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Rodinia

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Thèmes abordés

  • Géologie historique,
  • Glaciations,
  • Explosion cambrienne,
  • Évolution des organismes,
  • Biodiversité marine,
  • Paléobiologie,
  • Formation des chaînes de monta…,
  • Hydrosphère,
  • Formation des continents,
  • Arthropodes
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Thèmes abordés

  • Géologie historique,
  • Glaciations,
  • Explosion cambrienne,
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  • Biodiversité marine,
  • Paléobiologie,
  • Formation des chaînes de monta…,
  • Hydrosphère,
  • Formation des continents,
  • Arthropodes

Géologie Historique

Mme BOURAS.R
L'Archéen

Répartition géographique des grandes provinces archéennes. Les terrains archéens affleurant sont en rouge
alors que ceux recouverts par des formations sédimentaires sont figurés en orange. (1) Bouclier baltique ; (2)
Bouclier ukrainien ; (3) Bouclier écossais ; (4) Bouclier sibérien ; (5) Bouclier indien ; (6) Craton sino -coréen ; (7)
Bloc de Pilbara ; (8) Bloc de Yilgarn ; (9) Bloc d’Australie du Nord ; (10) Complexe de Napier ; (11) Craton du
Kaapvaal ; (12) Craton du Zimbabwe ; (13) Craton de Madagascar ; (14) Bouclier d’Afrique centrale ; (15)
Bouclier d’Afrique de l’Ouest ; (16) Craton du São Francisco ; (17) et le Bouclier guyanais ; (18) Province du
Wyoming ; (19) Province Supérieure ; (20) Province de l’Esclave ; (21) Bouclier du Labrador. (22) Bouclier
groenlandais.
Les cratons du
continent
africain
Photo de gneiss gris (TTG) de Gurur, en Inde. Ils ont un âge de 3,3 Ga. De couleur grise, ils
sont finement rubanés et recoupés par de petits filons de granite (blancs).
. Photo des gneiss gris d’Amitsôq au Groenland (3,822 ± 0,005 Ga). Les gneiss anciens sont de
couleur grise avec un aspect rubané acquis lors d’un épisode métamorphique ; ils sont recoupés
par des filons blancs d’un granite plus jeune (2,55 Ga : le granite de Qorqût).
.
Formation Ferrifère Rubanée (BIF = Banded Iron Formations)
provenant de Gopping Gap (3,4 Ga) en Australie.

..
La tectonique
de L'Archéen

Gauche : Diagramme illustrant trois étapes du développement de la sagduction. 1) la mise en


place dans une ceinture de roches vertes, de komatiites de densité élevée (d=3,3) sur les TTG du
socle granito gneissique de faible densité (d=2,7) induit un fort gradient inverse de densité ; 2) Il
en résulte un mouvement descendant des komatiites (flèche grise) induisant un mouvement
relatif ascendant des TTG (flèches noires) ; 3) le mouvement s’accentue créant une dépression au
centre de la ceinture de roches vertes où vont se déposer les sédiments
Diagramme Pression vs. Température et coupes schématiques dans des zones
de subduction montrant les conditions de genèse de la croûte continentale
primitive et moderne (Martin, 1986)
Le
Protérozoïque

Si la période archéenne correspond à la formation des premiers noyaux continentaux à la


surface de notre planète, la période suivante, le Protérozoïque, correspond à la croissance des
masses continentales. En effet, après l'établissement des premiers noyaux continentaux à
l'Archéen, le volume de la croûte continentale a augmenté tout au long du Protérozoïque qui a
une durée de près de 2 Ga. Cette croissance du volume des masses continentales est exprimée
par la courbe suivante :
LE PROTEROZOIQUE (-2 500 Ma à –540 Ma)
Evolution géologique

À la fin du Protérozoïque, le volume des masses continentales avait


atteint celui que nous connaissons aujourd'hui.

Cette évolution résulte d'un ensemble de phénomènes géologiques


durant trois grands cycles orogéniques
Le Paléoprotérozoïque: - 2500 Ma à – 1600 Ma

Cette époque est découpée en quatre périodes :


 Le Sidérien (-2.500 Ma à - 2.300 Ma): accélération des dépôts des
formations sédimentaires ferrugineuses
 Le Rhyacien (-2.300 Ma à -2.050 Ma): injection de laves stratifiées
 L‘Orosirien (-2.050 Ma à -1.800 Ma): période orogénique générale,
(orogenèses karélienne (bouclier baltique), huronienne (bouclier
canadien), éburnéenne (Afrique de l’Ouest)).
 Le Stathérien (-1.800 Ma à -1.600Ma): stabilisation des boucliers
qu'on appelle les cratons
Découvertes
des traces
d'organismes
au cours du
Précambrien
LE PROTEROZOIQUE (-2 500 Ma à –540 Ma)
Supercontinents
Le Mésoprotérozoïque: -1600 Ma à -1000 Ma
 Fragmentation du craton du Protérozoïque inférieur: Nouvelles plaques
lithosphériques continentales, entre les quelles s'ouvrent de vrais océans
avec une sédimentation d'eau profonde.

 A l'intérieur de la plupart des plaques continentales des bassins peu


profonds vont s'installer où la sédimentation carbonatée à stromatolites
va se développer( dépôts de plate- forme).

 Vers -1.200 Ma- 1.000 Ma commence une nouvelle orogenèse qui


correspond à la fermeture des océans en formant de nouvelles chaînes de
montagne, tandis que les dépôts de plate-forme seront peu ou pas
déformés.
Le Néoprotérozoïque: -900Ma -540Ma
 Vers -800 Ma apparaissent les premiers métazoaires = invertébrés
marins peu complexes, et sans test (sans coquille) représentés –
entre autre - par des méduses alors que le taux d'O2 = 5% du taux
actuel
 Vers - 650 Ma se produit une extinction de 70% de la flore et de la
faune. Cette disparition pourrait correspondre à une glaciation
sévère de la planète.
Le Cryogénien est la deuxième période du Néoprotérozoïque . Elle s'étend de -720 à
-635 Ma1. Elle suit le Tonien et précède l'Édiacarien. Elle est parfois subdivisée en 2
époques : le Sturtien (de -720 à -650 Ma) et le Varangien (de -650 à -635 Ma), des
noms de deux des âges glaciaires survenus lors de cette période.

Vers -850 à -650Ma, la planète a connu glaciation générale qui a modifié le


caractère sédimentaire.

