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Exercices Maths

Exomaths

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MATHÉMATIQUES

LES 113
exercices
corrigés
posés à l’oral
Concours
Communs
Polytechniques
2e édition

William SMITH Dumé WESSON

9782340-011151_001-[Link] 1 25/02/2016 13:12


ISBN 9782340-049819
©Ellipses Édition Marketing S.A., 2016
32, rue Bargue 75740 Paris cedex 15

9782340-011151_001-[Link] 2 27/01/2016 10:05


Il n’est pas de meilleure préface que les indications du jury :
À cette épreuve, les élèves ont deux exercices à résoudre. Le premier, noté
sur 8 points, porte sur des notions fondamentales du programme. Il s’agit de
questions de cours ou d’exercices d’applications classiques, figurant dans la
liste ci-jointe.
La banque actuelle est constituée de 113 énoncés, 58 d’analyse, 37 d’algèbre
et 18 de probabilités.
Nous avons fait précéder chaque exercice, en italique, du thème ou du chapitre
de cours à connaı̂tre avant d’aborder la recherche. En effet, ce recueil se veut
une aide à la préparation au concours, un manuel à utiliser tout au long de
l’année pour les colles.
Dans cette optique, nous avons rajouté, en fin de volume, d’anciens exercices
figurant dans l’ancienne banque et qui ont été supprimés.
Précisions :
- Lorsqu’il est demandé de  démontrer , l’élève doit faire une démonstration
de la propriété indiquée, et ne pas se contenter de faire appel à un résultat
direct de cours. Cette remarque concerne essentiellement les questions de
cours.
- Ces énoncés recouvrent une grande partie du programme. L’étude d’une
telle banque peut donc permettre aux candidats de mieux se préparer, en
confiance, à l’oral bien sûr, mais aussi à l’écrit.
Il ne suffit pas d’avoir les meilleurs pistolets pour sortir vainqueur du duel ; il
faut s’entraı̂ner pour savoir les utiliser.

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Analyse

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Analyse −3−

Exercice 1
1. On considère deux suites numériques (un )n∈N et (vn )n∈N telles que un ∼ vn .
Démontrez que un et vn sont de même signe à partir d’un certain rang.
1 1
2. Déterminez le signe au voisinage de l’infini de : un = sh − tan .
n n

Équivalence de suites.
1. Par définition il existe une suite (αn )n∈N qui converge vers 1 et telle que,
à partir d’un rang n0 , on a un = vn αn . On choisit un rang n1 à partir duquel
αn > 0 et alors, pour n  max(n0 , n1 ), on a un et vn de même signe.
x3
2. Comme, en 0, on a les développements limités sh(x) = x + + o(x3 ) et
6
x3 1
tan(x) = x + + o(x3 ), par différence un n→∞
 − 6n3 et, donc, un < 0 pour
3
n assez grand.

Exercice 2
1 .
On pose f (x) =
(x + 1)2 (3 − x)
1. Décomposez f (x) en éléments simples et en déduire la primitives G de f
définie sur l’intervalle ] − 1, 3[ telle que G(1) = 0.
2. Déterminez le développement en série entière en 0 de la fonction f et
précisez le rayon de convergence.
3. Déduire de ce développement la valeur de G(3) (0).

Décomposition en éléments simples et séries entières associées.


α β γ
1. f (x) = + + et, en utilisant les équivalents en −1 et
(x + 1)2 x+1 3−x
1 1.
en 3, on obtient α = et γ =
4 16
1.
Enfin lim xf (x) = 0 = β − γ d’où β =
x→+∞ 16
Par suite G est primitive de f sur ] − 1, 3[ si, et seulement si, il existe un réel
1 1 x + 1
k tel que, sur cet intervalle, G(x) = − + ln + k.
4(x + 1) 16 3−x
1
Enfin G(1) = 0 ⇐⇒ k = .
8
1 d  1  1 1
2. Sur ] − 1, 1[ on a 16f (x) = −4 + × ou encore
1+x dx 1 + x 3 1 − x3

