Impact of Tax Management Practices On The Tax Performance of Cameroonian Companies
Impact of Tax Management Practices On The Tax Performance of Cameroonian Companies
ISSN : 2658-9311
Vol : 03, Numéro 26, Octobre 2024
Demtalé Moussa, Doctorant à l’Université de Ngaoundere, Faculté des Sciences Economique et de Gestion
(Cameroun).
Pour citer cet article : Demtalé J C (2024) «Impact des pratiques de gestion fiscale sur la performance
fiscale des entreprises camerounaises. », African Scientific Journal « Volume 03, Numéro 26 »
pp: 0161– 0198.
DOI : 10.5281/zenodo.13866705
Copyright © 2024 – ASJ
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African Scientific Journal
ISSN : 2658-9311
Vol : 03, Numéro 26, Octobre 2024
Résumé
L’objet de cet article consiste à mettre en évidence l’impact des pratiques de gestion fiscale des
entreprises sur leur performance fiscale. Il faut noter d’emblée que, nous cherchons à expliquer
l’impact d’une pratique de gestion fiscale sur la performance fiscale des entreprises à travers
les pratiques de transfert des bénéfices des entreprises Camerounaises qui ont d’une part une
influence positive et d’autre part négative. Pour mener à bien ce travail de recherche, nous avons
opté une démarche hypothéticodéductive. A travers une méthode d’échantillonnage non
probabiliste et par convenance, nous avons pu collecter les données auprès des dirigeants à
savoir : les responsables financiers, comptables dans les villes de Douala, Yaoundé et
Ngaoundéré pour un effectif de 66. Ainsi, ces données ont fait l’objet des traitements
statistiques par le logiciel SPSS. Il en ressort de ces analyses que le transfert des bénéfices
commerciaux influence positivement la performance fiscale à travers la compréhension des
règles et du fonctionnement du prix de marché dans l’entreprise et le transfert des bénéfices
financiers influence négativement la performance fiscale à travers la compréhension des règles
et du fonctionnement du prix de marché.
Abstract
The purpose of this article is to highlight the impact of companies’ tax management practices
on their tax performance. It should be noted from the outset that we seek to explain the impact
of a tax management practice on the tax performance of companies through the profit transfer
practices of Cameroonian companies which have on the one hand a positive influence and 'other
hand negative. To carry out this research work, we opted for a hypothetico-deductive approach.
Through a nonprobability and convenience sampling method, we were able to collect data from
managers, namely: financial and accounting managers in the cities of Douala, Yaoundé and
Ngaoundéré for a workforce of 66. Thus, these data were subject to statistical processing using
SPSS software. It emerges from these analyzes that the transfer of commercial profits positively
influences tax performance through the understanding of the rules and the functioning of the
market price in the company and the transfer of financial profits negatively influences tax
performance through the understanding of rules and operation of the market price.
Introduction
En quelques années, le thème de la gestion fiscale s’est acquis une place centrale dans les
préoccupations des entreprises ou de leurs dirigeants. Invoquée par les actionnaires, les
dirigeants ou les analystes financiers, la gestion fiscale apparait à la fois comme un impératif
catégorique pour l’entreprise et comme un facteur clé pour justifier les décisions majeures. Ces
décisions prises par l’entreprise ne sont pas sans conséquences sur le plan fiscal. En effet,
l’omniprésence du paramètre fiscal et des charges qu’il entraine dans la vie de l’entreprise a
pour effet de provoquer des comportements opportunistes des dirigeants face à l’impôt. Comme
le souligne si bien Rassat (1989), ceux-ci perçoivent la fiscalité comme une conséquence
inéluctable de la politique de l’Etat, pour compenser ses dépenses par le recueil des
contributions obligatoires. Cette vision plutôt assombrie qu’ont les dirigeants vis-à-vis de
l’impôt, a pour conséquence de les amener à entrevoir celui-ci beaucoup plus comme un moyen
de les détourner de leur objectif, qu’un devoir citoyen dont l’accomplissement est nécessaire
pour la survie de l’Etat. A partir des années 1980, avec le raffermissement des conditions
d’accès aux financements internationaux ainsi que le ralentissement de la croissance
économique, l’Etat camerounais s’est vu obligé de reconsidérer ses ressources internes,
notamment avec l’introduction de nouveaux types d’impôts s’accompagnant en même temps
d’une mise sur pied des mécanismes de collecte d’impôt de plus en plus sophistiqués
(Djoumessi, 2007). Ce changement a laissé une grande place aux pratiques risquées telles que
la corruption, la fraude et l’évasion fiscale chez les agents économiques camerounais ; laissant
ainsi les entreprises en situation de risque fiscal. Risque qui l’expose à des sanctions en cas de
contrôle. L’impôt représente aujourd’hui le principal revenu budgétaire du Cameroun devant
les recettes pétrolières et douanières ; ainsi son importance pour le financement, le
fonctionnement et le développement du pays est incontestable. Aussi, pour lutter contre les
comportements opportunistes des contribuables, outre les redressements fiscaux (qui
s’accompagnent généralement de sanctions), l’administration fiscale a laissé plusieurs
opportunités aux contribuables qui, pourront les utiliser de manière adéquate afin de ne plus «
subir l’impôt » mais, le gérer de façon à l’utiliser à son avantage. C’est certainement dans ce
sens qu’a écrit Mfopain (2007) en disant que : « les entreprises ont donc aujourd’hui la faculté
de prévoir leur charge d’impôt, et d’utiliser au maximum les moyens fournis par le droit fiscal
qui offre des choix multiples pour liquider au mieux de leur intérêt l’impôt ». Dans un contexte
économique difficile, les entreprises ont en effet intérêt à mettre en place des outils adéquat
d’un régime de gouvernance fiscal efficace. La fiscalité constitue désormais un élément moteur
de la stratégie de l’entreprise. L’optimisation des décisions fiscales de l’entreprise, dans une
perspective d’optimisation de la gestion financière, est ainsi aujourd’hui une composante à part
entière de la bonne gouvernance. La gestion fiscale est placée au centre des explications
apportées aux choix les plus importants opérés par les dirigeants camerounais. Ainsi, nombre
d’opération de désinvestissement, de cessation d’activité, de réduction d’effectif ou même de
fraude fiscale sont annoncées au nom de la gestion fiscale. Rendu à ce point de notre étude,
force est de constater qu’il est nécessaire pour les dirigeants d’associer à leur objectif de la
gestion fiscale, celui de la neutralisation de la charge fiscale.
Non pas en ayant recours à des manœuvres illicites visant à duper le fisc mais, plutôt en
procédant à l’exercice des choix fiscaux favorables qui, bien gérés, conduiront à coup sûr à la
formation de leviers fiscaux pouvant conduire à la bonne pratique de la gestion fiscale. C’est
dans ce sens que cet article traite : Impact des pratiques de gestion fiscale sur la performance
fiscale des entreprises camerounaises. Ainsi, la problématique soulevée dans cet article
consiste à mettre en évidence l’impact des pratiques de gestion fiscale des entreprises sur leur
performance fiscale. De cette problématique la question principale sera par conséquent articulée
comme suit : Quel est l’impact des différentes pratiques de gestion fiscale des entreprises sur
leur performance fiscale ?
