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Pour ou contre le numérique à l'école ?

DEVOIR

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Kouadio Dieudonné Yao
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GROUPE SCOLAIRE ENTENTE ANNEE SCOLAIRE 2024-2025

DEVOIR SURVEILLE N 1 2NDE , 2 heures


Pour ou contre le numérique à l’école ?
. Quand des parents me disent que les technologies devraient être interdites à l’école, je
tente de comprendre. Ils ont souvent raison. Les usages des technologies qu’ils décrivent
sont la plupart du temps liés à la consommation interactive de manuels scolaires numérisés
qui ne permettent pas d’engager les élèves dans des processus de construction de
connaissances. Ces parents préfèreraient que les enfants utilisent papier et crayon pour
écrire des brouillons, explorer diverses solutions à des problèmes ou simplement pour
manipuler des objets réels.
Il n’y a pas qu’ici que la question se pose. En effet, une partie des travailleurs de la Silicon
Valley envoient désormais leurs enfants dans une école qui a banni la technologie. Et une
récente étude de l’OCDE, Students, Computers and Learning :Making The Connection,
attribue aux technologies des effets négatifs sur les apprentissages. Ses auteurs ont quantifié
le temps passé à l’ordinateur et ont établi une corrélation négative entre cette donnée et les
performances des élèves. De mon point de vue, c’est une perspective valable pour certains
usages de la technologie qui placent l’apprenant en mode de consommateur passif ou
interactif.
Mais il y a aussi d’autres usages des technologies qui peuvent faire une différence quand
la pédagogie est centrée sur l’apprenant et sur des activités créatives de co-construction de
connaissances. J’entends alors les parents et les enseignants dire que les élèves sont très
engagés dans des projets où ils créent à l’aide du numérique, en faisant de la
programmation ou de la robotique pédagogique ou encore en bricolant des dispositifs
électroniques. La question n’est donc pas le temps d’usage des technologies (comme
observé par l’OCDE), mais la qualité et le potentiel de cet usage, en lien avec la pédagogie et
les activités d’apprentissage.
Nous devons dépasser la vision technocentrée qui attribue des effets à la technologie en
soi, et plutôt juger de la pertinence de l’intégration technologique selon la pédagogie.
Certaines activités d’apprentissage peuvent être améliorées par l’utilisation des technologies
comme outils de collecte de données, de modélisation de connaissances (textuelles,
audiovisuelles, algorithmiques ou même robotiques) et par le transfert et la coconstruction
de connaissances avec d’autres acteurs éducatifs (les parents, les élèves d’autres classes et
d’autres écoles ou des professionnels externes à l’école). Les technologies ne sont pas au
centre des apprentissages, mais sont un écosystème par lequel les enseignants peuvent
offrir des activités d’apprentissage plus significatives, plus collaboratives, plus participatives,
plus ouvertes sur le monde et plus engageantes que celles qu’il aurait été possible de
réaliser dans l’ère pré-numérique.
Le numérique ne fait qu’amplifier ce qu’offrent les systèmes éducatifs. La technologie
peut améliorer les bonnes pratiques éducatives, mais elle peut également, à l’inverse,
multiplier les effets des modèles d’apprentissage qui restent transmissifs et qui ne proposent
à l’élève qu’une consommation passive ou interactive de contenus préétablis (pensons, par
exemple, à des manuels scolaires qui ont simplement été numérisés avec une faible plus-
value pédagogique).
Ainsi, le numérique en éducation n’est pas une question binaire d’intégration ou de
nonintégration, mais doit mener à une réflexion sur les activités pédagogiques à privilégier
et sur la manière dont les technologies peuvent les améliorer.
Margarida Rome, Université de Laval, contact, le 28 septembre
2016
515 mots
I-QUESTIONS
1- Expliquez, en contexte, l’expression : « Le numérique ne fait qu’amplifier ce
qu’offrent les systèmes éducatifs. »
2-Déterminez la visée argumentative de ce texte.
2-
II-RESUME
Résumez le texte de 515 mots au ¼ de son volume initial. Une marge de plus ou
moins 10% est tolérée

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