Cours Cinematique PCSI
Cours Cinematique PCSI
Une base orthonormée directe est constituée de trois vecteurs, perpendiculaires entre eux et de norme
unitaire : x = y = z = 1 .
Pour définir l’orientation relative de deux repères, on utilise une figure plane.
Pour éviter des erreurs dans les calculs, il est conseillé de dessiner :
- des repères orthonormés directs,
- le vecteur commun aux deux bases normal au plan de la figure et sortant de la feuille,
- un paramètre angulaire compris entre 0 et + .
2
Pour réaliser les figures planes de calcul, nous commencerons toujours par tracer le vecteur commun aux
deux bases, puis nous placerons les autres vecteurs de façons à obtenir des trièdres directs.
Nous nous retrouverons donc avec une figure de ce type ou seulement 4 projections sont à connaître :
x1 x2 x3
Soient trois vecteurs V1 y1 , V2 y2 , V2 y3 définis dans une base orthonormée directe ( x , y , z ) .
z1 z2 z3
▪ Définition : ▪ Définition :
Le produit scalaire de deux vecteurs V1 et V2 est Le produit vectoriel de deux vecteurs V1 et V2 est le
le nombre réel suivant : V1 V2 , avec
• vecteur noté V1 V2 tel que :
V1 V2 = V1 V2 cos(V1 ,V2 ) .
• * V1 V2 soit perpendiculaire au plan (V1 , V2 ) ,
* le trièdre (V1 , V2 , V1 V2 ) soit direct,
▪ Expression analytique : * V1 V2 = V1 V2 sin(V1 ,V2 ) .
V1 V2 = x1 x2 + y1 y2 + z1 z2
•
▪ Expression analytique :
▪ Propriétés : V1 V2 = ( y1 z2 − z1 y2 ) x + ( z1 x2 − x1 z2 ) y + ( x1 y2 − y1 x2 ) z
- Symétrie : V1 V2 = V2 V1
• •
,
- Distributivité : V1 (V2 + V3 ) = V1 V2 + V1 V3
• • • x1 x2 ( y1 z2 − z1 y2 )
- Cas de nullité : ▪ l’un des vecteurs est nul, V1 V2 = y1 y2 = ( z1 x2 − x1 z2 )
▪ les deux vecteurs sont z1 z2 ( x1 y2 − y1 x2 )
orthogonaux.
▪ Propriétés :
- Antisymétrie : V1 V2 = −(V2 V1 )
- Distributivité : V1 (V2 + V3 ) = V1 V2 + V1 V3
- Cas de nullité : ▪ l’un des vecteurs est nul,
▪ les deux vecteurs sont colinéaires.
▪ Définition :
Le produit mixte des trois vecteurs V1 , V2 et V3 est le nombre réel suivant : (V1 ,V2 ,V3 ) , avec : (V1 ,V2 ,V3 ) =
V1.(V2 V3 )
▪ Expression analytique :
x1 x2 x3
(V1 , V2 , V3 ) = y1 y2 y3
z1 z2 z3
▪ Propriétés :
- Le produit mixte de trois vecteurs est un scalaire invariant par permutation circulaire des vecteurs ou par
inversion des opérations : V1.(V2 V3 ) = V3 .(V1 V2 ) = V2 .(V3 V1 )
- Distributivité : (V1 + V2 ,V3 ,V4 ) = (V1 , V3 , V4 ) + (V2 , V3 , V4 )
- Permutation de deux vecteurs : (V1 ,V2 ,V3 ) = −(V2 , V1 , V3 )
- Cas de nullité : ▪ l’un des vecteurs est nul,
▪ deux des vecteurs sont colinéaires.
▪ les trois vecteurs sont coplanaires.
x1 z1 = x2 . y1 = ( y2 z1 ) .x1 =
x1 y2 = y2 .z1 = ( y1 y2 ) .z1 =
y2 z1 = x1.x2 = ( y2 x1 ) .z1 =
y1 y2 = y2 .x1 = ( z1 x1 ) . y2 =
x2 x1 = x1. y1 = ( x2 y1 ) .x2 =
1.8.1. Glisseur :
- Définition :
On appelle moment au point A d’un glisseur (P,V 𝑀𝐴 (𝑣 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ ) le vecteur suivant : ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝑃 ∧ 𝑉⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝑣 )
‖𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. ‖𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝑣 )‖ = ‖𝐴𝑃 ⃗ ‖. |sin 𝛼|
A ⃗
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐻
On a : sin 𝛼 = ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝑃
P
⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑨 (𝒗
Donc : ‖𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
⃗ ‖. ‖𝑨𝑯
⃗ )‖ = ‖𝑽
- Champ de moments :
Soient deux points A et B.
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 (𝑣 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑃 ∧ 𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = (𝐵𝐴 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃) ∧ 𝑉 𝐵𝐴 ∧ 𝑉 ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ∧ 𝑉 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴 ∧ 𝑉 ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝑣 )
→ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑉
𝑀𝐵 (𝑣 ) = 𝐵𝐴 ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝑣 )
D’où la relation fondamentale de changement de point du moment d’un glisseur :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑩 (𝒗 ⃗ ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑨 (𝒗 ⃗ ) + ⃗𝑽 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩.
