Fiscalite Des Particulers Irpp
Fiscalite Des Particulers Irpp
I- QUELQUES DEFINITIONS
L’Impôt est une prestation pécuniaire directe requise par voie d’autorité, à titre
définitif, et sans contre- partie en vue de la couverture des charges publiques ou pour
permettre l’intervention économique et sociale de l’Etat. (Gaston Jeze, Disle
Emmanuel et Jacques SARAF, Droit Fiscal Dunod Paris, 2001)
1 Les impôts sont des prélèvements forcés et définitifs, imposés par l’Etat au moyen
de son pouvoir de contrainte.
2 Les impôts sont des prélèvements obligatoires : Les contribuables sont tenus à
l’obligation de s’acquitter de l’impôt sous peine des sanctions prévues en cas de retard,
dissimulation ou de fraude.
3 Les impôts ne comportent pas de contre- partie et ne sont pas affectés. Cela les
distingue des redevances et des taxes.
On distingue les impôts directs et les impôts indirects. Les impôts directs sont
supportés « à titre définitif » par le contribuable. Les impôts indirects peuvent être
répercutés sur d’autres contribuables (souvent par l’intermédiaire du prix) De là survient les
notions de redevable légal et du redevable réel.
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Pour l’application des impôts et taxes, il faut définir les notions de champ
d’application, de l’assiette, du fait générateur, de l’exigibilité, des règles de calcul et des
modalités de recouvrement.
1- Le champ d’application
Ici il convient de préciser les personnes imposables, les opérations imposables et les
règles de territorialités.
On peut être dans le champ d’application sans subir l’impôt par une disposition
expresse de la loi. C’est ce qu’on appelle exonération.
L’exemption veut dire qu’on n’est pas dans le champ d’application, donc pas d’impôt
à payer
2- L’assiette de l’impôt
La matière imposable est l’élément qui est à la source de l’impôt. (Exemple : être
propriétaire d’un immeuble bâti ou non, être salarié, commerçant, industriel
prestataire de service etc…). C’est à partir de là qu’on établit la base imposable, c'est-
à-dire le montant auquel s’applique le taux de l’impôt.
2
3- Le fait générateur
4- L’exigibilité
Une fois la base imposable évaluée, l’impôt est liquidé. Liquider un impôt c’est
calculer le montant exigible en appliquant un barème ou un taux à la base imposable
Un contribuable défaillant est un celui qui n’a pas souscrit sa déclaration d’impôt au
quel il est soumis ou assujetti.
Un contribuable reliquataire est celui qui a souscrit sa déclaration sans la faire suivre
avec le paiement.
Le but essentiel de ce fascicule est de rendre très vite l’étudiant opérationnel c'est-à-
dire mettre en pratique les connaissances acquises. Pour la plupart des communs des
mortels, le Code Général des Impôts reste hermétique malgré la clarté avec laquelle il
3
est rédigé. L’on doit lire le CGI avec beaucoup d’attentions c’est-à-dire avec des
interlignes qui cachent les exceptions considérées à raison ou à tort comme des
pièges. Nous allons essayer autant que faire se peut de répondre aux soucis de
certains contribuables qui veulent savoir comment on liquide les impôts au regard
des différents articles du CGI.
MODULE II
I1-PRINCIPE
Ce régime est prévu pour les personnes physiques réalisant un CA inférieur à dix millions de
francs (10.000.000FCFA). Il y a 4 catégories de l’impôt libératoire (A, B, C et D).
NB Le reclassement est possible en cas d’accroissement du CA. Celui qui relève de l’IL ne
peut pas opter pour le RSI, mais pourra se voir reclasser à ce régime après reconstitution du
CA. Dans ce cas l’IL devient un acompte à valoir sur le principal de la contribution des
patentes. Le commerçant ambulant ne paie l’Impôt Libératoire qu’au siège de sa résidence
déclarée. Toute activité menée à but lucratif est sujette au paiement d’un impôt donné,
même si l’activité est illicite. Les assujettis à l’Impôt Libératoire ne peuvent ni facturer la TVA
ni la récupérer alors qu’on leurs facture la TVA.
Ceux qui relèvent de l’Impôt Libératoire sont dispensés du paiement de l’IRPP, l’IS, la TVA.
Ils ne subissent pas la retenue à la source de TVA ou d’IRPP. Cependant lors des achats ou
dédouanement, ils se verront retenir 5% sur le montant de leurs achats locaux et 10% sur
leurs importations. Lors du règlement de leurs factures de prestations de services
(occasionnels ou non) effectués par l’Etat, les CTD, les entreprises privées, les assujettis à
l’Impôt Libératoire subiront la retenue à la source de 5,5%.
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I3- OBLIGATIONS COMPTABLES
Les entreprises individuelles et les personnes morales qui réalisent un CA annuel HT supérieur à
10 millions et inférieur à 50 millions de francs à l’exception des transporteurs et les entreprises
de jeux de hasard et divertissement qui sont imposés selon le nombre de véhicules ou de
machines exploités. Ceux-ci sont soumis à une imposition spécifique.
Ces contribuables subissent la Taxe sur la valeur Ajoutée (TVA), mais ne la déduise. Ils sont
astreints à la tenue d’une comptabilité selon les normes OHADA. Ils doivent souscrire les
déclarations mensuelles au plus tard le 15 de chaque mois pour le CA réalisé au mois n-1 et payer
un acompte de 5,5 % du CA réalisé qui constitue une avance de l’Impôt annuel dû, dont le
Montant définitif ne sera connu qu’en fin d’exercice. La déclaration statistique et fiscale (DSF)
monté par les spécialistes en la matière est déposée au Centre des impôts de rattachement au
plus tard le 15 mars de l’exercice n+1. C’est régime pénalisant puisque la loi ne permet pas la
récupération de la TVA subie en amont.
Ce régime est prévu pour ceux qui réalisent un CA supérieur à 50 millions et les
obligations citées pour ceux du RSI sont plus accentués et respectent les mêmes délais
sauf que l’acompte ici est de 2,2% du CA réalisé chaque mois. Les contribuables du RR
facturent la TVA et la déduise également. La TVA supportée en Amont se déduit de la
TVA facturée en aval. La TVA nette peut être positive ou négative.
Tous les documents comptables sont obligatoirement tenus selon les normes OHADA.
INTRODUCTION GENERALE
L’IRPP est entré en application depuis le 1 er janvier 2004. C’est la loi de finances pour
l’exercice 2003 qui a consacré la réforme de l’IRPP au Cameroun.
Cette loi établit un impôt annuel unique sur le revenu des personnes physiques. L’innovation
majeure est qu’elle remplace le système de taxation antérieure qui était caractérisé à la fois
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par l’imposition cédulaire du revenu et l’application de la surtaxe progressive à l’ensemble
des revenus nets catégoriels et ceci à la charge du chef de famille. Maintenant, il y a
remplacement du système d’imposition mixte du revenu et la suppression de la règle de
l’imposition par foyer. On adopte l’imposition unitaire de chaque revenu.
Le revenu d’un contribuable peut être soumis à une imposition de type cédulaire, soit
à une imposition de type unitaire, soit à une imposition mixte combinant les caractères des
deux premières.
Exemple : Un contribuable qui a les revenus locatifs, les bénéfices commerciaux, les
bénéfices agricoles, les revenus provenant de ses actions dans les sociétés anonymes (RCM)
détient plusieurs sources de revenus et peut être imposé à des taux différents et par
catégorie de revenu qui correspond à une cédule.
3) RCM = 1000.000
Base d’imposition = 1000.000
Exemple : Les trois revenus ci -dessus peuvent être cumulés et imposés à un taux unique :
Base = 3000.0000
Taux= 10%
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Impôt unitaire = 10% x 3000.000 = 300.0000F CFA.
Exemple : En plus des impôts payés pour chaque cédule on paie aussi l’impôt unitaire. Dans
notre hypothèse il s’agit de faire payer à ce même contribuable :
Total 810.000FCFA
- Annuel. Il est dû au titre de chaque année civile. Sauf exception, l’imposition est
établie au cours de l’année suivante. Les revenus imposables de l’exercice 2022 sont
imposés au cours de l’exercice 2023.
- Déclaratif. Les contribuables sont tenus de souscrire des déclarations d’ensemble des
revenus et éventuellement des déclarations annexes et des déclarations spéciales.
- Net catégoriel : Au Cameroun le revenu imposable est le revenu net catégoriel c’est-
à-dire après déductions des charges admises par le fisc. Chaque catégorie de revenu est
imposée séparément.
- Individuel : La LF 2003 a supprimé la notion de foyer fiscal. Chaque individu dans le
foyer est imposé séparément. Le Cameroun a supprimé la notion de quotient familial.
- Disponible : un revenu est disponible dès lors que sa perception ne dépend que de la
seule volonté du bénéficiaire.
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La loi fiscale ne donne aucune définition du revenu imposable. Toutefois, il existe
pour chacune des catégories des revenus soit une définition des gains qui en relèvent,
soit une liste énumérant les produits taxables.
Le revenu net global correspond à la somme des revenus nets catégoriels ci-après :
L’IRPP ainsi calculé est arrondi au millier de franc inférieur et majoré de 10% au titre des
centimes additionnels communaux. Le Problème est de savoir comment déterminer le
revenu net de chaque catégorie.
S’agissant des enfants mineurs, leurs revenus sont imposés entre les mains de l’un des deux
parents, ou à défaut du tuteur reconnu.
