Corrigé Maths INP 2023 MP
Corrigé Maths INP 2023 MP
CORRIGÉ DE MATHÉMATIQUES 1- MP
[Link]@[Link]
EXERCICE I
Q1. On utilisant la formule du produit matriciel, la fonction produit (A,B) qui renvoie AB peut
être définie comme suit :
1 def produit (A , B ) :
2 if len ( A ) != len ( B [0]) or len ( A [0]) != len ( B ) :
3 print ( " Les dimensions des matrices sont incompatibles . " )
4 return None
5 n = len ( A )
6 C = [[0]* n for i in range ( n ) ]
7 for i in range ( n ) :
8 for j in range ( n ) :
9 for k in range ( n ) :
10 C [ i ][ j ] += A [ i ][ k ] * B [ k ][ j ]
11 return C
Q2. Un graphe est non orienté si, et seulement si, sa matrice d’adjacence est symétrique. La
fonction oriente(A) qui retourne True si le graphe est orienté et False sinon peut être définie comme
suit :
1 def oriente ( A ) :
2 n = len ( A )
3 for i in range ( n ) :
4 for j in range ( n ) :
5 if A [ i ][ j ] != A [ j ][ i ]:
6 return True
7 return False
Q3. En utilisant le résultat admis, la fonction distance(A,i,j) qui renvoie le nombre minimal
d’arêtes que l’on doit parcourir pour atteindre le sommet j depuis le sommet i peut être définie comme
suit :
1 def distance (A , i , j ) :
2 p = 1
3 B = A
4 while B [ i ][ j ] == 0:
5 B = produit (A , B )
6 p = p + 1
7 return p
Q4. La requête SQL pour extraire les identifiants de tous les clients provenant de la ville de
"Toulouse" est :
1 SELECT id FROM CLIENTS WHERE ville = ’ Toulouse ’;
Q6. La requête SQL pour extraire les emails de tous les clients ayant "SCEI" comme partenaire
est :
1 SELECT email FROM CLIENTS
2 WHERE id IN ( SELECT id_client FROM PARTENAIRES WHERE partenaire = ’ SCEI ’) ;
1
EXERCICE II
On définit la fonction f : (x, y) 7→ x2 − 2xy + 2y 2 + e−x sur R2 .
Q6. Soit φ : x 7→ x− e−x , on a φ′ (x) = 1 + e−x , donc φ est strictement croissante et lim φ(x) =
x→−∞
−∞ , lim φ(x) = +∞ , le théorème des valeurs intermédiaire (généralisé ) donne φ admet une
x→+∞
unique solution, α sur R.
De plus on a φ(0) = −1 donc α est strictement positive .
Q7. (x, y) est poit critique de f si et seulement si il annule les dérivées partielles de f , il est donc
solution de ( ∂f
−x = 0
∂x (x, y) = 2x − 2y − e
∂f
∂y (x, y) = −2x + 4y = 0
donc !
α 2 + α −2
Hf α, =
2 −2 4
C’est une matrice symétrique réelle donc elle est diagonalisable , elle admet deux valeurs propres
réelles λ et µ vérifiant : (
λµ = det Hf α, α2 = 4(α + 1)
λ + µ = Tr Hf α, α2 = α + 6
α est strictement positive donc λµ > 0 et λ + µ > 0 , par conséquent λ > 0 et µ > 0 , ainsi est définie
positive et α, α2 est un minimum local.
2
PROBLÈME
Dans tout le problème, α est un réel appartenant à l’intervalle ]0, 1[. On pose :
Z 1 α−1 Z +∞ α−1
x x
I(α) = dx et J(α) = dx
0 1+x 1 1+x
+∞ +∞
xα−1 X X
= (−1)n xα+n−1 = fn (x).
1 + x n=0 n=0
xα−1
• (Sn ) converge simplement, sur ]0, 1[ , vers x 7→ qui est intégrable sur ]0, 1[ .
1+x
donc
xα−1 (1 + xn+1 ) xα−1
|Sn (x)| ≤ ≤2
1+x 1+x
xα−1
la fonction x 7→ est intégrable sur ]0.1[.
1+x
Le théorème de convergence dominée donne :
Z 1 Z 1
lim Sn (x)dx = lim Sn (x)dx = I(α)
n→+∞ 0 0 n→+∞
3
Qui s’écrit
+∞
XZ 1
I(α) = fn (x)dx
n=0 0
On a
(−1)n
Z 1 Z 1
fn (x)dx = (−1)n xn+α−1 dx =
0 0 n+α
donc
+∞
X (−1)n
I(α) =
n=0
n+α
Q13. D’après la question Q10 on a
+∞ +∞
(−1)n X X (−1)n−1
J(α) = I(1 − α) = =
n=0
n + 1 − α n=1 n − α
donc :
Z 1 α−1 Z +∞ α−1
x x
I(α) + J(α) = dx + dx
1+x
0 1 1+x
Z +∞ α−1
x
= dx
0 1+x
+∞
(−1)n +∞
X X (−1)n−1
= +
n=0
n + α n=1 n − α
1 +∞ 1 1
X
= + (−1)n −
α n=1 n+α n−α
+∞
X (−1)n
1
= + 2α .
α n=1
α 2 − n2
D’où
Z +∞ α−1 +∞
X (−1)n
x 1
dx = + 2α .
0 1+x α n=1
α 2 − n2
Q14. On admet la formule suivante :
1 +∞
!
sin(πα) X 2α cos(nx)
∀x ∈ R, cos(αx) = + (−1)n 2 .
π α n=1 α − n2
Pour x = 0 on a
1 +∞
!
sin(πα) X 2α
1= + (−1)n 2 .
π α n=1 α − n2
ce qui donne
Z +∞ α−1
x π
dx =
0 1+x sin(απ)
et Z +∞ α−1
t
∀x ∈ [0, +∞[ , fα (x) = e−xt dt
0 t+1
4
Q15. Par comparaison aux intégrales de Riemann , on a
1
tx−1 e−t ∼ 1−x et 1 − α ∈] − ∞, 1[ donc t 7→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, 1] .
t→0 t
1
t e
x−1 −t = o 2 pour tout x ∈ ]0, +∞[ donc t 7→ tx−1 e−t est intégrable sur [1, +∞[.
t→+∞ t
Donc t 7→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[ pour tout x ∈ ]0, +∞[ , par suite Γ est bien définie sur
]0, +∞[.
Q16. Par comparaison on a
tα−1 −xt tα−1
e ≤
t+1 t+1
tα−1 tα−1 −xt
La fonction t 7→ est intégrable sur ]0, +∞[ (d’après Q9) donc t 7→ e est intégrable
t+1 t+1
sur ]0, +∞[ pour tout x dans [0, +∞[. Ainsi fα est bien définie sur [0, +∞[.
tα−1 −xt
La fonction (x, t) 7→ e est continue sur [0, +∞[× et elle est dominée par une fonction
t+1
tα−1
intégrable t 7→ sur ]0, +∞[ , donc fα est bien définie et continue sur [0, +∞[.
t+1
tα−1 −xt
Q17. La fonction g : (x, t) 7→ e est de classe C 1 sur [0, +∞[× ]0, +∞[ ( théorème des
t+1
opérations élémentaires ) et
∂g tα −xt
(x, t) = − e
∂x t+1
Pour tout segment [a, b] ⊂ ]0, +∞[ ( a < b ) on a
∂g tα −at
(x, t) ≤ e = φ(t)
∂x t+1
1
puisque φ(t) → 0 et φ(t) = o( ) alors φ est intégrable sur ]0, +∞[ , donc fα est de classe C 1 sur
t→0 +∞ t2
[a, b] , pour tout [a, b] ⊂ ]0, +∞[ , par suite elle est C 1 sur ]0, +∞[ et
Z +∞ α
t
∀x ∈ ]0, +∞[ , fα′ (x) =− e−xt dt
0 t+1
Q18. Soit (un ) une suite ]0, +∞[ qui tend vers +∞ , on a alors :
tα−1 −un t
La suite de fonctions t 7→ e converge simplement vers 0 sur ]0, +∞[ .
t+1
tα−1 −un t tα−1
La fonction t 7→ e dominée la fonction t 7→ qui est intégrable ]0, +∞[ Le
t+1 t+1
théorème de convergence dominée donne lim fα (un ) = 0.
n→∞
D’après la caractérisation séquentielle de la limite on a lim fα (x) = 0.
x→∞
Q19. Par comparaison aux intégrales de Riemann , on a
e−t 1 e−t
α ∼ α et α ∈]0, 1[ donc t 7→ α est intégrable sur ]0, 1] .
t t→0 t t
e−t 1 e−t
α = o 2 pour tout α ∈ ]0, 1[ donc t 7→ α est intégrable sur [1, +∞[.
t t→+∞ t t
e−t
Ainsi t 7→ α est intégrable sur ]0, +∞[ pour tout α ∈]0, 1[.
tR −t R −t −t
L’intégrale 1+∞ etα dt converge, donc lim 1x etα dt = 1+∞ etα dt et
R
x→+∞
Z +∞ −t Z +∞ −t Z x −t
e e e
dt = dt − dt → 0
x tα 1 tα 1 tα x→+∞
d’où Z +∞ −t
e
lim dt = 0
x→+∞ x tα
5
Partie III - Vers la formule des compléments .
Q20. Pour tout x ∈]0, +∞[ on a :
Z +∞ α−1 Z +∞ α
t t
fα (x) − fα′ (x) = e−xt dt + e−xt dt
0 t+1 0 t+1
Z +∞
α−1 −xt
= t e dt
0
Z +∞
u du
= ( )α−1 e−u
u=tx 0 x x
1 +∞ α−1 −u
Z
= α
u e du
x 0
Γ(α)
=
xα
R +∞ e−t
Q21. Soit x ∈]0, +∞[, on a :gα (x) = Γ(α)ex x dt tα
Z +∞ −t Z +∞ −t !′ !
e e
gα′ (x) = Γ(α) e x
dt + e x
dt
x tα x tα
Z +∞ −t Z +∞ −t Z x −t Z +∞ −t !′
e e e e e−x
écrivons dt = dt − dt donc dt =− , par suite
x tα 1 tα 1 tα x tα xα
Z +∞ −t !
e 1
gα′ (x) = Γ(α) e x
α
dt − α
x t x
Γ(α)
= gα (x) − α
x
Γ(α)
gα est donc une solution particulière de l’équation différentielle y − y ′ = xα (E).
D’après la question Q20 fα est solution de (E) sur ]0, +∞[ , donc
par suite
(fα (x) − gα (x))′ = fα (x) − gα (x)
et il existe λ ∈ R tel que
∀x ∈]0, +∞[ , fα (x) − gα (x) = λex
On a de plus
Z +∞ −t
e
lim fα (x) = 0 et lim e−x gα (x) = Γ(α) lim dt = 0.
x→∞ x→∞ x→∞ x tα
ce qui donne λ = 0 et ∀x ∈]0, +∞[, fα (x) = gα (x).
Q22. fα et gα sont prolongeables par continuité en 0 , donc lim fα (x) = lim gα (x) , ainsi on a :
x→∞ x→∞
Z +∞ α−1 Z +∞ −t
t e
dt = Γ(α) dt
0 t+1 0 tα
R +∞ tα−1 π
Q23. D’après Q14 on a 0 t+1 dt = sin(απ) , de plus
Z +∞ −t Z +∞
e
dt = t(1−α)−1 e−t dt = Γ(1 − α)
0 tα 0
D’après Q22 on a :
π
Γ(α)Γ(1 − α) = (formule des compléments)
sin(απ)
6
R +∞ −t2
Q24. L’intégrale 0 e dt converge , on obtient par le changement de variable u = t2 :
Z +∞ Z +∞
2 1 1 1 1
e−t dt = u− 2 e−u dt = Γ( )
0 20 2 2
1 √
la formule des compléments pour α = 2 donne Γ( 12 ) = π ainsi
Z +∞ √
−t2 π
e dt =
0 2
Fin.
7
CONCOURS COMMUN INP 2022
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP
MATHÉMATIQUES 1
Durée : 4 heures
EXERCICE
M. Toutlemonde habite dans un immeuble dont la porte d’entrée est sécurisée par un code de 4 chiffres
dont chacun est compris etre 0 et 9. Malheureusement, il se trouve devant cette porte et il en a oublié
le code.
Q1. Déterminer la fonction génératrice d’une variable aléatoire suivant une loi géométrique de
paramètre p ∈ ]0, 1[ puis en déduire son espérance.
Q2. En essayant un code au hasard, quelle est la probabilité de tomber sur le bon code ?
Q3. M. Toutlemonde décide de trouver le bon code en procédant de la manière suivante : il essaye
un code au hasard choisi parmi les codes non encore testés. On note X la variable alétoire égale au
nombre de codes testés jusqu’a obtenir le bon code.
Déterminer la loi de X et donner son espérance.
Q4. À la place de la stratégie précédente, [Link] essaye des codes au hasard, sans se
soucier du fait qu’il les ait déja essayés ou non. On note encore X la variable aléatoire égale au nombre
de codes testés jusqu’à obtenir le bon code.
Déterminer la loi de X et donner son espérance.
Q5. Informatique Pour Tous.
Compléter, en langage Python, le script suivant pour qu’il simule une personne essayant de deviner le
code 4714 :
code =4714
n=int( input (’Taper un code à 4 chiffres : ’))
k=.............
while.............
.............
print(’Vous avez trouvé le code en ’ +str(k)+’ essais.’)
( ........... représente une instruction ou une partie d’instruction à compléter.)
Pour ne plus oublier le code, [Link] décide de l’écrire sur un papier qu’il garde dans sa
poche. Pour ne pas se faire dérober le code il le crypte de la manière suivante : il remplace chacun des
1
4 chiffres par lui-même additionné de 5 et réduit modulo 10 . Par exemple, le code 4714 est crypté
9269.
Q6. Informatique Pour Tous.
Écrire, en langage Python, une fonction crypte(m) qui reçoit en entrée une liste m de 4 chiffres et ren-
voie en sortie la version cryptée de cette liste. Par exemple, crypte ([4,7,1,4]) renvoie [9,2,6,9].
Dans ce problème, on étudie certaines intégrales et séries numériques reliées aux intégrales dites de
Fresnel.
Augustin Fresnel (1788-1827) démontra le caractère ondulatoire de la lumière et, pour cette raison, il
est considéré comme un des fondateurs de l’optique moderne.
2
n et qui renvoie une valeur approchée de H(x) calculée avec la fonction de la question précédente. On
2
rappelle que le code Python, pour eit , est exp(1j*t**2).
3
inx
e√
Pour tout entier naturel n non nul, on note fn la fonction d’expression fn (x) = n
.
Q22. On suppose que (an )n∈N∗ est une suite réelle positive décroissante de limite nulle et que
(bn )n∈N est une suite bornée. En admettant l’identité suivante :
N N
∀N ∈ N∗ ,
X X
an (bn − bn−1 ) = (an − an+1 ) bn + aN +1 bN − a1 b0
n=1 n=1
Q24. A l’aide des deux questions précédentes, démontrer que S est définie sur ]0, 2π[ .
Q25. On admet dans cette question que si k ∈ N∗ et x ∈ ]0, 2π[ :
ei(k+1)x − eikx
Z k+1 itx
e 1
√ − √ dt ≤ 3 .
ix k k t 4k 2
Démontrer qu’il existe une constante C > 0 telle que pour tout x ∈ ]0, 2π[ :
eix − 1
Z +∞ itx
e
S(x) − √ dt ≤ C
ix 1 t
√ Z +∞ eitx
I(x) = x √ dt
1 t
eix − 1
Q27. Déterminer la limite en 0+ de la fonction x 7→ . Donner alors un équivalent de S(x)
ix
quand x tend vers 0+ .
FIN
4
SESSION 2021 MP1M1
MATHÉMATIQUES 1
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
1/5
EXERCICE I
Q2. Justifier que la fonction 𝑓𝑓𝑓𝑓 est intégrable sur ]0,1[, puis démontrer que :
1
𝜋𝜋𝜋𝜋 2
� 𝑓𝑓𝑓𝑓(𝑡𝑡𝑡𝑡)d𝑡𝑡𝑡𝑡 = .
0 8
EXERCICE II
Q3. Justifier que la fonction ln est concave sur ]0, +∞[ et en déduire que :
3 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑐𝑐𝑐𝑐
∀(𝑎𝑎𝑎𝑎, 𝑏𝑏𝑏𝑏, 𝑐𝑐𝑐𝑐) ∈ ]0, +∞[3 , √𝑎𝑎𝑎𝑎𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 ≤ .
3
Q4. Démontrer que 𝑓𝑓𝑓𝑓 admet un unique point critique sur l’ouvert ]0, +∞[2 , puis démontrer que 𝑓𝑓𝑓𝑓
admet un extremum global que l'on déterminera.
2/5
PROBLÈME
Un peu d'arithmétique avec la fonction zêta de Riemann
On note 𝜁𝜁𝜁𝜁 la fonction zêta de Riemann définie sur ]1, +∞[ par :
+∞
1
𝜁𝜁𝜁𝜁(𝑥𝑥𝑥𝑥) = � .
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑥𝑥𝑥𝑥
𝑛𝑛𝑛𝑛=1
Le problème est constitué de trois parties indépendantes dans une large mesure.
La suite des nombres de Bernoulli notée (𝑏𝑏𝑏𝑏𝑛𝑛𝑛𝑛 )𝑛𝑛𝑛𝑛∈ℕ est définie par :
𝑛𝑛𝑛𝑛−1
−1 𝑛𝑛𝑛𝑛 + 1
𝑏𝑏𝑏𝑏0 = 1, ∀𝑛𝑛𝑛𝑛 ≥ 1, 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑛𝑛𝑛𝑛 = �� � 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑘𝑘𝑘𝑘 .
