Support de Cours TCA 1
Support de Cours TCA 1
TITRE I
INTRODUCTION
I - DEFINITION
Les immobilisations sont les éléments destinés à servir durablement à l'activité de l'entreprise.
II - TYPOLOGIE
On peut distinguer :
On peut noter l'importance de plus en plus grande des éléments incorporels (logiciels, frais de
recherche et développement, ...) dans la vie de l'entreprise.
Les immobilisations portées à l’actif du bilan sont les biens ou les droits réels dont l’entreprise est
propriétaire.
Les biens utilisés par l'entreprise mais qui ne sont pas sa propriété ne figurent pas à
l’actif.
RQ 1 : biens acquis avec clause de réserve de propriété ou en crédit bail sont portés à l'actif.
RQ 2 : utilisation des comptes 20, 21, 22, 23 et 24 pour la comptabilisation des biens à l'actif.
1° comptables
- si immobilisation, la charge supportée par l’entreprise est répartie dans le temps par le biais des
amortissements.
- si charge, elle est enregistrée immédiatement dans les comptes la classe 6 avec effet immédiat sur
le résultat,
- si stocks, les éléments y figurant seront évalués au coût de revient et ils feront l'objet de
provision pour dépréciation dans le cas où leur Valeur réelle à la clôture devient inférieure leur
coût de revient, de plus lors de la vente le produit est inscrit dans le résultat de l'exercice,
Cette distinction n'est cependant pas toujours aisée à opérer. Une même opération peut être
qualifiée différemment selon l'activité de l’entreprise.
1 – Immobilisations et stocks
- immeubles, terrains, fonds de commerce pour les entreprises ayant la qualité de marchands de
biens
- matériels de démonstration dont la durée ne dépasse pas un exercice (voiture des négociants
automobiles)
Selon LC ne peuvent être inclus dans les en-cours de la commande des outillages spécifiques à
une commande (moules, matrices) si l'entreprise en reste propriétaire.
2 – immobilisations et charges
- pour les éléments nouveaux, élément durable rentrant dans le patrimoine immobilisation. (En
principe durée supérieure à un an)
* de charge si elle a pour effet de maintenir les éléments d'actif dans un état normal
d'utilisation jusqu'à la fin de leur vie
* d'immobilisation si elle a pour effet d'augmenter soit la durée de vie du bien soit sa
valeur.
(Entretien on conserve les biens dans de bonnes conditions d'utilisation, réparation on remet
le bien en bon état de fonctionnement)
La dépense a pour effet soit d'augmenter la valeur et/ou la durée de vie de l'actif existant soit de
permettre une diminution des coûts d'utilisation ou une production supérieure (augmenter les
profits futurs); elle a le caractère d'une immobilisation.
Remplacement partiel :
* charge lorsqu'il n'a pour objet que de permettre l'utilisation normale d'un bien jusqu'à la
fin de sa période d'amortissement (remplacement d'une pièce, réfection d'une toiture).
Si la réparation est indispensable à la mise en service du bien, elle est considérée comme un
élément du coût de revient du bien et fait l'objet d'une inscription à l'actif du bilan.
- du point de vue comptable, le PCG précise que "certains biens de peu de valeur ou dont la
consommation est très rapide peuvent être considérés comme entièrement consommés dans
l'exercice de leur mise en service", mais le PCG ne donne pas de précisions sur les notions de "peu
de valeur" et sur la nature des biens concernés.
" Ces biens semblent pouvoir être comptabilisés en 605 "achats non stockés de matériels et de
fournitures"
- c'est donc la tolérance fiscale qui est appliquée en comptabilité. Les entreprises peuvent donc
comprendre parmi leurs charges les matériels et mobiliers suivants dont la valeur unitaire est
inférieure à 50.000F HT
* matériel de bureau
"A leur date d'entrée dans le patrimoine de l’entreprise les biens acquis â titre onéreux sont
enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur valeur vénale (valeur
actuelle) et les biens produits à leur coût de production"
Pour l’application :
1° le coût d'acquisition est égal au prix d'achat majoré des frais accessoires nécessaires à la mise en
état d'utilisation.
2° le coût de production est égal au coût d'utilisation des matières consommées augmenté des
charges directes et d'une fraction des charges indirectes de production; les intérêts des capitaux
empruntés pour financer la fabrication des immobilisations peuvent être inclus dans le coût de
production lorsqu'ils concernent la période de fabrication.
3° la valeur vénale d’un bien acquis â titre gratuit correspond au prix qui aurait été acquitté dans
les conditions normales de marché
"Elle doit contrôler par inventaire au moins une fois tous les 12 mois l'existence et la valeur des
éléments actifs et passif du patrimoine de l'entreprise"
1° La valeur actuelle
Cette valeur actuelle est une valeur d'estimation qui s'apprécie en fonction du marché et de l'utilité
du bien pour l'entreprise.
Pour le plan comptable la valeur actuelle est la valeur vénale c'est-à-dire le prix présumé
qu’accepterait d’en donner un acquéreur éventuel de l'entreprise dans l’état et le lieu où se trouve
le bien.