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- celles dont la compétence d’imposition est attribuée à la République du Cameroun
par une convention fiscale internationale ;
- celles qui sont soumises à l’IRPP camerounais du fait de leur statut
.
Sur le plan pratique, le champ d’application de l’IRPP est désormais fixé par référence
aux seules notions de domicile ou de source de revenu dont les contours sont précisés
ainsi qu’il suit :
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principale s’entend de celle à laquelle le contribuable consacre le plus de temps effectif,
même si elle ne dégage pas l’essentiel de ses revenus.
Il est à noter que pour être imposable sur ses revenus au Cameroun, le contribuable doit
y avoir le lieu de son principal établissement. Ce critère est réalisé lorsque l’assujetti se
trouve dans l’une ou l’autre des situations suivantes :
- les revenus des immeubles sis au Cameroun ou de droits relatifs à ces immeubles ;
- les revenus de capitaux mobiliers et de valeurs mobilières camerounaises placées au
Cameroun ;
- les revenus d’activités professionnelles exercées au Cameroun ;
- les plus- values réalisées sur cessions d’immeubles, de fonds de commerce, droits
incorporels, et droits sociaux, exploités au Cameroun ;
- les pensions et rentes viagères sont également considérées comme revenus de
source camerounaise, à condition que le débiteur ait son domicile fiscal ou soit établi au
Cameroun.
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de l’Impôt sur les Sociétés ou n’ayant pas opté pour cet impôt sont personnellement
soumis à l’IRPP pour la part des bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la
société.
IV- EXEMPTIONS
Sous réserve des réciprocités, les immunités fiscales sont accordées aux personnels
diplomatiques et consulaires de nationalité étrangère pour les activités exercées dans le
cadre de leur mission officielle. Pour l’application de cette disposition légale, il est précisé
que les exonérations prévues à l’article 27 du CGI ne concernent pas les autres revenus
de source Camerounaise dont ils pourraient disposer ainsi que les membres de leur
famille.
Le législateur précise que les personnes soumises à l’Impôt Libératoire sont également
exemptées de l’IRPP pour leurs seules activités relevant de l’Impôt Libératoire.
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CHAPITRE I : TRAITEMENT DES SALAIRES, PENSIONS ET RENTES VIAGERES.
L’IRPP du salarié est payé par son employeur par le mécanisme des retenues à la source.
L’impôt ainsi payé est un acompte de l’IRPP définitivement dû par l’employé qui sera calculé
en fin d’exercice lorsqu’il déclarera l’ensemble de ses revenus disponibles. Si l’employé n’a
que son revenu salarial, il est exempt de déclaration. Il revient alors à l’employeur de bien
fixer la base d’imposition de chaque salarié car en cas de redressement c’est l’employeur qui
supportera le complément à payer. Le système fiscal camerounais étant déclaratif, le
corollaire est le pouvoir de contrôle que détient l’Etat.
Le fisc a pour rôle de s’assurer que la base qui a servi à la liquidation et au paiement de
l’impôt est la bonne. C’est pour cette raison qu’il faut bien savoir ce qui entre dans la base
d’imposition afin d’éviter des redressements qui sont automatiquement suivis des pénalités.
L’Administration met à la disposition des employeurs le barème des retenues mensuelles qui
sont d’une lisibilité simple, une fois la base arrêtée.
Le salaire brut se compose : du salaire principal, des accessoires de salaires, des charges
patronales additionnelles.
1) la partie principale du salaire est le salaire de base plus les heures supplémentaires.
2) Les accessoires du salaire sont les primes et autres avantages en espèces, (primes
d’ancienneté, primes de rendement, primes de bilan etc…), les remboursements de frais
(dépenses engagées par l’employé pour le compte de l’employeur : indemnité de transport,
de salissure, d’habillement etc…)
Les avantages en nature sont aussi les accessoires de salaire (eau, électricité, logement,
voiture, nourriture, domestique…) mais entrent dans la base taxable des autres retenues
pour un forfait de :
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- nourriture 10% du salaire de base
Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du montant brut des
sommes payées et des avantages en nature ou en espèces accordés, les frais
professionnels calculés forfaitairement au taux de 30% ainsi que les cotisations versées
à l’Etat, à la CNPS au titre de la retraite obligatoire. (Art 34 du CGI)
NB : Les avantages non prévus par le fisc et versés à un employé en espèces rentrent
dans la base taxable pour son montant réel.
A RETENIR
Les primes entrent dans la base taxable cotisations patronales et les retenues sur
salaires.
Les avantages en nature entrent dans la base taxable pour leur montant réel en ce qui
concerne la contribution au CF et le FNE.
Exemple
Les salaires inférieurs à 62000 francs par mois ne subissent pas de retenues à l’IRPP/RS.
Cette dispense de retenue de l’IRPP emporte également dispense de retenue de la RAV
et de la Contribution au Crédit foncier pour les salaires inférieur au seuil indiqué. Ils
entrent dans la base des contributions patronales (CF, FNE, PV) conformément à la loi N°
90/050 du 19 décembre 1990.
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Seul le chef de famille paie la TDL. La femme mariée dont le mari est salarié ne paie pas
la TDL.
-TC au profit des communes voir barème issu des délibérations de chaque commune
1- Fiscales
a) CFC 1,5%
b) FNE 1%
La base est la masse salariale globale y compris les avantages en nature et
accessoires évaluées pour leur montant réel.
2- Sociales
L’employeur supporte les charges sociales suivantes :
Nous avons ainsi examiné le traitement fiscal des salaires pensions et rentes viagères.
Après avoir obtenue le revenu net un abattement forfaitaire de 500.000 francs est fait et
définitivement dû.
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BAREME DE L’IRPP
De 0 à 2.000.000…………………..10%
DE 2000.001 à 3000.000…………..15%
DE 3000.000 à 5000.000…………...25%
PLUS de 5000.000…..………………..35%
L’impôt ainsi calculé est majoré de 10% au titre des centimes additionnels
communaux.
IV- Modalités de liquidation de l’IRPP dû sur les revenus salariaux couvrant une
période inférieur à un an.
L’imposition des salaires servis sur une période inférieure à 12 mois doit suivre les étapes
ci-après :
Lorsque , au cours d’une année fiscale, un contribuable a réalisé un revenu qui, par
sa nature n’est pas susceptible d’être mis à sa disposition annuellement et que le
montant de ce revenu exceptionnel dépasse la moyenne des revenus nets sur la
base desquels ce contribuable a été soumis à l’IRPP au titre des trois dernières
années, l’impôt dû par l’intéressé est calculé en ajoutant le quart du revenu
exceptionnel net à son revenu net global imposable et en multipliant par 4 la
cotisation supplémentaire ainsi obtenue.
Cette problématique est étudiée avec plus de précision au Module dédié à l’audit
et l’optimisation fiscale.
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a) Par sa nature, le revenu exceptionnel n’est pas susceptible d’être recueilli
annuellement. Sont considérés comme revenu exceptionnels par nature, les
indemnités d’éviction, de préavis du pour congés, une gratification
supplémentaire perçue par un salarié pour services exceptionnels, les primes de
départ volontaire perçues par les salariés lorsqu’ils quittent l’entreprise sans
faire l’objet d’une mesure de licenciement, de mise à la retraite.
b) Par son montant, le revenu exceptionnel est supérieur à la moyenne nette des
revenus dont a disposé le contribuable au titre des trois (3) dernières années.
Est également considéré comme revenu exceptionnel sous réserve de la satisfaction du critère
ci-dessus rappelé, le revenu différé : Il s’agit du revenu dont le contribuable, par suite de
circonstances indépendantes de sa volonté, a eu la disposition au cours d’une année, mais qui,
par sa date normale d’échéance se rapporte à une ou plusieurs années antérieures. C’est le cas
de rappels de salaires, de traitements ou pensions, des arriérés d’indemnités de logement.
Etape 1 : calculer l’impôt par application du barème progressif sur le revenu net ordinaire
Exemple du raisonnement : Monsieur DOUMBE a un revenu mensuel brut de 255.000 FCFA marqué
sur son bulletin de paie de janvier 2022.
___________
Revenu Net Annuel = Revenu Brut annuel – total des déductions (3.060.000- 1.543520) = 1.513.480
= BASE D'AP’LICATION DU BAREME OFFICIEL
Etape 2 : effectuer le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du quart (1/4) du revenu
exceptionnel.
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Exemple suite : si M. DOUMBE a eu un revenu exceptionnel de 6.000.000 FCFA en janvier 2022, le
quart de ce revenu est de ¼ x 6000.000 = 1.500.000. La base de cal cul à cette étape est la somme
du revenu brut annuel et le ¼ du revenu exceptionnel = 3.060.000 +1.500.000 = 4.560.000.
Les déductions
Application du barème
IRPP dû = 302.579
IRPP sur le revenu ordinaire majoré du revenu exceptionnel diminué de l’IRPP annuel ordinaire
multiplié par quatre (4), soit (302.579- 166.483) x 4 = 544.384
Les conditions de nature et du montant du revenu exceptionnel évoquées tout au début , les
dispositions de l’articles 65 bis du CGI peuvent être appliquées à Mme GONTI.
Etape1
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Salaire Brut mensuel = 242.172
Application du barème
___________
_____________
Etape 2
Déductions légales
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Le quart du revenu exceptionnel net = 7.487.135/4 = 1.796.783
_______________
_____________
Etape 3
(657.380-353.351) x 4 = 1.216.116
Etape 4
20
___________
Total brut = 11.940.596
Application du barème
_____________
___________
En conclusion, la société SANLAM LIFE INSURANCE peut appliquer les dispositions de l’article 65 bis
du Code Générale des Impôts pour le cas exceptionnel de Mme NGONTI.
