LM6E Ben guerir 1TSI1 DL2 2024/2025
Problème1 : Flash électronique d'un appareil photo
Le fonctionnement d’un flash électronique repose sur la génération d’un éclair dans un tube à décharge. Il
s’agit d’un tube de quartz dans lequel on a placé un gaz raréfié, le xénon, entre deux électrodes E1 et E2 . Ces
deux électrodes sont reliées à un condensateur de capacité C chargé sous quelques centaines de volts. Le gaz
du tube à décharge n’est a priori pas conducteur. Cependant, lorsqu’une très haute tension est appliquée entre
deux de ses électrodes, l’ionisation des atomes de xénon qui en résulte abaisse la résistance du tube qui devient
alors équivalent à un conducteur de résistance RT dans lequel le condensateur C peut se décharger.
1. Expliquer pourquoi l’ionisation des atomes de xénon abaisse la résistance du tube à décharge.
On utilise le circuit équivalent de la figure 2 pour expliquer la formation d’un éclair dans le tube. On
considère que la tension V2 est une tension continue de 0, 30 kV .
R ic K
i C u iT
V2 RT
Modélisation
du tube
Figure 2 – Modélisation du flash électronique
2. Le régime permanent étant atteint pour t < 0, on ferme l’interrupteur K à l’instant t = 0. Déterminer les
expressions de iT (0+ ) juste après la fermeture de l’interrupteur et de iT (∞) lorsque le régime permanent
est atteint.
3. Montrer que l’équation différentielle vérifiée par iT (t) pour t > 0 s’écrit :
diT iT i(∞)
+ =
dt τ τ
où on exprimera τ en fonction des paramètres du circuit.
4. En déduire l’expression complète de iT (t) pour t > 0.
5. Tracer l’allure de iT (t) pour t < 0 et t > 0 et expliquer la génération d’un éclair lors de la fermeture de
l’interrupteur K.
6. Donner l’expression de l’énergie accumulée par le condensateur avant la fermeture de l’interrupteur.
7. On souhaite générer un flash d’une puissance égale à 4, 0 W et d’une durée de 0, 10 s. Déterminer un
ordre de grandeur de la valeur de la capacité C nécessaire. Commenter ce résultat.
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Problème 2: Interprétation énergétique du facteur de qualité d'un oscillateur harmonique
On considère le circuit RLC série représenté fig. 3. On cherche à interpréter le facteur de qualité suivant la
réponse indicielle du circuit.
uc(t)
i(t)
L=1 H R=100 Ω
C=1 µF
e(t)
Figure 3 – Circuit RLC série
1 Lω0
1. Ecrire l’équation différentielle vérifiée par uC (t). On posera ω0 = √ et Q =
LC R
Réponse indicielle du circuit RLC.
Dans toute la suite, on considère que le circuit est soumis à l’échelon de tension :
E si t < 0
e(t) =
0 si t ≥ 0
2. On suppose qu’à t = 0− , le régime établi est atteint depuis longtemps. Déterminer la valeurs de uC et
de i à cette date.
3. Déterminer la valeur de uC en régime établi (pour t → ∞).
r
2Q 1
4. Déterminer l’expression de uC (t) pour t > 0. On posera τ = et Ω = ω0 1 −
ω0 4Q2
5. Représenter graphiquement l’allure de uC (t) pour tout t.
6. Quel est le sens physique de τ ? de Ω ? On pourra s’appuyer sur le graphe précédent.
7. Comparer ω0 et Ω. Montrer alors qu’on observe environ Q pseudo-oscillations pendant le régime transi-
toire.
8. Montrer que, étant donnée la valeur de Q :
t
uC (t) ≈ Ee− τ cos(ω0 t)
C’est cette expression qu’on utilisera par la suite.
9. Donner l’expression de l’intensité i(t) du courant dans le circuit. Comme pour uC (t), proposer une
expression approchée dans la cas où Q 1.
10. La figure 4, représente l’évolution de l’énergie électrique totale, de l’énergie électrique stockée dans le
condensateur et de l’énergie électrique stockée dans la bobine. Commenter.
11. Toujours dans le cas Q 1, exprimer l’énergie électrique E(t) de l’oscillateur à l’instant t.
π ∆E
12. Montrer que si Q 1 alors ∀t, = où ∆E = |E(t + T ) − E(t)| avec T la pseudo-période du
Q E
régime transitoire.
On donne le développement limité : ex ≈ 1 − x si x 1.
13. Quelle est la signification énergétique du facteur de qualité de l’oscillateur ? Est-ce cohérent avec un
oscillateur non amorti ?
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0.00005
E_C
E_L
0.00004 E_tot
0.00003
Energie (J)
0.00002
0.00001
0.00000
0.000 0.005 0.010 0.015
0.020 0.025 0.030 0.035 0.040
t (s)
Figure 4 – Evolution de l’énergie du circuit RLC
Problème 3 : Réponse d'un circuit RLC à un échelon de tension
On considère le montage ci-dessous avec
i2 L r
E = 10 V , L = 1 H, C = 100 µF , K i R
C
r = 10 Ω et R = 1000 Ω. E i1
À l’instant t = 0 le condensateur est déchargé et on ferme l’interrupteur K.
di2
1. Déterminer i(t = 0+ ), i1 (t = 0+ ), i2 (t = 0+ ) et dt (t = 0+ ) puis i(∞), i1 (∞) et i2 (∞).
2. Montrer que l’équation différentielle vérifiée par i2 () peut s’écrire :
d2 i2
1 r di2 r + R
+ + + i2 = 0
dt2 RC L dt RLC
3. Montrer que cette équation peut également se mettre sous la forme :
d2 i2 ω0 di2
+ + ω02 i2 = 0
dt2 Q dt
Exprimer Q et ω0 en fonction des données puis calculer leurs valeurs numériques.
4. Déterminer le régime de variation du courant i2 (t).
5. Définir et calculer la pseudopulsation ω et la pseudo-période T . Compte tenu de la précision
des données, que peut-on dire des valeurs numériques de ω0 et de ω ?
6. Définir le décrément logarithmique δ du courant i2 (t) et calculer sa valeur ; expliquer à
l’aide d’un dessin son intérêt physique.
7. Déterminer en fonction du temps l’expression du courant i2 (t) puis tracer la courbe i2 (t)
pour 0 < t < 100 ms.
8. Déterminer la valeur minimale de l’intensité du courant i2 (t).
9. On appelle q la charge du condensateur. Quelle relation peut-on écrire entre q(t), i2 (t),
di2
dt et les paramètres du circuit. Donner l’expression de l’énergie emmagasinée dans le
condensateur en fonction de q(t).
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