𝑛𝑛𝑛𝑛 + 1 𝑘𝑘𝑘𝑘
𝑘𝑘𝑘𝑘=0
Leonhard Euler (1707-1783) a démontré la formule suivante qui exprime les nombres 𝜁𝜁𝜁𝜁(2𝑘𝑘𝑘𝑘) à
l’aide des nombres de Bernoulli :
∗
(−1)𝑘𝑘𝑘𝑘−1 22𝑘𝑘𝑘𝑘−1 𝜋𝜋𝜋𝜋 2𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑏𝑏𝑏𝑏2𝑘𝑘𝑘𝑘
∀𝑘𝑘𝑘𝑘 ∈ ℕ , 𝜁𝜁𝜁𝜁(2𝑘𝑘𝑘𝑘) = .
(2𝑘𝑘𝑘𝑘)!
Dans cette partie (informatique pour tous), on se propose de programmer le calcul des nombres de
Bernoulli 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑛𝑛𝑛𝑛 afin d'obtenir des valeurs exactes de 𝜁𝜁𝜁𝜁(2𝑘𝑘𝑘𝑘).
Les algorithmes demandés doivent être écrits en langage Python. On sera très attentif à la rédaction
du code notamment à l'indentation.
Q5. Écrire une fonction factorielle(n) qui renvoie la factorielle d'un entier 𝑛𝑛𝑛𝑛 ∈ ℕ.
3/5
Q7. Démontrer que, pour 𝑛𝑛𝑛𝑛 ≥ 𝑝𝑝𝑝𝑝 ≥ 1, on a
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑛𝑛𝑛𝑛 − 1
� �= � �.
𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝𝑝𝑝 − 1
En déduire une fonction récursive binom_rec(n,p) qui renvoie le coefficient
n
binomial �p�.
Q8. Écrire une fonction non récursive bernoulli(n) qui renvoie une valeur approchée du
nombre rationnel 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑛𝑛𝑛𝑛 . On pourra utiliser librement une fonction binomial(n,p)qui renvoie
𝑛𝑛𝑛𝑛
le coefficient binomial �𝑝𝑝𝑝𝑝�.
Par exemple bernoulli(10) renvoie 0,075 757 575 757 575 76 qui est une valeur
5
approchée de b10 = .
66
Pour tout 𝑛𝑛𝑛𝑛 ∈ ℕ∗ , on note 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑛𝑛𝑛𝑛 la fonction définie sur ]1, +∞[ par :
1
𝑓𝑓𝑓𝑓𝑛𝑛𝑛𝑛 (𝑥𝑥𝑥𝑥) = .
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑥𝑥𝑥𝑥
ln n
Q9. Pour tout 𝑎𝑎𝑎𝑎 > 1 réel, démontrer que la série ∑ na converge.
Q10. Démontrer que la fonction 𝜁𝜁𝜁𝜁 est de classe 𝐶𝐶𝐶𝐶 1 sur ]1, +∞[, puis qu’elle est décroissante.
Q14. Un premier lien avec l'arithmétique : pour tout 𝑛𝑛𝑛𝑛 ∈ ℕ∗ , on note 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑛𝑛𝑛𝑛 le nombre de diviseurs de
1
l'entier 𝑛𝑛𝑛𝑛. On pose 𝐴𝐴𝐴𝐴 = ℕ∗ × ℕ∗ et on prend 𝑥𝑥𝑥𝑥 > 1. Justifier que la famille � � est
(ab)x (a,b)∈A
sommable et que sa somme vaut 𝜁𝜁𝜁𝜁(𝑥𝑥𝑥𝑥)2 . En déduire que :
+∞
2 (𝑥𝑥𝑥𝑥)
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑛𝑛𝑛𝑛
𝜁𝜁𝜁𝜁 =� .
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑥𝑥𝑥𝑥
𝑛𝑛𝑛𝑛=1
On pourra considérer la réunion ⋃𝑛𝑛𝑛𝑛∈ℕ∗ 𝐴𝐴𝐴𝐴𝑛𝑛𝑛𝑛 où 𝐴𝐴𝐴𝐴𝑛𝑛𝑛𝑛 = {(𝑎𝑎𝑎𝑎, 𝑏𝑏𝑏𝑏) ∈ 𝐴𝐴𝐴𝐴 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑏𝑏𝑏𝑏 = 𝑛𝑛𝑛𝑛}.
4/5
Partie III - Produit eulérien
Soit 𝑠𝑠𝑠𝑠 > 1 un réel fixé. On définit une variable aléatoire 𝑋𝑋𝑋𝑋 à valeurs dans ℕ∗ sur un espace
probabilisé (Ω, 𝒜𝒜𝒜𝒜, 𝑃𝑃𝑃𝑃) par :
1
∀𝑘𝑘𝑘𝑘 ∈ ℕ∗ , 𝑃𝑃𝑃𝑃(𝑋𝑋𝑋𝑋 = 𝑘𝑘𝑘𝑘) = .
𝜁𝜁𝜁𝜁(𝑠𝑠𝑠𝑠)𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑠𝑠𝑠𝑠
On rappelle qu'un entier 𝑎𝑎𝑎𝑎 divise un entier 𝑏𝑏𝑏𝑏 s'il existe un entier 𝑐𝑐𝑐𝑐 tel que 𝑏𝑏𝑏𝑏 = 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑐𝑐𝑐𝑐. On note alors 𝑎𝑎𝑎𝑎|𝑏𝑏𝑏𝑏.
1
Q15. Soit 𝑎𝑎𝑎𝑎 ∈ ℕ∗ . Démontrer que P (X ∈ a* ) = .
as
Q16. Soient 𝑎𝑎𝑎𝑎1 , 𝑎𝑎𝑎𝑎2 , … , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 dans ℕ∗ des entiers premiers entre eux deux à deux et 𝑁𝑁𝑁𝑁 ∈ ℕ∗ .
Démontrer par récurrence sur 𝑛𝑛𝑛𝑛 que :
(𝑎𝑎𝑎𝑎1 |𝑁𝑁𝑁𝑁, 𝑎𝑎𝑎𝑎2 |𝑁𝑁𝑁𝑁, … , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 |𝑁𝑁𝑁𝑁) ⟺ 𝑎𝑎𝑎𝑎1 × 𝑎𝑎𝑎𝑎2 × ⋯ × 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 |𝑁𝑁𝑁𝑁.
Le résultat persiste-t-il si les entiers 𝑎𝑎𝑎𝑎1 , 𝑎𝑎𝑎𝑎2 , … , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 sont seulement supposés premiers dans leur
ensemble, c'est-à-dire lorsque leur PGCD vaut 1 ?
Q17. En déduire que si 𝑎𝑎𝑎𝑎1 , 𝑎𝑎𝑎𝑎2 , … , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 sont des entiers de ℕ∗ premiers entre eux deux à deux, alors
les événements [𝑋𝑋𝑋𝑋 ∈ 𝑎𝑎𝑎𝑎1 ℕ∗ ], … , [𝑋𝑋𝑋𝑋 ∈ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 ℕ∗ ] sont mutuellement indépendants.
On pourra noter (𝑏𝑏𝑏𝑏1 , … , 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑟𝑟𝑟𝑟 ) une sous-famille de la famille (𝑎𝑎𝑎𝑎1 , … , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑛𝑛𝑛𝑛 ).
On note (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑛𝑛𝑛𝑛 )𝑛𝑛𝑛𝑛∈ℕ∗ = (2, 3, 5, 7, 11, … ) la suite croissante des nombres premiers.
Pour tout entier 𝑛𝑛𝑛𝑛 ∈ ℕ∗ , on note 𝐵𝐵𝐵𝐵𝑛𝑛𝑛𝑛 l'ensemble des 𝜔𝜔𝜔𝜔 ∈ Ω tels que 𝑋𝑋𝑋𝑋(𝜔𝜔𝜔𝜔) n'est divisible par aucun
des nombres premiers 𝑝𝑝𝑝𝑝1 , 𝑝𝑝𝑝𝑝2 , … , 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑛𝑛𝑛𝑛 .
Q19. Soit 𝜔𝜔𝜔𝜔 dans ⋂𝑛𝑛𝑛𝑛∈ℕ∗ 𝐵𝐵𝐵𝐵𝑛𝑛𝑛𝑛 . Que vaut 𝑋𝑋𝑋𝑋(𝜔𝜔𝜔𝜔) ? En déduire que :
𝑛𝑛𝑛𝑛
1
𝜁𝜁𝜁𝜁(𝑠𝑠𝑠𝑠) = lim � 1 .
𝑛𝑛𝑛𝑛→+∞ 1−
𝑘𝑘𝑘𝑘=1 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑘𝑘𝑘𝑘𝑠𝑠𝑠𝑠
1
On se propose, en application, de prouver que la série ∑ des inverses des nombres premiers
pn
1
diverge. On raisonne pour cela par l'absurde en supposant que la série ∑ converge.
pn
On pose pour tout 𝑛𝑛𝑛𝑛 ∈ ℕ∗ ,
𝑛𝑛𝑛𝑛
1
𝑢𝑢𝑢𝑢𝑛𝑛𝑛𝑛 = � 1 .
𝑘𝑘𝑘𝑘=1
1−
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑘𝑘𝑘𝑘
Q20. Justifier que la suite (𝑢𝑢𝑢𝑢𝑛𝑛𝑛𝑛 ) converge vers un réel 𝑙𝑙𝑙𝑙 et que l'on a pour tout réel 𝑠𝑠𝑠𝑠 > 1, 𝑙𝑙𝑙𝑙 ≥ 𝜁𝜁𝜁𝜁(𝑠𝑠𝑠𝑠).
Conclure.
FIN
5/5
CC INP Mathématiques 1 MP (corrigé par Hugues Blanchard et Simon Billouet) 1
1. Montrons que `∞ est un sous-espace vectoriel de l'espace vectoriel des suites réelles RN :
On a tout d'abord `∞ ⊂ RN ;
La suite nulle étant bornée, elle appartient bien à `∞ ;
Si u = (un )n∈N∗ et v = (vn )n∈N∗ sont deux suites de `∞ , bornées respectivement
par Mu et Mv et λ, µ deux réels, l'inégalité triangulaire nous apprend que, pour
tout n ∈ N :
|λun + µvn | 6 |λ|Mu + |µ|Mv
ce qui montre que λu + µv est bornée, donc dans `∞ .
Ainsi, par caractérisation des sous-espaces vectoriels, `∞ est un sous-espace vectoriel de
RN , donc un espace vectoriel réel.
Montrons maintenant que u 7→ kuk est une norme sur `∞ :
Caractère bien déni : si u ∈ `∞ ,
{|un |, n ∈ N∗ }
est une partie non vide (elle contient |u1 |) et majorée (puisque u est bornée) de R,
donc par propriété de la borne supérieure, kuk existe.
Séparation : si u ∈ `∞ est telle que kuk = 0, cela veut dire que sup |un | = 0, donc
n∈N∗
que 0 majore tous les |un |, qui sont des nombres positifs. On a donc :
∀n ∈ N∗ , |un | = 0
et par suite, u est la suite nulle.
Inégalité triangulaire : soit u, v ∈ `∞ . On a alors, pour tout n ∈ N∗ :
|un + vn | 6 |un | + |vn | 6 kuk + kvk
donc la quantité kuk + kvk est un majorant de tous les nombres |un + vn |, et elle est
donc plus grande que le plus petit desdits majorants, à savoir ku + vk. On a donc
bien :
ku + vk 6 kuk + kvk
Homogénéité : soit λ ∈ R et u ∈ ` ∞ . Si λ = 0, on a kλuk = 0 = 0kuk. Supposons
0
par linéarité de la somme d'une série (notons que cette égalité est justiée par le fait
que toutes les séries qui interviennent convergent bien d'après la question précédente).
Ainsi, σ est linéaire, et σ est donc bien une forme linéaire.
Montrons maintenant que σ est continue. Soit u = (un )n∈N∗ ∈ `∞ . Soit N ∈ N∗ . Alors :
N N N
!
X un X |un | X 1
| | 6 6 kuk
3n 3n 3n
n=1 n=1 n=1
Le terme de gauche de cette inégalité converge vers | σ(u) | , celui de droite converge
également car la série de terme général 31n converge, pour les mêmes raisons qu'à la
question 2. Par conséquent, on peut passer à la limite lorsque N → +∞, et :
+∞
!
X 1
| σ(u) | 6 kuk
3n
n=1
et d'après une caractérisation de la continuité des applications linéaires, cela montre que
σ est une forme linéaire continue sur `∞ .
4. Soit t = (tn )n∈N∗ ∈ T. Notamment, pour tout n ∈ N∗ , 0 6 3tnn 6 32n , donc
+∞
X 2
0 6 σ(t) 6
3n
n=1
Donc σ(t) ∈ [ 0 ; 1 ].
5. On a
τ1 1
σ(τ ) = 1
=
3 3
CC INP Mathématiques 1 MP (corrigé par Hugues Blanchard et Simon Billouet) 3
et
+∞ +∞
0
X 2 X 2 2 1
σ(τ ) = n
= n
− =
3 3 3 3
n=2 n=1
3n x − 1 < b3n xc 6 3n x
et
3n−1 x − 1 < 3n−1 x 6 3n−1 x
d'où (à chaque fois on somme une inégalité large et une inégalité stricte, donc on a bien
une inégalité stricte)
Et puisque tn (x) est entier, on a bien tn (x) ∈ {0, 1, 2}. Donc t(x) ∈ T.
7. Tout d'abord, yn − xn = 31n → 0. De plus, pour n > 2,
n−1
b3n xc 3 x tn (x)
xn − xn−1 = n
− n−1
= n >0
3 3 3
donc (xn )n∈N∗ est croissante, et, pour n > 2,
tn (x) 1 1 tn (x) − 2
yn − yn−1 = n
+ n − n−1 = 60
3 3 3 3n
donc (yn )n∈N∗ est décroissante. Ainsi, les suites (xn )n∈N∗ et (yn )n∈N∗ sont adjacentes.
Puisqu'on a l'encadrement, valable pour tout n ∈ N∗ :
3n x − 1 6 b3n xc 6 3n x
on a donc
1
1− 6 xn 6 1
3n
et par théorème d'encadrement, (xn )n∈N∗ converge donc vers x, et (yn )n∈N∗ de même
puisque (xn )n∈N∗ et (yn )n∈N∗ sont adjacentes. Par ailleurs, pour N ∈ N∗ :
N N N
X tn (x) t1 (x) X tn+1 (x) b3xc X
= + = −bxc+ (xn+1 −xn ) = x1 −0+xN+1 −x1 = xN+1
3n 3 3 n+1 3
n=1 n=1 n=1
def flotVersTern(n,x):
T=[]
for k in range(1,n+1):
[Link](int(3**k*x)-3*int(3**(k-1)*x))
return T
+∞
tn (x)
9. Il sut ici de calculer la somme sachant que les derniers termes sont nuls :
X
3n
n=1
def ternVersFlot(l):
x=0
for k in range(len(l)):
x+=l[k]/3**(k+1)
return x
def ajout(l):
s=0
for k in l:
s+=k
if s%2==0:
[Link](-1)
else:
[Link](-2)
return l
def verif(l):
s=0
for k in range(len(l)-1):
s+=l[k]
if s%2==0 and l[-1]==-1:
return True
if s%2==1 and l[-1]==-2:
return True
return False
On pouvait aussi remarquer que c'est correct si la somme de tous les termes est impaire :
1. Notons ici qu'il y a un problème de précision : les ottants ont une précision maximale, et l'entier peut
quant à lui être arbitrairement grand. La fonction proposée ne peut structurellement qu'être une approximation
de la représentation ternaire.
CC INP Mathématiques 1 MP (corrigé par Hugues Blanchard et Simon Billouet) 5
def verif(l):
if l[-1]!=-1 and l[-1]!=-2:
return False
return sum(l)%2==1
fn : R → R
11. Notons .
x 7→ 1+sin(nx)
3n
Les fn sont de classe C 1 comme composition, somme et quotient de fonctions de
classe C 1 .
X 2
Comme sin varie entre -1 et 1, kfn k∞ = 3n .
2
Par ailleurs, converge (c'est
3n
n>1
une série géométrique de raison 31 ). Donc fn converge normalement, donc sim-
X
n>1
plement, sur R.
Pour tout x ∈ R, fn0 (x) = n cos(nx)
donc kf k∞ = 3n .
n
Or, n
= o 1
par crois-
3n 3n n2
X 1
sance comparée. Comme est une série positive et convergente (c'est une sé-
n2
n>1
X n
rie de Riemann d'exposant strictement plus grand que 1), par comparaison,
3n
n>1
converge. Donc fn0 converge normalement, donc uniformément, sur R.
X
n>1
D'après le théorème de dérivation d'une série, ϕ est donc bien dénie sur R et est de
classe C 1 .
12. Notons que, pour tout x ∈ R :
e inx 1
n
6 n
3 3
X e inx
De même que dans la question 2, la série de fonctions x 7→ converge donc
3n
n>1
simplement. Notamment, sa partie imaginaire converge simplement. Soit maintenant
x ∈ R (xé pour le reste de la question) :
+∞ inx +∞ +∞
!
e inx
X e X X sin(nx)
Im = Im =
3n 3n 3n
n=1 n=1 n=1
+∞ +∞ +∞ inx
!
X 1 X sin(nx) 1 X e
ϕ(x) = n
+ n
= + Im
3 3 2 3n
n=1 n=1 n=1
Enn, par somme d'une série géométrique convergente et de raison diérente de 1 :
−ix
+∞ inx
X e e ix e ix 1 − e 3 3e ix − 1
= = =
3n ix
3 1 − e3
2 2 10 − 6 cos(x)
n=1 3 1 − cos(x)
3 + sin 9(x)
On obtient donc :
1 3 sin(x)
∀x ∈ R, ϕ(x) = +
2 10 − 6 cos(x)
13. La question 11 nous a permis de vérier le théorème de dérivation d'une série de fonctions
terme à terme. Ainsi, pour tout x ∈ R :
+∞
0
X n cos(nx)
ϕ (x) =
3n
n=1
D'autre part, en dérivant à vue l'expression obtenue à la question précédente, on trouve
que, pour x ∈ R :
3 cos(x)(10 − 6 cos(x)) − 3 sin(x)6 sin(x) −18 + 30 cos(x)
ϕ0 (x) = 2
=
(10 − 6 cos(x)) (10 − 6 cos(x))2
On en déduit donc que, pour x ∈ R :
+∞
X n cos(nx) −18 + 30 cos(x)
=
3n (10 − 6 cos(x))2
n=1
14. On a montré en question 11 que fn converge normalement sur R. Cette série converge
X
n>1
donc uniformément. Par ailleurs, les fn , étant de classe C 1 sur R, sont notamment conti-
nues sur [0, π]. Par théorème d'intégration d'une série terme à terme :
+∞ +∞ Z
!