Le salaire est constitué des éléments imposables et des éléments exonérés. La facilité consisterait à
ne s’attarder que sur les éléments exonérés, pourtant les éléments totalement imposables sont
aussi exploitables.
La remarque est que certaines entreprises confondent les primes et les indemnités. Malgré cette
confusion, on devrait se référer au caractère de la rémunération. S’il s’agit d’un complément de
salaire sans caractère de compensation, le revenu est totalement imposable. Par contre lorsqu’il
s’agit d’un remboursement de frais ou une réparation de dommages, l’imposition pourrait être
partiellement ou même, pourrait ne pas frapper la somme en question.
Un élément du salaire est totalement exonéré lorsqu’il n’entre dans aucune base
imposable au titre et taxes supporté par le salarié.
5- Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction
ou à l’emploi, dans la mesure où elles sont effectivement utilisées
conformément à leur objet et ne sont pas exagérées ;
6- Les allocations ou avantages à caractère familial.
Il faut noter que les allocations à caractère familial ne font pas partie du salaire brut.
- L’indemnité de représentation : elle n’est prévue par aucune convention ; elle est
généralement attribuée aux cadres et est totalement exonérée (art 31 du CGI). Une
société X l’attribue avec parcimonie, par contre la société Z l’accorde à tous les cadres
de la 10è catégorie mais à des proportions différentes.
- La prime de salissure
- La prime de risque
- L’indemnité d’usage de véhicule ou autre engin personnel
- Prime de caisse individuelle d’outillage
- L’indemnité de déplacement
- Prime de panier
Cette liste n’est pas exhaustive. On pourrait avoir d’autres éléments totalement
exonérés créés par les entreprises selon leur secteur d’activité. Il revient donc à
l’auditeur de les analyser afin de déterminer leur sort fiscal.
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- La prime de transport : elle est taxable mais pas cotisable. Il ne faut pas la confondre
avec l’indemnité de déplacement. En effet cette dernière est attribuée au salarié qui ne
travaille pas dans son lieu de recrutement. La prime de transport rémunère plutôt le
salarié travaillant dans son lieu de recrutement pour le déplacement de son domicile
pour le lieu de travail et vice versa. Les conventions collectives les fixent à
10.000FCFA/mois.
- Les indemnités représentatives des avantages en nature : lorsque l’employeur ne peut
pas assurer des avantages en nature au salarié, il doit les remplacer par des indemnités
compensatrices. Ces indemnités suivent le régime fiscal des avantages en nature, à
savoir la limitation de l’imposition à un pourcentage fixé par le CGI. Ces pourcentages
sont appliqués au salaire brut mensuel et varient selon le type d’avantage considéré :
Logement : 15%
Par véhicule : 10%
Nourriture : 10%
Eclairage : 4%
Eau : 2%
Par domestique : 5%
L’imposition de ces AN ne doit pas dépasser les taux ci-dessus.
Il faut toujours commencer par déterminer le montant brut de salaire en dehors de ces
AN.
1- L’indemnité de fin de carrière : elle est due lorsque le salarié a atteint l’âge limite
de départ à la retraite, ou en retraite. Elle est taxable mais pas cotisable.
2- La prime de bonne séparation : Cette prime n’est pas obligatoire. La convention
collective du commerce précise qu’elle est fixée d’accord parties. Dans la société
X elle est égale au salaire brut moyen des douze derniers mois, multiplié par le
nombre d’années de service. La prime de bonne séparation est taxable mais pas
cotisable.
3- Prestation lors du décès d’un salarié : la convention collective prévoit que
lorsqu’un employé réussissait douze mois d’ancienneté à la date de son décès, il
est versé aux ayants droits une indemnité de décès égale à l’indemnité de fin de
carrière fixée selon une grille conventionnelle. En outre l’employeur fournit un
cercueil, l’habillement, et assure les frais de transport funéraires. Toutes les
prestations au titre du décès d’un salarié sont totalement exonérées.
4- L’indemnité de licenciement : Elle est versée au salarié libéré sans avoir commis
une faute grave, alors qu’il compte une certaine ancienneté. Elle est calculée en
fonction de cette ancienneté. Elle est totalement exonérée, car elle répare un
préjudice.
5- L’indemnité de préavis : elle est due lorsque l’employeur choisit de ne pas faire
effectuer le préavis au salarié lors de son licenciement. Cette indemnité suit le
régime du salaire. Elle est totalement taxable et cotis able.
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Il y a des prestations taxables de des prestations exonérées.
Au rang des prestations taxables, nous avons :
1- Les gratifications : les conventions collectives recommandent l’attribution d’une
gratification de fin d’année dans le cas où aucune mesure particulière n’est
accordée au personnel en fin d’année sous quelque forme que ce soit. Les sommes
ainsi allouées sont totalement imposables.
2- Treizième mois : La convention collective recommande la généralisation du 13è
mois. Il s’agit d’une rémunération exceptionnelle qui peut être allouée en fin
d’année ou répartie sur les douze salaires annuels. D’autres accordent même le 14è
mois. Ces sommes sont totalement imposables.
3- La prime d’installation est taxable.
4- La prime de fonction est taxable.
Au rang des prestations exonérées, nous avons des avantages servis aux salariés ayant un
caractère social. C’est ainsi que les sommes versées aux salariés à l’occasion de la médaille
d’honneur de travail, l’arbre de noël, les facilités de crédits (équipement, scolaire, prêt
d’urgence) sont exonérées.
Etape 1 : calculer l’impôt par application du barème progressif sur le revenu net ordinaire
Exemple du raisonnement : Monsieur DOUMBE a un revenu mensuel brut de 255.000 FCFA marqué
sur son bulletin de paie de janvier 2022.
Les déductions
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Frais professionnel 30 % x 3.060.000 = - 918.000
___________
Revenu Net Annuel = Revenu Brut annuel – total des déductions (3.060.000- 1.543520) = 1.513.480 =
BASE D'AP’LICATION DU BAREME OFFICIEL
Etape 2 : effectuer le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du quart (1/4) du revenu
exceptionnel.
Les déductions
Application du barème
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CAC 10% = 27.507
IRPP dû = 302.579
IRPP sur le revenu ordinaire majoré du revenu exceptionnel diminué de l’IRPP annuel ordinaire
multiplié par quatre (4), soit (302.579- 166.483) x 4 = 544.384
_____________
Il n’y a pas de guide légal pour l’optimisation comme c’est le cas de l’audit. C’est la recherche des
possibilités d’allègement des impôts sur salaire qui varie d’une entreprise à l’autre. Tout comme
l’audit, une mesure d’optimisation ne devrait pas être susceptible de redressement fiscal par
l’administration. Elle ne doit pas être contraire à la loi.
Par législation fiscale, il est question de l’entendre au sens le plus large en exploitant
au maximum, les décrets, les arrêtés, et les circulaires à caractère fiscal. Il est très
important d’avoir une parfaite maîtrise de la législation fiscale.
1- Avantages légaux en matière de charges fiscales
o Les salaires planchers : en ce qui concerne l’IRPP, le salaire plancher est
passé de 52.000 à 62.000F. Nous savons que les salaires inférieurs à 62.000 F
ne supporte ni l’IRPP, ni le CFC. Les salaires inférieurs à 50.000F/mois ne
supportent pas de RAV. Il faut savoir que c’est après évaluation de tous les
éléments de salaire qu’on est fixé sur le salaire plancher. Un salarié peut donc
avoir un salaire total supérieur au plancher mais un salaire imposable inférieur
à celui-ci et ce salarié ne sera pas imposé.
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Exemple : Un salaire total de 70.000 F dont 11.000 F d’indemnité de déplacement. Le salaire
imposable est de 70.000 - 11.000 = 59.000, Inférieur à 62.000 F qui est un montant exempt
de l’IRPP.
- L’IRPP : la base de l’IRPP est obtenue après deux déductions et un abattement global.
La déduction des frais professionnels est passée de 20% à 30%, mais certaines
entreprises continuent à pratiquer l’ancien taux de 20% au détriment du salarié.
Il y a également la déduction de la PV de 4,2% pour la CNPS et enfin l’abattement
forfaitaire de 500.00FCFA /an dont 41.667 FCFA/mois
- CFC : Si le salarié occupe un immeuble complètement amorti appartenant à la société,
l’avantage correspondant sera évalué à 1% du salaire de base pour constituer la base
CFC part salariale (et non 1,5%). Il sera évalué à zéro pour l’employeur, ce qui réduit
considérablement le CFC à payer. Il faut savoir que les domestiques et les travailleurs
d’une exploitation agricole ou pastorale ne supportent pas la contribution au CFC. Il
en est de même pour la RAV.
- TDL : Seul le mari paie la TDL. Dans un ménage où les époux sont tous des salariés,
les femmes ne paient pas la TDL. Contrairement à l’IRPP le quotient familial est
encore en vigueur ici.
Tous ces détails subtils sont très importants, pour le salarié qui aura un
allègement considérable de sa charge fiscale et par conséquent une substantielle
augmentation de son salaire net.
- Salaires planchers : le salaire minimum retenu pour le calcul des charges sociales est
celui de la 1ère catégorie échelon A du secteur d’activité concerné.
-
Tous les salaires inférieurs à ces planchers dans le secteur d’activité considéré ne sont
pas soumis aux retenues sociales sur salaires.