- 650 Ma, les océans ont de nouveau tous fermés et la croûte continentale
formait un supercontinent le pannotia
 Vers - 600 Ma – 540 Ma (fin du Précambrien), début des
peuplements dans les océans d'invertébrés évolués encore
dépourvus de squelette ou de carapace tels que les annélides, les
cnidaires et les arthropodes (La faune d’Ediacara)

 La plupart des groupes actuels étaient présents à cette époque;


d'autres ont disparu depuis.

 Les algues et les lichens, à cette époque, bordaient les océans.


Faune d’Ediacara
Paléogéographie du Précambrien
LE HADEEN : -4 600 Ma –4 000 Ma
( de Hadès, le dieu des enfers )
L'ARCHEEN :-4 000 Ma à –2.500 Ma
1 -Production des continents
L'ARCHEEN :-4 000 Ma à –2.500 Ma
1 -Production des continents
Fragmentation de Kenorland
Formation
de Columbia
Gr
Pannotia
Le Phanérozoïque

Le Paléozoïque

Le Mésozoïque

Le Cénozoïque
L'évolution des
organismes au cours
des temps
géologiques
Le Paléozoïque
Le Cambrien

1)Limite stratigraphique
2)Paléoclimat
3)Peuplements
4)Paléogéographie
Le Cambrien 542Ma _ 488Ma

Le terme Cambrien est


dérivé de « Cambria »,
appellation du Pays de
Galles où les terrains de
cette origine sont
particulièrement bien
représentés
Climat
•Température moyenne du globe : 25°C?
•Pas de calottes glaciaire
•Zonations climatiques : Climat tropical sur la Siberia, la Baltica et
la Laurentia
• Aride dans la zone intertropicale du Gondwana et froid dans la
zone polaire.
Atmosphère
•O2 : 20 %
•CO2 : 0,50 %
Les glaciations et la température du Phanérozoïque
Le passage du Précambrien au Cambrien
•La biodiversité, durant le Précambrien est essentiellement
dominée par la vie microbienne.
•Durant le Varangien (-650 à -630 Ma), une glaciation
majeure a touché la planète à l’échelle mondiale, sauf la
zone équatoriale qui aurait éventuellement été épargnée
ou partiellement touché par cet événement.
•Durant cette période, les masses continentales sont
regroupées en Pangée qui est nommée : [Link]
paléocontinent est alors axé en grande partie sur le pôle
Sud
Evolution de la diversité
L'explosion cambrienne

 Les premiers assemblages de -600 Ma


présentent une diversité très faible, avec en
majorité de simples disques de type
vendobiotes, sans aucune structures de
Votre texte ici remaniement, ni de petites coquilles.

 À partir de -560 Ma environ, on note une


augmentation de la diversité, avec un apogée
vers 550 Ma, où apparaissent les structures
de remaniement (bioturbation) et les
premières biominéralisation.

 À -544 Ma, une grande partie des


organismes d'Ediacara, dont les énigmatiques
vendobiotes, s'éteignent (Grotzinger et al.,
1995).
« faunes à petites coquilles »
sclérites, spicules, tubes et coquilles, qui devaient appartenir à plusieurs types
d’animaux différents. Malheureusement, beaucoup de ces fossiles restent mal compris
et sont difficiles à classer dans les groupes taxonomiques connus.

« faune à petites coquilles »


La faune d'Édiacara
Ces exemples montrent ici des organismes ressemblant, soit à des méduses (a), soit à
d'autres cnidaires modernes comme les coraux mous (b), ou encore à des arthropodes
nus ou à des vers annélides (c). Par contre, (d et e) ne ressemblent à aucun animal
connu.
Ces exemples montrent ici:
 des organismes ressemblant, soit à
des méduses (a),
 soit à d'autres cnidaires modernes
comme les coraux mous (b),

 ou encore à des arthropodes nus ou à


des vers annélides (c).

 Par contre, (d et e) ne ressemblent à


aucun animal connu.
La faune de Burgess
• Cette faune, d'abord découverte dans le Schiste de Burgess dans le Parc national de Yoho, en Colombie-
Britannique, a été retrouvée dans plusieurs parties du monde: Groenland, Europe, Chine, Australie et ailleurs en
Amérique du Nord. Il s'agit donc d'une faune de répartition mondiale. Elle est apparue il y a 528 Ma et disparue
brusquement à -510 Ma, représentant un intervalle de temps de presque 20 millions d'années.

• La somme actuelle se chiffre à 120 genres. Parmi ceux-ci, 33 genres sont des organismes , appartenant à des
embranchements que l'on connaît bien, et qui possèdent un exosquelette (éponges, algues, brachiopodes,
trilobites, échinodermes, mollusques).

• Cependant, on dénombre 87 genres d'organismes à corps mou (c'est-à-dire sans squelette), ce qui fait l'unicité de
cette faune. La présence d'organismes qui représentent des formes qui ne se retrouveront plus par la suite dans les
temps géologiques est aussi unique.

• Entre autres, huit genres représentent autant d'embranchements qui n'ont pas survécu.

• Chez les arthropodes, on trouve 24 types fondamentaux d'organisation, alors que seulement 4 ont persisté.
Actuellement, on a classé comme "animaux divers" ou "problematica", près de 40 formes, parmi lesquelles la
probabilité de découvrir de nouveaux types d'organisation sont fortes.
La faune de Burgess
Les traces fossiles de la faunes de
Burgess
Les
trilobites
Ichnofossiles datant du Cambrien inférieur. Treptichnus pedum provenant des
grès Mickwitzia, Suède (Commission géologique de Suède, Uppsala). Échelle : trait = 1
cm.
Révolution du substratum Cambrien

Votre texte ici


Les causes de l'explosion cambrienne
 l’oxygène : un changement évident de l’environnement de cette période: Il aura fallu en effet beaucoup de
temps pour que l’atmosphère de notre planète se charge en un oxygène qui représente aujourd’hui environ
21% de l’ensemble (le reste est de l’azote et quelques gaz rares). Or on sait que la taille d’un animal dépend
essentiellement de sa possibilité d’oxygéner ses cellules : plus son volume est important, plus il a besoin
d’oxygène…en grande quantité de l’oxygène, un gaz produit par la photosynthèse (due pour 70% aux algues
vertes et aux cyanobactéries, le reste aux plantes terrestres)

 la Terre boule de neige : avant la période qui nous intéresse et durant des dizaines de millions d’années, la
Terre a subi une glaciation.
 la génétique
les gènes spécifiques : on a déjà souligné l’apparition brutale et concomitante d’embranchements animaux
totalement nouveaux. Or ces transformations ne peuvent s’expliquer que par l’apparition de gènes spécifiques,
notamment les gènes
 l'écosystème
l’apparition de la prédation : les animaux de la période édiacarienne que nous avons déjà évoqués ne semblaient
pas souffrir d’une réelle compétition ; on pense même que c’est l’apparition de prédateurs qui a provoqué leur
perte. De ce fait, il commença à exister une sorte de course entre les proies se dotant de défenses toujours
plus perfectionnées (épines, carapaces, mobilité accrue, etc.) tandis que les prédateurs trouvaient
continuellement de nouveaux angles d’attaque.
Paléogéographie

