100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
3K vues63 pages

Machine Electrique

Transféré par

dembelemdn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
3K vues63 pages

Machine Electrique

Transféré par

dembelemdn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU MALI


********************************* UN PEUPLE- UN BUT-UNE FOI
DIRECTION NATIONALE DE L’ENSEIGNEMENT
TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
*********************************
ACADEMIE D’ENSEIGNEMENT DE SAN

COURS DE MACHINES ELECTRIQUES

EXERCICES ET CORRIGES

4ème ANNEE ELECTROMECANIQUE

ELABORE PAR: Mr. Bakary SANGARE

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

PROGRAMME

I. MACHINE ASYNCHRONE

II. MACHINE SYCHRONE

III. L’ALTERNATEUR

IV. LE TRANSFORMATEUR

V. EXERCICES ET CORRIGES

LE MOTEUR ASYNCHRONE

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

I. Introduction :
1) Définition : C’est un moteur, toute machine électrique qui transforme l’énergie
électrique en énergie mécanique rotation.
2) Utilisation : Le moteur asynchrone est assez largement utilisé dans l’industrie,
dans les usines chimiques, dans les mines, les abattoirs etc.
C’est un moteur robuste, solide et facile à construire.
II. Construction : Il est constitué de deux parties :
 une partie fixe appelée stator ;
 une partie mobile appelée rotor.
1) Le stator : Il est constitué par un empilage de feuilles de tôles magnétiques,
percées d’encoches et recevant les bobinages des enroulements qui peuvent, selon les
cas être connectés en étoile ou triangle.
Le stator est relié au réseau par l’intermédiaire de la plaque à bornes.
2) Le rotor : Il est aussi constitué de feuilles de tôles magnétiques empilées les unes
sur les autres, clavetées sur l’arbre du moteur.
 Si les feuilles sont réunies en court – circuit, on a un moteur asynchrone de type à
court-circuit ou à cage d’écureuil.
 S’il y a un enroulement sur le rotor, on a un moteur asynchrone de type à rotor
bobiné ou à bague.
 Si le rotor a une double cage concentrique, on a un moteur de type Boucherot ou
à double cage.
NB : Quelque soit le type de rotor, le moteur en fonctionnement sera de façon à court-
circuit.
III. Fonctionnement : En fonctionnement, le moteur étant relié au réseau, il sera
créé dans le stator un champ tournant (théorie de la superposition des champs). Ce
champ tournant statorique balaye les conducteurs du rotor et y créé une f.é.m. induite.
La f.é.m. induite dans le rotor va créer des courants induits qui à leur tour vont créer un
couple de force et le rotor va se mettre à tourner. Le rotor va se mettre à tourner aussi
vite qu’il pourra mais sans jamais atteindre la vitesse de rotation du champ tournant
statorique.
NB : C’est par ce que la vitesse du rotor est inférieur à celle du champ tournant
statorique que ce moteur est appelé asynchrone (qui n’est pas synchrone).
IV. Vitesse et glissement :
1) Vitesse :
 Soit f la fréquence du réseau ( f = 50Hz dans le système français et
f =60 Hz Dans le système anglo-saxon) ;
 Soit P le nombre de paires de pôles du moteur ;
 Soit n s la vitesse de synchronisme (Vitesse du champ tournant statorique) ;
 Soit n la vitesse de rotation du rotor.
f 60 ×f
On a : n s= avec n s en (tr/s) et f en (Hz). Ou encore n s= avec n s en (tr/min) et f en
P P
(Hz).

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

La différence entre la vitesse de synchronisme n s et la vitesse de rotation du rotor n est


appelée vitesse de glissement (n g) : n g=n s−n
NB : Nous aurons toujours n s> n.
Exemple :
 Si P = 1 alors 2P = 2 pôles  Moteur bipolaire
f 50
n s= = =50 tr /s
P 1

60 × f 60 ×50
oubien ns = = =3000 tr /min
P 1
 Si P = 2 alors 2P = 4 pôles  Moteur tétra polaire
f 50
n s= = =25 tr /s
P 2

60 × f 60 ×50
oubien ns = = =1500 tr /min
P 2

 Si P = 3 alors 2P = 6 pôles  Moteur hexa polaire


f 50
n s= = =16 ,66 tr /s
P 3

60 × f 60 ×50
oubien ns = = =1000 tr /min
P 3
 Si P = 4 alors 2P = 8 pôles  Moteur à 8 pôles
f 50
n s= = =12 , 5 tr/ s
P 4

60 × f 60 ×50
oubien ns = = =750 tr /min
P 4
2) Glissement :
 Définition : Le glissement est le rapport de la vitesse de glissement sur la vitesse
ng n s−n n
de synchronisme. g= avec n g=n s−n g= g=1−
ns ns ns
Le glissement g est généralement exprimé en pourcentage. C’est un nombre sans unité.
n
De l’expression de g, on obtient : n=(1−g)× ns et n s=
1−g
 Exemple : Soit à calculer le glissement d’un moteur asynchrone tétra polaire dont
le rotor tourne à 1475tr/min sous un réseau de fréquence 50Hz.
n s−n 60 ×f 60 ×50
Solution : Le glissement du moteur s’exprime par : g= avec n s= =
ns P 2
1500−1475
n s= 1500tr/min = 25tr/s. D’où g= =0,0166 Soitg=1 , 66 %
1500
NB : Le glissement g d’un moteur asynchrone ne doit pas dépasser 7%
V. Bilan énergétique :
1) Puissance absorbée ou puissance active reçue par le stator : Pab

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

 Soit U la tension entre bornes du stator (tension composée du réseau triphasé).


 Soit I l’intensité du courant de ligne.
 Soit φ le déphasage entre I et U.
On aura :
En triphasé : Pab= √ 3 ×U × I ×cos φ en(W )
En monophasé : Pab=U × I ×cos φ en(W )
2) Puissance réactive :Qab
o En triphasé : Qab= √ 3 ×U × I ×sin φ en(VAR)
o En monophasé : Qab=U × I ×sin φ en(VAR)
3) Les pertes :
3.1) Pertes joules statoriques : P js
a) Montage étoile : Si R est la résistance simple c'est-à-dire la résistance d’un
enroulement, alors : P js = 3RI² en (W)
2
b) Montage triangle : Si R est la résistance d’un enroulement, alors : P js=R I
c) Quel que soit le montage : Si r est la résistance mesurée entre deux bornes
3
du stator : P js= × r × I ²
2
NB : En étoile r = 2R
2
En triangle r = R
3
3.2) Pertes fer statoriques : Pfs
Elles sont constantes et indépendantes de la charge. Elles sont données ou estimées par
le constructeur. Pabv =P jsv + P fs + P m P fs =P abv−(P jsv + Pm )
Pm : pertes mécaniques
3.3) Pertes mécanique : Pm
Comme les pertes fer statoriques, elles sont constantes et indépendantes de la charge.
Pfs et Pm sont appelées pertes collectives.
Pabv =P jsv + P fs + P m Pm =Pabv −(P jsv + Pfs )
3.4) Pertes fer rotoriques : P jr
Elles sont supposées nulles.
3.5) Pertes joules rotoriques : P jr
P jr =g × Ptr
Ptr : Puissance transmise au rotor :
g : Glissement
4) Puissance transmise au rotor : Ptr


Ptr =P ab−∑ Ps =P ab−( P js + P fs ) en (W)

5) Puissance mécanique : P M
P M =Ptr −P jr =Pab−(P js + P fs + P jr )
6) Puissance utile : PU

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique


Pu=P M −Pm Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )

Ou encore Pu=Ptr −(P jr −Pm )


7) Rendement :
7.1) Rendement industriel :❑ind
❑ ❑
Pab−∑ P ∑ P Pab −( P js + Pfs + P jr + Pm )
Pu ❑ ❑
❑ind = = =1− =
P ab Pab Pab Pab

7.2) Rendement rotorique :❑r


❑r=1−g
NB : Le rendement rotorique est toujours supérieur au rendement industriel : ❑r >❑ind
8) Couple électromagnétique : C ou T
a) Couple électromagnétique du moteur : T
P tr Ptr
T= = Avec T en (N.m) ; ns en (tr/s) et Ωs en (rad/s)
2 π n s Ωs
b) Couple électromagnétique utile du moteur :T u
Pu P u
T u= =
2 πn Ω
Avec Tu en (N.m) ; n en (tr/s) et Ω en (rad/s)
NB :
 Le couple moteur est proportionnel au glissement et inversement proportionnel
K×g
à la résistance sur une phase du rotor : T u= où K est une constante de
Rr
proportionnalité ; g le glissement et Rr la résistance d’un enroulement du rotor.
T max
 Le coefficient de stabilité K du moteur est donné par la relation : K=
Tu
Tmax : Couple moteur maximal ; Tu: Couple utile du moteur
9) Fréquence des courants rotoriques : f r
fr
g= f r =g × f Ou f : Fréquence du réseau (des courants statoriques) g : Glissement.
f

Pj
10) Le bilan des puissances

Pab Ptr
Stator Rotor
Pu
Ou encore :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)

Pjs Pfs Pjr Pm


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Sur arbre

NB : Si la puissance est mesurée par la méthode de deux wattmètres, on a : P1 et P2

Pab=P1 + P2
Q= √ 3 ×(P1−P2 )
S= √ P ab2 +Q2
Q
tan φ=
Pab
Pab
cos φ=
S

Exercice 1 : BT2 2006


La plaque signalétique d’un moteur asynchrone triphasé porte les indications suivantes :
 Tension entre phases U =400 V ;
 Fréquence du réseau f =50 Hz ;
 Vitesse de synchronisme n s=600 trs/min ;
 Puissance utile Pu=19500 W ;
 Résistance mesurée entre deux bornes du stator r =0 ,3 Ω;
 Courant nominal I n=35 A ;
 Pertes fer au stator Pfs =500 W ;
 Pertes mécaniques Pm=420 W ;
 Facteur de puissance cos φ=0 ,[Link] :
a) Le glissement, (prendre√ 3 ×400 V =720 V ) ;
b) La vitesse de rotation ;
c) Le couple utile ;
d) Le rendement industriel et rotorique.

Solution1
a) Le glissement :
P jr
g=
Ptr
Cherchons Ptr et P jr

 La puissance transmise Ptr =P ab−∑ Ps

Avec Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 × 400× 35 ×0 , 85=21420W

La somme des pertes statoriques : ∑ P s=P js + P fs

3 2 3 2
 Les pertes joules statoriques : P js= .r . I = ×0 , 3 ×35 =551 , 25 W
2 2
 Les pertes fer statorique : Pfs =500 W

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique


D’où ∑ P s=551 , 25+500=1051 , 25 W


 La puissance transmise Ptr =P ab−∑ Ps =21420−1051 , 25=20368 , 75 W

 Les pertes joule rotorique :
On sait que Pu=P M −Pm avec P M =Ptr −P jr
Pu=Ptr −P jr −P m ⟹ P jr =Ptr −(Pu + Pm )
P jr =20368 , 75−(19500+420)=448 , 75W
P jr 448 , 75
g= = =0,02203 ou g=2,203 %
Ptr 20368 , 75
b) La vitesse de rotation :
n=ns (1−g)=600(1−0,02203)=586 , 80 trs/min
c) Le couple utile :
Pu 19500× 60
T u= = =317 , 49 Nm
2 πn 2× 3 ,14 ×586 , 80
d) Les rendements :
 Rotorique : ηr =1−g=1−0,02203=0,97797=97 , 8 %
P u 19500
 Industriel : ηind = = =0,9103=91 ,03 %
Pab 21420

Exercice 2 : BT2 2002


Un moteur asynchrone triphasé dont les caractéristiques sont les suivantes : u=400 V ;
f =50 Hz ; I =10 A ; cos φ=0 , 85 ; n=960 trs/min ; Perts fer Pfs =400 W ;
r =3 ,5 Ω(Résistance entre phases) ; pertes mécaniques Pm=420 W .
Calculer :
1) Le glissement et le nombre de pôles ;
2) Les puissances absorbée et transmise au stator ;
3) La fréquence des courants dans le rotor ;
4) Les pertes par effet joule dans le stator et dans le rotor ;
5) Le rendement rotorique ;
6) La puissance utile et le rendement industriel.
7) Calculer le couple moteur maximal sachant que le coefficient de stabilité

(
K=2, 2 K =
couple moteur maximal
couple utile moteur ) .
Solution2
1) Le glissement :
(ns −n)
g=
ns
Avecn=960 trs/min .
En 50Hz, la vitesse de synchronisme la plus proche de 960trs/min est
1000trs/min, d’où n s=1000 trs/min
1000−960
g= =0 , 04=4 %
1000
 Le nombre de pôles
60 f 60 f 60 × 50
On sait que n s= ⟹ P= = =3 paires de pôles
P ns 1000
D’où le moteur a 6 pôles

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

2) Puissance absorbée :
Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 × 400× 10 ×0 , 85=5888 ,97 W
 La puissance transmise au rotor :
❑ ❑
Ptr =P ab−∑ Ps avec ∑ Ps=P js + P fs
❑ ❑
3 2 3 2
P js= .r . I = ×3 , 5× 10 =525 W
2 2
Pfs =400 W donnée par l' énoncé
Ptr =5888 , 97−(525+400)=4963 , 97 W
3) La fréquence des courants dans le rotor :
f r=g . f =0 , 04 ×50=2 Hz
4) Pertes par effet joule :
P js=525 W
P jr =g × Ptr =0 ,04 × 4963 , 97=198 , 56 W
5) Rendement rotorique :
ηr =1−g=1−0 , 04=0 , 96=96 %
6) La puissance utile

Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )

Pu=5888 , 97−(525+400+198 , 56+ 420)=4345 , 41W
 Le rendement industriel :
P u 4345 , 41
ηind = = =0,7379=73 , 79 %
Pab 5888 , 96
7) Le couple moteur maximal :
T max
K= ⟹ T max =K T u
Tu
Pu 60 ×4345 , 41
Avec T u= = =43 , 25 Nm
2 πn 2× 3 ,14 ×960
D’où T max=K T u=2 , 2× 43 , 25=95 ,15 Nm

Exercice 3 : Fonction publique 2006.


Un moteur asynchrone triphasé hexapolaire 220V, 50Hz absorbe un courant I =25 A
avec un facteur de puissance 0,82. Son glissement pour cette charge est 5%. La
résistance mesurée entre deux bornes du stator est de 0,3Ω, les pertes fer au stator sont
350W et les pertes mécaniques de 320W. Déterminer :
1) La vitesse de rotation du rotor ;
2) Les pertes joules statoriques ;
3) Les pertes joules rotoriques.

