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1

L’étude des règles d'évaluation se fera en quatre titres :

- les immobilisations incorporelles et corporelles

- les immobilisations financières

- les stocks et en-cours

- les créances et dettes

TITRE I

LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET


CORPORELLES

INTRODUCTION

I - DEFINITION

Les immobilisations sont les éléments destinés à servir durablement à l'activité de l'entreprise.

Ils ne se consomment pas par le premier usage.

II - TYPOLOGIE

On peut distinguer :

- des immobilisations corporelles : choses sur lesquelles s'exercent un droit de propriété

- des immobilisations incorporelles : immobilisations autres que les immobilisations corporelles.

On peut noter l'importance de plus en plus grande des éléments incorporels (logiciels, frais de
recherche et développement, ...) dans la vie de l'entreprise.

Parmi ces deux catégories de biens on distingue également :

- les immobilisations professionnelles (exploitation) utilisées par l'entreprise pour la production de


biens et de services

- les immobilisations non professionnelles (hors exploitation)

Ce critère de classement est surtout utilisé sur le plan financier.

III - ELEMENTS CONSTITUTIFS


2

Les immobilisations portées à l’actif du bilan sont les biens ou les droits réels dont l’entreprise est
propriétaire.

Les biens utilisés par l'entreprise mais qui ne sont pas sa propriété ne figurent pas à
l’actif.

RQ 1 : biens acquis avec clause de réserve de propriété ou en crédit bail sont portés à l'actif.

RQ 2 : utilisation des comptes 20, 21, 22, 23 et 24 pour la comptabilisation des biens à l'actif.

IV - DISTINCTION ENTRE IMMOBILISATIONS, STOCKS ET CHARGES

Il apparaît essentiel de faire cette distinction du fait des conséquences :

1° comptables

- si immobilisation, la charge supportée par l’entreprise est répartie dans le temps par le biais des
amortissements.
- si charge, elle est enregistrée immédiatement dans les comptes la classe 6 avec effet immédiat sur
le résultat,

- si stocks, les éléments y figurant seront évalués au coût de revient et ils feront l'objet de
provision pour dépréciation dans le cas où leur Valeur réelle à la clôture devient inférieure leur
coût de revient, de plus lors de la vente le produit est inscrit dans le résultat de l'exercice,

2° fiscales : en présence d'un exercice déficitaire, les amortissements régulièrement pratiqués


peuvent être reportés sans limitation de durée (amortissements réputés différés).

Cette distinction n'est cependant pas toujours aisée à opérer. Une même opération peut être
qualifiée différemment selon l'activité de l’entreprise.

1 – Immobilisations et stocks

Critère de la durée d'utilisation :

- utilisation durable  immobilisation

- éléments qui rentrent dans le cycle de production et/ou de commercialisation de l’entreprise)


 stocks

Exemple de biens devant être inclus dans les stocks :

- immeubles, terrains, fonds de commerce pour les entreprises ayant la qualité de marchands de
biens

- valeurs mobilières pour les entreprises faisant le commerce de titres


3

- matériels de démonstration dont la durée ne dépasse pas un exercice (voiture des négociants
automobiles)

Selon LC ne peuvent être inclus dans les en-cours de la commande des outillages spécifiques à
une commande (moules, matrices) si l'entreprise en reste propriétaire.

2 – immobilisations et charges

On se fonde toujours sur le critère de la durée d'utilisation pour qualifier la dépense :

- pour les éléments nouveaux, élément durable rentrant dans le patrimoine  immobilisation. (En
principe durée supérieure à un an)

- pour les éléments déjà existants, la dépense a le caractère :

* de charge si elle a pour effet de maintenir les éléments d'actif dans un état normal
d'utilisation jusqu'à la fin de leur vie

* d'immobilisation si elle a pour effet d'augmenter soit la durée de vie du bien soit sa
valeur.

RQ 1 : Le cas des entretiens (préventif) et réparations

(Entretien  on conserve les biens dans de bonnes conditions d'utilisation, réparation  on remet
le bien en bon état de fonctionnement)

Si la dépense a pour effet de maintenir ou de remettre en état normal d'utilisation les


immobilisations, il s'agit d'une charge d'exploitation ;

RQ 2 : Le cas des dépenses d'amélioration et d'additions d’éléments

(Améliorations  substitution d'un élément neuf ou rénové à un élément usagé ou transformation


d’un élément pour le perfectionner, additions  entraînent un accroissement de la valeur du bien)

La dépense a pour effet soit d'augmenter la valeur et/ou la durée de vie de l'actif existant soit de
permettre une diminution des coûts d'utilisation ou une production supérieure (augmenter les
profits futurs); elle a le caractère d'une immobilisation.

RQ 3 : Le cas du remplacement des immobilisations

 Remplacement total : immobilisation

 Remplacement partiel :

* charge lorsqu'il n'a pour objet que de permettre l'utilisation normale d'un bien jusqu'à la
fin de sa période d'amortissement (remplacement d'une pièce, réfection d'une toiture).

* immobilisation si introduction d'une amélioration ou si prolongation de la durée de vie.


4

RQ 4 : Le cas des échanges standard

Le simple remplacement ou l’échange standard d'un élément indispensable au fonctionnement d'un


matériel est considéré comme une charge. (Sauf si augmentation de la valeur et/ou de la durée de
vie)

RQ 5 : Le cas des biens acquis d'occasion et réparés

Si la réparation est indispensable à la mise en service du bien, elle est considérée comme un
élément du coût de revient du bien et fait l'objet d'une inscription à l'actif du bilan.

3 – Les biens amortissables de faible valeur

- du point de vue comptable, le PCG précise que "certains biens de peu de valeur ou dont la
consommation est très rapide peuvent être considérés comme entièrement consommés dans
l'exercice de leur mise en service", mais le PCG ne donne pas de précisions sur les notions de "peu
de valeur" et sur la nature des biens concernés.

" Ces biens semblent pouvoir être comptabilisés en 605 "achats non stockés de matériels et de
fournitures"

- c'est donc la tolérance fiscale qui est appliquée en comptabilité. Les entreprises peuvent donc
comprendre parmi leurs charges les matériels et mobiliers suivants dont la valeur unitaire est
inférieure à 50.000F HT

* matériel et outillage si correspond au contenu des comptes "matériel et outillage" et "outillage


industriel"

* matériel de bureau

* renouvellement courant des meubles meublants de bureau et de mobilier de magasins


commerciaux dont les achats au cours d'un même exercice sont limités à un petit nombre d'unités.
(Ne concerne pas une opération de premier équipement ou de renouvellement complet).
5

CHAPITRE I : REGLES GENERALES D’EVALUATION

I - A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

"A leur date d'entrée dans le patrimoine de l’entreprise les biens acquis â titre onéreux sont
enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur valeur vénale (valeur
actuelle) et les biens produits à leur coût de production"

Pour l’application :

1° le coût d'acquisition est égal au prix d'achat majoré des frais accessoires nécessaires à la mise en
état d'utilisation.

2° le coût de production est égal au coût d'utilisation des matières consommées augmenté des
charges directes et d'une fraction des charges indirectes de production; les intérêts des capitaux
empruntés pour financer la fabrication des immobilisations peuvent être inclus dans le coût de
production lorsqu'ils concernent la période de fabrication.

3° la valeur vénale d’un bien acquis â titre gratuit correspond au prix qui aurait été acquitté dans
les conditions normales de marché

II – A L’INVENTAIRE ET A L’ARRETE DES COMPTES

"Elle doit contrôler par inventaire au moins une fois tous les 12 mois l'existence et la valeur des
éléments actifs et passif du patrimoine de l'entreprise"

L'inventaire consiste en un recensement et une évaluation de tous les actifs et passifs de


l'entreprise.

L'arrêté des comptes conduit à la présentation des états financiers.

1° La valeur actuelle

A l'inventaire la valeur d'une immobilisation correspond à sa valeur actuelle.

Cette valeur actuelle est une valeur d'estimation qui s'apprécie en fonction du marché et de l'utilité
du bien pour l'entreprise.

Pour le plan comptable la valeur actuelle est la valeur vénale c'est-à-dire le prix présumé
qu’accepterait d’en donner un acquéreur éventuel de l'entreprise dans l’état et le lieu où se trouve
le bien.

La valeur vénale s'apprécie dans une hypothèse de continuité d'exploitation


6

En principe pour les éléments d’actif immobilisé, les valeurs d’inventaire doivent tenir compte des
plans d’amortissements.

Pour les immobilisations non financières, lorsque la valeur d’inventaire n’est pas jugée
notablement inférieure à leur valeur comptable nette, cette valeur comptable est retenue.

2° Valeur à l’arrêté des comptes

La valeur d'entrée est maintenue en valeur brute.