Paléogéographie du Cambrien

À la fin du Précambrien (Néoprotérozoïque), entre -650 et -600 Ma, une


accumulation de chaleur sous le grand continent Rodina (Pannotia) soulevait
celui-ci et créé des forces de tension qui ont progressivement développé des
rifts continentaux, entre autres à la hauteur de la chaîne de Grenville; ceux-ci
vont contribuer à disperser les pièces.
 Vers 560 Ma, deux continents ont
commencé à se détacher de (Pannotia)
et à s'individualiser. Les géologues ont
nommé ces anciens
continents Laurentia et Siberia

 Laurentia, en gros, correspond aux


masses continentales précambriennes
qui forment une bonne partie de
l'Amérique du Nord actuelle, moins la
Floride, plus le Groenland et l'Écosse.
Sibéria correspond au bouclier
sibérien
 un troisième continent, Baltica, s'est
détaché de Rodinia au tout début du
Cambrien, il y a 540 Ma. Baltica
correspond aux terrains
précambriens de la Scandinavie
actuelle, la Russie, la Pologne et le
nord de l'Allemagne
 Il y a 500 Ma, à la toute fin du Cambrien,
une cinquantaine de Ma après le début de
l'ouverture de Iapetus, il s'est développé à la
marge sud de Laurentia, une zone de
subduction, créant du même coup un arc
volcanique insulaire
 Il s'est développé à la marge sud de Laurentia, une zone de
subduction, créant du même coup un arc volcanique
insulaire. Le mouvement s'était renversé. On est passé d'un
océan de type Atlantique, i.e. en ouverture avec marges
passives, à un océan de type Pacifique, en fermeture, avec
marges actives.
L’Ordovicien est nommé en référence
aux Ordovices, un peuple de l’actuel
Pays de Galles. Il débute avec un
épisode important d’extinction
d’espèces, l’extinction du Cambrien.
Il se termine par une autre extinction
massive, l’extinction ordovicien-
silurien où près de 60 % de la vie
disparaît. Cette période est connue
sous le nom « événement de la grande
biodiversification Ordovicienne » ou
GOBE.
Les temps glaciaires
L’eustatisme
 La biosphère ordovicienne :
a) La faune :
• la prolifération et l'évolution des invertébrés
cambriens avec abondance des Trilobites,
Brachiopodes, Bivalves, Bryozoaires et
coraux solitaires, et Echinodermes.
• apparition de nouvelles espèces : les
Graptolites , les Nautiloides
(genre :Orthoceras),Euryptéridés, et les
coraux tabulés et Tétracoralliaires (récifs).
• Apparition des premiers vertébrés poissons
primitifs cartilagineux sans machoires
(Agnathes) exemple le Pterapsis.
a) Flore :
 Algues vertes et première plantes terrestres
(lichens et champignons)
 Découverte des spores primitifs.
Les
invertébrés
de
l'ordovicien
Paléogéographie de l’Ordovicien :

1) il y a 480 Ma, au début de l'Ordovicien, la fermeture de Iapetus se poursuivait et les arcs volcaniques
insulaires fonctionnaient toujours. Au sud, un chaînon de petites masses continentales s'était détaché de
Gondwana et amorçait sa migration vers le nord. (Avalonia constitués par le nord de la France une partie
d’Angleterre, la Pologne Pays-Bas, Belgique, Irlande, pays de Gallé. )
2) Vers la fin de l'Ordovicien, il y a 450 Ma, Iapetus continuait à se refermer. L'arc volcanique insulaire qui
se trouvait au large de Laurentia entra en collision avec la marge continentale de Laurentia: une chaîne
de montagne s'est formée, la chaîne taconnienne, la première phase de la formation des Appalaches.
La crise fini ordovicienne :
 Les causes :
1)Une glaciation sévère à la fin de cette époque a
entraîné la disparition de 85% des espèces 57%
de genres et 27% de familles. Ceux qui ont
résisté ont poursuivi leur évolution.
2)Sursaut des rayons gamma ce qui a détruit 38%
de la couche d’ozone. (cette hypothèse n’est pas
acceptée par tous les scientifiques)
Silurien
Le Silurien a été nommé
d'après une tribu celtique :
les Silures. La vie est
abondante. Après la
déglaciation fini
ordovicienne le
réchauffement climatique et
le développement de
nouveaux biotopes a permis
à la vie de progresser.
Paléoclimat
1. La faune :
 des arthropodes marins, trilobites, échinodermes ou crinoïdes, coraux,
brachiopodes et graptolites, récifs, et diversification des Agnathes.
 Apparition des premiers vertébrés à mâchoires = poissons osseux cuirassés

[Link] flore
 Apparition des premières plantes terrestre : les Bryophytes (plantes non
vasculaires sans feuille, ni racine). Ces plantes étaient minuscules et se
propageaient par des spores, produites par des organes spécialisés
appelés sporanges. Exemple: Cooksonia, genre qui persiste jusqu'au
Dévonien inférieur.
 La vie terrestre est également marquée par l'apparition d'un nombre
important de petits arthropodes terrestres (mille- pattes, araignées et
acariens).
La faune silurienne
Euryptéride Acutiramus capture un Orthocère géant.

'Acanthodien Climatius reticulatus est l'un des


premiers vertébrés à mâchoire (longueur 8 cm).
Arthropode
placoderme du Silurien.
Dunkleosteus
(Dévonien)
Cooksonia
Cooksonia
Paléogéographie du Silurien
1). Au début du Silurien, il y a 440 Ma, l'espace océanique (Iapétus) entre Laurentia, Baltica et
Siberia continuait à se refermer. En particulier, Baltica accompagné du chaînon de
microcontinents se rapprochait de Laurentia. Le pôle sud était occupé par la marge sud de
Gondwana, plus particulièrement le nord de l'Afrique actuelle. Gondwana était demeuré
passablement stationnaire. Il amorce ici sa migration vers le nord. L'espace océanique entre au
nord Baltica et au sud Gondwana a été appelé l'Océan Rhéïque
2). Au milieu du Silurien, il y a 430 Ma, Iapetus était un océan étroit entre Laurentia et Baltica.
La collision Baltica-Laurentia s'amorçait au sud. Gondwana migrait vers le nord.
3). À la fin du Silurien - début Dévonien, il y a quelque 420 Ma, l'Océan Iapetus était presque
refermé.
4). Durant la période allant de -420 à - 380 Ma la collision se fera progressivement du sud vers
le nord pour former la chaîne acadienne au sud (seconde phase des Appalaches) et la chaîne
calédonienne au nord entre le Groenland et la Scandinavie. Cette grande chaîne acadienne-
calédonienne est venue souder Baltica à Laurentia pour former une plus grande masse
continentale (Laurussia).
Dévonien Le Dévonien est nommé
d’après le Devonshire en
Angleterre où les
affleurements de couches
datant de cette époque sont
communs