- Le plafond des retenues pour PV et Allocations familiales est de 750.00F/mois.
Les éléments totalement imposables du salaire sont ceux qui pénalisent le plus le
contribuable. Il est recommandé de ne pas trop gonfler ce volet. Si les conventions
collectives fixent les salaires minimums par secteur, elles n’empêchent pas aux
entreprises d’aller au-delà. Cette rémunération supplémentaire bien qu’alléchant ne
bénéficie pas entièrement au salarié car elle sera diminuée des charges fiscales et
sociales.
27
Exemple : la convention du commerce fixe le salaire de base minimum de la catégorie
6A à 123.750F alors que la société X octroie à la même catégorie un salaire de base de
147.575, soit une différence en plus de 23.825 F. Ce surplus supportera l’IRPP, la
RAV, la TDL, le CFC, la PV pour le salarié, le CFC, le FNE, la PV, les Allocations
familiales et l’accident de travail pour l’employeur. Or on peut éviter que ce surplus
soit autant frappé par tous ces impôts. Il suffit de l’incorporer dans les éléments
exonérés du salaire pour qu’il échappe légalement aux impôts.
La grande majorité des éléments de salaire est fixée d’accord parties entre l’employé et l’employeur.
Les seules exigences du fisc sont que ces salaires ne soient pas excessifs et qu’ils correspondent à un
travail effectif. L’excessivité est une notion imprécise en matière de salaire puisqu’aucun texte légal
ne fixe les plafonds salariaux par catégorie. Cependant le salaire manifestement excessif sera
apprécié par le fisc et c’est un risque pour l’entreprise puisqu’elle va les porter sur ces charges
déductibles ; L’entreprise devra s’y mouvoir avec beaucoup de prudence. Elle pourra ainsi revaloriser
et créer des indemnités totalement exonérées, revaloriser les indemnités représentatives des
avantages en nature, et réfléchir au financement de ces différentes revalorisations.
L’employeur peut étendre l’indemnité de représentation à tous les cadres. On sait également que le
CGI exonère totalement les allocations familiales, mais très peu d’entreprise valorise cette rubrique
du salaire. Il y a pourtant un gain supplémentaire pour le salarié qui en bénéficie. On peut également
revaloriser la prime de panier et la prime de salissure. Tous les éléments totalement exonérés
peuvent être revalorisés et ce sont des gains galvanisant pour les employés.
L’employeur peut créer de nouvelles indemnités exonérées. Il suffit que celles-ci remplissent les
conditions d’exonération prévues par la législation en vigueur, à savoir qu’elles aient soit le caractère
de remboursement de frais, soit le caractère de réparation de dommage, soit encore le caractère
d’allocation familiale, et qu’elles ne soient pas exagérées. Les entreprises en générale et les
entreprises industrielles en particulier, présentent à des degrés divers, des risques pour la santé des
employés, liés aux bruits, à la mécanique et aux produits toxiques. Les pistes sont donc nombreuses
pour créer des indemnités exonérées. D’autres éléments de salaire taxables déjà existant dans
l’entreprise peuvent être transformés en indemnités exonérées. Par exemple, la prime de transport
cadre est taxable, mais transformée en indemnité entretien véhicule pour les cadres qui possèdent
leur propre véhicule serait exonérée. La création d’une indemnité de téléphone serait exonérée au
cas où elle représenterait le remboursement forfaitaire des frais de téléphone supportés par l’agent
pour les besoins professionnels. Ne figurant pas dans la liste des AN cités dans l’article 33 du CGI,
l’indemnité de téléphone s’intègre dans le remboursement des frais inhérents à la fonction et devrait
être exonérée conformément aux dispositions de l’article 31 alinéas 1 du CGI.
28
C- REVALORISATION DES INDEMNITES REPRESENTATIVES DES
AVANTAGES EN NATURE.
Les AN ne sont pas totalement imposables. L’imposition se limite à un pourcentage du salaire brut
selon la nature de l’avantage consenti ou compensé. La fraction excédentaire revient entièrement au
salarié. L’employé a donc intérêt à ce que ses indemnités représentatives des AN soient revalorisées,
mais l’employeur devra le faire dans des proportions raisonnables pour éviter le risque de
redressement par l’administration fiscale.
Cas pratique : Dans la société X l’employé OLINGA a un salaire brut de 280.000F, une indemnité
véhicule de 50.000F, une indemnité de logement de 37.000 F et une indemnité nourriture de 38.500
F.
Cette fraction de 27.500 revient en totalité au salarié. Elle peut être plus importante si l’employeur
consent à revaloriser les indemnités représentatives des AN car les fractions imposables ne
changeront pas dans ce cas quel que soit les montants alloués pour ces indemnités.
CONCLUSION
Avec l’IRPP, la notion du quotient familial a disparu. A revenu égal on paie le même montant
d’impôt sans distinction des charges familiales (enfants ou parents à charge). Le salarié est
exempt de déclaration si le salaire est l’unique source de revenu pour lui. Les taux
d’impositions sont harmonisés quel que soit la qualification du revenu. Ce taux est plafonné
à 35% soit 38,5% y compris les CAC. Nous avouons que de tous les cédules de l’IRPP, le
traitement des salaires est le plus complexe. En cas d’hésitation il faut saisir un Conseil fiscal
de votre choix pour obtenir la bonne réponse. Vous pouvez également saisir la Direction
générale des Impôts pour tout sujet fiscal dont la solution n’est pas évidente. Nous espérons
ainsi avoir répondu aux préoccupations des employeurs et des employés tout au moins en ce
qui concerne l’Administration fiscale.
29
CHAPITRE II- LES REVENUS FONCIERS
I- REVENUS IMPOSABLES
Conformément aux dispositions de l’article 46 du Code Général des Impôts, sont compris
dans la catégorie des revenus fonciers, lorsqu’ils ne sont pas inclus dans les bénéfices d’une
entreprise industrielle, commerciale ou artisanale, d’une exploitation agricole ou d’une
profession non commerciale :
Le revenu net imposable est égal à la différence entre le montant du revenu brut
effectivement encaissé et le total des charges de la propriété, admises en déduction. Ceci est
valable dans le cas d’une tenue de comptabilité claire. Dans le cas contraire, il est fait un
abattement de 30% sur le montant brut encaissé.
1er cas.
M Kamga comptabilise les revenus de cet immeuble dans sa société de fabrication des
appareils électroménagers qui est au régime de réel simplifié.
Réponse : Ce revenu n’entre pas dans la catégorie des revenus fonciers mais dans les BIC car
l’immeuble en question étant inscrit au bilan de la société, les revenus y afférents sont
comptabilisés comme tels.
2ème cas
30
L’immeuble n’est pas inscrit au bilan de la société de fabrication des appareils
électroménagers.
Réponse :
Dans ce cas les revenus de l’immeuble relèvent de la catégorie des revenus fonciers. M
Kamga n’ayant pas présenté les frais réels découlant de l’entretient de son immeuble, la
base d’imposition sera de :
3èmé cas
Au cours de l’année M Kamga tient une comptabilité réelle pour son immeuble et présente
lors de sa déclaration en fin d’exercice les factures pour 2.800.000FCFA dont 400.000FCFA
de réparation des installations sanitaires abîmées par le locataire.
Réponse :
Il s’agit toujours des revenus fonciers mais avec déductions des frais réels possibles.
Cependant on n’acceptera que les frais réels incombant au propriétaire. Les réparations
intérieures revenant au locataire, le fisc ne saurait accepter ce genre de charge. Les charges
déductibles seront de 2.800.000- 400.000= 2.400.000FCFA.
NB : les contribuables ont la possibilité d’opter pour les frais réels ou l’abattement forfaitaire
de 30%.
La plus-value imposable visée ci-dessus est égale à la différence entre le prix déclaré par les
parties et la valeur du bien à la dernière mutation. La valeur du bien à la dernière mutation
comprend, le cas échéant, les frais de construction et/ou de transformation de l’immeuble
dûment justifiés.
Les plus-values nettes globales visées à l’article 42 du CGI ayant une valeur inférieure ou
égale à 500.000F CFA sont exonérées de l’IRPP ;
Pour la détermination de la base imposable de la plus-value, il est tenu compte des charges
déductibles :
- des frais réels afférents à la dernière mutation, lorsque celle-ci avait été faite à titre
onéreux ;
31
- des frais réels afférents à la dernière mutation, non compris les droits
d’enregistrements, lorsque cette mutation a été faite à titre gratuit.
Exemple :
Pour relancer les activités de sa société M Kamga veut approvisionner son compte courant
avec une somme importante. N’ayant pas d’autres issus il opte pour la vente de son
immeuble. Il le vend alors à 55.000.000FCFA à M. Nzoukou. Déterminer la plus-value
imposable à l’IRPP.
1ère hypothèse.
M Kamga avait construit son immeuble lui-même il y a de cela 5 ans. La valeur du terrain et
les coûts de construction s’élevaient à 47.000.000FCFA.
2ème hypothèse.
M Kamga avait acquis l’immeuble auprès d’un tiers au prix de 45.000.000FCFA en dehors des
frais de notaire et des frais d’enregistrement d’un montant de9.000.000FCFA. Le coût de
revient de l’immeuble est alors de 54.000.000FCFA. La plus-value à imposer à l’IRPP n’est
que de 55.000.000- 54.000.000= 1.000.000FCFA.
