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Un Seul Législateur et Juge

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Leçon 9

22-28 novembre

UN SEUL LÉGISLATEUR ET JUGE

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine

Jc 4.11-17 ; Ac 17.11 ; He 4.15, 16 ; Lc 12.13-21 ; Ec 2.15-19 ; Tt 2.14.

Verset à mémoriser

« Un seul est Législateur et Juge, celui qui peut sauver et perdre;

mais, qui es-tu pour juger ton prochain ? »

(Jc 4.12).

Notre attitude envers la loi, que ce soit celle de Dieu ou celle des hommes, affecte
nos relations aux autres et même notre relation à Dieu lui-même. Avez-vous remarqué que
parfois les gens riches et célèbres agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois ? Même
ceux qui font les lois, ou qui les appliquent, recherchent parfois des moyens de rédiger les
lois pour leur intérêt personnel. Ainsi, le non-respect des lois d’une société donnée peut
impliquer le non-respect d’autrui, car les lois régissent nos relations les uns avec les autres.

En même temps, ceux dont l’attitude envers la loi est stricte et intransigeante
peuvent également avoir des difficultés dans leurs relations interpersonnelles. À un niveau
plus profond, notre conception de la loi dépend du degré de respect que nous avons pour la
sagesse des législateurs et de l’équité de leurs lois.

Au début de la leçon de cette semaine, nous examinerons la loi puis nous aborderons
des paroles importantes sur une certaine forme d’arrogance dont nous ne sommes peut-être
pas conscients, mais au sujet desquelles nous avons reçu un avertissement comme étant un
péché, une violation de la loi de Dieu. En fait, ici, dans Jacques, nous avons une autre
manière de voir le péché.

Etudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 29 novembre.


DIMANCHE 23 novembre

Jugement ou discernement?
« Ne médisez pas les uns des autres, frères. Celui qui médit d’un frère ou
qui juge son frère médit de la loi et juge la loi. Or si tu juges la loi, tu n’en es pas
l’observateur, mais le juge » (Jc 4.11, Colombe).

En quoi juger les autres revient-il à se placer en juge de la loi ?

L’expression initiale dans le verset 11 qui est traduite littéralement par: médire,
accuser ou dire du mal peut comprendre plusieurs péchés de parole, dont la calomnie, le
faux témoignage, et des paroles furieuses (voir Lv 19.15-18). D’un côté, il semble que
Jacques emploie un langage plus modéré ici que clans le chapitre 3, or cependant, les
implications liées au fait de médire sur son frère ou sa sœur semblent plus sérieuses, car
cela remet en question la loi elle-même. En assumant le rôle de juge, nous ignorons nos
propres faiblesses (voir Mt 7.1-3) pour nous focaliser sur les torts de quelqu’un d’autre à la
place, comme si nous étions d’une certaine manière en dehors ou au-dessus de la loi. Nous
négligeons d’aimer notre prochain comme nous-mêmes(Lv 19,18). Ainsi, nous n’observons
pas la loi.

En même temps, cependant, tandis que nous ne devons pas juger les autres, nous
devons apprendre le discernement spirituel.

Identifiez dans les passages suivants les domaines dans lesquels le discernement
spirituel est nécessaire : Actes 17.11, 1 Corinthiens 6.1-5, 2 Corinthiens 13.5, Philippiens
1.9, 1 Jean 4,1, Galates 6.1.

Nous devons comparer ce que les gens enseignent et prêchent à la Parole de Dieu.
Nous devrions également, autant que possible, encourager les membres d’Eglise à régler
leurs différends entre eux plutôt que dans des tribunaux, où les juges ne sont pas
nécessairement guidés par la Parole de Dieu. Et surtout, nous devons nous examiner quant
à la santé de notre relation de foi et quand à savoir si l’objet de nos méditations nous élève
ou bien est nuisible à notre vie chrétienne.