Z π X X π
fn (x) dx = fn (x) dx
0 n=1 n=1 0
donc
+∞ +∞ +∞
!
π
cos(nx) π X π (−1)n−1 + 1
Z
X X x
fn (x) dx = − = +
0 3n n3n 0 3n n3n
n=1 n=1 n=1
+∞ +∞
π 1 π
Or, = d'après la question 12, donc :
X X
n
= π n
3 3 2
n=1 n=1
π π 1 π +∞
ϕ(x) − π X (−1)n−1 + 1
Z Z Z
sin(x) 2 1
dx = dx = ϕ(x) dx − =
0 10 − 6 cos(x) 0 3 3 0 6 n3n+1
n=1
CC INP Mathématiques 1 MP (corrigé par Hugues Blanchard et Simon Billouet) 7
+∞
(−1)n−1
Enn, par développement en série entière, on a, pour tout x ∈]−1, 1[, ln(1 + x) = xn ,
X
n
n=1
donc
Z π
sin(x) 1 1 1 1
dx = ln 1 + − ln 1 − = ln(2)
0 10 − 6 cos(x) 3 3 3 3
u = cos(x)
15. Avec le changement de variable (licite, car de classe C 1 ) , on obtient
du = − sin(x) dx
que −1
Z π Z −1
sin(x) −1 1 1
dx = du = ln(10 − 6u) = ln(2)
0 10 − 6 cos(x) 1 10 − 6u 6 1 3
Partie 3 : Développements ternaires aléatoires
16. Par construction, pour tout n > 1 et pour tout N > 2, Tn,N est une variable aléatoire
nie, donc XN est une variable aléatoire nie comme somme (nie !) de telles variables
aléatoires. XN admet donc une espérance et une variance. Notons que
1 1 2 3
E(Tn,N ) = .0 + .1 + 1 − 2=2−
N N N N
Finalement :
9N − 1
5 9
V(XN ) = − 2
8.9N N N
17. Puisque XN admet une variance (d'après la question 16), l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev
s'applique, et
9N − 1
V(XN ) 5 9
0 6 P(|XN − E(XN )| > ε) 6 = − 2
ε2 8.9N ε2 N N
L'inégalité de gauche étant due au fait qu'une probabilité est à valeurs dans [0, 1]. Le
terme de droite tend vers 0 (c'est le produit de 8.9 N ε2 , qui est convergent donc borné, et
9N −1
d'une suite qui tend vers 0 comme diérence de deux telles suites), donc, par encadre-
ment :
lim P(|XN − E(XN )| > ε) = 0
N→+∞
Puisque P(|XN − 1| > ε) est une suite positive majorée par une suite tendant vers
0, par encadrement, on en déduit nalement que
19. On a :
∀x ∈ [0, 1], f0 (x) = x
D'où l'on déduit que :
∀x ∈ 0, 31 , f1 (x) = 32 x
∀x ∈ 13 , 23 , f1 (x) = 12
∀x ∈ 23 , 1 , f1 (x) = 32 x − 1
2
puis que 1
f2 (x) = 94 x
∀x ∈ 0, 9 ,
1 2
f2 (x) = 14
∀x ∈ 9 , 9 ,
∀x ∈ 29 , 13 , f2 (x) = 94 x − 14
∀x ∈ 13 , 23 , f2 (x) = 12
∀x ∈ 23 , 79 , f2 (x) = 94 x − 1
∀x ∈ 79 , 89 , f2 (x) = 34
∀x ∈ 89 , 1 , f2 (x) = 94 x − 54
1 2 1 1
|f1 (x) − f0 (x)| = x − 6 − =
2 3 2 6
D'autre part, si x < 21 , on a
1 1 1 1
|f1 (x) − f0 (x)| = −x6 − =
2 2 3 6
Si x ∈ , alors
2
3 ; 1
1 3x − 2 1 1 1 2 1
|f1 (x) − f0 (x)| = + − x = |x − 1| = (1 − x) 6 1− =
2 2 2 2 2 3 6
1 1 1 1
|fn+2 (x) − fn+1 (x)| = |fn+1 (3x) − fn (3x)| 6 n+1
=
2 23×2 3 × 2n+2
Si x ∈ 13 ; 23 , alors
1 1 1 1
|fn+2 (x) − fn+1 (x)| = |fn+1 (3x − 2) − fn (3x − 2)| 6 n+1
=
2 23×2 3 × 2n+2
CC INP Mathématiques 1 MP (corrigé par Hugues Blanchard et Simon Billouet) 11
donc fn+1 est continue en On montre de la même manière que fn+1 est continue
3.
1
Comme cette croissance a lieu sur chaque intervalle fermé, on peut 2 recoller
cette croissance sur
tout [0, 1] (par exemple si x ∈ 0 ; 3 et y ∈ 3 ; 1 , on a
1
INP-M1-2019
EXERCICE I
+∞
X 1 π2 te−t
On admet que = et on pose, pour t ∈]0, +∞[, f (t) =
n=1
n 2 6 1 − e−t
Q1. Justifier que la fonction f est intégrable sur ]0, +∞[ puis, à l’aide d’un théorème d’intégration terme à terme,
Z +∞
t
calculer l’intégrale t
dt
0 e −1
EXERCICE II
Si X est une variable aléatoire à valeurs dans N de loi de probabilité donnée par : ∀n ∈ N, pn = P (X = n), la fonction
génératrice de X est
+∞
X
GX (t) = E tX = pn tn
n=0
Q2. Démontrer que l’intervalle ] − 1, 1[ est inclus dans l’ensemble de définition de la fonction GX .
On généralise ce résultat, que l’on pourra utiliser dans la question suivante, à n variables aléatoires mutuellement
indépendantes à valeurs dans N (on ne demande pas de preuve de cette récurrence).
Q3. Un sac contient quatre boules : une boule numérotée 0 , deux boules numérotées 1 et une boule numérotée 2.
On effectue n tirages d’une boule avec remise et on note Sn la somme des numéros tirés.
Déterminer pour tout t ∈] − 1, 1[, GSn (t) et en déduire la loi de Sn
PROBLÈME
X xn
Dans ce sujet une série de fonctions La est une série de fonctions an où (an )n>1 est une suite de réels telle
1 − xn
n>1
X
n
que la série entière an x soit de rayon 1.
n>1
Partie I: Propriétés
X xn
Soit une série de fonctions La : an
1 − xn
n>1
INP-M1-2019
Démontrer que pour tout x ∈] − 1, 1[ , la famille (an xnp )(n,p)∈A est sommable.
+∞ +∞
X xn X X
En déduire que pour tout x ∈] − 1, 1[, an n
= bn xn où bn = ad (d|n signifiant d divise n)
n=1
1−x n=1 d|n
Q8. Dans cette question, pour n > 1, an = 1 et on note dn le nombre de diviseurs de n. Exprimer, pour tout
∞
X xn
x ∈] − 1, 1[, f (x) = an comme la somme d’une série entière.
n=1
1 − xn
Q9. Dans cette question, pour n > 1, an = ϕ(n) où ϕ(n) est le nombre d’entiers naturels premiers avec n et inférieurs
à n. X
Justifier que la série entière an xn est de rayon 1
n>1
X
On admet que pour n > 1, n = ϕ(d). Vérifier ce résultat pour n = 12.
d|n
+∞
X xn
Pour x ∈] − 1, 1[ , exprimer ϕ(n) sous la forme d’un quotient de deux polynômes.
n=1
1 − xn
Q10. En utilisant le théorème de la double limite, établir à l’aide du développement en série entière de la fonction
+∞
X (−1)n
x 7→ ln(1 + x) sur l’intervalle ] − 1, 1[ la valeur de la somme
n=1
n
+∞
X xn
Q11. Dans cette question et la suivante, pour n > 1, an = (−1)n et pour tout x ∈] − 1, 1[, f (x) = an .
n=1
1 − xn
f (x)
En utilisant le théorème de la double limite, calculer lim et donner un équivalent de f (x) au voisinage de
x→0 x
0. Retrouver le dernier résultat de la question Q.6
− ln 2
Q12. Démontrer qu’au voisinage de 1, f (x) ∼ .
1−x
1−x 1
On pourra remarquer que pour x ∈]0, 1[, =
1 − xn 1 + x + x2 + . . . + xn−1
INP-M1-2019
EXERCICE I
+∞
X 1 π2 te−t
On admet que = et on pose, pour t ∈]0, +∞[, f (t) =
n=1
n 2 6 1 − e−t
te−t
Q1. L’application t 7−→ est continue sur ]0, +∞[
1 − e−t
t + o(t)
— En 0+ : f (t) = = 1 + o(1), donc elle est prolongeable par continuité en 0+ , donc elle est intégrable
t + o(t)
en 0
−t 1
— En +∞: f (t) ∼ te = o 2 , donc elle est intégrable par la règle de Riemann
t
Donc f est intégrable sur ]0, +∞[.
+∞
x X
Pour tout t > 0, on a ∀x ∈ ]−1, 1[: = xn . Comme e−t ∈ ]0, 1[, alors
1 − x n=1
+∞
te−t X
= te−nt
1 − e−t n=1
Les fonctions fn X: t ∈ ]0, +∞[ 7−→ te−nt sont continues par morceaux sur ]0, +∞[ et, en vertu de l’étude qui
précède, la série fn converge simplement et sa somme f est continue sur ]0, +∞[
n>1
Les fonctions fn sont intégrables sur ]0, +∞[ et par une intégration par parties
Z +∞ Z +∞
1
|fn (t)|dt = te−nt dt =
0 0 n2
X 1
Avec converge, on en déduit, par le théorème d’intégration terme à terme, que
n2
n>1
Z +∞ Z +∞ +∞
t X 1 π
dt = f (t)dt = = 2
0 et − 1 0 n=1
n 2 n
EXERCICE II
Si X est une variable aléatoire à valeurs dans N de loi de probabilité donnée par : ∀n ∈ N, pn = P (X = n), la fonction
génératrice de X est
+∞
X
GX (t) = E tX = pn tn
n=0
X
Q2. — La série entière P (X = n)tn converge pour t = 1, donc, d’après le lemme d’Abel, elle est de rayon de
n>0
convergence RX > 1, ceci démontre que que l’intervalle ] − 1, 1[ est inclus dans l’ensemble de définition de
la fonction GX .
— Utilisation du produit de Cauchy:
X X
Les deux séries entières P (X1 = n)tn et P (X2 = n)tn ont des rayons de convergence supérieurs
n>0 n>0
ou égaux à 1, alors elles sont absolument convergentes sur ]−1, 1[. En conséquence la série entière, leur
XX n
produit de Cauchy, P (X1 = k)P (X2 = n − k)tn converge absolument convergente sur ]−1, 1[ et est
n>0 k=0
de somme
+∞ X
n +∞
! +∞
!
X X X
n n n
P (X1 = k)P (X2 = n − k)t = P (X1 = n)t P (X2 = n)t = GX1 (t)GX2 (t)
n=0 k=0 n=0 n=0
INP-M1-2019
n
X n
X
P (X1 = k)P (X2 = n − k) = P (X1 = k, X2 = n − k) = P (S = n)
k=0 k=0
On obtient
+∞ X
X n +∞
X
n
P (X1 = k)P (X2 = n − k)t = P (S = n)tn = GS (t)
n=0 k=0 n=0
— Utilisation de l’espérance:
Comme X1 et X2 sont indépendantes, alors pour tout t ∈ ]−1, 1[, les deux variables tX1 et tX2 sont
indépendantes par le lemme des coalitions
GS (t) = E tX1 +X2 = E tX1 tX2 = E tX1 E tX2 = GX1 (t) × GX2 (t)
— Généralisation:
n
X
Soit X1 , · · · , Xn , n variables aléatoires mutuellement indépendantes à valeurs dans N. On note Sn = Xk ,
k=1
alors
n
Y
∀t ∈ ]−1, 1[ , GSn (t) = GXi (t)
k=1
Q3. Pour k ∈ [[1, n]], on pose Xk la variable aléatoire qui vaut le numéro de la boule tirée au k-ième tirage. Une
1 1
telle variable est de loi: Xk (Ω) = {0, 1, 2}, P (Xk = 0) = P (Xk = 2) = et P (Xk = 1) = . Les variables
4 2
n
X
X1 , · · · , Xn sont indépendantes, de même loi et Sn = Xk . D’après la généralisation précédente
k=1
n
Y
∀t ∈ ]−1, 1[ , GSn (t) = GXi (t) = GX1 (t)n
k=1
2
1 1 1 1 1
Avec GX1 (t)n = + t + t2 = t+ , soit
4 2 4 2 2
2n
1 1
∀t ∈ ]−1, 1[ , GSn (t) = t+
2 2
1
Donc Sn suit la loi binomiale de paramètre 2n,
2
PROBLÈME
Partie I: Propriétés
Q4. — Si x ∈] − 1, 1[ , on a 1 − xn ∼ 1
n→+∞
n
x X
— Soit x ∈] − 1, 1[ , on a an ∼ |an xn | et la série an xn converge absolument car elle est de
1 − xn n→+∞
n>1
X xn
rayon 1. Donc, par la critère de comparaison des séries à termes positifs, an converge absolument.
1 − xn
n>1
— On définit la suite (an ) par
a2n = 0
1
a2n+1 =
(2n + 1)2
X X 1 X xn
La série lacunaire an xn = 2
x2n+1 est de rayon de convergence 1 et la série an
(2n + 1) 1 − xn
n>1 n>0 n>1
X −1
converge pour x0 = −1 car converge
2(2n + 1)2
n>0
INP-M1-2019
xn bn bn
Q5. Soit b ∈ [0, 1[ et x ∈ [−b, b], on a: an n
6 |an | n
. D’autre part |an | ∼ |an | bn et la
1−x 1−b 1 − bn n→+∞
X X xn
série an bn converge absolument car elle est de rayon 1. Donc la série de fonctions an converge
1 − xn
n>1 n>1
normalement, puis uniformément, sur le segment [−b, b]
+∞
X xn
Q6. On pose, pour tout x ∈] − 1, 1[, f (x) = an
n=1
1 − xn
xn
Continuité: Pour n ∈ N∗ , on pose fn : x ∈ ]−1, 1[ 7−→ an
1 − xn
∗
— Pour tout n ∈ N , l’application fn est continue sur ]−1, 1[
X
— Soit [−b, b] ⊂ ]−1, 1[. D’après la question Q5, la série fn converge uniformément sur [−b, b]
n>1
nxn−1
∀x ∈ ]−1, 1[ , fn0 (x) = an 2
(1 − xn )
nbn−1 X
D’autre part |an | 2 ∼ n |an | bn et la série dérivée nan bn converge absolument car elle
(1 − bn ) n→+∞ n>1
X X nxn−1
est de même rayon que an bn . Donc la série de fonctions an 2 converge normalement,
n>1 n>1
(1 − xn )
puis uniformément, sur le segment [−b, b].
Par le théorème de dérivation terme à terme la fonction f est de classe C 1 sur l’intervalle ] − 1, 1[.
+∞
X nxn−1
∀x ∈ ]−1, 1[ , f 0 (x) = an 2
n=1 (1 − xn )
En particulier f 0 (0) = a1
Q7. Expression sous forme de série entière
On note A = N ∗ × N∗ .
— Soit n ∈ N∗ l’élément (1, n) ∈ In , donc In 6= ∅
— Soit m, n ∈ N∗ tels que m 6= n. Si (p, q) ∈ In ∩ Im , alors n = pq = m, donc m = n. Absurde
[
— Pour tout n ∈ N∗ , on a In ⊂ A, donc In ⊂ A. Inversement si (p, q) ∈ A, on pose n = pq, donc il existe
n∈N∗
[ [
∗
n ∈ N tel que (p, q) ∈ In , ainsi A ⊂ In . D’où In = A
n∈N∗ n∈N∗
On conclut que (In )n∈N∗ est une partition de A. Alors par le théorème de sommation par paquets
!
+∞ X
X +∞ X +∞
X X
un,p = un,p = uk,p
n=1 p=1 (n,p)∈A n=1 (k,p)∈In
On montre que pour tout x ∈] − 1, 1[ , la famille (an xnp )(n,p)∈A est sommable.
INP-M1-2019
X
— Soit n ∈ N∗ , la série géométrique |an | |xnp | de raison |xn | ∈ [0, 1[ est convergente de somme
p>1
+∞ n
X |x|
|an | |xnp | = |an | n
p=1
1 − |x|
n
|x| n
X
— On a |an | n ∼ |an | |x| et la série an xn converge absolument car elle est de rayon 1. Donc
1 − |x| n→+∞
n>1
n
X |x|
|an | n converge.
1 − |x|
n>1
Donc par le théorème de Fubini, la famille la famille (an xnp )(n,p)∈A est sommable
— Déduction:
+∞ +∞ X
+∞
X xn X X
an = an xnp = an xnp
n=1
1 − xn n=1 p=1 (n,p)∈A
+∞
X X
= ak xkp
n=1 (k,p)∈In
+∞
X X
= ak xn
n=1 (k,p)∈In
+∞ +∞
X X X xn X X
Mais ak = ak , donc an n
= bn xn où bn = ak
n=1
1−x n=1
(k,p)∈In k|n k|n
X +∞
X
Où bn = 1 = dn . Ainsi f (x) = dn xn
k|n n=1
Q9. Dans cette question, pour n > 1, an = ϕ(n) où ϕ(n) est le nombre d’entiers naturels premiers avec n et inférieurs
à n.