Cette valeur est comparée à sa valeur d'inventaire (= valeur actuelle) :

- les plus-values ne sont pas comptabilisées

- les moins-values donnent lieu à des enregistrements comptables :

*pour les immobilisations amortissables (dépréciation définitive), on établit un plan


d'amortissement,

A l'inventaire si la valeur actuelle est notablement différente de la valeur nette comptable, on


procède

- soit à un amortissement complémentaire si la dépréciation est jugée définitive

- soit à une provision si la dépréciation n'est pas jugée définitive.

* pour les immobilisations non amortissables elles font l'objet de provisions

III – VALEUR A LA SORTIE DU PATRMOINE

Motifs: cession volontaire (vente, donation) ou forcée (expropriation, expulsion), retrait d'actif
volontaire (mise au rebut, destruction) ou forcé (incendie, vol)

La sortie d'une immobilisation du patrimoine de l'entreprise entraîne :

1° le retrait du bien du bilan par annulation de sa valeur nette comptable à la date de l'opération

2° l’inscription d'une créance sur un tiers en cas de cession

La différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable constitue la plus ou moins-value
de cession.
7

CHAPITRE II : MISE EN OEUVRE DES METHODES D’EVALUATION A


L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

I – PRINCLPES GENERAUX

1 - Acquisition à titre onéreux

1.1. Détermination du coût d'acquisition

1.1.1. Le prix d’achat

C’est le prix convenu c'est-à-dire le montant en francs résultant de l'accord des parties à la date de
l'opération après déduction des taxes légalement récupérables.

les rabais, remises et ristournes obtenues doivent être déduits du prix d'achat même si ceux-ci ne
sont obtenus que dans l’exercice qui suit celui de l'acquisition.

Par contre les escomptes obtenus constituent des produits financiers,

1.1.2. Les frais accessoires

Ce sont des charges directement ou indirectement liées à l'acquisition pour la mise en état
d'utilisation du bien ou pour son entrée en magasin (après déduction des taxes légalement
récupérables)

D'après le CNC, ces frais sont susceptibles d'entraîner une augmentation de la valeur vénale du
bien

Ce sont :

- les droits de douanes


- les taxes non récupérables assises sur le prix d’achat
- les frais de transport, les commissions et les assurances
- les frais de montage, d’installation et de mise en état d’utilisation

1.2. Frais non compris dans le coût d'acquisition

Tous les autres éléments autres que les frais accessoires mentionnés ci- dessus sont exclus du coût
d'acquisition.

Cependant selon la nature des frais le traitement comptable est différent,

1.2.1. Les frais d’acquisition des immobilisations

* Il s'agit :
8

- des droits de mutation

- des honoraires

- des frais d’actes

Selon le plan comptable ces frais doivent être comptabilisés en charges. Cependant l'entreprise a la
faculté de les étaler sur plusieurs exercices (au maximum sur 5 ans)

Ainsi l'étalement de ces frais n'est pas lié à la durée de vie du bien.

* comptabilisation

 Au cours de l’exercice, on utilise les comptes de charges concernés


 à l'inventaire

1) on effectue un transfert de charges

DB 20 Charges immobilisées

CR 781 Transfert de charges

2) on pratique un amortissement direct

DB 681 Dotations aux amortissements

CR 20 Charges immobilisées

Éventuellement on pratique un prorata temporis la première année (départ = date de constatation


de la dépense)

* en annexe

On donne des précisions sur la nature, le montant et le traitement comptable des charges à répartir

* aspect fiscal

Les frais d'acquisition des immobilisations suivent le régime des frais d'établissement, c'est-à-dire
déductibles sur 5 ans au maximum.

1.2.2. Les autres frais accessoires.

Ils sont enregistrés en charges

1.2.3. Les frais financiers liés à l'acquisition des immobilisations

Ces frais financiers sont enregistrés en charges de l’exercice au titre duquel ils sont supportés.
9

Cependant, si le processus d’acquisition est long (plus de 5 mois), l’entreprise a la possibilité


d’incorporer les frais financiers dans le coût d’acquisition.

2 – Production par l'entreprise pour elle-même

2.1. Détermination du coût de production

Selon le plan comptable le coût de production des immobilisations est déterminé par addition des
éléments suivants :
- coût d’acquisition des matières consommées
- charges directes de production
- charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien (ces charges sont en
général fournies par la comptabilité analytique)

2.2. Charges à exclure du coût de production

Selon le plan comptable sont exclus du coût de production :

- les frais de recherche et développement


- les frais d’administration générale
- les coûts relatifs à la sous activité

Sauf si des conditions spécifiques d'exploitation le justifie.

2.3. Le cas des frais financiers

- les intérêts des capitaux empruntés pour financer la fabrication d'une immobilisation peuvent être
inclus dans le coût de production lorsqu'ils concernent la période de fabrication.

- montant des charges à retenir :

En l'absence de précisions sur la notion de capitaux empruntés, l'OECCA recommande de rattacher


les charges financières que l'entreprise aurait pu éviter si cette dernière n'avait pas effectué de
dépenses pour l'opération en cause.

- détermination de la période de fabrication

Selon l'OECCA :

* début de la période de fabrication

Elle commence lorsque des dépenses relatives au bien ont été réalisées dans le cadre du processus
de production en cours.

Le processus de production inclut toutes les étapes nécessaires à la préparation de l'actif à l'usage
duquel il est destiné (plans, autorisations administratives...)

* fin de la période de fabrication


10

Elle se termine lorsque les immobilisations sont prêtes pour leur utilisation (date de mise en
service).

- aspect fiscal

La possibilité d'incorporer les frais financiers n'existe pas. Cette charge est seulement déductible
des résultats de l'exercice auquel elle se rattache.

Cette divergence conduit à des rectifications extra comptables :

 Au titre de l'exercice de production, déduction de la fraction des charges financières incluses


dans le coût de production

 Au titre de l'exercice de production et des suivants, réintégration de la fraction des charges


financières incluses dans la dotation aux amortissements

2.4. Comptabilisation de la production d'immobilisations

RQ : la production d’immobilisation par l’entreprise pour elle-même constitue une livraison à soi-
même. Cette opération est donc soumise à la TVA.

Dans la mesure où l'entreprise récupère cette taxe sans décalage il s'agit d'une opération neutre que
l'on enregistre par le biais des comptes 445 et 443.

- pendant la phase production

Les dépenses engagées sont enregistrées dans les comptes par nature

- à la clôture de l'exercice si l'opération n'est pas achevée


DB 2x9 Immobilisations en cours
CR 72 Production immobilisation

- à la date de mise en service


DB 2x Immobilisations
DB 445 TVA sur immobilisations
CR 72 Production immobilisée
CR 2x9 Immobilisation en cours
CR 443 TVA facturée

RQ : La base de calcul de la TVA est le coût de production hors charges financières.


11

3 - Cas particuliers

3.1. Apport en nature d'immobilisations

On retient en comptabilité la valeur qui figure dans le traité d’apport.

3.2. Acquisition par voie d'échange

On retient la valeur vénale de celui des deux dont l’estimation est la plus sûre.

3.3. Acquisition â titre gratuit

On retient pour ces biens la valeur vénale c’est-à-dire la valeur qui aurait été acquittée dans les
conditions normales de marché. L'entreprise qui bénéficie d’une telle libéralité doit comptabiliser
un le produit exceptionnel (HAO) en contrepartie. (Fiscalement ce produit est taxable)

3.4. Immobilisations acquises avec clause de réserve de propriété (Développement en cours)

3.5. Immobilisations acquises à l’aide de subvention (Développement en cours)

3.6. Immobilisations acquises par opération de crédit bail (Développement en cours)

3.7. Réévaluation des immobilisations (Développement en cours)

RQ : sur le caractère définitif du coût d'entrée.

Le montant porté en comptabilité lors de l'entrée du bien dans le patrimoine est la valeur définitive,
peut importe les modalités de règlement.
12

TITRE II

LE REGIME DES OPERATIONS DE PORTEFEUILLE


INTRODUCTION

Comptablement on distingue quatre catégories de titres :

- les titres de participation


- les titres immobilisés de l'activité de portefeuille
- les autres titres immobilisés
- les valeurs mobilières de placement.

Chacune de ces quatre catégories fait l’objet :

- d'un classement comptable propre

- de règles d'évaluation propres.

1 – Les titres de participation

Ce sont des titres dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'entreprise car elle
permet :

- d'exercer une influence sur la société émettrice des titres

- d'assurer le contrôle de la société émettrice des titres.

On peut ainsi définir deux notions :

- Le contrôle.

Une société est considérée comme contrôlant une autre :

* si elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité des
droits de vote dans les assemblées générales.

* si elle dispose seule de la majorité des droits de vote en vertu d'un accord conclu avec d'autres
associés ou actionnaires (accord non contraire à l'intérêt de la société)

* si elle détermine en fait, les décisions dans les AG de la société.