En principe pour les éléments d’actif immobilisé, les valeurs d’inventaire doivent tenir compte des
plans d’amortissements.
Pour les immobilisations non financières, lorsque la valeur d’inventaire n’est pas jugée
notablement inférieure à leur valeur comptable nette, cette valeur comptable est retenue.
Motifs: cession volontaire (vente, donation) ou forcée (expropriation, expulsion), retrait d'actif
volontaire (mise au rebut, destruction) ou forcé (incendie, vol)
1° le retrait du bien du bilan par annulation de sa valeur nette comptable à la date de l'opération
La différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable constitue la plus ou moins-value
de cession.
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I – PRINCLPES GENERAUX
C’est le prix convenu c'est-à-dire le montant en francs résultant de l'accord des parties à la date de
l'opération après déduction des taxes légalement récupérables.
les rabais, remises et ristournes obtenues doivent être déduits du prix d'achat même si ceux-ci ne
sont obtenus que dans l’exercice qui suit celui de l'acquisition.
Ce sont des charges directement ou indirectement liées à l'acquisition pour la mise en état
d'utilisation du bien ou pour son entrée en magasin (après déduction des taxes légalement
récupérables)
D'après le CNC, ces frais sont susceptibles d'entraîner une augmentation de la valeur vénale du
bien
Ce sont :
Tous les autres éléments autres que les frais accessoires mentionnés ci- dessus sont exclus du coût
d'acquisition.
* Il s'agit :
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- des honoraires
Selon le plan comptable ces frais doivent être comptabilisés en charges. Cependant l'entreprise a la
faculté de les étaler sur plusieurs exercices (au maximum sur 5 ans)
Ainsi l'étalement de ces frais n'est pas lié à la durée de vie du bien.
* comptabilisation
DB 20 Charges immobilisées
CR 20 Charges immobilisées
* en annexe
On donne des précisions sur la nature, le montant et le traitement comptable des charges à répartir
* aspect fiscal
Les frais d'acquisition des immobilisations suivent le régime des frais d'établissement, c'est-à-dire
déductibles sur 5 ans au maximum.
Ces frais financiers sont enregistrés en charges de l’exercice au titre duquel ils sont supportés.
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Selon le plan comptable le coût de production des immobilisations est déterminé par addition des
éléments suivants :
- coût d’acquisition des matières consommées
- charges directes de production
- charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien (ces charges sont en
général fournies par la comptabilité analytique)
- les intérêts des capitaux empruntés pour financer la fabrication d'une immobilisation peuvent être
inclus dans le coût de production lorsqu'ils concernent la période de fabrication.
Selon l'OECCA :
Elle commence lorsque des dépenses relatives au bien ont été réalisées dans le cadre du processus
de production en cours.
Le processus de production inclut toutes les étapes nécessaires à la préparation de l'actif à l'usage
duquel il est destiné (plans, autorisations administratives...)
Elle se termine lorsque les immobilisations sont prêtes pour leur utilisation (date de mise en
service).
- aspect fiscal
La possibilité d'incorporer les frais financiers n'existe pas. Cette charge est seulement déductible
des résultats de l'exercice auquel elle se rattache.
RQ : la production d’immobilisation par l’entreprise pour elle-même constitue une livraison à soi-
même. Cette opération est donc soumise à la TVA.
Dans la mesure où l'entreprise récupère cette taxe sans décalage il s'agit d'une opération neutre que
l'on enregistre par le biais des comptes 445 et 443.
Les dépenses engagées sont enregistrées dans les comptes par nature
3 - Cas particuliers
On retient la valeur vénale de celui des deux dont l’estimation est la plus sûre.
On retient pour ces biens la valeur vénale c’est-à-dire la valeur qui aurait été acquittée dans les
conditions normales de marché. L'entreprise qui bénéficie d’une telle libéralité doit comptabiliser
un le produit exceptionnel (HAO) en contrepartie. (Fiscalement ce produit est taxable)
Le montant porté en comptabilité lors de l'entrée du bien dans le patrimoine est la valeur définitive,
peut importe les modalités de règlement.
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TITRE II
Ce sont des titres dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'entreprise car elle
permet :
- Le contrôle.
* si elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité des
droits de vote dans les assemblées générales.
* si elle dispose seule de la majorité des droits de vote en vertu d'un accord conclu avec d'autres
associés ou actionnaires (accord non contraire à l'intérêt de la société)
La société est présumée exercer ce contrôle lorsqu'elle dispose directement ou indirectement d'une
fraction de droits de vote > à 40% et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détient directement
ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.
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-La participation
Si une société détient dans une autre société une fraction de capital comprise entre 10 et 50%, la
première est considérée comme ayant une participation dans la seconde. Lors de la prise de
participation, l'entreprise recherche la création de liens durables avec la société émettrice dans le
but d'obtenir des avantages divers (relations économiques privilégiées).
La prise de participation ne se traduit pas nécessairement par une influence directe dans la gestion.
- les titres acquis en tout ou partie par Offre Publique d’Achat (OPA) ou Offre Publique
d’Echange (OPE)
RQ: dans le poste 26, on ne peut trouver que des titres donnant au propriétaire des droits dans le
capital.