Solution3

1) La vitesse de rotation du rotor :


On sait que : n=ns (1−g)
Avec :
60 f 60 ×50 trs
n s= = =1000
P 3 min
D’où :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

n=ns (1−g)=1000(1−0 , 05)=950 trs/min


2) Les pertes joules rotoriques :
3 3
P js= rI ²= × 0 ,3 ×(25)²=281 , 25 W
2 2
3) Les pertes joules rotoriques :

P jr =g P tr ∨Ptr =P ab−∑ PS

Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 ×220 ×25 × 0 , 82=7790 W



P S=P js + P fs =281 ,25+ 350=631 , 25 W
Ptr =7790−631 , 25=7158 , 75 W
P jr =0 , 05 ×7158 , 75=357 , 96 W

Exercice 4 : Un moteur asynchrone triphasé, tétra polaire, 220V/380V à rotor bobiné et


à bagues est alimenté par un réseau 380V- 50Hz. On admettra que les pertes fer
uniquement localisées dans le stator sont constantes et est égales à 360W. Les pertes
mécaniques sont également constantes.
Un essai à vide à une vitesse proche du synchronisme a donné :
 Courant absorbé I v =6 A
 Puissance absorbée, mesurée par la méthode des deux wattmètres :
P1=1465 W , P2=−675 W .
Dans un essai en charge, l’intensité absorbée est 44A, le facteur de puissance est 0,80.
L’intensité du courant rotorique est alors 40A. On donne la résistance entre deux bagues
du rotor 0,463Ω et entre deux bornes du stator 0,2Ω.
1) Comment est couplé le stator sur le secteur.
2) Dans le fonctionnement à vide, calculer :
a) La vitesse de rotation pratiquement égale à la vitesse de synchronisme ;
b) Le facteur de puissance ;
c) Les pertes mécaniques.
3) Dans le fonctionnement en charge, calculer :
a) La puissance active absorbée ;
b) La puissance transmise au rotor et le couple électromagnétique ;
c) Les pertes joules au rotor ;
d) Le glissement et la vitesse de rotation du rotor ;
e) Le couple utile et le rendement.

Solution4
1) Le stator est couplé en étoile sur le secteur.
2) Dans le fonctionnement à vide :
a) La vitesse de rotation du rotor n
60 f 60 ×50
On sait que la vitesse de synchronisme : n s= = =1500 trs/min
P 2
A vide la vitesse de rotation est pratiquement égale à la vitesse de synchronisme d’où
n=ns =1500 trs/min
b) Le facteur de puissance à vide cos φv
Pabv =P1 + P2=1465−675=790 W
On sait aussi que :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Pabv
Pabv =√ 3 U I v cos φ v ⟹ cos φv =
√3U I v
790 790
cos φv = = =0,1994
√ 3 ×380 ×6 660 × 6
c) Les pertes mécaniques Pm
On sait que : Pabv =Pfs + Pm + P jsv ⟹ Pm =P abv−(Pfs + P jsv)
3 2 3
P jsv= r I v = × 0 ,2 ×6²=10 , 8 W
2 2
D’où :
Pm=790−(360+10 , 8)=419 , 2 W
3) Dans le fonctionnement en charge :
a) La puissance active absorbée Pab
Pab= √ 3 UI cos φ=√ 3 ×380 × 44 × 0 ,80=23232 W
b) La puissance transmise au rotor Ptr

Ptr =P ab−∑ PS =Pab−(P js + Pfs )

3 3
 P js= rI ²= × 0 ,2 × 44²=580 , 8 W
2 2
 Pfs =360 W
Ptr =23232−(580 , 8+360)=22291, 2 W
 Le couple électromagnétique :
P tr 60 ×22291 , 2
T= = =141 ,50 N . m
2 π n s 2× π × 1500
c) Les pertes joules au rotor P jr
3 2 3
P jr = r r I r = ×0,463 × 40²=1111,2 W
2 2
d) Le glissement g
On sait que :
P jr 1111 , 2
P jr =g P tr ⟹ g= = =0,04984=4,984 %
Ptr 22291 , 2
 La vitesse de rotation du rotor n
n=ns (1−g)=1500(1−0,04984)=1425 , 24 trs /min
e) Le couple utile T u
Pu
T u=
2 πn
Pu=Ptr −( P jr + P m )=22291 , 2−(1111 ,2+ 419 ,2)=20760 , 8 W
60× 20760 , 8
T u= =139 ,17 N . m
2× π ×1425 ,24
 Le rendement industriel ηind
P u 20760 , 8
ηind = = =0,89359=89,359 %
Pab 23232

Exercice 5 : Soit un moteur asynchrone triphasé, tétra polaire, dont la résistance d’un
enroulement est 0,5Ω (stator). Il absorbe un courant de 30A. Calculer les pertes joules
statoriques :
1) Quand le stator est couplé en étoile ;
2) Quand le stator est couplé en triangle.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

3) Vérifier vos calculs.

Solution 5:

Calculons les pertes joules statoriques :


1) Quand le stator est couplé en étoile :
P js=3 RI ²=3 × 0 ,5 ×30²=1350 W
2) Quand le stator est couplé en triangle :
P js=RI ²=0 ,5 ×30²=450 W
3) Vérifions nos calculs :
 Quand le stator est couplé en étoile :
Soit r la résistance mesurée entre deux bornes du stator.

Ohmmètre
Ω

r =2 R=2 ×0 , 5=1 Ω

3 3
P js= rI ²= ×1 ×30²=1350 W
2 2

 Quand le stator est couplé en triangle :


Soit r la résistance mesurée entre deux bornes du stator.

Ohmmètre
Ω

2 2 1
r = R= × 0 ,5= Ω
3 3 3

3 3 1
P js= rI ²= × × 30²=450 W
2 2 3

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

EXERCICE 6 : ( BT-2017)
La plaque signalétique d’un moteur asynchrone triphasé porte les indications suivantes :
 La tension d’alimentation 220/380V ;
 La fréquence 50Hz ;
 La vitesse du rotor 1460tr/mn ;
 Le facteur de puissance cosφ = 0,85 ;
 La puissance utile =3600W
1. Le moteur est alimenté par un réseau triphasé 127/220V - 50Hz
a. Quel est le couplage des enroulements statoriques.
b. Sachant que la vitesse de synchronisme est 1500tr/mn, calculer le nombre de
pôles
c. Calculer le glissement
2. Dans un essai à vide, le moteur tourne à la vitesse de synchronisme, on a mesuré :
 La puissance absorbée à vide Pa0 = 300W ;
 Le courant a` vide I0 = 4A ;
 Les pertes mécaniques =150W ;
 La résistance d’un enroulement statorique R = 0,5Ω.
a. Calculer la valeur des pertes fer rotoriques
b. Déterminer les pertes fer statoriques (on suppose que les pertes joules
rotoriques sont nulles)
3. Sachant que le rendement du moteur est égal à 0.9, pour le fonctionnement
nominal :
a. Calculer la puissance absorbée par le moteur.
b. En déduire le courant de ligne I.
c. Déterminer les pertes par effet joule au stator
d. Déterminer les pertes par effet joule au rotor.
e. Calculer le couple utile.
4. Le moteur entraine un ventilateur dont le couple résistant Tr = 0.01N
a. Entre le fonctionnement à vide et le fonctionnement nominal, la
caractéristique mécanique du moteur Tu=f(n) est assimilable à un segment de
droite, donner l’expression de Tu en fonction de N.
b. Calculer la vitesse de groupe (moteur +ventilateur).
c. Déterminer la puissance fournie par le moteur au ventilateur.

SOLUTION 6:(BT-2017)
1.
a. Le couple des enroulements statoriques doit être en triangle.
b. Le nombre de paires de pôles :
60 f 60 f 60 ×50
N p= → P= = =2 → P=2
P ns 1500
 Le nombre de pôles
N p=2 P=2× 2=4 → N p =4 pôles
c. Le glissement :
n s−n 1500−1460
g= = =0,026 → g=2 , 6 %
ns 1500

2. Essai à vide :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

a. La valeur des pertes joules rotorique :


Pfr = 0W
b. Les pertes fer statoriques :
Pa 0=P js 0+ P m + Pfs → Pfs =Pa 0 −(P js0 + Pm )

 Les pertes joules statoriques à vide :


2 2
P js=R I 0=0 ,5 × 4 =8 → P js0 =8 W

 Les pertes fer statoriques :


Pfs =P a 0−( P js0 + Pm ) =300− ( 8+150 )=142 → P fs =142W

3. Essai en charge :
a. La puissance absorbée par le moteur :
Pu Pu 3600
ƞ= → Pab= = =4000 → P a=4000W
Pab ƞ 0,9

b. Le courant de ligne I :
Pab 4000
Pab = √3 ×U × I ×COSφ → I = = =12 ,35 →
√3 ×U × COSφ √3 × 220× 0 , 85
I =12 ,35 A
c. Les pertes joules statoriques :
2 2
P js=R I =0 , 5(12 , 35) =76 , 26 → P js =76 ,26 W

d. Les pertes joules rotoriques :


P jr =g P tr

 La puissance transmise au rotor :


Ptr =P ab−( P js + Pfs )=4000−( 76 ,26 +142 )=3781 , 74 →

Ptr =3781 , 74 W

 Les pertes joules au rotor :


P jr =g P tr =0,026 ×3781 , 74=98 , 33 → P j r=98 ,33 W

e. Le couple utile :
Pu 3600× 60
T u= = =23 , 56 →T u=23 , 56 Nm
2 πn 6 , 28× 1460
1) T r=0 ,01 N
a) L’expression du couple utile en fonction de N :

{
1500tr
A vide: ns =N = → T u =0 Nm
mn
1460 tr
Encharge : n=N = →T u=23.56 Nm
mn

T u=aN + b → {En charge


A vide :0=1500 a+b ①
:23 ,56=1460 a+ b②

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique
W1
L1 Moteur asynchrone triphasé alternatif

{
−1500 a−b=0 ①
{
− 1500 a+b=0 ① → 1460 a +b=23 ,56 ②
1460 a+b=23 , 56 ②
W2 −40 a=23 , 56
L2
−23 ,56
a= =−0.589
L3 40
Remplaçons a dans ①
1500 a+ b=0 →−1500× 0,589+b=0 → b=883 ,5
Remplaçons a et b dans Tu :
T u=aN + b=−0,589 N + 883 ,5 → T u =−0,589 N +883 , 5 Nm

b) La vitesse du groupe (moteur + ventilateur)


T u=T r →−0,589 N +883 , 5=0 ,01 N

883 , 5=0 ,01 N +0,589 N =N ( 0 ,01+0,589 )=0,599 N


883 , 5
N= =1474 ,96 → N=1474 , 96 tr/mn
0,599
c)
 Le couple utile :
T u=−0,589 N +883 , 5=−0,589 ×1474 , 96+ 883.5=14 ,75 → T u =14 , 75 Nm
 La puissance utile :
Pu 1474 , 96 × 6.28
T u= → Pu=T u ×2 × π × N=14 ,75 × → Pu=2277 , 09 W
2 πN 60

EXERCICE 7 : Un moteur asynchrone triphasé tetrapolaire 220/380V à rotor bobiné et à bagues


est alimenté par un réseau 127/220V -50HZ.
Un essai à vide à une vitesse de rotation égale au synchronisme a donné :
Puissance absorbée mesurée par la méthode de deux Wattmètres : P1 = 1160W ; P2 = - 660W.
1. Réaliser le montage permettant de déterminer la puissance active.
2. Calculer les puissances active, réactive et apparente.
3. Calculer l’intensité du courant dans le circuiut.
4. Effectuer le branchement de l’ampèremètre qui mesure cette intensité.
SOLUTION 7 :

1. Le Schéma du montage permettant de déterminer la puissance active :

2. les puissances active, réactive et apparente :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

* Puissance active : P
P = P1 + P2 = 1160 + (- 660) = 500W = P
* Puissance réactive : Q
Q = √ 3 (P1 – P2) = √ 3 (1160 + 660) = 3152,33VAR = Q
* La puissance apparente : S
S = √ P2+ Q2 =√ (500)2 +¿ ¿ = 3191,73 VA = S
3. L’intensité I du courant est :
S 3191 ,73
S = √ 3 ×U × I =¿ I = = =8 ,37 A=I
√ 3× U √3 ×220
4. Le branchement de l’ampèremètre dans ce montage :
W1
L1 Moteur asynchrone triphasé alternatif

W2
L2

A
L3

LE MOTEUR SYNCHRONE
I. Généralités :
1) Les machines synchrones :
Les machines synchrones sont réversibles, reliées à un réseau, elles peuvent :
 Soit recevoir de l’énergie électrique et fonctionner en moteur synchrone ;
 Soit fournir de l’énergie électrique et fonctionner en alternateur.
Mais quel que soit le mode de fonctionnement, moteur ou génératrice, la machine doit
tourner à une vitesse constante liée à la fréquence du réseau et c’est pour quoi ces
machines sont dites synchrones.
2) Le stator : Il est identique à celui d’un moteur asynchrone.
3) Le rotor : Il est lui aussi identique à celui d’un moteur asynchrone à la
différence qu’il est toujours alimenté en courant continu et qu’on retrouve
sur ce même rotor, un circuit amortisseur appelé amortisseur de Le Blanc.
4) Couple de démarrage : L’enroulement du rotor qui se comporte comme un
électro-aimant est parcouru par un courant continu. Au démarrage, lorsque le moteur
est arrêté, il est balayé par le champ tournant produit par le stator et chacun de ses
conducteurs se trouvent alternativement dans les régions polaires Nord et Sud. La force
électromotrice de Laplace s’exerçant sur chaque conducteur, s’exerce périodiquement et
le moment M de cette force par rapport à l’axe du rotor est nul. Le couple de démarrage
est nul d’oùT D =0. Lorsque le rotor tourne à la vitesse maximale c'est-à-dire le rotor et le
champ tournant électrique tournent à la même fréquence, ils sont donc fixes l’un par
rapport à l’autre et la force électromotrice exercée sur chaque conducteur conserve une
valeur constante et le couple moteur produit est constant.
5) Couple moteur : T

α
M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)

α : est l’angle fait par et


N
Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Le rotor se comporte comme un électroaimant.