∞ 
∞ 

16f (x) = (−1)n xn + 4 (−1)n (n + 1)xn + 3−1−n xn soit
n=0 n=0 n=0

9782340-011151_001-[Link] 5 27/01/2016 10:05


Analyse −4−

∞ 
 
16f (x) = (−1)n (4n + 5) + E −1−n xn et le rayon de convergence de cette
n=0
série entière est 1.
∞
3. G(3) (0) = f  (0) = 2a2 si f (x) = an xn au voisinage de 0 d’après la
n=0
 1 1 44 .
formule de Taylor, d’où G(3) (0) = 13 + × =
27 8 27

Exercice 3
1 .
1. On pose g(x) = e2x et h(x) =
1+x
Calculer, pour tout entier naturel k, la dérivée d’ordre k des fonctions g et h
sur leurs ensembles de définitions respectifs.
e2x
2. On pose f (x) = pour x > −1. Calculez f (n) (x) pour tout n ∈ N.
1+x
3. Démontrer, dans le cas général, la formule de Leibniz, utilisée dans la
question précédente.

Formule de Leibniz.
1. Ces deux fonctions sont de classe C ∞ sur R et ] − 1, +∞[ respectivement
avec g (p) : x → 2p e2x et h(q) : x → (−1)q q!(1 + x)−q−1 .
n  
n
2. Par suite x > −1 ⇒ f (n) (x) = (−1)k k!(1 + x)−k−1 2n−k e2x , soit
k
k=0
n
(n) 2n n!e2x  (−1)k .
f (x) =
1+x (n − k)!(2 + 2x)k
k=0

3. On procède par récurrence sur n en utilisant (f g)(n+1) = (f  g + f g  )(n) ,


l’hypothèse de récurrence et le triangle de Pascal.

Exercice 4
Théorème(s) des accroissements finis.
1. Énoncer le théorème des accroissements finis.
2. Soit f : [a, b] → R et x0 ∈ ]a, b[ .
On suppose que f est continue sur [a, b] et que f est dérivable sur ]a, x0 [ et
sur ]x0 , b[ .
Démontrez que si f  admet une limite en x0 , alors la fonction f est dérivable
en x0 et f  (x0 ) = lim f  (x).
x→x0

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Analyse −5−

2. Prouver que l’implication :


f est dérivable en x0 ⇒ f  admet une limite finie en x0
est fausse. 1
Indication : on pourra considérer la fonction g définie par : g(x) = x2 sin
x
si x = 0 et g(0) = 0.

1. Si f est continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et à valeurs réelles alors il
f (b) − f (a)
existe un élément c de ]a, b[ pour lequel = f  (c).
b−a
2. L’inégalité des accroissements finis est plus adaptée que l’égalité précédente.
Soit ϕ : x → f (x) − f (x0 ) − (x − x0 ) où  est la limite de f  en x0 .
La fonction ϕ est continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ \{x0 } avec, sur cet
ensemble, ϕ (x) = f  (x) − .
Soit ε > 0. Au voisinage de x0 on a |ϕ |  ε et, en appliquant l’inégalité
des accroissements finis à droite et à gauche de x0 , on en déduit que ϕ est
localement ε-lipschitzienne, d’où |ϕ(x) − ϕ(x0 )|  ε|x − x0 | au voisinage de
x0 . Comme ϕ(x0 ) = 0 cela montre que f est dérivable en x0 avec f  (x0 ) = .
3. g est dérivable sur R avec g(x) = O(x2 ), donc g est dérivable en 0 et
1 1  1 
g  (0) = 0. Si x = 0 alors g  (x) = 2x sin −cos et donc g  = −1,

x x 2nπ
ce qui montre que g n’est pas continue en 0. Cela montre que l’implication
proposée est fausse.

Exercice 5
Séries de Bertrand.
1
1. On considère la série de terme général un =  α où n  2 et α ∈ R.
n ln(n)
(a) Cas α  0
En utilisant une minoration très simple de un , démontrer que la série diverge.
(b) Cas α > 0
Étudier la nature de la série.
1
Indication : on pourra utiliser la fonction f définie par f (x) = α .
x ln(x)
  n  1
 e − 1 + n1 en
2. Déterminer la nature de la série  2 .
n3 ln(n2 + n)
1 
1. (a) Si α  0 alors dès que n  3 on a un  et, donc, un diverge.
n 
(b) Sinon f est positive continue et décroissante sur [2, +∞[ , et donc un
converge si, et seulement si, f est intégrable sur [2, +∞[ .

