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PLAN

Introduction
I- présentation du mouvement
1) origine du symbolisme
2) les principes du
mouvement
3) les formes privilégiées du
mouvement
4) les procédés d’écriture
5) les écrivains et les œuvres
avec les dates de
publications
II-traitement de texte
Conclusion
INTRODUCTION
courant littéraire (aussi appelé mouvement littéraire) regroupe des
principes, des idées et une vision commune du monde et de la littérature.
Les auteurs faisant partie d'un même courant littéraire partagent souvent
une même vision esthétique et idéologique de l'écriture. Le symbolisme
est un mouvement littéraire de la fin du XIXe siècle qui cherche à
développer une littérature nouvelle qui évoque les choses au moyen des
sensations et des impressions qu'elle provoque.
I- présentation du symbolisme
1) origine du symbolisme
Le terme « symbolisme » apparaît en français vers 1830. Il est employé
pour la première fois pour décrire une œuvre d'art en 1876, de manière
péjorative, dans une critique d'Émile Zola à l'égard du tableau Salomé
dansant devant Hérode de Gustave Moreau1, puis Jean Moréas impose ce
nom au mouvement dans son « Manifeste » de 1886. À part « symbolisme
», d'autres noms ont été utilisés au cours des années 1880-1890, par des
artistes ou des critiques d'art : synthétisme, idéisme, idéalisme ou néo-
traditionnisme. La définition et les bornes chronologiques du mouvement
varient selon les auteurs. On considère généralement que le symbolisme
désigne une partie de la production artistique franco-belge puis
européenne entre 1880 et 1914, avec un premier manifeste en 1886, et
dont l'apogée se situe dans les années 1890. Il se développe d'abord en
littérature dans les années 1880, puis en peinture, au théâtre et en
musique dans les années 1890. Le symbolisme se développe en réaction
au contexte social et politique de la fin du XIXe siècle en Europe :
opposition aux cours impériales dans les pays germaniques et au
modernisme de la IIIe République en France, et plus généralement à
l'industrialisation et au recul de la spiritualité face aux avancées
scientifiques et au positivisme. La défaite française de 1870 et la
répression sanglante de la Commune marquent fortement une partie de la
génération née dans les années 1860, qui y voit la fin de la « grandeur
française » et perd foi dans le progrès. Sur le plan artistique, les
mouvements modernes dominants sont le naturalisme, représenté par
Zola qui décrit « scientifiquement » son époque ; l'impressionnisme, dont
les principaux sujets sont des scènes de la vie moderne et urbaine ; et le
Parnasse, groupe de poètes fondé en 186621. Une rupture a lieu dans le
champ poétique en 1876, lorsque le Parnasse refuse de publier des
poèmes de Verlaine, Charles Cros et Mallarmé. Mallarmé fait éditer son
poème, L'Après-midi d'un faune, dans une édition limitée luxueuse
illustrée par Manet, et attire quelques jeunes poètes qui voient en lui un
maître opposé aux canons dominants du Parnasse. De leur côté, Cros et
Verlaine rejoignent des groupes décadents.
2) les principaux thèmes du
symbolisme
a) Mélancolie et pessimisme
Les œuvres symbolistes suggèrent généralement un monde mélancolique,
onirique et sombre, dominé par la solitude. La plupart des symbolistes
sont pessimistes, et plus ou moins obsédés par l'idée de la mort et de la
douleur. Ils sont par ailleurs pour beaucoup très influencés par la
philosophie de Schopenhauer. On trouve donc un certain nombre
d'œuvres, parfois monumentales, liées à ces thèmes : La vie de l'Humanité
de Gustave Moreau, mêlant la Genèse et le mythe d'Orphée, se conclut
sur le meurtre de Caïn ; le Triptyque de la Nature de Giovanni Segantini
s'achève sur le panneau de la mort ; l'œuvre entière d'Edvard Munch, qu'il
conçoit comme une « frise de la vie », est dominée par l'angoisse ; les
sculptures de Camille Claudel expriment l'angoisse de la séparation. Mis à
part quelques artistes profondément catholiques, comme Maurice Denis
ou Jan Verkade (qui devient moine en 1897), la plupart des symbolistes
s'intéressent à l'occultisme ou au spiritisme.