 Soient S et N les deux pôles fictifs produits par un champ tournant polaire ;
 Soient s et n les deux pôles de l’électroaimant que constitue le rotor ;
 Soit ⃗B l’induction magnétique (en tesla T) ;
 Soit ⃗M le moment magnétique de la force par rapport à l’axe du rotor ;
 Soit α : est l’angle formé par ⃗
B et ⃗M
L’expression du couple sera : T =M B sin α qui est une fonction sinusoïdale
T =f ( α )

 Pourα =0 ou π , le couple sera égale à zéro T D =0


NB : Le couple de démarrage d’un moteur synchrone est égal à zéro
π
 Pourα = , le couple est maximal T max sera égale à T max=M B;
2

Danger

0 α

 A vide : Le couple moteur est faible et le déphasage α est presque nul c'est-à-
dire α =0 ⇔ T =0
 En charge :
Lorsque le couple résistant T r augmente, le décalage augmente, α augmente aussi.
- Tant que le couple résistant T r reste inférieur au couple moteur maximal T max que peut
π
fournir le moteur c'est-à-dire jusqu’àα = , le moteur accepte la charge.
2
π π
Les vecteurs ⃗M et ⃗
B sont en quadrature pour α = ainsi T =M B sin T =M B
2 2

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

- Si le couple résistant T r devient supérieur au couple moteur T max le décalage angulaire


π π
α serait supérieur à (α > ) alors le couple T diminue et le moteur refuse la charge (le
2 2
moteur décroche), Danger!
SiT max <T r , le moteur synchrone possède un couple maximal de décrochage qui limite la
charge c'est-à-dire que le couple résistant T r que l’on peut lui imposer.
II. Démarrage d’un moteur synchrone : Nous savons que le moteur synchrone ne
possède pas de couple de démarrage mais possède un couple moteur à la vitesse de
synchronisme. Il faut donc amener par un procédé de démarrage (démarrage du moteur
synchrone en moteur asynchrone ; démarrage par un moteur auxiliaire) le moteur à la
vitesse de synchrone avant de lui appliquer la charge.
III. Vitesse de rotation et Force contre électromotrice f.c.é.m. E' :
1. Vitesse :
 Soit f la fréquence du réseau en Hz
 Soit P le nombre de pair de pôles
La vitesse de rotation n du moteur synchrone s’exprime par :
f 60 f
n= Ou encore n=
P P
(tr/s) (tr/min)
2. Force contre électromotrice : f.c.é.m. E' ; E '=2 ,22 × N ca × f ×Ф
E ' : F.c.é.m. en volts ;
2 , 22: Coefficient de KAPP ;
N ca : Nombre de conducteurs actifs ;
f : Fréquence du réseau en Hz ;
Ф : Flux d’induction magnétique en Weber (Wb).
q
N ca = × Nbreconducteur
Nbre phase
Avec q : Nombre d’encoches.
3. Mise en équation / Diagramme de Behn-Eschenbourg :
Afin d’étudier les différents fonctionnements possibles d’une machine synchrone en
régime sinusoïdal, nous allons retenir le schéma équivalent par phase le plus simple
possible, en négligeant toutes les pertes ainsi que les phénomènes de saturation :

Nous noterons :
 ns vitesse du champ tournant
 L’inductance cyclique de la machine
 e(t) la f.é.m. créée par le champ magnétique rotorique dans une phase de la
machine :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

d φr
e ( t )=n
dt
 E' : la valeur efficace de e(t)
 I : la valeur efficace du courant dans une phase de la machine
 le déphase entre V et I
 le déphase entre E' et I
Il est alors possible de tracer le diagramme de Fresnel correspondant à l’équation des
tensions d’une phase de la machine :V =E ' + j . L. ω . I

φ
Ф

Un tel diagramme porte le nom de diagramme de Behn-Eschenbourg.


La f.c.é.m. E' est souvent calculée par la formule :
E '=√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^
A
U ré : Tension du réseau en Volts ;
U l : Chute de tension inductive U l =X L × I ab
X L: Réactance synchrone composée, X L =√ 3 × xl
x l: Réactance synchrone simple, x l=l . ω
π
A : Mesure de l’angle entreU et I , ^
→ →
^ A = +φ(φ>0 ou φ<0)
2
4. Rendement :
a) Puissance absorbée :
En triphasé : Pab= √ 3 U I cos φ
En monophasé : Pab=U I cos φ
b) Pertes :
3
 Pertes joules au stator : P js= r I ²
2
 Pertes joules au rotor ou pertes circuit amortisseur :
2
P jr =P j amort =U ex × I ex =R I ex (Valeur en courant continu)
 Autres pertes :

}
∙ Pertes fer statoriques Pertes collectives constantes
∙ Pertes mécaniques
c) Le rendement :

Pab−∑ P Pab −( P js + P j amort + Pfs + Pm )
Pu ❑
¿ = =
P ab Pab Pab

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

5. Couple moteur : Le couple moteur est calculé par la formule :


Pn
T= avec Pn : Puissance nominale en(W )
2π n

NB : Le coefficient de stabilité du moteur synchrone se calcul par la formule :


E'
k=
U l × cos φ
IV. Utilisation et propriétés du moteur synchrone :
 Il tourne à la vitesse de synchronisme tant que le couple résistant T r reste
inferieur au couple moteur maximalT max.
 Son facteur de puissance est réglable en agissant sur le courant d’excitation.
 L’inconvénient principal de ce moteur est sa difficulté de démarrage : il démarre
comme un médiocre moteur asynchrone.
 Ce type de moteur est utilisé pour les moyennes et grandes puissances. Il a un
rendement légèrement supérieur à celui d’un moteur asynchrone et de plus son
facteur de puissance peut atteindre 1.
 Lorsque ce moteur est utilisé à vide comme générateur de puissance réactive afin
de relever le facteur de puissance d’une installation, on l’appelle compensateur
synchrone.

EXERCICE 1:BT - 2016 : Un moteur synchrone triphasé à 6 pôles fonctionne sur le


réseau 220/380V-50Hz. La résistance du stator est négligeable et la réactance
synchrone est égale à 8Ω. Le moteur développe une puissance de 5KW. Toutes les pertes
sont négligeables.
1- Calculer la vitesse de rotation ;
2- Calculer le couple utile ;
3- Sachant que le facteur de puissance du moteur est de 0,8 :
a)Calculer le courant absorbé par le moteur.
b) Calculer la puissance réactive Q ;
C) Calculer la force contre électromotrice E’.
4-On change le courant d’excitation tel que le facteur de puissance devient égal à 1 :
a)Calculer le courant absorbé par le moteur
b) calculer la puissance réactive Q ;
C) Calculer la force contre électromotrice E’ du moteur.
Solution 1: BT-2016
1) La vitesse de rotation : n
60 f
n=
P
*le nombre de paires de pôles :
NP 6
NP=2P ¿> P= = =3=P
2 2
*la vitesse de rotation :
60 f 60 ×50
n= = =1000 tr /mn=n
P 3
2) le couple utile : TU

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

PU 5000
= =47 , 77 Nm=TU
TU= 2 πn 1000
2× 3 ,14 ×
60
3-a)le courant absorbé
Pab 5000
Pab= √ 3× U × I × cos φ=¿ Iab= = =9 , 49A
√3 ×U × cos φ √ 3 ×380 ×0 , 8
b) la puissance réactive Q:

Q= √ 3× U × I × sin φ
−1
cos φ=0 ,8=¿ φ=cos 0 , 8=φ=36 , 86 °

Q= √ 3 ×380 ×9 , 49×(sin 36 , 86 °)=3746 , 81 VAR=Q


c)la force contre électromotrice E’
E’=√ ¿ ¿

*Calcul de Ul
Ul¿ Xl × I =8 × 9 , 49=75 , 92 V =Ul
¿ 90 ° +φ=90 ° +36 , 86 °=126 , 86 °= Â

E’=√ ¿ ¿ = 429,86V= E

4) Pour cos φ=1 et φ=cos−1 (1)=0


a) Le courant absorbé par le moteur :
Pab 5000
Iab= = =7 , 6 A
√3 ×U × cos φ √ 3 ×380 ×1
b ¿La puissance réactive absorbé Q
Q= √ 3× U × I × sin φ = √ 3× 380 ×7 , 6 ×sin 0=O VAR=Q
c)La force contre électromotrice E’
E’=√ ¿ ¿

 =90° +φ = 90° +0° = 90° =Â


*Calcul de Ul :
Ul =Xl× I =8× 7 , 6=60 ,8 V =Ul

E’=√ ¿ ¿

E’=√ ¿ ¿ =384,83V = E’

EXERCICE 2: Un moteur synchrone triphasé fonctionne sous une tension constante de


5000V ; 50HZ et tourne à 1500tr/mn. Il absorbe une puissance de 250KW. Calculer :
1/ Le nombre de pole et le couple moteur ;
2/ La valeur du courant absorbé et son déphasage sur la tension :
a-Quand le moteur fournit au réseau 200KVAR de puissance réactive.
b-Quand le moteur absorbe 100KVAR de puissance réactive.
SOLUTION2 :
1) Le nombre de pole et le couple :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

*le nombre de pole :


60 × f 60× 50
P= = =2 paires de p ô les D’où on a 4pôles
ns 1500
* le couple moteur :

Pab 250000
= =1592 , 35 N . m=T
(
T= 2 π n S 2 ×3 , 14 × 1500
60 )
2-a) La valeur du courant absorbé :
S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√ (250000) +(20000) = 320156,21VA
2 2 2 2

320156 , 21
I= =36 , 96 A=I
√3 ×5000
Le déphasage du courant sur la tension :

P 250000 −1
cos φ= = =0 ,78=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 78 ) =38 ,73 °=φ
S 320156 ,21

b) La valeur du courant absorbé :


S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√(250000) +(10000) = 269258,24VA
2 2 2 2

269258 ,24
I= =31 , 09 A=I
√ 3× 5000
Le déphasage du courant sur la tension :

P 250000 −1
cos φ= = =0 , 92=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 92 )=23 , 07 °=φ
S 269258 ,24

Exercice 3 : Un moteur synchrone triphasé à 4 pôles est alimenté sous une tension de
380V, 50Hz. L’inductance d’un enroulement du stator est 5mH. Calculer :
1) La vitesse de rotation de la machine ;
2) La réactance d’un enroulement statorique ;
3) Pour cos φ=1 ; cos φ=0,866 Arrière ; cos φ=0,866 Avant et une puissance de
14KW ; trouver :
a) Le courant absorbé ;
b) La chute de tension inductive U l ;
c) La f.c.é.m. É mathématiquement et graphiquement.
Echelle : 40V → 1Cm
4) Le couple moteur.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Solution 3 :
1) La vitesse de rotation de la machine :
60 f 60× 50
n= = =1500 trs/min
P 2
2) La réactance d’un enroulement statorique
−3
x l=lω=5 ×10 × 2× 3 , 14 ×50=1, 57 Ω
3) Pour cos φ=1 ; cos φ=0,866 Arrière ; cos φ=0,866 Avant et une puissance de
14KW ; trouvons :
a) Le courant absorbé :
 Pour cos φ=1
Pab 14 ×10
3
I ab= = =21,271 A
√3 × U × cos φ √ 3 ×380 ×1
 Pour cos φ=0,866 Arrière et Avant :
Pab 14 ×103
I ab= = =24,562 A
√3 × U × cos φ √ 3 ×380 × 0,866
b) La chute de tension inductive U l ;
 Pour cos φ=1
U l =√ 3 × x l × I ab=√ 3 ×1 , 57 ×21,271=57,843 V
 Pour cos φ=0,866 Arrière et Avant :
U l =√3 × x l × I ab=√ 3 ×1 , 57 ×24,562=66,792 V
c) La f.c.é.m. É mathématiquement et graphiquement.
 Pour cos φ=1
Mathématiquement :

E '=√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^


A
^
A=90 °+ φ
cos φ=1 ⟹ φ=cos 1=0 d où ^
−1 '
A=90 °
^
cos A=0

E = √ 380 +57,843 =384,377 V


' 2 2

Graphiquement : Echelle 40V → 1Cm


⃗E' =⃗
U ré −⃗
Ul
380 57,843
‖⃗
U ré‖=
40
=9 , 5 Cm ;‖⃗
U l‖=
40
=1 , 4 Cm

‖⃗
E ‖=9 , 6 Cm ⟹ E =9 , 6 × 40=384 V
' '

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

 Pour cos φ=0,866 Arrière :


Mathématiquement on a :

E '=√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^


A
^
A=90 °+ φ
cos φ=0,866 Arrière ⟹ φ=−cos 0,866=−30 ° d où ^
−1 '
A=90 °−30 °=60 °
cos A=0^ ,5
E' = √ 3802 +66,7922−2× 380× 66,792× 0 , 5=351,398 V
Graphiquement on a :
⃗l‖= 66,792 =1 ,7 Cm et ‖U
‖U ⃗ré‖=9 ,5 Cm
40

‖⃗
E ‖=8 , 7 Cm ⟹ E =8 , 7 × 40=348 V
' '

 Pour cos φ=0,866 Avant :


Mathématiquement on a :

E '=√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^


A
^
A=90 °+ φ
−1
cos φ=0,866 Avant ⟹ φ=cos 0,866=30 ° d où A=90
' ^ ° +30 °=120 °
^
cos A=−0 ,5
E' = √ 3802 +66,7922−2× 380× 66,792×(−0 ,5)=417,423 V
Graphiquement on a :
66,792
‖⃗
U l‖=
40
=1 ,7 Cm et ‖⃗
U ré‖=9 ,5 Cm

‖⃗
E ‖=10 , 4 Cm ⟹ E =10 , 4 × 40=416 V
' '

4) Le couple moteur :
3
P 60 ×14 ×10
T= = =89,127 V
2 πn 2× π ×1500

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Exercice 4 : Soit un moteur synchrone triphasé à 10 pôles alimenté sous une tension de
400 V_50 Hz. Le courant absorbé est de 20 A. La résistance mesurée entre deux bornes
du stator estr =0 ,15 Ω. Les pertes fer au stator sont égales de moitié aux pertes
mécaniques qui vaut 400W. Le circuit d’excitation fourni un courant de 10 A sous une
tension de 35 V. Calculer :
1) La puissance absorbée pourcos φ=0 ,85 .
2) La puissance utile si le facteur de puissance fait 0,85.
3) Le rendement et le couple moteur.
4) La f.c.é.m. E' pour une réactance composée X L =4 Ω.