La société est présumée exercer ce contrôle lorsqu'elle dispose directement ou indirectement d'une
fraction de droits de vote > à 40% et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détient directement
ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.
13

On appelle FILIALE, la société dans laquelle on détient plus de 50% du capital.

-La participation

Si une société détient dans une autre société une fraction de capital comprise entre 10 et 50%, la
première est considérée comme ayant une participation dans la seconde. Lors de la prise de
participation, l'entreprise recherche la création de liens durables avec la société émettrice dans le
but d'obtenir des avantages divers (relations économiques privilégiées).

La prise de participation ne se traduit pas nécessairement par une influence directe dans la gestion.

Ainsi sont considérés comme titres de participation du point de vue comptable :

- les titres représentant au moins 10% du capital d'une entreprise

- les titres acquis en tout ou partie par Offre Publique d’Achat (OPA) ou Offre Publique
d’Echange (OPE)

Ces titres sont comptabilisés au débit du compte 26 « Titres de participation »

RQ: dans le poste 26, on ne peut trouver que des titres donnant au propriétaire des droits dans le
capital.

2 – Les titres immobilisés de l’activité du portefeuille (TIAP)

Ce sont des titres destinés par une entreprise à l'activité de portefeuille.

Définition de l'activité de portefeuille :

* elle consiste à investir tout ou partie de ses actifs dans un portefeuille de titres pour en retirer, à
plus ou moins longue échéance, une rentabilité satisfaisante.

* cette activité s'exerce sans intervention dans la gestion des entreprises dont les titres sont
détenus.

Les TIAP ne sont ni des titres de participation ni des titres de placement (VMP).

* titres pouvant être inscrits sous cette rubrique : actions, parts sociales, obligations remboursables,
obligations convertibles

La comptabilisation se fait au compte 2741 "TIAP"

3 – Les autres titres immobilisés

Ce sont des titres autres que les titres de participation et les TIAP que l'entreprise a l'intention de
conserver durablement ou qu'elle n'a pas la possibilité de vendre dans un bref délai. (Exemple :
titres donnés en nantissement).
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Ce sont des titres dont la détention n'est pas jugée utile à l'activité de l'entreprise mais non
cessibles à court terme.

Il s'agit le plus souvent de titres dont la détention est subie plutôt que voulue.

Ces titres sont comptabilisés dans le compte 2748 « Autres titres immobilisés ».

4 – Les titres de placement (VMP)

Selon le plan comptable ce sont des titres acquis en vue de réaliser un gain à brève échéance. Ce
sont :

- des titres représentant moins de 10% du capital

- des titres non représentatifs d'une quote-part du capital (Obligations, bons)

Ces titres sont comptabilisés au débit du compte 50 "Titres de placement"


501 Titres du trésor et bons de caisse à court terme
502 actions
503 obligations.
504 bons de souscription
505 Titres négociables hors UEMOA
506 Intérêts courus
508 Autres valeurs assimilées

CHAPITRE I : LES REGLES D’EVALUATION DU PORTEFEUILLE

I – COUT D’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

1 – Règles générales

À leur date d'entrée dans le patrimoine de l'entreprise les biens acquis à titre onéreux sont
comptabilisés à leur coût d'acquisition.

Coût d'acquisition = prix pour lequel ils ont été acquis ou valeur déterminée par les termes du
contrat d’acquisition.

Le coût d'acquisition va donc être comptabilisé dans les différents comptes envisagés
précédemment.
15

Le montant porté en comptabilité lors de l'entrée est le prix définitif quelque soit les modalités de
paiement.

Les frais d'acquisition sont inscrits directement en charges car non représentatifs d'une valeur
vénale.

On utilise le compte 6311 frais sur titres (achat, vente, garde...)

- nature des frais sur titres : droits de mutation, honoraires, commissions, frais d'actes.

- toutefois à défaut de pouvoir les immobiliser, les frais d'acquisition peuvent être répartis sur
plusieurs exercices ; pour cela ils sont transférés au compte 2022 " frais d'acquisition
d’immobilisations."

La durée d'étalement ne doit pas dépasser 5 ans.

- si les titres sont cédés, la quote-part des frais non amortie doit être passée en charges de l'année
de cession.

2 – Régimes particuliers

2.1. Souscription de titres partiellement libérés

- sur le plan comptable, il convient d'enregistrer la totalité de l’opération et non seulement


l'acquisition de la fraction libérée.

En souscrivant l'associé ou l'actionnaire s'est engagé de façon irrévocable.

- la dette correspondant à la fraction non libérée est enregistrée au crédit du compte


472 « Versements restant à effectuer sur titres non libérés »

Ecriture type : DB 26/274/53

CR 4726/4727/4728

2.2. Acquisition de titres subordonnés à la possession de droit de souscription (DS)

(Voir cours comptabilité des sociétés sur les augmentations de capital)

Le DS représente pour un ancien actionnaire, la perte de valeur sur les titres anciens, perte
consécutive à l'augmentation de capital. Il peut être utilisé pour souscrire ou être cédé.

2.2.1. On utilise des DS attachés à des actions déjà détenues.

Pas d'enregistrement particulier par souci de simplification.

La valeur des titres = coût d'acquisition donc prix d'émission.


16

NB : normalement la valeur des actions anciennes devrait être diminuée de la valeur des DS et la
valeur des actions nouvelles augmentée de celle des DS  valeur globale des titres non modifiée.

2.2.2. On achète des DS à d’autres associés (actionnaires)

Le coût d'achat des DS constitue une partie du coût d'entrée des titres. Il doit être enregistré dans le
compte de titres souscrits.

2.3. Attributions d'actions gratuites

L’attribution gratuite de titres émis en représentation d'une augmentation de capital par


incorporation de réserves doit en principe rester sans influence sur l'évaluation à l'actif de la
société détentrice des titres.

Sont modifiés :

- le nombre de titres en portefeuille

- le coût de revient moyen des titres anciens et nouveaux qui est réputé égal au quotient de
la valeur globale par leur nombre.

- en cas de cession la plus ou moins value est calculée par rapport au prix moyen des actions
apprécié à la date de distribution des actions.

2.4. Acquisition des titres en devises

- Enregistrés pour leur prix d'acquisition converti en francs au cours du jour de l'opération.

- Compte tenu des modalités de paiement si le prix payé est différent, la différence s'enregistre en
perte ou gain de change.

II – EVALUATION DES TITRES A LA CLOTURE DE L’EXERCICE

1 – Valeur d’inventaire :

- Inventaire :

* recensement physique des biens (n’est plus usité depuis la dématérialisation des titres)

* évaluation des biens

- le principe général d'évaluation s'applique : on retient donc la valeur actuelle qui s'apprécie en
fonction du marché et de l'utilité du bien pour l'entreprise.

- cette évaluation est menée au niveau de chaque catégorie de titres de même nature (titres de
même société donnant les mêmes droits à leurs titulaires.)
17

1.1. Titres de participation

- que le titre soit coté ou non, on l'évalue à la valeur d'usage. « Valeur qu'un chef d'entreprise
prudent et avisé accepterait de décaisser pour obtenir les titres s'il avait à les acquérir. »

- éléments dont on peut tenir compte :

* critères objectifs, cours de bourse, actif net, rentabilité.

* éléments prévisionnels, perspectives de rentabilité, conjoncture économique.

* éventuellement éléments subjectifs, utilité.

- modalités d'application pour déterminer la valeur d'usage

* bonne connaissance des comptes de la société émettrice

* prise en considération des événements postérieurs à la clôture de l’exercice

* nombreuses méthodes permettant d'estimer les titres (voir cours sur l'évaluation des titres en
comptabilité des sociétés)

En général, on retient une méthode qui combine plusieurs critères.

* on respectera le principe de permanence des méthodes.

1.2. TIAP

Les TIAP sont évalués selon la règle générale c’est à dire par catégorie de titres de même nature et
en retenant comme valeur d'inventaire une valeur qui tienne compte des perspectives d'évolution
générale de l'entreprise et qui soit fondée notamment sur la valeur de marché.

En fait méthode identique à celle mise en oeuvre pour les titres de participation.

1.3. Autres titres immobilisés et titres de placement

- la valeur d'inventaire est fonction de la valeur probable de négociation.

Cette valeur diffère selon que les titres sont cotés ou non.

- valeur probable de négociation de titres cotés.

Valeur égale au cours moyen du dernier mois de l'exercice.

(Cours à la cote officielle d'une bourse de valeur)


18

Si titre coté seulement à l'étranger, on converti le cours moyen en utilisant le cours de change à la
date de clôture.

- valeur probable de négociation des titres non cotés.

Elle est déterminée en retenant un ou plusieurs critères objectifs :

* prix stipulé lors de transactions intervenues sur les titres

* valeur mathématique

* valeur de rendement.