X X X
— Soit n ∈ N∗ , on a 1 6 ϕ(n) 6 n, donc Rc nxn 6 Rc an xn 6 Rc xn .
n>1 n>1 n>1
X X X
Or Rc nxn = Rc nxn = 1, donc Rc an xn = 1
n>1 n>1 n>1
— L’ensemble des diviseurs entiers de 12 est D12 = {1, 2, 3, 4, 6, 12} et par définition
ϕ(1) = ϕ(2) = 1
ϕ(3) = ϕ(4) = ϕ(6) = 2
ϕ(12) = 4
X
On a bien ϕ(d) = 12
d|12
— Soit x ∈] − 1, 1[, d’après la question Q7, on a
+∞ +∞ X +∞
X xn X
n
X
ϕ(n) = ϕ(d)x = nxn
n=1
1 − xn n=1 n=1
d|n
INP-M1-2019
+∞ +∞
X X x x
Or nxn = x nxn−1 = 2
, alors f (x) =
n=1 n=1
(1 − x) (1 − x)2
Q10. La fonction ln(1 + x) est développable en série entière sur ] − 1, 1[ et on a :
+∞
X (−1)n−1 n
∀x ∈] − 1, 1[, ln(1 + x) = x
n=1
n
X (−1)n−1
— La série xn converge simplement sur [0, 1[
n
n>1
(−1)n−1 n (−1)n−1
— Pour tout n ∈ N∗ , on a x −−−−−→ ∈R
n n→+∞ n
Par le théorème de la double limite
+∞ +∞
X (−1)n−1 n X (−1)n−1
ln(2) = lim x =
x→1−
n=1
n n=1
n
+∞
X (−1)n
Soit = − ln(2)
n=1
n
Q11. Soit b ∈ [0, 1[ et x ∈ [−b, b] \ {0}.
xn−1 bn−1 bn−1 X
— On a: an 6 |an | . D’autre part |an | ∼ |an | bn−1 et la série an bn−1 converge
1 − xn 1 − bn 1 − bn n→+∞
n>1
X xn−1
absolument car elle est de rayon 1. Donc la série de fonctions an converge normalement, puis
1 − xn
n>1
uniformément, sur [−b, b] \ {0}
(
∗ xn−1 a1 si n = 1
— Pour tout n ∈ N , on a an −−−−−→ . Par le théorème de la double limite
1 − xn n→+∞ 0 si n > 1
+∞
f (x) X xn−1
lim = lim an = a1 = −1
x→0 x x→0
n=1
1 − xn
Donc f (x) ∼ −x
x→0
— On conclut que f est dérivable en 0 et f 0 (0) = −1
+∞
X xn
Q12. Pour tout x ∈ [0, 1[, on a (1 − x) f (x) = (1 − x) (−1)n .
n=1
1 − xn
— Soit n > 1 et x ∈ [0, 1[ , on a
xn+1 xn xn (x − 1)
− = 60
1 − xn+1 1 − xn (1 − xn+1 ) (1 − xn )
xn X xn
et n
−−−−−→ 0. Donc la série (−1)n (1 − x) est alternée vérifiant le critère spécial des séries
1 − x n→+∞ 1 − xn
n>1
alternées, alors elle converge
INP-M1-2019
xn+1
En introduisant l’application ψn définie sur [0, 1[, par ψn (x) = n . Une telle fonction est de classe C 1 ,
X
k
x
k=0
par les théorèmes généraux, et ∀x ∈ [0, 1[:
n
X n
X
(n + 1)xn xk − xn+1 kxk−1
k=0 k=1
ψn0 (x) = !2
n
X
xk
k=0
n
X
(n + 1)xn + (n + 1 − k)xn+k
k=1
= !2 >0
n
X
xk
k=0
1
Donc ψn est croissante sur [0, 1[, avec ψn (0) = 0 et lim− ψn (x) = , on gagne
x→1 n+1
+∞
X xn 1
(−1)n (1 − x) 6
1 − xn n+1
k=n+1
1
La suite est de réels positifs, indépendante de x, et de limite nulle, donc la suite de fonctions
n+1 n>1
X xn
des restes de la série (−1)n (1 − x) converge uniformément vers 0̃
1 − xn
n>1
xn n x
n
(−1)n
— Pour tout n ∈ N∗ , on a (−1)n (1 − x) = (−1) −
− −−−→ ∈ R.
1 − xn n−1
X n→+∞ n
k
x
k=0
Par le théorème de la double limite
+∞
X (−1)n
lim− (1 − x)f (x) = = − ln(2)
x→1
n=1
n
− ln 2
Ainsi au voisinage de 1, f (x) ∼ .
1−x
2k
x 1
fn : x 7→ (−1)k (k!) est continue sur [0, 1] et kfk k∞ = k! est le terme général d’une série
P
convergente. Ainsi, (fk ) converge normalement sur le SEGMENT [0, 1]. On est dans le cas
simple où l’interversion somme-intégrale est licite. Elle donne
+∞ 1
(−1)k
X Z
I= x2k dx
k! 0
k=0
(−1) n
Q.2. un = (2n+1)n! est le terme général d’une suite alternée, décroissante en module et convergente
P
de limite nulle. La règle spéciale s’applique à la série (uk ). Elle indique que
+∞
X
uk ≤ |un+1 |
k=n+1
k=0
while abs(u(k))>10**(-6):
k=k+1
print(k)
1
1.2 Utilisation d’une autre suite de fonctions
x2
Q.5. Soit x ≥ 0. x2 /n → 0 quand n → +∞ et il existe donc un rang n0 tel que ∀n ≥ n0 , 0 ≤ n ≤ 12 .
2
Pour ces n, 1 − xn > 0 et donc
x2
∀n ≥ n0 , fn (x) = exp n ln 1 −
n
2
Le terme dans l’exponentielle équivaut, quand n → +∞, à n × − xn = −x2 et tend donc vers
2
−x2 . Par continuité de l’exponentielle, on a donc fn (x) → e−x quand n → +∞.
2
(fn ) converge simpelment sur R+ vers x 7→ e−x
Q.6. Par concavité de la fonction logarithme,
Soit x ∈ [0, 1] et soit n ∈ N∗ . x2 /n ∈ [0, 1]. Si x2 /n ∈ [0, 1[ alors (croissance de exp et notre
inégalité de concavité)
x2
2
fn (x) = exp n ln 1 − ≤ e−x
n
2
et le résultat reste vrai si x2 /n = 1 (0 ≤ e−x dans ce cas). Ainsi
2
∀x ∈ [0, 1], |fn (x)| ≤ e−x
Utilisons alors le théorème de convergence dominée.
- (fn ) est une suite de fonctions continues qui converge simplement sur [0, 1] vers une fonction
continue sur [0, 1].
2 2
- ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [0, 1], |fn (x)| ≤ e−x et x 7→ e−x est intégrable sur [0, 1] puisque continue
sur le SEGMENT.
Le théorème s’applique et donne
Z 1 n
x2
I = lim 1−
n→+∞ 0 n
li (xk ) = δi,k
2
On en déduit que
n
X
∀k ∈ [[0, n]], Ln (f )(xk ) = f (xi )δi,k = f (xk )
i=0
Ln (f ) interpole donc f aux points x0 , . . . , xn .
Si P est un autre polynôme interpolateur alors P − Ln (f ) ∈ Rn [X] s’annule aux points
x0 , . . . , xn . C’est un polynôme de degré ≤ n ayant au moins n + 1 racines et c’est donc le
polynôme nul.
Ln (f ) est l’unique polynôme interpolateur de f aux points x0 , . . . , xn
3
On en déduit en particulier (propriété au rang p) que φ(p) s’annule. Ce zéro est strictement
entre le minimum et le maximum des éléments de σ et donc dans ]a, b[.
Q.14. f (n+1) est continue sur le segment [a, b] et donc bornée sur ce segment .
On remarque que
∀x ∈ [a, b], |πσ (x)| ≤ (b − a)n
Avec la propriété Px , on en déduit que
(b−a)n+1 (n+1) k
kf − Ln (f )k∞ ≤ (n+1)! kf ∞
Q.15. On imagine ici que l’on se donne une suite (xk )k∈N d’éléments deux à deux distincts de [0, 2π]
et que l’on considère pour chaque n le polynôme Ln (f ) associé à σn = {x0 , . . . , xn }. On définit
alors une suite de polynômes. Comme sin et toute ses dérivées sont majorées en module par 1
sur R, on en déduit avec la question précédente que
(2π)n+1
kf − Ln (f )k∞,[0,2π] ≤
(n + 1)!
Par croissances comparées, le majorant est de limite nulle et ainsi
(Ln (f ))n∈N converge uniformément vers f sur [0, 2π]
Q.16. On sait que
+∞
X
∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = (−1)k x2k
k=0
Quand une fonction est développable en série entière, son développement est nécessairement
celui de Taylor. Ainsi
∀k ∈ N, f (2k) (0) = (−1)k (2k)!
On en déduit que kf (2k) k∞ ≥ |f (0)| ≥ (2k)! (la norme infinie existe puisque f est de classe C ∞
sur le segment [−1, 1]).
∀k ∈ N, kf (2k) k∞ ≥ (2k)!
4
3 Famille de polynômes orthogonaux
1
Q.17. Comme h1, 1i = 2, on a P0 = √ . On calcule alors
2
2
Q1 = X − hX, P0 iP0 = X et hX, Xi =
3
r
3
pour en déduire que P1 = X
2
Q.18. Soit n ∈ N∗ . (P0 , . . . , Pn ) étant orthonormée, Pn est orthogonal aux Pi avec i ≤ n − 1 et donc
à l’espace engendré par ces polynômes, c’est-à-dire Rn−1 [X].
Par ailleurs Pn ∈ Vect(1, . . . , X n ) = Rn [X] et Pn ∈ / Vect(P0 , . . . , Pn−1 ) = Rn−1 [X] (car
(P0 , . . . , Pn ) est libre). Ainsi, Pn est de degré n.
où H1 est un produit de polynômes de degré 2, unitaires, à discriminant < 0. H est alors de
signe constant (selon le signe du coefficient dominant c).
R1
Par ailleurs, Q ∈ Rn−1 [X] (car p < n) et donc hPn , Qi = 0, c’est à dire −1 H(t) dt = 0 .
Comme ci-dessus (continuité, intégrale nulle, signe constant), ceci entraı̂ne la nullité de H (sur
[−1, 1] puis comme polynôme) et une absurdité (car ni Pn ni Q n’est nul et R[X] est intègre).
On peut en fait reprendre le raisonnement en ne considérant que les racines de multiplicité
impaire dans [−1, 1]. On prouve alors par l’absurde qu’il y a n racines de multiplicité impaire
dans [−1, 1]. Comme deg(Pn ) = n, les multiplicités valent 1 et on a toute les racines.
Pn admet n racines simples dans [−1, 1]
4 Méthodes de quadrature
x−xk
Q.21. Le changement de variable affine (et donc licite) t = 2 xk+1 −xk − 1 donne
xk+1 1
xk+1 − xk xk+1 − xk
Z Z
f (x) dx = f xk + (t + 1) dt
xk −1 2 2
5
R1
∀P ∈ Rn [X], on a J(P ) = −1 P (t) dt
Quadrature de Gauss
Q.24. On a d’une part (les ti sont des racines de Pn+1 )
n
X
J(QPn+1 ) = αi Q(ti )Pn+1 (ti ) = 0
i=0
D’autre part, comme P est de degré ≤ 2n + 1 et Pn+1 de degré n + 1, le quotient Q est de degré
≤ n et donc orthogonal à Pn+1 . Ainsi
Z 1
Pn+1 Q(t) dt = 0
−1
On a donc
Z 1
J(QPn+1 ) = Q(t)Pn+1 (t) dt = 0
−1
R1
Comme J est linéaire, on a aussi J(P ) = J(QPn+1 ) + J(R). De plus J(R) = −1 R(t) dt car R
est de degré ≤ n. Ainsi
Z 1 Z 1 Z 1
J(P ) = J(QPn+1 ) = Q(t)Pn+1 (t) dt + R(t) dt = (Q(t)Pn+1 (t) + R(t)) dt
−1 −1 −1
et donc
Z 1
J(P ) = P (t) dt
−1
Y
Q.25. Fixons i ∈ [[0, n]] et posons P = (X − tk )2 . P ∈ R2n [X] et donc
k6=i
Z 1 n
X
P (t) dt = J(P ) = αk P (tk ) = αi P (ti )
−1 k=0
Comme P est continue, positive et non nulle sur [−1, 1], son intégrale sur [−1, 1] est > 0. De
même P (ti ) > 0. Ainsi
∀i, αi > 0
R1
On remarque enfin que la somme des αi vaut J(1) et comme 1 ∈ R2n+1 [X], J(1) = −1 1 dt = 2.
n
X
αi = 2
i=0
6
CPGE MOHAMMEDIA 03 Mai 2017
CCP - Maths 1
Proposition de corrigé
EXERCICE 1
Q1. f est la composée d’une focntion polynomiale et de la fonction sinus donc elle de classe C ∞
sur R2 . g l’est aussi car ses composantes sont polynomiales. En particulier les deux fonctions
sont différentiables sur R2 .
Pour les matrices Jacobiennes :
2 2 1 1
Jac f (x, y) = 2 cos(x − y )(x, −y) , Jac g(x, y) =
1 −1
1 1
Q4. Pour tout (p, q) ∈ A , 0 ≤ (p+q) 2 ≤ p2 +q 2 , il suffit de montrer la non-sommabilité de
1
la famille ( (p+q)2 )(p,q)∈A :
Considérons la partition suivante de A : Jn = {(p, q) ∈ A / p + q = n} , n ≥ 2.
X 1 n−1
Pour tout n ≥ 2 , card(Jn ) = n − 1 donc =
(p + q)2 n2
(p,q)∈Jn
X n−1
1
La divergence de la série entraîne la non-sommabilité de la famille ( (p+q) 2 )(p,q)∈A ,
n2
n≥2
d’où le résultat cherché.
1
PROBLÈME
Partie I - Exemples
Partie II - Propriétés
2
P P P
Q9. La série (|an | + |bn |) converge car an , bn sont absolument convergentes
et ∀x ∈ R , P ∀n ∈ N , |an cos(nx) + sin(nx)bn | ≤ |an | + |bn |
donc la série (an cos(nx) + sin(nx)bn ) converge normalement sur R.
Q10. Posons f (x) = a cos x + b sin x . Si a = b = 0 le résultat est trivial
sinon , on prend z = a + ib = reiθ . On a : f (x) = Re(zeix ) = p Re(rei(x+θ) ) = r cos(x + θ)
Pour tout x ∈ R , |f (x)| ≤ r = |f (−θ)| donc sup |f (x)| = r = a2 + b2 .
x∈R p
Q11. De la même manière , on obtient sup |an cos(nx) + bn sin(nx)| = a2n + b2n
x∈R
La convergence
Pp normale de la série trigonométrique est équivaut à la convergence de la série
numérique a2n + 2
pbn p P P
Comme ∀n , |an | ≤ a2n + b2n et |bn | ≤ a2n + b2n alors les deux Séries an , bn convergent
absolument puis les termes généraux ont la limite nulle. P
Q12. Pour tout n , fn : x 7→ an cos(nx) + bn sin(nx) est continue sur R et fn converge
uniformément sur R car ( converge normalement ) donc sa somme est continue sur R.
∞
X ∞
X
Aussi f (x + 2π) = fn (x + 2π) = fn (x) = f (x) , d’où f ∈ C2π .
n=0 n=0
Q13. Pour n ∈ N∗ . On a : h iπ
Rπ Rπ
−π
cos2 (nx)dx = −π cos(2nx)+1
2 dx = sin(2nx)
4n + x2 = π.
−π
Pour (n, k) ∈ N2 tel que n 6= k. On a : h iπ
Rπ Rπ
−π
sin(kx) cos(nx)dx = −π sin((k+n)x)+sin(k−n)x
2 dx = − cos((k+n)x)
2(k+n) + − cos((k−n)x)
2(k−n) = 0.
−π
Q14. On pose : fk (x) = ak cos kx + bk sin kx.
∞
Rπ Rπ X
Soit n ∈ N∗ . On a : αn (f ) = π1 −π f (x) cos(nx)dx = 1
π −π
fk (x) cos(nx)dx
Pk=0
comme P ∀x ∈ [−π, π] , ∀k ∈ N , |fk (x) cos nx| ≤ kfk k∞ et fk converge normalement sur R
donc fk (x) cos nx converge normalement puis uniformément sur [−π, π] , ce qui permet l’in-
X∞ Z π
tervertion série-intégrale , soit αn (f ) = π1 fk (x) cos(nx)dx
k=0 −π
Rπ Rπ Rπ
pour k 6= n , −π fk (x) cos(nx)dx = ak −π cos(kx) cos(nx)dx + bk −π sin(kx) cos(nx)dx = 0
Rπ Rπ π
et −π fn (x) cos(nx)dx = an −π cos2 (nx)dx + bn −π sin(nx) cos(nx)dx = π ( car Q13. et
R
3
Le résultat admis permet de conclure que : f − g = h = 0 sur R.
Q17 La fonction x 7→ f (x) sin(nx) est impaire , son intégrale sur un intervalle centré sera nulle
donc βn (f ) = 0 pour tout n ∈ N.
Rπ R0
La fonction x 7→ f (x) cos(nx) est paire , donc 0 f (x) cos(nx)dx = −π f (x) cos(nx)dx
Rπ
puis αn (f ) = 2 0 f (x) cos(nx)dx pour tout n ∈ N.
Q18
4
ln(x+1)
si 0 < x ≤ 1
Q20. On pose : f (x) = x
1 si x=0
La fonction f est continue sur [0, 1] donc sa restriction sur ]0, 1[ y est intégrable.
En utilisant le développement en série entière de x 7→ ln(x + 1) , on écrit :
∞
X (−x)n−1
∀x ∈]0, 1] , f (x) =
n=1
n
(−x)n−1
X
Posons , pour x ∈ [0, 1] , n ∈ N∗ , fn (x) = n . On a fn converge simplement vers f
n≥1
cette convergence est normale puis uniforme , en effet
n ∞
X X xn+1 1
∀x ∈]0, 1] , |f (x) − fk (x)| = | fk (x)| ≤ ≤ (T.S.S.A)
n+1 n+1
k=1 k=n+1
1
( ceci reste vrai pour x = 0 : |Rn (0)| = 0 ≤ n+1 )
∞ 1 ∞
(−1)k−1 π2
Z
R 1 ln(x+1) R 1 X X
donc 0 x = 0
f (x)dx = f k (x)dx = = .
k2 12
k=1 0 k=1
Q21. • La fonction f définie en Q18. est la somme d’une série trigonométrique qui converge
normalement sur R , mais elle n’est pas dérivable aux points (2k + 1)π , k ∈ Z.