3ème hypothèse :
M Kamga avait acquis l’immeuble en question à titre gratuit de son père. La valeur de
l’immeuble avait été évaluée à 45.000.000FCFA. Le Notaire instrumentaire de l’acte de
donation avait liquidé les droits supportés par M Kamga comme suit :
L’immeuble ayant été acquis à titre gratuit les droits d’enregistrement ne sont pas
déductibles : Le coût de revient accepté du bien cédé est de 45.000.000+900.000=
45.900.000FCFA.
32
III- MODALITES DE PERCEPTION
Le précompte sur loyer est désormais remplacé par un acompte d’impôt dont
le taux est de 15% des loyers perçus, retenu à la source par la personne qui paie le
loyer. L’acompte d’IRPP sur les RF doit être obligatoirement retenu à la source et
reversé au plus tard le 15 du mois qui suit le paiement effectif par l’Etat et ses
démembrements, les personnes morales et les entreprises individuelles soumises au
régime du réel et à celui du réel simplifié.
Toutefois, les loyers versés aux entreprises qui relèvent du régime du réel,
quel que soit la forme desdites entreprises, échappent à la retenue à la source. Il en
est de même des sociétés civiles immobilières ayant opté pour l’IS.
S’agissant des loyers perçus par des particuliers et qui ne subissent pas par
conséquent pas la retenue à la source, ces contribuables sont soumis à l’impôt sur
les RF au taux libératoire de 10% majoré de 10% au titre des CAC soit (11%). Cet
impôt est déclaré et payé au plus tard le 15 du mois qui suit la fi RALS n de chaque
trimestre.
Les loyers versés par les contribuables relevant de l’impôt libératoire et qui
conformément aux dispositions de l’article 87 du CGI ne font pas l’objet des feront
l’objet d’une déclaration trimestrielle, le 15 du mois suivant la fin du trimestre
concerné. Il s’agit dans ce cas des loyers perçus par les bailleurs ne relevant ni du
régime du réel, ni du régime simplifié.
En ce qui concerne les plus-values réalisées sur la vente des immeubles hors
bilan qui constituent des RF, elles restent soumises à un prélèvement obligatoire de
toutes autres impositions fiscales, fixé à 5% du montant de plus-value ; ce
prélèvement doit être retenu à la source par le notaire lors de la transaction, et
reversé lors de l’accomplissement de la formalité.
33
Désormais les gains réalisés à l’occasion de la cession d’actions, d’obligations et
autres part du capital sont des RCM imposables à l’IRPP. S’agissant de ces gains, les plus-
values nettes globales réalisées par les particuliers à titre occasionnel ou habituel, soit
directement, soit par l’intermédiaire d’un établissement financier sont taxées à l’IRPP au
titre des RCM.
En plus des gains évoqués ci-dessus, les RCM concernent de manière générale :
Les bénéfices qui ne demeurent pas investis dans l’entreprise sont considérés comme
revenus distribués.
Sont considérés comme désinvestissements et par conséquents taxés à l’IRPP au titre des
RCM :
- tous les produits ou bénéfices qui ne sont pas mises en réserve ou incorporés au
capital ;
- toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou
porteurs des parts et non prélevées sur les bénéfices, même en cas de déficit ;
- les rémunérations allouées aux membres du conseil d’administration des sociétés
anonymes à quelque titre que ce soit, à l’exclusion des salaires et des redevances de
propriété industrielle.
En conséquence, les sommes ou les valeurs attribuées en nature ou en espèce sous
forme statutaire et non apparente, c’est-à-dire les sommes ou valeurs qui, notamment du
fait de leur inscription comptable, ne peuvent être dissociées des dépenses sociales, mais ne
peuvent non plus être considérées comme telles (dépenses non engagée dans l’intérêt
social, soit par détermination de la loi) doivent systématiquement être taxées à l’IRPP au
titre des RCM
Dépenses somptuaires.
34
Sous réserve des conventions internationales, les bénéfices des sociétés n’ayant pas
leur siège au Cameroun sont réputés distribués au titre de chaque exercice à ces personnes.
Ne sont pas considérés comme des apports pour l’application de la disposition ci-dessus :
Les produits, lots et primes de remboursement payés aux porteurs des obligations
émises au Cameroun sont considérés comme revenus des obligations pour la
détermination de l’IRPP au titre des RCM indépendamment de leur durée.
Dorénavant, sont imposables les intérêts rémunérant les obligations et autres effets publics
émis par l’Etat et ses démembrements divers, quel que soit leur statut juridique. Il est à
noter que ces revenus des obligations sont taxables aussi bien à l’IRPP que, le cas échéant à
l’IS.
35
Les plus-values nettes globales réalisées à cette occasion par les particuliers, à titre
occasionnel ou habituel, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un établissement
financier sont dorénavant taxées à l’IRPP au titre de cette catégorie.
A- LES EXONERATIONS
Les intérêts de bon de caisse sont exonérés de l’impôt sans distinction du statut
juridique de la personne qui la souscrit. Les intérêts des comptes d’épargne pour les
placements ne dépassant pas 50.000.000F CFA sont exonérés de l’IRPP. Seule la fraction
excédant ce montant est imposable à l’IRPP au titre des RCM.
Pour l’appréciation du seuil de 50.000.000F CFA sus évoqué, il doit être tenu compte de
l’ensemble des comptes d’épargne détenus par une personne. LF 2021.
- pour les produits des actions, parts de capital, et revenus assimilés, par le montant
brut des dividendes versés ;
- pour les obligations, effets publics et emprunts, par l’intérêt ou le revenu brut
distribué pendant l’exercice ;
- pour les primes de remboursement, par la différence entre les sommes remboursées
et le taux d ‘émission des emprunts ;
- pour les revenus de créances, dépôts et cautionnements, par le montant brut des
intérêts, arrérages et tous autres produits des valeurs désignées à l’article 41 du CGI ;
- pour les cessions d’actions, d’obligations et autres parts du capital, par la plus-value
nette globale résultant de la compensation effectuée entre les plus ou moins- values
réalisées au cours de l’exercice sur chaque catégorie de titres détenus par le contribuable.
La plus ou moins- value de chaque opération de cession effectuée au cours de l’exercice
s’obtient par la différence entre le prix de cession des titres concernés et leur prix
d’achat ou leur valeur d’attribution en cas d’acquisition de ces titres lors de la
constitution d’une société ou de l’augmentation de son capital.
En cas de moins- value net global constaté au cours d’un exercice, cette dernière est
reportable sur les plus-values nettes globales éventuelles des quatre exercices suivants.
Nous insistons sur le cas particulier des rémunérations et avantages occultes qui
s’entendent au sens de la loi, du montant global des sommes que, directement ou par
l’entremise d’un tiers, les sociétés ou personnes morales ont versé à des personnes dont
36
elles ne révèlent pas l’identité, au cours de la période retenue pour l’établissement de
l’impôt. Ceux-ci sont considérés comme revenus distribués, qu’ils soient ou non prélevés
sur les bénéfices et sont taxés au taux le plus élevé de 38,5%.
C- MODALITE DE PERCEPTION
L’IRPP dû au titre des RCM est retenu à la source par la personne qui effectue le
paiement, à charge pour elle de le reverser à son Centre des Impôts de rattachement dans
un délai de quinze (15) jours, à compter du paiement desdits RCM.
Lorsque les RCM sont payés et perçus à l’étranger par une personne dont il est établi que
le domicile fiscal est au Cameroun, celle-ci doit acquitter spontanément son impôt lors de la
déclaration annuelle qui doit intervenir au plus tard le 15 mars de chaque année. Il s’agit
d’un cas où le bénéficiaire des RCM reste soumis à l’obligation de déclaration.
I- REVENUS IMPOSABLES
- les fabricants et ouvriers travaillant chez eux, avec ou sans force motrice, à façon ou
non, utilisant le concours de cinq employés, compagnons ou apprentis au maximum et ne
vendant que le produit de leur propre travail ;
37
- les mariniers, chauffeurs ou cochers n’ayant qu’un bateau ou véhicule qu’ils
conduisent eux-mêmes ;
- les pêcheurs se livrant personnellement à la pêche sans autre concours que celui de
deux aides.
Conformément aux dispositions de l’article 51 du CGI, sont considérés comme BIC, les
bénéfices réalisés par les personnes physiques ci-après :
Le bénéfice imposable des contribuables soumis au régime simplifié est constitué par
l’excédent brut des recettes sur les dépenses nécessaires à l’exploitation. L’application des
taux forfaitaires n’est envisageable que dans le cadre d’une procédure de redressement
contradictoire ou d’une taxation d’office. Les contribuables relevant de ce régime doivent
tenir une comptabilité simplifiée comportant un livre de recettes, un livre de dépenses, un
livre d’inventaire et un livre des immobilisations.
Pour la détermination du bénéfice imposable, il ne sera tenu compte que des dépenses
exposées pour les besoins d’exploitation ou se rattachant à la gestion normale de l’activité
de l’entreprise.
Exemples d’applications.
38
TAF : liquider les impôts dus par M. KOUAM tout en sachant qu’il n’a souscrit aucune
déclaration au cours de l’exercice en dehors de L’IL payé en début d’exercice.
Réponse :
III-MODALITES DE PERCEPTION
Les acomptes d’IRPP dus pour les BIC sont acquittés selon les régimes d’imposition
auxquels sont soumis les contribuables.
