbonatée : (15g/l).
 Collutoire : solution antiseptique ou antibiotique.
 Une serviette pour protéger le malade.
 Deux haricots.
V- Technique :
 Placer le malade en position convenable.
 Protéger le malade avec une serviette.
 Avec une compresse ou du coton hydrophile, faire un tampon sur la pince de
Kocher en ayant le soin de bien protéger l’extrémité.
 Imbiber la compresse en la trempant dans la solution de lavage, presser la
compresse sur le bord du verre.
 Nettoyer successivement les gencives, les dents, la face interne des joues, le
palais.
 Nettoyer la langue.
 Changer de tampons autant de fois que cela est nécessaire.
 Si le malade le peut, lui faire rincer la bouche avec l’eau de lavage.
 Donner au malade à boire sur toute la surface de la muqueuse buccale.

VI- Surveillance :
Au cours du soin, l’infirmière dépistera les différentes anomalies de la bouche :
 Aspect de la langue (sèche, rouge vif, ulcération douloureuse, enduit
blanchâtre).
 Odeur de l’halène :
 Acide : coma diabétique.
 Ammoniacale : coma hépatique.

VII- Entretien du matériel :


 Décontaminer et nettoyer le matériel.
 Brûler les abaisses langue en bois.
 Mettre à stériliser : pinces et abaisses langue en métal.
 Ranger le matériel en ordre.
Pose de l’urinal
I- Définition et objectif :
C’est une technique qui consiste à placer l’urinal chez un malade ne pouvant pas se
déplacer pour uriner, dans un but de collecter les urines en vue d’un examen ou tout
simplement pour satisfaire le besoin d’éliminer.

II- Indications et circonstances de réalisation :


 Certains vieillards.
 Grands malades coma, paralysie…).
 Chez la femme ne pouvant être soulevée.

III- Conditions requises pour l’exécution de la technique :


 Ne pas utiliser d’urinaux ébréchés.
 Au moment de l’utilisation, l’urinal doit être propre.
 Ne pas appuyer la partie supérieure de l’urinal sur les bourses (blessures).
 Ne jamais placer un urinal d’hommes chez la femme.
 Ne jamais laisser trop longtemps en place un urinal (risque de lésions des faces
internes des cuisses).

IV- Matériel :
 Un urinal (pour hommes ou pour femmes, ça dépend du sexe).
 Une compresse.
 Alèzes de protection.

V- Technique :
 Le malade (homme) place généralement lui-même l’urinal (s’il est conscient).
 Si, on doit aider le malade, saisir la verge par l’intermédiaire d’une compresse,
(jamais à main nue) et glisser le col de l’urinal le plus haut possible sur la verge.

VI- Incidents et accidents :


 Lésions de la face interne des cuisses et des bourses.
 Perte d’urines dans le lit.

VII- Entretien de l’urinal :


Le laver à grande eau, s’il reste un dépôt très adhérent, mettre de l’acide
chlorhydrique puis le rincer soigneusement. Lorsque l’urinal est rincé, on peut le
déposer dans son fond quelques cristaux de thymol pour que les urines ne répandent pas
d’odeurs, sauf en cas de d’examens spéciaux.
Pose du bassin
I- Définition et objectifs :
La pose du bassin, est une technique qui consiste à mettre le malade sur un récipient
en vue de satisfaire son besoin d’éliminer ou d’un prélèvement d’échantillon de selles
pour examen de laboratoire.

II- Indications et circonstances de réalisation :


 A la demande du malade.
 Prélèvement d’un spécimen de selle pour examen de laboratoire (recherche de
germes, de parasites…).

III- Matériel :
 Un bassin.
 Papier hygiénique.
 Cuvette avec eau et savon.
 Haricot.
 Plateau.
 Un paravent si le malade est en salle commune.
 Alèzes de protection.
 Gant si nécessaire.
 Nécessaire pour effectuer le massage trophique.