* elle consiste à investir tout ou partie de ses actifs dans un portefeuille de titres pour en retirer, à
plus ou moins longue échéance, une rentabilité satisfaisante.
* cette activité s'exerce sans intervention dans la gestion des entreprises dont les titres sont
détenus.
Les TIAP ne sont ni des titres de participation ni des titres de placement (VMP).
* titres pouvant être inscrits sous cette rubrique : actions, parts sociales, obligations remboursables,
obligations convertibles
Ce sont des titres autres que les titres de participation et les TIAP que l'entreprise a l'intention de
conserver durablement ou qu'elle n'a pas la possibilité de vendre dans un bref délai. (Exemple :
titres donnés en nantissement).
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Ce sont des titres dont la détention n'est pas jugée utile à l'activité de l'entreprise mais non
cessibles à court terme.
Il s'agit le plus souvent de titres dont la détention est subie plutôt que voulue.
Ces titres sont comptabilisés dans le compte 2748 « Autres titres immobilisés ».
Selon le plan comptable ce sont des titres acquis en vue de réaliser un gain à brève échéance. Ce
sont :
1 – Règles générales
À leur date d'entrée dans le patrimoine de l'entreprise les biens acquis à titre onéreux sont
comptabilisés à leur coût d'acquisition.
Coût d'acquisition = prix pour lequel ils ont été acquis ou valeur déterminée par les termes du
contrat d’acquisition.
Le coût d'acquisition va donc être comptabilisé dans les différents comptes envisagés
précédemment.
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Le montant porté en comptabilité lors de l'entrée est le prix définitif quelque soit les modalités de
paiement.
Les frais d'acquisition sont inscrits directement en charges car non représentatifs d'une valeur
vénale.
- nature des frais sur titres : droits de mutation, honoraires, commissions, frais d'actes.
- toutefois à défaut de pouvoir les immobiliser, les frais d'acquisition peuvent être répartis sur
plusieurs exercices ; pour cela ils sont transférés au compte 2022 " frais d'acquisition
d’immobilisations."
- si les titres sont cédés, la quote-part des frais non amortie doit être passée en charges de l'année
de cession.
2 – Régimes particuliers
CR 4726/4727/4728
Le DS représente pour un ancien actionnaire, la perte de valeur sur les titres anciens, perte
consécutive à l'augmentation de capital. Il peut être utilisé pour souscrire ou être cédé.
NB : normalement la valeur des actions anciennes devrait être diminuée de la valeur des DS et la
valeur des actions nouvelles augmentée de celle des DS valeur globale des titres non modifiée.
Le coût d'achat des DS constitue une partie du coût d'entrée des titres. Il doit être enregistré dans le
compte de titres souscrits.
Sont modifiés :
- le coût de revient moyen des titres anciens et nouveaux qui est réputé égal au quotient de
la valeur globale par leur nombre.
- en cas de cession la plus ou moins value est calculée par rapport au prix moyen des actions
apprécié à la date de distribution des actions.
- Enregistrés pour leur prix d'acquisition converti en francs au cours du jour de l'opération.
- Compte tenu des modalités de paiement si le prix payé est différent, la différence s'enregistre en
perte ou gain de change.
1 – Valeur d’inventaire :
- Inventaire :
* recensement physique des biens (n’est plus usité depuis la dématérialisation des titres)
- le principe général d'évaluation s'applique : on retient donc la valeur actuelle qui s'apprécie en
fonction du marché et de l'utilité du bien pour l'entreprise.
- cette évaluation est menée au niveau de chaque catégorie de titres de même nature (titres de
même société donnant les mêmes droits à leurs titulaires.)
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- que le titre soit coté ou non, on l'évalue à la valeur d'usage. « Valeur qu'un chef d'entreprise
prudent et avisé accepterait de décaisser pour obtenir les titres s'il avait à les acquérir. »
* nombreuses méthodes permettant d'estimer les titres (voir cours sur l'évaluation des titres en
comptabilité des sociétés)
1.2. TIAP
Les TIAP sont évalués selon la règle générale c’est à dire par catégorie de titres de même nature et
en retenant comme valeur d'inventaire une valeur qui tienne compte des perspectives d'évolution
générale de l'entreprise et qui soit fondée notamment sur la valeur de marché.
En fait méthode identique à celle mise en oeuvre pour les titres de participation.
Cette valeur diffère selon que les titres sont cotés ou non.
Si titre coté seulement à l'étranger, on converti le cours moyen en utilisant le cours de change à la
date de clôture.
* valeur mathématique
* valeur de rendement.
2.1. Le principe
* la valeur d'inventaire
(Plus et moins values par titres de même nature et conférant les mêmes droits).
- seules les moins values affectent le résultat de l'exercice par le biais de la dotation d'une
provision pour dépréciation.
Si une reprise est nécessaire, elle se fait par le crédit du compte 797 reprises sur provisions
financières.
- en principe aucune compensation n'est pratiquée avec les plus values de titres en hausse sauf
exceptions.
- normalement il n'y a pas de compensation entre plus et moins values de titre provenant de
catégories différentes.