La biodiversité du
Dévonien :.Les invertébrés :
Dans les fonds marins les
invertébrés du Silurien existent
toujours avec notamment une
diminution des Trilobites,
disparition des Graptolites et
apparition des Goniatites (
Céphalopodes)
Classificati
on des
plantes
Des premières spores aux premières forêts
Les plus anciens fossiles de plantes terrestres remontent au début de l’Ordovicien moyen, il y a près de 470
millions d’années. Il ne s’agit alors uniquement que de leurs spores, des micro-fossiles préservés sous la forme
de cellules isolées (appelées monades) ou associées par deux (des dyades) ou quatre (des tétrades) regroupés
sous le terme de cryptospores
Les premiers restes fossiles de tiges et/ou de racines de plantes
terrestres proviennent du Silurien supérieur, il y a environ 430
millions d’années. Tous sont petits, Parmi ces fossiles, on trouve les
premières plantes vasculaires,également appelées trachéophytes,

Les plantes vasculaires se diversifient entre le Silurien supérieur


et le Dévonien inférieur, mais demeurent de petite taille, sans
racines ou avec un système racinaire très réduit, et sont donc
confinées aux plaines humides de basse altitude.

La taille des premières plantes vasculaires augmente


considérablement au cours du Dévonien . A la fin du Givétien (-
385 millions d’années), elles sont devenues des arbustes ou
des arbres de taille moyenParmi les taxons arborescents, les
archéoptéridales (progymnospermes) qui atteignent la plus grande
taille avec des troncs de plus d’un mètre 50 de diamètre et une
hauteur maximale de plus de 30 mètres, deviennent prédominantes
au cours du Dévonien supérieur, formant de grandes forêts sur les
plaines d’inondation des régions tropicales à boréales.
• La présence des systèmes racinaires développés à la fin du Dévonien, assurant une croissance continue
de la plante par ses capacités de stockage de nutriments et de développement latéral pour trouver de
nouvelles ressources

• À la même époque, l’apparition de la graine offre davantage de possibilités aux spermatophytes (les plantes
à graines).

• Les plus anciennes graines connues datent d’environ 365 millions d’années, à la fin du Famennien. Les
plantes à graines se diversifient au début du Carbonifère (-345 millions d’années), s’installant au sein des
niches écologiques occupées préalablement par les archéoptéridales.

Les arthropodes, premiers colons animaux


• Sur terre, les bactéries et les algues du Silurien sont rejointes pendant cette période par des plantes
primitives qui ont créé les premières terres grasses et hébergé des arthropodes, comme les acariens et
les scorpions, et des myriapodes, les arthropodes étaient déjà présents sur terre avant le Dévonien. Les
premières traces fossiles d’insectes datent du Dévonien récent.
• À la fin du Dévonien les premiers amphibiens et les arthropodes sont solidement établis sur terre
finalement… les vertébrés

On assiste au cours du Dévonien, souvent considéré par les paléontologues comme « l’Âge des poissons », à une
extraordinaire diversification de nombreux groupes de vertébrés aquatiques (communément appelés « poissons »).
Certains conservent toujours des représentants vivants, c’est le cas :
– des chondrichtyens (vertébrés à squelette cartilagineux, comme les requins, raies et chimères, avec plus de 100
espèces actuelles) ;
– des ostéichtyens (vertébrés à squelette osseux, comprenant plus de 28 000 espèces actuelles).
D’autres, comme les placodermes (vertébrés cuirassés) et différents groupes d’agnathes (vertébrés sans
mâchoires), disparaissent à la fin de cette période.
Diversification des poissons
i les ostéichtyens qui apparaissent à la fin du Silurien – se divisent en deux grands groupes :
– les actinoptérygiens (poissons à nageoires rayonnées) qui comprennent l’immense majorité des espèces
actuelles de « poissons » ;
– les sarcoptérygiens (poissons à nageoires charnues) qui se diversifieront énormément au cours du
Dévonien et dont certains représentants, les tétrapodes (vertébrés à quatre pattes), seront capables de
quitter le milieu aquatique quelques dizaines de millions d’années plus tard.

Les plus anciens tétrapodes connus datent de la fin du Dévonien (Famennien). Même si d’autres restes
fossiles (directs ou indirects) attribuables à des tétrapodes sont plus anciens, les
fameux Ichthyostega et Acanthostega du Groenland

ils possédaient plus de cinq doigts dans chaque membre


groupe des tétrapodomorphes (sept pour Ichthyostega et huit pour Acanthostega !).
• La mise en place d’écosystèmes complexes sur les continents est
probablement l’événement le plus important dans l’histoire de la vie multicellulaire
après les radiations cambrienne et ordovicienne qui ont révolutionné le monde
marin et engendré la formation des premiers écosystèmes complexes .

• Les plantes ont été les premières à coloniser la terre ferme, dès l’Ordovicien, il y
a 470 millions d’années, modifiant fondamentalement la géosphère : oxygénation
de l’atmosphère, formation des sols et nouveaux régimes climatiques et
sédimentaires.

• Les arthropodes ont été les premiers animaux à franchir le pas, avec
les myriapodes (« millepattes ») et les arachnides (araignées, scorpions,
acariens) à la fin du Silurien, il y a 430 millions d’années, puis
les hexapodes (insectes) au début du Dévonien (- 410 millions d’années).

• Les vertébrés terrestres, les tétrapodes, n’apparaissent eux qu’au milieu du


Dévonien (- 380 millions d’années) alors que les premiers écosystèmes terrestres
complexes, formés par des communautés forestières très diversifiées, sont déjà
'extinction du Dévonien est l'une des cinq extinctions massives de la vie animale et végétale enregistrées au
cours de l'histoire de la vie sur Terre. Elle se situe entre environ - 380 et - 360 millions d'années,
avec trois épisodes principaux placés au sommet des trois étages géologiques du sommet
du système Dévonien. Cette extinction aboutit à la disparition de 19 % familles,50% genres et 75% d'espèces.

