Machine Electrique
Machine Electrique
EXERCICES ET CORRIGES
PROGRAMME
I. MACHINE ASYNCHRONE
III. L’ALTERNATEUR
IV. LE TRANSFORMATEUR
V. EXERCICES ET CORRIGES
LE MOTEUR ASYNCHRONE
I. Introduction :
1) Définition : C’est un moteur, toute machine électrique qui transforme l’énergie
électrique en énergie mécanique rotation.
2) Utilisation : Le moteur asynchrone est assez largement utilisé dans l’industrie,
dans les usines chimiques, dans les mines, les abattoirs etc.
C’est un moteur robuste, solide et facile à construire.
II. Construction : Il est constitué de deux parties :
une partie fixe appelée stator ;
une partie mobile appelée rotor.
1) Le stator : Il est constitué par un empilage de feuilles de tôles magnétiques,
percées d’encoches et recevant les bobinages des enroulements qui peuvent, selon les
cas être connectés en étoile ou triangle.
Le stator est relié au réseau par l’intermédiaire de la plaque à bornes.
2) Le rotor : Il est aussi constitué de feuilles de tôles magnétiques empilées les unes
sur les autres, clavetées sur l’arbre du moteur.
Si les feuilles sont réunies en court – circuit, on a un moteur asynchrone de type à
court-circuit ou à cage d’écureuil.
S’il y a un enroulement sur le rotor, on a un moteur asynchrone de type à rotor
bobiné ou à bague.
Si le rotor a une double cage concentrique, on a un moteur de type Boucherot ou
à double cage.
NB : Quelque soit le type de rotor, le moteur en fonctionnement sera de façon à court-
circuit.
III. Fonctionnement : En fonctionnement, le moteur étant relié au réseau, il sera
créé dans le stator un champ tournant (théorie de la superposition des champs). Ce
champ tournant statorique balaye les conducteurs du rotor et y créé une f.é.m. induite.
La f.é.m. induite dans le rotor va créer des courants induits qui à leur tour vont créer un
couple de force et le rotor va se mettre à tourner. Le rotor va se mettre à tourner aussi
vite qu’il pourra mais sans jamais atteindre la vitesse de rotation du champ tournant
statorique.
NB : C’est par ce que la vitesse du rotor est inférieur à celle du champ tournant
statorique que ce moteur est appelé asynchrone (qui n’est pas synchrone).
IV. Vitesse et glissement :
1) Vitesse :
Soit f la fréquence du réseau ( f = 50Hz dans le système français et
f =60 Hz Dans le système anglo-saxon) ;
Soit P le nombre de paires de pôles du moteur ;
Soit n s la vitesse de synchronisme (Vitesse du champ tournant statorique) ;
Soit n la vitesse de rotation du rotor.
f 60 ×f
On a : n s= avec n s en (tr/s) et f en (Hz). Ou encore n s= avec n s en (tr/min) et f en
P P
(Hz).
60 × f 60 ×50
oubien ns = = =3000 tr /min
P 1
Si P = 2 alors 2P = 4 pôles Moteur tétra polaire
f 50
n s= = =25 tr /s
P 2
60 × f 60 ×50
oubien ns = = =1500 tr /min
P 2
60 × f 60 ×50
oubien ns = = =1000 tr /min
P 3
Si P = 4 alors 2P = 8 pôles Moteur à 8 pôles
f 50
n s= = =12 , 5 tr/ s
P 4
60 × f 60 ×50
oubien ns = = =750 tr /min
P 4
2) Glissement :
Définition : Le glissement est le rapport de la vitesse de glissement sur la vitesse
ng n s−n n
de synchronisme. g= avec n g=n s−n g= g=1−
ns ns ns
Le glissement g est généralement exprimé en pourcentage. C’est un nombre sans unité.
n
De l’expression de g, on obtient : n=(1−g)× ns et n s=
1−g
Exemple : Soit à calculer le glissement d’un moteur asynchrone tétra polaire dont
le rotor tourne à 1475tr/min sous un réseau de fréquence 50Hz.
n s−n 60 ×f 60 ×50
Solution : Le glissement du moteur s’exprime par : g= avec n s= =
ns P 2
1500−1475
n s= 1500tr/min = 25tr/s. D’où g= =0,0166 Soitg=1 , 66 %
1500
NB : Le glissement g d’un moteur asynchrone ne doit pas dépasser 7%
V. Bilan énergétique :
1) Puissance absorbée ou puissance active reçue par le stator : Pab
❑
Ptr =P ab−∑ Ps =P ab−( P js + P fs ) en (W)
❑
5) Puissance mécanique : P M
P M =Ptr −P jr =Pab−(P js + P fs + P jr )
6) Puissance utile : PU
❑
Pu=P M −Pm Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )
❑
Pj
10) Le bilan des puissances
Pab Ptr
Stator Rotor
Pu
Ou encore :
Sur arbre
Pab=P1 + P2
Q= √ 3 ×(P1−P2 )
S= √ P ab2 +Q2
Q
tan φ=
Pab
Pab
cos φ=
S
Solution1
a) Le glissement :
P jr
g=
Ptr
Cherchons Ptr et P jr
❑
La puissance transmise Ptr =P ab−∑ Ps
❑
Avec Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 × 400× 35 ×0 , 85=21420W
❑
La somme des pertes statoriques : ∑ P s=P js + P fs
❑
3 2 3 2
Les pertes joules statoriques : P js= .r . I = ×0 , 3 ×35 =551 , 25 W
2 2
Les pertes fer statorique : Pfs =500 W
❑
D’où ∑ P s=551 , 25+500=1051 , 25 W
❑
❑
La puissance transmise Ptr =P ab−∑ Ps =21420−1051 , 25=20368 , 75 W
❑
Les pertes joule rotorique :
On sait que Pu=P M −Pm avec P M =Ptr −P jr
Pu=Ptr −P jr −P m ⟹ P jr =Ptr −(Pu + Pm )
P jr =20368 , 75−(19500+420)=448 , 75W
P jr 448 , 75
g= = =0,02203 ou g=2,203 %
Ptr 20368 , 75
b) La vitesse de rotation :
n=ns (1−g)=600(1−0,02203)=586 , 80 trs/min
c) Le couple utile :
Pu 19500× 60
T u= = =317 , 49 Nm
2 πn 2× 3 ,14 ×586 , 80
d) Les rendements :
Rotorique : ηr =1−g=1−0,02203=0,97797=97 , 8 %
P u 19500
Industriel : ηind = = =0,9103=91 ,03 %
Pab 21420
(
K=2, 2 K =
couple moteur maximal
couple utile moteur ) .
Solution2
1) Le glissement :
(ns −n)
g=
ns
Avecn=960 trs/min .
