Master Support de Cours FISCALITE
Master Support de Cours FISCALITE
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PROLEGOMENES
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certains BNC qui sont générés par de véritables entreprises sont calculés selon le
principe de la comptabilité de caisse. Exemple : Un cabinet de plusieurs avocats.
les plus-values immobilières ou mobilières réalisées par les particuliers révèlent de la
fiscalité des ménages, sont imposables dès la signature du contrat de cession.
le revenu imposable est annuel
Le contribuable doit déclarer au plu tard au mois d’avril de l’année suivante, la totalité des
revenus dont il a disposé l’année précédente. Là encore il faut noter une particularité pour la
fiscalité des ménages ou des entreprises :
Pour les entreprises dont l’exercice ne coïncide pas avec l’année civile, le bénéfice à
déclarer est celui du dernier exercice clôt.
Il convient de déclarer les revenus qui ont été encaissés au cours de l’année civile.
Les sociétés de personnes que sont les SNC, les sociétés civiles, les GIE, les sociétés créées
de fait sont soumises au même régime fiscal que les entreprises individuelles.
Les sociétés de capitaux que sont les S.A, les SARL, etc.… ont la pleine capacité fiscale, on
dit qu’elles sont fiscalement opaques. Elles sont des contribuables à part entière c’est
pourquoi elles doivent payer un impôt sur les bénéfices dont le taux est 33 1/3 %.
Après avoir payé cet impôt, la société peut mettre en réserve une partie du revenu disponible
et distribuer l’autre partie sous forme de dividendes qui seront imposés dans les mains des
associés. On voit donc une double imposition dont les effets seront tempérés par l’avoir fiscal.
Toute le fiscalité des entreprises repose sur la comptabilité c’est-à-dire c’est à partir du
résultat comptable qu’on détermine le bénéfice fiscal.
APPLICATION :
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3- calcul de l’impôt
6- toutes les personnes morales et physiques sont soumises au même impôt faux
7- le revenu imposable à l’IR est :
- un revenu global ? : c’est la somme des différents revenus catégoriels
- un revenu familial ? : on additionne les revenus de tous les membres de la famille
c’est-à-dire du père, de la mère et des enfants à charge.
- un revenu net ? : revenu brut – charges (dépenses d’acquisition et de conservation)
Art. BCGI
8- EXERCICE
Solution : Mr Lebreton déclarera la plus-value au titre des revenus 94 même s’il n’a pas
disposé pendant l’année 94 des recettes de la vente de l’immeuble. Il s’agit là d’une des
exceptions prévues par l’administration fiscale.
9- la société DUVAL ouvre son exercice comptable le 1 er /10/94 pour le clore le 31/03/95. Au
cours de ces 6 mois les revenus d’activités, les mouvements de fonds ont été les suivants.
H1 : Au 31/12/94 3.000.000
Au 31/12/95 2.400.000
H2 : Au 31/12/95 5.400.000
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CHAPITRE I : LE DOMAINE DE DEFINITIONS DES B.I.C.
La définition des activités commerciales est identique à celle prévue par l’art.632 et suivant
du code de commerce. Il n’y a pas d’autonomie fiscale en la matière tant en ce qui concerne
les commerçants de droit que les commerçants de fait.
Section 2 : Les activités commerciales par assimilation
L’art.35 énumère un certain nombre d’activités qui sont imposées par assimilation voire par
punition dans la catégorie des BIC. Sur cette liste deux catégories d’activités posent le plus de
problème :
- les activités de marchand de biens
- les activités de location
1- les activités de marchands de biens
L’art.632 du code de commerce répute acte de commerce, tout achat de biens meubles
immeubles en vue de le revendre. Il y a la concordance entre le droit privé et le droit fiscal.
Mais les problèmes n’ont pas pour autant disparu et le droit fiscal.
- les professionnels de l’immobilier
- les amateurs de l’immobilier
2- les activités de location
Le contribuable qui exploite une entreprise de location exerce une activité commerciale.
Exemple : Société de location de TV, de Voiture.
- Le propriétaire qui met en location des immeubles nus sera imposé selon le régime des
revenus fonciers en raison des loyers qu’il a perçu. Mais sur le plan fiscal, tout n’est
pas aussi clair. Certains opérations de location bien qu’elles ont un caractère civil au
regard du droit privé, sont quand même imposées dans la catégorie des BIC ce sont :
Le propriétaire qui donne en location un immeuble à usage professionnel équipé, de son
mobilier et de son matériel ; il en va de même de la sous-location d’un immeuble équipé.
- l’ancien commerçant qui met son fonds de commerce en location-gérance ;
- le simple particulier qui même de façon occasionnelle consent une location meublée
Il arrive qu’un contribuable exerce plusieurs activités différentes les uns des autres. Il sera
soumis à autant de statuts fiscaux qu’il exerce d’activités de natures différentes.
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Exemple : un huissier en tant que officier ministériel est imposé dans la catégorie des BNC,
mais s’il gère des immeubles, il relèvera du BIC. Cette solution comporte une exception
prévue par l’article 155 du C.G.I.
″ Lorsqu’une entreprise industrielle ou commerciale étend son activité à des opérations dont
les résultats entre dans la catégorie des BA ou des BNC, il est tenu compte de ces résultats
pour la détermination des BIC à comprendre dans les bases de l’impôt sur le revenu.″
EXERCICE D’APPLICATION
1- Mr CROQ exerce pour son propre compte avec l’aide de sa femme et de 4 ouvriers et
employés, la profession de restaurateur. Il fournit à ses clients dans l’établissement qu’il
exploite les repas de midi et du soir. Il effectue également la vente des plats cuisinés par ses
soins soit à emporter, soit servi ou domicile de la clientèle.
Solution
Au BIC
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CHAPITRE II : LES PRODUITS IMPOSABLES
C’est à partir du résultat comptable que l’on calcule le résultat fiscal. Certaines écritures
fiscales ne sont possibles que si l’enregistrement comptable a été fait. Le résultat comptable se
détermine de deux façons :
produits de l’exercice – charges de l’exercice
variation des capitaux propres à la clôture de l’exercice – variation des capitaux
propres à l’ouverture de l’exercice
1- le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d’après les résultants d’ensemble
des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les
cessions d’éléments quelconques de l’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation.
2- « Le bénéfice imposable est constitué par la différence entre la valeur de l’actif net à la
clôture de l’exercice et la valeur de l’actif net à l’ouverture de l’exercice diminuée des
suppléments d’apport, augmentée des prélèvements effectués par l’exploitant ou les
associés. L’actif est l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé au passif par les
créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées ».
En principe, tout ce qui augmente l’actif net est imposable. C’est ce qui justifie
l’imposition des revenus exceptionnels comme :
- les subventions
- les abandons de créances
- les indemnités d’assurance
1-Première règle : c’est à la date d’exécution ou de livraison que les créances doivent être
Comptabilisées parmi les produits.
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1-1 le régime des ventes
En matière de vente, c’est au moment de la livraison que le prix convenu doit être enregistré
en produit chez le vendeur c’est à cette même date que la TVA devient exigible. Lorsqu’une
vente est assortie d’une clause de réserve de propriété, celle-ci n’a aucune influence sur le
moment de la comptabilisation des produits.
1-2 le régime des prestations de service
a)- les prestations ponctuelles : c’est le cas des transports, des commissions, des réparations.
La créance est enregistrée en produit lorsque la prestation a été exécutée.
b)- les prestations continues : c’est le cas des locations, fournitures d’électricité, contrats
d’assurance. Dans ce cas, on rattachera à l’exercice la créance correspondante et l’utilisation
des comptes de régularisation permet de procéder au ″cut off″ c’est-à-dire ajuster les comptes
de charges.
Quelque soit la méthode utilisée, si le contribuable pense que le contrat sera déficitaire, il peut
constituer une provision pour perte à terminaison.
2- La comptabilisation des travaux en cours
Il arrive qu’une entreprise ne finit pas de fabriquer un bien à la fin de l’exercice. Dans le
compte de résultat, un déséquilibre apparaît parce que l’entreprise a enregistré des charges
sans enregistrer de produits. Pour supprimer ce déséquilibre, l’entreprise est autorisée à
comptabiliser en produits l’ensemble des charges engagées pour la fabrication du bien dans le
compte ″ 7133 variations des encours de production″ ce qui permet de rétablir l’équilibre.
C’est le même régime que l’on utilise pour les prestations de service.
II- Les règles d’évaluation des créances et des dettes : le principe du nominalisme
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Le droit comptable et le droit fiscal appliquent le principe du nominalisme monétaire c’est-à-
dire que la valeur d’un bien doit être enregistrée en F et cette valeur ne peut pas changer
même si le franc se déprécie ou s’apprécie.