- cependant il est possible sous certaines conditions de ne pas constituer la provision pour
dépréciation qui serait nécessaire.
1° en cas de baisse anormale de certains titres cotés apparaissant comme momentanée, l'entreprise
a la faculté, sous sa responsabilité de ne pas comprendre dans la provision tout ou partie de la
moins value constatée sur ces titres dans la mesure où il peut être établi une compensation avec des
plus values normales constatées sur d'autres titres.
- baisse annulée dans les premiers jours qui suivent la date de clôture
- évolution du cours jusqu'à la date de publication des comptes annuels qui montre que
cette baisse brutale et momentanée n'était pas l'amorce d'une tendance nouvelle.
Cette baisse doit concerner un titre ou une catégorie de titres et non caractériser la situation
d'ensemble d'une place boursière.
2° pour les obligations cotées, il parait possible de ne pas provisionner à condition que l'entreprise
prenne l'engagement de les conserver jusqu'à leur échéance et que la valeur de remboursement soit
au moins égale au coût d'acquisition.
Leur utilité pour l'entreprise réside dans la possibilité d'être transformées en espèces liquides.
Les titres de placements peuvent être considérées comme un ensemble de biens fongibles dont la
valeur d'utilité c'est-à-dire le prix de vente peut être déterminé de façon globale, avec dépréciation
à hauteur de l'éventuel excédent global des moins values sur les plus values.
Cependant cette compensation n'est possible que si deux conditions sont remplies :
- titres qui ne doivent pas être des actions ou autres titres de capital émis par la société et
détenus par elle.
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1 – Généralités
- le prix de cession :
* prix indiqué dans l'acte sans diminution des frais sur vente
* frais sur ventes en principe portés en 6311 « frais sure titres (achat, vente, garde)
* constituée par une valeur brute, compte non tenu d’une éventuelle provision pour dépréciation.
- si la cession porte sur une fraction d'un ensemble de titres de même nature
conférant les mêmes droits, le coût d'entrée de la fraction cédée est estimée
au coût d'achat moyen pondéré ou à défaut en utilisant la règle PEPS.
Exemple
* les éventuelles provisions pour dépréciation constituées avant la cession sont annulées.
Sur le plan comptable, la cession des titres est enregistrée dans les comptes 816 et 826 (PCEA
immobilisations financières).
- si la cession dégage un profit compte 777 « produits sur cession de titres de placement », ce
compte est débité de la valeur d'acquisition et crédité du prix de cession.
- si la cession dégage une perte compte 677 « pertes sur cession de titres de placement »
- pour l'évaluation des titres sortis on utilise comptablement soit FIFO (PEPS), soit CMP
- le produit de la vente apparaît au débit du compte 486 « Créances sur cession de titres de
placement »
Application :
- date à laquelle l'actionnaire peut se prévaloir d'un droit acquis. En principe date de l'assemblée
générale ayant pris la décision de distribuer le dividende.
- les acomptes sur dividendes obéissent au même régime. L’actionnaire devient créancier dès la
décision de répartition prise par le conseil d'administration avant même leur mise en paiement.
Fiscalement, la date à laquelle les produits doivent être pris en compte dans le résultat imposable
de l'entreprise est la date de perception du produit (d’où des rectifications extra comptable).
- schéma comptable
772, 774
- les fruits civils s'acquièrent au jour le jour, ainsi les intérêts courus à la date de clôture de
l'exercice constituent des produits à recevoir rattachés au compte de valeur mobilière
correspondante.
2764, 5063
On respecte ainsi le principe de séparation des exercices. Éventuellement on contre passe cette
écriture à l'ouverture de l'exercice suivant.
- RQ : si le produit est soumis au régime de la retenue à la source, c'est le montant net de retenue
qui est enregistré.
- lorsque le versement effectif des intérêts a lieu, il convient d'enregistrer l'opération dans le
compte de trésorerie concerné, le compte de contrepartie étant 77 (si l'écriture d'inventaire a été
contre passée).
- la retenue à la source concernait aussi bien les intérêts que les lots et primes de remboursement.
- sur les intérêts, cette retenue, à la charge du bénéficiaire, était opérée par l'organisme émetteur à
l'échéance du coupon.
- la retenue à la source ne fait pas l'objet d'une comptabilisation. Son traitement est extra
comptable.
- les intérêts des obligations sont comptabilisés pour leur montant net en produits financiers.
* en contrepartie elles sont remboursées à l'échéance à leur valeur nominale sans paiement
d'intérêts jusqu'à celle-ci.
Exemple : obligation de 1.000F émise à 500F, remboursable au bout de 8 ans à 1.000F sans
paiement d'intérêts pendant les 8 ans.
- la différence entre le prix d'émission et la valeur nominale constitue une prime d'émission
pouvant être assimilée financièrement à des intérêts capitalisés.
* lors de l’emprunt
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* à la clôture de chaque exercice les intérêts courus sont portés en charge financière et en
complément de la dette au passif.
RQ : en principe dans les deux cas la charge financière est équivalente, le montant de
l'amortissement de la prime de remboursement étant égal aux intérêts courus.