Causes
1. Expansion des plantes vasculaires sur les continents

Refroidissement

3. Un panache géant magmatique à explosé a la limite Frasnien Famenien


Conséquences
Les récifs sont au Frasnien dix fois plus développés qu'actuellement :
Chez les trilobites, seules cinq espèces vont survivre
Chez les ostracodes (Crustacés benthiques), 80% des
espèces vont être exterminées (Lethiers, 1998).
Chez les brachiopodes, 86% des espèces vont s'éteindre.
Les Pentamerida disparaissent définitivement.
Les bryozoaires sont peu atteints :
Chez les vertébrés, les agnathes vont disparaitre. Ne
subsisteront que les lignées résiduelles comme les
lamproies et les mixin
Dans les milieux aquatiques,
l'eutrophisation peut être source
de phénomènes épisodiques ou
chroniques d'anoxie du milieu et
d'étouffement puis de mort de
nombreuses espèces, car dans
l'eau, ces nutriments dopent la
production de phytoplancton et de
quelques espèces aquatiques, en
augmentant la turbidité et la
sédimentation, ce qui prive le fond
et la colonne d'eau de lumière et
peut causer l'anoxie périodique
ou chronique du milieu, en
favorisant
des biofilms bactériens et des
bactéries dont certaines
(cyanophycées) pouvant
sécréter des toxines.
Paléogéographie du Dévonien

À la fin du Silurien - début Dévonien, il y a quelque 420


Ma, l'Océan Iapetus était presque refermé.C'est la fin du
cycle orogénique calédonien qui a commencé au
Cambrien.
Durant la période allant de -420 à - 380 Ma la collision se fera progressivement du sud vers le nord
pour former la chaîne acadienne au sud (seconde phase des Appalaches) et la chaîne calédonienne au
nord entre le Groenland et la Scandinavie. Cette grande chaîne acadienne-calédonienne est venue
souder Baltica à Laurentia pour former une plus grande masse continentale.
• Au niveau des Appalaches, les sédiments et les
roches volcaniques qui s'étaient déposés durant tout
le Silurien et une grande partie du Dévonien dans
l'océan Iapetus ont été soulevés et déformés pour
construire la chaîne acadienne, la seconde phase des
Appalaches, qui est venue se superposer à la chaîne
taconienne.
• Au sud, l'océan Rhéïque se refermait
progressivement entre Gondwana et le nouveau
continent Laurentia-Baltica.
• Au milieu du Dévonien, il y a 380 Ma, l'ensemble
des masses continentales se regroupait. L'océan
Rhéïque était presque fermé. C'était le début de la
collision entre Gondwana et Laurentia-Baltica,
deux grandes masses continentales. Ce fut le
dernier soubresaut des Appalaches.
Le Carbonifère : - 359,2 Ma à - 299 Ma ( durée 60 Ma)
 Cinquième époque géologique du paléozoïque le Carbonifère s'étend de (-359
à -299 Ma).

 Connue par ses fougères géantes ainsi que par la formation des houilles et
des charbons minéraux, c’est de cette époque que datent les grands
gisements de charbon créés dans une grande zone tropicale (comprenant
l'Europe) et qui ont permis l’essor industriel

 Le Carbonifère (du latin carbo, -onis = charbon, et ferre = porter) est la


période géologique qui succède immédiatement au Dévonien et ses
formations puissantes sont recouvertes par le Permien, dernière période de
la série des couches primaires ou paléozoïques.

 Le terme Carbonifère (terme proposé par William Daniel Conybeare en 1822


pour l'ensemble des terrains qui, en Angleterre, renferment de la houille)
s'étend sur environ 60 millions d'années (Ma)
 C'est un des systèmes les plus importants des temps géologiques parce qu'il
est marqué par des faits ayant eu de grands retentissements
Les faciès du Carbonifère
 Les couches rocheuses datant du carbonifère en Europe et en Amérique du
Nord consistent souvent en des séquences répétées de calcaire, grès, schiste
et charbon.

 si les dépôts marins carbonatés dominent au début du système, les schistes, les
formations lacustres, la houille, abondent dans la partie moyenne (charbons
d'Angleterre, de Belgique, d'Allemagne), ainsi que dans la partie supérieure (charbons
du centre de la France, des Alpes, ). Ces caractères ont servi à établir la classification des
terrains de la période carbonifère.

 Les larges dépôts de charbon sont dus à deux facteurs :


- l'apparition d'arbres à écorces et en particulier ceux à écorces ligneuses ;
- le niveau des mers, peu élevé, comparé à celui du dévonien, qui a permis l'extension
de vastes marécages et forêts en Amérique du Nord et en Eurasie
Les causes probables d'accumulation du charbon

 l'hypothèse que l'enfouissement de grandes quantités de bois est dû au fait que les
bactéries et les animaux n'étaient pas encore assez évolués, pour être capables de
digérer et de décomposer les niveaux ligneux. La lignine est en effet difficile à
décomposer.

 Les écorces devaient comporter entre 38 et 58 % de lignine. La lignine n'est pas


soluble, elle peut rester dans le sol pendant des centaines d'années et inhiber la
décomposition d'autres substances végétales.

 L'enfouissement massif de carbone a pu conduire à un surplus d'oxygène dans l'air le


pourcentage d'oxygène dans l'air devait se situer entre 15 et 25 %. Des taux élevés
d'oxygène sont une des causes avancés au gigantisme de certains insectes et
amphibiens dont la taille est corrélée à leur capacité à absorber de l'oxygène.

 L'apparition, il y a environ 300 millions d'années, d'un champignon capable de


décomposer de manière très efficace le bois mort serait en partie la cause d'un brusque
déclin de la formation de cette précieuse ressource énergétique.
Peuplement du Carbonifère
En bordure de bras de mers, de lagunes ou de lacs, des estuaires, au fond desquels se déposent les
sédiments boueux, nous assistons à de micros transgressions et régressions marines ou à un
affaissement du sol.
Quoi qu'il en soit, les abords des lieux humides couverts de végétaux voient l'eau monter.

Les débris s’accumulent dans des fosses, des creux remp


d'eau, au fond des lacs, dans le lit des rivières, dans les
Les fougères arborescentes et autres plantes se voient
marécages côtiers, et sont recouvert par des sédiments
noyées... dépérissent, meurent et s'effondrent. boueux.