L’objectif principal de cet article est d’expliquer l’impact d’une pratique de gestion fiscale sur
la performance fiscale des entreprises à travers les pratiques de transfert des bénéfices. Dans
les pages qui suivrons, nous aurons d’abord à présenter une revue de littérature et les théories
mobilisées, ensuit la méthodologie, les résultats et discussion, en fin une conclusion.
Dans cette section, nous examinons la littérature pertinente sur la gestion fiscale, ensuite sur la
performance de l'entreprise.
Loin du champ lexical de la fiscalité, l’action de gérer fait appel à des notions telles
qu’administré, planifier, optimiser, s’occuper d’une entité quelconque. Transposée en matière
fiscale, « la gestion fiscale renvoi en la liberté de gestion qu’à une entreprise, la possibilité dont
elle dispose à faire les choix judicieux et de bénéficier des mesures incitatives » (Chadefaux et
Rossignol, 2001, p.14). Bien que la gestion fiscale des entreprises ne soit pas véritablement
enracinée dans la culture des entreprises dans de nombreuses économies (Rego, 2003 et
Slemrod, 2001), elle consiste à exploiter les lacunes ou les failles de la législation fiscale, afin
de réduire de manière significative le taux d’imposition effectif (Killaly, 2009). Pour Omri et
Menchaoui (2012), en général, la gestion fiscale se comprend comme l’optimisation de la
situation fiscale du contribuable. Dans cette perspective, la décision est un instrument de gestion
fiscale lorsque l’opération est décidée ou accomplie dans ce but d’optimisation de la charge
fiscale du contribuable. Nous comprenons que la gestion fiscale est un ensemble des moyens
légaux mis en place par une entité tout au long de son existence pour payer moins d’impôts.
Cependant, un certain nombre de dimensions de la gestion fiscale existe dans la littérature. Pour
Rassat (1989), les entreprises ont aujourd’hui la faculté de prévoir leur charge d’impôts, et
d’utiliser au maximum des voies fournies par un droit fiscal qui offre des niches multiples pour
liquider, au mieux de leurs intérêts, l’impôt. La fiscalité est donc un élément essentiel de gestion
mis à part et ainsi, dans les opérations courantes de l’entreprise, il est important faire certains
choix déterminants pour sa survie et son évolution. Pour mieux gérer sa fiscalité, l’entité peut
solliciter l’incitation fiscale. Solliciter une incitation fiscale relève non seulement de la volonté
pour une entreprise de stimuler, relancer ou promouvoir ses investissements, mais procède
également d’une stratégie d’optimisation de sa charge fiscale. Ainsi, l’incidence sur le choix de
financement en constitue également un mobile de choix de ces incitations (Mfopain, 2004).
Bazart (2000) démontre que l’entreprise ne se contente donc plus aujourd’hui de remplir ses
obligations fiscales par souci de sécurité. Elle passe d’une gestion passive à une gestion
proactive de la charge fiscale en cherchant à optimiser sa fiscalité au lieu de la subir. Dans ses
travaux portant sur l'optimisation des charges fiscales dans les entreprises, Mhenti (2007)
montre que l’optimisation des charges fiscales, la fraude, l'évasion et l'abus de droit sont des
mécanismes qui permettent de réduire les charges fiscales. En revanche, la fraude, l'évasion et
l'abus de droit sont des techniques irrégulières réprimées par la loi.
Skinner (2013) quant à lui dans son travail intitulé la fiscalité des investissements, conclue que
l'optimisation fiscale peut être abordée sous deux angles : L'État cherche sans doute à augmenter
ses recettes fiscales tandis que l'investisseur cherchera à réduire ses charges fiscales. Outre les
dépenses fiscales, la fiscalité des investissements se traduit également par d'autres mesures
fiscales qui ne s'accompagnent pas toujours, par une réduction directe des droits et taxes ou
dépenses fiscales, mais qui incitent et encouragent les investissements. La quête de
l'optimisation fiscale prend en compte les différents coûts induits par les procédés fiscaux
disponibles.
L’impact financier direct du paramètre fiscal favorise une attention plus grande des dirigeants
soucieux d’éviter une déperdition de leurs ressources (Chadefaux et Rossignol, 2001, p.14).
Selon Slemrod (2001), les entreprises recourent à un ensemble de facteurs intimement liés et
globalement orientés à travers les méthodes de gestion fiscale pour réduire le taux d’imposition
effectif. Au sein des directions fiscales des entreprises, l’optimisation à outrance, parfois aux
bornes de la légalité, est encore trop souvent considérée comme une activité légitime (De Boer,
2012, p.74). Dans la pratique, les entreprises exploitent les lacunes ou les failles de la législation
fiscale pour réduire leur base imposable (Braithwaite, 2005), en vue d’une meilleure
performance fiscale avec la délicate définition de la frontière de l’acceptable, en plus de celle
du légal (Rossignol, 2010). Les entreprises se trouvent confrontés, d’un côté, à la concurrence
permanente avec les autres entreprises à exécuter des stratégies visant à maximiser le rendement
en minimisant leurs charges fiscales et de, l’autre côté, aux exigences de l’administration fiscale
qui considère au contraire lorsqu’elle devient un peu trop performante, que l’optimisation
fiscale devient préoccupante (Bissy et Dedeurwaerder, 2012). En France, le Conseil d’Etat a
néanmoins accordé au contribuable le droit de choisir la forme juridique la plus favorable du
point de vue fiscal et a admis qu’une entreprise a le libre choix des mesures à utiliser pour
renflouer une entreprise en difficultés, même si le choix répond essentiellement à des
considérations d’ordre fiscal (Chadefaux et Rossignol, 2001). Les entreprises constituent un
terrain favorable pour optimiser le taux d’imposition effectif et cela à travers les transactions
entre les entreprises, elles ont une marge de liberté supérieure à celle des autres entreprises.
Pour Leitch et Barett (1992), les entreprises doivent exploiter les avantages fiscaux et des
facteurs d’internationalisation. Par ailleurs, peut-on considérer qu’une entreprise est
performante fiscalement lorsqu’elle n’a subi ni un redressement fiscal, ni un contentieux fiscal
? Un redressement suivi d’une procédure contentieuse peut finalement aboutir à reconnaitre le
bien fondé des positions ou des solutions retenues pour l’entreprise (Chadefaux et Rossignol,
2001).
C’est pourquoi, la performance fiscale peut être considérée comme étant le résultat de la gestion
à la baisse du revenu imposable à court terme grâce à l’utilisation de différentes pratiques de la
gestion fiscale, dans une acception agressive, c’est-à-dire, en exploitant les incertitudes ou la
variation dans l’interprétation de la législation fiscale, en profitant des domaines se situant dans
la zone grise (la frontière entre la zone légale et la zone illégale).