IV- Protocole du déroulement de la technique :


4.1. Malade pouvant aider :
 Déborder légèrement le dessus du lit au niveau du côté où l’on opère, replier
l’ensemble de la partie supérieure sur le malade.
 Installer la protection.
 Faire plier les genoux du malade, relever la chemise, l’aider à se soulever en
plaçant une main sous la région lombaire, glisser le bassin de l’autre main et s’assurer
qu’il y est bien en place, recouvrir le malade.
 Mettre le papier hygiénique à la portée du malade ainsi que la sonnette si elle
existe.
 Ne pas lui laisser le bassin trop longtemps.
 Après l’émission des selles, essuyer soigneusement le malade, s’il n’a pas pu le
faire, avec du papier hygiénique.
 Couvrir le bassin et l’emporter immédiatement au vidoir, le vider et le nettoyer
après avoir vérifié le contenu.
 Si le malade est souillé, faire une toilette et une friction du siège.
 Vérifier l’alèze et recouvrir le malade.
 Faire laver ou laver les mains du malade.
 Remettre tout en ordre et aérer la salle.

4.2. Le malade ne peut pas bouger :


 Deux infirmières se place de chaque côté du lit : déborder les draps de dessus
et couvertures au pied du lit, le malade reste suffisamment couvert.
 Soulever le siège du patient :
 Une infirmière passe les deux bras sous le dos du malade ;
 La seconde infirmière passe un bras sous les cuisses du malade, le second bras
va glisser le bassin lors du soulèvement après signal.
 Recouvrir le malade, lui donner de quoi s’essuyer et procéder à sa toilette intime.

4.3. Se mettre le bassin au lit ou faire le pont :


 Dégager draps et couvertures à mi-mollet.
 Déposer le bassin propre et vide au bord gauche du lit.
 Poser la plante des pieds bien à plat sur le matelas, jambes à angle droit.
 Poser les avant-bras à plat contre le thorax.
 Redresser les fesses (à l’aide des muscles des membres inférieurs et abdominaux)
et le thorax à l’aide des bras
 Conserver l’équilibre, libérer le bras gauche et placer le bassin en le glissant sous
les fesses.
 Ramener les draps et couvertures sur le thorax.

V- Entretien du bassin :
 Le laver à l’eau courante, chaque fois qu’on s’en est servi.
 Le nettoyer avec une brosse en chiendent plongée dans un désinfectant et veiller à
ce qu’il soit bien net et débarrassé des matières fécales. Bien essuyer le rebord
et l’extérieur.
Toilette intime
I- Définition :
C’est un soin de propreté et d’hygiène destiné aux malades souillés ne pouvant être
déplacés.

II- Objectif :
Assurer la propreté de la région périnéale, région très sensible nécessitant des soins
minutieux.

III- Indications :
 Malade dans le coma.
 Malade paraplégique ou hémiplégique.
 Malade inconscient.
 Malade grabataire.
 Femme accouchée.

IV- Conditions requises :


 Prévoir un paravent.
 Respecter la pudeur du malade.
 Chambre suffisamment chauffée.
 Voir le malade et préparer le matériel en fonction de ses besoins.

V- Matériel :
 Gants, de préférence à usage unique.
 Alèzes de protection.
 Bassin du lit.
 Brock contenant de l’eau à bonne température.
 Un pot pour verser l’eau.
 Serviette de toilette.
 Des tampons de coton ou compresses américaines ou gants.
 Haricot.
 Deux cuvettes.
 Nécessaire pour faire le massage trophique.

VI- Protocole du déroulement du soin :


 Fermer porte et fenêtres, placer le paravent.
 Découvrir le malade en pliant la couverture et le drap de dessus en accordéon.
 Placer le bassin de lit, la malade s’appuie sur la plante des pieds et plie ses
jambes (ou prévoir un aide).
6.1. Chez la femme :
 Nettoyer d’abord le bas-ventre, le pubis, la racine des cuisses, les jambes étant
écartées.
 Nettoyer ensuite la vulve de haut en bas, entre grandes et petites lèvres, puis le
vestibule, le méat urinaire, l’orifice vaginal.
 Enfin, nettoyer l’anus de haut en bas et vérifier s’il n’y a pas d’anomalie.
 Rincer abondamment.
 Assécher, enlever le bassin et finir d’assécher soigneusement le siège, le pli
interfessier.
 Effectuer le massage trophique de la région.
 Placer une garniture si besoin.

6.2. Chez l’homme :


 Placer le bassin.
 Savonner et nettoyer le pubis, le haut des cuisses.
 Saisir la verge à l’aide d’une compresse et nettoyer doucement.
 Nettoyer le pli interfessier.
 Effectuer le massage trophique de la région.
 Placer si besoin une couche-culotte chez le malade grabataire.