Exemple : Mr DUVAL a acheté à crédit à Mr WOLF une marchandise pour une valeur de
10.000 marks le 15/07/95. A cette date le cours du mark est de 12 francs. Le solde du crédit
au 31/12/95 monte à 6000 marks et le cours du mark est de 8F. Le 15 octobre 1995 régler
4000 DM à 11F
15/07/95
607 Achats marchandises (10.000 x 12) 120.000
TVA / acquisition communautaire 22.320
120.000 x 8,6 %
15/10/95
401 Fournisseur wolf
4000 x 12 48.000
512 Banque (4000x11) 44.000
766 Gains de change (12-11)x 400 4000
31/12/95
401 Fournisseurs wolf
477 600(12-8) 24.000
ou Différences de conversion passive 24.000
4772 (Diminution des dettes)
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Les 24.000 doivent faire l’objet d’une réintégration fiscale sur l’Etat 2058-A pour être
imposés.
déduction réintégration
15/10
411 Clients Carlos 52.500
15.000 x 3,5
707 Vente de marchandises 52.500
15/11
512 Banque (8000 x 2,90) 23.200
666 Perte de change 8000 (3,5-2,9) 4.800 28.000
411 Clients Carlos (8000x3,5)
31/12
4761 Diminution de créance 3.500
7000 (3,5-3)
411 Clients Carlos 3.500
Sur le plan fiscal, la provision n’est pas déductible, la différence de conversion active doit être
retranchée du résultat imposable.
Déduction réintégration
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Ecart de conversion 4.800 3.500
provision
III- Les règles de rattachement et d’évaluation des stocks et produits en cours
″ Les stocks sont évalués au coût de production ou au cours du jour à la clôture de l’exercice
si ce cours du jour est inférieur au cours de production. ″
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c) conséquence de chacune des méthodes sur les résultats de l’entreprise
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Dates Libellés Entrées Sorties Stock final
1/10/94 SI 1000
5/10/94 Achat 800 1800
15/10/94 Vente 1500 300
25/10/94 Achat 500 800
6/11/94 Achat 1500 2300
20/11/94 Vente 2100 200
5/12/94 Achat 1800 2000
15/12/94 Vente 1000 1000
27/12/94 vente 900 100
526.000
a) calcul du CUMP = = 93,9286
5600
Conséquence : le stock évalué au CUMP est plus élevé que l’évaluation selon la méthode
FIFO (PEPS) Le bénéfice sera plus dans le cas du CUMP que dans le cas du FIFO
Ces revenus sont générés par des activités qui peuvent être séparées de l’activité commerciale
proprement dite ; ce sont :
- les revenus fonciers
- les produits financiers (intérêts des créances, produits des valeurs mobiliers)
- les subventions d’exploitation et d’équilibre
- les abandons de créances à caractère commercial et financier
- les indemnités d’assurance
- les dégrèvements d’impôt
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I- Les revenus fonciers
Un chef d’entreprise peut épargner en achetant un immeuble qu’il met en location. Les
revenus qu’il en tire peuvent être comptabilisés à part, mais la loi fiscale lui donne ″ la liberté
d’affectation ″ :
- S’il inscrit son immeuble au bilan de son entreprise, alors les revenus seront
comptabilisés et imposés en BIC.
- S’il conserve l’immeuble dans son patrimoine privé, les revenus seront comptabilisés
et imposés selon le principe de la fiscalité des ménages c’est-à-dire comme des
revenus.
Les subventions reçues augmentent l’actif net, elles constituent donc un élément du
bénéfice imposable mais le régime est différent selon qu’il s’agit d’une subvention
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d’exploitation ou d’équilibre que l’on appelle encore subvention de fonctionnement et
d’une subvention d’équipement.
1- la subvention d’exploitation ou de fonctionnement ou d’équilibre
Elle est imposée dans les conditions de droit commun quelqu’en soit l’auteur, quelqu’en
soit l’objet, quelqu’en soit la dénomination. Rentrent dans ce cadre :
- les aides et les primes accordées par l’Etat dans le cadre d’un contrat emploi
formation.
- Les primes régionales à l’emploi
- Les primes régionales à la création d’entreprise….
2- la subvention d’équipement ou d’investissement
Toutes les subventions d’équipement ne bénéficient pas du régime d’exception instauré
par l’art.42 septies du CGI. Seules les subventions versées par l’Etat ou par les
collectivités locales publiques, pour le financement des immobilisations, peuvent
bénéficier de ce régime d’exception.
La notion de subvention d’équipement couvre les primes à la construction, les primes
d’aménagement du territoire. Cette notion est plus large que la notion comptable.
- la subvention d’équipement à financer un bien non amortissable.
La subvention bénéficie d’un échelonnement d’imposition. La subvention est rapportée au
résultat par fraction égale pendant les années au cours desquelles le bien ne peut être
aliéné. Si aucune clause d’aliénation est prévue, la subvention est rapporté au résultat par
fraction égale pendant 10 ans.
Solution : le terrain est un bien non amortissable, la subvention sera rapportée au résultat
par fraction égale de 5000F pendant 20 ans.
La société DUPOND doit intégrer au résultat 5000F qui correspond à la quote-part de la
subvention d’investissement.
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TAF : régime fiscal de cette subvention
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Amortissement pratiqué
+ = Plus (ou moins)
Solde de la subvention Value à CT
non réintégrée
Le supplément = + à LT
-
Exemple : une machine outil a été acquise le 1 er /10/1994 à 100.000 F HT grâce à une
subvention de 50.000F. Le bien a été vendu à 112.000F HT après avoir été amorti
comptablement 45.000F. Le solde de la subvention non réintégré est de 27.500F.
Solution
V.O : 100.000
PC : 112000
ΣA : - 45.000
Solde sub : - 27.500
VNC : - 27500
VNC = 27.500
+ value 84.500
Solde : 27.500
+
Amort. : 45.000
N.B : L’échelonnement est une faculté. L’entreprise peut opter pour l’imposition immédiate
de la subvention d’équipement. Cette solution présente un intérêt dans les cas suivants :
- l’entreprise a des déficits antérieurs qui risquent d’être atteint par la péremption des 5
années.
- La subvention est versée a une entreprise nouvelle dont les bénéfices sont exonérées
pendant les 2 premières années.
Lorsqu’une société mère vient au secours d’une filiale en difficulté, c’est n’est pas un acte
anormal de gestion. Lorsque la société pour secourir la filiale en difficulté choisit le mode de
renflouement le plus avantageux du point de vue fiscale, elle ne commet pas un délit d’abus
de droit. Cependant, il faut distinguer les abandons de créances à caractère commercial et les
abandons à caractère financier.
Un abandon de créances a un caractère commercial lorsqu’il est sou tendu par une relation
d’affaires, c’est le cas lorsqu’un producteur vient au secours de son distributeur. C’est
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également le cas lorsqu’une société mère vient au secours d’une filiale qui distribue ses
produits.
La comptabilisation
Le montant de la créance abandonnée constitue :
- une charge exceptionnelle pour l’entreprise qui consent l’abandon
- un produit exceptionnel pour celui qui en bénéficie.
Solution
Chez Legrand
15/03/94
41 Client TRIFFOT 14825
12500
707 Vente de marchandises 2325
4457 TVA collecte
20/12/94
6788 Charges exceptionnelles diverses 12500
4456 TVA déductibles sur ABS 2325
Chez Triffot
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15/03/94
607 Achat de marchandises 12500
4456 TVA déductible / ABS 2325
20/12/94
401 Fournisseur Legrand 14825
Ce genre d’aide ne se conçoive qu’au sein d’un groupe de sociétés. La créance est de
nature financière (prêts, avances). Les deux partenaires n’ont pas de relation commerciale.
Analyse de l’opération au regard de la TVA
L’abandon présente la nature de produits financiers et échappe ainsi à la TVA.
Analyse de l’opération au regard de l’impôt / bénéfice.
L’abandon de créances ne constitue une charge déductible pour la société mère que dans
la proportion du pourcentage de participation des autres associés dans le capital de la
filiale. L’autre fraction s’analyse comme un supplément d’apport.
Exemple : la société mère a abandonné une créance de 10.000 à une filiale dont elle
détient 60% du capital. La situation nette de la filiale est positive. Calculer la charge
déductible et le complément d’apport.
10.000 x 40% = 4000 charges déductibles
10.00 X 60 % = 6000 complément d’apport
- la part de l’abandon qui rend la situation de la filiale nulle est une charge déductible.
- La fraction de l’abandon qui rend la situation nette de la filiale positive constitue une
charge déductible pour la proportion du capital de la filiale détenu par les autres
associés.
- Le reste constitue un supplément d’apport
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Exemple : une société mère abandonne à sa filiale une créance de 120.000 F dans laquelle
elle détient 70% des actions. La situation nette de la filiale est négative de 70.000F
Actif Passif
avant abandon après abandon
Capitaux propres ‹ 130 › 120
Actifs divers 120 K F Dettes de la financière 250 0
120 120 120
TAF : 1) Analyser le régime fiscal de l’abandon de créance
2) Enregistrer l’opération dans la comptabilité de chacune des sociétés
Solution
1) le régime fiscal de l’abandon des créances
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a) Pour la société
L’abandon de créances constitue une charge déductible à concurrence :
- du montant de la situation nette négative avant l’abandon 130.000
- de la fraction de la situation nette positive correspondant à la part des autres associés
dans la capital de la filiale. (250.000 – 130.000) x 10% = 12000
- du reliquat (250000 -142000 = 108000)
L’abandon s’analyse fiscalement comme un complément d’apport et non comme une charge
déductible.
b) Pour la filiale
L’abandon dont elle bénéficie s’analyse comme :
- un produit imposable à concurrence de la fraction constituant une charge déductible
pour la société mère
- un produit non imposable à concurrence de la fraction assimilée à un complément
d’apport de la société mère à la condition que la filiale s’engage à augmenter son
capital au profit de la société dans les deux années qui suivent soit ici avant le
31/12/1997.