On rappelle que les contribuables assujettis à l’IRPP au titre des BIC et BA sont
également passibles du précompte sur achats sur leurs opérations d’importation et sur
leurs achats effectués auprès des grossistes et semi-grossistes. Comme en matière d’IS,
ledit précompte constitue un acompte d’impôt, et doit être considéré comme tel au titre
du mois ou du trimestre suivant.
Au sens de la loi (ART 53 du CGI), les bénéfices agricoles s’entendent des bénéfices
provenant de la culture, de l’élevage, de la pisciculture ou du métayage.
La détermination de la base d’imposition est presque identique à celle des BIC. Il est en
outre tenu compte pour cette détermination d’une part, de la production stockée à la
clôture de l’exercice, et d’autre part, des amortissements des éléments de l’actif
immobilisé, dans les conditions fixées à l’article 7-D du CGI.
39
CHAPITRE VI : LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON COMMERCIALES (BNC)
Les bénéfices non commerciaux sont les bénéfices des professions libérales
proprement dites, les émoluments des greffiers et les produits des autres titulaires de
charges et offices, les revenus non salariaux des sportifs et artistes, les bénéfices de toutes
opérations, exploitations lucratives et sources de profits ne relevant d’aucune autre
catégorie de bénéfices ou revenus.
Les professions libérales sont celles pour lesquelles l’activité intellectuelle est
prépondérante. Elles consistent en pratique professionnelle d’une science ou d’un art que
l’intéressé exerce en toute indépendance, sans aucun lien de subordination. Tel est le cas
de :
Toutefois, les rémunérations de ces personnes sont imposables comme des salaires
lorsque les conditions dans lesquelles elles exercent leur profession les placent dans un
état de subordination caractéristique du contrat de travail.
40
Le bénéfice non commercial imposable est constitué en principe par l’excédent des
recettes totales sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession. Les
notaires sont d’office au RR quel que soit leur CA.
S’agissant des dépenses, celles-ci ne peuvent être retranchées des recettes que si elles
sont nécessitées par l’exercice de la profession ou plus généralement par l’acquisition du
revenu. De manière générale, la déduction ne peut porter sur les dépenses à caractère
personnel. Les dépenses professionnelles doivent être retenues pour leur montant réel.
IL est appliqué un taux de 15% sur le revenu imposable pour les RCM
Ce taux est fixé à 10% pour les plus- values sur cessions des titres d’un montant net
global supérieur à 500.000FCFA
41
1- Les précomptes sont dus sur :
- les importations effectués par les commerçants, y compris ceux relevant de l’IL ;
- les achats effectués auprès des industriels, importateurs, et exploitants forestiers ;
- les achats des produits pétroliers par les exploitants des stations-services et les achats
des produits de base par les exportateurs ;
- les opérations réalisées par les entreprises non détentrices de la carte de contribuable.
Le taux du précompte est de :
14% sur la marge brute pour les achats des produits à prix administrés (pétrole,
gaz, minoterie, pharmacie…) ;
10% du montant des opérations pour les contribuables ne relevant pas du
fichier d’un CDI ;
10% du montant des opérations pour les contribuables relavant de l’IL ET
EFFECTUANT DES IMPORTATIONS.
5% du montant des opérations effectuées, pour les commerçants relevant du
RSI et de l’IL ;
2% du montant des opérations, pour les commerçants relevant de RR.
NB : Le précompte n’est pas récupérable sur le prix. Il n’y a pas de CAC. Pour les personnes
assujetties à l’IS ou à l’IRPP, les précomptes subis sont déductibles des acomptes. Les trop perçus
font l’objet d’une imputation sur les acomptes futurs. En cas de cessation d’activités, ils sont
remboursés.
Les importations effectuées par les contribuables relevant des unités de gestion
spécialisées de la DGI (DGE, CIME, CSI…) ;
Les achats effectués par l’ETAT, les Communes et les personnes domiciliées à
l’étranger auprès des industriels, agriculteurs, importateurs, grossistes, demi-
grossistes, exploitants forestiers ;
Les achats effectués par les industriels immatriculés et soumis au RR pour les
besoins de leur exploitation ;
Les achats locaux des produits pétroliers effectués par les marketers inscrits au
fichier des contribuables actifs de la DGE.
IRPP en résumé :
1- BIC, BNC, BA, RF le bénéfice fiscal est taxé au taux de 33% avec le minimum de
perception de 2,2% pour ceux qui relèvent du RR et 5,5% pour ceux qui relève
du RSI.
2- RCM est imposé au taux de 16,5%.
3- Revenus salariaux(TS) par application du barème après 2 abattements et un
abattement forfaitaire de 500.000 FCFA.
4- Primes et Rémunérations versées aux membres du conseil d’Administration, aux
membres de toutes les entités publiques, aux sportifs et artistes, mandataires et
agents commerciaux et ceux du secteur des assurances, aux vendeurs directs par
réseau : 11% libératoire. Ce taux de 11% s’applique au RNC.
Ne pas oublier de déduire de l’impôt ainsi calculé, les acomptes versés, les précomptes
sur achats et sur les factures de ventes en ce qui concerne les BIC, BNC, RF, BA.
42
EXERCICE PRATIQUE
Le couple OWONA réside à Douala et dispose des revenus émanant de plusieurs activités
qu’il exerce pour subvenir à leurs besoins. Ne voulant pas subir des redressements fiscaux,
ce couple sollicite votre expertise en la matière et met à votre disposition les informations ci-
après pour l’exercice 2022.
M. OWONA dispose d’un immeuble bâti loué à 300.000FCFA /mois par la Communauté
Urbaine de Douala.
B- Mme OWONA Gisèle, après ces études en Marketing a opté pour une activité
commerciale à titre personnel. Elle a un Supermarché à NKOLMONDO où l’on y trouve tout
le nécessaire y compris les boissons alcooliques et autres. Le local est loué à 80.000FCFA par
mois à M. MENGUE. Elle a débuté ses activités le 2 janvier 2019. Elle espère réaliser un
chiffre d’affaires de 75.000.000FCFA. HT. Au 31 décembre de la même année ses livres
comptables présentent les éléments suivants :
- patente 2019 : 48.500FCFA
- TOTAL achats marchandises : 51.250.000F HT
- TOTAL ventes des marchandises : 66.100.000F HT
- STOCK marchandises dans le magasin : 1.250.000F HT
- Pension d’un enfant au collège Liberman 250.000FCFA
- Salaire mensuel du gardien : 55.000FCFA par mois.
- Salaire de la servante : 70.000FCFA par mois.
- Prélèvement des produits pour la consommation dans le foyer : 750.000FCFA.
- Vous constatez qu’elle subit lors de ses achats de marchandises un prélèvement de
5,5%.
Le couple OWONA a 4 enfants mineurs et ils occupent une maison leur appartenant
située à Bonandjo. Cette maison a une valeur cadastrale de 55.000.000FCFA.
43
TAF :
Correction :
2) la société ORANGE doit opérer des retenues à la source sur les salaires des employés
lors des paiements chaque mois et reverser aux bénéficiaires qui sont l’Etat, la CNPS, le
CFC, le FNE au plus tard le 15 du mois suivant celui au cours duquel sont rattachés les
salaires. Cette retenue à la source se fait à partir d’un barème fourni par l’Administration.
3) la société DAVUM avant de verser les dividendes à M. OWONA doit avoir retenu à la
source l’impôt dû sur les RCM et le reverser pour le compte de ce dernier. Elle doit
déclarer et payer au fisc ce montant retenu dans les 15 jours qui suivent le paiement
desdites sommes.
4) Mme OWONA ayant un CA compris entre 50.000.000 F CFA et 100.000.000F CFA est
au régime du réel. Ses activités relèvent du BIC et doivent suivre les règles y afférentes.
Elle doit souscrire chaque mois au plus tard le 15 le CA réalisé le mois précédent et
payer un acompte de 2,2% sur ce CA et la TVA nette après avoir opéré les déductions
autorisées.
Elle doit opérer des retenues à la source sur le salaire des employés qu’elle utilise et
qui ont un salaire supérieur à 62.000F CFA conformément au barème reçu de
l’Administration. Les retenues sur salaire sont payées dans les mêmes délais que les
acomptes de BIC.
M ou Mme OWONA doit payer la Taxe Foncière au plus tard le 15 mars de chaque
année sur la valeur des immeubles dont ils sont propriétaires au taux actuel de 0,1%
majoré de 10% des centimes additionnels communaux.
44
Elle doit également souscrire une déclaration annuelle (DSF) sur les activités
commerciales qu’elle mène afin de payer l’IRPP définitivement dû par elle. Pour cela elle
doit tenir une comptabilité conforme aux dispositions du droit comptable. Elle doit la
déposer au Centre des impôts de son rattachement au plus tard le 15 mars 2020.
Etant au régime du réel, elle doit retenir 15% du montant des loyers bruts et le reverser
au trésor public pour le compte de son bailleur, soit 80.000x15%= 12000F CFA tous les
mois avant le 15 dès qu’il y a paiement.
M. OWONA
a) Traitement de salaire.
45
Primes d’ancienneté 45.000 Taxable
Charges sociales à déduire PV (4,2% x salaire cotisable dont la base est plafonné à
750.000 FCFA) donc à déduire 4,2 % x 750.000 x12 = - 378.000 FCFA
---------------------------------------------
46
IRRP dû = 3.601.385 + 10% x 3.601.385 = 3.961.523 FCFA
b) Revenu Foncier
_____________
IRPP (RF) RALS par le bailleur (CUD) = -15% x 300.000 FCFA x 12 = 540.000
c) RCM
M. OWONA a perçu 750.000F CFA de la société DAVUM à titre des dividendes pour l’exercice
2018. Cette somme n’entre plus dans la base taxable globale de l’IRPP parce qu’une retenue
légale a été faite pour son compte et cette retenue de 16,5% est libératoire de l’IRPP. M.