2 – Valeur à l’arrêté des comptes

2.1. Le principe

On compare par catégorie de titres de même nature

* le montant comptabilisé à l'entrée

* la valeur d'inventaire

- des plus ou moins values apparaissent

(Plus et moins values par titres de même nature et conférant les mêmes droits).

- seules les moins values affectent le résultat de l'exercice par le biais de la dotation d'une
provision pour dépréciation.

Principe de prudence : cette provision a la nature de charge financière

DB 697 dotations aux provisions financières

La provision fait l'objet d'un ajustement à chaque fin d'exercice.

Si une reprise est nécessaire, elle se fait par le crédit du compte 797 reprises sur provisions
financières.

- en principe aucune compensation n'est pratiquée avec les plus values de titres en hausse sauf
exceptions.

Ce principe s'applique notamment aux titres de participation et TIAP, l'absence de compensation


s'explique par le fait que ces titres ne sont pas fongibles entre eux.

2.2. Les exceptions

2.2.1. Les autres titres immobilisés


19

- normalement il n'y a pas de compensation entre plus et moins values de titre provenant de
catégories différentes.

- cependant il est possible sous certaines conditions de ne pas constituer la provision pour
dépréciation qui serait nécessaire.

1° en cas de baisse anormale de certains titres cotés apparaissant comme momentanée, l'entreprise
a la faculté, sous sa responsabilité de ne pas comprendre dans la provision tout ou partie de la
moins value constatée sur ces titres dans la mesure où il peut être établi une compensation avec des
plus values normales constatées sur d'autres titres.

Baisse anormale et momentanée :

- baisse importante quelques jours avant la date de clôture

- baisse annulée dans les premiers jours qui suivent la date de clôture

- évolution du cours jusqu'à la date de publication des comptes annuels qui montre que
cette baisse brutale et momentanée n'était pas l'amorce d'une tendance nouvelle.

Cette baisse doit concerner un titre ou une catégorie de titres et non caractériser la situation
d'ensemble d'une place boursière.

2° pour les obligations cotées, il parait possible de ne pas provisionner à condition que l'entreprise
prenne l'engagement de les conserver jusqu'à leur échéance et que la valeur de remboursement soit
au moins égale au coût d'acquisition.

2.2.2. Les valeurs mobilières de placement

Deux exceptions au principe de constitution des provisions :

- en cas de baisse anormale des cours apparaissant comme momentanée. (Voir


précédemment)

- si les titres de placements constituent une réserve de liquidité

Leur utilité pour l'entreprise réside dans la possibilité d'être transformées en espèces liquides.

Les titres de placements peuvent être considérées comme un ensemble de biens fongibles dont la
valeur d'utilité c'est-à-dire le prix de vente peut être déterminé de façon globale, avec dépréciation
à hauteur de l'éventuel excédent global des moins values sur les plus values.

Cependant cette compensation n'est possible que si deux conditions sont remplies :

- titres cotés de façon régulière sur un marché organisé

- titres qui ne doivent pas être des actions ou autres titres de capital émis par la société et
détenus par elle.
20

Donc pas de compensation possible :

- entre titres cotés et non cotés

- entre plus et moins values de titres non cotés.

III – EVALUATION DES TITRES LORS DE LA SORTIE DU PATRIMOINE

1 – Généralités

La cession des titres entraîne une double opération comptable :

- constat du prix de cession

- sortie du bien du patrimoine d'où annulation de sa valeur comptable.

La différence entre le prix de cession et la valeur comptable constitue le résultat de cession.

On peut s'interroger sur :

- le prix de cession :

* prix indiqué dans l'acte sans diminution des frais sur vente

* frais sur ventes en principe portés en 6311 « frais sure titres (achat, vente, garde)

- la valeur comptable lors de la cession

* constituée par une valeur brute, compte non tenu d’une éventuelle provision pour dépréciation.

* valeur brute : - coût d'entrée

- si la cession porte sur une fraction d'un ensemble de titres de même nature
conférant les mêmes droits, le coût d'entrée de la fraction cédée est estimée
au coût d'achat moyen pondéré ou à défaut en utilisant la règle PEPS.

Exemple

Société A - en N achat de 1.000 titres B PU = 100

- en déc. N+1 achat de 400 titres B 150

- en juin N+3 vente 500 B 140

* les éventuelles provisions pour dépréciation constituées avant la cession sont annulées.

La reprise ne rentre pas dans le calcul de la plus ou moins value de cession.


21

2 – La cession des titres de participation et des autres titres immobilisés

Sur le plan comptable, la cession des titres est enregistrée dans les comptes 816 et 826 (PCEA
immobilisations financières).

3 – La cession des TIAP et des titres de placement

Sur le plan comptable seul le résultat de cession apparaît :

- si la cession dégage un profit  compte 777 « produits sur cession de titres de placement », ce
compte est débité de la valeur d'acquisition et crédité du prix de cession.

- si la cession dégage une perte  compte 677 « pertes sur cession de titres de placement »

- pour l'évaluation des titres sortis on utilise comptablement soit FIFO (PEPS), soit CMP

- le produit de la vente apparaît au débit du compte 486 « Créances sur cession de titres de
placement »

Application :

Le portefeuille de la société DAPHNEE se compose des Titres de placement suivants :


31/12/N-1 31/12/N
Titres Date d'achat P. Achat Qté Cours Qté Cours

Actions A 02/11/N-4 120 150 140 - -


Actions A 01/06/N-1 125 1000 140 950 120
Actions B 12/08/N-3 382 200 350 100 360

Lors de la vente des titres A et B, 500F de frais HT ont été supportés.

Prix de vente du titre A = 130

Prix de vente du titre B = 400


22

CHAPITRE II : LES CAS PARTICULIERS

I - ENREGISTREMENT DES PRODUITS DU PORTEFEUILLE

1 – Revenus des actions et parts sociales : le dividende

1.1. Date d’enregistrement

- date à laquelle l'actionnaire peut se prévaloir d'un droit acquis. En principe date de l'assemblée
générale ayant pris la décision de distribuer le dividende.

- les acomptes sur dividendes obéissent au même régime. L’actionnaire devient créancier dès la
décision de répartition prise par le conseil d'administration avant même leur mise en paiement.

Fiscalement, la date à laquelle les produits doivent être pris en compte dans le résultat imposable
de l'entreprise est la date de perception du produit (d’où des rectifications extra comptable).

1.2. Modalités d’enregistrement

- Nature des dividendes : créances rattachées à des participations ou à des titres.

- schéma comptable

* la créance apparaît au débit des comptes

277, 278, 508

* le produit apparaît au crédit des comptes

772, 774

2 – Revenus des obligations : les intérêts

2.1. Date d’enregistrement des intérêts

- les fruits civils s'acquièrent au jour le jour, ainsi les intérêts courus à la date de clôture de
l'exercice constituent des produits à recevoir rattachés au compte de valeur mobilière
correspondante.

- la créance apparaît au débit des comptes :

2764, 5063

Le produit apparaît au crédit des comptes :

774 « revenus de titres de placement »


23

775 « produits des autres immobilisations financières »

On respecte ainsi le principe de séparation des exercices. Éventuellement on contre passe cette
écriture à l'ouverture de l'exercice suivant.

- RQ : si le produit est soumis au régime de la retenue à la source, c'est le montant net de retenue
qui est enregistré.

- lorsque le versement effectif des intérêts a lieu, il convient d'enregistrer l'opération dans le
compte de trésorerie concerné, le compte de contrepartie étant 77 (si l'écriture d'inventaire a été
contre passée).

2.2. Le régime de la retenue à la source

- la retenue à la source concernait aussi bien les intérêts que les lots et primes de remboursement.

- sur les intérêts, cette retenue, à la charge du bénéficiaire, était opérée par l'organisme émetteur à
l'échéance du coupon.

- la retenue à la source ne fait pas l'objet d'une comptabilisation. Son traitement est extra
comptable.

- les intérêts des obligations sont comptabilisés pour leur montant net en produits financiers.

2.3. Les obligations à coupon zéro

- ces obligations présentent deux caractéristiques :

* elles sont émises avec une très forte prime d'émission

* en contrepartie elles sont remboursées à l'échéance à leur valeur nominale sans paiement
d'intérêts jusqu'à celle-ci.

Exemple : obligation de 1.000F émise à 500F, remboursable au bout de 8 ans à 1.000F sans
paiement d'intérêts pendant les 8 ans.

- la différence entre le prix d'émission et la valeur nominale constitue une prime d'émission
pouvant être assimilée financièrement à des intérêts capitalisés.

- deux modes de comptabilisation sont possibles chez l'émetteur des obligations :

1° la prime d'émission est considérée comme une prime de remboursement.

* lors de l’emprunt
24

* cette prime de remboursement est à amortir selon un plan d'amortissement (soit au


prorata de la durée de vie de l'emprunt soit au prorata des intérêts courus).