En 50Hz, la vitesse de synchronisme la plus proche de 960trs/min est
1000trs/min, d’où n s=1000 trs/min
1000−960
g= =0 , 04=4 %
1000
Le nombre de pôles
60 f 60 f 60 × 50
On sait que n s= ⟹ P= = =3 paires de pôles
P ns 1000
D’où le moteur a 6 pôles
2) Puissance absorbée :
Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 × 400× 10 ×0 , 85=5888 ,97 W
La puissance transmise au rotor :
❑ ❑
Ptr =P ab−∑ Ps avec ∑ Ps=P js + P fs
❑ ❑
3 2 3 2
P js= .r . I = ×3 , 5× 10 =525 W
2 2
Pfs =400 W donnée par l' énoncé
Ptr =5888 , 97−(525+400)=4963 , 97 W
3) La fréquence des courants dans le rotor :
f r=g . f =0 , 04 ×50=2 Hz
4) Pertes par effet joule :
P js=525 W
P jr =g × Ptr =0 ,04 × 4963 , 97=198 , 56 W
5) Rendement rotorique :
ηr =1−g=1−0 , 04=0 , 96=96 %
6) La puissance utile
❑
Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )
❑
Pu=5888 , 97−(525+400+198 , 56+ 420)=4345 , 41W
Le rendement industriel :
P u 4345 , 41
ηind = = =0,7379=73 , 79 %
Pab 5888 , 96
7) Le couple moteur maximal :
T max
K= ⟹ T max =K T u
Tu
Pu 60 ×4345 , 41
Avec T u= = =43 , 25 Nm
2 πn 2× 3 ,14 ×960
D’où T max=K T u=2 , 2× 43 , 25=95 ,15 Nm
Solution3
Solution4
1) Le stator est couplé en étoile sur le secteur.
2) Dans le fonctionnement à vide :
a) La vitesse de rotation du rotor n
60 f 60 ×50
On sait que la vitesse de synchronisme : n s= = =1500 trs/min
P 2
A vide la vitesse de rotation est pratiquement égale à la vitesse de synchronisme d’où
n=ns =1500 trs/min
b) Le facteur de puissance à vide cos φv
Pabv =P1 + P2=1465−675=790 W
On sait aussi que :
Pabv
Pabv =√ 3 U I v cos φ v ⟹ cos φv =
√3U I v
790 790
cos φv = = =0,1994
√ 3 ×380 ×6 660 × 6
c) Les pertes mécaniques Pm
On sait que : Pabv =Pfs + Pm + P jsv ⟹ Pm =P abv−(Pfs + P jsv)
3 2 3
P jsv= r I v = × 0 ,2 ×6²=10 , 8 W
2 2
D’où :
Pm=790−(360+10 , 8)=419 , 2 W
3) Dans le fonctionnement en charge :
a) La puissance active absorbée Pab
Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 ×380 × 44 × 0 ,80=23232 W
b) La puissance transmise au rotor Ptr
❑
Ptr =P ab−∑ PS =Pab−(P js + Pfs )
❑
3 3
P js= rI ²= × 0 ,2 × 44²=580 , 8 W
2 2
Pfs =360 W
Ptr =23232−(580 , 8+360)=22291, 2 W
Le couple électromagnétique :
P tr 60 ×22291 , 2
T= = =141 ,50 N . m
2 π n s 2× π × 1500
c) Les pertes joules au rotor P jr
3 2 3
P jr = r r I r = ×0,463 × 40²=1111,2 W
2 2
d) Le glissement g
On sait que :
P jr 1111 , 2
P jr =g P tr ⟹ g= = =0,04984=4,984 %
Ptr 22291 , 2
La vitesse de rotation du rotor n
n=ns (1−g)=1500(1−0,04984)=1425 , 24 trs /min
e) Le couple utile T u
Pu
T u=
2 πn
Pu=Ptr −( P jr + P m )=22291 , 2−(1111 ,2+ 419 ,2)=20760 , 8 W
60× 20760 , 8
T u= =139 ,17 N . m
2× π ×1425 ,24
Le rendement industriel ηind
P u 20760 , 8
ηind = = =0,89359=89,359 %
Pab 23232
Exercice 5 : Soit un moteur asynchrone triphasé, tétra polaire, dont la résistance d’un
enroulement est 0,5Ω (stator). Il absorbe un courant de 30A. Calculer les pertes joules
statoriques :
1) Quand le stator est couplé en étoile ;
2) Quand le stator est couplé en triangle.
Solution 5:
Ohmmètre
Ω
r =2 R=2 ×0 , 5=1 Ω
3 3
P js= rI ²= ×1 ×30²=1350 W
2 2
Ohmmètre
Ω
2 2 1
r = R= × 0 ,5= Ω
3 3 3
3 3 1
P js= rI ²= × × 30²=450 W
2 2 3
EXERCICE 6 : ( BT-2017)
La plaque signalétique d’un moteur asynchrone triphasé porte les indications suivantes :
La tension d’alimentation 220/380V ;
La fréquence 50Hz ;
La vitesse du rotor 1460tr/mn ;
Le facteur de puissance cosφ = 0,85 ;
La puissance utile =3600W
1. Le moteur est alimenté par un réseau triphasé 127/220V - 50Hz
a. Quel est le couplage des enroulements statoriques.
b. Sachant que la vitesse de synchronisme est 1500tr/mn, calculer le nombre de
pôles
c. Calculer le glissement
2. Dans un essai à vide, le moteur tourne à la vitesse de synchronisme, on a mesuré :
La puissance absorbée à vide Pa0 = 300W ;
Le courant a` vide I0 = 4A ;
Les pertes mécaniques =150W ;
La résistance d’un enroulement statorique R = 0,5Ω.
a. Calculer la valeur des pertes fer rotoriques
b. Déterminer les pertes fer statoriques (on suppose que les pertes joules
rotoriques sont nulles)
3. Sachant que le rendement du moteur est égal à 0.9, pour le fonctionnement
nominal :
a. Calculer la puissance absorbée par le moteur.
b. En déduire le courant de ligne I.
c. Déterminer les pertes par effet joule au stator
d. Déterminer les pertes par effet joule au rotor.
e. Calculer le couple utile.
4. Le moteur entraine un ventilateur dont le couple résistant Tr = 0.01N
a. Entre le fonctionnement à vide et le fonctionnement nominal, la
caractéristique mécanique du moteur Tu=f(n) est assimilable à un segment de
droite, donner l’expression de Tu en fonction de N.
b. Calculer la vitesse de groupe (moteur +ventilateur).
c. Déterminer la puissance fournie par le moteur au ventilateur.