2. Théories mobilisées
L’objectif de cette partie est de présenter les différentes théories sur lesquelles plusieurs
chercheurs se sont appesantis pour justifier les concepts de notre recherche.
La théorie des coûts de transaction, initiée par Coase (1937), vise à apporter une réponse à la
question fondamentale de l’existence de l’entreprise. Selon Coase, l’entreprise répond au souci
d’économiser des coûts (Charreaux et al., 1987). Williamson confirme cette position, en
relevant que les échanges sur le marché et les échanges dans les organisations ne sont pas
organisés de la même manière. Selon ses auteurs, la firme peut remplacer le marché en offrant
des coûts de transaction inférieurs aux coûts proposés par le marché.
Tout d’abord notons que la transaction est l’unité d’analyse micro-analytique de la théorie des
coûts de transaction. Une transaction apparaît quand un bien ou un service est transféré à travers
une interface technologiquement séparable (Williamson, 1996). Le coût de transaction désigne
donc le prix de face à face entre deux agents économiques, individuel ou collectif. Il constitue
une source d’incertitude comportementale dans les transactions économiques (Charreaux et al.,
1987). Ce coût est lié à l’établissement d’un contrat entre deux agents ; le coût global comprend
à la fois des coûts ex ante, correspondant à la phase qui précède la rédaction du contrat, et des
coûts ex post qui lui sont postérieurs.
les agents qui en assurent la gestion, autrement dit la relation d’agence. Et cela, par un ensemble
de contrats écrits et non écrits internes à l’organisation permettent en particulier de spécifier les
droits de chaque agent ainsi que les systèmes de surveillance et d’évaluation. La question sur
cette relation a été posée depuis 1976 avec Adam Smith qui la résume ainsi : « Les directeurs
des sociétés par actions étant les régisseurs de l’argent d’autrui plutôt que leur propre argent,
on ne peut guère s’attendre à ce qu’ils y apportent ; cette vigilance exacte et soucieuse que les
associés dans le maniement de leurs fonds. » Berle et Means (1932) ont développé cette
réflexion en montrant que la séparation entre la propriété et la direction de la firme, mène à une
situation problématique due à la divergence d’intérêts entre propriétaires du capital et
dirigeants, on pourrait arriver donc à une situation où l’entreprise serait dirigée par un manager
qui n’aurait éventuellement aucune raison d’avoir les mêmes objectifs que les propriétaires du
capital.
Pour Jensen et Meckling, les actionnaires et les managers sont liés par une relation d’agence ;
ils définissent cette relation comme « … un contrat dans lequel une (ou plusieurs personnes) a
recours aux services d’une autre personne pour accomplir en son nom une tâche quelconque,
ce qui implique une délégation de nature décisionnelle à l’agent », Les actionnaires choisissent
un chef de la direction en fonction de leurs compétences et aptitudes potentielles pour exécuter
une tâche dotée des pouvoirs décisionnels leur permettant de mieux gérer leurs activités et de
produire des résultats à leur avantage.
3. Hypothèses de la recherche
Nos hypothèses sont organisées au tour de la relation entre les différents pratiques de la gestion
fiscale et la performance fiscale de l’entreprise.
Deux entreprises liées peuvent diminuer leurs bases fiscales en transférant les revenus d’une
entreprise bénéficiaire à une entreprise déficitaire. Il est reconnu qu’il est de saine gestion de
gérer au mieux les déficits (Sivieude et al. 2012). La gestion fiscale du déficit fiscal peut se
faire en ventilant une perte financière d’une entreprise sur une autre bénéficiaire et ce à travers
le transfert du bénéfice. Le transfert du bénéfice commercial peut s’établir à travers la
manipulation du prix, via le prix de transfert. Ainsi, la principale technique d’optimisation
fiscale utilisée par les entreprises porte sur les prix de transfert. Ce sont les prix auxquels sont
échangés les produits entre les entreprises. Lorsqu’on veut sous-évaluer les sommes soumises
à l’impôt, on manipule fortement à la baisse ou à la hausse ces fameux prix de transfert
(Fourriques, 2012). Elles utilisent le prix de transfert de manière à faciliter la gestion fiscale par
la mise en place d’une stratégie artificielle de prix de transfert (Clausing, 2006 et Usmen, 2012).
La gestion fiscale se fait essentiellement à travers le transfert du bénéfice qui ont des taux
d’impôts différents (Scholes et al., 2002). Le transfert de bénéfice entre les entreprises peut
abaisser le taux d’imposition effectif global de ce dernier, en utilisant la loi fiscale pour
minimiser le coût fiscal de leurs opérations (Lefebvre, 2006). Selon Eldenburg et al. (2003), les
entreprises qui réalisent des marges bénéficiaires plus élevées sur des activités à fort taux
d’imposition sont incitées à transférer ces revenus vers des pays qui ont des taux d’impositions
plus faibles pour minimiser la charge fiscale globale. Dans les pays qui ont des taux
d’impositions élevés, entreprises ont davantage intérêt à augmenter le prix de transfert
provenant de l’achat de la marchandise permettant ainsi de réaliser des économies fiscales liées
à la déduction des charges d’exploitation. La définition des paramètres d’une planification
fiscale permet de déterminer les quantités à transférer pour minimiser le coût fiscal (Mairesse,
2001, p.2). La continuité et la stabilité des transactions constituent des facteurs importants qui
réduisent les coûts de transactions et qui confèrent des avantages aux entreprises. Pour
maximiser sa valeur l’entreprise, doit anticiper l’impact fiscal sur toutes les parties qui affectent
la transaction. « Les transactions qu’elle porte sur des biens ou de services, sur des éléments
matériels ou incorporels, sont au cœur même de la vie des entreprises, elles représentent le
fondement de leur activité. Or, si l’on considère plus particulièrement les transactions entre des
entreprises, ces opérations peuvent constituer un vecteur privilégié de transfert de bénéfices au
moyen d’une manipulation des prix d’achat ou de vente » (Lamorlette et Rassat, 1997). Les
entreprises peuvent diminuer aussi leurs dépenses fiscales en appliquant des prix préférentiels
pour la vente des actifs industriels tels que les brevets, les marques de fabrique, les noms
commerciaux, les dessins et modèles, la propriété littéraire et artistique, la propriété
intellectuelle qui se fait intra-groupe (Douvier, 1996). « Dans de nombreux entreprises, une part
importante de la création de valeur est attribuable à la détention et à l’exploitation ou
relocalisation d’éléments incorporels. Les possibilités de localisation ou relocalisation des
incorporels offrent donc aux entreprises des opportunités de planification fiscale significative
» (Silberztein, 2011). Ainsi, les actifs incorporels tels que la propriété intellectuelle et les
dépenses en recherche et développement (les redevances attribuées à ces actifs incorporels) sont
difficiles à évaluer ; et par la suite, le prix de pleine concurrence est difficile à vérifier par
l’administration fiscale par conséquent, il est facilement contournable par les Entreprises.
