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Qu'est Ce Que L'eglise

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Qu’est ce que l’Eglise

Qu’est-ce que l’Eglise? Article de Henri Viaud-Murat. Comment la Parole de Dieu définit-elle
l’Eglise, et comment l’Eglise devrait-elle être organisée et fonctionner? « Eglise » est la
traduction du mot Grec « ecclesia, » qui signifie littéralement « appelé hors de. » La
traduction exacte de ce mot devrait être « assemblée. » Dans l’esprit du Nouveau
Testament, l’Eglise est donc « une assemblée d’hommes et de femmes qui ont été appelés
hors du monde, » pour devenir disciples du Seigneur Jésus et membres de Son Corps. Le
mot « Eglise » n’est employé, par le Seigneur Lui-même, que dans deux passages des
Evangiles: « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et
que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16: 18). « Si
ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se
règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à
l’Eglise; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un
publicain » (Matthieu 18: 15-17). Dans le premier passage, nous voyons que l’Eglise
appartient au Seigneur Jésus, et à Lui seul, et que c’est Lui seul qui la bâtit et qui l’édifie.
Les « portes » d’une ville étaient l’endroit où se réunissaient les anciens et les juges de la
cité. Jésus veut dire par là que les autorités et les puissances du royaume de Satan ne
parviendront pas à vaincre l’Eglise du Seigneur. Mais il y a une condition à cela: l’Eglise
invincible est seulement celle qui a été bâtie par le Seigneur, et non les églises bâties par les
hommes! Dans le deuxième passage, le Seigneur nous montre que Son Eglise fidèle
constitue l’autorité finale lorsque l’un de ses membres a péché. En revanche, tout le reste du
Nouveau Testament présente de nombreuses références à l’Eglise, références qui nous
permettent d’avoir une claire représentation de ce qu’est l’Eglise pour le Seigneur, et de
quelle manière celle-ci devrait être organisée et devrait fonctionner. La première réalité que
nous présente la Parole de Dieu, c’est que l’Eglise de Jésus-Christ n’est pas une
organisation, mais un organisme, un Corps vivant, dont Jésus-Christ seul est la Tête,
c’est-à-dire le Chef. « Il est la tête du corps de l’Eglise » (Col. 1: 18). « Je me réjouis
maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je
l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Col. 1: 24). « Or, de même que
l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.
Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle,
afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire
paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais
sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs
propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa
propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que
nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère,
et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je
dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise » (Eph. 5: 24-32). La Parole de Dieu nous révèle
donc un grand mystère, celui de Christ et de Son Eglise, qui est Son Corps. L’Eglise n’est
donc pas un simple rassemblement de fidèles. Elle constitue un véritable et immense Corps,
le Corps de Christ, dont chaque membre est une cellule vivante. Nous sommes unis à Christ
par une relation organique profonde. Chaque membre de cette Eglise est réellement un
membre du Corps de Christ. Chaque enfant de Dieu est en Christ, de même que Christ est
en lui. « Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin,
comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps, étant de
sa chair et de ses os » (Eph. 5: 29-30). « Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un
seul esprit » (1 Cor. 6: 17). Christ a prié Dieu Son Père pour que Ses disciples soient un,
comme Lui est Un avec le Père! « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore
pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es
en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde
croie que tu m’as envoyé » (Jean 17: 20- 21). Cette unité spirituelle, que nous possédons
déjà en Christ, doit devenir parfaitement visible et concrète, afin que le monde puisse la
constater, et puisse croire en Christ! Car, dans cette humanité divisée par le péché, seule
l’Eglise de Christ peut manifester une telle unité organique et spirituelle, dans la Sainteté et
l’Amour de Christ! Chaque Chrétien né de nouveau est saint, parce qu’il est régénéré dans
son esprit. Il est une nouvelle création, à l’image de Christ. Il est justice de Dieu en Christ!
Nous sommes, tous ensemble, l’Eglise de Dieu, l’Eglise du Dieu vivant, le Temple vivant du
Seigneur! « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes,
Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève
pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une
habitation de Dieu en Esprit » (Ephésiens 2: 20-22). « Car, comme le corps est un et a
plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment
qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un
seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous
avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » (1 Cor. 12: 12-13). De même qu’au niveau d’un
être humain individuel, c’est son esprit qui vivifie et anime tout son corps physique, ainsi, au
niveau de l’ensemble du Corps de Christ, c’est le Saint-Esprit qui vivifie et anime ce Corps.