SOLUTION 6:(BT-2017)
1.
a. Le couple des enroulements statoriques doit être en triangle.
b. Le nombre de paires de pôles :
60 f 60 f 60 ×50
N p= → P= = =2 → P=2
P ns 1500
Le nombre de pôles
N p=2 P=2× 2=4 → N p =4 pôles
c. Le glissement :
n s−n 1500−1460
g= = =0,026 → g=2 , 6 %
ns 1500
2. Essai à vide :
3. Essai en charge :
a. La puissance absorbée par le moteur :
Pu Pu 3600
ƞ= → Pab= = =4000 → P a=4000W
Pab ƞ 0,9
b. Le courant de ligne I :
Pab 4000
Pab = √3 ×U × I ×COSφ → I = = =12 ,35 →
√3 ×U × COSφ √3 × 220× 0 , 85
I =12 ,35 A
c. Les pertes joules statoriques :
2 2
P js=R I =0 , 5(12 , 35) =76 , 26 → P js =76 ,26 W
Ptr =3781 , 74 W
e. Le couple utile :
Pu 3600× 60
T u= = =23 , 56 →T u=23 , 56 Nm
2 πn 6 , 28× 1460
1) T r=0 ,01 N
a) L’expression du couple utile en fonction de N :
{
1500tr
A vide: ns =N = → T u =0 Nm
mn
1460 tr
Encharge : n=N = →T u=23.56 Nm
mn
{
−1500 a−b=0 ①
{
− 1500 a+b=0 ① → 1460 a +b=23 ,56 ②
1460 a+b=23 , 56 ②
W2 −40 a=23 , 56
L2
−23 ,56
a= =−0.589
L3 40
Remplaçons a dans ①
1500 a+ b=0 →−1500× 0,589+b=0 → b=883 ,5
Remplaçons a et b dans Tu :
T u=aN + b=−0,589 N + 883 ,5 → T u =−0,589 N +883 , 5 Nm
* Puissance active : P
P = P1 + P2 = 1160 + (- 660) = 500W = P
* Puissance réactive : Q
Q = √ 3 (P1 – P2) = √ 3 (1160 + 660) = 3152,33VAR = Q
* La puissance apparente : S
S = √ P2+ Q2 =√ (500)2 +¿ ¿ = 3191,73 VA = S
3. L’intensité I du courant est :
S 3191 ,73
S = √ 3 ×U × I =¿ I = = =8 ,37 A=I
√ 3× U √3 ×220
4. Le branchement de l’ampèremètre dans ce montage :
W1
L1 Moteur asynchrone triphasé alternatif
W2
L2
A
L3
LE MOTEUR SYNCHRONE
I. Généralités :
1) Les machines synchrones :
Les machines synchrones sont réversibles, reliées à un réseau, elles peuvent :
Soit recevoir de l’énergie électrique et fonctionner en moteur synchrone ;
Soit fournir de l’énergie électrique et fonctionner en alternateur.
Mais quel que soit le mode de fonctionnement, moteur ou génératrice, la machine doit
tourner à une vitesse constante liée à la fréquence du réseau et c’est pour quoi ces
machines sont dites synchrones.
2) Le stator : Il est identique à celui d’un moteur asynchrone.
3) Le rotor : Il est lui aussi identique à celui d’un moteur asynchrone à la
différence qu’il est toujours alimenté en courant continu et qu’on retrouve
sur ce même rotor, un circuit amortisseur appelé amortisseur de Le Blanc.
4) Couple de démarrage : L’enroulement du rotor qui se comporte comme un
électro-aimant est parcouru par un courant continu. Au démarrage, lorsque le moteur
est arrêté, il est balayé par le champ tournant produit par le stator et chacun de ses
conducteurs se trouvent alternativement dans les régions polaires Nord et Sud. La force
électromotrice de Laplace s’exerçant sur chaque conducteur, s’exerce périodiquement et
le moment M de cette force par rapport à l’axe du rotor est nul. Le couple de démarrage
est nul d’oùT D =0. Lorsque le rotor tourne à la vitesse maximale c'est-à-dire le rotor et le
champ tournant électrique tournent à la même fréquence, ils sont donc fixes l’un par
rapport à l’autre et la force électromotrice exercée sur chaque conducteur conserve une
valeur constante et le couple moteur produit est constant.
5) Couple moteur : T
α
M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)
Danger
0 α
A vide : Le couple moteur est faible et le déphasage α est presque nul c'est-à-
dire α =0 ⇔ T =0
En charge :
Lorsque le couple résistant T r augmente, le décalage augmente, α augmente aussi.
- Tant que le couple résistant T r reste inférieur au couple moteur maximal T max que peut
π
fournir le moteur c'est-à-dire jusqu’àα = , le moteur accepte la charge.
2
π π
Les vecteurs ⃗M et ⃗
B sont en quadrature pour α = ainsi T =M B sin T =M B
2 2
Nous noterons :
ns vitesse du champ tournant
L’inductance cyclique de la machine
e(t) la f.é.m. créée par le champ magnétique rotorique dans une phase de la
machine :
d φr
e ( t )=n
dt
E' : la valeur efficace de e(t)
I : la valeur efficace du courant dans une phase de la machine
le déphase entre V et I
le déphase entre E' et I
Il est alors possible de tracer le diagramme de Fresnel correspondant à l’équation des
tensions d’une phase de la machine :V =E ' + j . L. ω . I
φ
Ф
}
∙ Pertes fer statoriques Pertes collectives constantes
∙ Pertes mécaniques
c) Le rendement :
❑
Pab−∑ P Pab −( P js + P j amort + Pfs + Pm )
Pu ❑
¿ = =
P ab Pab Pab
PU 5000
= =47 , 77 Nm=TU
TU= 2 πn 1000
2× 3 ,14 ×
60
3-a)le courant absorbé
Pab 5000
Pab= √ 3× U × I × cos φ=¿ Iab= = =9 , 49A
√3 ×U × cos φ √ 3 ×380 ×0 , 8
b) la puissance réactive Q:
Q= √ 3× U × I × sin φ
−1
cos φ=0 ,8=¿ φ=cos 0 , 8=φ=36 , 86 °
*Calcul de Ul
Ul¿ Xl × I =8 × 9 , 49=75 , 92 V =Ul
¿ 90 ° +φ=90 ° +36 , 86 °=126 , 86 °= Â
E’=√ ¿ ¿ = 429,86V= E
E’=√ ¿ ¿
E’=√ ¿ ¿ =384,83V = E’
Pab 250000
= =1592 , 35 N . m=T
(
T= 2 π n S 2 ×3 , 14 × 1500
60 )
2-a) La valeur du courant absorbé :
S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√ (250000) +(20000) = 320156,21VA
2 2 2 2
320156 , 21
I= =36 , 96 A=I
√3 ×5000
Le déphasage du courant sur la tension :
P 250000 −1
cos φ= = =0 ,78=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 78 ) =38 ,73 °=φ
S 320156 ,21
269258 ,24
I= =31 , 09 A=I
√ 3× 5000
Le déphasage du courant sur la tension :
P 250000 −1
cos φ= = =0 , 92=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 92 )=23 , 07 °=φ
S 269258 ,24
Exercice 3 : Un moteur synchrone triphasé à 4 pôles est alimenté sous une tension de
380V, 50Hz. L’inductance d’un enroulement du stator est 5mH. Calculer :
1) La vitesse de rotation de la machine ;
2) La réactance d’un enroulement statorique ;
3) Pour cos φ=1 ; cos φ=0,866 Arrière ; cos φ=0,866 Avant et une puissance de
14KW ; trouver :
a) Le courant absorbé ;
b) La chute de tension inductive U l ;
c) La f.c.é.m. É mathématiquement et graphiquement.
