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Partie 1: Science, Climat Et Société

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Partie 1: Science, climat et société

1.2: La complexité du système climatique:

• Le climat est dé ni par un


ensemble de moyennes de
grandeurs atmosphériques
observées et mesurées dans
une région donnée pendant une
période donnée.

• Pour dé nir un climat, même


en météorologie, on mesure les
grandeurs atmosphériques. Il
s'agit de paramètres étudiés et
mesurés grâce à des capteurs
placés sur Terre ou par le biais
de satellites. Les données
recueillies à un instant donné
permettent de déterminer le
temps qu'il fait, mais aussi de
prévoir le temps à venir, c'est la météorologie. Lorsqu'on réalise des
moyennes sur les données recueillies pendant environ trente ans, on
peut alors dé nir un climat. La climatologie dé nit les climats actuels,
mais elle étudie également les variations passées.

• La paléoclimatologie étudie
les indices laissés par les
climats anciens pour les
r e c o n s t i t u e r. L e s
paléontologues recherchent
di érentes traces comme la
présence de glaciers ou de
pollens. En e et, en étudiant
les variations de l'extension
des glaciers, on en déduit les
variations passées du climat. Sur une photo, on peut observer trois
limites correspondant au front du glacier à di érentes dates : la
première, en vert, indique que le glacier était le plus grand, ce qui
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témoigne d'une période très froide ; la seconde, en rouge, montre un
recul du glacier ; en n, la troisième, en orange, correspond à une
époque plus récente marquant un réchau ement du climat.
• Pour déterminer ces di érentes limites, les climatologues étudient les
dépôts sédimentaires laissés par l'érosion des terrains traversés par
le glacier, appelés moraines. On peut observer des moraines
frontales, qui marquent le front du glacier, ou des moraines latérales,
laissées par les bords du glacier.
• Les dépôts sédimentaires laissés au niveau des moraines sont
appelés till. Ces roches sont constituées d'un agglomérat d'éléments
de granulométrie variable transportés par le glacier. Un témoignage
impressionnant du recul d'un glacier est ce qu'on appelle le "gros
caillou de Lyon", marquant l'importance du réchau ement climatique.
• Les paléoclimatologues se
servent aussi beaucoup du
pollen pour retrouver les
conditions climatiques du
passé, ce qu'on appelle la
palynologie. Une étude
palynologique se fait à partir
d'une carotte prélevée dans
une tourbière ou un glacier.
Des échantillons de cette
carotte sont ensuite observés au microscope pour identi er et
comptabiliser les grains de pollen. La présence de certains grains
permet de déduire le climat passé de la zone étudiée, car la
végétation dépend du climat. En déterminant la végétation présente à
un moment donné grâce à la profondeur du pollen trouvé dans la
carotte, on peut en déduire les conditions climatiques qui régnaient à
cette époque.
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Partie 1: Science, climat et société
1.2: La complexité du système climatique:

II-Le réchau ement climatique actuel

• Il existe encore bien d’autres


indicateurs de l’évolution du climat
sur des périodes plus récentes. Si
l’on observe l’évolution des écarts à
la température moyenne, on constate
une succession de périodes chaudes
et de périodes froides depuis plus de
500 000 ans. Il faut rappeler que
l’écart à la température moyenne
correspond à la di érence entre la
température mesurée en un lieu
donné et la température moyenne
re l e v é e s u r u n g r a n d n o m b re
d’années. La température de
référence est la moyenne des températures terrestres observée en
1950.

• Si on s’intéresse maintenant aux milliers


d’années, on observe un réchau ement
rapide du climat. Voyons donc les
indicateurs de ce réchau ement actuel.
Sur ce graphique, on constate que
depuis soixante ans, la date des
vendanges a été avancée d’une
vingtaine de jours. Cela signi e que les
raisins atteignent leur maturité beaucoup
plus tôt, ce qui indique un réchau ement
climatique rapide.

• Si l’on analyse le graphique montrant


l’évolution des anomalies de
température depuis 1850, on constate
qu’avant 1950, les anomalies de
température sont globalement
négatives, ce qui signi e que les
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moyennes de températures sont en dessous de la température
moyenne pour la période de 1960 à 1990. Par contre, à partir de
1960, les anomalies de température deviennent positives, ce qui
signi e que les moyennes de températures mesurées sont
supérieures à la moyenne. Cela montre une augmentation marquée à
partir de 1960, indiquant un réchau ement climatique signi catif.

• Si l’on analyse en
parallèle l’évolution
des concentrations de
gaz à e et de serre
dans l’atmosphère
pour la même période,
on observe une légère
augmentation entre
1850 et 1950.
Cependant, à partir de 1950, avec la révolution industrielle, ces
concentrations augmentent de manière exponentielle, c’est-à-dire
fortement et rapidement. L’augmentation des concentrations de gaz à
e et de serre dans l’atmosphère entraîne une augmentation de l’e et
de serre, à l’origine du réchau ement rapide du climat. On parle de
forçage radiatif.