Ce passage ne concerne donc pas le baptême de l’Esprit. Mais il signifie que tous les
Chrétiens nés de nouveau en Christ ont été baptisés (c’est-àdire « plongés ») dans le même
bain spirituel par un seul Esprit, le SaintEsprit, afin de former un seul Corps, celui de Christ.
Tous les Chrétiens nés de nouveau sont nés de l’Esprit Saint, et possèdent l’Esprit de Dieu.
Ils ont tous été abreuvés du même Esprit, et sont unis par ce même Esprit. Paul appelle
cette unité: « l’unité de l’esprit » (Eph. 4: 3). Nous n’avons pas besoin de chercher à
atteindre l’unité de l’esprit, car nous la possédons déjà. L’apôtre nous exhorte seulement à
conserver l’unité de l’esprit, par le lien de la paix. L’Eglise est appelée à réaliser quels sont
les fondements inébranlables de son unité spirituelle: « Il y a un seul corps et un seul Esprit,
comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul
Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est audessus de
tous, et parmi tous, et en tous » (Eph. 4: 4-6). • Un seul corps, le Corps de Christ. • Un seul
Esprit, le Saint-Esprit. • Une seule espérance: l’enlèvement de l’Eglise, pour être toujours
avec le Seigneur. • Une seule vocation, « la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Il
s’agit de l’appel divin à être comme Christ, et à marcher comme Lui. • Un seul Seigneur,
Jésus-Christ. • Une seule foi, la foi en Jésus-Christ et en Sa Parole. • Un seul baptême, le
baptême dans la mort et la résurrection de Jésus. • Un seul Dieu et Père de tous. Nous
voyons aussitôt que tout ce qui unit les Chrétiens est infiniment plus puissant et plus
important que ce qui peut les diviser. Qu’est-ce qui peut diviser les Chrétiens? Uniquement
un manque « d’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu. » Paul écrit à ces
mêmes Ephésiens: « Et il (Christ) a donné les uns comme apôtres, les autres comme
prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le
perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de
Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du
Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous
ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie
des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité
dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et
grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un
solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses
parties, et s’édifie lui-même dans la charité » (Ephésiens 4: 11-16). Ainsi, le seul objectif
assigné par le Seigneur à tous les ministères de direction spirituelle qu’Il donne à Son
Eglise, c’est le perfectionnement des saints, en vue de l’oeuvre du ministère (de chacun), et
en vue de l’édification du Corps de Christ. N’oublions pas que c’est le Seigneur qui bâtit
Lui-même Son Eglise. Mais Il a bien voulu S’associer divers ministères, qu’Il appelle
Lui-même à travailler avec Lui à cette tâche indispensable d’édification de Son Eglise. Cette
édification consiste à aider chaque membre du Corps de Christ à parvenir à l’unité de la foi,
et à l’unité de la connaissance du Fils de Dieu. L’unité de la foi n’est autre que l’unité de la
connaissance de la Parole de Dieu. Car la foi « vient de ce que l’on entend (comprend), et
ce que l’on entend de la Parole de Christ » (Romains 10: 17). Plus les enfants de Dieu
connaîtront la Vérité, qui passe par une juste interprétation de la Parole de Dieu, et plus ils
progresseront dans l’unité de la foi. Parallèlement, plus les enfants de Dieu connaîtront
personnellement le Seigneur Jésus, et plus ils progresseront dans l’unité de la connaissance
du Fils de Dieu. Ainsi, cette unité de l’Esprit, qui est déjà pleinement acquise pour tous les
enfants de Dieu, pourra se traduire, dans leur vie concrète, par une unité de plus en plus
grande, sur le plan de leur connaissance de la Parole de Dieu, la Bible, et sur le plan de leur
connaissance de Jésus-Christ. Nous pouvons dire aussitôt que la responsabilité des
ministères de direction spirituelle, dans ce processus d’unification du Corps de Christ, est
absolument essentielle. Un véritable ministère doit avoir été appelé directement par le
Seigneur. Il doit lui-même connaître la Vérité de la Parole, et connaître personnellement son
Seigneur, afin de faire bénéficier tout le Corps de Christ de cette connaissance. Trop de
ministères n’ont pas été appelés par le Seigneur, et se sont appelés eux-mêmes. Trop de
ministères répandent le mensonge et l’erreur, et oeuvrent à détruire le Corps de Christ, au
lieu de l’édifier. Toutefois, la responsabilité individuelle des membres du Corps de Christ est
également essentielle dans ce processus d’édification. Il appartient aux enfants de Dieu de
discerner eux-mêmes à quels ministères ils ont affaire. Il leur appartient de ne pas suivre de
faux bergers, et de rejeter vigoureusement tout enseignement qui ne serait pas conforme à
la Vérité de la Parole de Dieu. Pour Dieu, il est criminel pour un imposteur de se faire passer
pour un véritable ministère de Christ. Ce crime ne restera pas impuni, car le Corps de Christ
est précieux pour le Seigneur. Mais il est également criminel, pour une brebis du Seigneur,
de se laisser passivement séduire et entraîner dans l’erreur et le mensonge par de faux