VII- Entretien du matériel :


 Nettoyer et décontaminer le matériel.
 Remettre tout en ordre.
Bain de pieds au lit
I- Définition :
C’est un soin qui consiste à laver les pieds d’un malade alité, quand celui-ci ne peut le
faire lui-même.

II- Objectifs :
 Assurer la propreté des pieds du malade .
 Nettoyer les pieds du malade après ablation du plâtre.

III- Conditions requises :


 Position selon le cas du malade.
 Eau à bonne température.
 Protection et paravent si nécessaire.
IV- Matériel :
Sur un chariot, préparer :
 Une alèze de caoutchouc et une en toile.
 Un bain de pieds.
 Un brock rempli d’eau à la bonne température.
 Un gant de toilette.
 Une brosse si besoin.
 Une serviette.
 Du savon.
 Une paire de ciseaux.
 Alcool à 70°.
 Coton.
 Haricot.
 Une chaise.

V- Protocole du déroulement :
 Fermer porte et fenêtres.
 Déborder le drap de dessus et couverture.
 Enlever le couvre lit et le poser sur une chaise.
 Replier le drap de dessus et couverture sur les genoux du malade pour découvrir
les pieds.
 Glisser sous les jambes le rouleau formé par les alèzes.
 Dérouler de chaque côté et faire tirer par le malade, entre ses jambes, la partie de
l’alèze formant une couche.
 Déposer le bain de pieds sur le lit dans le sens de la longueur.
 Faire plier les jambes du malade et mettre les pieds dans l’eau si cela est
possible.
 Savonner : cuisse, genou, jambe, pied, insister surtout entre les orteils.
 Brosser les ongles.
 Rincer.
 Faire de même l’autre pied.
 Retirer le bain de pied, essuyer, frictionner les talons avec de l’alcool.
 Couper les ongles en se servant d’un tampon alcoolisé.
 Retirer la protection.
 Refaire le lit.
 Nettoyer, stériliser et ranger le matériel.

NB : Après le retrait d’un appareil (plâtre par exemple) pour nettoyer les jambes, il sera
bon la veille de mettre de la vaseline pour permettre un nettoyage de l’épiderme.

VI- Eléments de surveillance :


Dépister les anomalies et les signaler :
 Mal perforant plantaire du diabète.
 Corps infecté.
 Mycose des orteils.

VII- Entretien du matériel :


 Nettoyer et désinfecter le matériel.
 Le remettre en ordre.
Soins de phtiriase
I- Définition :
C’est un soin qui consiste à appliquer sur le cuir chevelu et les cheveux un produit
anti-parasitaire dans le but de débarrasser le malade des poux de tête.

II- Conditions requises :


 Examiner l’état du cuir chevelu à la recherche d’anomalie et la signaler.
 Faire le soin de préférence le soir avant le coucher du malade.
 Refaire le soin à 15 jours après.
 Lire attentivement le prospectus du produit antiparasitaire.
 Voir le malade et l’informer du soin tout en respectant son amour propre.
 Préparer le matériel en fonction des besoins du malade et selon le prospectus du
produit antiparasitaire.

III- Matériel :
 Le nécessaire pour exécuter une capeline (2 bandes de 5cm de largeur ou
bandage de tête étanche, gaze hydrophile, coton cardé).
 Serviette ou alèze en toile.
 Vaseline pommade.
 Produit antiparasitaire, exemple : Vermogale (crème), Para-poux (aérosol),
antipoux (lotion et shampoing.