Il est donc possible à la clôture de chaque exercice de comptabiliser des intérêts courus (produits
financiers)
2° la solution de prudence doit être appliquée et les gains comptabilisés seulement au moment du
remboursement du capital.
- si l'acquisition porte sur des obligations déjà émises et faisant l'objet d'une cotation en bourse :
- comptabilisation :
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- les intérêts courus et non échus sont à enregistrer pour leur montant net en produits financiers
(774 ou 775).
* soit au montant des intérêts courus depuis la dernière échéance si on a comptabilisé les
intérêts courus lors de l'achat au débit de 774
* soit au montant des intérêts courus depuis la date d'achat si on a comptabilisé les intérêts
courus lors de l'achat au débit de 508 ou de 277.
- les éventuelles provisions pour dépréciation sont déterminées par comparaison entre le coût
d'acquisition figurant au bilan (coût en capital) et la valeur boursière en capital du dernier mois
(sans prise en compte de la fraction des intérêts courus et non échus)
Le compte de produit financier 774 ou 775 est crédité du montant du coupon par le débit du
compte de trésorerie.
* la valeur d'acquisition
* la valeur de cession
TITRE III
1 – Définition
Selon le PCG les stocks constituent « un ensemble de biens et de services qui interviennent dans le
cycle d’exploitation pour être :
RQ : l'entreprise a l'obligation de contrôler par un inventaire, au moins une fois tous les 12 mois,
l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine.
Pour les stocks, elle doit notamment procéder à un inventaire physique des éléments.
On distingue :
- approvisionnements
* matières premières et fournitures qui entrent dans la composition de produits traités ou fabriqués;
- produits :
* produits intermédiaires, ayant atteint un stade d'achèvement mais destinés à entrer dans une
nouvelle phase du circuit de production
3° Comptabilisation
* Tous les biens précédents dont l'entreprise est propriétaire font partie des stocks.
(Selon l’article 1138 et 1583 du code civil, le transfert de propriété a lieu par le seu1 accord des
parties sur la chose et le prix avant que la chose n'ait été livrée et le prix payé.)
I - REGLES GENERALES
À leur date d'entrée dans le patrimoine, les stocks et encours sont enregistrés :
- à leur coût d'acquisition pour les biens acquis à titre onéreux (approvisionnements et
marchandises)
La valeur d'entrée des stocks n'est effectivement comptabilisée à leur date d'entrée que dans le cas
d'un inventaire permanent.
Dans le cas habituel de l’inventaire intermittent, la comptabilisation est différée jusqu’au premier
arrêté des comptes.
2 – Modalités d’évaluation
- elle permet l'identification des frais accessoires d'achat, des charges directes et indirectes de
production.
*évaluation des coûts par des calculs ou des évaluations statistiques. (Simple système qui
permet par le calcul des coûts)
* dans des cas exceptionnels, les méthodes suivantes peuvent être appliquées :
2° si la méthode précédente ne peut être appliquée, les biens en stocks sont évalués à leur valeur
d'inventaire à la date du bilan
3° si, les méthodes précédentes sont trop contraignantes, on évalue les stocks en pratiquant à la
date du bilan, sur le prix de vente un abattement correspondant à la marge pratiquée par
l’entreprise sur chaque catégorie de biens.
Éléments matériellement identifiés et affectés à des projets spécifiques ou choses de genre non
interchangeables.
Le coût d'entrée de ces éléments est déterminé article par article ou catégorie par catégorie.
Choses de genre ou biens fongibles qui ne peuvent être à l’intérieur d’une catégorie unitairement
identifiés.
Coût estimé d'entrée = coût des stocks à l'arrêté de l'exercice précédent + coût d'entrée des achats
ou productions de l'exercice
Ce coût est réparti entre les articles consommés et les articles en stocks.
* sur une période n'excédant pas en principe la durée moyenne de stockage (inventaire
intermittent)
Seules ces deux méthodes sont admises fiscalement et comptablement et le choix doit être tel que
le flux des articles soit correctement traduit.
1 – Définition
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2 – Le prix d’achat
On déduit :
- les rabais, remises et ristournes déduits des comptes d’achat ou obtenus hors factures
(comptabilisés en 60x9, en cas d’impossibilité de les ventiler)
Charges directes et indirectes liées à l’acquisition pour la mise en état d’utilisation du bien ou pour
son entrée en magasin. Frais et charges de nature à accroître la valeur vénale du bien.
On retient :
On ne retient pas :
- les frais de la fonction approvisionnement (sélection des fournisseurs, études des offres,
rédaction des contrats…)
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1 – Définition
Le coût de production = coût d'acquisition des matières consommées pour la production + charges
directes de production + charges indirectes de production dans la mesure ou elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien.
- charges qui peuvent être rattachées au coût sans ambiguïté même si elles transitent par des
centres d'analyse. (Charges indirectes variables ou de structure)
Seules en principe les charges d’exploitation et non exceptionnelles peuvent être incorporées aux
coûts de production des stocks.
- lorsque le cycle de production dépasse cinq mois, le coût de production peut comprendre les
intérêts des capitaux empruntés pour financer la production s’ils concernent la période de
fabrication.