C’est tellement facile de critiquer et de juger les autres, en particulier quand ils
font des choses qui nous déplaisent. Comment apprendre à savoir si nous avons
dépassé la limite entre avoir du discernement spirituel et juger la loi de Dieu ?
LUNDI 24 novembre

Le Législateur est Juge


Toutes les lois de l’Ancien Testament viennent de Jésus. On les appelle parfois les
lois de Moïse parce qu’elles ont été données par son intermédiaire (2 Ch 33.8, Ne 10.29),
mais c’est Jésus qui a guidé les Israelites dans le désert et qui leur a donné les Dix
Commandements au Mont Sinaï (voir 1 Co 10.1-4). Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus
a clarifié et développé la loi. Il est la « Parole [...] devenue chair » (Jn 1.14), et c’est par sa
Parole que nous serons jugés (Jn 12.48).

« Un seul est Législateur et Juge, celui qui peut sauver et perdre; mais toi,
qui es-tu pour juger ton prochain ? »(Jc 4.12)

Que nous disent les versets suivants sur le fait que Jésus est notre Juge?
Es 33.22; 11.1-5 ; He 4.15, 16; Ap 19.11-16.

Seul quelqu’un qui connait très bien la loi est qualifié pour juger si oui et non elle a
été transgressée. Les avocats étudient de nombreuses années avant de passer l’examen du
barreau, qui sanctionnera si oui ou non ils sont prêts à commencer leur pratique. Les scribes
de l’époque de Jésus (dont beaucoup étaient pharisiens) étudiaient également avec
beaucoup d’application, et non seulement les lois mosaïques, mais aussi toutes les traditions
légales. Le fait que Jésus n’était pas d’accord avec beaucoup de ces traditions a entrainé de
sérieux conflits avec les chefs. Mais puisqu’il est celui qui a donné ces lois, il était et
demeure le seul habilité à expliquer ce qu’elles signifient et à déterminer si oui ou non elles
ont été transgressées. De sorte que lorsqu’il reviendra, sa récompense sera avec lui pour la
donner à tous selon leurs œuvres (Ap 22.12). De plus, en prenant sur lui la nature humaine,
en vivant une vie sans péché, en mourant à notre place, et après sa victoire par la
résurrection sur le péché et la mort, Jésus est capable de nous sauver du péché.

« Dieu a remis tout jugement au Fils, car sans controverse possible, il est Dieu
manifesté en chair. Dieu a destiné le Prince de ceux qui souffrent parmi l’humanité à être
Juge du monde entier. Celui qui est sorti des cours célestes pour sauver l’homme de la mort
éternelle [...] celui qui s’est soumis pour être traduit en justice devant un tribunal terrestre,
et qui a souffert la mort ignominieuse de la croix, lui seul prononcera la sentence de
récompense ou de châtiment. » Ellen G. White, Maranatha, p. 341. En tant que Législateur
et Sauveur, le Christ est le seul apte à être notre Juge.

Récompense ou châtiment, nous serons face soit à l’un soit à l’autre. Quel est
votre espoir de récompense ?
MARDI 25 novembre

Faire des plans


Lisez Jacques 4.13, comparez avec Luc 12.13-21.
Comment trouver l’équilibre entre planifier prudemment l’avenir et notre besoin
de vivre chaque jour dans l’attente du retour imminent du Christ ? Comment éviter
le piège qui consiste à se contenter de construire des « granges » plus grandes?

Il semble très raisonnable de planifier un an à l’avance ou même plus. Les entreprises ont
en général des plans à court, moyen et long terme. Les individus et les familles ont besoin
d’épargner pour l’avenir et d’anticiper des dépenses imprévues. D’un autre côté, nous
croyons également que Jésus revient bientôt, et que, un jour, tous nos biens terrestres
seront consumés par les flammes (voir 2 P 3.10-12).

Ces deux approches de la vie ne sont pas nécessairement opposées. Quelqu’un a dit:
« Faites des projets comme si Jésus ne revenait pas avant des années, mais vivez chaque
jour comme si Jésus revenait demain. » Cela est tout à fait valable, bien que les projets à
long terme peuvent compliquer le fait de vivre un jour à la fois. La majorité de ceux qui
entendaient Jésus (et sans aucun doute beaucoup de chrétiens aujourd’hui) se dit que
l’homme riche qui décida de construire des granges plus grandes était prospère parce que
Dieu le bénissait. Mais Jésus nous révèle les pensées de cet homme: « Tu as beaucoup de
biens en réserve, pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois et fais la
fête » (Lc 12.19). En bref, son souci global était d’accumuler des trésors pour lui-même.