Les eaux se retirent et libèrent des


espaces que les plantes ont tôt fait
de recoloniser... jusqu'à la mini
transgression suivante.
Chaque couche de végétaux séparée de sa voisine par des boues va
respectivement se transformer en charbon et en schistes. Le charbon est
le résultat de la carbonisation, à l'abri de l'air, de masses considérables de
débris végétaux ayant gardé en eux la plus grande partie du carbone
emprunté à l'atmosphère. Cette transformation passe par divers stades au
cours desquels le milieu se charge en carbone (C)
•tourbe : très fibreuse, pauvre en carbone (55 à
60%), dépôt récent, couche supérieure, premier
stade d'accumulation du carbone
•Lignite : augmentation du taux de carbone (60 à
77%), dépôt plus ancien, couche intermédiaire,
second stade d'accumulation du carbone
•Houille : augmentation substantielle du taux de
carbone (77 à 87%), dépôt ancien, couche
profonde, troisième stade d'accumulation du
carbone
•Anthracite : augmentation significative du taux
de carbone (87 à 95%), dépôt très ancien, couche
très profonde, quatrième stade d'accumulation
du carbone
•Graphite : dernière augmentation du taux de
carbone (100%), dépôt très ancien dont les
couches ont été métamorphisées dernier stade
de l'accumulation du carbone.
La vie terrestre
 Sur les terres émergées, l'extension des forêts à cette époque ainsi que la température
tropicale humide favorise le développement de nombreuses espèces
d'Arthropodes. C'étaient des Arachnides tels que des Scorpionides, des Aranéides et des
Myriapodes

 Les tétrapodes aquatiques débarquent timidement, puis de manière plus franche. Le


développement des poumons y est pour beaucoup. Cependant au début, ils restent
inféodés à l'eau et leur réelle libération du milieu aqueux ne sera effective que quand
l'oeuf, espèce de boule de gelée flottant dans l'eau, se sera doté d'une coquille. Il pourra
alors être pondu sur terre et le milieu aqueux pourra être définitivement quitté.

 Les amphibiens se multiplient et prennent de l'importance ; avec le


temps, ils donnent naissance aux reptiles

 d'autres insectes apparaissent (scorpions pouvaient


atteindrLes libellules et e 75 cm de long, les mille-pattes géants, libellules primitives
d'une envergure de 60 cm)
La flore du Carbonifère

 Le Carbonifère est caractérisé par les premiers grands arbres. Dans le


nord-est de l'Amérique, les lits marins deviennent moins communs et sont
presque inexistants vers la fin de cette période.

 La flore carbonifère, extrêmement riche et vigoureuse, appartient à deux


groupes, qui sont les Cryptogames acrogènes, comprenant Sphénophyllées,
Lycopodinées, Equisétinées, (Prêles) Filicacées, etc., et les Gymnospermes
: Cycadales, Cordaïtées, Conifères. Les individus de cette flore, étaient
alors gigantesques; les Lycopodinées étaient représentées, à cette
époque, par de grands arbres : Lepidodendron, Sigillaria, Stigmaria, ces
derniers constituant évidemment l'appareil radiculaire des précédents.
La vie aquatique
• La vie marine est très riche. En effet, si le Dévonien a vu les Poissons se diversifier au
maximum, le Carbonifère est la période pendant laquelle les premiers tétrapodes
aquatiques apparaissent, évoluant à partir de la famille des poissons crossoptérygiens.

• Les Foraminifères sont nombre parmi les agglutinants et les Fusulines, qui,
parl'agglomération de leurs coquilles ont formé des calcaires

• Les Polypiers appartiennent aux groupes des Tabulés, des Tétracoralliaires .

• Les Echinodermes sont des sortes d'Encrines (crinoïdes) et restent bien présents
avec des et de nombreux Oursins.

• Les Brachiopodes qui ont fortement régressé à la fin du Dévonien se redéploient et


redeviennent abondants. Parmi eux, citons les Spirifers et les Productus.

• Les Mollusques abondent : ce sont des Gastéropodes dont le Straparolus est le plus
connu, et des Céphalopodes nautilidés (Nautiles, Orthoceras) et Ammonitidés
(Goniatites).
Mer de
l'Oural
C'est finalement à la fin du Carbonifère, il y a 300 Ma, que s'est terminé le regroupement des pièces
continentales pour former ce mégacontinent de Wegener, la Pangée, une histoire de près de 300 Ma.
Ce mégacontinent de la Pangée va demeurer stable jusqu'à la fin du Trias, soit pour une période
d'environ 100 Ma, où il commencera à se fragmenter pour donner naissance, entre autres, à
l'Atlantique (page suivante).
Le PERMIEN : -399 Ma à -251 Ma ( durée 48 Ma)

Le Permien a été nommé dans la ville de Perm en Russie,


où se situe un gisement fossilifère de ce système. La fin du
Permien est marquée par la plus sévère des cinq
principales extinctions de masse survenues sur Terre.
 Les formes de vie dominantes sont diverses : plantes, de grands Amphibiens et de
grands reptiles incluant les ancêtres des dinosaures.

 La vie marine est riche en Mollusques, échinodermes et Brachiopodes.

 Les derniers Trilobites ont disparu avant la fin du Permien.

 Les conditions sèches ont favorisé les Gymnospermes, des plantes dont les graines
sont encapsulées dans une protection, d'autres plantes comme les fougères qui
dispersent des spores.

 Les premiers arbres modernes (conifères) sont apparus durant le Permien.

• Les coquilles fossilisées de deux invertébrés sont souvent utilisées pour identifier les
strates géologiques du Permien : les fusulinidés, foraminifères benthiques qui
disparaissent quasi totalement à la limite entre le Permien moyen et supérieur, et les
Ammonites dont l'équivalent moderne est le nautilus.

 On utilise aussi souvent les mâchoires de conodontes, un presque vertébré marin


disparu à la fin du Trias.
Apparition des reptiles précurseurs des mammifères comme le
Dimitrodon sur la terre ferme
Paléogéographie et climat
 Le niveau moyen de la mer est resté assez bas durant le Permien. Toutes les masses de
terre, à l'exception d'une portion de l'Asie du Sud-Est, se sont agglomérées en un seul
supercontinent appelé Pangée, qui s'étendait de l'équateur aux pôles, entouré par un
océan nommé Panthalassa (la "mer universelle").

 Se développa également l'océan Téthys, un paléo-océan qui s'est ouvert


progressivement à partir du Permien supérieur d'est en ouest à travers la Pangée.