- schéma comptable :
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* Ecriture de régularisation
DB 65
CR 787
Fiscalement :
Les frais financiers Sont exclus du coût de production, ce qui entraîne des rectifications
extracomptables :
* réintégration extracomptable au résultat de l'exercice au cours duquel les produits sont vendus (le
produit a été en effet minoré)
- cependant les frais de recherche engagés à l'occasion d’une commande spécifique d'un client
doivent être inclus dans le coût de revient de la commande.
- le Plan Comptable précise que les frais d'administration générale sont en principe exclus du coût
de production. S’ils sont incorporés la Justification doit figurer en annexe.
* les frais administration générale, frais de siège social par exemple non liés à la production
donc non incorporés.
- frais de structure, incorporés selon les cas s’ils ont contribués à amener les stocks à l'endroit et
dans l'état où ils se trouvent
Ils viennent s'ajouter au coût de production lorsque des conditions spécifiques d'exploitation le
justifient. La justification est à donner en annexe. C’est le cas notamment pour les stocks ayant un
cycle de production long et se valorisant avec le temps. (Vins, alcools, animaux...).
On retient pour l'évaluation des stocks que les seuls éléments qui interviennent normalement dans
leur formation. Pertes et gaspillages en sont exclus car ils ont un caractère exceptionnel
3.7. Prise en compte du niveau normal d’activité pour l’imputation des charges fixes
Selon le Plan Comptable pour l'évaluation des produits en stocks, ne sont retenus que les seuls
éléments qui interviennent normalement dans leur formation. En outre l'imputation des frais fixes
de production au coût de transformation est fondée sur la capacité normale de production de
l’entreprise définie en fonction des moyens dont elle dispose et de la production qu'elle peut
raisonnablement en attendre. (Méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes).
Le coût de production prend en compte l'incidence de la sous activité dès que le coût de cette sous
activité est pour l'entreprise.
Ainsi dans le cas d'une production inférieure à la capacité normale de l'entreprise, les charges fixes
de production ne sont imputées au coût de production que pour la fraction correspondant à son
activité effective par rapport à son activité normale. En conséquence la part des charges fixes non
imputées au coût des stocks se trouve rattachée à l'exercice au cours duquel la sous activité est
constatée et reste donc à sa charge.
En cas de suractivité, En l'absence de précisions, les stocks doivent être évalués selon la méthode
générale, c'est-à-dire à leur coût réel de production qui tient compte de la suractivité et minore les
frais fixes par rapport à une capacité normale.
Exemple :
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Charges variables 90 90 90
Charges fixes 75 60 50
I – VALEUR D’INVENTAIRE
1 – Règle générale
La valeur d'inventaire est la valeur actuelle qui s'apprécie en fonction du marché et de l'utilité du
bien pour l'entreprise
Les stocks et encours sont évalués unité par unité ou catégorie par catégorie.
IASC norme 2 : la valeur de réalisation nette est égale au prix de vente estimé diminué des coûts
d’achèvement et des coûts qui sont nécessairement encourus pour réaliser cette vente.
On peut retenir :
- le coût de remplacement (prix d’achat du marché + frais accessoires incorporés par l'entreprise au
coût de production).
En pratique on retient la valeur de réalisation nette. (En particulier pour les contrats à long terme)
On retient la valeur de réalisation nette mais deux solutions paraissent possibles selon les
débouchés de l'entreprise :
- si les produits ne peuvent être vendus que finis, on retient le prix de vente du produit fini
diminué des coûts d'achèvement et des frais de distribution.
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- si les produits peuvent être vendus tels quels, on retient le prix de vente du produit
intermédiaire diminué des frais de distribution.
On retient la valeur de réalisation nette. Celle-ci est égale au prix du marché à la vente déduction
faite de la totalité des frais restant à supporter pour parvenir à la réalisation.
1 – Règle générale
- si la valeur prise en compte est la valeur actuelle, celle-ci est présentée à partir du coût d'entrée
par application à ce dernier d'une provision pour dépréciation.
2 – Cas particuliers
Selon le PCG le coût d'entrée comparé à la valeur actuelle, lorsqu'il est plus élevé que celle-ci, est
maintenu pour les stocks et production encours qui ont fait l'objet d'un contrat de vente ferme dont
l'exécution doit intervenir ultérieurement dès lors que le prix de vente stipulé couvre à la fois ce
coût et la totalité des frais restant à supporter pour la bonne exécution du contrat.
Exemple :
L’évaluation du stocks se fait au coût de revient en constatant une provision pour dépréciation afin
de ramener leur valeur au coût du jour.
Selon le CNC dans la mesure où l'acquéreur est appelé à supporter l'éventuelle dépréciation des
biens entre le moment de la livraison et celui du transfert de propriété sans que le prix à payer ne
diminue; la dépréciation doit être constatée chez l’acquéreur par voie de provision pour
dépréciation.
- opérations distinctes : achat et vente distinctes des opérations de paiement ; les différences de
change sont considérées comme des charges et des produits financiers.