𝑀𝐵 (𝑣 ). ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 (𝑣 ). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 + ⏟ ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑉 𝐴𝐵). ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 (𝑣 ). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 → ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑩 (𝒗 ⃗ ). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑨 (𝒗⃗ ). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩
=0
1.9 Torseurs :
1.9.1. Définition :
Un torseur {𝜏} est défini par :
- un vecteur noté 𝑅⃗ appelé résultante du torseur
- un champ de vecteur noté M vérifiant la relation de changement de point :
∀𝐴, ∀𝐵 : ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 + 𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 est appelé moment au point A du torseur {𝜏}
Les deux vecteurs 𝑅⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 sont appelés éléments de réductions du torseur {𝜏} au point A
1.9.2. Notation :
Soit (𝑥 ,y
⃗ ,z) une base orthonormé directe.
On pose 𝑅⃗ = 𝑋𝑥+Yy
⃗ +Zz et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 = 𝐿𝑥+My
⃗ +Nz
X L
R Xx+Yy+Zz
On note = = Lx+My+Nz =
Y
M
A
M A A Z N
A (x,y,z)
Deux torseurs sont égaux s’ils ont les mêmes éléments de réductions en un même point.
𝑅⃗1 𝑅⃗2
Soient deux torseurs : {𝜏1 } = { } et {𝜏2 } = { } ;
𝑀⃗⃗ 1 𝑀⃗⃗ 2
𝐴 𝐴 𝐵 𝐵
Exprimons la somme des deux torseurs au point A. Pour sommer deux torseurs, il est nécessaire qu’ils soient
écrits au même point. Donc il faut écrire le torseur {𝜏2 } au point A :
𝑅⃗1 + 𝑅⃗2
{𝜏1 + 𝜏2 } = { }
⃗⃗ 1 + 𝑀
𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑅⃗2
⃗⃗ 2 + 𝐴𝐵
𝐴 𝐵 𝐴
1.9.5. Multiplication par un scalaire :
⃗
Soit un torseur {𝜏} et un scalaire 𝜆 ∈ ℝ : {𝜆𝜏} = { 𝜆𝑅 } .
𝜆𝑀⃗⃗ 𝐴
1.9.6. Comoment (produit) de deux torseurs :
𝑅⃗1 𝑅⃗2
Soient deux torseurs {𝜏1 } = { } et {𝜏2 } = { } ;
⃗⃗ 1
𝑀 ⃗⃗ 2
𝑀
𝐴 𝐴 𝐴 𝐴
On appelle comoment de deux torseurs le nombre réel suivant : {𝝉𝟏 } ⊗ {𝝉𝟐 } = ⃗𝑹
⃗ 𝟏 × ⃗𝑴
⃗⃗ 𝟐 + ⃗𝑹
𝑨
⃗ 𝟐 × ⃗𝑴
⃗⃗ 𝟏 .
𝑨
2.1. Introduction
La cinématique est l’étude des mouvements des systèmes matériels indépendamment des causes qui
provoquent ces mouvements.
Un système matériel, noté (E) est une quantité de matière homogène ou non, dont la masse reste constante au
cours de l’étude.
Exemples : - un solide noté (S)
- un ensemble de solides noté (Σ)
- un milieu déformable
- une masse de fluide
- des solides et des fluides
Une référence spatiale est définie par une origine et une base cartésienne orthonormée de trois vecteurs liés à
l’espace.
L’ensemble (origine+base) constitue un repère spatial d’observation caractéristique de l’espace choisi.
Un repère spatial attaché à un solide est un repère tel que tous les points constituant le solide soient sans
mouvement par rapport à ce repère.
Choisir une référence spatiale ne suffit pas. En effet, un solide est en mouvement par rapport à un repère
spatial, si sa position évolue par rapport au temps.
Par conséquent nous pouvons dire qu’un solide est en mouvement, si auparavant nous avons défini une
référence temporelle.
Une référence temporelle sera définie par un repère temporel orienté dans le sens de la succession des
événements dans le temps.
O t1 t1 t(s)
dv = dx.dy.dz
r = OH , = ( x , u ) ,
z = OOi .z
x =r.cosθ
y =r.sinθ
z =z
dv =r.d.dr.dz
r = OOi , = ( x , u ) ,
= ( z , w)
x =r.sin.cos θ
y =r.sin.sinθ
z =r.cos
dv =r.d .r.sin.d.dr
Figures planes :
Bâti 0
z0 L’axe de rotation de la liaison pivot-glissant est naturellement pris
comme direction z0 de la base b0.
Cet axe est arbitrairement orienté vers le haut.
0
(
Les vecteurs unitaires x 0 et y 0 sont tels que la base b0 = x0 , y 0 , z0 est)
O orthonormée directe.
x0 L’origine O est prise « quelque part » sur l’axe de rotation z0 de la
y0 liaison.
Potence 1
z1
L’axe z1 est identique à z0. C’est l’axe de la liaison pivot- glissant existant
entre les deux solides 0 et 1.
z1 L’axe de la liaison pivot entre 1 et 2, orthogonal à z1, est pris comme
A direction x1.
1 La direction y1 est celle de la droite (AB), perpendiculaire commune à x1 et z1.
Les axes x1 et y1 sont orientés de telle manière que la base
B
b1 = (x1, y1, z1 = z0 ) soit orthonormée directe.
Les points A et B peuvent être pris indifféremment comme origine du repère
x1 y1
R1 lié à 1.