Grubert (2003) constate que le risque de manipulation augmente avec la variabilité de
l’évaluation et l’interprétation du prix. Les actifs incorporels ne peuvent pas être évalués en
l’absence de prix comparable, en l’absence de marché pour ce type de transactions. Les
possibilités sont de fait plus importantes pour les entreprises de manipuler le prix de transfert à
travers les actifs incorporels entre les différentes juridictions (Shackelford et al., 2007, Dyreng
et al., 2008 et Richardson et al., 2013). C’est ainsi qu’en raison de la particularité des biens
incorporels, de la difficulté à valoriser le prix à la date de la transaction et pour des
considérations commerciales spécifiques et légitimes tenant précisément aux liens des
entreprises, les modalités de transfert peuvent être différentes de celles qui auraient été prévues
entre des parties indépendantes (Douvier, 1996).
La recherche permanente de moyens pour réduire leur facture fiscale est l’une des constantes
de la politique financière des entreprises. Cette optimisation est obtenue essentiellement via le
dégrèvement fiscal des bénéfices réinvestis comme étant prioritaires par l’Etat (Madani, 2005).
Le transfert se fait aussi traditionnellement à travers l’utilisation de la dette et le recours à des
paradis fiscaux. La gestion fiscale de l’entreprise peut se faire à travers le transfert du bénéfice
direct moyennant le réinvestissement de ce bénéfice, méthode qui permet à l’entreprise de créer
de la valeur en économisant de l’impôt. En effet, les entreprises qui investissent dans des
activités particulières qui sont localisées dans des zones défavorisées d’une panoplie
d’avantages fiscaux (Menchaoui et Omri, 2012).
décisions de financement des entreprises (Taylor et al., 2013). L’utilisation de la dette Permet
de réduire les coûts fiscaux, à travers la déduction des charges d’intérêt liées à l’emprunt
contracté entre entreprises, qui peuvent également présenter des taux d’impositions différents.
Les paradis fiscaux et les centres offshore constituent des dispositifs importants de la
mondialisation, ils jouent un rôle considérable dans la fraude et l’évasion fiscale (Otusnya,
2011). Ces pays offrent un abri aux capitaux internationaux par le secret bancaire, la
réglementation et le taux d’imposition faible. Une abondante littérature a révélé que ces
juridictions sont des moteurs d’une véritable industrie de l’évasion fiscale (Palan et al., 2010 ;
Picciotto, 2007, Sikka and Willmot, 2010). De nombreuses entreprises multinationales
intègrent dans des paradis fiscaux. L’existence et l’utilisation des paradis fiscaux sont liées à
l’évolution de la notion de la planification fiscale ; c’est l’utilisation de la loi à des fins de
minimisation du coût fiscal des opérations, la gestion fiscale, qui peut conduire à de tels recours,
liés à la nécessité de faire baisser les coûts, y compris naturellement les coûts fiscaux
(Gouthière, 2004). Les paradis fiscaux sont utilisés à « la fois pour la fraude proprement dite et
pour l’optimisation fiscale en utilisant les montages sophistiqués des grands cabinets d’audits,
en cherchant simplement à profiter des lacunes des législations nationales » (Hekly, 2007).
L’exonération d’imposition des produits d’intérêts maximise les avantages liés à la planification
fiscale, en permettant aux entreprises de transférer leurs bénéfices sans coût fiscal. Harris et al.
(1993) ont montré que les entreprises qui sont dans des paradis fiscaux payent moins d’impôts
que les autres et soutiennent que les entreprises américaines établissent des opérations dans des
paradis fiscaux dans le cadre d’une stratégie fiscale internationale pour diminuer leur base
fiscale imposable. Pour vérifier l’impact de transfert de bénéfice financier sur la performance
fiscale, il convient d’apprécier son volume. Plus le volume de la dette est élevé, plus les
entreprises ont tendance à recourir de la dette interne pour diminuer le taux d’imposition effectif
global. Au regard de ce qui précède, l’hypothèse suivante est formulée : H2 : le transfert de
bénéfice financier influence négativement sur la performance fiscale.
Transfert de bénéfice
H+
commercial Performance fiscale
Transfert de bénéfice H-
financier
Source : nous-même
4. Méthodologie
Nous sommes ici en présence d’une problématique de nature explicative causale. La méthode
quantitative est appropriée. Pour traiter cette problématique, dans le cadre de notre travail de
recherche, nous nous plaçons dans le paradigme positiviste en suivant une démarche
hypothético-déductive qui consiste à porter un jugement sur la pertinence d’hypothèses
initialement posées dans un cadre théorique (Charreire et Durieux, 1999). L’outil de collecte
des données sera le questionnaire. La taille de notre échantillon est déterminée selon la méthode
non probabiliste et plus précisément l’échantillonnage de convenance, car dans un pays en voie
de développement comme le Cameroun, il est difficile, voire impossible de trouver une base
des données actualisées regroupant toutes les entreprises. Pour preuve, le dernier Recensement
Général des Entreprises réalisé par l’Institut National des Statistiques date de novembre 2009.
Or, depuis lors, non seulement de nombreuses entreprises ont été créées, mais aussi, il y en a
celles qui ont disparu. C’est donc cet état de chose qui nous conduit à opter pour une démarche
non probabiliste. Le questionnaire sera administré en face à face auprès des comptables et les
fiscalistes des PME camerounaises exerçant dans le secteur de commerce et distribution situé
dans les villes de Ngaoundéré, Yaoundé et Douala.
La mesure des variables est l’une des étapes les plus importantes du processus de recherche,
étant donné que l’enjeu est de construire des mesures fiables et valides (Thiétart et al., 2014).
Mesurer une variable consiste donc, à définir des indicateurs ou items de mesure et choisir les
différentes modalités d’un attribut dans la réalité étudiée, lesquelles permettent d’évaluer
l’indicateur. En ce qui concerne les échelles d’évaluation, la littérature issue des recherches en
marketing et en stratégie distingue quatre types à savoir : les échelles de proportion ou de ratio,
les échelles d’intervalle, les échelles ordinales et les échelles nominales. Les variables
impliquées dans nos hypothèses de recherche ont été mesurées par les échelles métriques
(échelle de Likert). A cet effet, nous présenterons successivement les échelles de mesure de
transfert de bénéfice commercial, transfert de bénéfice financier et la performance fiscale.
Il est mesuré à l’aide d’une échelle de mesure de type Likert à 5 points allant de « pas tout
d’accord » ayant pour score 1 à « tout à fait d’accord » ayant pour score 5, cette variable nous
permet de savoir l’importance des pratiques de gestion pour les entreprises. Grâce aux travaux,
nous avons adapté un ensemble de 9 items pour mesurer le transfert des bénéfices commerciaux
à travers la manipulation des prix de transferts. Le prix de transfert a également été mesuré dans
les travaux de Menchaoui (2015).