Solution 4 :
1) La puissance absorbée :
Pab= √3 U I cos φ= √3 × 400 ×20 ×0 , 85=11777,945 W
2) La puissance utile :
Pu=P ab−(P js + P fs + P jr + Pm )

3 2 3
P js= r I = × 0 ,15 × 20²=90 W
2 2

Pm=400 W

Pm 400
Pfs = = =200 W
2 2

P jr =P j amort =P j .c .excitation=U ex . I ex =35 ×10=350 W

Pu=11777,945−( 90+200+350+ 400 )=10737,945 W


3) Le rendement et le couple moteur :
 Le rendement :
Pu 10737,945
η= = =0,9117=91, 17 %
P ab 11777,945

 Le couple moteur :
Pu f 50
T= Avec n= = =10 trs /s
2 πn P 5

10737,945
T= =170 , 9 Nm
2× π × 10
4) La f.c.é.m. E' pour une réactance composée X L =4 Ω:
E ' =√ U 2ré + U 2l −2 ×U ré ×U l × cos ^
A
U l =X L × I ab=4 ×20=80 V
−1
cos φ=0 ,85 ⟹ φ=cos 0 , 85=31 ,78 °
^
A=90 °+ φ=90 °+ 31, 78 °=121 , 78° ⟹ cos ^
A=cos 121 , 78° =−0,5267

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

E' = √ 4002+ 802−2 × 400 ×80 × (−0,5267 )=447,335 V

EXERCICE 5: Un moteur synchrone triphasé fonctionne sous une tension constante de


5000V ; 50HZ et tourne à 1500tr/mn. Il absorbe une puissance de 250KW. Calculer :
1/ Le nombre de pole et le couple moteur ;
2/ La valeur du courant absorbé et son déphasage sur la tension :
a-Quand le moteur fournit au réseau 200KVAR de puissance réactive.
b-Quand le moteur absorbe 100KVAR de puissance réactive.
SOLUTION 5 :
1) Le nombre de pole et le couple :
*le nombre de pole :
60 × f 60× 50
P= = =2 paires de p ô les d’où on a 4pôles
ns 1500
* le couple moteur :

Pab 250000
= =1592 , 35 N . m=T
(
T= 2 π n S 2 ×3 , 14 × 1500
60 )
2-a) La valeur du courant absorbé :
S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√ (250000) +(20000) = 320156,21VA
2 2 2 2

320156 , 21
I= =36 , 96 A=I
√3 ×5000
Le déphasage du courant sur la tension :

P 250000 −1
cos φ= = =0 ,78=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 78 ) =38 ,73 °=φ
S 320156 ,21

b) La valeur du courant absorbé :


S
S= √ 3 ×U × I =¿ I =
√ 3× U
S= √ P +Q =√(250000) +(10000) = 269258,24VA
2 2 2 2

269258 ,24
I= =31 , 09 A=I
√ 3× 5000
Le déphasage du courant sur la tension :

P 250000 −1
cos φ= = =0 , 92=cosφ=¿ φ=cos ( 0 , 92 )=23 , 07 °=φ
S 269258 ,24

EXERCICE 6 : On fait fonctionner un moteur synchrone en compensateur synchrone. Il


est alimenté sous une tension de 320V ; 50HZ et il absorbe une puissance active de

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

40KW. Calculer le facteur de puissance de ce moteur pour qu’il fournisse une puissance
réactive de 69,2KVAR et calculer pour cette valeur le déphasage.
1) Le courant absorbé ;
2) La chute de tension inductive sachant que l’inductance d’un enroulement est de
L= 0, 20H ;
3) La force contre électromotrice E’.

SOLUTION 6:
Le courant absorbé Iab
Pab
Pab= √ 3 ×U × I × cos φ=¿ Iab=
√ 3 ×U × cosφ
Le facteur de puissance cosφ
*Le déphasageφ
Q 69200
tgφ = = =¿1,73
P ab 40000

−1 −1
tg φ=tg 1 ,73=60 °=¿ cos ( 60° )=0 , 5=cosφ

40000
Iab= =14 , 43 A=Iab
√ 3 ×320 × 0 ,5
La chute de tension inductive UL
UL=XL×Iab ; or XL= L×ω= 0,2×314=62 , 8 Ω= XL

UL= XL× Iab=62 , 8 ×14 , 43=906 ,20 V


La force contre électromotrice E’
Uréseau=320V ; UL= 906,20V
L’angle A= 90° + 60°= 150°
CosA = cos (150°)= -0,866
E’=√ ¿ ¿

E’=√ ¿ ¿ =4011V = E’

L’ALTERNATEUR
I. Constitution :
1) Rotor :(Inducteur)
Son circuit magnétique est généralement réalisé en type feuilleté. Il comprend une ou
plusieurs paires de pôles souvent saillants portant les bobinages inducteurs qui sont
connectés à des bagues fixées sur l’arbre. Des balais portés sur des flasques assurent la
liaison électrique avec le réseau d’excitation.
Dans les épanouissements polaires du rotor sont très souvent logées des barres en
cuivre nu ; toutes ces barres étant réunies entre elles à chacune de leurs extrémités par
des joints de court-circuit. L’ensemble de ces barres portent le nom de cage
d’amortissement de Le Blanc.
2) Stator : (Induit)
Son circuit magnétique est réalisé par un empilage de tôles magnétiques percées
d’encoches (semi-fermées) recevant les conducteurs des bobinages induits. Ces
bobinages formés de sections imbriquées les unes dans les autres et connectées entre

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

elles pour former un enroulement de phase. Il peut y avoir plusieurs enroulements de


phase répartis sur la périphérie du stator et décalés entre eux d’un angle correspondant
au nombre de phase (en triphasé : 120x3 = 360°).
Les extrémités de ces différents enroulements sont connectées aux bornes de
sortie.
II. Fonctionnement :
1) Formule de la f.é.m. (de KAPP)
Il y a plusieurs brins dans une encoche du stator. Soit k le nombre de brins par encoche.
La f.é.m. e k aux bornes de ces k conducteurs en série s’exprime par :
e k =k . Bm .l . r .cos ( ωt−ρ . θ )

Posons P .Ф m=k . Bm .l . r , On aura :

e k =P . Фm . cos ( ωt− ρ. θ )
Фm : Flux maximal d’une spire aller-retour du bobinage induit. Il désigne aussi le
flux utile par pôle induit.
Définition du coefficient de bobinage : K b
Soit E la valeur efficace de e kAR (f.é.m. de k spires aller-retour). Soit E'r la f.é.m. résultante
1
d’une phase (par paire de pôle), soit q le nombre d’encoches et soitq '= q .
3
'
πq
' sin( )
Er 2q
Kb= ; K b <1 ; K b ≈ 0,960 ou bien K b=
qE π
q' sin( )
2q

Si le champ tournant est tel que en tout point M de l’entre fer, le champ b ( θ , t ) est une
fonction sinusoïdale de θ ett , la valeur efficace de la f.é.m. par phase à vide est donnée
par : Er =2 , 22 K b . f . N .Ф
' '
EV =2 , 22. K b . K F . f . N 1 .Ф ; Posons que K =2 , 22. K b . K F ≈ 2 , 22
K est appelé coefficient de Kapp de la machine synchrone.
Valeur efficace du fondamental b ( θ , t )
K F=
Bm
√2
K F est appelé coefficient de forme.
2) Caractéristiques :
 Caractéristique à vide :
La vitesse de rotation est la vitesse nominale. Le flux par pôle Фm dépend de l’intensité
du courant d’excitation continu I r circulant dans les bobinages inducteurs de roue
polaire. A vide, le seul champ tournant existant est celui fourni par la rotation de la roue
polaire.
L’expression de la f.é.m. à vide (alternateur étant monophasé ou triphasé) est une
fonction linéaire de l’intensité I r; pour les faibles valeurs de I r, le circuit magnétique n’est
pas saturé.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

EV =Erém + a . I r EV =f ( I r )

Coefficient directeur

Zone de saturation

Zone non saturée

 Caractéristique en court-circuit :

Cette caractéristique I cc =f ( I r ) est tracée à la vitesse nominale, l’induit reste en court-


circuit et on mesure la valeur efficace du courant d’induit pour chaque valeur du courant
d’excitation continu I r de faible valeur.

I cc=b . I ex b : coef . directeur

Cette caractéristique est pratiquement une droite passant par l’origine. Elle est peu
sensible aux variations de vitesse.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

III. Réaction d’induit de l’alternateur en charge :


1) Relation de Behn-Eschenbourg :

A partir de l’expression : e 1 ( t )=2 , 22 K b . f . N . Ф1 max . √ 2 . sin ( ωt−δ ) , en valeur efficace


1
E1= . K b . N . ω . Ф1 max
√2
Dans l’hypothèse de Behn-Eschenbourg, on admet que la valeur du flux Ф1 max est
proportionnelle à la valeur efficace de l’intensité I du courant alternatif traversant
chaque phase de l’induit. Le circuit magnétique de la machine est alors non saturé et le
courant inducteur a une intensité I r < I r satur .
La f.é.m. E1 est obtenue à partir de l’auto et de la mutuelle induction des trois courants
triphasés de l’induit dans chaque phase de l’induit.
Si le flux Ф1 max est proportionnel à l’intensité I, la f.é.m. E1 sera proportionnelle à I et àω ,
la relation entre les valeurs complexes E1 et I d’une même phase s’exprime par :
E1=− j Lω I
Où L est une inductance appelé inductance synchrone ou cyclique de la machine. Sa
valeur est caractéristique de la machine, elle ne dépend que des éléments de
construction du circuit magnétique, du nombre d’encoches.
2) Diagramme de Behn-Eschenbourg :
Nous savons que chaque phase en relation complexe donne :
Erésult =E v + E1=E v − j L ω I
Erésult =¿ f.é.m qui alimente une charge donnée avec courant I sous une tension v
tension composée
(où ¿ ).
√3
Dans chaque enroulement, il faut tenir compte de :

 La résistance r de l’enroulement ;
 La réactance de fuite lω correspondant aux lignes de champ différentes de
celles du champ tournant.
La tension en charge aux bornes de l’enroulement induit est donnée par :
v=( E v − j L ω I ) – (r I + jlω I )
Posons : Lω=Lω +lω réactance totale. On aura :
v=E v −[ r + j ( L ω+lω ) ] I =E v −(r + jLω)I
v=E v −( r + jLω ) I
La représentation vectorielle de ces vecteurs donne :
B

A O
φ
C
I
M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)
Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Fig. 1 : Diagramme de BE de l’alternateur à pôles lisses


En projetant sur un axe horizontal OX et un axe vertical OY, on obtient :
E v =Evx + E vy Avec : E vx =v x +r I x + Lω I x et E vy =v y + r I y + Lω I y

En module on a :

{ {
v x =v v y =0

Lω I x =LωI sin φ Lω I y =LωI cos φ


{
E =v+ rI cos φ+ LωI sin φ
r I x =rI cos φ et r I y =−rI sin φ ⇒ vx
E vy =−rI sin φ+ LωI cos φ

E2v =E2vx + E 2vy ⇒ E v =√ E 2vx + E2vy

Dans la pratique r ≪ Lω , les points O et C peuvent être confondus, ce qui conduit au


diagramme simplifié de Behn Eschenbourg (BE) :
B

A
C H

Fig. 2 : Diagramme simplifié de BE

La figure 1 donne : ⃗
AB=⃗ E v ;⃗
AO=⃗v ; ⃗
OC = ⃗
rI ; ⃗
CB=⃗
LωI
Considérons le triangle AHB rectangle en H (fig. 2)
On a : E2v =AH 2 + HB 2
Dans le triangle CHB rectangle en H, on a :

{
CH
sin φ=⇒ CH =CB sin φ= LωI sin φ
CB car CB=LωI
HB
cos φ= ⇒ HB=CB cos φ=LωI cos φ
CB

Or AH = AC +CH =v+ CH =v + LωI sin φ car AC=v


2 2 2
E v =( v + LωI sin φ ) + ( LωI cos φ )
2 2 2 2
E v =v +2 LωIv sin φ+ ( LωI sin φ ) + ( LωI cos φ )
2 2 2 2 2
E v =v +2 LωIv sin φ+ ( LωI ) (sin φ+ cos φ)

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

E v =v +2 LωIv sin φ+ ( LωI ) ⇒ E v =√ v + ( LωI ) + 2 LωIv sin φ


2 2 2 2 2

IV. Alternateur en court-circuit ou en charge inductive pure: Détermination de Lω


1) Méthode française (ou canadienne)
Un essai en court-circuit a été réalisé. On a relevé la caractéristique I cc =f (I v )
( I v =I ex : courant d ' excitation ¿ .
C’est une droite passant par l’origine I cc =b I v .
Le diagramme de Behn Eschenbourg fournit
E
E v =( r + jLω) I cc en module, on a : E v =Z cc I cc⇒ Z cc = v
I cc
Avec Z cc =√ r ²+ Lω ⇒ Lω= √ Z cc −r ²
2 2

Si r ≪ Lω , on aura : E v = jLω I cc
Ev
En module ou valeur efficace, on a E v =Lω I cc ⇒ Z cc =Lω=
I cc

H
Application :
Déterminer la réactance synchrone Lω pour I v =5 A ; Ev =1015V et I cc =150 A

Solution :
La réactance synchrone est :
E v 1015
Lω= = =6,766 Ω
I cc 150

2) Méthode de l’A.I.E.E(American Institut of Electrical and Engineers)


Le diagramme de Behn Eschenbourg fournit :
E v −v L
E v =v L + ( r + jLω ) I L . En valeur efficace on obtient : E v =v L + Z I L ⇒ Z=
IL

Avec Z=√ r ²+ ( Lω )2 ⟹ Lω=√ Z ²−r ²


Si r ≪ Lω , on aura : E v =v L + jLω I L en valeur efficace, on aura :
E v −v L
E v =v L + Lω I L ⟹ Z=Lω=
IL

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

A partir d’un essai en charge sur 3 bobines présentant une charge triphasée équilibrée,
on note un point M L :
 La valeur de i v : courant continu inducteur ;
 La valeur efficace du courant I ¿ est le courant nominal de l’induit) ;
 La tension aux bornes d’une phase d’induit v L;
Déterminons la réactance synchrone Lω de BE à partir d’un essai en charge inductive
pure par la méthode de l’A.I.E.E.
E (i )−v L H M v −H M L
Z= v vL =
IL IL

E v (i vL)−v L H M v −H M L
Si r ≪ Lω , on aura : Z=Lω= =
IL IL

Application :
Pour une machine donnée, on a relevé i ex =5 A ; I L =100 A ; Ev =1015 V ; V L=340 V .
Déterminer la réactance synchrone de cette machine par la méthode de l’A.I.E.E.
Solution
La réactance synchrone de la machine est :
E v −v L 1015−340
Lω= = =6 , 75 Ω
IL 100
V. Pertes et rendement
1) Puissance utile = puissance fournie :
En triphasé : Pu=P f = √ 3 U L I L cos φ où I L est le courant de ligne et U L la tension de ligne.
2) Puissance absorbée :
❑ ❑
Pab=P f + ∑ P où ∑ P est lasomme des pertes
❑ ❑




P=P j stator + P j amort + P j exc + Pméc + Pf stator
3) Rendement :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Pu Pu √ 3 U L I L cos φ
η= = =

Pab √ 3 U L I L cos φ+ P js + P j amort + P j exc + Pméc + Pfs
Pu + ∑ P

VI. Couplage d’alternateurs en parallèle : Pour ce faire plusieurs conditions doivent


être réunies :
 Les chutes de tension en charge doivent être autant que possible les mêmes ;
 Les excitations doivent être prévues de telle façon que les tensions des
alternateurs connectés en parallèle varient dans le même sens, de la même quantité,
dans le même temps pour éviter que l’un des alternateurs ne fonctionne en moteur.
 Pour que le couplage puisse se faire d’un alternateur sur un autre ou sur un
réseau, il est nécessaire que les fréquences soient les mêmes, que les tensions soient les
mêmes sur les deux réseaux et nulles entre les conducteurs à réunir.
NB : Il faut que les phases soient concordantes et que les tensions dans les fils de phases
soient en opposition exacte avec celles du réseau lors du couplage. La fréquence est
réglée par la vitesse du moteur d’entrainement, la tension par le courant d’excitation de
l’alternateur.
Les dispositifs particuliers appelés indicateur de synchronisme ou synchroscopes
permettent de vérifier que les conditions normales sont réunies.