Plus important encore : plutôt que de faire des projets trop fermes et définitifs,
« vous devriez dire, au contraire, Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous
ferons ceci ou cela » (Jc 4. 15). Cela signifie un peu plus que simplement ajouter « d.v. »
(Deo volente, expression latine signifiant « si Dieu le veut ») à la fin d’une phrase sur nos
projets futurs. Cela signifie que nous devons soumettre tous nos plans à Dieu. Nous
pouvons prier: « Dieu, je veux connaitre ta volonté. Si ces projets ne te plaisent par, je t’en
prie, montre-le-moi ». Puis, si nos projets ne sont pas bons, Dieu nous le montrera, aussi
longtemps que nous demeurons attentifs et disposés à rectifier nos projets ou à les changer
entièrement.

Relisez Jacques 4.13. Bien qu’en surface, il me semble y avoir rien de mal dans ce
qui dit, de toute évidence il y a bien un problème. Pas au niveau de ce que les gens
veulent faire, mais dans leur attitude. Comment faire attention à ne pas être pris
dans la même attitude, même inconsciemment ?
MERCREDI 26 novembre

Une vapeur
Lisez Jacques 4.14.
Quelle remarque cruciale fait-il ici ?

La vie est incertaine. Chaque respiration est un don. Jacques 4.14 emploie un mot
grec très rare (atmis), traduit par « vapeur » ou « brouillard ». Tout comme le mot hébreu
hellel (« respiration, vapeur »), cité 38 fois dans l’Ecclésiaste et qui est souvent traduit par
« vanité », il souligne la nature transitoire de l’existence. Qui n’a jamais, en particulier à
mesure que l’on avance en âge, ressenti combien la vie en brève ? Vers la fin de sa vie, le
célèbre évangéliste Billy Graham a déclaré : « je n’aurais jamais cru que la vie passerait si
vite. »

Autrement dit, l’imminence de la mort est toujours présente. Un seul battement de


cœur nous sépare d’elle. N’importe lequel d’entre nous, à n’importe quel moment, pour
quantité de raisons, peut mourir en l’espace d’un instant. Comme Jacques a raison quand il
dit: « vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain » (4.14, S 21), y compris la mort!

« Je n’insisterai pas sur la brièveté et l’incertitude de la vie. Mais il y a un terrible


danger - danger trop peu compris - à tarder de répondre aux appels pressants du Saint-
Esprit. En réalité, ce délai est une décision de vivre dans le péché. » Ellen G. White, Le
meilleur chemin, p. 30.

De plus, non seulement la vie est courte, mais en elle-même, elle peut également
être insatisfaisante.

Lisez Ecclésiaste 2.15-19; 4.4; 5.10 ; 9.11, 12.


En quoi le message de Salomon ne fait-il qu’ajouter àce que Jacques dit?

Il y a tant d’injustice, tant d’inégalités, tant de choses qui n’ont pas de sens dans la
vie. Pas étonnant que nous soupirions tous après la promesse de la vie éternelle que nous
avons à travers Jésus. Sans cela, nous ne sommes qu’une vapeur qui aura bientôt disparu
et sera oubliée à jamais.

Faites le point: dans quelle mesure le monde vous tient-il pris dans son étreinte ?
Comment toujours garder à l’esprit combien tout cela est-il fugace ?
JEUDI 27 novembre

Connaitre et faire ce qui est bon


Lisez Jacques 4.15-17 dans le contexte des versets qui précèdent.
Quelle remarque cruciale fait-il ici?

Ici, Jacques évoque l’attitude d’arrogance. En fait, il qualifie cette attitude de


« gloriole », et les paroles prononcées de présomption (Colombe) ; il ajoute que c’est
mauvais. » Voilà combien la bonne attitude est importante pour le chrétien.