La distance entre les points A et B est fixée égale à « a » : AB = a y1
y0
y1
La base b1 est déduite de la base b0 par une rotation d’angle autour de l’axe
z0 ou z1.
x1 Le point A est situé à une distance variable du point O, distance notée :
Alors : OA = z0
x0
z0, z1
Balancier 2
z2
L’axe x2 est identique à x1. C’est l’axe de la liaison pivot existant entre les
deux solides 1 et 2.
L’axe de la liaison pivot entre 2 et 3, orthogonal à x2, est pris comme
B direction z2.
y2 La direction y2 est celle de la perpendiculaire à x2 et z2.
x2 2 Les axes y2 et z2 sont orientés de telle manière que la base
b2 = (x2 = x1, y 2 , z2 ) soit orthonormée directe.
Le point B est pris comme origine du repère R2.
Le point B, situé sur l’axe de la liaison pivot entre 1 et 2 est un point qui
z0,z1 appartient aussi bien à 1 qu’à 2.
z2,z3
y2 La base b2 est déduite de la base b1 par une rotation d’angle autour de l’axe
x1 ou x2.
y1
x1, x2
Nacelle 3
z3 L’axe z2 de la liaison pivot entre 2 et 3 est bien sûr conservé et nommé z3.
( )
Les axes x3 et y3 sont tels que la base b3 = x3 , y 3 , z3 = z2 soit orthonormée
3 directe.
y3 Le point C, situé sur l’axe (B,z2 ) à la distance « b » du point B est l’origine
C
du repère R3 lié à 3. Dans ce cas : BC = −b z2
D Le point D, situé à la distance « c » de l’axe de la liaison pivot est tel que :
x3
CD = c x3
y2
y3
x3
La base b3 est déduite de la base b2 par une rotation d’angle autour de
x1,x2 l’axe z2 ou z3.
z2, z3
Récapitulation
• Quatre repères : • Trois constantes :
▪ 𝑅0 = (𝑂, 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) lié au bâti 0 ;
▪ a : porte à faux de la potence 1 AB = a y1 ; ( )
▪ 𝑅1 = (𝐵, 𝑥1 , 𝑦1 , 𝑧1 = 𝑧0 ) lié à la potence 1 ;
▪ b : longueur du balancier 2 BC = −b z2 ; ( )
( )
▪ 𝑅2 = (𝐵, 𝑥2 = 𝑥1 , 𝑦2 , 𝑧2 ) lié au balancier 2 ;
▪ 𝑅3 = (𝐶, 𝑥3 , 𝑦3 , 𝑧3 = 𝑧2 ) à la nacelle 3. ▪ c : rayon de la nacelle 3 CD = c x3 .
• Quatre variables :
▪ : position du point A par rapport à R0 OA = z0 ; ( )
▪ : angle de précession qui positionne la base b1 par rapport à la base b0 ;
▪ : angle de nutation qui positionne la base b2 par rapport à la base b1 ;
▪ : angle de rotation propre qui positionne la base b3 par rapport à la base b2 .
0 B
y2
x1, x2 2 y1
O
x0
x1 3
y1
y0 y3
C
y2
D
x1 y2 x3
x0 y1 x1,x2
z0, z1 x1, x2 z2, z3
Pour décrire, à tout instant, la position de n’importe quel point du solide dans l’espace, on utilise un vecteur
position.
Exemple :
Vélo 2
C Trajectoire de C 2 / 0
Roue 1
y0
Trajectoire de B 2 / 0
(0) Sol 0 B
O A x0
Trajectoire de A 1 / 2
• Rectiligne
• Circulaire
➢ Rotation
➢ Mouvement plan
Soit (S) un solide en mouvement dans un repère et M un point appartenant au solide (S),
Le vecteur vitesse du point M dans son mouvement par rapport au repère R0, est égal à la dérivée vectorielle
(par rapport au temps) du vecteur position, dans ce repère.
→
→ 𝒅 𝑶𝑴
𝑽(𝑴 ∈ 𝑺/𝑹𝟎 ) = ( )
𝒅𝒕
𝑹𝟎
Ce vecteur est tel que :
La rotation d’un solide est définie par son mouvement angulaire (tous les points de ce solide ont la même
vitesse angulaire).
On a : 2 = 1 + M2 Instant t2
2.7. Relation entre les dérivées temporelles d’un vecteur par rapport à deux référentiels
⃗ (𝑡)
𝑑𝑈 𝑑𝑎(𝑡) 𝑑𝑏(𝑡) 𝑑𝑐(𝑡)
( ) =( ) . 𝑥𝑖 + ( ) . 𝑦𝑖 + ( ) .𝑧
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑖
𝑑𝑥𝑖
𝑥𝑖 = 𝑐𝑜𝑠 𝛼 . 𝑥 + 𝑠𝑖𝑛 𝛼 . 𝑦 ⇒ ( ) = 𝛼̇ (− 𝑠𝑖𝑛 𝛼 . 𝑥 + 𝑐𝑜𝑠 𝛼 . 𝑦) = 𝛼̇ . 𝑦𝑖
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑦𝑖
𝑦𝑖 = − 𝑠𝑖𝑛 𝛼 . 𝑥 + 𝑐𝑜𝑠 𝛼 . 𝑦 ⇒ ( ) = −𝛼̇ (𝑐𝑜𝑠 𝛼 . 𝑥 + 𝑠𝑖𝑛 𝛼 . 𝑦) = −𝛼̇ . 𝑥𝑖
𝑑𝑡 𝑅
⃗ (𝑡)
𝑑𝑈 ⃗ (𝑡)
𝑑𝑈
( ) =( ) +⏟
𝑎(𝑡). 𝛼̇ (𝑡)𝑦𝑖 − 𝑏(𝑡). 𝛼̇ (𝑡)𝑥𝑖
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅
𝑖 ⃗ 𝑖 +𝑐(𝑡).𝑧𝑖 ]
𝛼̇ (𝑡).𝑧∧[𝑎(𝑡).𝑥𝑖 +𝑏(𝑡).𝑦
⃗ (𝑡)
𝑑𝑈 ⃗ (𝑡)
𝑑𝑈
On trouve par calcul de dérivation : ( ) =( ⃗ (𝑡)
) + 𝛼̇ (𝑡). 𝑧 ∧ 𝑈
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅𝑖
𝑑(𝑥,𝑥𝑖 ) ⃗ ,𝑦
𝑑(𝑦 ⃗ 𝑖)
avec :𝛼̇ (𝑡) = = .