 Dans les régions polaires australes perdurait un inlandsis présent depuis le


Carbonifère, mais le reste de la Pangée connaissait des conditions climatiques arides
avec des températures élevées et de faibles précipitations.
Synthèse de la crise
du Permo-Trias
Le Mésozoïque
L’ère mésozoïque comprend l’histoire de la
Terre depuis la fin du Paléozoïque jusqu’au
début du Cénozoïque (65 MA). L’ère
Mésozoïque est divisée en 3 sous systèmes :
 Le Trias.
 Le Jurassique.
 Le Crétacé.
A. LES LIMITES DE L’ERE MESOZOÏQUE

Elles sont bien marquées :


• sur le plan paléontologique : des renouvellements de faunes importants interviennent, aussi bien
pour la limite Paléozoïque / Mésozoïque que pour la limite Mésozoïque / Cénozoïque. Ces
renouvellements sont particulièrement bien marqués pour la limite Mésozoïque / Cénozoïque, car ils
interviennent à la suite d’un refroidissement climatique général qui affecte aussi bien les faunes
continentales que les faunes marines.
• sur le plan orogénique : La limite Paléozoïque / Mésozoïque correspond au relais du cycle
orogénique hercynien par le cycle alpin (phases saalienne à la fin du Carbonifère et phase palatine à la
fin du Permien). Par contre la limite Mésozoïque / Cénozoïque reste comprise à l’intérieur du cycle
orogénique alpin qui dure jusqu’au Cénozoïque.
B. CARACTERES PALEONTOLOGIQUES :
Répartition des grands groupes : {N} = Apparition au Mésozoïque

 Végétaux : Algues, Ptéridophytes, Champignons, Gymnospermes, Angiospermes {N}


 Invertébrés : Protistes (foraminifères benthiques et pélagiques), Coélentérés (hexacoralliaires {N}),
Annélides, Spongiaires, Brachiopodes, Crustacés, Echinodermes (échinides réguliers et échinides irréguliers
{N}), Bryozoaires, Céphalopodes (cératites, ammonites {N}, bélemnites {N}, Gastéropodes,
Lamellibranches (rudistes{N}).
 Vertébrés : Poissons, Amphibiens, Reptiles (grands reptiles{N}), Mammifères{N}, Oiseaux{N}.
Les principaux événements relevant
de la tectonique des plaques qui
interviennent au Mésozoïque sont :
La dislocation de la Pangée
Les mouvements et phases
tectoniques.
Ouverture de la
téthys
Les détails sont
dans le texte
Chronologie d'ouverture des océans au Mésozoïque (voir le
texte)
Les phases tectoniques du
Mésozoïque
La phase fini-jurassique (néocimmérienne) en Asie
(Voir le texte)
Les phases tectoniques autrichienne et laramienne (voir le texte).
Collision Afrique-Europe
CARACTERES GENERAUX
DU TRIAS
Paléogéographie du globe au Trias
Les plaques cimmériennes commencent à remonter vers le nord,
fermant l'océan Paléotéthys, tandis que l'océan Téthys commence à
s'ouvrir par le sud. il y a ~249 millions d'années (Permien-Trias
La paléogéographie de cette
Paléogéographie du Trias Mésogée est caractérisée par
l’évolution depuis des
domaines continentauxs et
lagunaires à l’ouest vers des
domaines de plus en plus marins
vers l’est : Paléogéographie de
l’Europe). L’arrière pays qui
entoure cette mer présente un
relief plat car arasé par l’érosion
qui a succédé à l’orogenèse
hercynienne. Des transgressions
et régressions vont intervenir
ainsi facilement sur ses marges
au cours du Trias
Paléoclimat au Trias
Au cours du Trias les climats évoluent principalement
à cause de la dérive des masses continentales
accompagnant la fragmentation de la Pangée. Il se
produit une apparente dérive des pôles et par
conséquent celle de l’équateur vers le sud. L’équateur
passe au Trias en Afrique du nord. Il se produit la
fusion de l’Indlandsis gondwanien ( glaciers jusqu’en
Afrique du sud) dont le climat devient tempéré
favorable à la sédimentation détritique. En Europe le
climat équatorial du carbonifère est remplacé par un
climat tropical à saisons alternantes. Un érosion intense
des massifs cristallins entraîne la formation de dépôts
détritiques rouges et empêche l’accumulation et la
formation de bauxites et latérites. Puis au fur et à
mesure du déplacement de l’équateur vers le sud, au
Trias supérieur, se développe une ceinture évaporitique
qui s’étend jusqu’en Afrique du nord. C’est ainsi que
se déposent les formations évaporitiques très
caractéristiques du Trias.
LE TRIAS EN EUROPE

Au Trias l’Europe encore soudée à l’Amérique est sous l’influence des transgressions marines de la Téthys alpine. Celle ci s’ étend en
Europe centrale et Europe de l’Est où se situe le Trias dit [Link] domaine épinérithique ou lagunaire se situe en Europe de l’ouest
(Allemagne et France), c’est celui du Trias germanique. Il passe plus à l’ouest (Angleterre) à un domaine continental détritique qui
correspond au Trias continental.
A. LE TRIAS GERMANIQUE

La transgression du Trias recouvre les bassins d’Allemagne et de France (Bassin de Paris, Pyrénées…) en laissant subsister de vastes
zones émergées au niveau des massifs hercyniens en voie d’érosion (Massif central français).
La succession des dépôts du Trias peut être résumée ainsi :
 Trias inférieur ou Buntsandstein : formation argilo-gréseuse rouge laguno-marine, transgressive sur le Permien.
 Trias moyen ou Mushelkalk : formaion calcaire avec faunes nérithiques (lamellibranches et Brachiopodes)
 Trias supérieur ou Keuper : succession d’évaporites et d’argiles se terminant par un ensemble calcaire qui correspond au Rhétien.

A. LE TRIAS ALPIN

Le Trias alpin est connu dans les Alpes occidentales et orientales, en Suisse, Autriche et Italie. Dans les Alpes le Trias co mprend :
 Le Trias inférieur ou Werfenien détritique, gréso-argileux et conglomératique marin. Les conglomérats résultent d’une phase d’érosion
liée à une phase tectonique alpine précoce locale.
 Le Trias moyen ou Anisien et Ladinien constitué de calcaires récifaux passant latéralement à des faciès marnocalcaires pélagiques à
Ammonites et Radiolaires avec des intercalations de tuffs volcaniques.
 Le Trias supérieur ou Carnien, Norien et Rhetien est essentiellement carbonaté récifal, affecté de dolomitisations importantes.
La paléogéographie du Trias alpin est caractérisée par l’existence d’une mer de profondeur moyenne (500 à 1000m maximum) dans
laquelle subsistent des zones hautes favorables à l’installation de récifs.
Le Trias Germanique
Les principaux domaines de l'Algérie

Maghrébides
Atlas tellien
Préatlas
AS
PFS
Voir le texte
Province occidentale
Province
Triasique