•• P
Posons un (x) = an cos nx + bn sin nx .
Si u0n converge uniformément sur R alors la somme sera dérivable ( Dérivation terme à terme
). P P
Supposons que les deux séries numériques nan et nbn sont absolument convergentes , alors
5
CCP 2016 - Filière MP
Corrigé de l’épreuve Mathématiques I
Nicolas Basbois & Damien Broizat
Institut Stanislas, Cannes - Lycée Jules Ferry
EXERCICE I
I.1. Supposons que l’équation différentielle (E) possède une solution développable en série
+∞
X
entière sur ] − r; r[ (avec r > 0), notée y : x 7→ an xn . En dérivant deux fois cette
n=0
série entière terme à terme sur son intervalle ouvert de convergence, on obtient pour tout
x ∈] − r; r[ :
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
(x2 −x)y 0 (x) = (x2 −x) nan xn−1 = nan xn+1 − nan xn = (n−1)an−1 xn − nan xn ,
n=1 n=0 n=0 n=1 n=0
ainsi que
+∞
X +∞
X +∞
X
2 00 2 n−2 n
x y (x) = x n(n − 1)an x = n(n − 1)an x = n(n − 1)an xn .
n=2 n=2 n=0
En sommant ces développements en série entière, il vient, pour tout x ∈] − r; r[ :
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
n n n
x2 y 00 (x) + (x2 − x)y 0 (x) + 2y(x) = n(n − 1)an x + (n − 1)an−1 x − nan x + 2an xn
n=0 n=1 n=0 n=0
+∞
X
(n2 − 2n + 2)an + (n − 1)an−1 xn + 2a0 .
=
n=1
Puisque yest solution de (E), on obtient par unicité du développement en série entière les
2a0 = 0
relations .
∀n ≥ 1, (n2 − 2n + 2)an + (n − 1)an−1 = 0
2 2 a0 = 0
Puisque n −2n+2 = 1+(n−1) 6= 0, ces relations se réécrivent ∀n ≥ 1, a = 1−n a ,
n 1+(n−1)2 n−1
ce qui entraı̂ne la nullité de la suite (an )n∈N par une récurrence immédiate.
En conclusion, on a montré qu’une telle solution est nécessairement la fonction nulle.
Il n’existe donc pas de solution non nulle de (E) qui soit développable en série entière au
voisinage de 0.
EXERCICE II
On utilisera dans cet exercice les relations :
+∞ +∞ +∞
!
1 X 1 d X X
∀x ∈] − 1; 1[, = xn , 2
= x n
= nxn−1 ,
1−x (1 − x) dx
n=0 n=0 n=1
la seconde étant obtenue par dérivation de la somme d’une série entière sur son intervalle
ouvert de convergence.
De ces relations, on déduit (en évaluant en x = 21 ) :
+∞ +∞ +∞ +∞
X 1 X n 1X n 1X n 1 1
= 2, = = = × = 2.
2n 2 n 2 2n−1 2 2 n−1 2 (1 − 12 )2
n=0 n=0 n=0 n=1
Corrigé CCP MP 2016 - Math I 2/10
i+j
II.1. Notons ui,j = i+j pour tout couple (i, j) ∈ N2 .
2
On a :
• ui,j = uj,i ≥ 0 pour tout (i, j) ∈ N2 ;
X
• pour tout i ∈ N, la série ui,j converge. En effet, on a (sous réserve de convergence
j≥0
de chacune des séries utilisées) :
+∞ +∞ +∞ +∞ +∞
X X i X j i X 1 1 X j
ui,j = + = +
2i+j 2i+j 2i 2j 2i 2j
j=0 j=0 j=0 j=0 j=0
+∞
X i+1
et on reconnaı̂t là des séries convergentes. Au passage, on obtient ui,j = = 4ui,1
2i−1
j=0
(en utilisant les calculs du préambule) ;
X X +∞ +∞
P
• la série ui,j converge, car pour tout i ∈ N, ui,j = 4ui,1 par ce qui précède
i≥0 j=0 j=0
P P
et parce que ui,1 converge (et elle a même somme que u1,i par symétrie). On
i≥0 i≥0
+∞ X
X +∞ +∞
X +∞
X
obtient concrètement : ui,j =
4ui,1 = 4 u1,i = 4 × 4 × u1,1 = 16u1,1 .
i=0 j=0 i=0 i=0
On en déduit, par le théorème de sommation par paquets pour les familles à termes positifs,
que la famille (ui,j )(i,j)∈N2 est sommable, et sa somme vaut :
+∞ X+∞
X X 16 × 2
ui,j = ui,j = 16 × u1,1 = = 8.
2
22
(i,j)∈N i=0 j=0
II.2.
II.2.a. Les relations données définissent bien une loi de probabilité sur l’univers dénombrable
N2 , puisque :
i+j ui,j
• ∀(i, j) ∈ N2 , i+j+3 = ≥ 0;
2 8
X i+j 1 X
• = ui,j = 1.
2i+j+3 8
(i,j)∈N2 (i,j)∈N2
| {z }
=8
II.2.b. Pour tout i ∈ N, on a la décomposition d’événement :
+∞
[
(X = i) = (X = i) ∩ (Y = j) ,
j=0
De même, on a
+∞ +∞
X X uj,i
P (Y = i) = P (X = j) ∩ (Y = i) = = P (X = i),
8
j=0 j=0
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puisque ui,j = uj,i . Les variables aléatoires X et Y suivent donc la même loi, donnée par
+∞
X uk,l 4uk,1 1 k+1
∀k ∈ N, P (X = k) = P (Y = k) = = = uk,1 = k+2 .
8 8 2 2
l=0
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1.
Donc ϕ est intégrable sur ]0, +∞[.
On en déduit l’hypothèse de domination sur tous les segments de ]0, +∞[.
Cela prouve finalement que Γ est de classe C 1 sur ]0, +∞[, donc dérivable, avec :
Z +∞ Z +∞
0 ∂h
∀x > 0, Γ (x) = (x, t)dt = ln(t)e−t tx−1 dt.
0 ∂x 0
Z n
1 1
III.2. Pour tout entier n ≥ 2, on pose un = dt − .
n−1 t n
[1, +∞[ −→ R
a. Notons f : . Comme la fonction f est continue (donc continue par
t 7−→ 1t
morceaux), décroissanteet à valeurs positives, un théorème du cours indique que la série
P R n P
n−1 f (t)dt − f (n) converge, c’est-à-dire que un converge.
n≥2 n≥2
n
P 1
b. Pour tout entier n ≥ 1, on pose Hn = k − ln(n).
k=1
n Rn n
P dt P 1
Pour n ≥ 2, on a uk = 1 t − k par relation de Chasles, d’où
k=2 k=2
n n
P P 1
uk = ln(n) + 1 − k = 1 − Hn .
k=2 n k=1
P
Comme la suite uk converge par la question précédente, il s’ensuit que la suite
k=2 n≥2
(Hn )n≥1 converge.
Ensuite, soit n ≥ 1 (et, normalement, x > 0 est déjà fixé aussi dès l’énoncé de la question
III.3.). La fonction fn est positive par définition.
t
De plus, pour tout t ∈]0, n[, fn (t) = en ln(1− n ) tx−1 , avec ln 1 − nt ≤ − nt par la question
précédente, vu qu’on a bien nt < 1 pour t ∈]0, n[. On en déduit, par croissance de l’expo-
t
nentielle et produit par une quantité positive : f (t) ≤ en×(− n ) tx−1 = e−t tx−1 . Enfin f
n n
est nulle sur [n, +∞[, tandis que la fonction t 7→ e−t tx−1 y est positive, d’où finalement
l’encadrement :
∀t > 0, 0 ≤ fn (t) ≤ e−t tx−1 .
b. Comme demandé, on applique le théorème de convergence dominée :
– Pour tout n ≥ 1, fn est continue par morceaux sur R∗+ .
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– Soit t > 0. Il existe N ∈ N tel que N ≥ t, par exemple N = btc + 1. Alors, pour
n n t
tout n ≥ N , t ∈]0, n], et donc fn (t) = 1 − nt tx−1 . Or, 1 − nt = en ln(1− n ) , et
n t 1
ln 1 − nt = − nt + o n1 , donc 1 − nt = en(− n +o( n )) = e−t+o(1) −→ e−t par
n→+∞
continuité de l’exponentielle. Donc fn (t) −→ e−t tx−1 .
n→+∞
On a ainsi prouvé que (fn )n≥1 converge simplement sur R∗+ vers la fonction t 7→ e−t tx−1 .
– De plus, pour tout n ≥ 1 et pour tout t > 0, |fn (t)| ≤ e−t tx−1 par la question
précédente, et on a prouvé dans la première question du problème que la fonction
t 7→ e−t tx−1 est (continue bien sûr et) intégrable sur R∗+ .
Z +∞ Z +∞
Donc, par le théorème de convergence dominée, fn (t)dt −→ e−t tx−1 dt.
0 n→+∞ 0
Comme fn est nulle sur [n, +∞[, cela donne finalement :
t n x−1
Z n
1− t dt −→ Γ(x),
0 n n→+∞
Cette relation est appelée formule de Gauss (selon l’énoncé, mais n’est-ce pas plutôt la
formule dite d’Euler dans la littérature ?).
III.5. Soient n ∈ N∗ et x > 0.
L’indication donnée (fallait-il la prouver ?) est immédiate en remarquant qu’on a
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n
P 1 n
x k x
exHn e−x ln(n) 1
Q
=e k=1 = e k × nx .
k=1
Ensuite, d’après la formule de Gauss établie à la question précédente, on a :
n
Q n
Q
(x + k) (k + x) n
1 k=0 x k=1 x Y x
= lim = lim × n = lim 1 + .
Γ(x) n→+∞ n!nx n→+∞ nx Q n→+∞ nx k
k k=1
k=1
Grâce à l’indication fournie, on réécrit :
n h
1 xHn
Y x −x i
= lim xe 1+ e k .
Γ(x) n→+∞ k
k=1
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III.7.
+∞
P
1 1
a. Posant x = 1 dans la formule précédente, on trouve : ψ(1) = −1 − γ + k − k+1 ,
k=1
R +∞ψ(1) = −1 − γ + 1 = −γ.
d’où, par télescopage,
De plus Γ(1) = 0 e−t dt = lim [−e−t ]X 0 = lim 1 − e−X = 1 donc, vu que
X→+∞ X→+∞
0
ψ(1) = ΓΓ(1)
(1)
, on obtient Γ0 (1) = −γ.
Mais
R +∞ en reprenant l’expression obtenue à la question 1.c., on constate que Γ0 (1) =
−t
e ln(t)dt, d’où finalement :
0
Z +∞
e−t ln(t)dt = −γ.
0
+∞
1 1 X 1 1 1 1
= − + − − +
x x+1 k k+x+1 k k+x
k=1
par somme de séries convergentes. Et donc :
+∞ X+∞
1 1 X 1 1 1 1 1
ψ(x + 1) − ψ(x) = − + − = − = .
x x+1 k+x k+x+1 k+x k+x+1 x
k=1 k=0
R∗+ −→
R
c. Soit x > 0 fixé. Pour tout k ∈ N, on définit jk : 1 1 .
y 7−→ k+y+1 − k+y+x
Cette notation est discutable : il aurait peut-être été préférable de noter jk,x , pour insister
sur le fait que l’on travaille à x > 0 fixé, et que la convergence uniforme étudiée ici ne
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|x − 1|
∀y > 0, |jk (y)| ≤ .
(k + 1)(k + x)
P |x−1| |x−1| |x−1|
Comme est une série convergente, vu que (k+1)(k+x)
(k+1)(k+x) ∼ 2 , on a la
k≥0 k→+∞ k
P
convergence normale, donc uniforme, de jk sur ]0, +∞[.
k≥0
Ensuite, reprenant la formule de 6.c., on a, pour tout n ∈ N∗ ,
+∞ X +∞
1 1 X 1 1 1 1
ψ(x + n) − ψ(1 + n) = − + + − − − ,
x+n n k k+x+n k k+1+n
k=1 k=1
Or, pour tout k ∈ N, jk (n) −→ 0 donc, par le théorème de la double limite (qui
n→+∞
s’applique ici car la série de fonctions étudiée converge uniformément sur un voisinage de
+∞),
+∞
X
lim ψ(x + n) − ψ(1 + n) = lim jk (n) = 0.
n→+∞ n→+∞
k=0
n n
!
X X
= lim f (k + 1) − f (k) + f (k + x) − f (k + x + 1)
n→+∞
k=1 k=1
1
= f (x + 1) + γ − lim f (x + 1 + n) − f (1 + n) = f (x) + + γ,
n→+∞
| {z } x
=0
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Remarque. Il n’était pas demandé de démontrer l’indication fournie, mais elle n’avait
rien d’extraordinaire :
n n n n
k2
X X k k n+1 Xn+k−n n+1 X n
= − = − = − 1−
n(n + k) n n+k 2 n+k 2 n+k
k=1 k=1 k=1 k=1
n 2n
n+1 X 1 1−n X 1 1−n
= −n+n = +n = + n ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
2 n+k 2 k 2
k=1 k=n+1
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CCP-Maths-1-Session 2015 Correction
CCP-Maths-1-Session 2015
Exercice I.
I.1. La fonction génératrice de X est donnée par : ∀t ∈ [−1, 1]
+∞ +∞
X X λn
GX (t) = E tX = tn P(X = n) = tn e−λ = eλ(t−1)
n=0 n=0
n!
Exercice II.
On note I = ]0, +∞[ et on définit pour n entier naturel non nul et pour x ∈ I, fn = e−nx −2e−2nx
II.1. Soit n ∈ N∗ . La fonction fn est définie et continue sur I = ]0, +∞[.
• En 0, la fonction fn est prolongeable par continuité en 0, voir que fn −−−−→ −1
x→0+
1
• En +∞, on a fn (x) = ◦ ,
+∞ x2
donc fn est intégrable sur I et
Z +∞ +∞
e−nx e−2nx
fn (t)dt = +
0 −n n 0
1 1
= − =0
n n
+∞ Z
X +∞
En conséquence fn (t)dt =0
n=1 0
X X
II.2. Soit x ∈ I, la série fn (x) est combinaison linéaire de deux séries géométriques e−nx
n>1 n>1
X
−2nx
et e et chacune est de raison dans ]0, 1[, donc elle est convergent et sa somme est
n>1
la combinaison de deux sommes, c’est-à-dire
+∞ +∞
X X e−x e−2x
S(x) = e−nx − 2 e−2nx = − 2
n=1 n=1
1 − e−x 1 − e−2x
1 1 ex + 1 2
= x
− 2 2x = 2x − 2x
e −1 e −1 e −1 e −1
ex − 1 1
= = x
e2x − 1 e +1
1
L’application S : x ∈ I 7−→ x est continue sur I, prolongeable par continuité en 0 et
e +1
1
S(x) ∼ e−x = ◦ , donc S est intégrable sur I
+∞ x2
Z +∞ X +∞
! Z +∞
e−x
fn (x) dx = dx
0 n=1 0 1 + e−x
+∞
= − ln 1 + e−x 0 = ln 2
elamdaoui@[Link] 1 [Link]
CCP-Maths-1-Session 2015 Correction
+∞ Z
X +∞
II.3. La série |fn (x)| dx est forcément divergente car sinon les assertions du théo-
n=1 0
rème de convergence dominée seront vérifiées et en conséquence on aura l’égalité
+∞ Z +∞ Z +∞ X +∞
!
X
0= fn (t)dt = fn (x) dx = 2
n=1 0 0 n=1
Problème
III.1. S’il existe une suite de fonctions polynômes (Pn ) convergeant uniformément sur ]0, 1] vers
h. Une telle suite est de fonctions continues et donc pour tout n ∈ N, Pn admet une limite
finie en 0 qui vaut Pn (0), on conclut, ainsi que la suite (Pn (0)) est convergente, la fonction
h admet une limite finie en 0+ et lim Pn (0) = lim h(x). Ce qui est absurde
n→+∞ x→0+
III.2. PN est un sous-espace de dimension finie de l’espace vectoriel normé C ([a, b] , R), donc c’est
un espace est complet. En particulier, il est fermé.
En conséquence une limite uniforme d’éléments de PN est un élément de PN
(III.2.a) l’application N1 est bien définie sur R[X] à valeurs positives, vérifiant pour P, Q ∈
R[X] et λ ∈ R
• N1 (P ) = 0, donne P est nul sur [−2, −1], par infinité de racines, il est nul partout
• N1 (λP ) = sup |λP (t)| = |λ| sup |P (t)| = |λ| N1 (P )
x∈[−2,−1] x∈[−2,−1]
• Pour tout t ∈ [−2, −1], on a
1
-
• • • •
−2 −1 1 2
Partie II: Application : un théorème des moments
m
X
(III.2.a) Soit P ∈ R[X], on écrit P = ak X k . Par linéarité de l’intégrale, pour tout polynôme,
k=0
on a : Z b n
X Z b
P (x) f (x) dx = ak xk f (x) dx = 0
a k=0 a
elamdaoui@[Link] 2 [Link]
CCP-Maths-1-Session 2015 Correction
(III.2.b) La fonction f : x 7−→ f (x) est continue sur [a, b]. Donc, d’après le théorème de
Weierstrass, il existe une suite (Pn )n∈N convergeant uniformément sur [a, b] vers f .