𝑑𝑡 𝑑𝑡
On définit alors :𝛺⃗ (𝑅𝑖 /𝑅) = 𝛼̇ (𝑡). 𝑧, le vecteur rotation de la base Ri par rapport à R.
Avec α’(t) la dérivée du paramètre de position et z le vecteur directeur de l’axe de rotation.
α’(t) est appelée vitesse angulaire, ou fréquence de rotation et est souvent notée w(t).
⃗⃗ (𝒕)
𝒅𝑼 ⃗⃗ (𝒕)
𝒅𝑼
( ) =( ) + ⃗𝜴
⃗ (𝑹𝒊 /𝑹) ∧ ⃗𝑼
⃗ (𝒕)
𝒅𝒕 𝑹 𝒅𝒕 𝑹
𝒊
Cette relation est appelée : relation de changement de point entre deux vitesses.
Le champ des vecteurs vitesses vérifie la relation de changement de points des moments d’un torseur, donc
(S / R)
On peut représenter au point A le mouvement du solide (S) par le torseur suivant : (S / R) = .
V ( A S / R) A
Ce torseur est appelé torseur cinématique du mouvement de (S) par rapport à R.
On considère deux solides S1 et S2 en liaison, liaison à laquelle est associé le repère local R (O, x , y, z ) .
Alors, il peut exister un mouvement relatif de S2 par rapport à S1 caractérisé par le torseur cinématique :
wx vx
( S2 / S1 ) wx .x + wy . y + wz .z
( S2 / S1 ) = =
+ +
= wy v y .
V ( A S 2 / S
1 A
) v x . x v y . y v z . z A w v
A z z ( x , y , z )
Pour les liaisons normalisées, on dit que le torseur est sous la forme canonique (voir tableau, page suivante).
x x x 0 𝑣𝑥 En tout point de
Glissière {0 0 } l’espace
de direction x
0 0
𝑤𝑥 𝑣𝑥
HD
x x {0 0}
x 0 0
hélicoïdale 𝑝 En tout point de
d’axe (O, x ) 𝑣𝑥 = ± 𝑤 l’axe (O, x )
HD 2𝜋 𝑥
nouvelle / ancienne ancienne: + : Hélice à droite
- : Hélice à gauche
x x 𝑤𝑥 𝑣𝑥
pivot glissant x En tout point de
d’axe (O, x ) {0 0} l’axe (O, x )
ou : ou : 0 0
sphérique à doigt 0 0
x Au centre O de la
d’axe bloqué x {𝑤𝑦 0} liaison
(O, x )
𝑤𝑧 0
rotule 𝑤𝑥 0 Au centre O de la
(ou sphérique) {𝑤𝑦 0} liaison
de centre O 𝑤𝑧 0
z z
appui plan 0 𝑣𝑥 En tout point de
de normale z {0 𝑣𝑦 } l’espace
𝑤𝑧 0
linéaire annulaire x 𝑤𝑥
x 𝑣𝑥
(ou sphère- x Au centre O de la
cylindre) {𝑤𝑦 0}
𝑤𝑧 0 liaison
de centre O et de
direction x
linéaire rectiligne z z z
de normale z et de x x 𝑤𝑥 𝑣𝑥 En tout point du
ligne de contact x {0 𝑣𝑦 } plan ( x , z )
(O, x ) 𝑤𝑧 0
z q ancienne:
ponctuelle z 𝑤𝑥 𝑣𝑥
En tout point de
(ou sphère-plan) {𝑤𝑦 𝑣𝑧 }
la normale (O, z )
de normale (O, z ) 𝑤𝑧 0
NB : On utilise la forme conservée du torseur dans le cas de la recherche des liaisons équivalentes afin
d’éviter le calcul du changement de point. Cette notion n’est pas utilisée en général dans le calcul des
grandeurs mécaniques.
d ( S / R) d AB +
( B S / R ) = ( A S / R ) + AB + ( S / R) O B (S)
dt R dt R
d AB d AB
Avec : = + ( S / R) AB
dt R dt S
=0
d ( S / R)
Donc : ( B S / R) = ( A S / R) + AB + ( S / R) ( S / R) AB
dt R
Le champ des vecteur accélération des points d’un solide (S) dans son mouvement par rapport à R n’est pas
représentable par un torseur à cause de la présence du terme : ( S / R) ( S / R) AB .