2) la comptabilisation de l’opération
a) chez la société mère
Conformément à la doctrine comptable :
- la créance est soldée et portée en charge dont une partie est fiscalement déductible
(142000)
- la valeur réelle de la participation est de 120000 x 90% = 108000
- la provision pour dépréciation qui avait été constituée lors de la constatation de la
situation négative sera reprise pour 108000F, engendrant ainsi une plus-value à LT.
31/12/94
686 DAP charges financières titres la farge 800.000
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250.000 -108.000 = 142.000 diminution du résultat de 142.000 ensembles des
charges déductibles.
Malgré la concordance entre le résultat fiscal et le résultat comptable, un double
retraitement extra-comptable doit être effectué sur l’imprimé 2058-A :
- réintégration de la fraction non déductible de l’abandon de créances 108.000
- déduction de la reprise de la provision pour dépréciation en titres analysée fiscalement
comme une plus-value à LT 108.000.
b) Chez la filiale
En contrepartie de l’annulation de la dette, la filiale doit constater un produit exceptionnel.
On annule les dettes
On débite 171 dettes rattachées à des participations
350.000 350.000
Toutes les indemnités de quelque nature qu’elle soit, constituent un produit imposable.
Exemple :
- Indemnités reçues en réparation d’un préjudice de concurrence de loyale
- Indemnités reçues à la suite d’un sinistre
- Indemnités à la suite d’un éviction ou expropriation
Si l’indemnité compense la disparition d’un stock, ou la survenance d’un charge
d’exploitation, elle est taxable au taux normale en tant que profit d’exploitation.
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Si elle compense la disparition d’un élément d’actif immobilisé, on lui applique le régime des
plus ou moins value.
1- les indemnités d’assurance décès
a) assurance décès garantissant le remboursement d’un emprunt.
Lorsqu’une entreprise (surtout famille) emprunte à une banque, cette dernière exige souvent
un contrat d’assurance décès qui lui garantit le remboursement de l’emprunt en cas de décès.
Lorsque l’évènement se produit avant le remboursement total de l’emprunt, la compagnie
d’assurance verse le solde de l’emprunt à la banque. L’emprunt est donc annulé au niveau de
l’entreprise. Cette annulation entraîne un accroissement de l’actif net imposable. Mais l’art.38
quartier du CGI donne la possibilité à l’entreprise d’étaler l’imposition de ces produits
exceptionnels sur 5 ans.
b) les assurances « Hommes-clés »
Il arrive que l’entreprise s’assure à son profit sur la tête de son Directeur. Lorsque cette
personne meurt, l’assurance verse un capital qui est imposable au taux normal. Ce capital ne
bénéficie pas des possibilités d’étalement prévues lorsqu’une assurance décès garantit le
remboursement d’un emprunt.
2- les indemnités d’assurance responsabilité
Les indemnités d’assurance perçues par l’entreprise lorsque sa responsabilité est engagée,
sont imposées au taux normal ; tandis que les pertes qu’elle subit, sont déductibles du résultat
imposable.
3- les indemnités d’assurance de biens
Si l’indemnité couvre la disparition de stocks, l’indemnité constitue un produit d’exploitation
imposable. Par contre si l’indemnité couvre la disparition d’un élément d’actif immobilisé, on
lui applique le régime des plus ou moins value.
Exercice d’application
La société Duval se fait volé sa camionnette chargée de marchandises.
V.O de la camionnette hors TVA 100.000
Amortissements pratiqués 60000 d’où VNC = 40.000
Le coût d’achat des marchandises volées est de 15000
TAF : Traitement fiscal et comptable
130.000 camionnettes
Un indemnité de 145000 dont
15.000 marchandises
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Traitement comptable (H1)
Pour solde
BIC
Véhicule VO : 100.000
EA : 60.000
VNC 40.000
Indemnité 130.000 A CT = 60.000
+ value 90.000
A CT = 30.000
La + value à long terme est imposable au taux de 18% pour les sociétés soumises à l’IS et
19,40% pour les sociétés soumises à l’IR.
La + value à CT est imposable immédiatement et en totalité pour les sociétés soumises à l’IS
et elle est étalée que 3 ans pour les sociétés soumises à l’IR.
L’indemnité de 15.000 est un produit d’exploitation imposable au taux de 33,33% pour les
sociétés soumises à l’IS et au taux de l’IR pour les sociétés soumises à l4IR.
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VI- Les dégrèvements d’impôts
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CHAPITRE : III LES CHARGES DEDUCTIBLES
L’article 39-I du CGI dispose que le bénéfice net est établi sous déduction des charges. Ces
charges comprennent :
- les frais généraux
- les amortissements
- les provisions
Les frais généraux constituent l’ensemble des dépenses qui entraînent une baisse de l’actif
net. C’est pourquoi, pour être déductible, elles doivent respecter un certain nombre de
condition de fonds et de forme.
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les frais de démarrage d’un chantier de longue durée, les frais de publicité liés au
lancement d’un produit nouveau.
le traitement comptable
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- frais de publicité pour l’opération ″ tout à bas prix ″ annonçant la quinzaine des soldes
10.300
- frais de transfert d’un établissement 84.000F
- transfert payé à l’acquisition d’une machine 20.000F
Solution
Analyse des charges
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Régime des frais
D’émission des imprunts-obligataires. D’après le PCG, l’amortissement de ces frais
devrait être reparti sur la durée de l’emprunt (il s’agit d’une durée maximale ; les
dirigeants ont la possibilité de choisir une durée plus courte)
C’est la méthode de l’amortissement direct qui est appliquée. On débite ″6812″ DAP charges
d’exploitation à repartir et on crédite 481 charges à repartir / +sieurs exercices
Exemple : Procédures à l’amortissement sur 5 ans des charges à repartir ci-dessus :
Le régime fiscal
A- Les charges à repartir dont l’étalement est admis sur le plan fiscal et comptable
Il s’agit de :
- Frais d’établissement
- Frais de recherche et de développement
- Frais d’acquisition d’immobilisation
- Frais d’émission d’emprunt
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2- Les services extérieurs
le crédit-bail
D’une manière générale, lorsqu’un outil est nécessaire à l’exploitation, les redevances des
crédits des crédits-bails le concernant sont déductibles. Lorsqu’il s’agit d’un matériel soumis à
des dispositions fiscales spécifiques, la redevance de crédit-bail est également soumise aux
mêmes dispositions spéciales.
Une dépense qui consiste à renouveler complètement une immobilisation est également un
investissement.
Exemple : le remplacement une ancienne machine par une machine d’un type nouveau.
Mais lorsque le renouvellement porte sur un élément de l’ancienne machine, il s’agit de
charge déductible à condition que cet élément soit destiner à maintenir l’immobilisation en
état de fonctionnement. Mais le remplacement modifie au contraire la contexture de
l’immobilisation, en augmente la valeur et la durée d’utilisation, on est alors en présence d’un
investissement. Désormais l’échange standard du moteur d’un camion même amorti constitue
une charge déductible parce que son effet est de maintenir le camion en état de marche sans
lui conférer une augmentation de valeur ; par contre, lorsque l’échange standard concerne un
chalutier, la dépense est amortissable.
Le contrat de maintenance constitue une charge déductible. Lorsqu’un bien est exclu du droit
à déduction de par la loi (bateau de plaisance, résidence de plaisance) les réparations des
véhicules de tourisme ?) les charges afférentes à ces biens ( réparation, entretien,
maintenance) ne sont pas déductibles.
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les primes d’assurance
Les assurances de dommages garantissent l’entreprise contre les biens affectés à son
exploitation (vol, incendie, inondation) contre les risques qu’elle encourt du fait de sa
responsabilité, contre les pertes d’exploitation liées à certains évènements (insolvabilité d’un
client, grève des employés). Il s’agit de contrats souscrits par l’entreprise dans un souci de
bonne gestion ; les primes annuelles sont donc déductibles.
Le régime de l’assurances-vie :
Il y a deux types d’assurances-vie (assurance décès)
l’assurances-vie pour lesquelles les primes ne sont pas déductibles et c’est le principe :
Dans cette catégorie, on y englobe l’assurances-vie temporaire et les assurances décès.
Etudes et recherches
Les frais de recherches fondamentales sont déductibles (société d’études), il en est également
des frais de recherches appliquées lorsque la recherche n’aboutit pas sur un produit rentable.
Mais si la recherche se rapporte a un projet nettement individualisé et ayant de sérieuses
chances de rentabilité commerciale, l’entreprise peut (c’est une faculté et non une obligation)
immobiliser les frais correspondant dans un compte de charges à repartir sur plusieurs
exercices amortissables sur 5 ans. La solution est différente lorsque l’entreprise acquiert à
l’extérieur un droit de propriété industrielle, un brevet ou un logiciel. Tous ces biens sont
obligatoirement inscrits en immobilisation incorporelle.
Le brevet peut être amorti sur 5 ans.
Le logiciel est amortissable sur 5 ans mais bénéficie d’un amortissement dérogatoire de 12
mois.