- opérations uniques : achat, vente et règlement forment un tout; l’incidence des variations de cours
est considéré comme un élément d’exploitation non financier.
1 – Méthode n°1
On valorise les achats et les stocks au coût d'achat. (En principe on retient le cours moyen d'achat
calculé sur la période correspondant à la rotation des stocks.)
Cette méthode permet d'obtenir un résultat d'exploitation dont les composantes sont homogènes car
stocks et achats sont évalués de la même manière.
Les variations monétaires n ont pas d’influence. Par contre avec cette méthode :
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- les achats consommés n'ont pas de signification (sauf si cours de paiement proche du cours
d'achat)
- les stocks non encore payés sont évalués de façon différente au bilan (cours d'achat en stocks à
l'actif et cours de clôture dans le compte fournisseur au passif).
Cette méthode peut être retenues si les délais de règlement sont rapides et les variations de faible
amplitude.
2 – Méthode n°2
On valorise les achats au cours du jour d’achat et les stocks au cours du jour de clôture.
- le résultat d'exploitation est majoré lorsque la variation de change est défavorable à l'entreprise et
vice versa.
Méthode à rejeter.
3 – Méthode n°3
On valorise les achats au cours du jour d'achat et les stocks au cours du jour de clôture pour la
partie non payée et au cours d'achat pour la partie payée.
4 – Méthode n°4
On valorise les achats au cours du jour d'achat et les stocks au cour du jour de clôture pou la partie
non payée et au cours du jour de paiement pour la partie payée.
Méthode qui a une incidence sur le résultat dans la mesure où achat et stocks ne sont pas valorisés
sur des bases homogènes.
Par conséquent les achats consommés sont sans signification. Cependant cette méthode permet
d’évaluer les stocks à leur coût total (coût d'achat +/- différence de change lors du paiement).
Méthode acceptable.
Achats et stocks sont valorisés au même cours pendant tout l'exercice. Elle évite l'incidence des
variations monétaires sur le résultat d'exploitation mais lorsque l’écart entre cours interne et cours
réel est important, les résultats sont faussés.
Méthode n°6
Les achats sont réajustés au cours de paiement tout au long de l'exercice (provisoirement le compte
d'achat est valorisé au cours d'achat).
Les stocks payés sont valorisés au cours de paiement. Les achats et stocks non payés sont valorisés
au cours de clôture.
Les différences de change constatées lors du paiement sont imputées au compte d'achat qui est
ainsi valorisé au cours du jour de paiement.
La différence de change constatée à la date de clôture sur le compte fournisseur est imputée sur le
compte d'achat (achats non réglés). Les stocks non payé sont évalués comme le compte fournisseur
au cours de clôture. Les stocks payés sont évalués au cours de paiement.
- résultat d'exploitation calculé sur des bases homogènes (achats et stocks correspondants évalués
au même cours)
- stocks évalués au coût réel (estimation pour les stocks non payés)
I – INVENTAIRE INTERMITTENT
1 – Marchandises et approvisionnements
- au cours de l'exercice
- à la clôture
DB 603
CR 31/32/33
Le compte 603 figure toujours dans le compte de résultat en charges (en plus ou en moins).
2 - Production
- à la clôture
* annulation du stock initial
DB 73
CR 34/35/36/37
* constatation du stock final
DB 34/35/36/37
CR 73
Le compte 73 est toujours porté dans le compte de résultat en produit (en plus ou en moins)
NB: Pour le premier exercice (à la création), seul l’écriture de constatation du stock final est passé.
II – INVENTAIRE PERMANENT
1 - Marchandises et approvisionnements
Au cours de l’exercice
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DB 3x ou DB 603
CR 603 CR 3x
En fin d'exercice
* on régularise les éventuelles différences (bonis ou malis) pour amener les stocks à leur valeur
réelle.
2 - Production
- Au cours de l'exercice
Les comptes 36 et 37 fonctionnent comme un magasin :
si entrée en stock
DB 36/37
CR 736/737
si sortie de stock
DB 736/737
CR 36/37
Les mouvements sont valorisés conformément aux méthodes de calcul des coûts utilisés par
l'entreprise.
- En fin d'exercice
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* le solde théorique des comptes 36 et 37 sont comparés aux montants fournis par
l’inventaire physique.
On constate les éventuelles différences (bonis et malis), afin de ramener le stock à son montant
réel.
- si malis
DB 736/737
CR 36/37
- si bonis
DB 36/37
CR 736/737
* Si le stock final ne comprend pas les mêmes éléments que le stock initial, on choisit la seconde
méthode
* Si le stock final comprend des éléments déjà compris dans le stock initial, on retient la première
méthode.
RQ : en principe les dépréciations ont un caractère courant, par contre caractère exceptionnel
(HAO) si cause accidentelle (incendie, pollution, inondation…)
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TITRE IV
I – VALEUR A L’ENTREE
II - VALEUR AU BILAN
1 - Les créances
- par prudence, on pratique une provision pour dépréciation si une perte probable apparaît.
- RQ : montant de la provision
* estimation forfaitaire admise par l'administration fiscale à condition qu'elle procède d'une
méthode appropriée et qu'elle soit faite avec une approximation suffisante.