Mesuré sur une échelle de Likert à 5 points, cette variable nous permet de savoir l’importance
des pratiques de gestion pour les entreprises. Le transfert des bénéfices financiers est mesuré
par le dégrèvement et l’utilisation des dettes (Menchaoui, 2015). Il est mesuré à l’aide d’une
échelle de mesure de type Likert à 5 points allant de « pas du tout d’accord » ayant pour score
Selon Noor et al. (2010), le taux d’imposition effectif évalue correctement la performance
fiscale de l’entreprise ; il est la meilleure mesure, qui prend en compte toutes les charges fiscales
réelles de l’entreprise. Le taux d’imposition effectif est (en fait) l’indicateur financier qui
mesure la capacité de l’entreprise à optimiser sa masse fiscale, il est déterminé par le rapport
entre la somme des impôts exigibles et différés constatés dans les comptes consolidés d’une
entité et le résultat comptable avant impôt de cette dernière (Chadefaux et Rossignol, 2006,
p.1). Molley (1998) affirme que les incitations fiscales qui réduisent les coûts fiscaux et qui
différent selon les pays et selon la politique fiscale de l’entreprise constituent autant de
différences qui ne peuvent pas être déterminées par le taux d’imposition marginal et ne peuvent
être capturées que par le taux d’imposition effectif.
Le taux d’imposition effectif est recueilli à partir des informations issues des états financiers
consolidés des entreprises ; il permet aux entreprises d’étudier s’ils ont utilisé tous les leviers
possibles pour diminuer (le) résultat fiscal et ainsi de se livrer à des études comparatives
sectorielles au regard de la qualité de stratégie adoptée (Chadefaux et Rossignol, 2006). Il est
souvent utilisé par les gestionnaires comme outil de référence du système d’imposition des
entreprises, dans la mesure où il permet de fournir un résumé statistique des différents avantages
fiscaux et aussi de capter les évolutions de taux d’imposition (Gupta et Newberry, 1997). Il tend
« à devenir un indicateur de référence de la performance fiscale pour mesurer l’efficacité de la
stratégie et de la gestion opérationnelle courante (Chadefaux et Rossignol, 2006).
Pour mesurer ces items, nous avons retenu 7 qui nous ont été suggérées par la recherche
documentaire en adaptation aux travaux de Van Stolk et Kai Wegrich (2008). Les auteurs
mesurent la performance fiscale par les indicateurs comme la conformité au code fiscale, la
qualité de service, le coût du service et l’activité organisationnelle.
Des nombreux outils statistiques existent pour analyser les données. Cependant, tous ne sont
pas appropriés pour notre recherche. Rappelons que leur choix dépend de la nature des variables
impliquées dans les hypothèses formulées. Ainsi, nous présentons ici les seuls outils statistiques
nécessaires pour tester nos hypothèses de recherche. Il s’agit : le tri à plat, l’analyse en
composante principale, la méthode de score et la régression linéaire.
Le tri à plat permet de faire ressortir la distribution des répondants pour chaque variable en
indiquant la fréquence de chaque modalité de réponse. Il permet de vérifier, au préalable, si
toutes les variables ont été entrées dans la feuille SPSS sans erreur. Le tri à plat classifie les
individus de chaque groupe en fonction des modalités définies à l’avance. Toutefois, le tri à plat
ne donne que le tableau de fréquence de chaque modalité de réponse. A côté de ce tri à plat, se
trouve le tri croisé. Ce dernier est une méthode d’analyse bi variée qui permet d’explorer les
relations entre variables prises deux à deux (Evrard et al., 2003). C’est une étude descriptive
des relations existantes entre deux variables. Il consiste en un croisement entre deux modalités
ou deux variables permettant d’aboutir à un tableau de contingence. Après la vérification de la
fiabilité des données entrées, le chercheur peut commencer par vérifier la fiabilité de ses
échelles de mesure au travers de l’ACP
Nous avons mesuré, certaines de nos variables contenues dans nos hypothèses à l’aide de
l’échelle de Likert à Cinq points. Il est donc question ici, d’identifier les facteurs qui expliquent
les corrélations entre un ensemble d’items ou traits caractéristiques d’une même variable, ou
alors entre plusieurs variables. Ce qui veut dire qu’elle permet, de mettre en évidence la
structure d’une variable à items, en dégageant les dimensions qui résument les informations.
Dans l’ACP, les facteurs obtenus sont des combinaisons linéaires des variables observées et
inversement les variables peuvent être des combinaisons linéaires des facteurs.
Dans le cadre de cette étude, cette méthode nous a permis de synthétiser un ensemble de
variables mesurant les mêmes concepts. Ainsi, tout comme l’analyse en composante principale
dans une certaine mesure elle permet de passer d’un grand nombre de variable à une et une
seule variable composite. Cette variable unique pourra faire l’objet d’un recodage comme
effectué dans le cadre de cette recherche pour estimer le respect des normes de la performance
fiscale.
Une fois l’outil préliminaires présenté, il ne nous reste plus qu’à présenter l’outil statistique
utilisé dans ce travail pour tester les hypothèses.
La régression multiple correspond à une généralisation à trois variables et plus des méthodes
de la régression simple. Avec cette méthode, le principe consiste à rechercher la relation entre
la variable à expliquer et les autres variables qui expliquent le mieux la réalité des n
observations. Cette relation s’exprime par l’équation de régression qui présente la variable à
expliquer comme la somme de chacune des variables explicatives affectées de leurs coefficients
de régression à laquelle s’ajoute un terme constant.
Yt : la variable observée
: le terme de l’erreur
7. Résultat et Discussion
L’objet de cette partie et de pour décrire les différents concepts de notre étude. Pour cela, nous
allons première décrit la notion de performance fiscale. Par la suite le concept de pratique de la
gestion fiscale est analysé.
Dans l’analyse de la variable dépendante de notre travail qu’est la performance fiscale, nous
avons d’abord effectué une analyse en composante principale sur l’ensemble des 7 items. Par
la suite, nous avons réalisé la méthode de score sur l’ensemble de ces items afin de faciliter
l’analyse de nos hypothèses.
Une ACP a été effectué et a révélé plusieurs dimensions (cinq composante ou dimensions). La
cohérence interne de l’ensemble des items de la performance fiscale est acceptable (alpha de
Crombach 0, 679). Le tableau suivant nous donne la synthèse des résultats de l’ACP sur la
performance fiscale.
1 2
Nous avons réalisé le test de pertinence de l’analyse en composantes principales, dit test de
KMO qui donne une valeur de 0,516 considérée comme acceptable. Cela explique que l’ACP
est pertinent pour nos données. Il corrobore le résultat du test de sphéricité de Bartlett qui est
de 44,944 avec un seuil de signification très faible (0,002) indiquant ainsi qu’on ne saurait
considérer la matrice des corrélations comme une matrice unitaire.