EXERCICE 1 : Un alternateur triphasé triangle débite un courant de 500A sous une tension de
1200V. La résistance mesurée entre deux bornes du stator est r = 0,07Ω. Les pertes joules au
rotor sont de 8140W quand le courant inducteur est de 37A. Les pertes constantes sont de
[Link] pour cosφ=0 , 8 :
a) La résistance d’un enroulement de phase ;
b) La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique et sa résistance ;
c) Les puissances actives et réactives ;
d) Le rendement.
SOLUTION 1:
a) La résistance d’un enroulement de phase :
3 3
R = 2 × r= 2 × 0 ,7=0,105 Ω=R

b) * La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique :


P Jr 8140
Pjr = U C × I C =¿ U C = I = 37 =220 V =U C
C

* La résistance de l’enroulement de phase : Rr

U C 220
Rr = = =5 ,94 Ω=R r
I C 37
c) * La puissance absorbée : Pab
Pab = √ 3 ×U × I × cos φ=√ 3 ×1200 ×500 × 0 ,8=831384,387 W =Pab
* La puissance réactive : Q

Q= √ 3 ×U × I × sin φ=√3 × 1200× 500 ×0 , 6=623538 ,3 VAR=Q


d) Le rendement : ɳ

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

PU
ɳ = P + ƩP
U

Pu = 831384,4W ; Pjr = 8140 W ;


3 2 3 2
PJS × r × I = ×0 , 07 ×(500) =26250 W PJS
2 2
Les pertes contantes sont de 15000 W

La somme des pertes est : 15000+26250+8140 = 49390 W=Ʃ pertes


PU 831384 , 4
ɳ = P + ƩP = 831384 , 4 +49390 =0,9439=94 , 39 %=ɳ
U

EXERCICE 2 : La tension entre phase d’un alternateur triphasé couplé en étoile est égale
à 13kv .Il débite un courant efficace d’intensité de 0,6KA dans une charge équilibré dont
le facteur de puissance est de 0,85.
1) Quelles sont les puissances actives, réactives et apparente ?
2) Sachant que le rendement de l’Alternateur atteint 98,5% ; calculer la puissance qu’il
absorbe.
3) Dans ces conditions de fonctionnement, déterminée les pertes de puissances de
l’Alternateur.
SOLUTION 2:

1) La puissance active, réactive et apparente :


*La puissance apparente : S
Q= √ 3 ×U × I =√ 3 ×1300 ×600=13509996 , 3 VA=S
*La puissance réactive : Q

Q= √ 3 ×U × I × sinφ=S × sinφ ; cos φ=0 , 85=¿ φ=cos−1( 0 , 85)=31 ,78 °=φ


φ=31 ,78 °=¿ sinφ=sin ( 31 , 78 ° )=0 , 52=sinφ

Q ¿ S × sinφ=13509996 , 3 ×0 , 52=7025198 , 07 VAR=Q


*La puissance active : P

P= √ 3 ×U × I × cosφ=S × sinφ
P = S × sinφ=13509996 , 3 ×0 , 85=11483496 , 85 W =P

2) La Puissance absorbée : Pab

UP Pu 11483496 , 85
ɳ = P =¿ Pab= ɳ = 0,985
=11658372 , 44 W =Pab
ab

3)La somme de pertes : ƩP

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

PU
ɳ = P + ƩP =¿ ɳ × ( Pu+ ƩP )=Pu=¿ ɳ × Pu+ɳ × ƩP=Pu−ɳ × Pu
U

Pu−ɳ × Pu 1148496 , 85−0,985 ×1148496 , 85


ƩP= = =174875 , 58
ɳ 0,985

EXERCICE 3: Un Alternateur triphasé est couplé en étoile ,4 pôles, fournit un courant de


800A sous une tension entre phase U = 400V à 50HZ un facteur de puissance de 0,86 La
résistance mesurée entre deux phases du stator est : r = 0,01Ω. Le rotor consomme 150A
sous une tension de 24V et les pertes constantes sont de 700W. Calculer :
1) La puissance utile;
2) Les pertes par effets joules, la puissance absorbée et le rendement ;
3) La fréquence de rotation ;
4) Le nombre de conducteurs par phase sachant que le flux sous un pôle est
0,025wb (prendre le coefficient de CAPP : 2,2)

SOLUTION 3 :

1) La puissance utile de l’Alternateur :


Pu= √ 3 ×U × I ×cos φ= √ 3 × 400 ×800 ×0 ,86=4766660 ,38 W =Pu
2) Les pertes joules au stator:
3
PJS = × r × ¿
2

PJr =U ex × I ex =24 ×150=3600 W =P Jr


*La puissance absorbée :

Pab = Pu + ∑ P

ƩP=P j s+ P j r + Pm + P fs

- Les pertes constantes : Pfs + pm =7000W

9600+3600+ 7000W =20200 W =Ʃp


Pab = Pu + ∑ P=476660 , 38+20200=496860 , 38 W =Pab

*Le rendement :

Pu 476660 , 38
η= = =0,9593=95 , 93 %=ɳ
P ab 496860 , 38

3) L fréquence de rotation :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

60 f 60× 50
n= = =1500 trs/min
P 2
4) Le nombre de conducteur par phase :
U 400
U = 2,2× N ca × ∅ × f =¿ N ca= = =145 , 45=N ca
2 , 2× ∅ × f 2, 2 ×0,025 ×50

N ca 145 , 45
= =48 , 48≈ 49
3 3

Le nombre de conducteur par phase est : 49.

Exercice 4 : Un alternateur triphasé 50Hz, tourne à la vitesse de 750 tours par minutes.
Son stator comporte 120 encoches régulièrement réparties, chacune d'elles contient 4
conducteurs. Toutes les encoches sont utilisées, les trois enroulements sont couplés en
étoile et leur résistance est négligée. Le coefficient de Kapp est de 2,14. On donne le flux
par pôle en fonction de l'excitation.

i(A) 8 10 11,8 15,4 17 20 26 34


Φ (mWb) 50 61 70 85 90 97 105 108
L'alternateur débite 150A purement inductifs sous la tension de 962V entre fils de ligne
avec une excitation de 15,4A.
1) Quel est le nombre de pôles de l'alternateur?
2) Quelle est la tension nominale à vide pour i=15,4A.
3) Calculer la réactance synchrone par enroulement pour cette excitation.
4) L’alternateur débite 80A avec un facteur de puissance de 0,8 (I est en avance sur U).
a) Déterminer en exploitant le diagramme de fonctionnement de B.E la tension
aux bornes de l’alternateur sachant que l’excitation reste égale à 15,4A.
b) Déterminer alors la puissance utile fournie à la charge.

Solution 4 :
1) Le nombre de pôle de l’alternateur :
60 × f 60 × f 60 ×50
n= ⟹ P= = =4 paires de pôles
P n 750

P=4 paires de pôles donc N P =2× P=2 × 4=8 pôles

2) La tension nominale à vide E vpour i=15,4A


q
E v =2 ,14 × N ca × f ×Φ avec N ca = × Nbre de conducteur
Nbre de phase
120
N ca = × 4=160
3
E v =2 ,14 × 160 ×50 ×0,085=1455 , 2V
3) La réactance synchrone par enroulement pour cette excitation :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

U 962
E v− 1455 , 2−
E v −vl √3 = √ 3 =5,999 ≈ 6 Ω
Lω= =
Il Il 150
4) L’alternateur débite 80A avec un facteur de puissance de 0,8 (I est en avance sur U).
a)La tension aux bornes de l’alternateur sachant que l’excitation reste égale à 15,4A.
E v =√ v + ( LωI ) + 2 LωIv sin φ
2 2

2 2 2
v + ( LωI ) +2 LωIv sin φ−Ev =0
2 2
v +2 ×6 × 80 ×0 , 6 × v + ( 6 ×80 ) −1455 , 2²=0
2
v +575 , 04 × v −1887974 , 4=0
∆=575 , 04 2−4 × (−1887974 , 4 )=7882568 , 6
−575 , 04−√ 7882568 , 6
v 1= =−1691,315 V à rejetter
2
−575 , 04 + √ 7882568 ,6
v 2= =1116,275V
2
v=1116,275V
U
v= l ⟹U l=√ 3× v =√3 × 1116,275=1933,445 V
√3
a) La puissance utile fournie par l’alternateur :
Pu=P f = √ 3 U l I l cos φ= √ 3 ×1933,445 × 80× 0 , 8=214324,798 W
Exercice 5 : Un alternateur triphasé dont les enroulements du stator sont couplés en
étoile fournit, en charge nominale, un courant d'intensité I = 200 A sous une tension
efficace entre phases .U = 5000 V lorsque la charge est inductive (cos φ = 0,87). La
résistance d'un enroulement du stator est r = 0,02 Ω. La fréquence du courant est 50 Hz,
la fréquence de rotation 250 tr/min. L'ensemble des pertes dites ''constantes'' et par
effet Joule dans le rotor est 220 kW

i (A) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Ev (V) 0 1050 2100 3150 4200 5200 5950 6550 7000 7300 7500
Ev est la valeur efficace de la f.é.m. entre phases et i est l'intensité du courant
d'excitation.
Un essai à vide en court-circuit a donné, pour un courant d'excitation d'intensité i = 40 A,
un courant dans les enroulements du stator d'intensité I = 2500 A.
1) Quel est le nombre de pôles du rotor?
2) Calculer la réactance synchrone d'un enroulement du stator (elle sera supposée
constante dans le reste du problème).
3) Le flux maximum sous un pôle étant de 0,025 Wb, le coefficient de Kapp valant 2,08 et
le nombre de conducteurs actifs par phase 1149, calculer la f.é.m. entre phases.
4) En utilisant le diagramme de Behn-Eschenbourg, retrouver cette f.é.m. entre phases.
Quelle est alors l'intensité du courant d'excitation?
5) Calculer la puissance nominale de l'alternateur et le rendement.

Solution5 :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

1) Le nombre de pôle du stator N P

60 × f 60 × f 60 ×50
n= ⟹ P= = =12 paires de pôles
P n 250

P=12 paires de pôles donc N P =2× P=2 ×12=24 pôles


2) La réactance synchrone simple x l
Ev
Z cc =
I cc
Si I ex =40 A ⟹ EV =4200 V et I cc =2500 A
4200
Z cc = =1 , 68 ΩComposée
2500
Z 1 , 68
Z cc simple= cc = =0,96994 Ω
√3 √ 3
x l=√ Z cc simple−r ²=√ 0 , 96994²−0 ,02²=0,9697 Ω
2

3) La f.é.m entre phases EV


 La f.é.m sur une phase E v
E v =2 , 08× N ca × f × Φ=2 ,08 × 1149 ×0,025 ×50=2987 , 4 V
 La f.é.m entre phases EV (Composée)
EV =√ 3 × E v =√ 3 × 2987 , 4=5174 , 33 V
4) En utilisant le diagramme de Behn-Eschenbourg :
 Retrouvons cette f.é.m entre phase :
 La f.é.m simple (sur une phase) :
E v =Evx + E vy
5000
E vx =v+ rI cos φ+ LωI sin φ= +0 , 02× 200 ×0 , 87+ 0,9697 ×200 ×0,493=2985,844 V
√3
E vy =−rI sin φ+ LωI cos φ=−0 ,02 ×200 × 0,493+0,9697 ×200 × 0 , 87=165,008 V
E v =√ E2vx + E2vy =√ 2985 , 844²+165 , 008²=2990 , 4 V
 La f.é.m entre phases EV (Composée)
EV =√ 3 × E v =√ 3 × 2990 , 4=5179,525 V
 L’intensité du courant d’excitation :
EV =5200 V → I ex =50 A
5179,525× 50
EV =5179,525 V → I ex = =49,803 A
5200
5) Calculons :
 La puissance nominale de l’alternateur :
Pn=Pu =√ 3× U × I × cos φ=√ 3× 5000 ×200 ×0 , 87=1506884,203 V
 Le rendement :
Pu ❑
η= ❑ Avec ∑ P=P j stator + P j amort + Pméc + Pf stator
Pu + ∑ P

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

P j stator =3 RI ²=3× 0 , 02× 200²=2400W

P j amort + Pméc + Pf stator =220 KW =220000W




P=2400+220000=222400 W

1506884,203
η= =0,8713
1506884,203+ 222400

Exercice 6 : BT2 2002


La centrale de Manantali comporte un alternateur de 15MVA de facteur de puissance de
0,80 avec une fréquence f =50 Hz . Cette centrale a un débit de 10m3/s pour une hauteur
de chute d’eau de 150m. L’alternateur a 92 pôles et débite un courant de 1KA avec une
production annuelle de 24000MWh. Calculer
1) La vitesse de rotation de l’alternateur ;
2) La puissance de la chute d’eau ;
3) Le rendement du groupe (turbine-alternateur) ;
4) Le temps de fonctionnement dans l’année ;
5) La puissance réactive ;
6) La tension à la sortie de l’alternateur.
NB : Prendre g=9 , 81m/ s2 ; 1l d ' eau=1dm3=1 Kg
Solution 6 :
1) La vitesse de rotation de l’alternateur :
60 × f 60 ×50 60 ×50
n= = = =65,217 trs /min
P 92/2 46
2) La puissance de la chute d’eau :
W ch
Pch =
t
'
Avec W ch : Energie de lachute ; P : Poids de l eau ; H : Hauteur de la chute
W ch=P × H
 Le poids de l’eau P=M × g
Avec M =10 ×10 3 l=10 × 103 Kg=104 Kg
Donc P=M × g=104 × 9 ,81=98100 N
 L’énergie de la chute d’eau est donc :
W ch=P × H=98100 ×150=14715 Kj
D’où la puissance de la chute :
W ch 14715 × 103
Pch = = =14715 KW
t 1
3) Le rendement du groupe (turbine-alternateur)
Pu
η=
P ch