Echelle : 40V → 1Cm
4) Le couple moteur.
Solution 3 :
1) La vitesse de rotation de la machine :
60 f 60× 50
n= = =1500 trs/min
P 2
2) La réactance d’un enroulement statorique
−3
x l=lω=5 ×10 × 2× 3 , 14 ×50=1, 57 Ω
3) Pour cos φ=1 ; cos φ=0,866 Arrière ; cos φ=0,866 Avant et une puissance de
14KW ; trouvons :
a) Le courant absorbé :
Pour cos φ=1
Pab 14 ×10
3
I ab= = =21,271 A
√3 × U × cos φ √ 3 ×380 ×1
Pour cos φ=0,866 Arrière et Avant :
Pab 14 ×103
I ab= = =24,562 A
√3 × U × cos φ √ 3 ×380 × 0,866
b) La chute de tension inductive U l ;
Pour cos φ=1
U l =√ 3 × x l × I ab=√ 3 ×1 , 57 ×21,271=57,843 V
Pour cos φ=0,866 Arrière et Avant :
U l =√3 × x l × I ab=√ 3 ×1 , 57 ×24,562=66,792 V
c) La f.c.é.m. É mathématiquement et graphiquement.
Pour cos φ=1
Mathématiquement :
‖⃗
E ‖=9 , 6 Cm ⟹ E =9 , 6 × 40=384 V
' '
‖⃗
E ‖=8 , 7 Cm ⟹ E =8 , 7 × 40=348 V
' '
‖⃗
E ‖=10 , 4 Cm ⟹ E =10 , 4 × 40=416 V
' '
4) Le couple moteur :
3
P 60 ×14 ×10
T= = =89,127 V
2 πn 2× π ×1500
Exercice 4 : Soit un moteur synchrone triphasé à 10 pôles alimenté sous une tension de
400 V_50 Hz. Le courant absorbé est de 20 A. La résistance mesurée entre deux bornes
du stator estr =0 ,15 Ω. Les pertes fer au stator sont égales de moitié aux pertes
mécaniques qui vaut 400W. Le circuit d’excitation fourni un courant de 10 A sous une
tension de 35 V. Calculer :
1) La puissance absorbée pourcos φ=0 ,85 .
2) La puissance utile si le facteur de puissance fait 0,85.
3) Le rendement et le couple moteur.
4) La f.c.é.m. E' pour une réactance composée X L =4 Ω.
Solution 4 :
1) La puissance absorbée :
Pab= √3 U I cos φ= √3 × 400 ×20 ×0 , 85=11777,945 W
2) La puissance utile :
Pu=P ab−(P js + P fs + P jr + Pm )
3 2 3
P js= r I = × 0 ,15 × 20²=90 W
2 2
Pm=400 W
Pm 400
Pfs = = =200 W
2 2
Le couple moteur :
Pu f 50
T= Avec n= = =10 trs /s
2 πn P 5
10737,945
T= =170 , 9 Nm
2× π × 10
4) La f.c.é.m. E' pour une réactance composée X L =4 Ω:
E ' =√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^
A
U l =X L × I ab=4 ×20=80 V
−1
cos φ=0 ,85 ⟹ φ=cos 0 , 85=31 ,78 °
^
A=90 °+ φ=90 °+ 31, 78 °=121 , 78° ⟹ cos ^
A=cos 121 , 78° =−0,5267
Pab 250000
= =1592 , 35 N . m=T
(
T= 2 π n S 2 ×3 , 14 × 1500
60 )
2-a) La valeur du courant absorbé :
S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√ (250000) +(20000) = 320156,21VA
2 2 2 2
320156 , 21
I= =36 , 96 A=I
√3 ×5000
Le déphasage du courant sur la tension :
P 250000 −1
cos φ= = =0 ,78=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 78 ) =38 ,73 °=φ
S 320156 ,21
269258 ,24
I= =31 , 09 A=I
√ 3× 5000
Le déphasage du courant sur la tension :
P 250000 −1
cos φ= = =0 , 92=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 92 )=23 , 07 °=φ
S 269258 ,24
40KW. Calculer le facteur de puissance de ce moteur pour qu’il fournisse une puissance
réactive de 69,2KVAR et calculer pour cette valeur le déphasage.
1) Le courant absorbé ;
2) La chute de tension inductive sachant que l’inductance d’un enroulement est de
L= 0, 20H ;
3) La force contre électromotrice E’.
SOLUTION 6:
Le courant absorbé Iab
Pab
Pab= √ 3 ×U × I × cos φ=¿ Iab=
√ 3 ×U × cosφ
Le facteur de puissance cosφ
*Le déphasageφ
Q 69200
tgφ = = =¿1,73
P ab 40000
−1 −1
tg φ=tg 1 ,73=60 °=¿ cos ( 60° )=0 , 5=cosφ
40000
Iab= =14 , 43 A=Iab
√ 3 ×320 × 0 ,5
La chute de tension inductive UL
UL=XL×Iab ; or XL= L×ω= 0,2×314=62 , 8 Ω= XL
E’=√ ¿ ¿ =4011V = E’
L’ALTERNATEUR
I. Constitution :
1) Rotor :(Inducteur)
Son circuit magnétique est généralement réalisé en type feuilleté. Il comprend une ou
plusieurs paires de pôles souvent saillants portant les bobinages inducteurs qui sont
connectés à des bagues fixées sur l’arbre. Des balais portés sur des flasques assurent la
liaison électrique avec le réseau d’excitation.
Dans les épanouissements polaires du rotor sont très souvent logées des barres en
cuivre nu ; toutes ces barres étant réunies entre elles à chacune de leurs extrémités par
des joints de court-circuit. L’ensemble de ces barres portent le nom de cage
d’amortissement de Le Blanc.
2) Stator : (Induit)
Son circuit magnétique est réalisé par un empilage de tôles magnétiques percées
d’encoches (semi-fermées) recevant les conducteurs des bobinages induits. Ces
bobinages formés de sections imbriquées les unes dans les autres et connectées entre
e k =P . Фm . cos ( ωt− ρ. θ )
Фm : Flux maximal d’une spire aller-retour du bobinage induit. Il désigne aussi le
flux utile par pôle induit.
Définition du coefficient de bobinage : K b
Soit E la valeur efficace de e kAR (f.é.m. de k spires aller-retour). Soit E'r la f.é.m. résultante
1
d’une phase (par paire de pôle), soit q le nombre d’encoches et soitq '= q .