En règle générale, lorsque la valeur du test est grande pour un faible niveau de signification, il
traduit le fait qu’il est peu ou non probable que la matrice de corrélation pour toute la population
de l’étude soit une matrice. Ce qui confirme l’adéquation de l’ACP pour notre analyse. Cette
analyse fait apparaître un seul facteur qui explique 66,77% de la variance expliquée de
l’ensemble des items. Il y a lieu de noter que tous les items sont bien pris en compte par cet axe
dans la mesure où toutes les communalités sont supérieures à 0,5 qui est le seuil acceptable. En
effet, la communalité mesure la part de la variance de la variable expliquée par les facteurs
retenus par l’analyse factorielle. En d’autres termes, elle mesure la part de la variance de la
variable initiale expliquée par les facteurs retenus. Aussi, une communalité faible, c’est-à-dire
proche de zéro signifie que la variable n’est pas bien prise en compte par la solution retenue
(système donné par les composantes principale) et la règle usuelle est de ne retenir que les
variables dont la communalité est supérieure ou égale à 0,5. Dès lors, il est très important de
noter que les résultats de l’analyse en composante principale ne révèlent pas une seule
dimension de la performance fiscale.
La méthode de score consiste à rendre unidimensionnel un ensemble d’items dont les résultats
de l’ACP confirment son caractère pluridimensionnel. Il s’agit ainsi de calculer le score global
ou le score global moyen de l’ensemble des items concernés par l’analyse.
L’ACP a été réalisé deux fois sur le concept de transfert des bénéfices commerciaux. Ce concept
est mesuré par les variables V1 à V9. Suite à la première, bien que nous ayons réalisé le test de
pertinence de l’analyse en composantes principales, dit test de KMO qui donne une valeur de
0,505 considérée comme acceptable. Cela explique que l’ACP est pertinent pour nos données.
Il corrobore le résultat du test de sphéricité de Bartlett qui est de 53,567 avec un seuil de
signification très faible (0,030). Une variable présente une mauvaise qualité de représentation
(V3) soit 0,443. Il s’agit de la variable V3 « Les autorités fiscales doivent comprendre la
chaine de valeur du secteur » qui affiche une mauvaise qualité de représentation (inférieur à
0,5 ; soit une corrélation de 0,282). A cet effet, elle a été retirée de l’analyse pour relancer
l’ACP. Le tableau suivant présente ces résultats sur la qualité de représentation de la première
ACP.
Les autorités fiscales ont besoin des procédures internes pour ,651
valider le transfert des bénéfices
Les autorités fiscales doivent comprendre la chaine de 1,000 ,443
1,000
1,000
valeur du secteur
1,000
Les autorités fiscales doivent comprendre les rôles des principaux
indices des prix 1,000
Les autorités fiscales doivent comprendre les règles courantes 1,000 ,733
d'ajustement des prix et les modalités de financement 1,000
Les autorités fiscales doivent comprendre le fonctionnement du 1,000
marché Les autorités fiscales ont besoin d'un dispositif national de ,776
partage d'information
Les prix de transfert seront fixés sur la base des prix du marché ,642
,608
,691
Les prix de transfert seront fixés sur la base du cout marginal 1,000 ,654
La dernier ACP fait sortir une bonne qualité de représentation pour les items restant. Nous les
avons retirées et relancées l’analyse pour obtenir toutes les corrélations supérieures à 0,5
garantissant une bonne qualité de représentation du modèle. L’indice de KMO d’une valeur de
0,473 qui est largement acceptable et le test de sphéricité de Bartlett présente une signification
satisfaisante d’ordre de 0,011 tel qu’indiqué. L’obtention de ces données satisfait les conditions
de réalisation de l’ACP. La synthèse des résultats de cette analyse est présentée dans le tableau
suivant :
Au bout de l’analyse, quatre facteurs (dont les valeurs propres sont respectivement de 1,738 ;
1,618 ; 1,369 et 1,041) est à retenir suivant la règle des valeurs propres supérieures à 1. De plus,
nous ACP a révèle quatre composantes ; mais la quatrième composante ne sera pas utilisée dans
nos analyses puisqu’elle est corrélée à un seul item. Suite à cette factorisation, le transfert des
bénéfices commerciaux est appréhendé par trois facteurs :
- Le premier facteur FAC 1.3 regroupe trois items de mesure à savoir : V1 (Les autorités
fiscales ont besoin des règles détaillées pour faciliter le transfert des bénéfices) ; V6 (Les
autorités fiscales doivent comprendre le fonctionnement du marché) et V8 (Les prix de
transfert seront fixés sur la base des prix du marché). Ce facteur est donc nommé «
compréhension des règles et du fonctionnement du prix de marché ».
- Le second facteur FAC 2.3 regroupe deux items à savoir : V2 (Les autorités fiscales ont
besoin des procédures internes pour valider le transfert des bénéfices) et V4 (Les autorités
fiscales doivent comprendre les rôles des principaux indices des prix). Ce facteur est donc
nommé « Procédure et rôle des indices de prix ».
- Le dernier facteur FAC 3. 3 regroupe deux items à savoir : V7 (Les prix de transfert
seront fixés sur la base du cout marginal) et V9 (Les autorités fiscales doivent comprendre
les règles courantes d'ajustement des prix et les modalités de financement). Ce facteur est
renommé ainsi « compréhension des règles courantes d’ajustement des prix ».
L’ACP a été réalisé trois fois sur le concept de transfert des bénéfices financiers. Ce concept
est mesuré par les variables V10 à V14. Suite à la première, bien que nous ayons réalisé le test
de pertinence de l’analyse en composantes principales, dit test de KMO qui donne une valeur
de 0,572 considérée comme acceptable. Cela explique que l’ACP est pertinent pour nos
données. Il corrobore le résultat du test de sphéricité de Bartlett qui est de 21,168 avec un seuil
de signification très faible (0,002). Une variable présente une mauvaise qualité de
représentation (V13) soit 0,382. Il s’agit de la variable V12 « taux net de réclamation
contentieuses en matière d'IS est élevé» qui affiche une mauvaise qualité de représentation
(inférieur à 0,5 ; soit une corrélation de 0,382). A cet effet, elle a été retirée de l’analyse pour
relancer l’ACP. Le tableau suivant présente ces résultats sur la qualité de représentation de la
première ACP.
Suite à la deuxième ACP, nous avons réalisé que le test de pertinence de l’analyse en
composantes principales, dit test de KMO donne une valeur de 0,591 largement acceptable.
Cela explique que l’ACP est pertinent pour nos données. Il corrobore le résultat du test de
sphéricité de Bartlett qui est de 12,646 avec un seuil de signification très faible (0,005). Seule
une variable présente une mauvaise qualité de représentation (V15) soit 0,424. Cette variable
V13 « taux net de réclamation contentieuse relative à la taxe est élevé » a été supprimée de
l’analyse pour relancer une troisième. Le tableau suivant présente ces résultats sur la qualité de
représentation de la deuxième ACP.