ministères, alors qu’elle dispose du Saint-Esprit et de la Bible, et que le Seigneur lui a
promis de la conduire Lui-même dans toute la Vérité! En effet, chaque brebis du Seigneur,
chaque membre de Son Corps, bénéficie de l’onction de Son Esprit, et c’est cette onction
qui va l’enseigner et la conduire dans toute la Vérité de Dieu. « Pour vous, vous avez reçu
l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance » (1 Jean 2:
20). « Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas
besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et
qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les
enseignements qu’elle vous a donnés » (1 Jean 2: 27). Cette onction que possède chaque
enfant de Dieu est l’onction du SaintEsprit. Cette onction demeure en lui, et c’est elle qui va
lui enseigner toutes choses. Cette affirmation n’est pas contradictoire avec ce que Paul dit
aux Ephésiens. Dieu a bien donné à Son peuple divers ministères, dont le ministère
d’enseignement. Mais, dans le fond, ce ne sont pas ces ministères qui enseignent les
enfants de Dieu. C’est l’onction du SaintEsprit qui les enseigne! C’est grâce à cette onction
que les enfants de Dieu vont pouvoir reconnaître si l’enseignement qu’ils reçoivent des
ministères humains est conforme à la Vérité. Nous devons donc veiller soigneusement à
rester sensibles à l’action du Saint-Esprit en nous. C’est Lui seul qui peut nous prévenir,
nous alerter, nous éclairer, nous enseigner et nous confirmer la véracité de tout ce que nous
pouvons entendre ou lire! Nous devons donc nous affranchir de toute dépendance humaine
envers les ministères de direction spirituelle, pour ne dépendre que de Christ seul, de Son
Esprit, et de Sa Parole! Nous ne dépendrons des ministères que dans la mesure où
eux-mêmes dépendent uniquement du Seigneur et de Sa Parole! Le fait que, dans la
pensée du Seigneur, l’Eglise de Jésus-Christ soit un Corps vivant et uni, entraîne deux
conséquences capitales: • L’Eglise n’est pas une dénomination humaine. • L’Eglise n’est pas
un bâtiment. Les premiers Chrétiens n’attachaient aucune importance au bâtiment dans
lequel ils se réunissaient. D’ailleurs, aucun bâtiment n’était spécifiquement consacré aux
rassemblements des Chrétiens. Ils se réunissaient tous dans des maisons, après avoir été
mis à la porte du Temple de Jérusalem. Ce n’est que bien plus tard, quand l’apostasie s’est
installée au milieu des Chrétiens, que l’on a commencé à accorder une importance de plus
en plus sacrée aux bâtiments, au point que l’on a fini par les appeler « églises. » « Saluez
aussi l’Eglise qui est dans leur maison » (Romains 16: 5). « Aquilas et Priscille, avec l’Eglise
qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur » (1 Cor. 16: 19). «
Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’Eglise qui est dans sa maison » (Col.
4: 15). « À la soeur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l’Eglise qui est
dans ta maison » (Philémon 2). Ce n’était donc pas un bâtiment qui était l’Eglise, mais c’était
l’Eglise qui était dans un bâtiment! On a fini par considérer que le bâtiment était devenu la «
maison de Dieu, » le lieu de la présence divine. On a fini par enfermer Dieu dans un petit
morceau de pain, que l’on a lui-même enfermé dans un petit tabernacle construit de mains
d’hommes! Quelle déchéance, par rapport à l’enseignement de la Bible! En effet, c’est le
Corps vivant de Christ qui constitue l’unique « maison de Dieu. » Si le Corps de Christ se
réunit dans une maison, cette maison ne constitue nullement la « maison de Dieu, » puisque
c’est l’Eglise seule qui est cette maison! « Je t’écris ces choses, avec l’espérance d’aller
bientôt vers toi, mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la
maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité » (1
Timothée 3: 14-15). Comment une Eglise apostate pourrait-elle être la « colonne et l’appui
de la Vérité, » alors qu’elle s’appuie sur le mensonge, et qu’elle diffuse le mensonge? Mais
une telle Eglise apostate n’est pas, et n’a jamais été, la véritable Eglise de Dieu! Dans les
passages que nous venons de citer, Paul parle de « l’Eglise qui est dans » une maison. Cela
ne signifie pas, naturellement, que toute l’Eglise de Dieu présente dans une localité était
toute entière réunie dans cette maison, bien que cela ait pu parfois être le cas. Mais cela
signifie que, dès que deux ou trois membres du Corps de Christ se trouvent réunis quelque
part, c’est l’Eglise qui est réunie en présence du Seigneur, ou, tout au moins, une cellule
vivante de l’Eglise de Christ. C’est la raison pour laquelle la division apparente de l’Eglise du
Seigneur en dénominations parallèles, concurrentes ou opposées, n’a jamais été dans la
pensée du Seigneur, ni dans la pensée des premiers Chrétiens. L’Eglise primitive, malgré
ses problèmes, avait la certitude d’appartenir à un seul peuple. Les premiers Chrétiens n’ont
jamais eu la pensée de donner à leurs assemblées des noms particuliers. Ils se
considéraient tous comme disciples de Jésus-Christ. Même le nom de « Chrétiens » ne leur
a été donné que plus tard, à Antioche, presque comme un sobriquet moqueur! « Ce fut à
Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (Actes 11: 26).