Divers
Les frais de documentation générale ne sont pas déductibles par contre les frais de
documentation professionnelle sont déductibles. Les frais de colloques, de séminaire : lorsque
l’entreprise peut tirer profit de ce séminaire la charge est déductible (séminaire organisé dans
l’intérêt de l’activité de l’entreprise).
les cadeaux
Les cadeaux d’entreprise : sont déductibles au titre des dons et libéralité, les cadeaux que
l’entreprise est aménée à faire à l’occasion de certains évènements (départ à la retraite,
naissance de l’enfant d’un ouvrier, mariage, baptême). Par ailleurs, les cadeaux que
l’entreprise faite en fin d’année à ses clients les plus fidèles, sont déductibles dans la mesure
où leur montant n’est pas excessif (200FTTC par cadeau). Ces cadeaux doivent être
mentionné sur un relevé spécial des frais généraux (montant exagérer). Les menus objets
d’une valeur unitaire TTC ne dépassant pas 200F ne sont pas soumis à ce formalisme. Les
31
cadeaux d’entreprise à l’exception des menus objets dont la valeur ne dépasse pas 200F,
n’ouvrent pas droit à la déductible de la TVA.
Si ces cadeaux sont fabriqués par l’entreprise, ils doivent faire l’objet d’une livraison à soi-
même. Les cadeaux d’usage sauf circonstances exceptionnelles, constituent des gains
exceptionnels qui échappent à l’IR.
L’œuvre d’art est exonérée de l’impôt solidarité sur les grandes fortunes. Une entreprise peut
acquérir une œuvre d’art. Cette acquisition est soumise à deux régimes différents :
Si l’entreprise prend l’engagement de faire don à l’Etat dans un délai de 10 ans, alors
elle est autorisée à amortir sur cette période sous forme de provision à caractère fiscal,
la valeur de l’œuvre d’art. La déduction devra entrer dans la fourchette de 3/1000.
Si l’entreprise acquiert une œuvre d’art d’un artiste vivant sans prendre l’engagement
de remettre cette œuvre d’art à l’Etat, l’entreprise peut étaler la déduction sur 10 ans.
La déduction doit respecter toujours la déduction globale de 3%0.
Les pourboires sont des charges qui à certains moments sont engagés dans l’intérêt de
l’entreprise. Mais comme par nature ces charges ne sont pas appuyées de justificatif, elles
sont soumises à une limitation.
Les frais de transport sont déductibles lorsque cela est fait dans l’intérêt de l’entreprise.
Les frais de déplacements, missions et réception
Les frais de voyage et de déplacement sont déductibles que lorsqu’ils sont engagés dans
l’intérêt de l’entreprise.
Les frais déménagement engagés dans l’intérêt de l’entreprise sont déductibles.
Les frais de missions engagés dans l’intérêt de l’entreprise sont déductibles.
32
Les frais de réception doivent être appuyés de justificatifs suffisants pour être déductibles
Les frais postaux et télécommunication engagés dans l’intérêt de l’entreprise sont déductibles.
Les services bancaires facturés à l’entreprise, rendus dans le cadre de la gestion de l’entreprise
sont déductibles.
Divers
Les cotisations à caractère légal payées dans le cadre des relations d’affaires sont déductibles.
Les cotisations personnelles (association des Turfistes ou des anciens de tel école) ne sont pas
déductibles.
Les frais de recrutement de personnel à mettre à la disposition de l’entreprise sont déductibles
Les remises, rabais, ristournes obtenus sur autres biens et services viennent en déductibles des
charges déductibles.
Les impôts, taxes et versements assimilés ainsi que les cotisations sociales qui se rapportent à
l’exploitation, constituent en principe des charges déductibles. C’est le cas des impôts, taxes
et versements assimilés se rapportant à des rémunérations.
Impôts, taxes et versements assimilés basés sur les rémunérations mais versés à des
organismes autres que l’Etat sont déductibles.
Les redevances pour concessions, brevets, licences, marques, procédés, droits et valeurs
assimilées.
Les redevances payées par l’entreprise pour l’utilisation des brevets dans le cycle
d’exploitation sont déductibles.
Les jetons de présence ils sont déductibles des résultats de la société dans des limites très
étroites prévues par l’art.210 sexies du CGI.
- Lorsque la société emploie moins de 200 salariés, les jetons de présence déductibles
sont plafonnées au montant suivant : « la moyenne des rémunérations versées aux 5
personnes les mieux payés x 5% x le nombre d’administrateurs ».
Exemple : la société Duval emploie 190 salariés en moyenne les 2 dernières années.
Les 5 personnes les mieux payer de la société ont reçu une masse salariale annuelle de
12.000.000F. Calculer le montant des jetons de présence déductibles dans l’année sachant que
le CA est composé de 6 administrateurs.
12.000.000
= 2.400.000 5% x 2.400.000 x 6 = 720.000
5
- lorsque la société emploie plus de 200 salariés, cette fois on calcule la moyenne des
rémunérations des 10 personnes les mieux payées.
33
NB : les sociétés qui emploient moins de 5 salariés, les jetons de présence sont déductibles
dans la limite de 3000F / nbre du CA ou CS.
- En cas de cumul avec un contrat de travail, le salaire perçu au titre du contrat de
travail, sera imposé au titre des traitements et salaires.
- Les rémunérations exceptionnelles versées en raison des missions particulières
(négociation d’un marché, mise au point d’un plan de restriction) sont imposées dans
la catégorie des BNC.
- Les rémunérations spécifiques du PR et du vice PR du CS sont imposées dans la
catégorie des revenus de capitaux mobiliers comme les jetons de présence.
Les intérêts des emprunts contractés pour les besoins de l’exploitation sont déductibles des
bénéfices imposables. Il en est de même des frais accessoires à ces intérêts (frais de dossier,
les frais fiscaux, les primes-d’assurances)
1) Au niveau de la société
Les intérêts constituent des charges comptables qui sont enregistrées au débit du compte.
Mais sur le plan fiscal, des conditions s’appliquent à leur déductibilité.
- le capital doit être intégralement libéré sauf en cas d’augmentation de capital, alors
l’engagement d’une libération en 3 ans maximum doit être pris
- le taux maximum des intérêts déductibles est égal à la moyenne annuelle des taux de
rendement brut à l’émission des obligations privées (TRBO).
34
b-Les sociétés soumises à l’IS
La base de calcul des intérêts ne peut excéder une 1,5 fois le capital pour l’ensemble des
dirigeants de droit ou de fait (PDG, DG dans la SA ; Gérants dans les sociétés) et aussi pour
les associés majoritaires. Cette limitation n’est pas applicable aux comptes individuels
bloqués.
L’associé doit déclarer les intérêts perçus dans son revenu imposable.
L’associé a la possibilité de soumettre au prélèvement libératoire :
- les intérêts déductibles au niveau de la société
- et dont la base de calcul n’excède pas 300.000F pour l’ensemble des dirigeants
sociaux.
Exemple : la société Image communication audiovisuelle à un capital de 200.000F. C’est une
SARL. Deux associés ont avancé des fonds inscrits en compte courant. Selon une décision
régulière, les intérêts qui leur sont dus sont calculés au taux de 12,30%. Durant l’année 1994
Mr Martin Gérard a laissé en compte une somme de 400.000 F ; il est gérant. Mr ANATOLE
associé a également avancé à la société 400.000 F du 1 er Juillet au 31 Déc 1994. TRBO
s’élève à 7,19%.
TAF :
Solution
35
Gérant : 300.000 x 7,19% = 21.570
Associé : 400.000 x 7,19% x 1 = 14.380
2 35.950
Mr Anatole associé doit déclarer à l’IR dans la catégorie des RCM 24.600 Cependant il a la
possibilité de soumettre à un prélèvement libératoire de 39,40% la somme de 14.380. Le reste
(10220) sera soumis à l’IR au taux de droit commun.
Le gérant déclaration 49.200 à l’IR dans la catégorie des RCM. Il pourra soumettre au
prélèvement libératoire 21.570. Le reste 27.630 sera soumis à l’IR au taux droit commun.
L’amortissement est également imposé par le CGI. Il prévoit que le résultat imposable de
chaque exercice est déterminé sous déduction de toutes les charges dont les amortissements.
36
En principe, ces éléments ne se déprécient pas avec le temps, donc ils ne sont pas
amortissables : Cependant, les brevets d’invention font l’objet d’un amortissement sur 5 ans.
- Le bien doit figurer au bilan de l’entreprise
L’entreprise doit être propriétaire du bien et le bien doit être inscrit au bilan de l’entreprise.
- L’amortissement dégressif
Il s’agit d’une méthode d’amortissement dérogatoire au droit commun. C’est pourquoi elle
peut être utilisée qu’à l’égard de certaines catégories de biens énumérés de façon limitative.
C’est une méthode facultative, l’entreprise peut passer de l’amortissement Linéaire à
l’amortissement dégressif, vis versa.
100 x 2
Tx dégressif = = 40%
5
37
1ère année Amort. Dégressif [Link]éaire
2ème année 40.000 x 40% = 16.000 40.000 x 1/5 = 8000
3 ème année 24.000 x 40% = 9600 24.000 x ¼ = 6000
14.400 x 40% = 5760 14.400 x 1/3 = 4800
8640 x ½ = 4320 AD < AL Mode linéaire
ème
4 année 8640 x ½ = 4320
5ème année 4320 x 1 = 4320
Selon les taux dégressifs, il faut passer au mode linéaire lorsqu’il reste les temps suivants :
50% 1an
40% et 33% 2 ans
31,25% et 25% 3 ans
20,83% 4 ans
16,66% 5 ans
12,5% 6 ans
Le mois d’acquisition est retenu pour sa totalité. Le mois de cession n’est pas pris en compte.