Pour tout n ∈ N et tout x ∈ [a, b], en écrivant
f 2 (x) − f (x)Pn (x) = |f (x) (f (x) − Pn (x))|
et il en résulte que la suite (f Pn )n∈N converge uniformément vers f 2 sur [a, b]. D’après
le théorème d’intégration des limites uniformes, il vient alors :
Z b Z b
f 2 (x) dx = lim f (x)Pn (x) dx = 0
a n→+∞ a
2
La fonction f étant continue positive sur le segment [a, b] díntégrale nulle, donc
f 2 = 0, ainsi la nullité de f
Z b
III.3. Soit f ∈ F ⊥ , alors pour tout k ∈ N on a (X | f ) = xk f (x) dx = 0. D’près la question
a
précédente f = 0. Ainsi F ⊥ = {0}
L’égalité E = F ⊕ F ⊥ = F est fasse car elle existe des fonctions continues sur [a, b] sans
qu’elles soient polynômes
(III.3.a) Soit n ∈ N, l’application x 7−→ xn e−(1−i)x est continue sur [0, +∞[. En +∞, on a
xn+2 e−(1−i)x −−−−−→ 0, donc l’application est intégrable sur [0, +∞[.
x→+∞
Les deux applications x 7−→ xn+1 et x 7−→ e−(1−i)x sont de classe C 1 sur [0, +∞[ et
xn+1 e−(1−i)x −−−−−→ 0, donc par une intégration par parties
x→+∞
Z +∞
In+1 = xn+1 e−(1−i)x dx
0
Z +∞ ′
−e−(1−i)x
= xn+1 dx
0 1−i
n+1 −(1−i)x +∞ Z
−x e n + 1 +∞ n −(1−i)x
= + x e dx
1−i 0 1−i 0
| {z }
=0
n+1
= In
1−i
Par une récurrence simpleZ sur n ∈ N
+∞
1
• Pour n = 0, on a I0 = e−(1−i)x dx =
0 1−i
n+1 n!
• Soit n ∈ N, alors In+1 = In . Or par hypothèse de récurrence In = ,
1−i (1 − i)n+1
n+1 n! (n + 1)!
il vient donc In+1 = =
1 − i (1 − i)n+1 (1 − i)n+2
Récurrence achevée
√ −i π
(III.3.b) Soit k ∈ N, on écrit 1 − i = 2e 4 pour obtenir
4k+4
(1 − i) = 22k+2 e−i(k+1)π = (−1)k+1 22k+2
D’une autre part, la valeur de l’intégrale demandée est la partie imaginaire de celle
(4k + 3)! (4k + 3)!
de I4k+3 . Mais, I4k+3 = = (−1)k+1 2k+2 ∈ R, donc
(1 − i)4k+4 2
Z +∞
x4k e−x x3 sin x dx = 0
0
√
(III.3.c) L’application : u 7−→ x = 4 u est une bijection de classe C 1 de ]0, +∞[ sur lui-même.
Par changement de variables
Z +∞ Z +∞
4k −x 3
√4 √
x e x sin x dx = uk e− u sin 4 u du
0 0
−
√
4 u √
Ainsi, l’application f : u 7−→ e sin ( 4 u) répond bien à la question
elamdaoui@[Link] 3 [Link]
CCP-Maths-1-Session 2015 Correction
(III.3.d) Si f est uniformément approchée sur [0, +∞[ par une suite de polynômes (Pn )n∈N .
On tire que (k Pn − f k∞ )n∈N est majorée et soit M un majorant d’une telle suite.
Z +∞
En outre la fonction f vérifie, par linéarité de l’intégrale, que Pn (t)f (t) dt = 0.
0
On a aussi
• ∀n ∈ N, l’application f Pn est continue sur [0, +∞[
• la suite (f Pn ) converge simplement vers f 2 qui est continue sur [0, +∞[
• Pour tout x ∈ [0, +∞[, on a
Par le lemme des trois conditions : f 2 continue, positive d’intégrale nulle, donc f 2 = 0,
puis f = 0
elamdaoui@[Link] 4 [Link]
CCP-Maths-1-Session 2015 Correction
(III.6.a) Soit α > 0. On sait que E(Sn ) = nx et V(Sn ) = nx(1 − x). Alors on fait appel à
l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, il vient
V(Sn ) x(1 − x)
P (|Sn − nx| > nα) 6 6
n2 α2 nα2
1
Or pour tout x ∈ [0, 1], on a x (1 − x) 6 , alors
4
1
P (|Sn − nx| > α) 6
4nα2
(III.6.b) Par application du théorème de Transfert, on a :
n
Sn X k
E f = f P (Sn = k)
n n
k=0
n
X k
= f Cnk xk (1 − x)n−k
n
k=0
= Bn (f )(x)
(III.6.a) La fonction f est continue sur [0, 1] compact. D’après le théorème de Heine, elle est
uniformément continue. Pour tout ε > 0, il existe α > 0 tel que pour tous a, b ∈ [0, 1]
elamdaoui@[Link] 5 [Link]
Maths 1 2013/2014
CCP Maths 1
R Calcul d’une intégrale double, Équation différentielle et ∑
Transformation d’Abel
Corrigé
Exercice 1.
Exercice 2.
2
1. La fonction x 7→ x est continue ne s’annule pas sur l’intervalle I, donc l’équation différentielle (E) est équi-
valente à l’équation différentielle y00 + a(x)
x2
y0 + b(x)
x2
y = 0 sur I qui est bien une équation différentielle linéaire
d’ordre 2 à coefficients continues, il vient que dim S+ = 2.
Avec un même raisonnement on a ; dim S− = 2.
2. Soit f ∈ ker ϕ ; nous avons fI = 0 et fJ = 0, et par continuité de f en 0, on a aussi f (0) = 0, ceci montrer que
f = 0 sur R ; d’où ker ϕ = {0}, et par le théorème du rang appliqué à ϕ, on a dim S = dim ker ϕ + rg ϕ =
rg ϕ ≤ dim(S+ × S− ) = 4.
0 0 1 0 0
3. Sur I : soit g une solution de (E) sur I, nous avons (g ) + x (g ) = 0, ainsi g est solution de l’équation
différentielle y0 + 1x y = 0 sur I, dont les solutions sur l’intervalle I sont de la forme x 7→ λx avec λ ∈ R, il
existe alors λ ∈ R tel que pour tout x ∈ I g0 (x) = λx , donc g est de la forme x 7→ λ ln x + β où λ , β ∈ R. on
en déduit que S+ = Vect{x 7→ 1, x 7→ ln x} et dim S+ = 2.
Sur J : avec un même raisonnement on obtient S− = Vect{x 7→ 1, x 7→ ln(−x)}.
Détermination de S : Soit f ∈ S, notons fI (resp. fJ ) la restriction de f à I (resp. à J), on a fI ∈ S+ et
fJ ∈ S− , ils existent α, β , α 0 , β 0 ∈ R tels que, pour tout x ∈ I f (x) = fI (x) = α + β ln x et pour tout
x ∈ J fJ (x) = f (x) = α 0 + β 0 ln(−x), comme la fonction f est continue en 0, alors les deux fonctions fI et
fJ admettent des limites finies respectivement à droite et à gauche en 0, ce qui montre que β = β 0 = 0, il vient
alors que la fonction f est constante sur chacun des intervalle I et J et puisque f est continue sur R alors f est
constante sur R a savoir α = α 0 .
Conclusion S = Vect{x 7→ 1} , et dim S = 1.
2
4. Si x 7→ x est solution de (E) sur I, on remplace dans (E) on obtient α − 7α + 12 = 0, on a alors deux
α
valeurs possibles pour α ; α = 3 ou α = 4, et les deux applications x 7→ x4 et x 7→ x3 sont bien des solutions
de (E) sur I, comme ces deux fonctions sont linéairement indépendantes, donc ils forment une base de S+ et on
a S+ = Vect{x 7→ x3 , x 7→ x4 } .
On vérifie aussi que les deux fonctions définies sur J par x 7→ x4 et x 7→ x3 sont des solutions de (E) sur J, ces
deux fonctions forme un système libre donc une base de S− ; d’où S− = Vect{x 7→ x3 , x 7→ x4 }.
MP 1 /5 Aqalmoun Mohamed
[Link]
Maths 1 2013/2014
Exercice 2. suite
test
5. On peut démontrer que dans cet exemple, l’application ϕ définie à la question 2. est un isomorphisme ; en effet
si ( f1 , f2 ) ∈ S+ × S− , notons f l’application définie sur R par : f /I = f1 et f /J = f2 et f (0) = 0, par
définition de f ils existent α, β , α 0 , β 0 ∈ R tels que pour tout x ≥ 0, f (x) = αx3 + β x4 et pour tout x ≤ 0
f (x) = α 0 x3 + β 0 x4 , f est deux fois dérivable et vérifie l’équation différentielle (E) sur R, c’est-à-dire que ϕ
est surjective.
αx3 + β x4
si x ≥ 0 0 0
On en déduit que S = x 7→ /α, α , β , β ∈ R
α 0 x3 + β 0 x4 si x ≤ 0
dim S+ = dim S− = 2 et dim S = 4.
2 00 0
6. On considère l’équation différentielle x y + 8xy + 12y = 0.
Sur I les solutions sont de la forme x 7→ α
x3
+ xβ4 , avec α, β ∈ R, et
0 0
sur J les solutions sont de la forme x 7→ αx3 + βx4 , si f est solution de cette équation différentielle sur R, alors
0 0
ils existent α, α 0 , β , β 0 ∈ R tels que pour tout x > 0 , f (x) = xα3 + xβ4 et pour tout x < 0 , f (x) = αx3 + βx4 ,
puisque f continue en 0 donc , admet une limite finie en 0+ et en 0− , ce qui montre que α = α 0 = β = β 0 = 0,
ainsi f est la fonction nulle.
Conclusion : S = {0}.
PROBLÈME
Première partie :
Convergence de séries par transformations d’Abel
1.
n n
Sn = ∑ ak bk = a0 b0 + ∑ ak (Bk − Bk−1 )
k=0 k=1
n n
= a0 b0 + ∑ ak Bk − ∑ ak Bk−1
k=1 k=1
n n−1
= a0 b0 + ∑ ak Bk − ∑ ak+1 Bk
k=1 k=0
n−1 n−1
= ∑ ak Bk − ∑ ak+1 Bk + an Bn
k=0 k=0
n−1
= ∑ (ak − ak+1 )Bk + an Bn
k=0
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Maths 1 2013/2014
de conclure que la série ∑ (an − an+1 )Bn converge absolument, et en particulier elle est convergente,
n≥0
d’autre part la suite (an Bn )n converge de limite nulle ((Bn )n bornée et (an )n tend vers 0), en déduit alors
que la série ∑ an bn converge.
n≥0
+∞ +∞
Remarque : on a aussi ∑ an bn = ∑ (an − an+1 )Bn
n=0 n=0
2.3 Énoncé : Si (an )n est une suite décroissante de limite nulle, alors la série ∑ (−1)n an converge.
n≥0
n
Démonstration : Pour tout n ∈ N ; | ∑ (−1)k = ±1| ≤ 1 , et (an )n décroissante de limite nulle ;
k=0
d’après le résultat de la question précédente ; la série en question converge.
iθ
3.1 e 6= 1 puisque θ 6= 0[2π].
3.
nθ
n
einθ − 1 i nθ i nθ nθ
2 − e−i 2 )
sin( )
iθ e (e
2
ikθ iθ
= e iθ =e =e i(n+1) θ2 2 .
∑e e −1 θ θ θ
ei 2 (ei 2 − e−i 2 ) sin( θ2 )
k=1
3.2
n
1
Cas α > 0 : Pour tout n ∈ N∗ , on a | ∑ eikθ | ≤ et d’autre part la suite de terme générale 1n
k=1 sin( θ2 )
(n > 0) décroit vers 0, d’après le résultat de la question 2.2 la série en question converge.
einθ 1 einθ
Cas α ≤ 0 : on a | α | = α −→ +∞, donc la suite de terme générale α ne tend pas vers 0 lorsque
n n n→+∞ n
n tend vers +∞, dans ce cas il y a divergence grossière ; on en déduit que la série diverge dans ce cas.
einx
1
3.3 Si x 6= 2kπ : Par application du résultat de la question précédente (avec α = 2 et θ = x) la série ∑ √n
n≥1
sin(nx)
converge, en passant à la partie imaginaire de la série, il vient que la série ∑ √ converge.
n≥1 n
sin(nx)
Si x ∈ 2πZ, alors pour tout n ≥ 1 ; un (x) = 0 et donc la série ∑ √ converge.
n≥1 n
Deuxième partie :
Convergence uniforme de séries
4. 4.1 Pour tout z ∈ A ; |an Fn (z)| ≤ an M, donc sup |an Fn (z)| ≤ an M n→+∞
−→ 0, ce qui montre la convergence
z∈A
uniforme sur A.
pour tout n ∈ A ; (an − an+1 )Fn (z) ≤ (an − an+1 )M, et la convergence de la série ∑ permet de
(an −an+1 )
conclure.
n n−1
4.2
On a ∑ a n f n = ∑ (an − an+1 )Fn + an Fn "Transformation d’Abel", puisque les deux suites de fonctions
k=0 k=0
(an Fn )n et ((an − an+1 )Fn )n convergent uniformément sur A alors leurs somme est une suite uniformé-
ment convergente sur A.
x
5. 5.1 Pour x ∈ ; 1 − e ix = (e−i 2x − ei 2x )ei 2x = −2i sin( x )eei 2 .
R 2
1
Soit a ∈]0, π[, on va appliquer le résultat de la question précédente avec a = √ et fn la suite de fonction
n
définie sur [a, 2π − a] par fn (x) = sin(xn), pour cela il suffit de démontrer que que la suite de fonctions
n
de terme générale Fn = ∑ fk est uniformément bornée sur [a, 2π − a] : pour tout x ∈ [a, 2π − a], on a
k=1
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1
|Fn (x)| ≤ , mains pour x ∈ [a, 2π − a], on a x ∈ [ 2a , π − a2 ], et donc 0 < sin a2 ≤ sin 2x ≤ 1, ce
| sin 2x |
1
qui montre que |Fn (x)| ≤ . D’où le résultat.
sin a2
La série ∑ un est uniformément convergente sur tout intervalle de la forme [a, 2π − a] (a ∈]0, π[ ), donc
n≥1
sa somme U est continue sur tout intervalle de la forme [a, 2π − a] (a ∈]0, π[), c’est bien que la fonction
U est continue sur ∪a∈]0,π[ [a, 2π − a] =]0, π[.
n
| sin(px)| sin(px)π pxπ
5.2
Pour x ∈]0, π] , on a | ∑ sin(kx) sin(px)| ≤ sin( x ) ≤ x ≤ x = pπ.
k=1 2
n
Si x = 0, on a aussi | ∑ sin(kx) sin(px)| = 0 ≤ pπ .
k=1
En appliquant ce qui précède la série converge uniformément sur l’intervalle [0, π].
6.1 La fonction U étant impaire, donc pour tout p ∈ N , a p (U) = 0.Z
6.
2 π 2 π +∞
Z
Toujours avec raison de parité de U, pour tout p ∈ N ; b p (U) = sin(px)U(x)dx = ∑ vn (x)dx,
π 0 π 0 n=1
la série ∑ vn converge uniformément sur le compact [0, π], ce qui permet d’intervertir la somme et l’inté-
n≥1
2 +∞ 1 1
Z π
grale, il vient que b p (U) = ∑ √ sin(px) sin(nx)dx = √ .
π n=1 n 0 p
6.2 Sous l’hypothèse que U est continue par morceaux sur R donc aussi sur le segment [0, 2π], la formule de
Parseval, s’écrit
a0 (U)2 1 +∞
Z 2π
1
+ ∑ (an (U)2 + bn (U)2 ) = U(x)2 dx
4 2 n=1 2π 0
+∞
1 2 +∞ 1
Ce qui implique que la série √
∑ n ) = ∑ n converge, qui est une contradiction. D’où le résultat.
(
n=1 n=1
Troisième partie :
Convergence uniforme d’une série entière
7. La série ∑ an zn converge uniformément sur tout disque fermé de centre 0 et de rayon r < R.
n≥1
+∞ n
x
8. 8.1
Supposons que la série ∑ √n converge uniformément sur ] − 1, 1[, donc la suite des sommes partielles
n=1
associées est uniformément bornée sur ] − 1, 1[, c’est-à-dire il existe M ∈ R+ tel que pour tout n ∈ N ∗
n
xk
et tout x ∈] − 1, 1[ ; | ∑ √ | ≤ M, en passant à la limite lorsque x tend vers 1, on obtient, pour tout
k=1 k
n +∞
1 1
n ∈ N∗ ; | ∑ √ | ≤ M , ce qui n’est pas le cas, car la série ∑ √ diverge.
k=1 k n=1 n
8.2
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2
8.3 On muni R de la norme k.k2 (en dimension finie toute les normes sont équivalentes), l’ensemble Dα est
l’intersection des deux fermés suivants : Le disque fermé de centre 0 et de rayon 1 "pour la norme k.k2 " et
p−1
1 (] − ∞, cos α]) où p1 est la première projection qui est une application continue (p1 (x, y) = x).
Remarque : l’image réciproque d’un fermé par une application continue est un fermé.
Pour tout (x, y) ∈ Dα ; k(x, y)k2 ≤ 1, donc Dα est borné.
Dα fermé bornée, donc compact (dimension finie).
1 − zn+1 1 + |zn+1 | 2
8.4
Pour z ∈ D α , on a z 6
= 1 ∈
/ Dα , donc |Fn (z)| = | | ≤ ≤ , d’autre part
1−z |1 − z| |1 − z|
2 2 2
0 < 1 − cos α ≤ 1 − x = Re(1 − z) ≤ |1 − z|, donc Fn (z) ≤ ≤ ≤ .
|1 − z| 1 − x 1 − cos α
2
8.5 D’après le résultat de la question précédente, pour tout z ∈ Dα , |Fn (z)| ≤ 1 − cos α , c’est-à-dire la suite
n
1
des somme partielles ( ∑ zk )n est uniformément bornée sur Dα , et comme la suite ( √ )n est décroissante
k=1 n
+∞ n
z
vers 0, d’après le résultat de la question 5.1 la série ∑ √ converge uniformément sur Dα .
n=1 n
FIN
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avril 2013
1
Problème : séries de Taylor et développement en série entière
Partie préliminaire
∞
X ∞
X
1. La série entière nxn−1 est la série dérivée de la série entière xn . Cette dernière a pour rayon de convergence 1 donc la série
n=1 n=0
∞
X
dérivée est de même rayon de convergence et sa somme est la dérivée de la série xn .
n=0
∞ ∞
X
n1 X 1
De plus, ∀x ∈ ]−1, 1[ , x = . Donc ∀x ∈ ]−1, 1[ , nxn−1 = .
n=0
1 − x n=1
(1 − x)2
2. Soit x > 0.
Fixons deux réels a et A tels que 0 < a < A.