Ce ne sont pas les disciples eux-mêmes qui se sont appelés « Chrétiens, » mais ce furent
les païens qui leur ont donné ce nom qui leur est resté, et qui signifiait simplement « ceux
qui suivent la religion de Christ. » Nous savons que le Christianisme n’est pas une religion,
mais une Vie en Christ et avec Christ! Toutefois, pour les païens qui entouraient les disciples
de Christ, ceux-ci n’étaient que les membres d’une nouvelle religion, d’une nouvelle secte
Juive. Ainsi, dans le Nouveau Testament, le mot « Eglise » concerne à la fois l’ensemble du
Corps de Christ, et, à d’autres fois, une petite partie de ce Corps. L’Eglise locale n’est
qu’une petite partie de la grande Eglise universelle, mais cette petite Eglise locale a droit
aussi au titre d’Eglise. Ce n’est pas parce que l’Eglise est locale qu’elle est séparée de
l’ensemble du Corps de Christ, auquel elle reste indissolublement unie. Cela nous permet
d’aborder le problème de l’organisation et du fonctionnement pratique de l’Eglise de
Jésus-Christ, au niveau local, tels qu’on les voit décrits dans la Bible. Au niveau local,
l’Eglise de Jésus-Christ était véritablement une Eglise locale! C’est-à-dire le rassemblement,
dans une maison, des disciples de Christ qui habitaient dans une même localité. Par «
localité, » il faut entendre une zone géographique suffisamment limitée, pour que tous les
disciples qui y demeurent puissent se voir et se fréquenter tous les jours, afin de vaquer aux
occupations quotidiennes de l’Eglise. Cette zone géographique était le village, ou le quartier
d’une ville, quand cette ville était trop grande pour réunir tous les disciples dans le même
lieu. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle,
dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2: 42). Dès que quelqu’un était touché
par le message de l’Evangile, et dès qu’il passait par la repentance et la foi en Jésus, il était
immédiatement conduit par l’Eglise au baptême d’eau, et au baptême de l’Esprit. Puis le
nouveau disciple se joignait à une cellule du Corps de Christ, et il persévérait avec les
autres disciples dans les quatre activités fondamentales de l’Eglise: l’enseignement des
apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, et les prières. Pour persévérer
quotidiennement dans ces choses, il était indispensable que les disciples soient
physiquement et spirituellement proches les uns des autres. Les disciples se joignaient donc
au groupe qui se réunissait dans la maison la plus proche. Quand la maison devenait trop
petite, le groupe se scindait, et un autre groupe se formait dans une autre maison. Le critère
de choix d’une assemblée n’était donc jamais la doctrine, ou la sympathie que certains
pouvaient éprouver pour d’autres, ou encore la race, l’âge ou le milieu social! On ne choisit
pas les membres de sa famille, de même que l’on ne choisit pas ses voisins en général! La
localité était donc toujours le critère de base de la constitution d’une assemblée chrétienne.