III- Le forçage radiatif et ses rétroactions

• Pour rappel, la partie du


rayonnement solaire non di usée
vers l’espace est absorbée par les
gaz à e et de serre ou transmise
vers la surface de la Terre, qui
l’absorbe également et se
réchau e. La Terre émet alors un
rayonnement infrarouge. Une partie
de ce rayonnement repart vers l’espace, mais le reste est absorbé par
les gaz à e et de serre présents dans l’atmosphère. Cette couche de
gaz émet à nouveau un rayonnement infrarouge vers l’espace, mais
une autre partie est renvoyée vers la surface de la Terre, qui se
réchau e encore. C’est l’e et de serre. L’augmentation des gaz à
e et de serre dans l’atmosphère provoque un e et de serre
additionnel, modi ant le bilan radiatif terrestre.
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• En e et, la Terre va gagner plus
d’énergie qu’elle n’en perd, ce qui
produit un réchau ement global du
climat. Depuis 1750, les activités
humaines n’ont cessé d’émettre
di érents types de gaz à e et de
serre, dont la concentration dans
l’atmosphère ne cesse d’augmenter,
entraînant un forçage radiatif de
l’e et de serre. Cela a pour
conséquence une augmentation de
la température de 0,6 °C depuis un
siècle.

• Cependant, le système climatique


est complexe et dynamique. Il
existe des interactions entre les
di érentes composantes de ce
système. Par exemple, on trouve
des transferts thermiques, comme
l’évaporation de l’eau de
l’hydrosphère vers l’atmosphère, ou
l’évapotranspiration des végétaux
vers l’atmosphère. On trouve
également des échanges de gaz,
comme le rejet de CO2 par les végétaux et la dissolution du CO2
atmosphérique par les océans. Une autre interaction est l’albédo, qui
absorbe ou ré échit le rayonnement solaire en fonction de la surface
terrestre.

• Ces interactions sont modi ées par le forçage radiatif, accentuant ou


limitant le réchau ement global du climat. On parle de rétroaction.
Voyons dans un premier sous-point les e ets ampli cateurs. Le
réchau ement climatique entraîne la fonte des glaces. On observe ici
une importante diminution de la surface de la banquise au pôle Nord.
Il faut rappeler la di érence entre banquise et calottes glaciaires : la
banquise est comme un glaçon qui otte sur l’eau, comme c’est le
cas au pôle Nord. En revanche, au pôle Sud, la glace repose sur un
continent, on parle de calotte glaciaire. La fonte de ces glaces n’a pas
les mêmes conséquences pour la planète.
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• La banquise, en fondant, ne fait pas
monter le niveau des océans, comme le
montre l’expérience avec un glaçon
ottant dans l’eau. En revanche, la fonte
des calottes glaciaires entraîne une
montée des océans, comme on l’a
observé dans une expérience simulant
la fonte de glaciers terrestres. Cette
fonte est responsable de la disparition
future de nombreuses îles, et de la
création de réfugiés climatiques. De
plus, la fonte des glaces dans l’océan
modi e la circulation océanique en
diminuant la salinité et donc la densité de l’eau, perturbant les
courants océaniques, qui jouent un rôle important dans la régulation
du climat en interaction avec les courants
atmosphériques.

• Nous avons vu que la fonte de la banquise n’avait


pas d’incidence sur la montée des océans.
Cependant, les étendues de neige et de glace
ré échissent une grande partie des rayons du soleil
(albédo autour de 0,85). Lorsque ces surfaces
diminuent, les zones libérées absorbent davantage
de chaleur, contribuant au réchau ement. Cela
constitue une rétroaction positive.

• L’océan a une grande capacité de


stockage de l’énergie thermique,
ce qui exerce un e et modérateur
sur la température moyenne de la
planète. Cependant, ce stockage
rend le réchau ement climatique
irréversible et le réchau ement de
la température de l’eau perturbe
les écosystèmes marins. De plus,
grâce à la photosynthèse, les
végétaux captent le CO2
atmosphérique, faisant des forêts
des puits de carbone. Les e orts de reforestation et de végétalisation
des zones urbaines visent à limiter le réchau ement climatique, au
moins à court terme, en ralentissant l’augmentation des
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concentrations de CO2. Par ailleurs, l’évapotranspiration des arbres
permet localement de réduire la température de l’air.

• D’autres conséquences du réchau ement climatique global, comme


la fonte du pergélisol ou la dilatation des océans, auront des
rétroactions sur le climat général.

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