La dernier ACP fait sortir une bonne qualité de représentation pour les items restant. Nous les
avons retirées et relancées l’analyse pour obtenir toutes les corrélations supérieures à 0,5
garantissant une bonne qualité de représentation du modèle. L’indice de KMO d’une valeur de
0,500 qui est largement acceptable et le test de sphéricité de Bartlett présente une signification
satisfaisante d’ordre de 0,003 tel qu’indiqué avant pour valeur 9,131. L’obtention de ces
données satisfait les conditions de réalisation de l’ACP. La synthèse des résultats de cette
analyse est présentée dans le tableau suivant.
Le premier facteur FAC 1.3 regroupe trois items de mesure à savoir : V1 (Les autorités fiscales
ont besoin des règles détaillées pour faciliter le transfert des bénéfices) ; V6 (Les autorités
fiscales doivent comprendre le fonctionnement du marché) et V8 (Les prix de transfert seront
fixés sur la base des prix du marché). Ce facteur est donc nommé « besoin des règles et du
fonctionnement du prix de marché ».
Pour Wacheux (1996)1 «Toute recherche s’applique à une certaine réalité. Donc que l’on
induise du terrain des observations pour les analyser (induction), ou que l’on ait une stratégie
de vérification d’une théorie et d’hypothèses (déduction), à un moment ou à un autre,
l’observation sur le terrain est nécessaire ». Allant dans le même sens que lui, dans cette partie,
il sera question pour nous de soumettre à l’épreuve des faits les relations supposées existantes
entre les différents concepts impliqués dans nos hypothèses de recherche. Pour ce faire, nous
testerons successivement les variables de nos différentes hypothèses.
Nous testons dans cette partie l’hypothèse selon laquelle, il existe une interdépendance entre le
transfert des bénéfices commerciaux et sa performance fiscale. Elle établit donc une relation
positive entre l’entreprise et sa performance fiscale. L’hypothèse a été formulée de la manière
suivante : H1 : le transfert de bénéfice commercial a un effet positif sur la performance
fiscale.
Pour tester cette hypothèse, nous avons effectué une régression linéaire car, les résultats obtenus
par la méthode de score pour la performance fiscale et l’ACP pour le transfert des bénéfices
1
Wacheux F. (1996), Méthodes qualitatives et recherche en gestion, Economica, Paris, pp.290 cité par Rahj
(2016).
A l’issus des résultats de régression linaire, trois modèle de régression ont été présente. Ainsi,
le tableau suivant faire l’Etat de récapitulatif des dites modèles.
b. Valeurs prédites : (constantes), REGR factor score 2 for analysis 3, REGR factor score
1 for analysis 3
De ce tableau, nous constatons que les deux premiers modèles ne sont pas valides. Ceci est du
non seulement au significativité mais également à une corrélation très faible. Dans le premier
et deuxième modèle par exemple, les significativités sont respectivement de 0,068 et 0,634. Ce
qui est largement supérieur au seuil de 0.05. Par contre, dans le dernier modèle, la significativité
est de 0,031 qui sont inférieur à 0,05. Pour cela, le dernier modèle est valide et admet en son
sein une seule composante parmi les trois à savoir factor scrore 1 for analysis 3 qui représente
la compréhension
A la lecture du tableau ci-dessus, la preuve est forte contre l’hypothèse nulle selon laquelle il
n’y a pas de relation entre le transfert des bénéfices commerciaux et la performance fiscale. En
effet, la valeur de F de 15,364 est significative au seuil de p = 0,031. Ce qui signifie que nous
avons seulement 0,31% de chance de nous tromper en affirmant que le transfert du bénéfice
commercial influence la performance fiscale.
Aussi, le coefficient de corrélation (R) entre les deux variables est de 0,614 ce qui traduit une
corrélation positive entre le transfert du bénéfice commercial et la performance fiscale. En effet,
comme le démontre le coefficient de détermination (R2 ajusté), le transfert des bénéfices
commerciaux explique à hauteur de 59,9% la variance de la performance fiscale. Cependant,
les valeurs de student pour la compréhension des règles et du fonctionnement du prix de marché
sont de 2,244 et significatif au seuil de 0,030. Ainsi, on peut conclure que la compréhension
des règles et du fonctionnement du prix de marché (bêta = 0,314), a un impact significatif et
positif sur la performance fiscale.
Une telle équation aux vues des statistiques analysées précédemment, permet de constater
que le transfert des bénéfices commerciaux influence positivement la performance fiscale à
travers la compréhension des règles et du fonctionnement du prix de marché. Par conséquent,
nous validons l’hypothèse 1.
Le transfert de bénéfice entre les entreprises peut abaisser le taux d’imposition effectif global
de ce dernier, en utilisant la loi fiscale pour minimiser le coût fiscal de leurs opérations
(Lefebvre, 2006). Selon Eldenburg et al. (2003), les entreprises qui réalisent des marges
bénéficiaires plus élevées sur des activités à fort taux d’imposition sont incitées à transférer ces
revenus vers des pays qui ont des taux d’impositions plus faibles pour minimiser la charge
fiscale globale. Jacob (1996) a étudié la relation entre le niveau d’impôt à payer et le volume
des transactions effectuées entre les entreprises ; il suppose que les entreprises qui ont un grand
volume de transactions internes, avec des taux d’impositions propres à chacune divergents, ont
plus de facilités à transférer les revenus grâce à la politique du prix de transfert.
Nous testons dans cette partie l’hypothèse selon laquelle, il existe une interdépendance entre le
transfert des bénéfices financiers et sa performance fiscale.
Elle établit donc une relation positive entre l’entreprise et sa performance fiscale. L’hypothèse
a été formulée de la manière suivante : H2 : le transfert de bénéfices financiers à un effet
négatif sur la performance fiscale.
Pour tester cette hypothèse, nous avons effectué une régression linéaire car, les résultats obtenus
par la méthode de score pour la performance fiscale et l’ACP pour le transfert des bénéfices
commerciaux qui a relevé un seul facteur à savoir : besoin des règles et du fonctionnement
du prix de marché. Les résultats sont consignés dans le tableau suivant
A la lecture du tableau ci-dessus, la preuve est forte contre l’hypothèse nulle selon laquelle il
n’y a pas de relation entre le transfert des bénéfices financiers et la performance fiscale. En
effet, la valeur de F de 18,162 est significative au seuil de p = 0,004. Ce qui signifie que nous
avons seulement 0,04% de chance de nous tromper en affirmant que le transfert du bénéfice
financier influence la performance fiscale.
Aussi, le coefficient de corrélation (R) entre les deux variables est de -0,630 ce qui traduit une
corrélation négative entre le transfert du bénéfice finaciers et la performance fiscale. En effet,
comme le démontre le coefficient de détermination (R2 ajusté), le transfert des bénéfices
financiers explique à hauteur de 71,9% la variance de la performance fiscale. Cependant, les
valeurs de student pour la compréhension des règles et du fonctionnement du prix de marché
sont de -2,040 et significatif au seuil de 0,004. Ainsi, on peut conclure que le besoin des règles
et du fonctionnement du prix de marché (bêta = 0,314), a un impact significatif et positif sur la
performance fiscale.