b) Femme fatale et misogynie


3) les formes privilégiées du
mouvement
 Poésie: En poésie, l'influence de Mallarmé est centrale : les
jeunes poètes qui l'admirent revendiquent son style ambigu et
hermétique. La volonté des poètes symbolistes est de pousser le
lecteur à la lenteur, à rebours de la littérature « facile » ou de
divertissement, qui s'appuierait d'abord sur la description et ne
nécessiterait pas une lecture approfondie. La poésie symboliste est
caractérisée par son hermétisme : elle est rendue difficile d'accès
par l'emploi d'images obscures et suggestives, par une syntaxe
inhabituelle et par l'emploi de mots rares, de néologismes ou
d'archaïsmes. Les néologismes sont déjà très utilisés par les
Hydropathes, tandis que certains poètes, comme Marcel Schwob,
ont un intérêt pour les langues anciennes. Jean Moréas en appelle,
dans son Manifeste, à la « bonne et luxuriante et fringante langue
française d'avant les Vaugelas et les Boileau-Despréaux, la langue
de François Rabelais et de Philippe de Commines, de Villon, de
Rutebœuf et de tant d'autres ». La recherche du rythme mène à la
déconstruction du vers classique et de la rigidité des poètes
parnassiens. Le vers libre est un aboutissement de ces recherches
formelles et est utilisé par de nombreux poètes
 Roman: Dès la seconde moitié du XIXe siècle, une opposition
se crée entre la poésie, considérée comme idéaliste, et le roman,
réaliste et narratif. Pour certains poètes, comme Mallarmé ou Valéry,
il ne peut pas y avoir de roman symboliste, puisque le symbolisme
vise à suggérer et à aller à l'essentiel, alors que le roman ne peut
que décrire (ce qui ne les empêche pas d'apprécier le genre,
notamment Mallarmé qui salue le travail de Zola). Le symbolisme est
longtemps considéré comme un mouvement seulement poétique par
les historiens, avant que de premières études sur le roman soient
menées dans les années 1970. Bien qu'il n'y ait pas de texte
théorique d'époque, plusieurs romanciers partagent des similitudes,
et certains revendiquent le titre de « romancier symboliste »,
comme Remy de Gourmont lors de la parution de Sixtine en 1890.
 Théâtre: de Le théâtre symboliste se différencie clairement du
théâtre classique, autant pour la mise en scène que pour le jeu
d'acteur. Il se caractérise par l'effacement du cadre spatio-temporel :
rien ne permet d'identifier un lieu ou une époque, dans les textes,
les costumes ou les décors. Les personnages eux-mêmes sont peu
identifiables à une classe ou à un type précis et sont parfois
dépourvus de noms. Leurs gestes, leurs comportements, leurs
manières de parler participent à les rendre irréels*, et Maeterlinck
les décrit comme « des somnambules un peu sourds constamment
arrachés à un songe pénible ». Les décors, contrairement à ceux du
théâtre classique, ne visent pas à imiter la réalité. Sans aller jusqu'à
une absence totale, les metteurs en scène font faire des décors
abstraits, notamment peints par les nabis et Toulouse-Lautrec. Mais
les pièces visent avant tout à donner un sens métaphysique au
texte, afin d'en faire un « drame cérébral », comme le décrit
Rachilde pour sa pièce Madame la Mort : « je prie les spectateurs de
compter le décor à peu près pour rien ». La scène est généralement
dans la pénombre, voire dans l'obscurité totale pour certains
passages, afin de fixer l'attention sur le texte. Celui-ci, comme pour
la poésie, requiert parfois une attention soutenue de la part du
public pour être compris, et le théâtre symboliste est rapidement
critiqué pour son obscurité. Un rideau de gaze est parfois utilisé pour
dissimuler les acteurs, qui font peu de gestes, souvent très lents, et
parlent sur un ton monotone.

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