3
'
πq
' sin( )
Er 2q
Kb= ; K b <1 ; K b ≈ 0,960 ou bien K b=
qE π
q' sin( )
2q
Si le champ tournant est tel que en tout point M de l’entre fer, le champ b ( θ , t ) est une
fonction sinusoïdale de θ ett , la valeur efficace de la f.é.m. par phase à vide est donnée
par : Er =2 , 22 K b . f . N .Ф
' '
EV =2 , 22. K b . K F . f . N 1 .Ф ; Posons que K =2 , 22. K b . K F ≈ 2 , 22
K est appelé coefficient de Kapp de la machine synchrone.
Valeur efficace du fondamental b ( θ , t )
K F=
Bm
√2
K F est appelé coefficient de forme.
2) Caractéristiques :
Caractéristique à vide :
La vitesse de rotation est la vitesse nominale. Le flux par pôle Фm dépend de l’intensité
du courant d’excitation continu I r circulant dans les bobinages inducteurs de roue
polaire. A vide, le seul champ tournant existant est celui fourni par la rotation de la roue
polaire.
L’expression de la f.é.m. à vide (alternateur étant monophasé ou triphasé) est une
fonction linéaire de l’intensité I r; pour les faibles valeurs de I r, le circuit magnétique n’est
pas saturé.
EV =Erém + a . I r EV =f ( I r )
Coefficient directeur
Zone de saturation
Caractéristique en court-circuit :
Cette caractéristique est pratiquement une droite passant par l’origine. Elle est peu
sensible aux variations de vitesse.
La résistance r de l’enroulement ;
La réactance de fuite lω correspondant aux lignes de champ différentes de
celles du champ tournant.
La tension en charge aux bornes de l’enroulement induit est donnée par :
v=( E v − j L ω I ) – (r I + jlω I )
Posons : Lω=Lω +lω réactance totale. On aura :
v=E v −[ r + j ( L ω+lω ) ] I =E v −(r + jLω)I
v=E v −( r + jLω ) I
La représentation vectorielle de ces vecteurs donne :
B
A O
φ
C
I
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En module on a :
{ {
v x =v v y =0
A
C H
La figure 1 donne : ⃗
AB=⃗ E v ;⃗
AO=⃗v ; ⃗
OC = ⃗
rI ; ⃗
CB=⃗
LωI
Considérons le triangle AHB rectangle en H (fig. 2)
On a : E2v =AH 2 + HB 2
Dans le triangle CHB rectangle en H, on a :
{
CH
sin φ=⇒ CH =CB sin φ= LωI sin φ
CB car CB=LωI
HB
cos φ= ⇒ HB=CB cos φ=LωI cos φ
CB
Si r ≪ Lω , on aura : E v = jLω I cc
Ev
En module ou valeur efficace, on a E v =Lω I cc ⇒ Z cc =Lω=
I cc
H
Application :
Déterminer la réactance synchrone Lω pour I v =5 A ; Ev =1015V et I cc =150 A
Solution :
La réactance synchrone est :
E v 1015
Lω= = =6,766 Ω
I cc 150
A partir d’un essai en charge sur 3 bobines présentant une charge triphasée équilibrée,
on note un point M L :
La valeur de i v : courant continu inducteur ;
La valeur efficace du courant I ¿ est le courant nominal de l’induit) ;
La tension aux bornes d’une phase d’induit v L;
Déterminons la réactance synchrone Lω de BE à partir d’un essai en charge inductive
pure par la méthode de l’A.I.E.E.
E (i )−v L H M v −H M L
Z= v vL =
IL IL
E v (i vL)−v L H M v −H M L
Si r ≪ Lω , on aura : Z=Lω= =
IL IL
Application :
Pour une machine donnée, on a relevé i ex =5 A ; I L =100 A ; Ev =1015 V ; V L=340 V .
Déterminer la réactance synchrone de cette machine par la méthode de l’A.I.E.E.
Solution
La réactance synchrone de la machine est :
E v −v L 1015−340
Lω= = =6 , 75 Ω
IL 100
V. Pertes et rendement
1) Puissance utile = puissance fournie :
En triphasé : Pu=P f = √ 3 U L I L cos φ où I L est le courant de ligne et U L la tension de ligne.
2) Puissance absorbée :
❑ ❑
Pab=P f + ∑ P où ∑ P est lasomme des pertes
❑ ❑
❑
∑
❑
P=P j stator + P j amort + P j exc + Pméc + Pf stator
3) Rendement :
Pu Pu √ 3 U L I L cos φ
η= = =
❑
Pab √ 3 U L I L cos φ+ P js + P j amort + P j exc + Pméc + Pfs
Pu + ∑ P
❑
EXERCICE 1 : Un alternateur triphasé triangle débite un courant de 500A sous une tension de
1200V. La résistance mesurée entre deux bornes du stator est r = 0,07Ω. Les pertes joules au
rotor sont de 8140W quand le courant inducteur est de 37A. Les pertes constantes sont de
[Link] pour cosφ=0 , 8 :
a) La résistance d’un enroulement de phase ;
b) La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique et sa résistance ;
c) Les puissances actives et réactives ;
d) Le rendement.
SOLUTION 1:
a) La résistance d’un enroulement de phase :
3 3
R = 2 × r= 2 × 0 ,7=0,105 Ω=R
U C 220
Rr = = =5 ,94 Ω=R r
I C 37
c) * La puissance absorbée : Pab
Pab = √ 3 ×U × I × cos φ=√ 3 ×1200 ×500 × 0 ,8=831384,387 W =Pab
* La puissance réactive : Q
PU
ɳ = P + ƩP
U
EXERCICE 2 : La tension entre phase d’un alternateur triphasé couplé en étoile est égale
à 13kv .Il débite un courant efficace d’intensité de 0,6KA dans une charge équilibré dont
le facteur de puissance est de 0,85.
1) Quelles sont les puissances actives, réactives et apparente ?
2) Sachant que le rendement de l’Alternateur atteint 98,5% ; calculer la puissance qu’il
absorbe.
3) Dans ces conditions de fonctionnement, déterminée les pertes de puissances de
l’Alternateur.
SOLUTION 2:
P= √ 3 ×U × I × cosφ=S × sinφ
P = S × sinφ=13509996 , 3 ×0 , 85=11483496 , 85 W =P
UP Pu 11483496 , 85
ɳ = P =¿ Pab= ɳ = 0,985
=11658372 , 44 W =Pab
ab
PU
ɳ = P + ƩP =¿ ɳ × ( Pu+ ƩP )=Pu=¿ ɳ × Pu+ɳ × ƩP=Pu−ɳ × Pu
U
SOLUTION 3 :
ƩP=P j s+ P j r + Pm + P fs
❑
Pab = Pu + ∑ P=476660 , 38+20200=496860 , 38 W =Pab
❑
*Le rendement :
Pu 476660 , 38
η= = =0,9593=95 , 93 %=ɳ
P ab 496860 , 38
3) L fréquence de rotation :
60 f 60× 50
n= = =1500 trs/min
P 2
4) Le nombre de conducteur par phase :
U 400
U = 2,2× N ca × ∅ × f =¿ N ca= = =145 , 45=N ca
2 , 2× ∅ × f 2, 2 ×0,025 ×50
N ca 145 , 45
= =48 , 48≈ 49
3 3
Exercice 4 : Un alternateur triphasé 50Hz, tourne à la vitesse de 750 tours par minutes.