IV- Technique :
 Mettre le malade dans une position confortable.
 Placer la protection.
 Protéger les oreilles par un tampon de coton.
 Demander au malade de fermer les yeux.
 Mettre la vaseline au niveau de la racine des cheveux et du cuir chevelu.
 Enserrer la chevelure dans une double épaisseur de gaze.
 Appliquer une calotte de coton cardé.
 Effectuer une capeline ou bien placer tout autre bandage étanche.
 Respecter le temps recommandé dans le prospectus du produit utilisé.
 Enlever l’enveloppement et le brûler.
 Pratiquer un shampoing.
 Sécher et peigner à l’aide d’un peigne fin.
 Frictionner les cheveux avec du visage additionné d’eau tiède si les lentes
persistent.
 Rincer, sécher, coiffer le malade.
 Refaire le lit et installer le malade confortablement.
 Remettre tout en ordre, aérer progressivement la chambre.
 Prendre congé du malade. Entretenir le matériel.
Shampoing au lit
I- Définition :
C’est une technique qui consiste à donner un shampoing au lit du malade.
II- But :
Hygiénique.
III- Matériel :
 Alèze en toile et alèze en caoutchouc.
 Une grande cuvette ou un bain de pied.
 Un brock rempli d’eau chaude.
 1 à 2 petits pots à eau.
 Du shampoing ou à défaut du savon liquide.
 Une brosse propre.
 Une serviette éponge.
 Si possible un séchoir.
 Alcool ou eau de Cologne.
 Du coton cardé.
 Epingles de sûreté ou à défaut une pince.
 Un haricot.
 Tabouret ou chaise.
IV- Technique :
 Fermer porte et fenêtres.
 Enlever les oreillers.
 Rouler le traversin sous les épaules pour maintenir le malade en position demi
assise ; la tête se trouvant libre.
 Placer l’alèze de toile recouverte de l’alèze de caoutchouc sur les épaules du
malade et autour du cou, les attacher sous le menton.
 Mettre du coton cardé dans les oreilles du malade poser la cuvette sur l’alèze de
toile.
 Rouler les bords de l’alèze de caoutchouc en forme de gouttière en laissant les
extrémités dans la cuvette de manière à permettre l’écoulement de l’eau.
 Préparer l’eau savonneuse ou le shampoing dans le pot à l’eau.
 Verser en frictionnant le cuir chevelu (ne pas mettre d’eau savonneuse dans les
yeux) et rincer avec de l’eau tiède à l’aide du 2ème pot.
 Laisser tomber l’alèze de caoutchouc dans la cuvette.
 Enlever la cuvette, l’alèze ainsi que le coton.
 Sécher les cheveux avec une serviette ou un séchoir si possible.
 Coiffer le malade, refaire le lit et installer le malade confortablement.
 Remettre tout en ordre.
 Ranger le matériel.
Remarque :

 Lorsque le malade ne peut être soulevé, l’installer légèrement de biais dans son
lit, en décubitus dorsal, la tête au bord du lit.
 Poser la cuvette sur un tabouret.
 Agir comme plus haut.

V- Entretien du matériel :
 Nettoyer et désinfecter le matériel.
 Remettre tout en ordre.
Le bain complet au lit
I- Définition :
C’est une technique qui consiste à procéder à une toilette complète du malade au lit,
quand ce lui-ci ne peut pas le faire tout seul.

II- But :
Surtout hygiénique.

III- Indications :
Malade ne pouvant pas se lever : hémiplégique, paraplégique…

IV- Contre indications :


 Fracture de la colonne vertébrale.
 Maladies de la peau (sauf si bain thérapeutique).

V- Matériel :
 Une alèze de toile et une de caoutchouc pouvant recouvrir tout le lit.
 Une deuxième alèze de toile qui servira à recouvrir le malade.
 Un gant de toilette.
 Un paravent.
 Du linge propre.
 Une cuvette.
 2 brocks avec eau chaude et froide.
 Une serviette.
 Savon, alcool.
 Ciseaux.
 Haricot.
 Un seau vide.
 Le nécessaire pour le brossage des dents (ou soins de bouche).
 Le nécessaire pour la petite toilette.
 Le nécessaire pour le shampoing de tête si celui-ci n’a pas été fait.
 Hôte à linge sale.
 Nécessaire au massage trophique (mélange à base de glycérine ou produit
spécifique, ou du savon liquide).