OWONA n’a perçu que le NET. L’IRPP versé à ce titre des RCM est de :
Mme OWONA
47
Les charges déductibles sont :
____________
Il y a lieu d’ajouter à ce montant les prélèvements faits pour les besoins non exposés dans
l’intérêt de l’entreprise à savoir :
Déductions
48
Total des avances faites à l’Etat= - 4.016.700
Remarque : Le nombre d’enfants n’a aucune influence sur les impôts de M. ou Mme
OWONA. Les impositions sont séparées et la notion du quotient familial d’antan a
disparu avec l’avènement de l’IRPP au Cameroun.
INTRODUCTION GENERALE
Le transport de personne et des marchandises est une activité à but lucratif. A ce titre il est
soumis à des obligations fiscales. Le transporteur allant d’un point à l’autre du territoire
camerounais ou hors de cette zone est souvent confronté à des difficultés inhérentes à ses
activités. Pour répondre aux soucis de celui-ci, nous nous proposons de récapituler
l’ensemble des textes de lois qui régissent ce vaste secteur du point de vue fiscal, d’apporter
des solutions fiscales à des cas qui se posent aujourd’hui et de soulever la problématique à
soumettre aux hautes instances nationales et internationales (CEMAC, OHADA, OMC…).
Nous pensons qu’ainsi nous pouvons apporter notre petite contribution à la politique de
bonne gouvernance qui milite pour la lutte contre l’ignorance, la corruption, la fraude, et le
grand banditisme transfrontalier, maux qui minent ce secteur en particulier avec des
conséquences néfastes sur l’économie de la sous-région en général. La libre circulation des
Hommes et des biens recherchée par les populations des pays de la CEMAC et des pays
voisins environnants ne peut être effectif que si les maux sus évoqués sont éradiqués ou tout
au moins réduits à sa plus simple expression. Les Etats désireux de voir aboutir cette libre
circulation devraient se pencher efficacement sur les activités des transporteurs routiers qui
assurent les 90% des échanges entre les opérateurs économiques de ces pays. Seul le cas du
Cameroun est abordé dans ce syllabus.
49
A- LA PATENTE
Ainsi l’article C46 (nouveau) stipule que : Toutefois, les tarifs de l’impôt libératoire
pour les transporteurs sont arrêtés par les collectivités territoriales décentralisées,
bénéficiaires du produit de cet impôt à l’intérieur d’une fourchette ainsi qu’il suit :
Catégories :
- A : de 0FCFA à 10.000FCFA ;
- B : de 10.001 FCFA à 20.000FCFA ;
- C : de 20.001FCFA à 25.000FCFA
- D : de 25.001 FCFA à 50.000FCFA
50
Avec la prolifération du secteur informel au Cameroun le législateur a décidé de fiscaliser ce
secteur afin que ces contribuables sortent de la clandestinité. C’est ainsi que les
transporteurs de personnes par cyclomoteur (mototaxis) relèvent de la catégorie A de
l’impôt libératoire (0 à 10 000 F CFA) ainsi que les transporteurs de marchandises par
pousse-pousse.
L’impôt dû par les transporteurs soumis au régime simplifié, pour chaque véhicule, est
égal au quart du montant prévu à la limite supérieure de la catégorie C de l’impôt
libératoire multiplié par le nombre de places .L’impôt ainsi calculé est libératoire du
paiement de l’IRPP et de la TVA. Ces contribuables demeurent toutefois assujettis à la
contribution des patentes.
51
NB : L’impôt dû par les transporteurs est acquitté dans les quinze (15) jours qui suivent la
fin de chaque trimestre à l’aide d’une fiche comprenant les noms, prénoms, adresse du
contribuable.
Les dispositions de l’article 72 du CGI précisent que l’impôt dû par les transporteurs
soumis au Régime simplifié (RSI) pour chaque véhicule, est égal au quart du montant
prévu à la limite supérieure de la catégorie C de l’Impôt Libératoire multiplié par le
nombre de places. L’impôt ainsi calculé est libératoire du paiement de l’IRPP et de la
TVA. Ces contribuables demeurent toutefois assujettis à la contribution des patentes.
Réponse.
L’IRPP dû par ATANGO pour l’exercice 2019 est de : ¼ x 50.000 x 22 places x 3 cars =
825.000 FCFA.
ATANGO doit payer une patente correspondant à son CA et faire des photocopies pour le
dossier de chaque voiture à toutes fins utiles.
Les dispositions de l’article 72 du CGI précisent que l’impôt dû par les transporteurs
soumis au Régime simplifié (RSI) pour chaque véhicule, est égal au quart du montant
prévu à la limite supérieure de la catégorie C de l’Impôt Libératoire multiplié par le
nombre de places. L’impôt ainsi calculé est libératoire du paiement de l’IRPP et de la
TVA. Ces contribuables demeurent toutefois assujettis à la contribution des patentes.
Réponse.
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L’IRPP dû par ATANGO pour l’exercice 2019 est de : ¼ x 50.000 x 22 places x 3 cars =
825.000 FCFA.
ATANGO doit payer une patente correspondant à son CA et faire des photocopies pour le
dossier de chaque voiture à toutes fins utiles.
D- TAXE A L’ESSIEU
Les propriétaires des camions ayant une charge utile au moins égale à trois (3) tonnes et
circulant sur le territoire Camerounais sont soumis à la taxe à l’ESSIEU payable
trimestriellement selon le barème ci-après :
Particularité
Pour les Véhicules destinés au transport des grumes et des bois débités, la taxe à
l’ESSIEU est fixé à 112 500 FCFA /véhicule/trimestre ;
53
Pour les véhicules immatriculés à l’étranger la taxe à l’ESSIEU est fixée
forfaitairement à 15 000 FCFA couvrant la période d’un mois ;
L’Etat et les communes sont exonérés.
La taxe à l’ESSIEU est déclarée et payée dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque
trimestre pour les contribuables dont le siège est au Cameroun dans le centre des impôts de
rattachement. Elle est déclarée et payée dans les 5 jours pour les étrangers dès l’entrée dans
le territoire Camerounais au centre des impôts le plus proche du point d’entrée.
Sanctions et pénalités
a) En matière de patente
Tout retard dans la déclaration de la taxe à l’ESSIEU est passible d’une pénalité égalité à un
droit en sus.
L’absence de déclaration est constatée par procès-verbal par les agents de la Direction
Générale des Impôts dûment commissionnés à cet effet et tous les agents habilités à
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verbaliser en matière de police routière. Sanction = 10 000 FCFA/trimestre et 500 F
d’astreinte/jour.
Il est institué un droit de timbre sur les véhicules automobiles et sur les engins à
moteur à deux roues en circulation sur le territoire camerounais.
Sont exonérés du droit de timbre sur les automobiles appelé encore vignette :
Le taux de la « vignette » varie entre 2 000 francs pour les motocyclettes à 100 000
francs pour les véhicules de plus de 20 CV en passant par 15 000 francs pour les véhicules
ayant entre 2 et 7 CV et 25 000 francs pour les véhicules ayant entre 8 et 13 CV, et 50 000
francs pour ceux ayant entre 14 et 20 CV.
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Section 4 : Timbres des contrats de transport de marchandises
En dehors des exonérations prévues à l’article 595 du Code Général des Impôts, il est
constitué un droit de timbre sur les véhicules automobiles et sur les engins d’après le
barème ci-après :
Le défaut de la vignette est sanctionné par un droit en sus (pénalités) du droit simple.
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Lorsqu’une personne morale met à la disposition d’une personne physique un véhicule, le
redevable de la taxe est l’utilisateur du véhicule en cause (Etat, Collectivité Publique, Société
Privé S.A, SARL, …).
v- Les sanctions
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générale des Impôts dûment commissionnés à cet effet, tous les agents habilités à verbaliser
en matière de police de roulage.
En plus de l’amende pénale prévue à l’article sus visé, il est dû par le propriétaire du
véhicule, outre le montant du droit simple exigible, un droit en sus au titre des pénalités.
-
F-DROIT DE PEAGE ROUTIER
Il est de 500 FCFA pour tous les véhicules à 4 roues et plus.
Le péage routier a été institué au Cameroun sur certains axes routiers bitumés du réseau
routier national, par le Décret N°93/034/PM du 7 janvier 1993.
Le droit de péage qui est de 500FCFA est acquitté à chaque franchissement des postes de
contrôle établis par le Ministre des Transports. A chaque franchissement un agent indiqué
pour la cause vous délivre un ticket valant quittance.
L’amende de pesage routier est collectée conformément à la loi N°96/07 du 8 avril 1996
portant protection du patrimoine routier national. Elle est perçue sur les Régies de recettes
de pesage suite au constat de surcharge lors de la pesée par les agents assermentés du
MINTP et du MINT. Les infractions à la législation sur la protection et la sécurité routières
sont indiquées dans le tableau ci-après :
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Dépassement du poids total 25.000 FCFA Par tonne excédentaire pour surcharge
autorisé en charge et/ou de inférieure à 05 tonnes par station de
la Charge à l’essieu pesage
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I- STATIONNEMENT et VISITE TECHNIQUE
A- TAXE DE STATIONNEMENT
i- Du tarif
Conformément aux dispositions de l’article C95 (nouveau) du CGI, les tarifs trimestriels
de la taxe de stationnement sont fixés comme suit :
Cette taxe est payée dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque trimestre dans les caisses
du receveur Municipal de la localité du transporteur.