* les gains ne peuvent être comptabilisés qu'au moment du remboursement du capital.

2° la prime d'émission est assimilée à des intérêts capitalisés.

* l'emprunt est alors comptabilisé pour son prix d'émission.

* à la clôture de chaque exercice les intérêts courus sont portés en charge financière et en
complément de la dette au passif.

RQ : en principe dans les deux cas la charge financière est équivalente, le montant de
l'amortissement de la prime de remboursement étant égal aux intérêts courus.

Chez le détenteur des titres deux modes de comptabilisation sont possibles.

1° la différence entre le montant du remboursement et celui de l'émission représente des intérêts


capitalisés.

Il est donc possible à la clôture de chaque exercice de comptabiliser des intérêts courus (produits
financiers)

2° la solution de prudence doit être appliquée et les gains comptabilisés seulement au moment du
remboursement du capital.

II – ACQUISITION ET GESTION D’OBLIGATIONS OUVRANT DROIT A


UN INTERET ANNUEL

2.1. Lors de l’acquisition en N

- Si acquisition lors de la souscription pas de problème.

- si l'acquisition porte sur des obligations déjà émises et faisant l'objet d'une cotation en bourse :

* la cotation est exprimée en % de la valeur nominale du titre

Ex: obligation 4.000F cotée 98%, valeur 3.920 F, (valeur en capital)

* le montant à débourser lors de l'acquisition comprend toujours la fraction courue du


coupon d'intérêt depuis la dernière échéance nette de retenue à la source (si elle s'applique).

- comptabilisation :
25

2.2. A la fin de l’exercice

- les intérêts courus et non échus sont à enregistrer pour leur montant net en produits financiers
(774 ou 775).

NB : le montant porté en 774 correspond

* soit au montant des intérêts courus depuis la dernière échéance si on a comptabilisé les
intérêts courus lors de l'achat au débit de 774

* soit au montant des intérêts courus depuis la date d'achat si on a comptabilisé les intérêts
courus lors de l'achat au débit de 508 ou de 277.

- les éventuelles provisions pour dépréciation sont déterminées par comparaison entre le coût
d'acquisition figurant au bilan (coût en capital) et la valeur boursière en capital du dernier mois
(sans prise en compte de la fraction des intérêts courus et non échus)

2.3. A la date d’échéance du coupon

Le compte de produit financier 774 ou 775 est crédité du montant du coupon par le débit du
compte de trésorerie.

2.4. Lors de la cession des obligations

Le résultat comptable de cession est déterminé par comparaison entre :

* la valeur d'acquisition

* la valeur de cession

Hors fraction d'intérêts non échus.


26

TITRE III

LE REGIME DES STOCKS ET ENCOURS DE PRODUCTION


INTRODUCTION

1 – Définition

Selon le PCG les stocks constituent « un ensemble de biens et de services qui interviennent dans le
cycle d’exploitation pour être :

- soit vendus en l'état ou au terme d'un processus de production à venir ou encours

- soit consommés au premier usage

RQ : l'entreprise a l'obligation de contrôler par un inventaire, au moins une fois tous les 12 mois,
l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine.

Pour les stocks, elle doit notamment procéder à un inventaire physique des éléments.

2 – Nature des stocks

On distingue :

1° les stocks proprement dits :

- marchandises, achetées par l'entreprise pour être revendues en l’état

- approvisionnements

* matières premières et fournitures qui entrent dans la composition de produits traités ou fabriqués;

* autres approvisionnements (matières consommables, fournitures consommables) qui n'entrent


pas .dans la composition des produits mais sont consommés au premier usage et concourent à la
fabrication.

- produits :

* produits intermédiaires, ayant atteint un stade d'achèvement mais destinés à entrer dans une
nouvelle phase du circuit de production

* produits finis, ont atteint un stade d'achèvement définitif

* produits résiduels ou matières de récupération, déchets ou rebuts de fabrication.


27

2° les productions encours

Il s’agit des biens encours de formation dans le processus de production :

- production de biens (produits et travaux en cours)

- production de services (études et prestations de service)

3° Comptabilisation

Les stocks et encours sont comptabilisés en classe 3.

Deux critères de classement ont été retenus :

- la nature physique du bien

- l'ordre chronologique du cycle du cycle de production


31 stocks de marchandises
32 Matières premières et fournitures liées
33 Autres approvisionnements
34 Produits en-cours
35 Services en-cours
36 Produits finis
37 Produits intermédiaires et résiduels
38 Stocks en cours de route, en consignation ou en dépôt
39 Dépréciation des stocks

4° Eléments constitutifs des stocks

* Tous les biens précédents dont l'entreprise est propriétaire font partie des stocks.

Le transfert de propriété peut différer de la date de livraison ou de paiement.

Ainsi, sont à prendre en compte au niveau des stocks :

- les biens en consignation ou en dépôt chez des tiers

- les marchandises ou approvisionnements achetés et non encore reçus

- les marchandises ou approvisionnements réceptionnés mais non encore facturés,

- les biens achetés avec clause de réserve de propriété


28

(Selon l’article 1138 et 1583 du code civil, le transfert de propriété a lieu par le seu1 accord des
parties sur la chose et le prix avant que la chose n'ait été livrée et le prix payé.)

Ne font donc pas partie des stocks :

- les produits livrés et non encore facturés.

- les produits vendus et non encore livrés.

CHAPITRE I : LE COUT D’ENTREE DES STOCKS ET ENCOURS DE


PRODUTION

I - REGLES GENERALES

1 – Code de commerce art. 12

À leur date d'entrée dans le patrimoine, les stocks et encours sont enregistrés :

- à leur coût d'acquisition pour les biens acquis à titre onéreux (approvisionnements et
marchandises)

- à leur coût de production pour les biens produits (produits et encours)

La valeur d'entrée des stocks n'est effectivement comptabilisée à leur date d'entrée que dans le cas
d'un inventaire permanent.

Dans le cas habituel de l’inventaire intermittent, la comptabilisation est différée jusqu’au premier
arrêté des comptes.

2 – Modalités d’évaluation

2. 1. Rôle de la comptabilité analytique

- elle permet l'identification des frais accessoires d'achat, des charges directes et indirectes de
production.

- à défaut de comptabilité analytique on utilise les méthodes suivantes :

*évaluation des coûts par des calculs ou des évaluations statistiques. (Simple système qui
permet par le calcul des coûts)

* dans des cas exceptionnels, les méthodes suivantes peuvent être appliquées :

1° on retient le coût de biens équivalents constatés ou estimés à la date la plus proche de


l'acquisition.
29

2° si la méthode précédente ne peut être appliquée, les biens en stocks sont évalués à leur valeur
d'inventaire à la date du bilan

3° si, les méthodes précédentes sont trop contraignantes, on évalue les stocks en pratiquant à la
date du bilan, sur le prix de vente un abattement correspondant à la marge pratiquée par
l’entreprise sur chaque catégorie de biens.

2. 2. Eléments identifiables et éléments interchangeables

2.2.1. Éléments identifiables.

Éléments matériellement identifiés et affectés à des projets spécifiques ou choses de genre non
interchangeables.

Le coût d'entrée de ces éléments est déterminé article par article ou catégorie par catégorie.

Evalués au coût d'entrée réel.

2.2.2. Éléments interchangeables

Choses de genre ou biens fongibles qui ne peuvent être à l’intérieur d’une catégorie unitairement
identifiés.

Evalués au coût estimé d’entrée.

Coût estimé d'entrée = coût des stocks à l'arrêté de l'exercice précédent + coût d'entrée des achats
ou productions de l'exercice

Ce coût est réparti entre les articles consommés et les articles en stocks.

Deux méthodes de répartition sont possibles :

- Le coût moyen pondéré

* à chaque entrée (inventaire permanent)

* sur une période n'excédant pas en principe la durée moyenne de stockage (inventaire
intermittent)

- la méthode P E P S (premier entré, premier sorti)

Seules ces deux méthodes sont admises fiscalement et comptablement et le choix doit être tel que
le flux des articles soit correctement traduit.

Les méthodes D.E.P.S et N.I.F.O sont interdites

II - LE COUT D’ACQUISITION (approvisionnements et marchandises)

1 – Définition
30

Coût d’acquisition =prix d’achat + frais accessoires

Il s’agit du coût réel définitif.

2 – Le prix d’achat

Montant en francs résultant de l'accord des parties à la date de l'opération.

On déduit :

- les taxes légalement récupérables

- les rabais, remises et ristournes déduits des comptes d’achat ou obtenus hors factures
(comptabilisés en 60x9, en cas d’impossibilité de les ventiler)

On ne tient pas compte des escomptes de règlement, (produits financiers)

3 – Frais accessoires d’achat

Charges directes et indirectes liées à l’acquisition pour la mise en état d’utilisation du bien ou pour
son entrée en magasin. Frais et charges de nature à accroître la valeur vénale du bien.