Le point de départ de l’amortissement est situé à la date d’acquisition et non à la date de mise
en service.
Exemple : la société Dupont a acquis un matériel de manutention d’une valeur 120.000 HT.
Le 15-06-1994. Le bien a été mis en service le 15 septembre 1994. La durée normale
d’utilisation du bien est 10 ans.
Solution
1) Tableau d’amortissement linéaire
1er annuité 120.000 x 10% x 3,5 = 3500
12
Période Valeur d’origine Amortissement VNC
1 120.000 x 10% x 3,5 3500
12
2 120.000 x 10% 12.000
3 120.000 12.000
4 120.000 12.000
5 120.000 12.000
6 120.000 12.000
7 120.000 12.000
8 120.000 12.000
9 120.000 12.000
10 120.000 12.000
11 120.000 x 10% x 8,5 8.500 0
38
12
2) Tableau d’amortissement dégressif taux = 10 x 2,5 = 25%
1ère annuité = 120.000 x 25% x 7
= 17.500
12
3) Ecriture 31/12/94
6811 17500
28154 17500
31/12/95
6811 25625
2815 25625
31/12/96
6811 19218,75
2815 19218,75
- L’amortissement dérogatoire
C’est le plan comptable 1982 qui a officialisé la notion d’amortissement dérogatoire. C’est
une mesure fiscale d’aide à l’investissement. Cette aide est temporaire parce que le fisc
récupère après cet amortissement. Il s’agit d’une mesure temporaire qui devrait prendre fin le
31 Déc. 1994. L’amortissement dérogatoire porte sur les biens suivants :
- logiciels
- matériels destinés à l’économie d’énergie
- immeuble antipollution
- matériels destinés à lutter contre le bruit
- véhicules électriques
39
Le traitement comptable repose sur un double jeu d’écriture :
- l’amortissement technique (linéaire ou dégressif) est comptabilisé en tant que charge
d’exploitation et vient à l’actif du bilan en diminution de la valeur d’origine.
- L’amortissement dérogatoire (correspond au complément de l’amortissement fiscal
par rapport à l’amortissement technique) est comptabilisé comme une charge
exceptionnelle et est porté au passif du bilan au compte ″145″. Provision pour
amortissement dérogatoire″ Lorsque la dotation fiscale devient inférieur à la dotation
technique, la différence est prélevée sur le compte ″145 Amortissement dérogatoire ″
et est comptabilisée au compte de résultat comme un produit (″78725 reprise sur
amortissements dérogatoires.″ A la fin de la période d’amortissement, le compte de
provision pour amortissement dérogatoire est soldé.
Exemple : la société Duval a acquis le 2 janv. 1994 une voiture électrique d’une valeur de
500.000F HT amortissable sur 5 ans linéaire. Les voitures électriques bénéficient un
amortissement Dérogatoire de 12 mois.
Solution
Au 31-12-94
Amortissement fiscal : 500.000 x 100% = 500.000
Amortissement technique : 500.000 x 20% = 100.000
Amortissement dérogatoire : 500.000 – 100.000 = 400.000
40
Ecriture
145 d° 100.000
78725
Provision pour amort. Dérogatoire 100.000
Reprise/amort. dérogatoire
31/12/96 100.000
6811 DAP charges d’exploitation 100.000
28182 Amort. matériel transport
d° 100.000
145 100.000
Provision pour amort. dérogatoire
78725 Reprise/ Amort. dérogatoire 100.000
6811 31/12/97 100.000
28182 DAP charges d’exploitation
Amort. Matériel transport
° 100.000
145 78725 Provision pour amort. Dérogatoire 100.000
Reprise/amort. dérogatoire
31/12/98
6811 DAP - charges d’exploitation 100.000
28182 100.000
Amort. Matériel transport
d°
100.000
145 Provision pour amort. Dérogatoire 100.000
78725
Reprise/amort. dérogatoire
Exemple : la société Rémi a acquis le 1 er avril 1994 un logiciel d’une valeur de 100.000HT
amortissable pour 5 ans dégressif. La loi autorise à pratiquer un amortissement dérogatoire de
12 mois.
41
Années Dotation Dotation Dotation
fiscale (1) technique (2) dérogatoire (1) – (2)
1994 75.000 30.000 +45.000
1995 25.000 28.000 -3000
1996 0 16.800 -16.800
1997 0 12.600 -12.600
1998 0 12.600 -12.600
TOTAL 100.000 100.000 0
145 d° 3.000
78725 3.000
6811 31/12/96 16.800
28182 16.800
Exemple : la société François a aménagé ses ateliers pour lutter contre le bruit coût des
travaux 852.000F. Les travaux ont été achevé le 1er juin 1994 et sont amortissables sur 10 ans
linéaires. La loi accorde à l’entreprise un amortissement dérogatoire de 12 mois.
TAF : Présenter le tableau d’amortissement du bâtiment passer les écritures au 31/12/94 , 95,
96, 97, 98.
- Etablissement du plan
Exemple : une machine utilisée par 3 équipes de 8heures chacune sera amortie plus
rapidement qu’une machine utilisée par une équipe de 8 heures ou 2 équipes de 8 heures.
42
- La modification du plan d’amortissement
Normalement, en vertu du principe de la permanence des méthodes comptables, un plan
d’amortissement ne devrait pas être modifié. Mais il ya des cas ou cette modification s’avère
nécessaire (décret du 29 nov1983 art.8 al1, PCG PII.8)
Ces modifications peuvent porter sur les exercices antérieurs, et sur les exercices futurs.
- une entreprise amortit une machine A selon le mode linéaire. Elle acquiert une autre
machine B identique à la machine A et utilisée dans les mêmes conditions que la
machine A. Il n’y a pas de changement de méthode lorsqu’en utilisant le dégressif, elle
comptabilise des amortissements dérogatoires.
- Lorsque l’entreprise abandonne le dérogatoire qu’elle utilisait pour adopter un autre
système, il n’ya pas de changement de méthode au terme de l’art.11 du commerce. Il
s’agit d’un « changement d’opportunité ».
43
3. La déductibilité des amortissements
Pour être déductible des résultats imposables, les amortissements doivent respecter des
conditions de fond et des conditions de forme.
44
Solution
1) Ecriture d’acquisition
1er /07/94
2182 Matériel de transport 240 000
2) Ecriture d’amortissement
1994 : 210 000 x 20% x 6/12 = 24 000
1995 : 240 000 x 20% = 48 000
31/12/95
681 DAP charges d’exploitation 48 000
à réintégrer = 14 000
à réintégrer = 28 000
VNC 72 000
45
1er /01/98
28182 Amortissement matériel de transport 168 000
675 Vente des éléments cédés 72 000
d°
681 Banque 300 000
VNC 72 000
A- La location est consentie par une personne physique d’une manière générale lorsqu’un
bien est donné en location, l’article 31 de l’annexe II du CGI, limite la déductibilité
des amortissements du bien au montant suivant :
Loyer perçus
- autres charges afférentes au bien donné en location
Exemple : La société Duval a donné en location un appartement d’une valeur de 800 000F
HT à son commercial. L’avantage en nature déclaré par le Directeur commercial est de
1 500f/mois. Le loyer payé est de 1 000F/mois. La société dépense dans l’année 6 000 F
pour entretenir cet appartement qui est amortissable sur 20 ans- linéaire.
TAF : 1) Calculer l’amortissement comptable
2) Passer l’écriture d’encaissement du loyer pour 1 mois
3) Calculer l’amortissement fiscal
46
Solution
1) écriture de l’amortissement comptable
Amortissement comptable : 800 000F x 5% = 40 000 F
1er /07/94
681 DAP charges d’exploitation 40 000
1er /07/94
512 Banque 1 186
Le code de commerce (loi du 30/04/84) et son décret d’application du 29/11/8 ne fait pas
mention de l’amortissement du fonds commercial. Et pourtant la 4 e directive européenne
prescrit que lorsqu’une législation nationale permet l’inscription à l’actif du fonds de
commerce. Il doit être amorti sur 5 ans.
Le PCG donne les précisions suivantes :
- Dans le paragraphe II. 28 : les éléments du fonds commercial ne bénéficient pas
nécessairement de la protection juridique lui donnant une valeur certaine
- Le compte « 2807 » amortissement du fond commercial est prévu mais la COB
(bulletin n° 168 de mars 196 page 4) après avoir rappelé qu’un fonds commercial ne
peut figurer au bilan que s’il a été acquis a donné les précisions suivantes :
A – Le fonds commercial acquis bénéficie d’une protection juridique qui lui assure une
pérennité
Il n’a pas à être amortir selon la COB cela est valable pour le commerce de détail et un
nombre limité de sociétés cotées
Il peut faire l’objet d’une provision pour dépréciation justifiée
47
B - Le fonds commercial acquis ne bénéficie pas d’une protection juridique particulière
assurant sa pérennité
1- En principe, il doit être amorti conformément à un plan d’amortissement dans les
conditions qui découlent de leur nature particulière.