Province
orientale

Principaux
domaines de la
plate forme
saharienne
Les principaux domaines
stratigraphiques du Trias en Algérie
(Voir le texte )
Reconstitution géodynamique

Dans le cadre des reconstitutions géodynamiques des régions situées autour de la Méditerranée occidentale, divers auteurs ont
proposé l’existence d’un microcontinent intermédiaire entre l’Afrique et l’Ibérie appelé Alboran (Andrieux, 1971,Wildi, 1983).
Au début du Trias ce microcontinent se trouvait engagé entre la bordure NE de l’Afrique et l’Europe .Il regroupait toutes les
zones internes des chaînes alpines ; Rif, Zones bétiques, Kabylies qui présentent des affinités d faciès de leur socle et de leur
couverture sédimentaire. La position de la plaque d’Alboran à l’extrémité du sillon alpin, orienté NE/SW expliquerait les affinités
de faciès entre le Trias Alpin et le Trias rifain et kabyle. Ceux ci sont en effet caractérisés par des faciès en grande partie
carbonatés, comme le Trias alpin. La plaque d’Alboran a connu ensuite durant le Jurassique et le Crétacé un coulissage d’est en
ouest qui a rapproché toutes les zones rattachées à cette plaque de leur position actuelle. Actuellement cette hypothèse de la
Dislocation de la Pangée au cours des temps géologiques

Common questions

Alimenté par l’IA

Durant le Trias, les climats ont évolué principalement à cause de la fragmentation de la Pangée. L'apparente dérive des pôles et l'équateur avançant vers le sud ont provoqué un changement climatique important, notamment en Europe où le climat est passé d'équatorial à une alternance tropicale saisonnière. Les effets incluent des érosions intenses, formations de dépôts détritiques, et l'expansion des ceintures évaporitiques. Géographiquement, cela a influencé les continents par des transgressions marines, déplaçant les marges continentales et affectant les zones de sédimentation .

La fermeture de l'océan Iapetus vers la fin du Silurien a eu des impacts significatifs tant géologiquement que biologiquement. Géologiquement, cela a entraîné une collision entre Baltica et Laurentia, formant une seule grande masse continentale. Cela marque le début de la formation des chaînes de montagnes, telles que la chaîne acadienne au sud et la chaîne calédonienne au nord entre le Groenland et la Scandinavie. Biologiquement, cette nouvelle configuration continentale a influencé les environnements marins et terrestres, contribuant à divers changements écologiques et biologiques .

La formation de la chaîne acadienne, qui représente la deuxième phase du développement des Appalaches, résulte de la collision progressive allant du sud vers le nord durant la fermeture de l'océan Iapetus. Géodynamiquement, cette chaîne s'est superposée à la chaîne taconienne précédente, accentuant le soulèvement et la déformation des sédiments et roches volcaniques déposés auparavant. Cela a contribué à la consolidation de la nouvelle masse continentale Laurussia, impactant aussi le drainage continental et les bassins sédimentaires .

La diversification des plantes terrestres au Dévonien a eu des conséquences majeures sur l'environnement terrestre et aquatique. Les premières plantes vasculaires ont constitué les premières forêts, modifiant les cycles carbone et eau terrestres. Cela a conduit à un climat modifié et une pédogenèse renouvelée. Ces plantes ont également accru la productivité primaire terrestre, fournissant des niches et des ressources à une diversité accrue d'arthropodes terrestres. Simultanément, l'eutrophisation des milieux aquatiques due à l'expansion des plantes a contribué à des conditions anoxiques, conduisant à une série d'extinctions marines .

La transition entre le Paléozoïque et le Mésozoïque est marquée par des renouvellements importants de la faune et de la flore. Les plus évidents sont les extinctions massives à la fin du Permien, qui ont considérablement réduit les populations d'organismes marins et terrestres. La période suivant cette extinction massive a vu l'émergence de nouveaux groupes, notamment les reptiles, les mammifères, les gymnospermes et plus tard les dinosaures, annonçant l'établissement d'écosystèmes caractéristique du Mésozoïque .

Au début du Trias, les microcontinents tels que la plaque d'Alboran ont joué des rôles cruciaux durant l'orogénèse alpine. Ces masses terrestres étaient engagées entre l'Afrique et l'Europe et ont contribué à la structuration des chaînes alpines, comme en témoignent les similarités sédimentaires avec les zones Rifaines et Kabyles. Leur mouvement vers l'ouest a été une force geodynamique majeure, encadrant la géographie actuelle de la Méditerranée occidentale et influençant les activités sédimentaires et tectoniques .

L'apparition des plantes à graines à la fin du Dévonien a révolutionné les écosystèmes terrestres en permettant une colonisation plus efficace des terres, notamment via la dispersion des graines. Les plantes à graines pouvaient mieux survivre dans les milieux terrestres variés, car elles ne dépendaient plus de l'eau pour la reproduction. Cela a libéré une voie évolutive qui a mené à une diversification rapide au début du Carbonifère, occupant les niches écologiques des progymnospermes et façonnant les paysages forestiers .

Les événements d'extinction massive du Dévonien ont considérablement altéré l'évolution des crustacés et d'autres invertébrés marins. Ces extinctions ont réduit la biodiversité, touchant spécifiquement les ostracodes avec 80% des espèces exterminées et une perte similaire parmi les brachiopodes. La restructuration écologique post-crise s'est faite avec moins de compétition par les espèces survivantes, entraînant une diversification adaptative des pochettes résiduelles et de nouvelles formations écologiques dominées par les organismes résistants ou récents .

Les principales causes de la crise d'extinction du Dévonien incluent la prolifération des plantes vasculaires entraînant un refroidissement climatique, l'explosion d'un panache magmatique à la limite Frasnien-Famennien, et des épisodes d'anoxie marine. Les conséquences ont été dramatiques pour la biodiversité, éliminant 19% des familles, 50% des genres et 75% des espèces. Cela a conduit à une restructuration des écosystèmes marins et terrestres, réduisant drastiquement certaines populations, notamment les trilobites et les agnathes .

La glaciation de la fin de l'Ordovicien a influencé les chaînes de montagnes en entraînant des cycles de glaciation et déglaciation qui ont modifié la structure géologique par érosion et dépôt de sédiments. Cela a contribué à l'assèchement des bassins voisins, favorisant la surrection et la stabilité des chaînes comme les Appalaches, qui sont nées avec la formation des Taconiens. Les évènements post-glaciaires ont stimulé un sursaut dans l'évolution des espèces, les survivants adaptant à de nouveaux environnements géographiques .

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