Son stator comporte 120 encoches régulièrement réparties, chacune d'elles contient 4
conducteurs. Toutes les encoches sont utilisées, les trois enroulements sont couplés en
étoile et leur résistance est négligée. Le coefficient de Kapp est de 2,14. On donne le flux
par pôle en fonction de l'excitation.
Solution 4 :
1) Le nombre de pôle de l’alternateur :
60 × f 60 × f 60 ×50
n= ⟹ P= = =4 paires de pôles
P n 750
U 962
E v− 1455 , 2−
E v −vl √3 = √ 3 =5,999 ≈ 6 Ω
Lω= =
Il Il 150
4) L’alternateur débite 80A avec un facteur de puissance de 0,8 (I est en avance sur U).
a)La tension aux bornes de l’alternateur sachant que l’excitation reste égale à 15,4A.
E v =√ v + ( LωI ) + 2 LωIv sin φ
2 2
2 2 2
v + ( LωI ) +2 LωIv sin φ−Ev =0
2 2
v +2 ×6 × 80 ×0 , 6 × v + ( 6 ×80 ) −1455 , 2²=0
2
v +575 , 04 × v −1887974 , 4=0
∆=575 , 04 2−4 × (−1887974 , 4 )=7882568 , 6
−575 , 04−√ 7882568 , 6
v 1= =−1691,315 V à rejetter
2
−575 , 04 + √ 7882568 ,6
v 2= =1116,275V
2
v=1116,275V
U
v= l ⟹U l=√ 3× v =√3 × 1116,275=1933,445 V
√3
a) La puissance utile fournie par l’alternateur :
Pu=P f = √ 3 U l I l cos φ= √ 3 ×1933,445 × 80× 0 , 8=214324,798 W
Exercice 5 : Un alternateur triphasé dont les enroulements du stator sont couplés en
étoile fournit, en charge nominale, un courant d'intensité I = 200 A sous une tension
efficace entre phases .U = 5000 V lorsque la charge est inductive (cos φ = 0,87). La
résistance d'un enroulement du stator est r = 0,02 Ω. La fréquence du courant est 50 Hz,
la fréquence de rotation 250 tr/min. L'ensemble des pertes dites ''constantes'' et par
effet Joule dans le rotor est 220 kW
i (A) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Ev (V) 0 1050 2100 3150 4200 5200 5950 6550 7000 7300 7500
Ev est la valeur efficace de la f.é.m. entre phases et i est l'intensité du courant
d'excitation.
Un essai à vide en court-circuit a donné, pour un courant d'excitation d'intensité i = 40 A,
un courant dans les enroulements du stator d'intensité I = 2500 A.
1) Quel est le nombre de pôles du rotor?
2) Calculer la réactance synchrone d'un enroulement du stator (elle sera supposée
constante dans le reste du problème).
3) Le flux maximum sous un pôle étant de 0,025 Wb, le coefficient de Kapp valant 2,08 et
le nombre de conducteurs actifs par phase 1149, calculer la f.é.m. entre phases.
4) En utilisant le diagramme de Behn-Eschenbourg, retrouver cette f.é.m. entre phases.
Quelle est alors l'intensité du courant d'excitation?
5) Calculer la puissance nominale de l'alternateur et le rendement.
Solution5 :
60 × f 60 × f 60 ×50
n= ⟹ P= = =12 paires de pôles
P n 250
❑
∑
❑
P=2400+220000=222400 W
1506884,203
η= =0,8713
1506884,203+ 222400
6
Avec : Pu=P f =S × cos φ=15 ×10 ×0 ,8=12 000 000=12 000 KW
Pch =Pab=14715 KW
D’où :
P u 12 000 ×103
η= = =0,8154=81 , 54 %
P ch 14715 ×103
4) Le temps de fonctionnement dans l’année :
'
Pu ' 6
t= Avec Pu :la productionannuelle=24 000× 10 Wh
Pu
'
P u 24 000× 106
D’où t= = =2 000 heures
P u 12000 ×10 3
5) La puissance réactive :
6
Q=S × sin φ=15 × 10 × 0 , 6=9 000 000=9000 KVAR
6) La tension à la sortie de l’alternateur :
Pu=P f = √ 3 ×U × I ×cos φ
Pu 12 000 ×10
3
⟹ U= = =8660,254 V
√ 3 × I × cos φ √ 3 ×103 ×0 , 8
EXERCICE 7 : Un Alternateur triphasé couplage en triangle débite un courant de 500A
sous une différence de potentiel de 1200V. La résistance entre deux bornes du stator est
r = 0,07Ω. Les pertes joules au rotor est de 8140W quand le courant inducteur est
de37A. Les pertes constantes sont de 15KW. Calculer pour cosφ =0,8 :
a) La résistance d’un enroulement de phase ;
b) La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique et sa résistance ;
c) Les puissances active et réactive ;
d) Le rendement.
SOLUTION 7:
La résistance d’un enroulement de phase
3 3
R= r = ×0 , 07=0,105 Ω=R
2 2
La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique ou tension continu
P JR 8140
UC= = =220 V
IC 37
La résistance rotorique : Rr
U C 220
Rr= = =5 ,94 Ω
I C 37
La puissance active :
Pab= √ 3 ×U × I × cos φ = √ 3 ×1200 ×500 ×0 ,8=831384,387 W
La puissance réactive :Q
Q=√ 3 ×U × I × sin φ=√ 3 × 1200× 500 ×0 , 6=623538 ,3 VAR
Le rendement : Ƞ
Pu
Ƞ=
Pu+ Ʃ P
3 2 3
Pjs= r I = × 0 ,07 ¿ = 26250W
2 2
831384 , 4
Ƞ= 831384 , 4 +49390 =0,9439=94 , 39 %=ɳ
LE TRANSFORMATEUR
I. Définition : Le transformateur est un appareil électrique statique à induction qui
transforme un système de courant alternatif en un autre système de courant alternatif
d’intensité et de tension différente mais de même fréquence.
Symboles électriques :
(a) (b)
Générateur
De même au secondaire on a :
V 2=4 , 44 N 2 f ϕ max ⟹V 2=4 , 44 N 2 Bmax S f
4) Propriétés :
a) Rapport de transformation dans le cas idéal :
On donne :
Pertes réactives :
Noyau
1) Fonctionnement à vide :
a) Définition : Un transformateur est à vide quand l’enroulement secondaire
n’alimente aucune charge.
