Devoir surveillé de mathématiques
Exercice 1
1. Soit A une matrice à n ligne te p colonnes à coefficients dans K. On appelle rang de A celui de
l’endomorphisme fA canoniquement associé. C’est-à-dire dim(Im(fA )).
(a) Montrer que rg(A) ≤ min(n, p).
(b) Montrer que rg(A) est celui de ses vecteurs colonnes.
(c) Montrer que si M ∈ GLn (K) alors rg(M A) = rg(A).
(d) Montrer de même que si N ∈ GLp (K) alors rg(AN ) = rg(A).
2. Soient A et B deux matrices de Mn,p (K). On dit que A est équivalente à B si il existe P ∈
GLn (K) et Q ∈ GLp (K) telles que A = P BQ.
(a) Montrer qu’il s’agit d’une relation d’équivalence.
(b) Déduire de la question 1 que deux matrices équivalentes ont même rang.
3. Soit A une matrice de Mn,p (K) de rang r et soit f l’endomorphisme canoniquement associé.
Notons H un supplémentaire à ker(f ) dans Kp .
(a) Quelle est la dimension de H ?
On considère une base (e1 , ..., er ) de H et on la complète par une base de ker(f ) en une
base B de Kp .
(b) Montrer que la famille (f (e1 ), ..., f (er )) est libre. On la complète en une base B ′ de Kn .
(c) Ecrire la matrice Jr de f relativement aux bases B et B ′ .
(d) En déduire que A et Jr sont équivalentes.
(e) Soient A et B deux matrices de Mn,p (K) ayant même rang r. Montrer que A est équivalente
à B.
4. Montrer que le rang d’une matrice est celui de sa transposée.
5. Montrer que toute matrice de rang r est somme de r matrice de rang 1.
Exercice 2
On considère un K-espace vectoriel E et deux projecteurs p, q de E vérifiant p ◦ q = 0L (E) . On
définit l’endomorphisme r = p + q − q ◦ p.
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Partie 1
1. Montrer que Im(q) ⊂ Ker(p).
2. Montrer que r est un projecteur.
3. Montrer que Ker(r) = Ker(p) ∩ Ker(q).
4. Montrer que Im(r) = Im(p) ⊕ Im(q).
Partie 2
On considère dans cette partie le R-espace vectoriel E = C et un nombre complexe non réel
w ∈ C\R. On définit l’application
p: C → C
z 7→ z + wz
1. Vérifier que p est un endomorphisme.
2. Montrer que si w ∈ {−j, −j 2 } alors p est un projecteur.
3. Réciproquement si p est un projecteur, en calculant p(1), montrer que w2 + w = 0. En déduire
que w = −j ou w = −j 2 .
4. On pose w = a + ib où a et b des réels.
(a) Ecrire la matrice de p dans la base (1, i) de C.
(b) A quelle condition sur w, l’endomorphisme p est inversible ?
On suppose désormais que p est un projecteur.
5. Déterminer Ker(p). On exprimera le résultat à l’aide de w.
6. Déterminer Im(p).
On considère maintenant une forme linéaire ℓ sur E non nulle et l’on définit l’application :
q: C → C
z 7→ ℓ(z).w
7. Trouver une condition nécessaire et suffisante sur ℓ pour que q soit un projecteur. Montrer
qu’alors p ◦ q = 0L(E) .
8. Si cette condition est vérifiée, montrer que r = id (On pour se servir de la base (1, w) de C)