La COB ne fixe pas la durée d’amortissement mais il ne semble qu’elle n’est pas opposée à
une durée supérieure à 5 ans. Cet amortissement est à pratiquer que si la valeur nette actuelle
est supérieure à la valeur nette comptable
Il en résulte que le CAC :
Ne peut considérer l’absence d’amortissement comme une irrégularité
Aura à préciser en cas d’amortissement, si les conditions de cet amortissement sont
acceptables fiscalement : « …..La dépréciation des immobilisations qui ne se
déprécient pas de manière irréversible notamment ……… les fonds de
commerce…….. donne lieu à la constitution de provisions dans les conditions
prévues par l’article 39 1-5e du CGI ».
Elle dépend du caractère dissociable ou non de l’activité du fonds acquis ou apporté. Selon le
bulletin de la CNCC n° 86 de juin 92 page 331 :
a) lorsque le fonds est dissociable de l’activité de l’entreprise, alors la valeur du
fonds de commerce est suivi distinctement de celle de l’entreprise sur la base
des critères initialement retenus lors de son acquisition
b) le fonds est indissociable de l’activité de l’entreprise alors compte tenu du
caractère fragile des fonds commerciaux, l’évaluation sera globale
Finalement :
Il en est de même. Ainsi une provision pour dépréciation d’un élément acquis du fonds de
commerce ne peut être constituée en l’absence de dépréciation d’ensemble de fonds.
Mais la jurisprudence ne s’impose pas à la constitution d’une provision pour dépréciation s’il
porte sur un élément du reste de l’activité de l’entreprise.
48
Exemple : La société Mariam SA décide d’amortir son fonds de commerce d’une valeur
de 100 000 F sur 5 ans. L’amortissement pratiqué (comptabilité) en 94, 95 et 96 a été
chaque fois intégré sur l’état 2058-A. Le bien a été acquis le 1 er janvier 1994. En 1997, le
fonds fait l’objet d’une dépréciation d’une valeur de 50 000.
Solution
31 /12/97
2807 Amortissement du fonds commercial
100 000 x 20% x3 60 000
Cette reprise n’est pas impossible, elle doit être déduite des produits imposables sur l’état
2058-A.
Ensuite on constate la provision pour dépréciation
Résultat
6816 - 50 000
7811 – 60 000
49
6811 DAP charges d’exploitation 10 000
C- Les Fonds commercial figure à l’actif du bilan sans avoir été acquis
On trouve cette situation après la ré évaluation légale de 1976. La COB (bulletin n° 189de
février 1986) estime que ce poste d’une nature nom prévue par les textes officiels doit
disparaître des bilans à la clôture du cinquième exercice suivant l’entrée en vigueur de la
loi du 30-04-83. Cette durée est celle prévu, pour l’amortissement du fonds commercial
acquis, par le 4e directive européenne.
50
1) Le logiciel spécifique a été créé pour la commande d’un client
« Les dépenses engendrées par la création d’un logiciel dans le cadre d’une commande de
client unique (logiciel spécifique) sont protées dans le comptes de charges en cours
d’exercice. A la clôture de l’exercice, les travaux non encore facturés sont inscris au compte
34. En cours de production de service, par le crédit du compte 7134 - Variation des encours de
production de services
2) Logiciels standards fabriqués en série à partir d’un « logiciel mère » crée à cet effet.
Les dépenses engendrées par ces logiciels sont portées en charge au cours de l’exercice. A
la clôture de l’exercice, les logiciels standard non encore vendus sont enregistrés dans le
compte 355-Stocks de produits finis. Fiscalement, il en est de même, le « logiciel mère »
est inscrit en immobilisation alors que les copies sont en stocks.
3) Le logiciel est acquis pour être revendu en l’état. Il sera inscrit au compte 607- Achats
de marchandises. A la clôture de l’exercice on débite le compte 37-stock de marchandises
par le crédit du compte 6037 - Variation des stocks de marchandises.
Les frais accessoires sont des charges liées à l’acquisition, pour la mise en état d’utilisation du
logiciel avant de procéder à sa mise en exploitation.
Sont exclus des frais accessoires, les frais de saisie engagés à partir du lancement de
l’exploitation chez l’utilisateur.
II/ Détermination du coût de production d’un logiciel créé (ou sous-traité)
Les phases techniques de création d’un logiciel
1) Les phases techniques de création d’un logiciel
1- Etude préalable
2- Analyse fonctionnelle
(Conception de l’application)
3- Analyse organique
(Conception détaillée de l’application)
4- Programmation Phase de production
5- Test et jeux d’essais
6- Documentation destinée à
un utilisateur interne ou externe Phase de mise à disposition
7- Formation de l’utilisateur et suivi du logiciel
51
8- Suivi du logiciel (maintenance)
7- Formation Exclue du CP
8- Maintenance Exclue du CP
En conséquence :
l’entreprise n’a pas le choix entre immobiliser ou passer en charge les dépenses
de logiciel
les anciennes solutions d’avant 1987 ne sont plus valables
Exemple : La société Duval a acquis un logiciel d’une valeur de 100 000F HT à crédit
52
Solution
Solution
Bien que le logiciel soit payé chez un fournisseur différent du fournisseur du matériel, il est
indissociable du matériel car ce matériel ne peut fonctionner sans ce logiciel. Il sera donc
enregistré dans le compte « 2183 » d’où l’écriture
2/01/95
2183 Matériel informatique 500 000
44562 TVA déductible sur immobilisation 93 000
4/02/95
2183 Matériel informatique 120 000
44562 TVA déductible sur immobilisation 22 320
Fiscalement cette distinction est également faite mais les logiciels dissociés bénéficient d’un
amortissement exceptionnel sur 12 mois prévu par l’article 236-II du CGI. En ce qui concerne
les logiciels de production (robotique), on applique la même distinction mais dans ce cas le
logiciel peut être dissocié de l’installation industrielle de production.
Exemple : La société CLAUDE SA a décidé d’affecter une équipe formée de son personnel à
la réalisation d’un projet d’informatisation de l’atelier de production :
53
- du 2 jan au 2 mars 1995, 4 ingénieurs ont été affectés à la réalisation des études
préalables - salaire d’un ingénieur 12 000 F/mois. Charges sociales 40%.
Fournitures de bureau utilisées pendant la période 6 000 HT
- L’analyse fonctionnelle à durée 1 mois et demi (du 03 mars au 18 avril 95) .Elle a
mobilisé deux ingénieurs et cinq techniciens supérieurs
Salaire du TS : 8 000 F/mois. Charge sociale 40%
- L’analyse organique a eu besoin que l’on fasse appelle à une compétence extérieure.
Facture 18 000 HT .Mais l’équipe interne est composé de un ingénieur et trois
Techniciens.
Fourniture de bureau nécessaire 2 000F HT. Durée : 19 avril 95 au 7 avril 95
TAF : 1°/ Calculer l’ensemble des charges engagées dans la production de ce logiciel
2°/ Comptabiliser les charges au fur et à mesure de leur apparution
3°/ Calculer le coût de production du logiciel
4°/ Comptabiliser le coût de production du logiciel
Solution
1°) Calcul de l’ensemble des charges engagées dans la production de ce logiciel
a) Phase d’étude préalable
Salaire des ingénieurs : 12 000 x 1,4 x 4 = 134 400
Fourniture de bureau : 6 000 x 1,186 = 7 116
Autres charges : 5 000 x 1,186 = 5 930
147 446
b) Phase de l’analyse fonctionnelle
Salaires :
- Ingénieurs (2) : 12 000 x 1,4 x 2 x1,5 = 50 400
- Techniciens (5) : 8 000 x 1,4 x 5 x 1,5 = 84 000
134 400
c) Phase de l’analyse organique
- Service extérieur (1) : 18 000 x 1,186 = 21 348
- Salaires :
Ingénieurs (1) : 12 000 x 1,4 x 108/30 = 60 480
Techniciens (3) : 8 000 x 1,4 x 3 x 108/30 = 120 960
- Fourniture de bureau : 2 000 x 1,186 = 2 372
54
- Salaires ingénieurs : 12 000 x 1,4 x 2 33 600
149 158
e) Phase de tests et jeux d’essais
- Service extérieur : 20 000 x 1,186 = 23 720
55
2°) Comptabilisation des charges
du 1/01/ au 2/03
641 Charge du personnel 134 400
602 Autres approvisionnement 6 000
658 Autres charges 5 000
44 566 TVA sur ABS 2 046
du 3/03 au 18/03
641 Rémunération du personnel 134 400
du 19/04 au 7/08
617 Etudes et recherches 18 000
602 Autres approvisionnement 2 000
641 Rémunération du personnel 181 440
44 566 TVA sur ABS 3 720
du 7/08 au 29/09
641 Rémunération du personnel 145 600
602 Autres approvisionnement 3 000
44 566 TVA sur ABS 558
du 15/10/95
617 Etudes et recherches 20 000
44 566 TVA sur ABS 3 120
du 15/12 au 30/12
641 Rémunération du personnel 64 600
613 Locations 3 000
44 566 TVA sur ABS 1 116
56
3°) Calcul de coût de production du logiciel
Analyse organique 205 160 – 3 720 = 201 440
Programmation 149 158 – 588 = 148 600
Test et jeux d’essai 23 720 – 3 720 = 20 000
Documentation 73 130 – 930 = 72 200
P1 : Définition
L’amortissement est obligatoire selon l’article 39-B du CGI :
« A la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués
depuis l’acquisition ou la création d’un élément donné, ne peut être inférieure au montant
annulé des amortissement calculés selon le mode linéaire et repartis sur la durée normale
d’utilisation. A défaut de se conformer à cette obligation, l’entreprise perd définitivement le
droit de déduire la fraction des amortissements qui a été ainsi différée ».