C’était aussi la localité qui constituait la zone géographique dans laquelle s’exerçaient les
ministères de direction spirituelle de l’Eglise. L’Eglise locale pouvait ne comprendre qu’une
seule assemblée de maison, si la localité était petite, ou, au contraire, un très grand nombre
d’assemblées de maisons, si la localité était grande, et le nombre de disciples élevé. Mais,
dans tous les cas, il n’y avait qu’une seule Eglise par localité, quelle que soit la taille de la
localité. « Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’Eglise de Jérusalem » (Actes 8:
1). Nous savons qu’il y avait des milliers de disciples à Jérusalem, et pourtant, la Parole de
Dieu ne parle que d’une seule Eglise de Jérusalem. « Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des
prophètes et des docteurs » (Actes 13: 1). Antioche était l’une des plus grandes villes de
l’empire Romain. Pourtant, là encore, il n’y avait qu’une seule Eglise. « Cependant, de Milet
Paul envoya chercher à Ephèse les anciens de l’Eglise » (Actes 20: 17). « Paul, appelé à
être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’Eglise de Dieu
qui est à Corinthe » (1 Cor. 1: 1-2). « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et
le frère Timothée, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe » (2 Cor. 1: 1). Ephèse et Corinthe
étaient aussi de très grandes villes, mais n’avaient qu’une seule Eglise. « Lorsque cette
lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Eglise des
Laodicéens » (Col. 4: 16). « Paul, et Silvain, et Timothée, à l’Eglise des Thessaloniciens, qui
est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur » (1 Thess. 1: 1). En revanche, quand les
auteurs de la Bible s’adressent aux Chrétiens d’une province entière de l’empire, ils parlent
« des Eglises » au pluriel, car, dans une province, il y a de nombreuses localités, donc de
nombreuses Eglises locales. « Il parcourut la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Eglises » (Actes
14: 41). La Syrie et la Cilicie sont des provinces, et non des localités. « En passant par les
villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de
Jérusalem. Les Eglises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour
» (Actes 16: 4-5). Il y avait plusieurs villes, donc plusieurs Eglises. « Agissez, vous aussi,
comme je l’ai ordonné aux Eglises de la Galatie. » La Galatie était une province. « Nous
vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s’est manifestée dans les Eglises de la
Macédoine » (2 Cor. 8: 1). « Or, j’étais inconnu de visage aux Eglises de Judée qui sont en
Christ » (Galates 1: 22). « Jean aux sept Eglises qui sont en Asie » (Apoc. 1: 4). D’après la
Parole de Dieu, il est donc clair que tous les Chrétiens d’une même localité devraient se
considérer comme membres de la même Eglise, même si celle-ci pouvait être répartie en
différentes assemblées de maisons. « Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher
Saul; et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux
assemblées de l’Eglise, et ils enseignèrent beaucoup de personnes » (Actes 11: 25-26). Il y
avait à Antioche des dizaines de milliers de Chrétiens, et, sans doute, des milliers
d’assemblées de maisons, mais une seule Eglise. Il devrait en être de même aujourd’hui!
Dans notre coeur, nous ne devrions pas être limités par les barrières injustes et injustifiées
imposées par les dénominations et les organisations humaines! Nous devrions considérer
les Chrétiens, que nous discernons comme véritablement nés de nouveau, comme
membres de la même Eglise que nous! Nous devrions pouvoir nous réunir librement avec
eux, pour vivre une vie d’Eglise de proximité, une vie d’Eglise familiale! Comment était
organisée l’Eglise? « Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en
JésusChrist qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres » (Philippiens 1: 1).
L’organisation de l’Eglise, dans la Parole de Dieu, est très simple. L’Eglise ne comprend que
trois sortes de Chrétiens: les saints, les anciens et les diacres. Les anciens et les diacres
sont aussi des saints comme tous les autres. Mais ils ont été appelés par le Seigneur à
exercer des ministères de direction, de surveillance et d’aide spirituelle et matérielle, selon
les différents appels qu’ils ont reçu. Les anciens, qui sont les ministères de direction
spirituelle, ne constituaient jamais une hiérarchie ecclésiastique distincte des « simples
laïcs. » Ils n’étaient pas des intermédiaires entre Christ et Ses brebis. Car il n’y a qu’un seul
intermédiaire entre Dieu et les hommes, c’est JésusChrist Homme! Mais les anciens étaient
les modèles du troupeau. Tout en étant au même niveau spirituel que les autres brebis, les
anciens étaient chargés par le Seigneur de soigner tous les saints dont ils avaient la
responsabilité, de les enseigner et de les diriger dans Ses voies. Les « évêques » sont les
anciens de l’Eglise, qui exercent un ministère de direction spirituelle. Alors que les diacres
exercent un ministère d’assistance matérielle. Tous les ministères de direction spirituelle
sont des anciens, également appelés évêques, épiscopes ou presbytes. L’évêque, ou
épiscope, est un « surveillant spirituel » du troupeau, et le presbyte est, littéralement, un «
vieillard » caractérisé par son expérience et sa sagesse. Episcopes et presbytes constituent
les différents ministères d’anciens, dont Paul énumère la liste: « Et il a donné les uns
comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres
comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints » (Eph. 4: 11-12). Mais
ces cinq ministères de direction spirituelle ne sont pas les seuls ministères qui s’exercent au
sein de l’Eglise. Tous les différents ministères spirituels sont aussi nombreux que les
besoins auxquels ils répondent, et sont tous des expressions du grand ministère de Christ
vis-à-vis de Son Eglise. « Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres,
secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des
miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses
langues » (1 Cor. 12: 28). « Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous
a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi; que
celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache
à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec
libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le
fasse avec joie » (Romains 12: 6-8). La distinction si souvent faite aujourd’hui entre les «
ministères » et les « anciens » n’existe pas dans la Bible. Tous les ministères de direction
spirituelle sont des anciens, et tous les anciens ont un ministère spirituel. La seule distinction
que connaît la Bible concerne les ministères d’anciens et de diacres. Il en résulte que
l’existence de tous les « conseils d’Eglise, » « conseils presbytéraux, » ou « bureaux des
anciens, » n’a absolument aucun fondement biblique. Ils ne peuvent que constituer des
obstacles humains, potentiels ou réels, au bon fonctionnement spirituel de l’Eglise. Certains
« synodes » ou « conventions pastorales » ne sont rien d’autre que des réunions politiques,
où les clans s’affrontent et se déchirent, sans aucun respect pour la Vérité et pour la Justice!
Certains pourront objecter qu’il faut bien obéir aux lois humaines, qui imposent des
dispositions légales aux associations cultuelles. Mais ces dispositions n’ont aucune valeur
devant Dieu, et l’Eglise de Jésus-Christ peut parfaitement fonctionner sans avoir recours à
ces dispositions, pourvu que les Chrétiens reviennent au simple modèle biblique
d’organisation de l’Eglise. En tout cas, s’il peut être admis que de tels organes humains
soient parfois institués, leur fonctionnement ne devrait jamais se faire au détriment de
l’obéissance à la Parole de Dieu. Cela signifie qu’il ne faudrait tenir aucun compte de ces
organes, si leur existence commençait à empêcher le bon fonctionnement du modèle divin
établi par le Seigneur pour Son Eglise dans Sa Parole! Pendant des siècles, les Eglises ont
fonctionné en assemblées locales informelles, et s’en sont très bien portées. Ce n’est qu’au
moment où les hommes ont remplacé le modèle biblique par leurs modèles humains que les
problèmes pratiques et spirituels ont été multipliés dans les Eglises! L’homme a privé le
Seigneur de la direction d’une partie de Son Eglise, et c’est pour cela que cette Eglise mal
dirigée va mal! Revenons au modèle biblique, appliquons-le fidèlement, et nous pourrons
revoir la puissance du Saint-Esprit à l’oeuvre au milieu de l’Eglise! C’est aussi pour cela que,
tout au long des siècles, à mesure que les hommes ont remplacé le modèle biblique par
leurs systèmes humains, les brebis fidèles n’ont pas eu d’autre choix que de quitter ces
organisations humaines, spirituellement paralysantes, pour revenir, dans des maisons ou
des petits groupes informels, au modèle biblique d’organisation et de fonctionnement de
l’Eglise. Cela ne supprimera pas les problèmes, mais cela permettra au Seigneur de mettre
en oeuvre Ses solutions! Le Seigneur ne peut intervenir que si nous respectons Sa Parole,
et si nous acceptons la direction de Son Esprit! Au niveau des Eglises locales, les ministères
de direction spirituelle sont en général les prophètes, les pasteurs et les docteurs. Ce sont
eux qui enseignent les disciples et qui en prennent soin. Les évangélistes ont reçu l’appel de
conduire les âmes perdues à Christ, puis de les remettre aux bons soins des autres
ministères. Quant aux apôtres, ce sont en général d’abord des ministères locaux, qui sont
envoyés par la suite dans divers lieux, pour fonder et établir des Eglises, et exercer un
ministère plus large, au bénéfice de l’ensemble du Corps de Christ, et non plus seulement
d’une certaine Eglise locale. Il est très important de souligner que les divers ministères
d’anciens, ou de direction spirituelle de l’Eglise, doivent s’exercer au niveau d’une Eglise
locale dans son ensemble, et non pas seulement au niveau de chacune des assemblées
pouvant constituer l’Eglise locale. « Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des prophètes et des
docteurs: Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé
avec Hérode le tétrarque, et Saul. Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et
qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’oeuvre à
laquelle je les ai appelés » (Actes 13: 1-2). Ainsi, la grande Eglise d’Antioche ne comportait
que cinq anciens. Mais il y avait certainement, au niveau de chacune des nombreuses
assemblées de maisons qui constituaient l’Eglise, des hommes qui exerçaient des fonctions
de direction spirituelle. Toutefois, ceux-ci n’étaient pas reconnus comme anciens au niveau
de l’ensemble de l’Eglise. « Ils firent nommer des anciens dans chaque Eglise, et, après
avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru » (Actes 14:
23). « Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon
mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville » (Tite 1: 5). Ces anciens sont
directement appelés par Dieu à leur ministère. Ils sont ensuite reconnus par l’Eglise. Ils