VI- Technique :
 Voir le malade, le mettre au courant de la technique.
 Fermer porte et fenêtres.
 Enlever le couvre lit et les couvertures supplémentaires.
 Rouler ensemble l’alèze de caoutchouc et l’alèze de toile.
 Plisser la deuxième alèze de toile et la déplier sur le malade en la passant sous le
drap de dessus.
 Enlever l’oreiller.
 Glisser sous le malade le rouleau précédemment préparé avec le caoutchouc et la
première alèze.
 Entourer le malade avec l’alèze de toile, enlever la chemise. Laver le visage, le
cou, les bras, les mains, essuyer avec l’alèze ou la serviette.
 Laver le thorax et l’abdomen, essuyer.
 Recouvrir le thorax avec la serviette.
 Laver les cuisses, les jambes, les pieds, rincer, sécher, couper les ongles en carré.
 Chez la femme, faire la toilette vulvaire.
 Tourner le malade sur le côté pour laver le dos et le siège, faire le massage
trophique.
 Enlever les alèzes qui sont sous le malade.
 Remonter drap et couvertures et enlever l’alèze sur le malade.
 Remettre la chemise propre.
 Arranger le lit.
 Si la toilette de la bouche, des dents et les cheveux n’a pas été faite, il faut se
laver les mains et la faire.
 Installer le malade confortablement dans son lit.
 Remettre tout en ordre.

VII- Surveillance :
 Surveiller le pouls.
 Surveiller le faciès du malade.
 Si refroidissement du malade, le réchauffer.

VIII- Entretien du matériel :


 Nettoyer et décontaminer le matériel.
 Eventuellement, mettre à stériliser les pinces et autres matériel.
 Remettre tout en place.
Comment habiller et
déshabiller le malade
I- Malade alité :
 Préparer le linge et le mettre à chauffer sur le radiateur, ou bien autour de la
bouillotte, ou encore sous les couvertures.
 Prévoir également :
 Un peigne.
 Un cornet de papier ou un haricot.
 Une hôte à linge sale.

Technique :
 Si nécessaire, changer l’alèze et faire la toilette du siège.
 Fermer les fenêtres.
 Déborder légèrement les couvertures.
 Déboutonner la chemise.
 Faire soulever le malade.
 Dégager la chemise.
 La rouler, sale contre sale, jusqu’aux épaules.
 Passer la chemise propre (chaude).
 Glisser les bras dans les manches.
 Faire passer la tête dans l’ouverture de la chemise.
 Descendre la chemise le long du dos, puis s’il peut faire le pont pour la descendre
totalement ou le tourner sur le côté.
 Vérifier qu’il n’y ait pas de plis dans le dos.
 Boutonner la chemise.
 Réinstaller le malade sur ses oreillers.
 Remettre tout en ordre.

Remarque :
Pour un membre immobilisé :
 Dévêtir :
Le membre sain passer la tête et le membre malade.

 Vêtir :
Le membre malade passer la tête et le membre sain.

II- Malade en transpiration :


Préparer :
Le linge du malade qu’on met à chauffer sur le radiateur sous les couvertures pour
qu’il ne refroidisse pas.
 Trois serviettes éponges.
 Une taie d’oreiller.
 Une alèze en cas de change.
 De l’alcool.
 Une peigne.
 Un haricot ou un cornet en papier.
 Une hôte à linge sale.

Technique :
 Fermer les fenêtres.
 Essuyer délicatement la figure et la tête du malade si elles sont mouillées.
 Découvrir le moins possible le malade.
 Le prier de se soulever ou de se retourner un peu, pour remonter sa chemise par
derrière, la rouler, l’envers à l’intérieur du rouleau jusqu’à la nuque, passer la serviette
dans le dos.
 Rouler la chemise de la même façon et passer la serviette sur la poitrine du
malade.
 Enlever la chemise sale, la tête d’abord puis les deux manches sans découvrir le
malade.
 Faire un léger effleurage, assécher ainsi la poitrine, le dos, les aisselles et les
bras.
 Frictionner à l’alcool le dos et les aisselles.
 Mettre une chemise sèche, en commençant par enfiler les bras, plisser le dos de
la chemise dans la main et la faire passer sur la tête du malade.
 Retirer les serviettes.
 Tirer l’alèze ou changer l’alèze et la taie d’oreiller si nécessaire, coiffer le
malade, si nécessaire, reborder draps et couvertures.
La distribution des repas

Objectifs pratiques et de communication:


 Présenter le repas au malade et l’assister.
 Humaniser le contact soignant-soigné.
 S’assurer que le malade s’alimente convenablement.
 Amener le malade à respecter le régime prescrit.
Présentation du repas au
malade
I- Définition :
C’est une technique qui consiste à servir un repas au malade, d’une façon hygiénique
et adéquate (selon la maladie et le régime prescrit.