Posons les fonctions u et v définies sur le segment [a, A] par u(t) = tx et v(t) = −e−t .
u et v sont de classe C 1 sur [a, A] et ∀t ∈ [a, A], u0 (t) = xtx−1 et v 0 (t) = e−t .
Z A Z A Z A
A
tx e−t dt = −tx e−t a + x tx−1 e−t dt = ax e−a − Ax e−A + x tx−1 e−t dt.
Par le théorème d’intégration par parties,
a a a
On fait tendre a vers 0 et A vers +∞.
Par définition de la fonction Γ, les deux intégrales convergent respectivement vers Γ(x + 1) et Γ(x).
Comme x est strictement positif, ax tend vers 0 donc ax e−t = O(ax ) également quand a tend vers 0.
Enfin, par théorème de comparaison, Ax e−A tend vers 0 quand A tend vers +∞.
Par unicité de la limite, on obtient l’égalité Γ(x + 1) = xΓ(x).
Montrons par récurrence sur n ∈ N∗ le prédicat P (n) : ”Γ(n) = (n − 1)!.
Z +∞
Γ(0) = e−t dt = 1 = 0! donc P (0) est vrai.
0
Soit n ∈ N∗ . On suppose que P (n) est vrai.
n > 0 donc Γ(n + 1) = nΓ(n) = n(n − 1)! = n!. Donc P (n + 1) est vrai.
Conclusion : par le principe de récurrence, P (n) est vrai pour tout n ∈ N∗ et ∀n ∈ N∗ , Γ(n) = (n − 1)!.
n Z x
X (x − a)k (k) (x − t)n (n+1)
3. Soit x ∈ R fixé. Montrons par récurrence sur n ∈ N le prédicat P (n) : f (x) = f (a) + f (t) dt.
k! a n!
k=0
Initialisation :
0 Z x Z x
X (x − a)0 (k) (x − t)0 0
f (a) + f (t) dt = f (a) + f 0 (t) dt = f (a) + f (x) − f (a) = f (x).
k! a 0! a
k=0
Donc P (0) est vrai.
Hérédité :
Soit n ∈ N∗ . On suppose P (n − 1) vrai.
(x − t)n
Définissons les fonctions u et v sur I par u(t) = et v(t) = f (n) (t).
n!
(x − t)n−1 (x − t)n−1
u et v sont de classe C 1 sur I et ∀t ∈ I, u0 (t) = −n =− et v 0 (t) = f (n+1) (t).
Z x n! (n − 1)! x Z x
(x − t)n (n+1) (x − t)n (n) (x − t)n−1 (n)
Par le théorème d’intégration par parties, f (t) dt = f (t) + f (t) dt.
a n! n! a a (n − 1)!
n
0 = 0 car n ≥ 1.
En exploitant l’hypothèse de récurrence, on obtient ainsi
Z x n−1 n
(x − t)n (n+1) (x − a)n (n) X (x − a)k X (x − a)k (k)
f (t) dt = − f (a) + f (x) − f (k) (a) = f (x) − f (a).
a n! n! k! k!
k=0 k=0
P (n) est donc vrai.
Conclusion : par le principe de récurrence, P (n) est vrai pour tout n ∈ N.
2
5. ]−1, 1[ est un voisinage de 0.
∞ ∞
x X
n
X
D’après la question 1, ∀x ∈ ]−1, 1[ , = nx = nxn .
(1 − x)2 n=1 n=0
x
La fonction f définie sur ]−1, 1[ par f (x) = est donc développable en série entière sur l’intervalle ]−1, 1[. Elle est de classe
(1 − x)2
f (n) (0)
C ∞ et d’après le théorème rappelé, ∀n ∈ N, = n donc ∀n ∈ N, f (n) (0) = n.n!.
n!
6. (a) f est de classe C ∞ donc en particulier, continue sur ] − R, R[. Or [0, 1] ⊂ ]−R, R[ car R > 1.
Donc f est continue sur le segment [0, 1]. Par théorème elle est bornée.
Il existe et on le fixe un réel M > 0 tel que ∀x ∈ [0, 1], |f (x)| ≤ M .
∞
X f (n) (0) n
Par théorème, pour tout réel du disque ouvert de convergence ] − R, R[, la série x est absolument convergente.
n=0
n!
f (n) (0)
Or 1 ∈ ]−R, R[ donc est le terme général d’une série convergente.
n!
f (n) (0) n f (n) (0) f (n) (0) n f (n) (0)
Enfin, ∀x ∈ [0, 1], f (x) x ≤M donc sup f (x) x ≤M .
n! n! x∈[0,1] n! n!
∞
X f (n) (0) n
Par définition, la série de fonction f (x) x converge normalement sur l’intervalle [0, 1].
n=0
n!
∞ ∞
X f (n) (0) n X f (n) (0)
(b) Pour tout x ∈ [0, 1], f (x) x = f (x) xn = f (x)2 .
n=0
n! n=0
n!
Donc la série de fonction précédemment étudiée converge normalement donc uniformément sur le segment [0, 1] vers la fonction
x 7→ (f (x))2 . Les fonctions sont continues.
Z 1 ∞
f (n) (0) 1
X Z
Par théorème d’intégration terme à terme, f (x)2 dx = f (x)xn dx = 0.
0 n=0
n! 0
La fonction x 7→ f (x)2 est continue, positive et d’intégrale nulle sur le segment [0, 1] donc par théorème, cette fonction est nulle
et ∀x ∈ [0, 1], f (x)2 = 0.
Par le caractère intègre de R, ∀x ∈ [0, 1], f (x) = 0.
(c) Soit a ∈ ]0, 1[ fixé. Au voisinage de a, f est identiquement nulle donc ∀n ∈ N, f (n) (a) = 0.
Soit n ∈ N. ∀a ∈ ]0, 1[ , f (n) (a) = 0 donc f (n) est nulle sur ]0, 1[.
Par continuité de f (n) en 0 (à droite), f (n) (0) = 0.
∞
X f (n) (0) n
Donc ∀x ∈ ]−R, R[ , f (x) = x = 0.
n=0
n!
Conclusion : f est la fonction nulle sur l’intervalle ]−R, R[.
Partie 2 : contre-exemples
1
7. On définit la fonction f sur R par f (x) = .
1 + x2
∞
Par les théorèmes généraux, f est de classe C sur R.
∞
X
f est développable en série entière sur ]−1, 1[ et ∀x ∈ ]−1, 1[ , f (x) = (−1)n x2n .
n=0
En revanche, cette série n’est pas définie pour x = 1 (terme général qui ne tend pas vers 0) donc f ne coïncide pas avec sa série de
Taylor en 0 sur R tout entier.
8. (a)
(b) Dans cette question, nous identifions les polynômes à coefficients réelles et les fonctions polynomiales associées.
Pn (x) 2
Démontrons par récurrence sur n ∈ N le prédicat P (n) : ∃Pn ∈ R[X]|∀x > 0, f (n) (x) = 3n e−1/x .
x
Initialisation :
Posons P0 = 1 qui est bien un polynôme...
P0 (x) 2 2
∀x > 0, 3×0 e−1/x = e−1/x = f (x).
x
Donc P (0) est vrai.
Hérédité :
Soit n ≥ N∗ . Supposons P (n − 1) vrai.
−2
Alors, il existe et on le fixe un polynôme Pn−1 ∈ R[X] tel que ∀x > 0, f (n−1) (x) = Pn−1 (x)x−3n+3 e−x .
3
Par dérivation de l’égalité précédente, on a
2 2 2
0
∀x > 0, f (n) (x) = Pn−1 (x)x−3n+3 e−1/x + Pn−1 (x)(−3n + 3)x−3n+2 e−1/x + Pn−1 (x)x−3n+3 (2x−3 )e−1/x
1 2
= 3n e−1/x x3 Pn−1 0
(x) + (−3n + 2)x2 Pn−1 (x) + 2Pn−1 (x) .
x
0
Posons Pn = X 3 Pn−1 + (−3n + 2)X 2 Pn−1 + 2Pn−1 . Par stabilité de R[X] par la dérivation, le produit, la somme... Pn est un
1 2
polynôme de R[X] et il vérifie ∀x > 0, f (n) (x) = Pn (x) 3n e−1/x .
x
P (n) est donc vrai.
Conclusion : par le principe de récurrence, P (n) est vrai pour tout n ∈ N ce qui démontre le résultat.
(c) Montrons par récurrence sur n le prédicat P (n) : f est de classe C n sur [0, +∞[ et f (n) = 0.
Initialisation :
−1
f est continue sur ]0, +∞[. De plus, lim+ 2 = −∞ et lim eu = 0 donc par composition des limites, lim+ f (x) = 0 = f (0).
x→0 x t→−∞ x→0
Donc f est continue à droite en 0.
f est donc continue sur [0, +∞[ ce qui démontre P (0).
Hérédité :
Soit n ∈ N∗ . Supposons P (n − 1) vrai.
Alors f (n−1) est bien définie et continue sur [0, +∞[.
De plus, f est de classe C ∞ sur ]0, +∞[ donc f (n−1) est de classe C 1 sur ]0, +∞[.
Pn (x) 2
D’après la question précédente, ∀x > 0, (f (n−1) )0 (x) = f (n) (x) = 3n e−1/x .
x 2
Par les théorèmes de comparaison des fonctions usuelles, au voisinage de +∞, u3n e−u = o(1).
1 2
Or lim+ (1/x) = +∞ donc par substitution, au voisinage de 0+ , 3n e−1/x = o(1).
x→0 x
Pn est une fonction polynomiale donc continue en 0 donc bornée au voisinage de 0.
Pn (x) 2
Ainsi, par théorème d’opérations, lim+ 3n e−1/x = 0 donc lim+ (f (n−1) )0 (x) = 0.
x→0 x x→0
En résumé, f (n−1) est continue sur [0, +∞[, de classe C 1 sur ]0, +∞[ et lim+ (f (n−1) )0 (x) = 0.
x→0
Par théorème de prolongement de la classe C 1 , f (n−1) est de classe C 1 sur [0, +∞[ et (f (n−1) )0 (0) = lim (f (n−1) )0 (x) = 0.
x→0+
Par définition, f est donc de classe C n sur [0, +∞[ et f (n) (0) = (f (n−1) )0 (0) = 0 ce qui démontre P (n).
Conclusion : par le principe de récurrence, P (n) est vrai pour tout n ∈ N.
f est donc de classe C ∞ sur [0, +∞[ et ∀n ∈ N, f (n) (0) = 0.
(d) Supposons qu’il existe r > 0 tel que la fonction f soit développable en série entière sur ] − r, r[.
∞
X f (n) (0) n
D’après le théorème rappelé et la question précédente, ∀x ∈ ]−r, r[ , f (x) = x = 0.
n=0
n!
2
En particulier, r/2 ∈ ]−r, r[ et r/2 6= 0 donc e−4/r = 0 : absurde.
Conclusion f n’est pas développable en série entière sur aucun intervalle de la forme ]−r, r[ avec r > 0.
9. (a) Soit x ∈ R.
e−t
∀t ≥ 0, 1 + tx2 ≥ 1 donc t 7→ est bien définie et continue d’après les théorèmes généraux sur [0, +∞[.
1 + tx2
e−t −t −t e−t
Au voisinage de +∞, = O(e ). t →
7 e est de signe constant et intégrable au voisinage de +∞ donc t →
7
1 + tx2 1 + tx2
est intégrable sur [0, +∞[.
f est donc bien définie sur R.
Fixons a un réel strictement positif.
e−t
Posons la fonction g définie sur [0, +∞[×[−a, a] par g(t, x) = .
1 + tx2
∂g −2txe−t
Soit t ≥ 0 fixé. x 7→ g(t, x) est dérivable sur [−a, a] et ∀x ∈ [−a, a], (x, t) = .
∂x (1 + tx2 )2
∂g
De plus, ∀x ∈ [−a, a], (x, t) ≤ 2tae−t .
∂x
La fonction t 7→ 2tae−t est positive et intégrable sur [0, +∞[ en particulier car au voisinage de +∞, 2ate−t = o(1/t2 ).
∂g
Pour tout x ∈ [−a, a], les fonctions t 7→ g(x, t) et t 7→ (x, t) sont intégrables sur [0, +∞[.
∂x
Z +∞
Par théorème, la fonction x 7→ g(x, t) dt = f (x) est de classe C 1 sur [−a, a] donc f est de classe C 1 sur [−a, a] et ceci
0
pour tout a > 0. Donc f est de classe C 1 sur R.
4
1
(b) Soit t > 0 fixé. Posons α = √ qui est un réel strictement positif.
t
Soit x ∈ ]−α, α[. Alors tx2 ∈ [0, 1[.
∞ ∞
e−t −t
X
p 2 p
X (−1)p tp (2p)!e−t 2p
Donc 2
= e (−1) (tx ) = x .
1 + tx p=0 p=0
(2p)!
e−t
Notons h la fonction définie sur R par h(x) = .
1 + tx2
D’après ce qui précède, h est développable en série entière sur l’intervalle ]−α, α[ donc par le théorème rappelé,
∀p ∈ N, f (2p) (0) = (−1)p (2p)!tp e−t et f (2p+1) (0) = 0.
Z +∞
(2p+1)
(c) D’après la question précédente et le résultat admis à la fin de la question 9(a), ∀p ∈ N, f (0) = 0 dt = 0 et
Z +∞ 0
5
CCP 2012. Option MP. Mathématiques 1.
Corrigé pour serveur UPS par JL. Lamard ([Link]@[Link])
Exercice 1
1. Dans les deux cas la positivité, l’homogénéité et l’inégalité triangulaire sont claires (découlant immédiatement de la
Z 1
′
linéarité et de la positivité de l’intégration). En outre si kf k = 0 ou kf k = 0 il vient |f (0)| = 0 et |f ′ (t)| d t = 0.
0
Comme f est C 1 , t 7−→ |f (′ (t)| est continue sur [0, 1] et le théorème de positivité stricte de l’intégration implique
que f ′ est nulle sur l’intervalle [0, 1]. Donc f y est constante et finalement nulle puisque f (0) = 0.
Z 1
On a évidemment kf k 6 4|f (0)| + 2 |f ′ (t)| d t = 2kf |′ et de même kf k′ 6 2kf k.
0
Z 1
2. Notons kf k1 = |f (t)| d t la norme L1 (bien une norme sur E). Envisageons la suite (fn ) définie par fn (t) = tn
0
1
bien élément de E. Il vient (pour n > 1) kfn k = 2 et kf k1 = . Ainsi la suite (fn ) converge vers la fonction
n+1
nulle pour la norme L1 mais pas pour la norme k.k
Exercice 2
1. • t 7−→ g(x, t) est continue par morceaux sur J ∀x ∈ I
• x 7−→ g(x, t) est continue sur J ∀t ∈ I
• Pour tout segment K = [a, b] ⊂ I il existe une fonction ϕK positive et intégrable sur J telle que |g(x, t)| 6 ϕK (t)
pour tout x ∈ K et pour tout t ∈ J.
Remarquons que l’hypothèse a priori de l’intégrabilité de t 7−→ g(x, t) pour tout x ∈ I n’est pas nécessaire car
assurée par les hypothèses ci-dessus.
2. Les deux premières hypothèses sont clairement satisfaites. Quant à la troisième on a non seulement une domination
π
locale en x mais une domination globale par t 7−→ bien intégrable sur ]0, +∞[
2(1 + t2 )
3. Il vient immédiatement que f2 (0) = 0 et f2 (x) = 1 pour x > 0.
Ainsi f2 est continue sur ]0, +∞[ mais pas sur [0, +∞|.
L’hypothèse de domination locale en x est bien assurée sur ]0, +∞[ : si 0 < a < b on a |g2 (x, t)| 6 be−at pour
x ∈ [a, b] bien intégrable sur ]0, +∞[.
Par contre la discontinuité en 0 prouve que l’hypothèse de domination locale n’est pas réalisée sur un segment [0, a].
Exercice 3
Z Z π
Le paramétrage x = cos θ et y = sin θ pour θ variant de −π à π fournit immédiatement ω= d θ = 2π
γ+ −π
Remarque : Cette forme différentielle est de classe C 1 et fermée (vérification immédiate) sur l’ouvert Ω = R2 \{(0, 0)}.
On vérifie facilement qu’elle ne se prolonge pas par continuité en (0, 0). Ainsi Ω est le plus grand ouvert sur lequel
elle est fermée. Or l’ouvert Ω n’est pas étoilé donc le théorème de Poincaré ne peut s’appliquer ce qui explique que
la circulation de ω sur le cercle unité (poutant bien inclus dans Ω sur lequel ω est fermée) n’est pas nulle.
Problème
P
1. fnPconverge normalement sur I si les fonctions fn sont bornées sur I de manière à assurer l’existence de kfn k∞
et si kfn k converge. P
Si tel est le cas, pour tout x ∈ I on a |fn (x)| 6 kfn k∞ et ainsi la série |fn (x)| converge par principe de
comparaison des séries à termes positifs.
P P
2. Supposons que fn converge normalement sur I. Pour x ∈ I la série fn (x) converge absolument donc converge
+∞
P Pn +∞
P
puisque R est complet. Notons S(x) = fn (x) et Rn (x) = S(x) − fk (x) = fk (x). Il vient :
n=0 k=0 k=n+1
n+p
P n+p
P n+p
P +∞
P
fk (x) 6 |fk (x)| 6 kfk k∞ 6 kfk k∞ = εn ∀x ∈ I ∀p > 1 avec ǫn −−−−−→ 0
k=n+1 k=n+1 k=n+1 k=n+1 DEF n→+∞
+∞
P
En fixant x et en faisant tendre p vers +∞ il vient fk (x) = |Rn (x)| 6 εn ∀x ∈ I
Pk=n+1
Ce qui est la définition même de la convergence uniforme sur I de fn .