Soit M un point fixe du solide (S) dans son mouvement par rapport aux repères R0 (O0 , x0 , y0 , z0 ) et
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 0𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 0 𝑂1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1𝑀
( ) =( ) +( ) O1 +
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅
0 0 0 M
𝑀 𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 𝑀 O0
⃗ (
⇒𝑉 ⃗ ( 1) + ( 1 )
)=𝑉
𝑅0 𝑅0 𝑑𝑡 𝑅 (S)
1
⃗ (𝑀/𝑅0 ) = 𝑉
⇒𝑉 ⃗ (𝑂1 /𝑅0 ) + 𝑉 ⃗ (𝑅1 /𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑀/𝑅1 ) + 𝛺 𝑂1 𝑀
⃗ (𝑀 ∈ 𝑅1 /𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑂1 /𝑅0 ) + ⏟ ⃗ (𝑅1 /𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑀 ∈ 𝑅1 /𝑅1 ) + 𝛺
𝑉 𝑂1 𝑀
⃗
=0
( S / R0 ) = ( S / R1 ) + ( R1 / R0 )
( S / R0 ) ( S / R1 ) + ( R1 / R0 ) ( S / R1 ) ( R1 / R0 )
(S / R0 ) = = = +
V ( M / R0 ) M V ( M / R1 ) + V (M R1 / R0 ) M V ( M / R1 ) M V (M R1 / R0 ) M
Phase 1
Phase 3
Phase 2
t2 t3
t t t
t1 t2 t3 t1 t2 t3 t1
Phase 1
Phase 2
Phase 1
Phase 3
Phase 2
Phase 3
Exemple
Lors d'un essai, le chariot (3) se déplace par rapport au sol (0) en translation rectiligne à une
vitesse V3(t) qui suit une loi de vitesse découpée en 3 phases :
dV3 (t )
- première phase : accélération = constante (ϒ0) jusqu'à atteindre la vitesse terminale
dt
Souhaitée V3(t)= Vm ;
- deuxième phase : vitesse terminale conservée pendant la durée de l'acquisition tacq= T2 − T1 ;
dV3 (t )
- troisième phase : décélération − = constante (ϒ0) jusqu'à l'arrêt complet.
dt
Le profil de vitesse adopté est le suivant :
A chaque essai, le chariot part d'une position initiale X0 et termine sa course à une position finale Xf.
Données :
La longueur totale est de 140m. Le chariot doit observer une distance de sécurité à chaque côté.
Autrement dit on prendra X0=10m et Xf =130m.
La vitesse de déplacement du chariot pendant la deuxième phase sera prise maximale et égale à
Vm=8 m.s-1 . La durée de l'acquisition sera prise égale à tacq = 10s .
Question :
Donner l'expression du temps T1 nécessaire pour avoir tacq = 10s.
En déduire l’expression littérale de l'accélération ϒ de la première phase en fonction de Vm,
tacq , X0 et Xf. Faire l’application numérique.
Réponse :
T1 =[(Xf-X0) /Vm]-tacq .
On a :
ϒ= Vm/T1 → ϒ= Vm/([(Xf-X0) /Vm]-tacq)
AN :
ϒ= 8 /([(130-10) /8]-10) → ϒ =1,6m.s-1
La cinématique relative de deux solides en contact ponctuel est générique de celle de nombreux mécanismes
fondamentaux comme par exemple les engrenages.
Définition : (S2)
➢ Définition :
On définit : ( S 2 / S1 ) = n ( S 2 / S1 ) + t ( S 2 / S1 )
n ( S2 / S1 ) perpendiculaire au plan Π, est appelé vecteur rotation de pivotement du mouvement de
(S2) par rapport (S1) .
t ( S2 / S1 ) parallèle au plan Π, est appelé vecteur rotation de roulement du mouvement de (S2) par
rapport (S1) .
Pivotement
⃗Ω
⃗ 𝑛 (𝑆2 /S1 )
⃗⃗ (𝑆2 /S1 )
Ω
(S2)
Roulement Π
I
⃗⃗ 𝑛 (𝑆2 /S1 )
Ω
(S1)
NB :
Un cas très fréquemment rencontré concerne celui ou les deux solides (S1) et (S2) sont en roulement sans
glissement et sans pivotement.
Mouvement sans glissement ⇒ ⃗V(𝐼 ∈ 𝑆2 /S1 )=0 ⃗ ;
Mouvement sans pivotement ⇒ ⃗Ω ⃗ 𝑛 (𝑆2 /S1 )=0
⃗ ;
Roulement de S2 sur S1 ⇒ ⃗⃗Ω𝑡 (𝑆2 /S1 ) ≠ ⃗0.
- Définition :
On appelle engrenage l’ensemble des deux roues dentées engrenant l’une avec l’autre.
Les engrenages font partie des systèmes de transmission de mouvement et de puissances les plus utilisées,
les plus résistants et les plus durables.
A.1- Caractéristiques :
Nombre de dents : Z
𝑑1 +𝑑1
Entraxe : 𝑎 =
2
d1 d 2
Module : m = =
Z1 Z 2
Condition d’engrainement : Pour que les
deux roues dentées s’engrainent, ils
doivent avoir le même module.
Pas :
Périmètre = .d = .m.Z
Pas = .m
Périmètre = Z .Pas
⃗.
Le contact entre deux dents est supposé ponctuel et sans glissement ⇒ ⃗V(𝐼 ∈ 𝑆2 /S1 )=0
V(I S1 /0)= V(O1 S1 /0) +IO1 (S1 /0) V(I S1 /0)= V(O1 S1 /0) +IO1 (S1 /0)
=0 =0
On parle d’un train d’engrenages, lorsque plus de deux roues sont en contact.