peuvent être nommés par un apôtre de passage. Mais cet apôtre ne peut que reconnaître
l’appel de Dieu qui repose sur ces hommes. Ce n’est pas la nomination d’un ancien qui doit
lui conférer un ministère. Mais c’est le ministère donné par Dieu qui doit être suivi par une
reconnaissance et une nomination officielle. Il est important aussi de souligner que les
ministères d’anciens, au niveau d’une Eglise locale, étaient toujours des ministères qui
s’exerçaient collectivement. La Parole de Dieu ne connaît pas l’exercice solitaire du
ministère d’ancien dans l’Eglise. Les anciens forment toujours une équipe, une collectivité,
composée de plusieurs ministères complémentaires. En ce qui concerne les diacres, il leur
était confié un ministère d’assistance matérielle ou financière. Au départ, ils devaient servir
aux tables. Mais ils pouvaient aussi s’occuper de diverses distributions matérielles aux plus
démunis. Ils assistaient et accompagnaient aussi les anciens dans leur ministère. Les
conditions pour être nommé ancien étaient très bien définies, et devaient être respectées
avec soin. « Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire
une oeuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme,
sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne
soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige
bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite
honnêteté; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin
de l’Eglise de Dieu? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il
ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux
du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable » (1 Tim. 3:
1-7). « Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon
mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, s’il s’y trouve quelque homme
irréprochable, mari d’une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés
de débauche ni rebelles. Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de
Dieu; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain
déshonnête; mais qu’il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint,
tempérant, attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable
d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1: 5-9). Les
ministères de direction spirituelle sont réservés à des hommes, puisque la Bible insiste pour
que les anciens soient « maris d’une seule femme. » Le Seigneur Jésus a choisi douze
hommes comme apôtres. Dans l’ordre de la création, Dieu a fait l’homme « chef » (tête) de
la femme, et c’est l’homme qui doit être placé, dans l’Eglise, dans l’exercice des fonctions
d’initiative et d’autorité spirituelle. C’est l’homme qui doit exercer l’initiative et l’autorité, non
pas avec l’esprit des « chefs » de ce monde, qui est un esprit de domination et de contrôle,
mais avec l’Esprit de Christ, qui est un Esprit de service et de don de soi dans l’amour. Cela
ne signifie pas que les femmes doivent rester silencieuses dans l’Eglise, et qu’elles ne
peuvent exercer aucune fonction spirituelle. Bien au contraire, elles peuvent prophétiser,
c’est-à-dire édifier, exhorter, consoler. Elles peuvent donc prêcher, au sens où il faut ouvrir la
bouche et parler, pour exhorter, édifier et consoler! Elles peuvent aussi s’occuper des brebis
du Seigneur, évangéliser, exercer tous les dons spirituels, ou imposer les mains aux
malades. Mais elles doivent le faire sous la supervision des anciens de l’Eglise, et sans être
elles-mêmes installées officiellement dans un ministère d’ancien. Cette distinction est
capitale. En d’autres termes, les femmes peuvent exercer des fonctions spirituelles qui font
partie des fonctions exercées par les anciens, mais sans être officiellement reconnues et
installées dans des positions d’anciens de l’Eglise. Leur ministère doit rester soumis à
l’autorité et à la supervision des anciens. La nomination de femmes à des positions
d’anciens ou « d’évêques » dans l’Eglise ne peut être imputée qu’à l’apostasie de la fin des
temps, et ne peut avoir l’approbation du Seigneur, car ces nominations se font en violation
directe des instructions qu’Il a données dans Sa Parole. Le ministère diaconal est en
revanche pleinement ouvert aux femmes, qui ont joué dans ce domaine un rôle très
important dans l’Eglise primitive. « Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la
duplicité, des excès du vin, d’un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une
conscience pure. Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils
sont sans reproche. Les femmes, de même, doivent être honnêtes, non médisantes, sobres,
fidèles en toutes choses » (1 Tim. 3: 8-11). Chaque Eglise locale est entièrement autonome
dans son fonctionnement et sa discipline, sous la direction de ses anciens. Mais cela ne
signifie nullement que les Eglises locales soient coupées les unes des autres, puisqu’elles
appartiennent au même Corps de Christ. Lorsque des problèmes surgissent au niveau de
l’ensemble des Eglises, ce sont les anciens de toutes les Eglises qui doivent se réunir pour
examiner ces problèmes, et trouver les solutions que leur inspireront le Saint-Esprit et la
Parole de Dieu. Il en a été ainsi quand, dans l’Eglise primitive, il a fallu décider de la manière
dont il fallait traiter les païens convertis à Christ. Fallait-il leur imposer la Loi de Moïse ou
non? Nous constatons que le Saint-Esprit, dans Sa sagesse, a conduit toute l’Eglise à
adopter une solution pratique qui satisfaisait tout le monde, au stade où l’Eglise se trouvait.