On retient :

1° des coûts externes


*commissions et courtages sur achats
* frais de transit
* droits de douane à l'importation
* frais de transport payés à des tiers
* assurances transport
* Impôts indirects par ex droits de circulation sur les boissons)
* TVA non récupérable

2° des coûts internes

* frais de transport par l'entreprise

* frais de réception (déchargement, manutention…)

On ne retient pas :

- les frais de la fonction approvisionnement (sélection des fournisseurs, études des offres,
rédaction des contrats…)
31

- les frais financiers

- les frais ultérieurs de stockage.

III - LE COUT DE PRODUCTION (produits et encours de production)

1 – Définition

Le coût de production = coût d'acquisition des matières consommées pour la production + charges
directes de production + charges indirectes de production dans la mesure ou elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien.

En principe ne font pas partie du coût de production :

- les charges financières

- les frais de recherche et développement

- les frais d'administration générale

- la quote-part des charges correspondant à la sous activité

Il s'agit du coût réel définitif.

2 – Charges directes de production

- charges directement affectables, en principe charges opérationnelles ou variables.

- charges qui peuvent être rattachées au coût sans ambiguïté même si elles transitent par des
centres d'analyse. (Charges indirectes variables ou de structure)

3 – Charges indirectes de production

Pas de liste exhaustive.

Seules en principe les charges d’exploitation et non exceptionnelles peuvent être incorporées aux
coûts de production des stocks.

3.1. Les frais financiers

- lorsque le cycle de production dépasse cinq mois, le coût de production peut comprendre les
intérêts des capitaux empruntés pour financer la production s’ils concernent la période de
fabrication.

- schéma comptable :
32

* comptabilisation des stocks


DB 3x
CR 73

* Ecriture de régularisation
DB 65
CR 787

Fiscalement :

Les frais financiers Sont exclus du coût de production, ce qui entraîne des rectifications
extracomptables :

* déduction l'exercice d’incorporation

* réintégration de la fraction comprise dans l'éventuelle provision pour dépréciation

* réintégration extracomptable au résultat de l'exercice au cours duquel les produits sont vendus (le
produit a été en effet minoré)

3.2. Les frais de recherche

- en général exclus du coût de production

- cependant les frais de recherche engagés à l'occasion d’une commande spécifique d'un client
doivent être inclus dans le coût de revient de la commande.

- fiscalement l'incorporation au coût de production est impossible.

3.3. Les amortissements

- on retient les amortissements pour dépréciation constatés.

- fiscalement, on ne peut retenir les amortissements dérogatoires pour le calcul du coût de


production.

3.4. Les frais administratifs

- le Plan Comptable précise que les frais d'administration générale sont en principe exclus du coût
de production. S’ils sont incorporés la Justification doit figurer en annexe.

- en fait on peut distinguer :


33

* les frais administration générale, frais de siège social par exemple non liés à la production
donc non incorporés.

* les frais généraux de production

- frais de structure, incorporés selon les cas s’ils ont contribués à amener les stocks à l'endroit et
dans l'état où ils se trouvent

- frais opérationnels, à incorporer

3.5. Frais de stockage

Ils viennent s'ajouter au coût de production lorsque des conditions spécifiques d'exploitation le
justifient. La justification est à donner en annexe. C’est le cas notamment pour les stocks ayant un
cycle de production long et se valorisant avec le temps. (Vins, alcools, animaux...).

3.6. Pertes et gaspillages

On retient pour l'évaluation des stocks que les seuls éléments qui interviennent normalement dans
leur formation. Pertes et gaspillages en sont exclus car ils ont un caractère exceptionnel

RQ : les chutes et les déchets constituent des charges incorporables.

3.7. Prise en compte du niveau normal d’activité pour l’imputation des charges fixes

Selon le Plan Comptable pour l'évaluation des produits en stocks, ne sont retenus que les seuls
éléments qui interviennent normalement dans leur formation. En outre l'imputation des frais fixes
de production au coût de transformation est fondée sur la capacité normale de production de
l’entreprise définie en fonction des moyens dont elle dispose et de la production qu'elle peut
raisonnablement en attendre. (Méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes).

En cas de sous activité

Le coût de production prend en compte l'incidence de la sous activité dès que le coût de cette sous
activité est pour l'entreprise.

Ainsi dans le cas d'une production inférieure à la capacité normale de l'entreprise, les charges fixes
de production ne sont imputées au coût de production que pour la fraction correspondant à son
activité effective par rapport à son activité normale. En conséquence la part des charges fixes non
imputées au coût des stocks se trouve rattachée à l'exercice au cours duquel la sous activité est
constatée et reste donc à sa charge.

En cas de suractivité, En l'absence de précisions, les stocks doivent être évalués selon la méthode
générale, c'est-à-dire à leur coût réel de production qui tient compte de la suractivité et minore les
frais fixes par rapport à une capacité normale.

Exemple :
34

Activité normale = 500 unités

400 unités 500 unités 600 unités


Charges variables :

Matières premières 16 000 (1) 20 000 24 000 (2)

Main d’œuvre 20 000 25 000 30 000

Charges de structure 30 000 30 000 30 000


Coût total 66 000 75 000 84 000
Coût unitaire

Charges variables 90 90 90

Charges fixes 75 60 50

(1) : 20 000 * 400/500= 16 000

(2) : 20 000 * 600/500= 24 000

1° en cas de production de 400 unités. (Sous activité),

- Charge fixe imputable au coût de production = 30 000 * 4/5 = 24 000


- La différence de sous activité (30 000 – 24 000) = 6 000 demeure dans les charges de
l’exercice
- Coût de production des 400 unités = 16 000 + 20 000 + 24 000 = 60 000 ; d’où coût
unitaire = 60 000/400 = 150
- Hypothèse : à l’inventaire, il reste 200 articles en stock, la valeur à faire figurer au bilan
sera de 200*150 = 30 000

2° en cas de production de 600 unités. (Suractivité)

- Respect du principe de prudence : le coût de production ne tient pas compte de l’imputation


rationnelle des charges fixes, on ne tient pas compte du boni de suractivité (30 000*6/5 =
6 000) ; coût de production unitaire = 84 000 / 600 = 140
- Hypothèse : à l’inventaire, s’il y a 200 articles en stock, la valeur à faire figurer au bilan
sera de 200*140 = 28 000
35

CHAPITRE II : EVALUATION DES STOCKS ET ENCOURS A L’ARRETE


DES COMPTES

I – VALEUR D’INVENTAIRE

1 – Règle générale

La valeur d'inventaire est la valeur actuelle qui s'apprécie en fonction du marché et de l'utilité du
bien pour l'entreprise

Les stocks et encours sont évalués unité par unité ou catégorie par catégorie.

2 – Modalités pratiques de détermination de la valeur actuelle

IASC norme 2 : la valeur de réalisation nette est égale au prix de vente estimé diminué des coûts
d’achèvement et des coûts qui sont nécessairement encourus pour réaliser cette vente.

2.1. Les matières premières et les approvisionnements

On peut retenir :

- la valeur de réalisation nette (prix de vente - frais restant à supporter).

- le coût de remplacement (prix d’achat du marché + frais accessoires incorporés par l'entreprise au
coût de production).

Cette dernière méthode ne constitue pas la méthode générale.

2.2. Encours de production

La méthode dépend des composants de la production et du stade d’avancement de la production.

En pratique on retient la valeur de réalisation nette. (En particulier pour les contrats à long terme)

2.3. Produits intermédiaires

On retient la valeur de réalisation nette mais deux solutions paraissent possibles selon les
débouchés de l'entreprise :

- si les produits ne peuvent être vendus que finis, on retient le prix de vente du produit fini
diminué des coûts d'achèvement et des frais de distribution.
36

- si les produits peuvent être vendus tels quels, on retient le prix de vente du produit
intermédiaire diminué des frais de distribution.

2.4. Produits finis et marchandises revendues en l’état

On retient la valeur de réalisation nette. Celle-ci est égale au prix du marché à la vente déduction
faite de la totalité des frais restant à supporter pour parvenir à la réalisation.

Frais = - frais de distribution directs (frais de transport, commissions sur vente…)

- coût de la garantie accordée au client

Le bénéfice à prévoir n'est pas à déduire du prix du marché.

II – VALEUR A L’ARRETE DES COMPTES

1 – Règle générale

- on compare : * le coût d'entrée

* la valeur actuelle (valeur vénale)

- la plus faible des deux valeurs est retenue,

- si la valeur prise en compte est la valeur actuelle, celle-ci est présentée à partir du coût d'entrée
par application à ce dernier d'une provision pour dépréciation.

- en application du principe de prudence la dépréciation ne peut venir en diminution du coût


d’entrée, elle fait l'objet d'une provision.