- L’entreprise n’a pas pratiqué d’amortissement mais l’article 39-B a été respecté : on
dit que l’amortissement a été régulièrement différé
- L’entreprise n’a pas pratiqué l’amortissement et l’article 39-B n’a pas été respecté :
on dit que l’amortissement a été irrégulièrement différé (réellement différé)
57
- L’entreprise a pratiqué l’amortissement, l’article 39-B a été respecté, mais l’entreprise
a réalisé un déficit. La part du déficit qui correspond aux amortissements pratiquées et
comptabilisée « amortissement réputé différé » pour être reporté indéfiniment alors
que le déficit ordinaire ne peut être reporté que sur une période de 5 ans.
Exercice d’application
Une entreprise acquiert le 15 novembre 1990 pour un prix HT de 120 000F une machine
mise en service le 15 Décembre [Link] machine est amortie selon le mode dégressif
sur 10 ans taux dégressif 25%. Les annuités de 1990 et 1991 ont été comptabilisées, mais
en raison des résultats déficitaires des 2 exercices suivants, les annuités 92 et 93 ont été
différées. L’exercice de 1994 étant largement bénéficiaire, l’entreprise décide de
régulariser la situation à la clôture de l’exercice 94.
58
TAF : 1°) Indiquer si les annuités de 92 et 93 ont été régulièrement ou irrégulièrement
différées
2°) Indiquer les conséquences fiscales de la régularisation comptable pratiquée à la
clôture de l’exercice.
3°) En supposant que chacun des exercices allant de 1990 à 1999 ait été déficitaire,
calculer le montant total des amortissements que l’entreprise aurait pu réputer
différé en période déficitaire
A la clôture de l’exercice 1992 le montant cumulé des amortissements linéaires est de 24 500
F or le cumul des amortissements dégressifs de 1990 et 1991 s’élèvent à 33 750 F. Si nous ne
comptabilisons pas l’annuité dégressive de 1992, l’amortissement déjà comptabilisé (33 7450)
reste supérieur au cumul des amortissements linéaires (24 500). Par conséquent l’annuité de
92 a été régulièrement différé.
Au 31/12/93, le montant cumulé des Amortissements linéaires est de 36 500 par conséquent,
l’annuité de 1993 :
47 113
59
La fraction irrégulièrement différée de l’annuité de 1993 (2 750) est définitivement perdue sur
le plan fiscal même si elle est pratiquée en comptabilité en 1994 pour régulariser la situation
sur le plan comptable, cette fraction ne saurait venir en déduction des résultats imposables.
Pour les années suivantes, la situation reste inchangée. L’annuité déductible pour 1995 sera
9 097.
3) Nous savons que les amortissements réputés différés en période déficitaire ont été
régulièrement passés en comptabilité et ce n’est que sur le tableau 2 058-M qu’ils sont isolés
pour l’échapper à la limitation dans le temps du report déficitaire.
Dans notre exemple, c’est la totalité des amortissements pratiqués 120 000F sans distinguer
entre le mode linéaire et la mode dégressif, qui peut être baptisé amortissement réputé différé
pour être reporté indéfiniment. La solution est donc beaucoup plus avantageuse que la
pratique des amortissements réellement différés en période déficitaire.
Au terme de l’art. 39-1-5e du CGI « les provisions déductibles sont celles constituées en vue
de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des évènements en cours
rendent probable ».
La définition et le régime des provisions relèvent avant tout du droit comptable, mais il existe
des particularités ou exceptions :
certaines provisions comptabilisées ne sont pas déductibles sur le plan fiscal ou sont
déductibles avec un décalage de 1 an
Exemple : provision pour contribution sociale de solidarité
le fisc autorise la déduction des provisions de caractère fiscal et qui ne répondent pas
aux normes du droit comptable. Exemple : provision pour hausse des prix. Mais le fisc
exige que ces provisions soient comptabilisées avant d’être déductibles : ce sont des
aides fiscales.
Conditions de fond
60
Echelle des évènements
2) les pertes et les charges doivent avoir leur origine dans l’exercice en cours.
61
2°)
6712 Amendes et pénalités fiscales et pénales 400 000
3°)
1514 Provisions pour amendes et pénalités 500 000
Les stocks évalués en fin d’exercice au coût de revient. Mais si le cours du jour (Valeur
actuelle de ce stock sur le marché) est inférieur au coût de revient, on retient le cours du jour
par mesure de prudence, alors on constitue une provision déductible (art. 35 décret de
l’annexe III du CGI)
62
NB : On ne prend plus en compte les frais de commercialisation pour voir si le prix de cession
est inférieur au coût de revient.
Les produits en cours peuvent faire l’objet de provisions déductible.
A- La créance incertaine
En général, la créance elle-même n’est pas incertaine, c’est son recouvrement qui est
douteux à cause de l’insolvabilité du client ou du débiteur. En effet, une créance incertaine
dans son principe ne peut pas être enregistrée en comptabilité.
Exemple : Une entreprise engage une action en justice pour concurrence déloyale contre
un autre commerçant. Elle ne peut immédiatement inscrire sa demande de dommages et
intérêts en comptabilité tant que cela n’est pas constaté par un jugement. Par contre
l’entreprise attaquée sera fondée à constituer une provision si elle estime qu’elle sera
condamnée.
Par cet exemple, nous voulons montrer que la créance est toujours certaine dans son
principe.
B- La créance litigieuse
Une créance est litigieuse lorsque l’entreprise est en désaccord avec son client et qu’une
action a été engagée.
C- La créance irrécouvrable
Une créance irrécouvrable est une créance perdue et qui doit être enregistrée comme telle.
- L’entreprise est responsable de la provision. Très souvent, ce montant est fonction des
informations reçues de l’autorité judiciaire. La provision peut être total ou partielle.
Elle peut être rajustée ultérieurement en fonction de l’évolution de la situation du
débiteur.
Lorsque la créance impayée est soumise à la TVA, l’entreprise peut demander au client de lui
rembourser au moins la TVA, alors le montant de la provision sera constaté sur le montant HT
de la créance.
Le vocabulaire fiscal qualifie de provision pour congés payés ou provisions pour impôt, des
charges qui sont certaines dans leur principe et dans leur montant. Alors que le langage
comptable range ces charges dans la catégorie des charges à payer.
Pour pouvoir régler cette divergence, les entreprises suivent la définition du PC pour la
présentation du bilan, produisent en annexe de leur déclaration un relevé des charges à payer
ayant le caractère fiscal de provisions (état des dettes provisionnées).
La non production de ce relevé entraîne une amende proportionnelle au montant ainsi il faut
noter que ce relevé est différent de celui des produits à recevoir et des charges à payer.
63
- Les provisions pour frais de personnel
1) Elles sont déductibles du résultat de l’exercice au cour duquel elles ont été constituées. Ce
régime est obligatoire pour les entreprises créées depuis le 1er/01/87.
2) L’option
Les entreprises créées avant le 1er/01/87 ont la possibilité d’opter pour l’ancien régime.
Dans ce régime, la provision pour congés payés est fiscalement déduite avec un décalage d’un
an.
Solution
1) au 31/12/94, la provision pour congés payés de 93 sera déductible des résultats
imposables et celle de 94 sera réintégrée
Déduction réintégration
64
2) La société Duval au 31/12/83 a réintégré la provision de 1993 selon l’ancien régime. Au
31/12/94, à la suite de l’option pour le nouveau régime, la société doit déduire la provision de
1994. Mais comme comptablement cette provision a été déduite, il n’y a plus de rectification
extracomptable à faire. La provision de 93 qui avait été réintégrée en fonction de l’ancien
régime doit être déduite afin de préserver les équilibres
Déduction réintégration
Le taux de cet impôt est de 1% du chiffre d’affaire HT réalisé par les sociétés soumises à l’IS.
Cet impôt est versé à l’ORGANIC
- Sur le plan comptable, c’est une charge qui doit être rattachée à l’exercice au cours
duquel le chiffre d’affaire a été réalisé. Elle peut être comptabilisée soit en charge à
payer, soit en provision.
- Sur le plan fiscal, la loi décide (art. 30-1-6° du CGI) la charge n’est déductible que
des résultats de l’exercice au cours duquel la contribution devient exigible. Ce qui
entraîne un décalage d’1 an entre la comptabilité et la fiscalité
Déduction réintégration
65
- Les provisions pour travaux
Les entreprises qui programment à l’avance des travaux d’une certaine importance dont le
coût doit être étalé sur plusieurs exercice, peuvent pratiquer en franchise d’impôt une
provisions en fonction des plans qu’elles ont établies.
Exemple : Provision pour travaux de réfection de la toiture de l’usine
Ce sont des aides fiscales qui sont soumises au même formalisme que les provisions
ordinaires. Pour être déductibles des résultats imposables :
Elles doivent être comptabilisées
Elles doivent récapitulées sur un relevé spécial des provisions
Elles présentent un caractère provisoire parce qu’elles sont réintégrées ultérieurement
dans le résultat imposables.
C’est pourquoi on dit que ce sont des dettes non remboursables.