Une telle équation aux vues des statistiques analysées précédemment, permet de constater
que le transfert des bénéfices financiers influence négativement la performance fiscale à travers
la compréhension des règles et du fonctionnement du prix de marché. Par conséquent, nous
validons l’hypothèse 2.
En somme, l’objectif principal de cette partie était de tester les hypothèses de recherche
préalablement formulées. Cet objectif est atteint au regard du tableau cidessous :
Hypothèses Résultat
Source : Nous-même
L’objectif fondamental de cette partie était d’analyser les liens entre les pratiques de gestion
fiscale et la performance fiscale des entreprises. Pour y parvenir, nous avions subdivisé cette
partie en deux sous-parties. La première était consacrée à l’analyse des dimensions explicatives
des concepts. Elle nous a permis de présenter une ACP sur les différents concepts de nos
hypothèses. Quant à la deuxième, elle s’est attelée aux tests des hypothèses de recherche
préalablement formulées. Les résultats de ces tests ont permis de valider une hypothèse et
d’invalider une hypothèse également.
En somme, dans cette partie de ce travail avait pour but de faire une analyse de la contribution
empirique des dispositifs des pratiques de gestion fiscale sur la performance fiscale des
entreprises camerounaises. Pour y parvenir, elle a été divisée en des sous-parties. Une partie a
permis de faire le point sur la méthodologie et la description de nos échantillons. En effet, en
ce qui concerne la démarche de recherche, nous avons opté pour celle hypothéticodéductive en
raison du fait que nous sommes quittés des lois et des théories à partir desquelles nous avons
formulé des hypothèses qui devaient être testés à l’épreuve des faits. Après le choix de la
démarche, nous avons mis en évidence les outils qui allaient nous permettre d’analyser et de
tester les hypothèses préalablement formulées sur la base des données collectées à partir du
questionnaire auto administré dans notre échantillon de convenance. Ces outils sont : le tri à
plat, l’ACP, la méthode des scores, la régression linéaire multiple. Dans la dernière partie de
ce travail, nous avons d’abord fait une appréciation des variables relative à notre étude. Il a été
question d’analyse les différentes variables de notre recherche. Ensuite, il était question pour
nous de tester les différentes hypothèses et sous hypothèses préalablement formulés à
l’ouverture de ce travail. Ces tests ont conduit à la validation de nos hypothèses de recherche
formulée. Ces résultats nous permettent alors de donner un modèle à notre travail de recherche,
il se présente comme suit :
Le transfert de bénéfice
Commercial
H1+
Performance fiscale
financier
Source : nous-mêmes.
Conclusion générale
Parvenu au terme de ce travail qui a pour thématique « Impact des pratiques de gestion fiscale
sur la performance fiscale des entreprises Camerounaises », il serait intéressant de faire un bilan
et des recommandations à l’endroit des entreprises camerounaises.
Rappelons que dans cette étude, nous avons voulu mettre en évidence l’impact des pratiques de
gestion fiscale sur la performance fiscale des entreprises au Cameroun. Cet objet de recherche
a suscité les questions suivantes : Quel est l’effet de transfert de bénéfice commercial sur la
performance fiscale ? Quel est l’impact de transfert de bénéfice financier sur la performance
fiscale ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes fixés un certain nombre d’objectifs
à savoir : Le premier est de montrer l’influence de transfert de bénéfice commercial sur
performance fiscale et le deuxième objectif est de montrer l’effet de transfert de bénéfice
financier sur la performance fiscale des entreprises.
Pour atteindre ces objectifs, une revue de la littérature a été présentée dans un premier temps.
Cette revue nous a permis de cerner les notions de gestion fiscale et performance fiscale et ainsi
que les théories des couts de transaction. De cette revue de la littérature, nous avons alors
formulé les hypothèses suivantes : H1 : le transfert de bénéfice commercial a un effet positif
sur la performance fiscale. Et H2 : le transfert de bénéfice financier influence négativement sur
la performance fiscale.
Pour pouvoir tester ces hypothèses, dans un deuxième temps, nous avions utilisé la démarche
hypothético-déductive qui consiste à soumettre ces hypothèses à l’épreuve des faits. Notre
démarche méthodologique étant connue, nous avions élaboré un questionnaire auto administré
lequel a permis la collecte des données. Ces données ont été par la suite traitées grâce au logiciel
SPSS. A l’issue de ce traitement, les résultats avaient fait l’objet de plusieurs interprétations.
Après l’interprétation de ces données, nous avons alors procédé au test des hypothèses
proprement dit. La régression linéaire appliquée à la première et à la deuxième hypothèse a
permis de valider ces deux relations. Nous avions alors conclu que les pratiques de la gestion
ont une influence sur la performance fiscale.
Les résultats de notre recherche donnent lieu à plusieurs implications : Tout d’abord, ils
constituent un appel pour les dirigeants ayant des besoins financiers et qui redoutent du fait
d’une carence de formation en gestion fiscale. Elles permettront à ces dirigeants d’avoir plus
confiance en eux ; Ensuite, ces résultats permettront aux entreprises et institutions de micro
finance, après avoir pris conscience des besoins qu’éprouvent les entreprises et des difficultés
qu’elles rencontrent, d’améliorer leur système de fonctionnement fiscal. Déplus, ces résultats
permettront aux entreprises d’agir sur les variables du conservatisme pour amener les
responsables des entreprises à s’intéresser d’avantage au système fiscal ;
Comme toute œuvre humaine, cette étude comporte des limites qu’il convient toutefois de
révéler. Celles sont inhérentes aux phénomènes étudiés et à la méthodologie.
En effet, la recherche aurait été plus intéressante si on avait étudié en sus l’influence des autres
pratiques sur les étapes du processus décisionnel. De plus, une étude de l’influence des pratiques
de gestions sur la performance de l’entreprise serait d’un grand intérêt.
Par ailleurs, ces limites ne sauraient remettre en cause les résultats obtenus auprès de
l’échantillon d’étude. Encore que les réponses à ces limites pourraient se trouver dans les axes
futurs de cette recherche.
Ce travail ouvre des perspectives intéressantes en matière de recherche. En effet, l’étude peut
être orientée dans le même sens, mais avec des pratiques qui n’ont pas été mises en relation
avec les étapes du processus décisionnel. Les chercheurs pourront également s’orienter vers
l’étude de l’influence des pratiques sur la performance financière des entreprises
camerounaises. Toutefois, on pourrait sortir du cadre de ce mécanisme de gouvernance
d’entreprise et en aborder d’autres (tels que le marché boursier) et voir comment ils influencent
le processus décisionnel ou l’action des dirigeants d’entreprises camerounaises. Des recherches
sur l’efficacité des pratiques et sur l’impact de la domination de la performance internes
pourraient également constituer des pistes intéressantes d’investigations futures.
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