2 – Cas particuliers

2.1. Contrats de vente ferme (prix de vente fixé à l’avance)

Selon le PCG le coût d'entrée comparé à la valeur actuelle, lorsqu'il est plus élevé que celle-ci, est
maintenu pour les stocks et production encours qui ont fait l'objet d'un contrat de vente ferme dont
l'exécution doit intervenir ultérieurement dès lors que le prix de vente stipulé couvre à la fois ce
coût et la totalité des frais restant à supporter pour la bonne exécution du contrat.

Exemple :

- coût d'entrée 1 000

- valeur actuelle 990

- prix résultant du contrat de vente ferme 1 020


37

- frais restant à supporter 10

Valeur actuelle 990 < 1 000, en principe provision de 10

Prix de vente ferme 1 020 > (1 000 + 10), pas de provision.

2.2. Produits subventionnés lors de la vente

L’évaluation du stocks se fait au coût de revient en constatant une provision pour dépréciation afin
de ramener leur valeur au coût du jour.

On ne tient pas compte de la subvention acquise seulement au moment de la vente (principe de


prudence).

2.3. Stocks acquis avec clause de réserve de propriété

Selon le CNC dans la mesure où l'acquéreur est appelé à supporter l'éventuelle dépréciation des
biens entre le moment de la livraison et celui du transfert de propriété sans que le prix à payer ne
diminue; la dépréciation doit être constatée chez l’acquéreur par voie de provision pour
dépréciation.

CHAPITRE III : CONVERSION DES STOCKS LIBELLES EN DEVISES


(achats à l'étranger)

Deux conceptions des opérations :

- opérations distinctes : achat et vente distinctes des opérations de paiement ; les différences de
change sont considérées comme des charges et des produits financiers.

- opérations uniques : achat, vente et règlement forment un tout; l’incidence des variations de cours
est considéré comme un élément d’exploitation non financier.

I – LES OPERATIONS SONT CONSIDERES COMME DISTINCTES

1 – Méthode n°1

On valorise les achats et les stocks au coût d'achat. (En principe on retient le cours moyen d'achat
calculé sur la période correspondant à la rotation des stocks.)

Cette méthode permet d'obtenir un résultat d'exploitation dont les composantes sont homogènes car
stocks et achats sont évalués de la même manière.

Les variations monétaires n ont pas d’influence. Par contre avec cette méthode :
38

- les achats consommés n'ont pas de signification (sauf si cours de paiement proche du cours
d'achat)

- les stocks non encore payés sont évalués de façon différente au bilan (cours d'achat en stocks à
l'actif et cours de clôture dans le compte fournisseur au passif).

Cette méthode peut être retenues si les délais de règlement sont rapides et les variations de faible
amplitude.

2 – Méthode n°2

On valorise les achats au cours du jour d’achat et les stocks au cours du jour de clôture.

Avec cette méthode :

- les achats consommés n'ont pas de signification

- le résultat d'exploitation est majoré lorsque la variation de change est défavorable à l'entreprise et
vice versa.

Méthode à rejeter.

3 – Méthode n°3

On valorise les achats au cours du jour d'achat et les stocks au cours du jour de clôture pour la
partie non payée et au cours d'achat pour la partie payée.

Inconvénients des méthodes 1 et 2. Ne pas retenir.

4 – Méthode n°4

On valorise les achats au cours du jour d'achat et les stocks au cour du jour de clôture pou la partie
non payée et au cours du jour de paiement pour la partie payée.

Méthode qui a une incidence sur le résultat dans la mesure où achat et stocks ne sont pas valorisés
sur des bases homogènes.

Par conséquent les achats consommés sont sans signification. Cependant cette méthode permet
d’évaluer les stocks à leur coût total (coût d'achat +/- différence de change lors du paiement).

Méthode acceptable.

5 – Méthode n°5 du cours interne

Achats et stocks sont valorisés au même cours pendant tout l'exercice. Elle évite l'incidence des
variations monétaires sur le résultat d'exploitation mais lorsque l’écart entre cours interne et cours
réel est important, les résultats sont faussés.

II – LES OPERATIONS SONT CONSIDEREES COMME UNIQUE


39

Méthode n°6

Les achats sont réajustés au cours de paiement tout au long de l'exercice (provisoirement le compte
d'achat est valorisé au cours d'achat).

Les stocks payés sont valorisés au cours de paiement. Les achats et stocks non payés sont valorisés
au cours de clôture.

Les différences de change constatées lors du paiement sont imputées au compte d'achat qui est
ainsi valorisé au cours du jour de paiement.

La différence de change constatée à la date de clôture sur le compte fournisseur est imputée sur le
compte d'achat (achats non réglés). Les stocks non payé sont évalués comme le compte fournisseur
au cours de clôture. Les stocks payés sont évalués au cours de paiement.

Méthode la plus performante car :

- résultat d'exploitation calculé sur des bases homogènes (achats et stocks correspondants évalués
au même cours)

- achats consommés significatifs

- stocks évalués au coût réel (estimation pour les stocks non payés)

- au bilan évaluation homogène des stocks et des comptes fournisseurs.

CHAPITRE IV : COMPTABILISATION DES OPERATIONS RELATIVES


AUX STOCKS

I – INVENTAIRE INTERMITTENT

1 – Marchandises et approvisionnements

- au cours de l'exercice

Utilisation des comptes de charges 601, 602, 604 et 608

- à la clôture

* inventaire extracomptable (Si-Sf)

* annulation du stock initial


40

DB 603
CR 31/32/33

* constatation du stock final


DB 31/32/33
CR 603

Le compte 603 figure toujours dans le compte de résultat en charges (en plus ou en moins).

La signification du solde de 603 est la suivante :

- solde débiteur, charge en plus  déstockage

- solde créditeur, charge en moins  stockage.

2 - Production

- la différence entre le stock de clôture et le stock d'ouverture constitue la production stockée


(Sf-Si)

- à la clôture
* annulation du stock initial
DB 73
CR 34/35/36/37
* constatation du stock final
DB 34/35/36/37
CR 73

Le compte 73 est toujours porté dans le compte de résultat en produit (en plus ou en moins)

La signification du solde du compte 73 est la suivante :

- solde créditeur, produit en plus  stockage

- solde débiteur, produit en moins  déstockage

NB: Pour le premier exercice (à la création), seul l’écriture de constatation du stock final est passé.

II – INVENTAIRE PERMANENT

1 - Marchandises et approvisionnements

Au cours de l’exercice
41

 on débite les comptes de charges 601, 602, 604 et 608


 les comptes de stocks fonctionnent comme des comptes de magasin

DB 3x ou DB 603
CR 603 CR 3x

Suivant les mouvements d’entrée et sortie

En fin d'exercice

* on compare stocks physiques et stocks théoriques

* on régularise les éventuelles différences (bonis ou malis) pour amener les stocks à leur valeur
réelle.

- Si malis (stock réel < stock théorique)


DB 603
CR 3x

- Si bonis (stock réel > stock théorique)


DB 3x
CR 603

2 - Production
- Au cours de l'exercice
Les comptes 36 et 37 fonctionnent comme un magasin :

 si entrée en stock
DB 36/37
CR 736/737

 si sortie de stock
DB 736/737
CR 36/37

Les mouvements sont valorisés conformément aux méthodes de calcul des coûts utilisés par
l'entreprise.

- En fin d'exercice
42

* le stock initial d'encours est annulé


DB 734/735
CR 34/35

* le stock final d'encours est constaté


DB 34/35
CR 734/735

* le solde théorique des comptes 36 et 37 sont comparés aux montants fournis par
l’inventaire physique.

On constate les éventuelles différences (bonis et malis), afin de ramener le stock à son montant
réel.

- si malis
DB 736/737
CR 36/37

- si bonis
DB 36/37
CR 736/737

III – PROVISIONS POUR DEPRECIATION

- Dépréciations initiales et ultérieures


DB 6593
CR 39

- Diminution et annulation de la provision


DB 39
CR 7593

Deux méthodes sont possibles pour l'ajustement des provisions à la clôture :

1° méthode du plan comptable

- on constate par voie de reprise les diminutions de dépréciation

- on constate par voie de dotation les augmentations de dépréciation.


43

- on procède soit par catégorie de stock soit pour l'ensemble.

2° méthode de l'annulation globale

- on annule la totalité de la provision sur le stock initial

- on constate la totalité de la dépréciation sur le stock final

Quelle méthode choisir?

* Si le stock final ne comprend pas les mêmes éléments que le stock initial, on choisit la seconde
méthode

* Si le stock final comprend des éléments déjà compris dans le stock initial, on retient la première
méthode.

RQ : en principe les dépréciations ont un caractère courant, par contre caractère exceptionnel
(HAO) si cause accidentelle (incendie, pollution, inondation…)
44

TITRE IV

EVALUATION DES CREANCES ET DES DETTES

INTRODUCTION : REGLES GENERALES D'EVALUATION

I – VALEUR A L’ENTREE

- créances et dettes sont enregistrées lorsqu'elles sont certaines.