Exmple1 Exemlple2
𝜔3 𝜔3 𝜔2 𝑍 𝑍 𝜔4 𝜔4 𝜔3 𝜔2 𝑍 𝑍
= . = (− 2) . (− 1 ) , = . . = (− 3 ) . (1). (− 1 )
𝜔1 𝜔2 𝜔1 𝑍3 𝑍2 𝜔1 𝜔3 𝜔2 𝜔1 𝑍 𝑍
4 2
𝝎𝟑 𝒁𝟏
Donc : = +
𝝎𝟏 𝒁𝟑 𝝎𝟒 𝒁𝟏 𝒁 𝟑
Ce rapport est indépendant du nombre Donc : = + .
𝝎𝟏 𝒁𝟐 𝒁 𝟒
de dents de la roue intermédiaire (2) ; NB : les roues dentées (2) et (3) forment la même
Ce train d’engrenage permet de garder le pièce.
même sens de rotation entre la roue d’entrée
(1) et le roue de sortie(3).
A.3.1- Généralisation :
On considère le train d’engrenage suivant constitué de quatre arbres A, B, C et D en liaisons pivots par
rapport à un bâti :
Entrée A
Engr. cyl. Ext
B
Engr. cyl. Ext
C
Engr. cyl. Int D Sortie
1-2 2-3 3-4
Rapport de réduction :
Dans la pratique, pour calculer la loi entrée sortie des trains d’engrenages, il est inutile de repartir de la
condition de roulement sans glissement. On utilise directement la formule pratique suivante :
Pour le train d’engrenage ci-dessus : on a deux contacts extérieurs entre la roue (1) et la roue (2), puis entre
la roue (2) et la roue(3), et un contact intérieur entre (3) et (4).
𝜔40 𝑍1 .𝑍22 .𝑍32
On aura donc : n=2 → = (−𝟏)2
𝜔10 𝑍21 .𝑍31 .𝑍4
B. Engrenages coniques
C’est un groupe important utilisé pour transmettre le mouvement entre deux arbres non parallèles dont les
axes sont concourants (les axes à 90° sont les plus courants).
Les surfaces primitives sont des cônes.
𝜔20 𝑅1 𝑍1 𝜔20 𝑅1 𝑍1
=− =− =+ =+
𝜔10 𝑅2 𝑍2 𝜔10 𝑅2 𝑍2
D. Pignon -crémaillère
Fonction : Transformer le mouvement de rotation en une translation.
Loi Entrée/Sortie : V =± R ω
• V : vitesse de translation ;
• R : rayon du pignon ;
• ω : vitesse de rotation du pignon
Définition :
Un train épicycloïdal est composé d’organes rotatifs dont au moins un élément, appelé satellite, est
susceptible de prendre deux mouvements de rotation indépendants : une rotation atour de son axe propre et
une rotation par rapport à l’axe général du système.
• Méthode 1 : Ecriture de la formule de Willis à partir des conditions de roulement sans glissement
RSG en A RSG en B
En utilisant les deux relations (3) et (4) du RSG, on déduit la formule de Willis :
𝑤34 𝑅1 𝑍1
=− =−
𝑤14 𝑅3 𝑍3
On remarque que si l’on observe le mouvement dans le référentiel du porte satellites (PS), chaque roue
tourne par rapport à un axe fixe. On peut donc écrire la loi entrée sortie d’un train d’engrenage simple : dans
ce référentiel en prenant les planétaires (E) et (S) comme entrée et sortie :
Relation de Willis :
w S /PS w -w PS /0
= S /0 = λ =( -1) n
Z des Roues menantes
w E /PS w E /0 -w PS /0 Z des Roues menées
Le paramètre λ est appelé raison de base du train, c’est le rapport de réduction du train d’engrenages simple
obtenu en fixant le porte satellite.
w 3/4 Z .Z Z
Pour notre exemple : =( -1)1 1 2 = − 1
w1/4 Z 2 .Z 3 Z3
Remarque :
On déduit : Z3 = Z1 + 2 Z2 .
NB :
L’utilisation de plusieurs satellites ne change pas le rapport de la transmission.
Ils sont ajoutés pour supprimer les efforts radiaux sur les arbres et réduire les efforts sur les dentures.
Loi entrée sortie : Formule de Willis.
Les liens flexibles sont particulièrement avantageux lorsqu’il s’agit de relier de grands entraxes car ils sont
moins couteux que les autres solutions techniques. Ils sont utilisés dans tous les secteurs de la construction
mécanique (machines-outils, moteurs, convoyeurs, engins de BTP,…). Dans les réducteurs à liens flexibles,
les poulies et les roues tournent dans le même sens.
✓ Pignons et chaîne
La transmission de puissance par chaîne se fait par obstacle.
✓ Poulies courroie
La transmission de puissance par poulie courroie se fait par l’intermédiaire de l’adhérence entre la poulie et
la courroie.
➢ Rapport de réduction :
𝝎𝒆
𝝎𝑺
𝑣
𝑣
𝑣 = 𝑅𝑠 . 𝑤𝑠 = 𝑅𝑒 . 𝑤𝑒
𝝎𝑺 𝑹𝒆 𝑫𝒆
Le rapport de réduction s’écrit : 𝒓 = = =
𝝎𝒆 𝑹𝑺 𝑫𝑺
La loi Entrée/Sortie cinématique d’une chaine de solides d’un système mécanique, met en relation le ou les
paramètres d’entrée E (en position, vitesse, accélération) à ceux de la pièce de sortie S (en position, vitesse,
accélération).