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

6
Avec : Pu=P f =S × cos φ=15 ×10 ×0 ,8=12 000 000=12 000 KW
Pch =Pab=14715 KW
D’où :
P u 12 000 ×103
η= = =0,8154=81 , 54 %
P ch 14715 ×103
4) Le temps de fonctionnement dans l’année :
'
Pu ' 6
t= Avec Pu :la productionannuelle=24 000× 10 Wh
Pu
'
P u 24 000× 106
D’où t= = =2 000 heures
P u 12000 ×10 3

5) La puissance réactive :
6
Q=S × sin φ=15 × 10 × 0 , 6=9 000 000=9000 KVAR
6) La tension à la sortie de l’alternateur :
Pu=P f = √ 3 ×U × I ×cos φ
Pu 12 000 ×10
3
⟹ U= = =8660,254 V
√ 3 × I × cos φ √ 3 ×103 ×0 , 8
EXERCICE 7 : Un Alternateur triphasé couplage en triangle débite un courant de 500A
sous une différence de potentiel de 1200V. La résistance entre deux bornes du stator est
r = 0,07Ω. Les pertes joules au rotor est de 8140W quand le courant inducteur est
de37A. Les pertes constantes sont de 15KW. Calculer pour cosφ =0,8 :
a) La résistance d’un enroulement de phase ;
b) La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique et sa résistance ;
c) Les puissances active et réactive ;
d) Le rendement.
SOLUTION 7:
La résistance d’un enroulement de phase
3 3
R= r = ×0 , 07=0,105 Ω=R
2 2
La tension d’alimentation de l’enroulement rotorique ou tension continu
P JR 8140
UC= = =220 V
IC 37
La résistance rotorique : Rr
U C 220
Rr= = =5 ,94 Ω
I C 37
La puissance active :
Pab= √ 3 ×U × I × cos φ = √ 3 ×1200 ×500 ×0 ,8=831384,387 W
La puissance réactive :Q
Q=√ 3 ×U × I × sin φ=√ 3 × 1200× 500 ×0 , 6=623538 ,3 VAR
Le rendement : Ƞ
Pu
Ƞ=
Pu+ Ʃ P

3 2 3
Pjs= r I = × 0 ,07 ¿ = 26250W
2 2

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

La somme des pertes = 15000+26250+8140= 49390W

831384 , 4
Ƞ= 831384 , 4 +49390 =0,9439=94 , 39 %=ɳ

LE TRANSFORMATEUR
I. Définition : Le transformateur est un appareil électrique statique à induction qui
transforme un système de courant alternatif en un autre système de courant alternatif
d’intensité et de tension différente mais de même fréquence.
Symboles électriques :
(a) (b)

II. Constitution d’un transformateur :


Circuit magnétique

Générateur

Un transformateur est constitué par :


 Deux circuits électriques isolés :
 Le primaire : l’entée
 Le secondaire : la sortie
 Un circuit magnétique sur lequel sont bobinés les circuits électriques :
 N1 spires pour le primaire
 N2 spires pour le secondaire
Le circuit magnétique permet de guider le flux magnétique
III. Principe de fonctionnement :
 Bobinage primaire : en présence des gradeurs alternativesu1 et i 1, il y a création un
champ magnétique alternatif et une force électromotrice e 1apparait.
Le circuit magnétique permet la circulation du flux magnétique alternatif entre le
primaire et le secondaire.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

 Bobinage secondaire : en présence du champ magnétique crée par le primaire, il


y aura création d’une force électromotrice induite e 2(Loi de Faraday). Si l’on branche
une charge au secondaire, il y aura création d’une tension u2et d’un couranti 2.
Le transformateur est une machine à flux forcé. En effet :
 Au primaire : La tensionV 1, la fréquence f et le nombre de spire N 1 sont imposés.
 Le flux magnétiqueϕ traversant l’enroulement primaire ne peut pas prendre
n’importe quelle valeur, il est imposé par le primaire.
Formule de Boucherot pour le transformateur :
La tension au primaireV 1, le nombre de spire N 1, la fréquence f et la valeur
maximaleϕ max du flux magnétique sont liés par la formule :
V 1=4 , 44 N 1 f ϕ max Avec ϕ max =B max S ⟹ V 1=4 , 44 N 1 Bmax S f

De même au secondaire on a :
V 2=4 , 44 N 2 f ϕ max ⟹V 2=4 , 44 N 2 Bmax S f

IV. Le transformateur parfait :


1) Les pertes dans un transformateur :

 Dans les circuits électriques on a :


 Pertes par effet Joule (actives) ;
 Pertes de flux magnétique au niveau des enroulements (réactives).
 Dans le noyau magnétique on a :
 Pertes fer (actives) : par hystérésis (retard à la magnétisation) et
courant de Foucault (courants apparaissant dans une masse
conductrice sous l’effet d’un champ magnétique variable) ;
 Pertes de flux magnétique (réactives) ;
 Réluctance R du noyau : il s’oppose à être traversé par le flux
magnétique (réactives).
2) Définition d’un transformateur parfait (ou idéal)
Un transformateur parfait est un transformateur qui ne consomme plus de courant à
vide, les chutes de tension sont nulles, les fuites magnétique sont supposées
négligeables.
Un transformateur parfait, ou idéal, est un transformateur dans lequel il n’y a aucune
perte (ni active, ni réactive).
3) Schéma équivalent :

De part la deuxième loi de Kirchhoff : { u1 + E1=R 1 ∙ I 1


u2−E2 =−R2 ∙ I 2

4) Propriétés :
a) Rapport de transformation dans le cas idéal :
On donne :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

 V 1 et I 1les valeurs efficaces de la tension et du courant du


primaire
 V 2 et I 2les valeurs efficaces au secondaire
Pour les tensions :
V 2 N2
= =m
V 1 N1
Pour les courants :
I2 N1 1
= =
I1 N2 m
m est appelé rapport de transformation
b) Type de transformateur :
 Si m>1 ,V 1<V 2 : Le transformateur est élévateur de tension
 Si m<1 ,V 1>V 2 : Le transformateur est abaisseur de tension
 Si m=1 , V 1=V 2 : Transformateur d’isolement
c) Lois de conservation :
Le transformateur idéal conserve :
 La puissance apparente S=VI ⟹ S 1=S 2
 Le déphasage φ entre tension et courant ⟹ φ1=φ2
 La puissance active P=VI cos φ ⟹ P1=P2
 La puissance réactive Q=VI sin φ ⟹Q 1=Q2
d) Théorème du transfert d’impédance :
Enoncé 1 : On ne change rien au courant absorbé d’un transformateur parfait en
transportant du secondaire au primaire une impédance Z charge à condition de la diviser
par le carré du rapport de transformation m .
Enoncé 2 : On ne change rien au courant secondaire (courant appelé) d’un
transformateur parfait en transportant du primaire au secondaire une impédance Z P à
condition de la multiplier par le carré du rapport de transformation.
V. Le transformateur réel : On prend en compte les pertes joule, la réluctance du
noyau et les fuites magnétiques. C'est-à-dire :
 Pertes actives :

{ Les pertes joule dans les enroulements P j 1 et P j 2


Les pertes fer dans≤noyau(hystérésis et cournats de Foucault)
⟹ Résistances

 Pertes réactives :

{ Les fuites magnétiques ϕ f


La magnétisationdu noyau ϕ m
⟹ Inductances

Noyau

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

1) Fonctionnement à vide :
a) Définition : Un transformateur est à vide quand l’enroulement secondaire
n’alimente aucune charge.
Dans ce cas le secondaire est un générateur à circuit ouvert et la tension u2 est gale à la
f.é.m E2.
b) Courant à vide I 10 ou I 1 v:
On mesure un courant primaire faible mais non nul : c’est le courant de magnétisation
I 10
Au secondaire à vide : P j2 =0
Le courant de magnétisation I 10étant faible alors, P j1 ≃0
Faible magnétisation : ϕ f ≃ 0
c) Schéma équivalent du transformateur à vide :
o Ce que représente I 10:
o La magnétisation du noyau ϕ m ⟹ inductance l m
o Les pertes fer : Pf ⟹ Résistance R F
o Schéma équivalent à vide :

Ensuite on peut le ramener au primaire ou au secondaire


d) Les grandeurs électriques à vide :
 Pas de chute de tension au secondaire :
V 20
m=
V 10
 Les pertes fer sont des puissances actives :
Pfer =P10=V 10 ∙ I 10 a
2) Le transformateur en charge :
a) Schéma équivalent :On prend en compte toutes les pertes

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)

au primaire au secondaire
Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

b) Relations :
 Courant : effets de la magnétisation
' '
I 1=I 10+ I 2 avec I 2=−m I 2

 Tension : effets de r 1 , r 2 , l 1 et l 2

Le schéma équivalent est compliqué, ce qui implique des relations compliquées.


Pour des besoins de calcul on simplifie le schéma équivalent en admettant l’hypothèse
de Kapp.
c) L’hypothèse de Kapp :
Elle consiste à négliger la magnétisation du noyau : pas de pertes fer, pas de réluctance.
Sur le schéma équivalent cela revient à supprimer la branche de magnétisation.

Attention ! Il n’est pas toujours possible d’admettre l’hypothèse de Kapp.


Quand peut-on utiliser l’hypothèse de Kapp ?
 On peut l’utiliser quand le courant de magnétisation est négligeable devant le
courant au primaire :
I 10 ≪ I 1 ⟹ en régime nominal
I 1n
Dans ce cas : m=
I 2n
 On ne peut pas l’utiliser quand le courant de magnétisation est de l’ordre du
courant primaire :
I 10 I 1 ⟹ à vide

Définition du régime nominal : notion très utilisée en électrotechnique.


Le régime nominal d’une machine correspond aux conditions de fonctionnement pour
lesquelles la machine est prévue. C’est dans ce régime que ses performances sont les
meilleures.
d) Diagramme de Kapp au primaire :
 Schéma équivalent ramené au primaire :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Dans l’hypothèse de Kapp, quand on travail au primaire, on a : V 1=R p I 1+ j X p I 1 +V 2 /m


r2 l2 ω X2
Avec : R P=r 1 + 2 et X P =l 1 ω+ 2 =X 1+ 2 Z P =√ R P + X P
2 2

m m m

 La représentation de Fresnel donne le diagramme de Kapp au primaire.

Axe de

Tracé effectué dans le cas d’une charge inductive (positiv

O X
Ou encore

e) Diagramme de Kapp au secondaire :


 Schéma équivalent ramené au secondaire :

Dans l’hypothèse de Kapp, quand on travail au secondaire, on a :


m V 1=V 2 V =R S I 2 + j X S I 2 +V 2
Avec : R S=r 2 +m r 1 ; X S=l 2 ω+ m2 l 1 ωet Z S=√ R2S + X 2S
2

 La représentation de Fresnel donne le diagramme de Kapp au secondaire :

Axe de

Tracé effectué dans le cas d’une charge inductive (pos

O X
M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)
Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Ou encore

NB : Dans l’hypothèse de Kapp, en travaillant au secondaire en court-circuit on a :


2
P1 cc =R S I 2 cc et m V 1 cc =Z S I 2 cc

L’expression approchée de la chute de tension est :

∆ V 2 =V 2 V −V 2=R S I 2 cos φ2+ X S I 2 sin φ2

VI. Transformateur triphasé :


A la place de 3 transformateurs monophasés sur chaque phase, nous allons utiliser
un seul transformateur triphasé qui couvrira les trois phases.
1) Les couplages usuels des transformateurs triphasés :
Les couplages usuels des transformateurs triphasés sont :
Etoile-Etoile (ΥΥ) ; Triangle-Triangle (∆∆) ; Etoile-Triangle (Υ∆) ; Triangle-
Etoile (∆Υ) ; Etoile-Zigzag (ΥZ) ; Triangle-Zigzag (∆Z).
2) Formule des couplages usuels :
 Le rapport de transformation interne est donné par la formule :
N2 V 2N
m= =
N1 V 1N
Avec : V 2 N : Tension secondaire simple
V 1 N : Tension primaire simple nominale.
U2V I L 1N
*Le rapport de transformation externe est donné par la formule : M = =
U 1 N I L2
Avec : U 2 V : Tension secondaire composée
U 1 N : Tension primaire composée nominale
I L : Courant de ligne.
 Couplage identique au primaire et au secondaire (ΥΥ et ∆∆) :
N2 U2V I L 1N
m=M = = =
N 1 U 1 N I L2
 Couplage Triangle-Etoile (∆Υ) (∆ au primaire et Y au secondaire) :
M =m √ 3
 Couplage Etoile-Triangle (Υ∆)
m
M=
√3
 Couplage Etoile-Zigzag (ΥZ)
M= √
m 3
2
 Couplage Triangle-Zigzag (∆Z)
m
M=
2 √3

VII. Bilan de Puissance, pertes et mesures :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

1) Bilan de Puissance :

Puissance absorbée P1 Primaire Circuit Magnétique Secondaire Puissance utile P2

Pertes joule Pj1 Pertes magnétique Pfer Pertes joule Pj2

a) Puissance apparente :
S2= √ 3 U 2 I 2 (VA) En triphasé.
S2=U 2 I 2 (VA) En monophasé
b) Puissance absorbée :

En triphasé : P1=S1 cos φ=√ 3 U 1 I 1 cos φ

En monophasé : P1=S1 cos φ=U 1 I 1 cos φ

c) Puissance active utile :

P2=S2 cos φ=√ 3 U 2 I 2 cos φ (W) en triphasé

P2=S2 cos φ=U 2 I 2 cos φ (W) en monophasé

d) Rendement :
Le rendement dépend du régime de fonctionnement, il est meilleur en régime nominal.
Il y a deux façons d’écrire le rendement :
P2
 Mesure directe : η=
P1
P1−P j 1−P j2 −P fer P2 P2
 Mesure des pertes : η= = =
P1 P2+ P j 1 + P j 2 + Pfer P2 + F+C
Avec : F=Pfer =P0 :Puissance à vide
1 2
C=P j1 + P j 2= r I 2=P cc : Puissance en court −circuit
2
2) Mesure :
a) Méthode directe : Mesure de P1 et de P 2

W W

 Rendement proche de 100%


 Difficultés à évaluer le rendement : impossible en pratique.
b) Méthode des pertes séparées :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Cette méthode est plus fiable, elle nécessite trois essais pour mesurer : P1 , P j 1+ P j 2 et P2
 Essai à vide :
 Tension primaire nominale
 Courant faible ⟹ Pertes joule négligeables
 Mesure de Pfer

P1 V =P fer=V 1 n I 10 cos φ 1V

 Essai en court-circuit :
- Tension réduite ⟹ Pertes fer négligeables
- Courant primaire nominal
- Courants élevés ⟹ mesure de P j1 + P j 2

 Essai en charge nominale :


 Tensions et courants nominaux
 Mesure de P1 (au primaire)

VIII. Refroidissement du transformateur :

Malgré leur rendement excellent (voisin de 1) les transformateurs s’échauffent. Cet


échauffement est dû aux pertes joules primaires, aux pertes joules secondaires et aux pertes
fer (par hystérésis et par courants de Foucault).Il est donc nécessaire de maintenir les
enroulements à une température raisonnable pour éviter toute destruction. Ainsi quatre (4)
lettres sont utilisées (norme NFC 52-100) pour caractériser le type de refroidissement :

 La première et la troisième lettre désignent la nature de l’agent de


refroidissement.
 La deuxième et la quatrième lettre désignent le mode de circulation de l’agent
de refroidissement.