-le Plan Comptable ne donne pas d'indication en cas de modification de la valeur nominale de
remboursement.
2 – Les dettes
- l'augmentation de valeur d'un élément de passif externe jugée irréversible est un complément de
dette comptabilisé comme tel. (Contrepartie = charge de l'exercice, frais à répartir sur plusieurs
exercices, augmentation du coût d'une immobilisation).
- lorsque l'augmentation n'est pas jugée définitive, elle se traduit par une provision pour risques.
- la diminution de valeur d'un élément de passif externe devenue irréversible est une réduction de
dette comptabilisée comme telle. (Contrepartie = produit de l’exercice, produits constatés
d'avance, diminution du coût d'une immobilisation).
I - VALEUR D'ENTREE
1 – Règles générales
Les créances et dettes en monnaies étrangères sont converties et comptabilisées en franc CFA, sur
la base du cours de change du jour de l'opération.
Pas de précision de la part des organismes compétents sur la nature du taux, en général on retient le
taux du jour de la facturation. (D’autres solutions sont possibles telles que le taux du jour du
contrat).
2 – Cas particuliers
2.2. Créances et dettes ayant fait l’objet d’avances et d’acomptes reçus en monnaies étrangères
- comptabilisation :
* pour la partie ayant fait l'objet d'avance et d'acompte, au cours du jour du paiement
* pour la partie restante, au cours du jour habituellement retenu pour l'enregistrement des factures
Exemple :
Seul le montant comptabilisé en 411 est susceptible d'être modifié, l'avance est définitive.
1 – Règles générales
- les créances et les dettes sont converties et comptabilisées sur la base du dernier cours de change.
(Au bilan)
* la contrepartie étant constituée par les différents comptes de créances et dettes concernés.
DETTES
CREANCES
PERTE
LATENTE
- selon le CNC, ce sont des écritures d'inventaire qui peuvent être ex tournées dès le début de
l'exercice suivant afin de conserver en comptabilité la valeur historique d'entrée.
2 – Conséquences
- les pertes latentes donnent lieu en principe à la constitution d'une provision pour risque.
Ecriture :
RQ : dans certains cas la provision peut faire l'objet d'un traitement particulier et ne pas être dotée
en totalité (voir exceptions au paragraphe IV)
3 – Aspects fiscaux
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Les écarts de conversion à la clôture de l'exercice sont des éléments du résultat imposable de cet
exercice :
* les provisions constituées pour faire face à la perte latente ne sont pas déductibles (à réintégrer).
Les ajustements fiscaux à effectuer ne se limitent pas aux créances et dettes qui figurent au bilan
en fin d’exercice mais ils s'étendent à celles qui se sont éteintes pendant l’exercice.
Sur le plan comptable c'est seulement lors du règlement que le résultat de change apparaît. Il s'agit
d'un élément financier enregistré soit en 676, soit en 776.
Les éventuelles provisions pour risques constituées doivent être reprises au compte de résultat.
Sur le plan fiscal, les pertes ou les gains latents supportés au cours des exercices précédents ayant
déjà été réintégrés dans le résultat fiscal ; il convient de ne prendre en compte pour la
détermination du bénéfice fiscal de l'exercice de règlement que la fraction de perte ou de gain
définitif qui peut lui être rattachée, compte tenu des variations du cours de la devise pendant
l'exercice.
Ces exceptions sont prévues par le plan comptable et sont les suivantes :
Dans tous ces cas l'entreprise procède aux ajustements nécessaires du montant de la provision afin
de donner une image fidèle du patrimoine et du résultat de l'entreprise mais seuls les deux premiers
cas sont d'application obligatoire, pour les autres cas, il s'agit d'une décision de gestion.
Article 56
Lorsque des pertes probables ou des gains latents sont attachés à des opérations d’emprunts ou de
prêts affectant deux ou plusieurs exercices, l’entreprise doit procéder à l’étalement de ces pertes,
ou de ces gains, sur la durée restant à courir jusqu’au terme des remboursements ou des
encaissements à venir prévus au contrat (durée moyenne pondérée restant à courir).
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Article 57
Lorsque l’entreprise décide d’intégrer dans une position globale de change toutes ses opérations
traitées avec l’étranger, non encore dénouées à l’inventaire, une compensation est admise entre
pertes probables et gains latents, devise par devise. La dotation à une provision pour pertes de
change est limitée à l’excédent des premières sur les seconds.
1 - Le principe
* ne convertir que la partie recouvrable de la créance (solution la plus simple et la plus logique)
- l’administration fiscale n’a pas pris position mais les effets sur le résultat tant fiscal que
comptable sont identiques.
On considère qu'en cas de variation du cours de la devise, l'entreprise ne peut dégager un produit
ou une perte sur une créance qu'elle a considérée comme irrécouvrable.
Exemple :
Le 01/10/98 créance de 1000, 1D=400 FCFA
Le 31/12/98 la créance est douteuse pour 60% de son montant, 1D=500 FCFA
Le 31/12/99 la créance est douteuse pour 80% de son montant, 1D=550 FCFA