∼ [Link] ∼
1 P P
3. Pour tout x ∈ [0, 1], |fn (x)| ∼ ce qui prouve que la série fn (x) ne converge pas absolument car |fn (x)| et
n
P1
sont de même nature par principe de comparaison des séries à termes positifs.
n
x2 + n x2 1 P
Par ailleurs n 7−→ 2 = 2 + décroı̂t vers 0 de sorte que la série fn (x) converge en tant que série alternée
n n n
relevant du théorème spécial.
n+2
En outre le théorème spécial montre que, pour tout x de [0, 1] on a |Rn (x)| 6 |fn+1 (x)| 6 = εn
P (n + 1)2
ce qui prouve la convergence uniforme de fn sur [0, 1].
On a donc là un exemple de série convergeant uniformément mais pas normalement sur un intervalle.
fn avec fn (x) = xn converge absolument sur ] − 1, 1[ mais pas uniformément. En
P
4. La série Peffet si tel était le cas,
comme lim fn (x) = 1, le théorème du double passage à la limite prouverait que la série 1 converge.
x→1−
xn+1
Plus directement Rn (x) = −−−−→ +∞ donc Sup Rn (x) = +∞ et la suite (Rn ) ne converge pas uni-
1 − x x→1− x∈]−1,1[
formément vers 0 sur ] − 1, 1[.
5. La suite (αn ) est évidemment bornée par α1 et |fn (x)| = fn (x) 6 α1 xn pour x ∈ [0, 1[ donc
P
fn (x) converge par
principe de comparaison des séries à termes positifs.
n
n αn n
6. Une étude des variations de fn montre immédiatement que kfn k∞ = fn ( )=
n+1 n+1 n+1
n
n 1 −n 1 αn
P
Or = 1+ −−−−−→ donc kfn k∞ ∼ de sorte que fn converge normalement sur I si et
n+1 n n→+∞ e en
P αn
seulement si la série converge (par principe de comparaison des séries à termes positifs).
n
+∞ xn+1
xk =
P
7. • Pour x ∈ I, comme déjà noté, on a .
k=n+1 1−x
• De sorte que, pour tout x ∈ I, en vertu de la décroissance de la suite positive (αn ) :
+∞ +∞ +∞
αn+1 xk (1 − x) = αn+1 xn+1 6 αn+1
P P P
|Rn (x)| = fn (x) = fn (x) 6
k=n+1 k=n+1 k=n+1 P
Ainsi si la suite (αn ) décroı̂t vers 0 alors la série fn converge uniformément sur [0, 1[.
P
• Réciproquement supposons que la série fn converge uniformément sur I de sorte que Sup |Rn (x)| = εn −−−−−→ 0.
x∈I DEF n→+∞
Comme la suite (αn ) est une suite décroissante minorée par 0, elle admet une limite ℓ > 0 et αk > ℓ pour tout k.
+∞ +∞
Il vient alors ℓxn+1 = ℓxk (1 − x) 6 αk xk (1 − x) = Rn (x) = |Rn (x)| 6 εn ∀x ∈ [0, 1[ ∀n ∈ N
P P
k=n+1 k=n+1
En fixant n et en faisant tendre x vers 1− il vient ℓ 6 εn pour tout n.
Puis en faisant tendre n vers +∞ il vient ℓP 6 0 donc ℓ = 0 car ℓ > 0.
Ainsi la réciproque est-elle vraie et la série fn converge uniformément sur I si et seulement si la suite (αn ) tend
vers 0.
1 P
8. • Avec αn = la série fn converge normalement sur I d’après la question 6.
n
1 P
• Avec αn = 1 + la série fn converge simplement sur I mais pas uniformément par les questions 5 et 7.
n
1 P αn
• Avec αn = la suite (αn ) décroı̂t vers 0 mais la série ne converge pas. En effet comme la fonction
ln n n
Z +∞
1 dx
x 7−→ est continue positive et décroissante au voisinage de +∞, la série est de même nature que
x ln x x ln x
Z +∞
du
elle même de même nature que (par le C 1 -difféomorphisme x 7−→ u = ln x d’un voisinage de +∞ sur un
u
voisinage
P de +∞) donc divergente.
Ainsi fn converge uniformément mais pas normalement sur I par les questions 6 et 7.
9. CV normale =⇒ CV uniforme) =⇒ CV simple (toutes réciproques fausses)
CV normale =⇒ CV absolue) =⇒ CV simple (R est complet) (toutes réciproques fausses)
FIN
∼ [Link] page 2 ∼
CCP 2011. Option MP. Mathématiques 1.
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Exercice 1
2xn u (x)
. Il vient que n+1
P
1. Notons un (x) = −−−−−→ |x| de sorte que un (x) converge (absolument) pour
n2 − 1 un (x) n→+∞
|x| < 1 et diverge (grossièrement) pour |x| > 1. Ainsi R = 1.
xn xn P xn P xn
2. un (x) = − et les deux séries entières et ont également pour rayon 1 de la même
n−1 n+1 n−1 n+1
P xn
+∞ P xn
+∞
manière que ci-dessus, de sorte que S(x) = − pour |x| < 1 car la linéarisation est alors bien
n=2 n − 1 n=2 n + 1
P xn
+∞ P xn
+∞ P xn
+∞ P xn
1 +∞ 1 x2
licite. Or =x = −x ln(1 − x) pour |x| < 1 et = = − ln(1 − x) − x −
n=2 n − 1 n=1 n n=2 n + 1 x n=3 n x 2
x 1 − x2
pour |x| < 1 et x 6= 0. Ainsi S(x) = 1 + + ln(1 − x) pour |x| < 1 et x 6= 0 et S(0) = 0
2 x
x 1 − x2
Remarque : on vérifie que l’on a bien lim 1 + + ln(1 − x) = 0 ce qui était prévisible car S est de classe
x→0 2 x
C∞ sur ] − 1, 1[ donc en particulier continue en 0.
1−h 2−h 3
3. Directement S(1 − h) = 1 + + × h ln h −−−−→
2 1−h h→0+ 2
P
Remarque : en fait la série un (x) converge clairement normalement sur [−1, 1] donc est continue sur [−1, 1] par
+∞
P 2 3
théorème de récupération uniforme de la continuité. Ainsi lim S(1 − h) = S(1) = 2 = comme on peut
n=2 n − 1 2
h→0 +
Exercice 2
3 1
1. Sur ]0, +∞[ l’équation se normalise en y ′ − y = √ donc ses solutions sont de classe C ∞ sur ]0, +∞[ (puisque
2x 2 x
3 1 Z x 3 dt
x 7−→ et x 7−→ √ le sont) et forment une droite affine dirigée par exemple par x 7−→ exp = x3/2
2x 2 x 1 2t
La méthode de la variation de la constante montre que x 7−→ λ(x)x3/2 est solution si et seulement si √
1 1 1 x
λ′ (x)x3/2 = √ soit si et seulement si λ′ (x) = 2 . On peut choisir λ(x) = − ce qui montre que x 7−→ −
2 x 2x 2x √ 2
3/2 x
est solution particulière. Ainsi la solution générale de (E) sur ]0, +∞[ est x 7−→ αx − avec α ∈ R.
2
√
x
2. Si y est solution sur [0, +∞[ elle est a fortiori solution sur ]0, +∞[ donc il existe α ∈ R tel que y(x) = αx3/2 −
2
pour x > 0. En outre y est nécessairement continue en 0 ce qui exige y(0) = 0 et dérivable à droite en 0.
y(x) − y(0) √ 1
Mais = α x − √ −−−−→ +∞ pour tout réel α.
x 2 x x→0+
L’équation (E) n’admet donc aucune solution sur [0, +∞[.
Question préliminaire
1. Si f est positive alors les deux propositions sont équivalentes mais pour une fonction de signe non asymptotiquement
fixe au voisinage de +∞ on a seulement (i) implique (ii) (la réciproque étant fausse comme le prouve le classique
sin x
exemple de la fonction x 7−→ ).
x
∼ [Link] ∼
Exemples et propriétés
2.
(a) Si f et g appartiennent à E et si λ est un réel quelconque alors f + λg appartient encore à E.
En effet elle est bien continue sur R+ et pour tout x > 0 et tout t > 0, |f (t) + λg(t)|e−xt 6 ϕ(t) avec
ϕ(t) = |f (t)|e−xt + |λ| × |g(t)|e−xt bien intégrable.
Ainsi E est un sous-espace vectoriel de F (R+ , R)
(b) Si f ∈ F alors f est continue sur R+ et f (t)e−xt = O(e−xt ) au voisinage de t = +∞ et donc t 7−→ f (t)e−xt
est intégrable sur R+ pour tout x > 0. Ainsi F est bien inclus dans E. Par ailleurs F est clairement stable par
combinaison linéaire. Donc F est bien un sous-espace vectoriel de E.
(c) On note déjà que L est bien définie sur E (par définition même de E) et sa linéarité est immédiate par linéarité
de l’intégration des fonctions intégrables.
3
+∞
1
Z
(a) Notons que U ∈ F ⊂ E et L(U)(x) = e−xt d t = ∀x > 0
0 x
+∞
1
Z
(b) Plus généralement pour tout λ > 0 on a hλ ∈ F ⊂ E et L(hλ )(x) = e−(x+λ)t d t = ∀x > 0
0 x+λ
tn e−xt
4. Soit n fixé quelconque dans N et x > 0 fixé. Il vient ϕ(t) = −−−−→ 0 par croissances comparées.
e−xt/2 t→+∞
Il en résulte en particulier l’existence de A > 0 tel que ϕ(t) 6 1 pour t > A.
Alors gn est bien continue sur R+ et gn (t)e−xt = O |f (t)|e−(x/2)×t est bien intégrable sur R+ puisque |f (t)|e−(x/2)×t
x
l’est car f ∈ E et > 0.
2
Ainsi si f ∈ E alors, pour tout entier n, t 7−→ tn f (t) ∈ E.
5. Transformée de Laplace d’une dérivée
Soit f ∈ E de classe C 1 , croissante et bornée. Comme f est de classe C 1 une intégration par parties fournit
Z A Z A
f ′ (t)e−xt d t = f (A)e−Ax − f (0) + x f (t)e−xt d t.
0 0 Z
A
Or f (A)e−Ax −−−−−→ 0 car f est bornée et f (t)e−xt d t −−−−−→ L(f )(x) puisque f ∈ E.
A→+∞ 0 A→+∞
Z +∞
Ainsi f ′ (t)e−xt d t converge et vaut xL(f )(x) − f (0).
0
Comme f ′ est continue et positive (puisque f est croissante) on en déduit (question préliminaire) que t 7−→ f ′ (t)e−xt
est intégrable i.e. que f ′ ∈ E et que L(f ′ )(x) = xL(f )(x) − f (0) ∀x > 0
6. Régularité d’une transformée de Laplace
(a) Soit f ∈ E soit ϕ(x, t) = f (t)e−xt . Alors :
(i) Pour tout x > 0, t 7−→ ϕ(x, t) est continue (donc continue par morceaux) et intégrable sur R+
∂ϕ
(ii) (x, t) = −tf (t)e−xt = g1 (t) existe bien sur ]0, +∞[2
∂x
∂ϕ
(iii) Pour tout x > 0, t 7−→ (x, t) est continue (donc continue par morceaux) et intégrable sur R+ d’après la
∂x
question 4
∂ϕ
(iv) Pour tout t ∈ R+ , x 7−→ (x, t) est continue sur ]0, +∞[
∂x
∂ϕ
(v) Pour tout a > 0 on a pour (x, t) ∈ [a, +∞[×R+ : (x, t)| 6 t|f (t)|e−at qui est bien intégrable sur R+ toujours
∂x
par la question 4 (hypothèse de domination locale en x).
Il en découle par le théorème de Leibnitz que L(f ) est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et que L(f )′ = −L(g1 )
2
(b) Comme g1 ∈ E on peut lui appliquer le résultat précédent ce qui prouve que f est de classe C et que
(f )′′ = (−1)2 L(g2 ). L’itération est claire et prouve que :
Si f ∈ E alors L(f ) est de classe C ∞ sur ]0, +∞[ et L(f )(n) = (−1)n L(gn )
∼ [Link] page 2 ∼
(b) Si on suppose de plus que f est de classe C 1 , croissante et bornée alors f ′ ∈ F d’après la question 5.
Donc par application du résultat précédent à f ′ et d’après la question 5 à nouveau : lim xL(f )(x) = f (0)
x→+∞
(d) Le théorème de caractérisation séquentielle de la limite montre ainsi que lim xL(f )(x) = ℓ.
x→0
ℓ
En particulier si ℓ 6= 0 alors L(f )(x) ∼ au voisinage de 0+
x
9. On suppose dans cette question f intégrable sur R+ .
Z x Z +∞
(a) R(x) = C − f (t) d t avec C = f (t) d t donc, en tant que fonction intégrale de sa borne supérieure d’une
1 1
fonction continue, R est de classe C 1 sur R+ et R′ (x) = −f (x)
Notons qu’on ne peut appliquer directement la question 5 à la fonction R (ou −R) qui n’a aucune raison d’être
croissante. Mais comme R est C 1 on peut bien intégrer par parties ce qui fournit :
Z A h it=A Z A
f (t)e−xt d t = − R(t)e−xt −x R(t)e−xt d t (1) Or :
0 t=0 0
Z A
- lim f (t)e−xt d t existe et vaut L(f )(x) puisque f ∈ E.
A→+∞ 0
- lim R(A)e−xA = 0 car R(A) −−−−−→ 0 puisque f est intégrable et lim e−xA = 0 également.
A→+∞ A→+∞ A→+∞
- R admettant une limite (en l’occurence 0) en +∞ est bornée sur R+ (question 8.a) donc appartient à F ⊂ E
Un passage à la limite dans (1) est ainsi licite et fournit L(f )(x) = R(0) − xL(R)(x)
(b) On a évidemment lim R(t) = 0 d’où, pour ε > 0 fixé positif quelconque, il existe bien A > 0 tel que |R(t)| 6 ε
t→+∞
Z +∞ Z +∞
−xt ε
pour t > A. Il vient alors R(t)e dt 6 εe−xt d t =
A A x
Z A Z A Z A
Par ailleurs R(t)e−xt d t 6 |R(t)|e−xt d t 6 |R(t)| d t
0 0 0
Il découle alors de la question précédente que :
Z A
∀ε > 0 ∃A > 0 t.q. L(f )(x) − R(0) 6 x |R(t)| d t + ε ∀x > 0
0
Z A Z A
(c) Comme lim x |R(t)| d t = 0, il existe α > tel que 0 6 x |R(t)| d t 6 ε pour 0 < x 6 α
x→0 0 0
Il résulte alors de la question précédente que :
∀ε > 0 ∃α > 0 t.q. L(f )(x) − R(0) 6 2ε ∀x ∈]0, α]
Z +∞
En d’autres termes L(f ) se prolonge par continuité en 0 en posant L(f )(0) = R(0) = f (t) d t
0
Remarque : l’intégrabilité de f dans cette question 9 n’a en fait été utilisé que pour prouver lim R(A) = 0. La
A→+∞
conclusion est donc valable sous la simple hypothèse que l’intégrale de f est “improprement” convergente. Remarque
d’ailleurs utilisée par l’énoncé à la fin du problème. Notons qu’avec l’hypothèse f intégrable, la conclusion s’obtient
immédiatement par application du théorème de la convergence dominée.
∼ [Link] page 3 ∼
Application : calcul de l’intégrale de Dirichlet
10. Commençons par remarquer que f est continue donc localement intégrable sur [0, +∞[ et qu’ainsi F est bien
définie sur [0, +∞[
Z x
π cos x cos t cos t π
(a) F (x) = F − − 2
d t par une intégration par parties. Or t 7−→ 2 est intégrable sur [ , +∞[
2 x π/2 t t 2
Z +∞
1 π cos t
(car dominée par t 7−→ 2 ) ce qui prouve que F admet en +∞ une limite ℓ = F − dt
t 2 π/2 t2
Z (n+1)π Z (n+1)π Z π
1 1 2
(b) un = |f (t)| d t > | sin t| d t = sin t d t =
nπ P (n + 1)π nπ (n + 1)π 0 (n + 1)π
Il en découle que un diverge. Z
x
Or si f était intégrable, G(x) = |f (t)| d t admettrait une limite réelle ℓ′ en +∞ et en particulier on aurait (par
0
n
P P
caractérisation séquentielle de la limite) lim G (n + 1)π = uk = ℓ′ ce qui n’est pas car uk diverge.
n→+∞ k=0
X X
1
Z Z
(c) (sin t)e−xt d t = Im e(−x+i)t d t = Im e(−x+i)X − 1
0 0 −x + i
−1
−xX
= Im (x + i) e (cos X + i sin X) − 1
1 + x2
−1 −xX
= 2 e (cos X + x sin X) − 1
1+x
La fonction t 7−→ (sin t)e−xt est bien sûr intégrable sur R+ car continue et dominée par t 7−→ e−xt avec x > 0.
Z +∞
1
Par passage à la limite (licite de ce fait) ci-dessus on obtient (sin t)e−xt d t =
0 1 + x2
(d) Commençons par remarquer que f est bien continue sur R+ et en outre classiquement bornée par 1. Ainsi elle
appartient à F et donc a fortiori à E et il est bien licite d’envisager L(f ).
Par ailleurs par la question 6.(a) il vient que L(f ) est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et que L(f ) = −L(g1 ).
−1
Or ici g1 (t) = (sin t)e−xt de sorte que , par la question précédente, L(f )′ (x) = .
1 + x2
Il en résulte que L(f )(x) = − arctan x + C pour x > 0
π
D’après la question 7.(a) bien applicable puisque f ∈ F on a lim L(f )(x) = 0 donc C = et ainsi :
x→+∞ 2
π
L(f )(x) = − arctan x.
2
D’après
Z +∞ la remarque finale à la question 9, on peut appliquer le résultat de cette question 9 à la fonction f de sorte
sin t π π
que d t = lim − arctan x =
0 t x→0 2 2
FIN
∼ [Link] page 4 ∼