- De 10.000FCFA à 50.000 FCFA pour les camions et engins lourds par unité;
- De 5.000FCFA à 15.000 FCFA par véhicule pour les autres véhicules ;
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- De 1.000FCFA à 3.000 FCFA par motocyclette et par jour.
Les droits de fourrière sont recouvrés par le Receveur Municipal au vu d’un ordre de recette
émis par le maire compétent.
La CTD peut procéder à la vente aux enchères des véhicules non réclamés après une mise en
demeure au terme de trente (30) jours de fourrière.
Sont assujettis aux droits d’occupation des parcs de stationnement, les exploitant des
véhicules destinés aux transports des marchandises et des personnes de types cars,
camions, camionnettes et autobus.
Les taux maxima d’occupation des parcs de stationnement dans les espaces aménagés sont
fixés ainsi qu’il suit, suivant le type de véhicule au profit de la mairie du lieu de
stationnement :
Conformément aux dispositions des articles C 111 et C112 du CGI, les droits d’occupation
des parkings peuvent âtre votés au profit du budget communal pour l’occupation, par des
véhicules privés, des parkings aménagés ou matérialisés par la commune.
- 100 FCFA par heure et par véhicule pour les parkings réservés ;
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- 500 FCFA par jour et par parking ;
- 15.000 FCFA par mois et par parking
Le non -paiement des droits de parkings est sanctionné, en plus du montant en principal,
d’une pénalité de :
Face à ces multitudes des taxes qui visent le secteur du transport routier, ne peut-
on pas les regrouper à défaut d’un impôt unique, à un groupe d’impôts sur un seul
titre payable à un guichet unique afin de diminuer les tracasseries et la corruption
qui minent d’une manière indélébile le secteur ?
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La Taxe Foncière (TF) est un impôt direct, annuel et local. Elle est payée par tout
propriétaire (personne physique ou personne morale) d’immeuble (s) bâti(s) ou non bâti(s),
situés au Cameroun dans les chefs- lieux d’unités administratives et les agglomérations
bénéficiant d’infrastructures ou de services urbains tels que : les réseaux de voies
carrossables ou bitumées, l’adduction d’eau, l’électricité et/ou le téléphone. Parfois
dénommée « Impôt Foncier », la TF a été instituée au Cameroun par la loi des Finances N°88-
005 du 29 juin 1988.
II- EXONERATIONS
Sont exonérés de la TF, les propriétés appartenant :
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d’application et peu importe qu’on ait un titre de propriété ou pas. La TF est exigible dès
qu’on se déclare comme propriétaire d’un immeuble situé dans la zone ci-dessus
indiquée.
La Taxe Foncière est exigible le 1er janvier de l’année d’imposition. Elle doit être acquittée
spontanément au plus tard le 15 mars, sur déclaration du redevable ou de son
représentant.
V- BASE D’IMPOSITION
La Base d’Imposition est la valeur des terrains et des constructions telle que déclarée
par le propriétaire. A défaut de déclaration ou en cas de minoration, la valeur
administrative de l’immeuble sert de base à l’imposition.
VI-TAUX D’IMPOSITION
Le taux d’imposition est fixé à 0,1%. Il est majoré de 10% au titre des Centimes
Additionnels Communaux, reversés directement à la Commune du lieu de situation de
l’immeuble.
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Exemples pratiques
1er cas
En plus des honoraires du notaire M. DEFFO devra payer la Taxe Foncière qui est de :
Si M. Deffo avait obtenu ce terrain auprès d’un villageois par un acte sous seing privé, il
devra souscrire sa déclaration et payer la même somme au titre de la TF car il est
propriétaire de fait.
2ème cas
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mutation par décès au Centre Divisionnaire de Yaoundé3 pour les formalités
d’enregistrement.
Le Chef de Centre des Impôts demande à l’Agent Localisateur d’aller sur le terrain afin de
lui ramener les informations exactes
L’Agent se rend sur les lieux avec le propriétaire et constate que le terrain est situé sur
une zone dite zone1 où le m2 varie entre 12.000 et 300.000FCFA.
Ayant toutes ces informations, le Chef de Centre des Impôts remet en cause la valeur
déclarée par le propriétaire et évalue le m2 dans la zone à 50.000FCFA et exige le
paiement sur 4 exercices non prescrits ainsi qu’il suit :
Au cas où il n’y aurait pas eu une évaluation la TF à payer serait de 20.000.000x 0,1%=
20.000 et les CAC de 20.000x10%= 2.000, soit un total à payer par exercice de
22.000FCFA.
Les droits à payer pour les exercices 2017,2018 et 2019 seront assortis des pénalités et
des intérêts de retard pour défaut de déclaration et paiement tardif.
66
(achat, vente, garde) ». Par simplification, il peut être envisagé de les déduire directement
du prix de cession afin que celui-ci soit identique en comptabilité et du point de vue fiscal.
Date de la cession : la cession des titres est à enregistrer lors du transfert de la propriété de
ceux-ci. En principe, le transfert de propriété intervient lors de l’accord des parties sur la
chose et sur le prix, c’est-à-dire lors de la signature de la convention de cession. Toutefois, il
convient de déroger à ces règles pour les titres admis en bourse, c’est-à –dire sur un marché
réglementé. Le transfert de propriété intervient, pour les cessions sur un marché
réglementé, lors de l’inscription des titres au compte en bourse de l’acheteur et non lors de
la convention de cession. Il en résulte notamment, pour les ventes à terme, que la plus-value
ne pourra être prise en compte à la clôture de l’exercice que dans l’hypothèse où la
liquidation de la cession est intervenue. En revanche toute moins-value probable doit être
provisionnée. Pour les cessions hors marché réglementé, le transfert intervient, si les titres
sont admis en bourse, après le dénouement de l’opération (règlement du prix). Dans les
autres cas, le transfert de propriété intervient lors de la convention de cession.
Principe : lorsqu’une partie d’un ensemble de titres de même nature est cédée, le choix est
laissé entre une évaluation au prix moyen pondéré et une évaluation selon la méthode PEPS
« premier entré, premier sorti » (ou FIFO » First in, First out »). En pratique, compte tenu des
règles fiscales, la règle FIFO sera le plus souvent utilisée. Pour faciliter le calcul de la plus ou
moins –value de cession, les frais inhérents à la cession sont comptabilisés :
- Au débit du compte 675 « valeurs comptables des éléments d’actif cédés » pour la
cession des immobilisations financières ;
- Au débit du compte 667 « charges nettes sur cession de valeurs mobilières de
placement » pour la cession des valeurs mobilière de placement » ou 767 «
produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement » pour la cession des
valeurs mobilières de placement. S’ils ne sont pas inhérents à la cession, les
charges sont à comptabiliser au compte 6271 » frais sur titres (achat, vente, garde).
Exemple d’application
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Elle a cédé 1000 titres en juin 2020 au prix unitaire de 320.000 puis 1600 titres en
novembre 2022 au prix unitaire de 240.000. A la clôture de l’exercice 2020, les titres
sont évalués à 250.000 (valeur moyenne en décembre 2020)
Evaluation en FIFO
La cession de juin 2020 est réputée porter d’une part sur les 800 titres acquis en
novembre 2016 et d’autre part, sur 200 titres des 700 acquis en septembre 2017. La
valeur comptable des titres cédés est de
Pour la cession de novembre 2020, la vente est réputée porter sur 500 titres acquis
en septembre 2017, puis 500 titres acquis en mars 2017 et enfin 600 titres acquis en
mai 2019 ; la valeur comptable des titres cédés est de :
A la clôture de l’exercice 2020, la valeur comptable des titres restant au bilan est de :
690.000 000- 160.000.000- 410.000.000 = 120.000 FCFA, soit 400 titres à 300.000
FCFA (TITRES ACQUIS EN MAI 2009), valeur sur laquelle il conviendra de constituer
une provision pour dépréciation de (300.000-250.000) x 400 titres = 20.000.000
FCFA
La plus-value de cession est de :
Prix de cession (1000 titres x 320.000) + 1600 titres x 240.000) = 704.000.000
Prix d’acquisition des titres cédés (160.000.000 +410.000.000) = 570.000.000
Plus-value de cession des titres = 134.000.000 FCFA en supposant qu’il n’y a pas de
frais. C’’est un produit imposable à l’IRCM au taux de 16,5% y compris les CAC.
La LF 2015 clarifie les modalités d’imposition à l’IRCM des plus-values réalisées au
Cameroun ou à l’étranger à l’occasion de la cession, même indirecte , d’actions, parts
sociales ou d’obligations d’un particulier ou d’une personne morale, domiciliés au
Cameroun.
Par cessions indirectes, il faut entendre les cessions d’action, de parts et d’obligation
d’entreprises réalisées entre deux sociétés étrangères appartenant au même
périmètre de consolidation lorsque l’une des entités de ce périmètre possède,
entièrement ou partiellement, le capital d’une société de droit camerounais.
Au demeurant, que la cession ait lieu au Cameroun ou à l’étranger, dès lors qu’elle
porte directement ou indirectement sur les actions, parts ou obligations d’une
entreprise située au Cameroun, l’IRCM est dû.
L’assiette de cet impôt est la plus –value nette c’est-à-dire la différence entre le prix
de cession et la valeur d’acquisition de la participation en cause.
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