Symbol Nature de l’agent de


e refroidissement

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

A Air
G Gaz (hexafluorure de soufre SF6
L Askar el
O Huile minérale
S Isolant solide (Quartz)
W Eau

Symbol Mode de circulation


e
D Forcée et dirigée dans les
enroulements
F Forcée
N Naturelle

Exemple :
 ONAN : Transformateur immergé dans l’huile (O) à circulation naturelle (N) avec
refroidissement extérieur par air (A) à ventilation naturelle (N).
 ONAF : Transformateur immergé dans l’huile (O) à circulation naturelle (N) avec
refroidissement extérieur par air (A) à ventilation forcée (F).
Exercice 1 : Un récepteur d’impédance Z = 5(20+j20) est alimenté par le secondaire d’un
transformateur parfait de rapport m = 0,5. Sur son primaire est monté un condensateur de
capacité c = 16 µF. L’ensemble étant alimenté sous 220V, 50Hz.
Calculer le courant dans le récepteur dans les cas suivants :
 Au cas où le schéma sera vu du primaire (transfert d’impédance du secondaire vers le
primaire).
 Au cas où le schéma sera vu du secondaire (transfert d’impédance du primaire vers le
secondaire).

Solution1
 Au cas où le schéma sera vu du primaire :
 Soit Z P l’impédance du primaire
1 1
Z P=− j =− j =− j 198,944 Ω
Cω 6
16 ×10 ×2 π × 50
 L’impédance au secondaire est Z=100+ j 100
 L’impédance au secondaire vu du primaire est
' 1 1
Z = 2 × Z= 2
× ( 100+ j100 )=400+ j 400
m 0,5
 L’impédance totale du transformateur vu du primaire est :
'
ZT =Z P + Z =400+ j 400− j198,944=400+ j 201,056
|Z T|=√ 4002 +201,0562=447,687 Ω
 Le courant primaire
U1 220
I 1= = =0,491 A
|Z T| 447,687

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

I1 I 1 0,491
On sait que m= ⟹ I 2= = =0,982 A
I2 m 0,5
 Au cas où le schéma sera vu du secondaire :
 L’impédance au primaire vu du secondaire :
' 2 2
Z P=m × Z P=0 ,5 × (− j198,944 )=− j 49,736
 L’impédance totale du transformateur vu du secondaire :
'
ZTs =Z P + Z=− j 49,736+100+ j100=100+ j 50,264
|Z Ts|=√100 2+50,264 2=111,922 Ω
U2
I 2= avec U 2=m ×U 1=0 ,5 × 220=110 V
|Z Ts|
110
I 2= =0,982 A
111,922

Exercice 2 : L’un des transformateurs de Manantali porte les indications suivantes :

 Transformateur triphasé ;
 Primaire couplé en triangle ;
 Secondaire couplé en étoile avec neutre ;
 Tension primaire U1N = 240 KV ;
 Nombre de spires primaire N1 = 1600 ;
 Nombre de spires secondaire N2 = 44 ;
1) Calculer les tensions disponibles au secondaire (simple et composée).
2) Quand le débit secondaire est de 120A, quel est le courant primaire :
a) Dans un fil de ligne IL ?
b) Dans un enroulement I ?
3) Le même transformateur a été soumis à deux essais au cours desquels la puissance
mesurée par la méthode des deux wattmètres :
 A vide : PabAV =450W ; PabBV = - 250W
 En court -circuit : PA = 250W ; PB = 150W
a) Calculer les pertes dans le fer et le facteur de puissance à vide.
b) Calculer les pertes dans le cuivre et le facteur de puissance de court- circuit.
4) Le même transformateur a son primaire monté en étoile, calculer les tensions disponibles
au secondaire quand ce dernier est monté :
a) En étoile ;
b) En triangle ;
c) En zigzag.

Solution2
1) Les tensions disponibles au secondaire :
 Le rapport de transformation interne
N2 44
m= = =0,0275
N 1 1600
 Le rapport de transformation externe

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

M =m × √ 3=0,0275× √ 3=0,04763
 La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,04763 ×240 000=11,4312 KV
 La tension simple secondaire :
U 2 11,4312
v 2= = =6 ,6 KV
√3 √3
2) Le courant primaire :
a) Dans un fil de ligne :
U2 I1
M = = ⟹ I 1=M × I 2=0,04763× 120=5,7156 A
U1 I2
b) Dans un enroulement :
I 5,7156
I 1= 1 = =3 , 3 A
√3 √3
3) A vide : PabAV =450W ; PabBV = - 250W
En court- circuit : PA = 250W ; PB = 150W
a) * Les pertes dans le fer :
F=Pabv =PabAV + P abBV =450−250=200 W
 Le facteur de puissance à vide :
Qabv =√ 3 × ( PabAV −PabBV )= √ 3 ( 450+ 250 )=1212,4356 VAR
Qabv 1212,4356
tan φ1 v = = =6,062178
P abv 200
−1
φ 1 v =tan ( 6,062178 )=80,633 ° ⟹ cos φ1 v =0,16275
b) *Les pertes dans le cuivre :
C=P A + P B=250+ 150=400W
 Le facteur de puissance de court- circuit :
Q1 CC= √ 3 × ( P A−P B )= √ 3 ( 250−150 )=100 √ 3=173,205 VAR
Q 1CC 173,205
tan φ1 Cc= = =0,4330125
Pab 1 cc 400

−1
φ 1Cc =tan ( 0,4330125 )=23,4132 ° ⟹ cos φ1 Cc=0,91766
4) Les tensions disponibles au secondaire :
a) Montage étoile-étoile :
m=M =0,0275
 La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,0275 ×240000=6 , 6 KV
 La tension simple secondaire :
U 6 , 6 ×103
v 2= 2 = =3,810511 KV
√3 √3
b) Montage étoile-triangle :
m 0,0275
M= = =0,015877
√3 √3
 La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,015877 ×240000=3,81048 KV
 La tension simple secondaire :
v 2=U 2=3,81048 KV
c) Montage étoile-zigzag :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

m √ 3 0,0275 × √ 3
M= = =0,023816
2 2
 La tension composée secondaire :
U 2=M ×U 1=0,023816 ×240000=5,71584 KV
 La tension simple secondaire :
U 2 5,71584 ×10 3
v 2= = =2,85792 KV
2 2

Exercice 3 : Un transformateur de distribution possède les caractéristiques nominales


suivantes : S2N = 25 KVA, PJoule N= 700 W et Pfer = 115 W.
1- Calculer le rendement nominal pour :
 une charge résistive
 une charge inductive de facteur de puissance 0,8
2- Calculer le rendement pour une charge résistive qui consomme la moitié du courant
nominal.

Solution3
1- Calculons le rendement nominal pour :
- une charge résistive
P2 = S2 cos 2
La charge est résistive : cos 2 =1
P2N = 250001 = 25 kW
P1 = P2 + pertes Joule + pertes Fer = 25000 + 700 +115 = 25,815 kW
Rendement nominal :  = P2/P1 = 96,8 %
- une charge inductive de facteur de puissance 0,8
 = (250000,8)/(250000,8 + 700 + 115) = 96,1 %
2- Calculons le rendement pour :
- une charge résistive qui consomme la moitié du courant nominal
P2 = S2 cos2
I2 = I2N/2 donc: P2 P2N/2 12,5 kW
Les pertes Joule sont proportionnelles au carré des courants (Loi de Joule).
Pjoule = 700(1/2)² = 175 W
 = (12500)/(12500 + 175 + 115) = 97,7 %

Exercice 4 : Les essais d'un transformateur monophasé ont donné :


A vide : U1 = 220 V, 50 Hz (tension nominale primaire) ; U2v = 44 V ; P1v = 80 W ; I1v =1 A.
En court-circuit : U1cc = 40 V ; P1cc =250 W ; I2cc =100 A (courant nominal secondaire).
En courant continu au primaire : I1 = 10 A ; U1 = 5 V.
Le transformateur est considéré comme parfait pour les courants lorsque ceux-ci ont leurs
valeurs nominales.
1- Déterminer le rapport de transformation à vide mv et le nombre de spires au secondaire, si
l'on en compte 500 au primaire.
2- Calculer la résistance de l’enroulement primaire R1.
3- Vérifier que l'on peut négliger les pertes par effet Joule lors de l'essai à vide (pour cela,
calculer les pertes Joule au primaire).
4- En admettant que les pertes dans le fer sont proportionnelles au carré de la tension
primaire, montrer qu'elles sont négligeables dans l'essai en court-circuit.
Faire l’application numérique.
5- Représenter le schéma équivalent du transformateur en court-circuit vu du secondaire.
En déduire les valeurs Rs et Xs caractérisant l'impédance interne.

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Quels que soient les résultats obtenus précédemment, pour la suite du problème, on prendra
Rs = 0,025 et Xs = 0,075 .
Le transformateur, alimenté au primaire sous sa tension nominale, débite 100 A au secondaire
avec un facteur de puissance égal à 0,9 (charge inductive).
6- Déterminer la tension secondaire du transformateur.
En déduire la puissance délivrée au secondaire.
7- Déterminer la puissance absorbée au primaire (au préalable calculer les pertes globales).
En déduire le facteur de puissance au primaire et le rendement.

Solution4

1- Déterminons le rapport de transformation à vide mv et le nombre de spires au secondaire, si


l'on en compte 500 au primaire.
mv = U2V/U1 = 44 / 220 = 0,2
N2 = N1*mV = 500 × 0,2 = 100 spires
2- Calculons la résistance de l’enroulement primaire R1.
R1 = U1 /I1 = 5 / 10 = 0,5 
3- Vérifions que l'on peut négliger les pertes par effet Joule lors de l'essai à vide (pour cela,
calculer les pertes Joule au primaire).
Pertes Joule au primaire = R1 I1v² = 0,5 W << 80 W donc négligeables.
4- En admettant que les pertes dans le fer sont proportionnelles au carré de la tension
primaire, montrons qu'elles sont négligeables dans l'essai en court-circuit.
Faire l’application numérique.
PferCC = P1V*(U1cc /U1)² = 80 × (40 / 220)² = 2,6 W
2,6 W << 250 W donc négligeables.
5- Représentons le schéma équivalent du transformateur en court-circuit vu du secondaire.
En déduisons les valeurs Rs et Xs caractérisant l'impédance interne.

Rs = P1cc /(I2cc)² = 250 / 100² = 0,025 


Zs = mv U1cc / I2cc = 0,080 

6- Déterminons la tension secondaire du transformateur.


En déduisons la puissance délivrée au secondaire.
U2 = (RS cos 2 + XS sin 2)*I2 = 5,5 V
U2 = U2V - U2 = 44 - 5,5 = 38,5 V
P2 = U2 I2 cos 2 = 3460 W
7- Déterminons la puissance absorbée au primaire (au préalable calculer les pertes globales).
En déduisons le facteur de puissance au primaire et le rendement.
Pertes globales = F+C = P1V + P1CC = 80 + 250 = 330 W

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

P1 = P2 + Pertes globales = 3460 + 330 = 3790 W


Rendement :  = 3460 / 3790 = 91 %
P1 = U1 I1 cos 1 = U1 mv I2 cos 1  cos 1 = P1/(U1 mV I2)
D’où : cos 1 = 0,86

Exercice 5 : Un transformateur monophasé a les caractéristiques suivantes :


- tension primaire nominale : U1N = 5375 V / 50 Hz
- rapport du nombre de spires : N2/N1 = 0,044
- résistance de l’enroulement primaire : R1 = 12 
- résistance de l’enroulement secondaire : R2 = 25 m
- inductance de fuite du primaire : L1 = 50 mH
- inductance de fuite du secondaire : L2 = 100 μH
1- Calculer la tension à vide au secondaire.
2- Calculer la résistance des enroulements ramenée au secondaire RS.
3- Calculer l’inductance de fuite ramenée au secondaire LS. En déduire la réactance de fuite
XS. Le transformateur débite dans une charge résistive R = 1 .
4- Calculer la tension aux bornes du secondaire U2 et le courant qui circule dans la charge I2.

Solution5

1- Calculons la tension à vide au secondaire.