Dans ce cas le secondaire est un générateur à circuit ouvert et la tension u2 est gale à la
f.é.m E2.
b) Courant à vide I 10 ou I 1 v:
On mesure un courant primaire faible mais non nul : c’est le courant de magnétisation
I 10
Au secondaire à vide : P j2 =0
Le courant de magnétisation I 10étant faible alors, P j1 ≃0
Faible magnétisation : ϕ f ≃ 0
c) Schéma équivalent du transformateur à vide :
o Ce que représente I 10:
o La magnétisation du noyau ϕ m ⟹ inductance l m
o Les pertes fer : Pf ⟹ Résistance R F
o Schéma équivalent à vide :
au primaire au secondaire
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b) Relations :
Courant : effets de la magnétisation
' '
I 1=I 10+ I 2 avec I 2=−m I 2
Tension : effets de r 1 , r 2 , l 1 et l 2
m m m
Axe de
O X
Ou encore
Axe de
O X
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Ou encore
1) Bilan de Puissance :
a) Puissance apparente :
S2= √ 3 U 2 I 2 (VA) En triphasé.
S2=U 2 I 2 (VA) En monophasé
b) Puissance absorbée :
d) Rendement :
Le rendement dépend du régime de fonctionnement, il est meilleur en régime nominal.
Il y a deux façons d’écrire le rendement :
P2
Mesure directe : η=
P1
P1−P j 1−P j2 −P fer P2 P2
Mesure des pertes : η= = =
P1 P2+ P j 1 + P j 2 + Pfer P2 + F+C
Avec : F=Pfer =P0 :Puissance à vide
1 2
C=P j1 + P j 2= r I 2=P cc : Puissance en court −circuit
2
2) Mesure :
a) Méthode directe : Mesure de P1 et de P 2
W W
Cette méthode est plus fiable, elle nécessite trois essais pour mesurer : P1 , P j 1+ P j 2 et P2
Essai à vide :
Tension primaire nominale
Courant faible ⟹ Pertes joule négligeables
Mesure de Pfer
P1 V =P fer=V 1 n I 10 cos φ 1V
Essai en court-circuit :
- Tension réduite ⟹ Pertes fer négligeables
- Courant primaire nominal
- Courants élevés ⟹ mesure de P j1 + P j 2
A Air
G Gaz (hexafluorure de soufre SF6
L Askar el
O Huile minérale
S Isolant solide (Quartz)
W Eau
Exemple :
ONAN : Transformateur immergé dans l’huile (O) à circulation naturelle (N) avec
refroidissement extérieur par air (A) à ventilation naturelle (N).
ONAF : Transformateur immergé dans l’huile (O) à circulation naturelle (N) avec
refroidissement extérieur par air (A) à ventilation forcée (F).
Exercice 1 : Un récepteur d’impédance Z = 5(20+j20) est alimenté par le secondaire d’un
transformateur parfait de rapport m = 0,5. Sur son primaire est monté un condensateur de
capacité c = 16 µF. L’ensemble étant alimenté sous 220V, 50Hz.
Calculer le courant dans le récepteur dans les cas suivants :
Au cas où le schéma sera vu du primaire (transfert d’impédance du secondaire vers le
primaire).
Au cas où le schéma sera vu du secondaire (transfert d’impédance du primaire vers le
secondaire).
Solution1
Au cas où le schéma sera vu du primaire :
Soit Z P l’impédance du primaire
1 1
Z P=− j =− j =− j 198,944 Ω
Cω 6
16 ×10 ×2 π × 50
L’impédance au secondaire est Z=100+ j 100
L’impédance au secondaire vu du primaire est
' 1 1
Z = 2 × Z= 2
× ( 100+ j100 )=400+ j 400
m 0,5
L’impédance totale du transformateur vu du primaire est :
'
ZT =Z P + Z =400+ j 400− j198,944=400+ j 201,056
|Z T|=√ 4002 +201,0562=447,687 Ω
Le courant primaire
U1 220
I 1= = =0,491 A
|Z T| 447,687
I1 I 1 0,491
On sait que m= ⟹ I 2= = =0,982 A
I2 m 0,5
Au cas où le schéma sera vu du secondaire :
L’impédance au primaire vu du secondaire :
' 2 2
Z P=m × Z P=0 ,5 × (− j198,944 )=− j 49,736
L’impédance totale du transformateur vu du secondaire :
'
ZTs =Z P + Z=− j 49,736+100+ j100=100+ j 50,264
|Z Ts|=√100 2+50,264 2=111,922 Ω
U2
I 2= avec U 2=m ×U 1=0 ,5 × 220=110 V
|Z Ts|
110
I 2= =0,982 A
111,922
Transformateur triphasé ;
Primaire couplé en triangle ;
Secondaire couplé en étoile avec neutre ;
Tension primaire U1N = 240 KV ;
Nombre de spires primaire N1 = 1600 ;
Nombre de spires secondaire N2 = 44 ;
1) Calculer les tensions disponibles au secondaire (simple et composée).
2) Quand le débit secondaire est de 120A, quel est le courant primaire :
a) Dans un fil de ligne IL ?
b) Dans un enroulement I ?
3) Le même transformateur a été soumis à deux essais au cours desquels la puissance
mesurée par la méthode des deux wattmètres :
A vide : PabAV =450W ; PabBV = - 250W
En court -circuit : PA = 250W ; PB = 150W
a) Calculer les pertes dans le fer et le facteur de puissance à vide.
b) Calculer les pertes dans le cuivre et le facteur de puissance de court- circuit.
4) Le même transformateur a son primaire monté en étoile, calculer les tensions disponibles
au secondaire quand ce dernier est monté :
a) En étoile ;
b) En triangle ;
c) En zigzag.