II- Technique :
 Se laver les mains et préparer le malade.
 Disposer les aliments sur un plateau individuel ou sur une table spéciale pour le
malade, facilitant l’alimentation au lit.
 Les aliments doivent être servis chauds et bien présentés.
 Si le malade doit manger au lit, l’installer à cet effet.

2.1. Lorsque le malade peut s’asseoir dans son lit :


 Le ramener, bien lui caler les reins, la nuque avec des oreillers, protéger avec un
linge les draps et couvertures.
 Lui donner de quoi à se laver les mains.
 Mettre la serviette et lui apporter son repas.

2.2. Lorsque le malade ne peut pas s’asseoir :


 Le mettre sur le côté ou il doit rester sur le dos, lui relever la tête et la nuque
avec un oreiller (si ce n’est pas contre indiqué).
 Disposer le plateau ou la table de telle façon que le malade puisse prendre ses
aliments.
 Découper la viande avant de la lui donner.
 Faire boire le malade s’il en a besoin, se servir d’un verre à bec spécial, d’un
canard ou d’une paille.

2.3. Lorsque le malade est paralysé :


 Conduire totalement le repas avec douceur car la déglutition étant souvent
troublée et les aliments sont parfois rejetés au milieu d’effort de toux.
 Découper finement les aliments solides.
 Donner les liquides par petites gorgées, souvent à l’aide d’un canard.

2.4. Lorsque le malade est soumis à une diète spéciale :


 Veiller à ce qu’il ne cherche aucune compensation dans les aliments que les
visiteurs ou ses voisins de lit pourraient lui apporter.
 Faire comprendre au malade la nécessité de son régime et que toute fraude de sa
part pourrait compromettre sa guérison.
 Veiller à l’inspection de la table de nuit et l’armoire du malade pour rendre la
fraude inopérante.
Désinfection du lit et de ses accessoires

I-Définition :

C’est une technique qui consiste à détruire les germes pathogènes qui
peuvent se trouver sur le lit et ses accessoires.

II-Buts :

-Eviter la transmission des germes


-Prévenir les surinfections
-Assurer un environnement sain au malade et au personnel hospitalier.

III-Indications

On procède à la désinfection du lit et ses accessoires lors :

-De la sortie du malade


-Du transfert du malade
-Du décès
-Et parfois en cours de traitement, exemple :Lit souillé par les
vomissements ,les urines ,les selles …………

IV-conditions requises

-Nettoyer le lit, la toile en couatchouc, les accessoires du lit, la chambre du


malade

-Prévoir le linge propre pour la réfection du lit

-Préparer le matériel en fonction du procédé de désinfection envisagé


V-Matériel :
-une brosse
-2 chiffons +une éponge
-2 cuvettes
-produits désinfectants : Savon en poudre, eau de Javel
-Sac à lige sal
-Protection pour le sol
-Nécessaire pour la réfection du lit

VI-Technique :

6-1- En salle commune :

-Nettoyer le linge sale et mettre dans le sac, les couvertures ne nécessitent


pas la désinfection doivent être placés sur la chaise, avec l’oreiller et le
traversin.
-Etendre l’alaise en caoutchouc sur le matelas protégé dans sa housse
-Savonner l’alaise et la toile protectrice, les rincer, les essuyer de telle sorte
que les parties nettoyées ne soient jamais en contact avec les parties sales
-Brosser le matelas avec une brosse humide (secouer la brosse avant de s’en
servir les poils légèrement humectés, retiennent les poussières sans mouiller
les matelas et ne s’envoient pas).
-Rincer la brosse toutes les fois nécessaires
-Retourner le matelas sur lui-même, à moitié sur le lit, brosser toute cette
face ensuite la moitié du lit découverte sera nettoyée et terminer l’autre
moitié.
-Nettoyer le cadre du sommier .
-Nettoyer la table du lit, le thermomètre, le bassin, l’urinal, le lavabo
-Refaire le lit avec du linge propre
-Passer la serpillière
6-2 –Désinfection dans un service contagieux

-Tout est laissé dans la chambre : draps débordés, couvertures non entassées

-Désinfecter la chambre
-le lendemain, envoyer tout le linge à la buanderie
-Nettoyer le lit et ses accessoires comme précédemment
-Refaire le lit avec le linge propre .
Recommandation :il ne faut
jamais faire au malade
quelque chose qu’il peut faire
lui-même

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