Ces relations peuvent être obtenues de manières différentes selon :
le type de mécanisme et sa configuration (ouverte ou fermée).
Dans le cas des chaînes cinématiques ouvertes, la loi E/S concerne la relation entre les coordonnées
articulaires et les coordonnées opérationnelles du point en bout de chaine.
A cet effet on établit un modèle géométrique indirect à partir d’une relation de Chasles
Application :
système de déploiement
(
1 : Bras : Repère lié R1 O, x1, y1, z1 . )
Mouvement (1/0) : rotation autour de O, z 0 . ( )
( ) (
Position (1/0) repérée par : x 0, x1 = y 0, y1 = 1 . )
(
2 : Avant-bras : Repère lié R 2 Q, x 2, y 2, z 2 . ) 2 1 2
( )
Mouvement (2/1) : rotation autour de Q, z1 .
1
Position (2/1) repérée par ( x , x ) = ( y , y ) =
1 2 1 2 2 .
On considère le modèle plan simplifie dans lequel la pince de robot n’est animé que par deux mouvements de
rotation paramètres θ1 et θ2.
OQ = Lx1 et QP = Lx 2
L’extrémité en P est équipée d’une pince de masse négligeable qui saisit la sphère.
Le point P en bout de la chaine a comme coordonnée xp et yp dans le repère 𝑅0 (𝑂, ⃗⃗⃗⃗ 𝑦0 , 𝑧0 )
𝑥0 , ⃗⃗⃗⃗
OP = Xp ( t ) x 0 + Yp ( t ) y 0
Relation directe :
Le modèle géométrique direct permet d’exprimer les coordonnées xp et yp en fonction des paramètres θ1 et
θ2. En écrivant la relation de Chasles ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑄 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑄𝑃 après projection dans le repère R0 on arrive à déterminer
le modèle géométrique direct :
OP = OQ + QP Xp ( t ) x 0 + Yp ( t ) y 0 = Lx1 + Lx 2
( ) (
Xp ( t ) x 0 + Yp ( t ) y 0 = L cos ( 1) x 0 + sin ( 1) y 0 + L cos ( 1 + 2 ) x 0 + sin ( 1 + 2 ) y 0 )
Xp ( t ) = L.cos ( 1) + L.cos ( 1 + 2 )
Yp ( t ) = L.sin ( 1) + L.sin ( 1 + 2 )
Relation indirecte :
Le modèle géométrique indirect permet d’exprimer les paramètres 𝜃1 et 𝜃2 en fonction des coordonnées xB
et yB.
xB 2 yB 2
On : ( ) + ( ) = 2 + 2. 𝑐𝑜𝑠𝜃1. 𝑐𝑜𝑠(𝜃1 + 𝜃2) + 2. 𝑠𝑖𝑛𝜃1. 𝑠𝑖𝑛(𝜃1 + 𝜃2)
𝐿 𝐿
xB 2 yB 2 1 xB 2 yB 2
( ) + ( ) = 2 + 2. 𝑐𝑜𝑠𝜃2 → 𝜃2 = arccos [ . (( ) + ( ) ) − 1]
𝐿 𝐿 2 𝐿 𝐿
2 1 + 2 2
Xp ( t ) = 2 L cos cos
En utilisant les relations trigonométriques : 2
2
Yp ( t ) = 2 L sin 2 1 + 2 cos 2
2 2
Yp ( t ) 2 1 + 2 𝑦𝐵 𝜃2
Il vient : = tan → 𝜃1 = arctan (𝑥𝐵 ) − 2
Xp ( t ) 2
Yp ( t ) 1 Xp 2 ( t ) + Yp 2 ( t ) − 2 L2
1 = Arc tan − Arc cos
Xp ( t ) 2 2 L2
Typologie Démarche
Ecrire la relation vectorielle de fermeture de la chaîne de solide.
En général, cela consiste à écrire une relation de Chasles en passant par les
points caractéristiques des différents solides tout en parcourant la chaîne
fermée.
Fermeture Exemple : AB + BC + CD + ...........PA = 0
géométrique En projetant cette équation sur les vecteurs unitaires d’une base unique
liant les judicieusement choisie de manière à faire apparaître les paramètres
paramètres de d’entrée-sortie,
position On obtient :
- Trois équations scalaires pour un système en mouvement spatial
- Deux équations scalaires pour un système en mouvement plan.
On élimine enfin les paramètres intermédiaires en combinant les équations
scalaires afin d’obtenir la relation d’entrée-sortie recherchée.
Fermeture Ecrire la relation angulaire de fermeture de la chaîne de solide.
angulaire liant Exemple : ( x0 , x1 ) + ( x1 , x2 ) + ......... + ( xn , x0 ) = 0 .
les paramètres
On obtient une équation scalaire.
d’orientation
Ecrire l’équation qui traduit la particularité angulaire du système.
Produit Il s’agit en général de la conservation, imposée par certaines liaisons, d’une
scalaire valeur angulaire lors du mouvement des solides du système.
constant de xi .x j = constante .
deux vecteurs
d’orientation On obtient une équation scalaire.