66
1994, on se réfère au prix de 1993 et 1992
1993, on se réfère au prix de 1992 et 1991
1992, on se réfère au prix de 1991 et 1990
Il ne peut jamais aller au-delà, on prend parmi ces deux prix le plus bas possibles. Lorsqu’il y
a une provision qui avait été constituée auparavant, il faut en tenir compte pour doter le
complément.
Exemple : À la fin de l’année 1989, le prix d’un produit est de 1 250F. En 1990, le prix passe
à 1 400F, la qualité stockée en 1990 est de 1000 unités.
En sachant que l’entreprise a démarré en 1989, calculer la provision pour hausse de prix que
l’entreprise doit constituer au 31/12/90.
Solution
Exemple 2 : En 1991, le prix du même produit est 1500F, quantité 300 unités
Calculer la provision pour hausse des prix à constituer en 1991
89 1250
90 1400 100 250
91 1500
Nous n’avons pas calculée de provision en 1992, par conséquent la provision que nous avons
calculée en 93 ne peut pas être influencé par la provision de 91 parce que les 2 provisions ne
portent pas sur la même fourchette.
67
Au bilan au 31/12/93, il y a aura au passif 2 lignes pour provisions pour hausse des prix
provisions 91 12500
Provisions 93 30000
92 1300
93 1580 -40 240
94 1540
Récapitulation
89 Pas de provision
90 Provision de 25 000
91 Provision (37 500-25 000) = 12 500
92 Pas de provision
93 Provision de 30 000
94 Provision (13 200-30 000) = 102 000
95 Pas de provision
C- La reprise de la provision
Lorsqu’une provision a plus d’un an elle n’est plus remise en cause mais elle est reprise
fiscalement au cours du 6e exercice qui suit celui de la constitution.
Lorsqu’une entreprise s’approvisionne en une matière ou en un produit dont les cours sont
fixés par les marchés internationaux, elle est en droit de constituer en franchise d’impôt une
provision pour fluctuation des cours.
La provision pour fluctuation de cours remplace la provision pour hausse des prix. Dans les
examens, son montant sera toujours donné parce que son mode de calcul complexe dépend de
la matière (bois, oléagineux, le pétrole, le café, le cacao, les minerais)
68
CHAP. V : LA DETERMINATION DU RESULTAT IMPOSABLE
Sur le plan comptable, les entreprises ont pleine liberté pour le choix de l’exercice qui est
l’intervalle de temps à l’issu duquel un résultat est dégagé. Très souvent la durée de l’exercice
est 12 mois. Mais exceptionnellement elle peut être plus court ou plus longue et il est
traditionnel de clôturer l’exercice le 31 décembre. Mais une entreprise peut avoir intérêt à
clôturer son exercice le 31 septembre ou une autre date.
Exemple : Pour des marchandises d’article de camping, il serait intéressant de clôture
l’exercice en fin de vacance c’est-à-dire le 30 septembre.
Pour des marchands de jouets, il serait intéressant de clôturer son exercice à la fin des fêtes de
janvier c’est-à-dire le 31 janvier
L’impôt sur le revenu (IR) est établi d’après le montant global du revenu dont le contribuable
à disposer au cours de l’année (art. 13 et 156 du CGI).
Lorsque l’exercice coïncide avec l’année civile, il ne se pose aucune difficulté. Dans le cas
contraire, la conciliation du principe de l’annualité de l’impôt et celui de la liberté du choix de
l’exercice comptable se réalise de la façon suivante : (art.36 et 37 du CGI).
- Le contribuable doit déclarer en même temps que les autres revenus de l’année civile,
les bénéfices de son entreprise tel qu’il résulte du dernier exercice clos avant le 31/12
- Si plusieurs bilans ont été établis au cours de l’année civile, on prendra donc le total
des résultats de tous les bilans.
- Si aucun bilan n’a été dressé pendant l’année civile, le contribuable doit déclarer les
résultats à tire provisoire et approximative qu’il a réalisé depuis la clôture du dernier
exercice jusqu’à la date du 31 décembre. Le bénéfice ainsi déclaré et taxé viendra en
déduction des résultats du prochain exercice.
69
P3 : Une mission d’assistance en matière de fiscalité
Exemple : Un contribuable a réalisé pendant l’année civile des revenus composés des
éléments suivants :
70
Bénéfice imposable au taux de droit commun : 100 000
Plus value à LT : 80 000
Solution :
Abattement total : 180 000 x 20% = 36 000 F
Abattement au bénéfice droit commun = 100 000 x 20% = 20 000
PVLT 80 000 x 20% = 16 000
Bénéfice déclaré
BIC : 100 000 – 20 000 = 80 000
PVLT : 80 000 – 16 000 = 64 000
NB : Il est interdit d’imputer tout l’abattement sur une seule catégorie de revenu et plus
particulièrement sur le bénéfice imposable au taux de droit commun.
P2 : Epoque de déclaration
Si exercice comptable = année civile avant le 1er avril de l’année suivante
Si exercice comptable ≠ année civile avant le 1er mars de l’année suivante
P3 : La forme de la déclaration
Elle est faite par un imprimé spécial qui porte la référence 2031.
A cette déclaration est jointe huit docs de caractère comptable et quatre documents à caractère
fiscal (voir livre COZIAN Paragraphe 714)
71
2- Le réel simplifié ou super simplifié
- Le champ d’application
Les contribuables qui sont soumis au réel simplifié ou super simplifié sont ceux dont le CA
situé entre :
- Plafond du forfait
Soit
- 500 000F TTC et 3 800 000F HT Entreprise de vente, hôtel, café
- 150 000F TTC et 1 100 000F HT Entreprise de prestation de service
La déclaration doit être déposée avant 1 1er avril ou avant le 6 avril selon les cas
- Le super simplifié
Le contribuable tient une comptabilité de caisse, il ne peut pratiquer de provisions et surtout
les entreprises dont le Chiffre d’Affaire n’excède pas le double des limites du forfait (300 000
et 1 000 000) sont dispensés de présenter un bilan.
P1 : Champ d’application
Les limites : Entreprises dont le CA ne dépasse pas
- 500 000 F TTC pour les entreprises de ventes, loueurs en meublé, les hôtels, les
restaurants
- 150 000 F TTC pour les prestations de services.
Pour bénéficier du forfait ; les promoteurs immobiliers (relevé de l’IR ou de l’IS). Ne peuvent
bénéficier du forfait, les promoteurs immobiliers, les marchands de bien et les loueurs de
matériel.
72
du contribuable peut être égal à 0. Le forfait ne tient pas compte non plus des revenus
exceptionnels ce qui explique que les Plus Values soient exclues. La liberté d’affecter
comptablement ne joue pas dans le forfait.
P3 : Etablissement du forfait
La discussion du forfait vise à la fois le bénéfice imposable et le chiffre d’affaires qui doit être
soumis à la TVA. L’évaluation est faite par les agents des impôts et le contribuable dispose
de 30 jours pour accepter ou formuler ses observations : c’est une prérogative de la
commission départementale des impôts. Une fois fixée le forfait est valable pour 2 ans et peut
être reconduit.
73
Chapitre VI : LA GESTION FISCALE DE L’ENTREPRISE
Il existe une bonne gestion fiscale comme il existe une bonne gestion financière. Comme le
chef d’entreprise prudent et avisé du droit comptable, le contribuable éclairé doit gérer la
fiscalité au mieux de ses intérêts. La fiscalité française relativement libérale offre souvent le
choix entre plusieurs solutions en fonction de la situation du contribuable, il y a des choix qui
lui sont favorables et des choix qui lui sont défavorables. Mais si l’habilité fiscale est une
vertu respectable, elle ne doit pas franchir certaines bornes sous peines de devenir coupable :
c’est le problème de toutes les libertés et de ces limites, en cas d’abus. Nous allons de ce
chapitre évoquer certaines de ces libertés et des abus qui peuvent en découler.
Exemple : Le déguisement d’une donation en vente est une simulation. Elle s’explique par le
fait que les droits de mutations sont plus élevés dans le cas d’une donation que dans le cas
d’une vente. Si la supercherie est découverte, l’amende est de 80%.
74
En cas de montage délicat et important, ne pas hésiter à utiliser la procédure du rescrit pour se
mettre à l’abri de l’abus du droit
Par principe, l’administration ne peut pas s’immiscer dans la gestion des entreprises. Elle n’a
pas pour mission de contrôler la gestion d’une société, de porter un jugement sur les résultats
de la société. Ce n’est pas pour autant que les chefs d’entreprises peuvent faire n’importe quoi
et n’importe comment. Cela est surtout vrai pour les dirigeants de société dont les actes
doivent être posés dans l’intérêt de l’entreprise et non dans celui de leur personne. C’est
pourquoi, la théorie de l’acte anormal de gestion joue surtout en matière de société ou la
jurisprudence est abondante. Un acte anormal de gestion est un acte qui est contraire à
l’intérêt de l’entreprise.
75
2- Les décisions de gestion régulières
Elles résultent également de choix délibérés, mais ces choix ne sont pas prévus par la loi.
Il s’agit « d’une incorrection comptable délibérée ». L’administration peut rectifier de telles
erreurs si elles lui portent préjudice. Par contre le contribuable ne peut les évoquer à son
profit.
Exemple : Choix délibéré de ne pas comptabiliser une charge afin de ne pas aggraver son
déficit.
Choix délibéré de majorer artificiellement la valeur des stocks.
76