U2V = U1N*mV = 53750,044 = 236,5 V
2- Calculons la résistance des enroulements ramenée au secondaire RS.
RS = R2 + R1 mv² = 0,025 + 120,044² = 48,2 m
3- Calculons l’inductance de fuite ramenée au secondaire LS. En déduisons la réactance de
fuite XS.
LS = L2 + L1 mv² = 10010-6+ 5010-30,044² = 197 μH
XS = LS= 19710-6250 = 61,8 m
Le transformateur débite dans une charge résistive R = 1 .
4- Calculons la tension aux bornes du secondaire U2 et le courant qui circule dans la charge I2.
Schéma électrique équivalent :

Impédance complexe totale : Z = (RS+R) + jXS


Impédance totale : Z = ((RS+R)² + XS²)1/2
Courant au secondaire : I2 = U2 vide/Z

Loi d’Ohm : U2 = RI2 = 225,2 volts


Autre méthode :
U2 = U2V –U2 (RS cos 2 + XS sin 2)I2
La charge est résistive : cos 2 =1
D’où U2 RSI2 (1)
D’autre part : U2 = RI2 (2)

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

(1) (2) → I2 U2V/(RS + R) 225,6 A


U2 225,6 V

EXERCICE6 : BT : 2016 : Les caractéristiques du transformateur triphasé servant à


l’alimentation d’une Usine sont :
*Puissance apparente secondaire nominale S2n = 250KVA ;
*Tension composée primaire nominaleU1n 20KVà la fréquence de 5OHZ
*Tension composée secondaire nominaleU1n = 400V ; couplage Dy
* Des essais ont été réalisés :
*Essai à vide, sous la tension U10= U1n ; puissance absorbée au primaire P1a=0,65KW ;
Tension composée secondaire : U1cc =41OV.
*Essai en court-circuit, sous la tension U1cc =4%de U1n ; puissance absorbé au primaire
P1cc 3,25KW ; intensité du courant de ligne secondaire I2cc = I2n .
1) Déterminer la valeur efficace nominale I2n de l’intensité du courant de ligne
secondaire.
2) Déterminer le rapport de transformation externe et interne.
3) On souhaite déterminer le schéma équivalent par phase ramené au secondaire :
a- A l’aide de l’essai en court-circuit réaliser sous tension primaire réduit, déterminer
l’impédance au secondaire Zs.
b- Que représente la puissance P1cc absorbée dans l’essai en court-circuit.
c- Endeduire Rs et Xs.
4)On suppose que la charge constituée par l’Usine est alimentée sous une tension de
valeur efficace constante de U= 400V ;de fréquence f= 50HZ et qu’elle absorbe une
puissance active constante P= 150KW, une puissance réactive Q, positive, avec un
facteur de puissance très variable, évoluant entre 0,4 et 1,on note Ps et Qs les puissances
apparente et réactive fournies par la source triphasé.
a) Entre quelles valeurs Imin et Imax évolue le courant de ligne ?
b) Pour quelle valeur du facteur de puissance de la charge atteint-on I=360,84A

CORRECTION 7: BT 2016
1) La valeur efficace de courant I2n au secondaire :

S2n 250000
I 2 n= = =360 , 84 A=I 2 n=I 2 cc
√3 ×U 2 n √3 × 400
2- *Le rapport de transformation externe :M
U 20 410
M= = =0 , O205=¿ M =0,0205
U 1 n 20000
*Le rapport de transformation interne : m
M 0,0205
M=m× √ 3=¿ m= = =0,0118=m
√3 √3
3- a) Calcul de U2cc
4 ×20000
U2cc= U1cc× m=0,0118× =9 , 44 V =U 2 cc
1 OO
U1cc=800V ; U2cc = 9,44v
*Calcul de l’impédance secondaire Zs :
U 2 cc 9 , 44
U2cc= Zs×I2cc¿> Zs= = =0,026 Ω=Zs
I 2cc 360 ,84
b) La puissance P1cc représente les pertes par effets joules.
c)*Calcul de Rs :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

-En monophasé P1cc = Rs×I2cc ;


P 1 cc 3250
-En triphasé: P1cc = [Link]×I22cc¿> Rs= = =0,0083 Ω=Rs
3× I 2 cc 3 ( 360 , 84 ) 2
*Calcul Xs :
Zs=√ ( Rs )2 +¿ ¿ =√ ¿ ¿
Xs = 0,025Ω
a) Calcul de Imin et de Imax pour U=400V ; P= 150000W ;
cos φmin=0 , 4 et cos φmax=1
d) La valeur de Imin : I est minimal lorsque cos φ est maximal
Pab
Pab= √ 3 ×U × Imin × cos φmax=¿ Imin=
√ 3 ×U ×cos φmax
150000
Imin¿ =216 , 51A
√3 × 400 ×1
Calcul de Imax c’est à dire cos φ est mmin
Pab
Pab= √ 3 ×U × Imax × cos φmin=¿ Imax=
√ 3 ×U ×cos φmin
150000
Imax¿ =541 , 27A
√3 × 400 ×0 , 4
b) Le facteur de puissance pour le courant I =360,84A
Pab 150000
Pab= √ 3 ×U × I × cos φ=¿ cos φ= = =0 ,6 =cos φ
√ 3× U × I √3 × 400× 360 , 84
EXERCICE 8: Le primaire d’un transformateur monophasé est alimenté par une tension
sinusoïdale de valeur efficace U1 = 220V- 50HZ. Un essai à vide a donné les résultats :
U1= 220V ; I1V =1A ; P1V = 550W. Un essai en court-circuit a donné les résultats : U1CC = 150V ;
I1CC = 100A ; P1CC = 750W.
Pour la charge nominale, on relève : U1= 220V, I1= 100A, cos φ=0 ,8 avec un circuit inductif.
1) Calculer le facteur de puissance à vide et le rapport de transformation.
* Calculer la résistance Rs équivalentes aux résistances des enroulements réduite au secondaire.
* Calculer l’impédance Zs et endeduire la réactance Xs réduite au secondaire.
2) Dans la charge nominale :
a) A l’aide de la formule appropriée, calculer la valeur de la tension au secondaire.
b) Calculer la puissance active au secondaire et le rendement du transformateur.
SOLUTION 8:
1) *Le facteur de puissance à vide :
P1v 750
Cosφ= = =0 , 05=cos φ
UIv × I 1 v 150 ×100
* Le rapport de transformation :
U 2 v I 1 v N 2 220
m= = = = =0 ,1=m
U 1 v I 2 N 1 2200
2) La résistance Rs réduite au secondaire :
Uicc 150
* L’impédance Zp : Zp = = =1 , 5 Ω=Zp
I 1 cc 100
* Rp = Zp× cos φ 1 cc=1 ,5 × 0 , 05=0,0751 Ω=Rp

* La résistance Rs :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Rs = m 2 × Rp=(0 ,1)2 ×(75)−3 =75.10−5 Ω=Rs

b) L’impédance Zs = m 2 × Zp=( 0 , 1 )2 × 1, 5=15.10−3 Ω=Zs

c) Xs = √ Zs 2−Rs2= (15)2 −0 ,75 2 . 10−3 =Xs=14 , 98.10−3



a) La chute de tension ∆ U 2.
−3 −3
∆ Ue=Rs × I 2 ×cos φ 2+ Xs × I 2× sin φ 2=0 ,75. 10 ×100 ×0 , 8+14 , 98.10 × 100× 0 , 6
∆ U 2=0,9588 V ≈ 1 V =∆ U 2
*La puissance active : P2

S2 = √ 1× U 2× I 2=1 ×220 ×100=22000 VA

P2 = S2× cos φ 2=22000 × 0 , 8=17 , 6 KW =P 2

b)Le rendement :
P2
ɳ= ou F=P 1 v et C=P 1 cc
P 2+ F+C
17600
ɳ= =0,9312=93 , 12 %=ɳ
17600+550+750

LES FORMULES INDISPENSABLES DES MACHINES ELECTRIQUES


1) LA VITESSE DE SYNCHRONISME

f 60 ×f
n s= Avec n s en (tr/s) et f en (Hz). Ou encore n s= avec n s en (tr/min) et f en (Hz).
2)Le glissement : g
P P

ng n s−n n
g= avec n g=n s−n g= g=1−
ns ns ns
n
n=(1−g)× nsetn s=
1−g

3) PUISSANCE ABSORBEE OU PUISSANCE ACTIVE REÇUE PAR LE STATOR : Pab


En triphasé : Pab= √ 3 ×U × I ×cos φ en(W )
En monophasé : Pab=U × I ×cos φ en(W )
Si la puissance active est mesurée par la méthode de deux Wattmètres : P = P1+P2
4) Puissance réactive :Qab
o En triphasé : Qab= √ 3 ×U × I ×sin φ en(VAR)
o En monophasé : Qab=U × I ×sin φ en(VAR)
SI LA PUISSANCE REACTIVE EST MESUREE PAR LA METHODE DE DEUX WATTMETRES Q :
Q= √ 3(P1-P2).

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

5) PUISSANCE APPARENTE : S ou Pa = √ 3 ×U × I ou encore : S= √ P2 +Q2


P Q
cos φ= ; La relation entre P et Q : tg φ =
S P
6) Les pertes :
Pertes joules statoriques : P js
d) Montage étoile : Si R est la résistance simple c'est-à-dire la résistance d’un
enroulement, alors : P js = 3RI² en (W)
e) Montage triangle : Si R est la résistance d’un enroulement, alors : P js=R I 2
f) Quelque soit le montage : Si r est la résistance mesurée entre deux bornes du
3
stator : P js= × r × I ²
2
NB : En étoile r = 2R
2
En triangle r = R
3
7)Pertes fer statoriques : Pfs
Elles sont constantes et indépendantes de la charge. Elles sont données ou estimées par le
constructeur. Pabv =P jsv + P fs + P m P fs =P abv−(P jsv + Pm )
Pm : pertes mécaniques
8) Pertes mécanique : Pm
Comme les pertes fer statoriques, elles sont constantes et indépendantes de la charge.
Pfs et Pm sont appelées pertes collectives.
Pabv =P jsv + P fs + P m Pm =Pabv −(P jsv + Pfs )
9) Pertes fer rotoriques : P jr
Elles sont supposées nulles.
10) Pertes joules rotoriques : P jr
P jr =g × Ptr
Ptr : Puissance transmise au rotor
g : Glissement
3
Pjr = Ptr-(Pu+Pm) ; Si on a un moteur à rotor bobiné et à bague Pjr ¿ ×rr × I ² ou rr est la
2
résistance entre deux bagues du rotor et Ir : intensité du courant rotorique.
11) Puissance transmise au rotor : Ptr

Ptr =P ab−∑ Ps =P ab−( P js + P fs )en (W)

12) Puissance mécanique : P M

P M =Ptr −P jr =Pab−(P js + P fs + P jr )
13) Puissance utile : PU

Pu=P M −Pm Pu=P ab−∑ P=P ab−( P js + Pfs + P jr + P m )

Ou encore Pu=Ptr −(P jr −Pm ) ; Pu = (1-g)Ptr-Pm.


14) Rendement :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Rendement industriel :❑ind


❑ ❑
Pab−∑ P ∑ P Pab −( P js + Pfs + P jr + Pm )
Pu ❑ ❑
❑ind = = =1− =
P ab Pab Pab Pab

15) Rendement rotorique :❑r


❑r=1−g
NB : Le rendement rotorique est toujours supérieur au rendement industriel : ❑r >❑ind
16) Couple électromagnétique : C ou T
c) Couple électromagnétique du moteur : T
P tr Ptr
T= =
2 π n s Ωs
Avec T en (N.m) ; ns en (tr/s) et Ωs en (rad/s)
d) Couple électromagnétique utile du moteur :T u
Pu P u
T u= =
2 πn Ω

Avec Tu en (N.m) ; n en (tr/s) et Ω en (rad/s)


NB :
 Le couple moteur est proportionnel au glissement et inversement proportionnel à la
K×g
résistance sur une phase du rotor : T u= où K est une constante de
Rr
proportionnalité ; g le glissement et Rr la résistance d’un enroulement du rotor.
T max
 Le coefficient de stabilité K du moteur est donné par la relation : K=
Tu
T max : Couple moteur maximal

T u : Couple utile du moteur


17) FREQUENCE DES COURANTS ROTORIQUES : f r
fr
g= f r =g × f
f

f : Fréquence du réseau (des courants statoriques)


g : Glissement.
18) RESISTANCE A METTRE EN SERIE AVEC CHACUN DES ENROULEMENTS DU
g
ROTOR POUR REDUIRE LA VITESSE DU GROUPE (Rh) : Tu=K. =¿ Rh =
Rr + Rh
K.g
−Rr
Tu
19) COUPLE RESISTANT : Tr
Tr = α N’+b ou N’ est la vitesse de rotation.
*Très souvent la caractéristique mécanique du groupe (moteur+machine à entrainer) :
Tu= a N’+ b ou Tu = ag + b
*Détermination de a et b
*A vide si TU = 0 =¿ N’ = nS

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Pn
*En charge TU = =¿N’ = n
2 πn
*Détermination de N’ et Tu

En régime établit Tu = Tr ce qui permet d’avoir la valeur de N’ et par conséquent la nouvelle


valeur de Tu (en remplaçant N’ par sa valeur de Tu).

*Détermination de Pu :

Pu
Tu = =¿ Pu=2 πN ' × Tu
2 πN '

Si Tu= ag + b ; Détermination de a et b

Si Tu =0 =¿ g= 0 à vide donc b= 0

Pn n s−n
Si TU = =¿ g= en charge
2 πn ns

20) QUELQUES QUESTIONS TECHNIQUES :

* Parmi les formules suivantes de calcul de la capacité pour corriger le facteur de puissance
d’une installation ou d’un moteur électrique, une seule est vraie ; laquelle ?

Q Q Q
2
Q
a) C=
ωU ; b) C= U
2 ; C) C= U
; d) C=
ωU
2

*Parmi les formules suivantes de calcul du déphasage entre la tension U et le courant I; une
seule est vraie, laquelle?

P Q S S
a) φ=tg−1( ) ; b) φ=tg−1( ); c) φ=cos−1( ) ; d)φ=sin−1( ).
Q P P Q

*Parmi les formules suivantes de calcul de la puissance apparent en triphasé, une seule est
vraie ; laquelle ?

a)Q= U××I×tgφ ; b) S = √ 3 ×U × I ; c) P= √ 3 ×U × I × tg φ; d) S= U.I

* Parmi les formules suivantes de calcul du couple moteur d’un moteur asynchrone, une seule
est vraie ; laquelle ?

P tr Pab Pu P tr
a) T= Ω ; b) T =
2 π ns
; c) T = ; d) T=
s 2 πn Ω

20) Pour l’Alternateur ; la tension nominale à vide Ev

nombre d ' encoche


Ev= 2,[Link].f.ϕ Avec Nca = × nombre de conducteur
nombre de phase

21) La réactance synchrone :

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)


Cours de Machines Electrique 4ème Année Electromécanique

Ev
*Par la méthode Française ou Canadienne : Lω=
Icc
Ev−v U
*Par la méthode de l’A.I.E.E. : Lω= Avec Vl =
l

Il √3
*Réactance cyclique simple ou réactance synchrone d’un enroulement du stator :
XL=√ Zcc 2 −R 2 = L× ω ou R= Résistance d’un enroulement du stator. Ou XL est la réactance
interne de l’Alternateur.
Evcc
Avec Zcc = ; Zcc= √ L ω2 + R 2 .
Icc
Ev
*L’Impédance de l’Alternateur ou impédance interne de l’enroulement d’une phase : Zcc =
Icc
Pu Pu
η= ❑ =
22)Le rendement de l’Alternateur : Pab
Pu + ∑ P

23) La f.é.m. en utilisant le diagramme de Ben-Eschenbourg (B.E)
Ev=√ ¿ ¿
24) La puissance Utile: Pu = √ 3 ×U × I × cos φ
25) La Puissance absorbée : Pab = Pu + ∑ pertes souvent Pab= PM +Pjr +∑ Ps
26) *Pour relever le facteur de puissance : Le relèvement est réalisé à l’aide d’un
condensateur branché soit en étoile ou soit en triangle.
a) Montage en étoile :

1 C
P ×(tgф 1 – tgф 2)
2
C C= U 2× ω
C
3
b) Montage triangle :
1 P ×(tgф 1 – tgф 2)
C= 3. U 2 ×ω
C
C

2
C

M. BAKARY SANGARE- ELECTROMECANICIEN / CONTACT: 66 53 50 98 /76 53 50 98 SAN (MALI)

Vous aimerez peut-être aussi