Solution2
1) Les tensions disponibles au secondaire :
Le rapport de transformation interne
N2 44
m= = =0,0275
N 1 1600
Le rapport de transformation externe
M =m × √ 3=0,0275× √ 3=0,04763
La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,04763 ×240 000=11,4312 KV
La tension simple secondaire :
U 2 11,4312
v 2= = =6 ,6 KV
√3 √3
2) Le courant primaire :
a) Dans un fil de ligne :
U2 I1
M = = ⟹ I 1=M × I 2=0,04763× 120=5,7156 A
U1 I2
b) Dans un enroulement :
I 5,7156
I 1= 1 = =3 , 3 A
√3 √3
3) A vide : PabAV =450W ; PabBV = - 250W
En court- circuit : PA = 250W ; PB = 150W
a) * Les pertes dans le fer :
F=Pabv =PabAV + P abBV =450−250=200 W
Le facteur de puissance à vide :
Qabv =√ 3 × ( PabAV −PabBV )= √ 3 ( 450+ 250 )=1212,4356 VAR
Qabv 1212,4356
tan φ1 v = = =6,062178
P abv 200
−1
φ 1 v =tan ( 6,062178 )=80,633 ° ⟹ cos φ1 v =0,16275
b) *Les pertes dans le cuivre :
C=P A + P B=250+ 150=400W
Le facteur de puissance de court- circuit :
Q1 CC= √ 3 × ( P A−P B )= √ 3 ( 250−150 )=100 √ 3=173,205 VAR
Q 1CC 173,205
tan φ1 Cc= = =0,4330125
Pab 1 cc 400
−1
φ 1Cc =tan ( 0,4330125 )=23,4132 ° ⟹ cos φ1 Cc=0,91766
4) Les tensions disponibles au secondaire :
a) Montage étoile-étoile :
m=M =0,0275
La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,0275 ×240000=6 , 6 KV
La tension simple secondaire :
U 6 , 6 ×103
v 2= 2 = =3,810511 KV
√3 √3
b) Montage étoile-triangle :
m 0,0275
M= = =0,015877
√3 √3
La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,015877 ×240000=3,81048 KV
La tension simple secondaire :
v 2=U 2=3,81048 KV
c) Montage étoile-zigzag :
m √ 3 0,0275 × √ 3
M= = =0,023816
2 2
La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,023816 ×240000=5,71584 KV
La tension simple secondaire :
U 2 5,71584 ×10 3
v 2= = =2,85792 KV
2 2
Solution3
1- Calculons le rendement nominal pour :
- une charge résistive
P2 = S2 cos 2
La charge est résistive : cos 2 =1
P2N = 250001 = 25 kW
P1 = P2 + pertes Joule + pertes Fer = 25000 + 700 +115 = 25,815 kW
Rendement nominal : = P2/P1 = 96,8 %
- une charge inductive de facteur de puissance 0,8
= (250000,8)/(250000,8 + 700 + 115) = 96,1 %
2- Calculons le rendement pour :
- une charge résistive qui consomme la moitié du courant nominal
P2 = S2 cos2
I2 = I2N/2 donc: P2 P2N/2 12,5 kW
Les pertes Joule sont proportionnelles au carré des courants (Loi de Joule).
Pjoule = 700(1/2)² = 175 W
= (12500)/(12500 + 175 + 115) = 97,7 %
Quels que soient les résultats obtenus précédemment, pour la suite du problème, on prendra
Rs = 0,025 et Xs = 0,075 .
Le transformateur, alimenté au primaire sous sa tension nominale, débite 100 A au secondaire
avec un facteur de puissance égal à 0,9 (charge inductive).
6- Déterminer la tension secondaire du transformateur.
En déduire la puissance délivrée au secondaire.
7- Déterminer la puissance absorbée au primaire (au préalable calculer les pertes globales).
En déduire le facteur de puissance au primaire et le rendement.
Solution4
Solution5
CORRECTION 7: BT 2016
1) La valeur efficace de courant I2n au secondaire :
S2n 250000
I 2 n= = =360 , 84 A=I 2 n=I 2 cc
√3 ×U 2 n √3 × 400
2- *Le rapport de transformation externe :M
U 20 410
M= = =0 , O205=¿ M =0,0205
U 1 n 20000
*Le rapport de transformation interne : m
M 0,0205
M=m× √ 3=¿ m= = =0,0118=m
√3 √3
3- a) Calcul de U2cc
4 ×20000
U2cc= U1cc× m=0,0118× =9 , 44 V =U 2 cc
1 OO
U1cc=800V ; U2cc = 9,44v
*Calcul de l’impédance secondaire Zs :
U 2 cc 9 , 44
U2cc= Zs×I2cc¿> Zs= = =0,026 Ω=Zs
I 2cc 360 ,84
b) La puissance P1cc représente les pertes par effets joules.
c)*Calcul de Rs :
* La résistance Rs :
b)Le rendement :
P2
ɳ= ou F=P 1 v et C=P 1 cc
P 2+ F+C
17600
ɳ= =0,9312=93 , 12 %=ɳ
17600+550+750
f 60 ×f
n s= Avec n s en (tr/s) et f en (Hz). Ou encore n s= avec n s en (tr/min) et f en (Hz).
2)Le glissement : g
P P
ng n s−n n
g= avec n g=n s−n g= g=1−
ns ns ns
n
n=(1−g)× nsetn s=
1−g
P M =Ptr −P jr =Pab−(P js + P fs + P jr )
13) Puissance utile : PU
❑
Pu=P M −Pm Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )
❑
Pn
*En charge TU = =¿N’ = n
2 πn
*Détermination de N’ et Tu
*Détermination de Pu :
Pu
Tu = =¿ Pu=2 πN ' × Tu
2 πN '
Si Tu= ag + b ; Détermination de a et b
Si Tu =0 =¿ g= 0 à vide donc b= 0
Pn n s−n
Si TU = =¿ g= en charge
2 πn ns
* Parmi les formules suivantes de calcul de la capacité pour corriger le facteur de puissance
d’une installation ou d’un moteur électrique, une seule est vraie ; laquelle ?
Q Q Q
2
Q
a) C=
ωU ; b) C= U
2 ; C) C= U
; d) C=
ωU
2
*Parmi les formules suivantes de calcul du déphasage entre la tension U et le courant I; une
seule est vraie, laquelle?
P Q S S
a) φ=tg−1( ) ; b) φ=tg−1( ); c) φ=cos−1( ) ; d)φ=sin−1( ).
Q P P Q
*Parmi les formules suivantes de calcul de la puissance apparent en triphasé, une seule est
vraie ; laquelle ?
* Parmi les formules suivantes de calcul du couple moteur d’un moteur asynchrone, une seule
est vraie ; laquelle ?
P tr Pab Pu P tr
a) T= Ω ; b) T =
2 π ns
; c) T = ; d) T=
s 2 πn Ω
Ev
*Par la méthode Française ou Canadienne : Lω=
Icc
Ev−v U
*Par la méthode de l’A.I.E.E. : Lω= Avec Vl =
l
Il √3
*Réactance cyclique simple ou réactance synchrone d’un enroulement du stator :
XL=√ Zcc 2 −R 2 = L× ω ou R= Résistance d’un enroulement du stator. Ou XL est la réactance
interne de l’Alternateur.
Evcc
Avec Zcc = ; Zcc= √ L ω2 + R 2 .
Icc
Ev
*L’Impédance de l’Alternateur ou impédance interne de l’enroulement d’une phase : Zcc =
Icc
Pu Pu
η= ❑ =
22)Le rendement de l’Alternateur : Pab
Pu + ∑ P
❑
23) La f.é.m. en utilisant le diagramme de Ben-Eschenbourg (B.E)
Ev=√ ¿ ¿
24) La puissance Utile: Pu = √ 3 ×U × I × cos φ
25) La Puissance absorbée : Pab = Pu + ∑ pertes souvent Pab= PM +Pjr +∑ Ps
26) *Pour relever le facteur de puissance : Le relèvement est réalisé à l’aide d’un
condensateur branché soit en étoile ou soit en triangle.
a) Montage en étoile :
1 C
P ×(tgф 1 – tgф 2)
2
C C= U 2× ω
C
3
b) Montage triangle :
1 P ×(tgф 1 – tgф 2)
C= 3. U 2 ×ω
C
C
2
C