Exemple : Joint de Cardan
Ecrire la relation de composition de mouvement des torseurs cinématique au
même point :
Fermeture
( Sn / S0 ) = ( Sn / Sn−1 ) + ....... + ( S2 / S1 ) + ( S1 / S0 )
cinématique Pour obtenir la loi entrée-sortie recherchée, on peut résoudre le système
d’équations issu de l’écriture torsorielle ou bien uniquement la relation qui
lie le paramètre d’entrée au paramètre de sortie en utilisant la projection de
la relation de composition des vecteurs vitesses ou rotation.
Application :
Benne basculante
𝑦0 𝑥3
𝑥1 Benne (3)
G●
φ
Bâti (0)
A 𝑥0
Schéma cinématique
→
Le repère 𝑅0 = (𝑂, 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) est lié au bâti fixe (0), avec : 𝑂𝐴 = 𝑎 ⋅ 𝑥0 − 𝑏 ⋅ 𝑦0 .
Le repère 𝑅1 = (𝐴, 𝑥1 , 𝑦1 , 𝑧1 ) est lié au corps du vérin (1), avec : (𝑥0 , 𝑥1 ) = (𝑦0 , 𝑦1 ) = 𝜑.
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑑. 𝑥3 .
Le repère 𝑅3 = (𝑂, 𝑥3 , 𝑦3 , 𝑧3 ) est lié à la benne (3), avec : (𝑥0 , 𝑥3 ) = (𝑦0 , 𝑦3 ) = 𝜃 ; 𝑂𝐵
La tige du vérin (2) est en liaison pivot glissant d’axe (𝐵, 𝑥1 ) avec le corps (1), on pose : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝑥(𝑡). 𝑥1 .
Les liaisons aux points O, A et B sont des liaisons pivots d’axe 𝑧0 .
0
Pivot(𝐴, 𝑧0 ) Pivot(𝑂, 𝑧0 ) 𝑦0
𝑦3 𝑥1
1 3
𝑦1 φ
φ 𝑥3
Pivot(𝐵, 𝑧0 )
Pivot glissant(𝐵, x
⃗ 1)
2
𝑥0
𝑧0 = 𝑧1 = 𝑧3
Fermeture géométrique :
→ → →
𝑂𝐴 + 𝐴𝐵 + 𝐵𝑂 = ⃗0, ce qui s’exprime en fonction du paramétrage :
⃗,
𝑎 ⋅ 𝑥0 − 𝑏 ⋅ 𝑦0 + 𝑥(𝑡). 𝑥1 − 𝑑𝑥3 = 0
En projection respectivement sur x 0 et sur y 0 :
2
(𝑥(𝑡) 𝑐𝑜𝑠 𝜑)2 + (𝑥(𝑡) 𝑠𝑖𝑛 𝜑)2 = (𝑥(𝑡)) ⇒ 𝑥(𝑡) = √(−𝑎 + 𝑑 𝑐𝑜𝑠 𝜃)2 + (𝑏 + 𝑑 𝑠𝑖𝑛 𝜃)2
Fermeture cinématique :
𝑉
⏟ ⃗
⃗ (𝐵 ∈ 2/3) = 0 ⇒ ⃗ (𝐵 ∈ 2/1) + 𝑉
𝑉 ⃗ (𝐵 ∈ 1/0) − 𝑉 ⃗
⃗ (𝐵 ∈ 3/0) = 0
¨=0
⃗ :𝑝𝑖𝑣𝑜𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝐵 ∈ 2/1) = [𝑑(𝐴𝐵)]
On a : 𝑉 =[
𝑑(𝑥(𝑡).𝑥1 )
] = 𝑥̇ . 𝑥1 .
𝑑𝑡 𝑅1 𝑑𝑡 𝑅1
𝑉 ⃗ (𝐴 ∈ 1/0) + ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝐵 ∈ 1/0) = ⏟
𝑉 𝐵𝐴 ∧ 𝛺⃗ (1/𝑅0 ) = −𝑥(𝑡). 𝑥1 ∧ 𝜑̇ . 𝑧1 = 𝑥(𝑡). 𝜑̇ . 𝑦1
=0 ⃗ :𝑝𝑖𝑣𝑜𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑(𝑂𝐵 𝑑(𝑑.𝑥3 )
⃗ (𝐵 ∈ 3/0) = [
𝑉 ] =[ ] = 𝑑. 𝜃̇ . 𝑦3 .
𝑑𝑡 𝑅0 𝑑𝑡 𝑅1
Donc : 𝑥̇ . 𝑥1 + 𝑥(𝑡). 𝜑̇ . 𝑦1 + 𝑑. 𝜃̇ . 𝑦3 = ⃗0
𝑑
Ce qui donne : 𝑥̇ (𝑡) = 𝜃̇ . ([𝑏 + 𝑑 𝑠𝑖𝑛 𝜃] 𝑐𝑜𝑠 𝜃 − [−𝑎 + 𝑑 𝑐𝑜𝑠 𝜃] 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑥(𝑡)
𝑑
⇒ 𝑥̇ (𝑡) = 𝜃̇ . (𝑏 𝑐𝑜𝑠 𝜃 + 𝑎 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑥(𝑡)
𝑑. 𝜃̇ . (𝑏 𝑐𝑜𝑠 𝜃 + 𝑎 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
⇒ 𝑥̇ (𝑡) =
√(𝑑 𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑎)2 + (𝑑 𝑠𝑖𝑛 𝜃 + 𝑏)2