Lisez le verset 17. La Bible définit le péché de deux manières : (1) faire le mal; (2)
ne pas faire le bien. La première définition est donnée par Jean: « le péché est une
transgression de la loi » (1 Jn 3.4, Ostervald). Certaines versions modernes traduisent le
péché est la violation de la loi », mais le mot grec anomia indique des transgressions
spécifiques de la loi plutôt qu’un comportement hors-la-loi permanent (voir son emploi dans
(Rm 4.7, Tt 2.14, He 10. 17) Jacques 4.17 donne la deuxième définition: Si donc quelqu’un
sait faire le bien et ne le fait pas, c’est un péché pour lui. Il nous faut donc aller plus loin
que simplement résister à la tentation de faire du mal. Nous sommes appelés à être des
enfants de lumière (Ep 5.8) et que « notre lumière brille devant les gens, afin qu’ils
voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5.16,
c’est l’auteur qui souligne).

Bien entendu, on pourrait facilement se décourager, car, après tout, qui peut faire
constamment tout le bien qu’il peut chaque jour ? Mais là n’est pas la question. Même la vie
de Jésus n’a pas été un parcours rempli d’activités incessantes. Il y a eu des moments où il
s’est retiré pour prier ou simplement pour se reposer (Lc 5.16, Mc 6.31). Et plus important
encore, il a recherché la volonté de Dieu dans tout ce qu’il faisait (Jn 5.30), Jésus a même
comparé le fait de faire la volonté de Dieu au fait de manger : « Ma nourriture c’est de
faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jn 4.34). Il y a
des limites à ce que l’on peut avaler en une seule foi, de la même manière, il y a des limites
à ce que l’on peut accomplir. C’est pourquoi, Jésus poursuit en disant que certains sèment
et d’autres moissonnent, mais qu’ils se « réjouissent ensemble » (V 36-38), Alors que
nous œuvrons pour le Seigneur, nous serons encouragés à faire davantage et à prier pour
un plus grand empressement à être employé de toutes les manières possibles.

Comment la prière nous aide-t-elle à mourir à nous-mêmes et ainsi à conserver


une attitude de soumission à la volonté de Dieu ? Quels que soient vos projets,
comment apprendre à les abandonner au Seigneur ?
VENDREDI 28 novembre

Pour aller plus loin...


Lisez Ellen G. White, sur la valeur du temps dans le chapitre « Talents »des Paraboles de
Jésus, pp. 281-319, et partagez avec la classe les aspects qui vous ont impressionné.

« Que personne parmi vous ne se glorifie davantage contre la vérité en déclarant que
cet esprit [de discerner les mobiles des autres] est une conséquence nécessaire de la
gestion fidèle des contrevenants et du fait de se tenir debout pour défendre la vérité. Une
telle sagesse compte beaucoup d’admirateurs, mais elle est trompeuse et nuisible. Elle ne
vient pas d’en haut, mais est le fruit d’un cœur irrégénéré. Elle trouve son origine en Satan
lui-même. Qu’aucun accusateur des autres ne se glorifie d’avoir de discernement ; car ce
faisant, il habille les attributs de Satan de vêtements de justice. » — Ellen G. White
Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 7, pp. 936, 937.

« Le coupable est le premier à suspecter les autres. En condamnant son semblable, il


cherche à cacher ou à excuser le mal qui est en lui. C’est par le péché que les hommes ont
eu la connaissance du mal. A peine, nos premiers parents eurent-ils désobéi qu’ils se mirent
à s’accuser mutuellement. Telle est la nature humaine chaque fois qu’elle n’est pas sous
l’influence de la grâce. » Ellen G, White, Heureux ceux qui, pp. 132-133.

À méditer

• Lisez la dernière citation d’Ellen White ci-dessus. Comment se prémunir de ceci :


juger et accuser les autres afin d’essayer d’avoir une meilleure idée de nous-mêmes
et de notre propre défaut.

• Méditez sur la brièveté de la vie. Que devons-nous en retirer sur ce que devraient
être nos priorités ? Bien que la théorie de la relativité restreinte nous dise que le
temps lui-même subit des variations selon notre vitesse de déplacement dans un
cadre de référence, une chose est certaine : peu importe si le temps s’écoule
lentement ou rapidement, une fois qu’un instant est passé, il a disparu à jamais.
Quel impact cette idée qui nous donne à réfléchir devrait-elle avoir sur la gestion de
notre temps ?

• Comment s’occuper de ceux des péchés desquels on doit s’occuper, sans pour autant
tomber dans le piège mentionné par Jacques ?

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