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Analyse −6−

Si X  2 le changement de variable u = ln(x) montre :


X ln(X)
du
f (x) dx = α
et, donc, f est intégrable sur [2, +∞[ si, et seulement
e 1 u
si, α > 1. 
En résumé : un converge si, et seulement si, α > 1.
 
1
2 1 n  1
2. e n n→∞ 1, ln(n + n) 
n→∞
2 ln(n) et 1 + = exp n ln 1 +
n n
 1 n 1  1   1  1
soit 1 + = exp − +o = e 1− +o d’où, ici,
n n→∞ 2n n n→∞ 2n n
e
un n→∞ 4n ln(n) et la question précédente dans le cas où α = 1 montre la
divergence de la série proposée.

Exercice 6
Soit (un )n∈N une suite de réels strictement positifs et  un réel positif stricte-
ment inférieur à 1.
un+1 
1. Démontrez que si lim = , alors la série un converge.
un
un+1
Indication : écrivez judicieusement la définition de lim =  puis majorez,
un
pour n assez grand, un par le terme général d’une suite géométrique.
 n!
2. Quelle est la nature de la série ?
nn
n1

1 + ,
1. Soit q = alors  < q < 1 et, par définition de la limite, à partir d’un
2
un+1 q n+1  n
certain rang  q = n d’où un = O(q n ). Comme q est une série
un q 
à termes positifs convergente, par domination un converge.
n!
2. On pose pour tout n ∈ N , un = n .
 n
un+1 nn 1 −n
Alors = = 1+ −−−→ e−1 < 1 et la question précédente
un (n + 1)n  n n→∞
montre la convergence de un .

Exercice 7
Équivalence de suites, séries, absolue convergence.
1. Soient (un )n∈Net (vn )n∈N
 deux suites de nombres réels positifs. Montrez
que : un ∼ vn ⇒ un et vn sont de même nature.

9782340-011151_001-[Link] 8 27/01/2016 10:05


Analyse −7−

 (i − 1) sin n1
2. Étudiez la convergence de la série √ .
n2
n + 3 − 1 ln(n)
(i est ici le nombre complexe de carré égal à −1).

un
1. Par définition de ∼ à partir d’un certain rang 0   vn  2un .
   2
un converge ⇒ (2un ) converge ⇒ vn converge par majoration.
  un 
vn converge ⇒ converge ⇒ un converge toujours par majoration.
2
On a également utilisé la structure d’espace vectoriel de l’ensemble des séries
convergentes.
2. On évitera de faire remarquer à l’examinateur que X 2 = −1 a deux solu-
tions dans C mais on doit le savoir.
(i − 1) sin n1
On pose, pour tout n  2, αn = √ .
n + 3 − 1 ln(n)

2 5
Alors |αn | n→∞ = o(n− 4 ) et la question précédente montre que
 n 32 ln(n) n→∞

αn est absolument convergente et, donc, convergente.

Exercice 8
Théorème spécial des séries alternées, séries de fonctions.
Soit (un )n∈N une suite décroissante positive de limite nulle.

1. (a) Démontrez que la série (−1)k uk est convergente.
n
Indication : considérer (S2n )n∈N et (S2n+1 )n∈N où Sn = (−1)k uk .
k=0
(b) Donner une majoration de la valeur absolue du reste de cette série.
2. (a) Étudier la convergence simple sur R de la série de fonctions
 (−1)n e−nx
.
n
n1

(b) Étudier la convergence uniforme sur [0, +∞[ de cette série de fonctions.

1. (a) L’hypothèse de positivité de un est redondante.


n
Pour tout n ∈ N, S2n+1 = (u2k − u2k+1 ) et donc, comme (un )n décroı̂t, la
k=0
suite (S2n+1 )n est croissante car, pour tout k ∈ N, u2k − u2k+1  0.

n−1
De même S2n = u0 − (u2k+1 − u2k+2 ) et (S2n )n décroı̂t.
k=0

9782340-011151_001-[Link] 9 27/01/2016 10:05


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