- pour l'évaluation application du principe du nominalisme. (Valeur d'entrée = valeur nominale de


remboursement ou d’encaissement)

- créances et dettes demeurent au bilan jusqu'à l'extinction du droit ou de l'obligation.

II - VALEUR AU BILAN

1 - Les créances

- retenues en comptabilité pour leur valeur nominale.

- par prudence, on pratique une provision pour dépréciation si une perte probable apparaît.

(Valeur nominale > valeur d’inventaire)

Valeur d'inventaire = valeur actuelle de la créance qui, s’apprécie en fonction du marché et de


l’utilité de la créance pour l’entreprise. (Valeur actuelle à ne pas confondre avec la valeur
actualisée).

- le Plan Comptable n'indique ni comment déterminer le montant de la provision, ni quelles


conditions doit remplir une créance pour être considérée comme irrécouvrable.

- RQ : montant de la provision

* déterminé sur le montant H. T. de la créance

* estimation forfaitaire admise par l'administration fiscale à condition qu'elle procède d'une
méthode appropriée et qu'elle soit faite avec une approximation suffisante.

* en principe estimation individuelle des créances.


45

-le Plan Comptable ne donne pas d'indication en cas de modification de la valeur nominale de
remboursement.

* si la diminution de la valeur nominale de remboursement est :

- définitive  charge d’exploitation ou exceptionnelle (HAO)

- réversible  provision pour dépréciation

* si augmentation de la valeur nominale de remboursement est :

- définitive produit d'exploitation ou exceptionnel (HAO)

- réversible pas de modification

2 – Les dettes

Le Plan Comptable précise que :

- l'augmentation de valeur d'un élément de passif externe jugée irréversible est un complément de
dette comptabilisé comme tel. (Contrepartie = charge de l'exercice, frais à répartir sur plusieurs
exercices, augmentation du coût d'une immobilisation).

- lorsque l'augmentation n'est pas jugée définitive, elle se traduit par une provision pour risques.

- la diminution de valeur d'un élément de passif externe devenue irréversible est une réduction de
dette comptabilisée comme telle. (Contrepartie = produit de l’exercice, produits constatés
d'avance, diminution du coût d'une immobilisation).

- lorsque la diminution n’est pas définitive pas de modification.


-

CHAPITRE : CREANCES ET DETTES EN MONNAIES ETRANGERES

I - VALEUR D'ENTREE

1 – Règles générales

Les créances et dettes en monnaies étrangères sont converties et comptabilisées en franc CFA, sur
la base du cours de change du jour de l'opération.

Pas de précision de la part des organismes compétents sur la nature du taux, en général on retient le
taux du jour de la facturation. (D’autres solutions sont possibles telles que le taux du jour du
contrat).

2 – Cas particuliers

2.1. Avances et acomptes reçus et versés en monnaies étrangères


46

- créances et dettes non facturés

- conversion au cours du jour du paiement (= cours définitif)

- comptabilisation dans les comptes :

* 4091 fournisseurs avances et acomptes versés sur commandes

* 4191 clients avances et acomptes reçus sur commandes

2.2. Créances et dettes ayant fait l’objet d’avances et d’acomptes reçus en monnaies étrangères

- comptabilisation :

* pour la partie ayant fait l'objet d'avance et d'acompte, au cours du jour du paiement

* pour la partie restante, au cours du jour habituellement retenu pour l'enregistrement des factures

Exemple :

Vente en janvier 99 pour 10.000 yens

Avances reçues en décembre 98 pour 2.000 yens

Taux de change : - décembre 98 100 yens = 402 FCFA

- janvier 99 100 yens = 405 FCFA

Seul le montant comptabilisé en 411 est susceptible d'être modifié, l'avance est définitive.

II – VALEUR A L’ARRETE DES COMPTES

1 – Règles générales

- les créances et les dettes sont converties et comptabilisées sur la base du dernier cours de change.
(Au bilan)

On retient le taux de change à la date de l'arrêté des comptes.

- si l'application du taux de change modifie les montants en francs CFA précédemment


comptabilisées, les différences de conversion sont inscrites dans des comptes transitoires :

* pertes latentes à l'actif


478 « Ecarts de conversion – actif »
47

4781 « Diminution des créances »


4782 « Augmentation des dettes »

* gains latents au passif


479 « Ecarts de conversion – passif »
4791 « Augmentation des créances »
4792 « Diminution des dettes »

* la contrepartie étant constituée par les différents comptes de créances et dettes concernés.

DETTES
CREANCES

Hausse du cours Baisse du cours


GAIN LATENT

Baisse du cours Hausse du cours

PERTE
LATENTE

- selon le CNC, ce sont des écritures d'inventaire qui peuvent être ex tournées dès le début de
l'exercice suivant afin de conserver en comptabilité la valeur historique d'entrée.

2 – Conséquences

- les gains latents n'interviennent pas dans la formation du résultat

- les pertes latentes donnent lieu en principe à la constitution d'une provision pour risque.

Ecriture :

RQ : dans certains cas la provision peut faire l'objet d'un traitement particulier et ne pas être dotée
en totalité (voir exceptions au paragraphe IV)

3 – Aspects fiscaux
48

Les écarts de conversion à la clôture de l'exercice sont des éléments du résultat imposable de cet
exercice :

* les pertes latentes sont déductibles (à déduire de façon extracomptable)

* les gains latents sont taxables (à réintégrer extracomptablement)

* les provisions constituées pour faire face à la perte latente ne sont pas déductibles (à réintégrer).

Les ajustements fiscaux à effectuer ne se limitent pas aux créances et dettes qui figurent au bilan
en fin d’exercice mais ils s'étendent à celles qui se sont éteintes pendant l’exercice.

III – ENREGISTREMENT LORS DU REGLEMENT

Sur le plan comptable c'est seulement lors du règlement que le résultat de change apparaît. Il s'agit
d'un élément financier enregistré soit en 676, soit en 776.

Les éventuelles provisions pour risques constituées doivent être reprises au compte de résultat.

Sur le plan fiscal, les pertes ou les gains latents supportés au cours des exercices précédents ayant
déjà été réintégrés dans le résultat fiscal ; il convient de ne prendre en compte pour la
détermination du bénéfice fiscal de l'exercice de règlement que la fraction de perte ou de gain
définitif qui peut lui être rattachée, compte tenu des variations du cours de la devise pendant
l'exercice.

IV – LES EXCEPTIONS À LA CONSTITUTION D’UNE PROVISION POUR


RISQUE EN PRESENCE D’UNE PERTE DE CHANGE A L’INVENTAIRE

Ces exceptions sont prévues par le plan comptable et sont les suivantes :

- étalement de la provision durée restant à courir

- position globale de change

Dans tous ces cas l'entreprise procède aux ajustements nécessaires du montant de la provision afin
de donner une image fidèle du patrimoine et du résultat de l'entreprise mais seuls les deux premiers
cas sont d'application obligatoire, pour les autres cas, il s'agit d'une décision de gestion.

Article 56

Lorsque des pertes probables ou des gains latents sont attachés à des opérations d’emprunts ou de
prêts affectant deux ou plusieurs exercices, l’entreprise doit procéder à l’étalement de ces pertes,
ou de ces gains, sur la durée restant à courir jusqu’au terme des remboursements ou des
encaissements à venir prévus au contrat (durée moyenne pondérée restant à courir).
49

Article 57

Lorsque l’entreprise décide d’intégrer dans une position globale de change toutes ses opérations
traitées avec l’étranger, non encore dénouées à l’inventaire, une compensation est admise entre
pertes probables et gains latents, devise par devise. La dotation à une provision pour pertes de
change est limitée à l’excédent des premières sur les seconds.

V – LES CREANCES DOUTEUSES LIBELLEES EN DEVISES

1 - Le principe

- Le Plan Comptable ne donne pas de précisions.

- deux solutions sont envisageables :

* convertir la totalité de la créance au taux de clôture (partie douteuse et non douteuse)

* ne convertir que la partie recouvrable de la créance (solution la plus simple et la plus logique)

- l’administration fiscale n’a pas pris position mais les effets sur le résultat tant fiscal que
comptable sont identiques.

Nous ne retiendrons ici que la seconde solution.

2 – Conversion limitée à la partie recouvrable de la créance

On considère qu'en cas de variation du cours de la devise, l'entreprise ne peut dégager un produit
ou une perte sur une créance qu'elle a considérée comme irrécouvrable.

Exemple :
Le 01/10/98 créance de 1000, 1D=400 FCFA
Le 31/12/98 la créance est douteuse pour 60% de son montant, 1D=500 FCFA
Le 31/12/99 la créance est douteuse pour 80% de son montant, 1D=550 FCFA

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