Cela montre que le Saint-Esprit, quel que soit le problème rencontré, veut conduire
l’ensemble des enfants de Dieu dans une solution commune et une position unanime, même
s’ils pourraient être, plus tard, appelés à faire évoluer cette position. L’Eglise du Seigneur ne
peut pas, et ne doit pas, fonctionner comme les assemblées humaines, où c’est souvent la
loi de la majorité, ou la loi du plus fort, qui s’impose aux autres! Mais, dans l’Eglise, tous
doivent sincèrement rechercher le Seigneur, pour que le Saint-Esprit révèle à chacun Sa
volonté, en accord avec la Parole de Dieu. Si aucun accord n’est trouvé dans l’immédiat,
tous doivent continuer à rechercher le Seigneur, dans la conviction que le Saint-Esprit leur
révélera Sa solution. Mais personne ne doit chercher à imposer ses convictions aux autres!
Le Saint-Esprit n’impose rien. Mais Il convainc et persuade! Il conduit dans toute la Vérité! Et
la Vérité de Dieu est une! Il y aurait, dans le détail, beaucoup de choses à dire encore sur
l’Eglise, son organisation et son fonctionnement. Mais le rappel de ces quelques vérités
bibliques de base devrait nous permettre, d’une part de réaliser à quel point les Eglises se
sont parfois éloignées de la vérité biblique et, d’autre part, de comprendre ce que nous
devons faire si nous voulons retourner aux anciens sentiers! En conclusion, il faut encore
insister sur deux pièges qui guettent tous les réformateurs: celui du légalisme, et celui du
libéralisme. La juste voie, c’est celle du perfectionnement des saints, et de l’apprentissage
de la marche par l’esprit. Plutôt que d’essayer de faire entrer (plus ou moins de force) des
Chrétiens charnels dans un modèle d’organisation et de fonctionnement de l’Eglise qui soit
conforme à la Bible, il vaudrait infiniment mieux commencer par faire comprendre à ces
mêmes Chrétiens le message de la croix et de la marche par l’esprit, afin de les aider à
devenir de plus en plus spirituels. Ils pourront alors mettre progressivement en place le
modèle biblique d’organisation et de fonctionnement de l’Eglise, mais avec un maximum de
possibilités de réussite! D’ailleurs, des Chrétiens spirituels seront naturellement conduits par
le Saint-Esprit à mettre en place ce modèle biblique d’organisation et de fonctionnement de
l’Eglise. Ils n’auront nullement besoin d’être contraints à le faire! En un mot, pas de Réforme
possible pour des Chrétiens charnels! Mais, en devenant spirituels, les Chrétiens se
conformeront à la Parole de Dieu, sans même avoir conscience qu’ils sont en train de mettre
en oeuvre une Réforme! A mesure que le retour du Seigneur se fait plus proche, nous
pouvons assister à une restauration « naturelle » de l’autorité de la Parole de Dieu dans
toute l’Eglise du Seigneur. Le Seigneur n’a jamais abandonné le contrôle et la direction de
Son Eglise. Mais ce sont Ses brebis qui comprennent de plus en plus que la direction
spirituelle à laquelle elles pouvaient être soumises n’était pas conforme à la volonté de Dieu,
et qui s’en détachent pour se remettre sous l’autorité absolue de leur Maître, pour leur plus
grand profit, et pour la gloire du Seigneur! Oui, l’Eglise qui va être enlevée sera « sans ride,
ni tache, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible »! Et cela passera, et est en
train de passer, par la restauration du modèle divin pour l’Eglise du Seigneur

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