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Cours FONCIER

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Thèmes abordés

  • taux d'impôt,
  • propriétés publiques,
  • exploitation agricole,
  • édifices cultuels,
  • services publics,
  • installations portuaires,
  • bâtiments scolaires,
  • concessionnaires,
  • taux de droit commun,
  • taux spécifiques
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  • bâtiments scolaires,
  • concessionnaires,
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  • taux spécifiques

IMPÔTS FONCIERS ET PRÉLÈVEMENTS ASSIMILÉS

CHAPITRE I : IMPOT SUR LE REVENU FONCIER

1. Biens imposables

1.1 Constructions

1.2 Terrains à usage commercial ou industriel

1.3 Agencements et installations attachés au fond à perpétuelle demeure

2. Personnes imposables et débiteurs de l’impôt

2.1 Imposition au nom du propriétaire

2.2 Usufruit

2.3 Bail emphytéotique

2.4 Constructions sur sol d'autrui

2.5 Mutations foncières

3. Exemptions

4. Base d’imposition et détermination de la valeur locative

4.1 Principe / définition

4.2 Démarche

4.2.1 Référence au bail

4.2.2 Méthode de comparaison

4.2.3 Voie d’appréciation directe

5. Taux de l’impôt

5.1 Taux de droit commun

5.2 Autres Taux

CHAPITRE II : IMPOT SUR LE PATRIMOINE FONCIER

1. Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties

1.1 Biens imposables

1.2 Personnes imposables et débiteurs de l’impôt

1.3 Exemptions

1
1.4 Base d’imposition et détermination de la valeur locative

1.5 Taux

1.5.1 Taux de droit commun

1.5.2 Autres Taux

a) Habitation occupée par son propriétaire

b) Résidence secondaire

c) Immeubles des associations et fondations

d) Immeubles qui bénéficie d’une exemption temporaire

e) Remise et modération en l’absence de revenu

- Vacance de maison

- Chômage d'établissement industriel ou commercial

2. Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties

2.1 Propriétés imposables

2.2 Personnes imposables

2.2.1 Imposition au nom du propriétaire

2.2.2 Concessionnaire

2.2.3 Détenteur d'un droit de superficie

2.2.4 Usufruit

2.2.5 Emphytéose

2.3. Exemptions

3. Base d’imposition

4. Taux de l’impôt

2
CHAPITRE III : TAXE DE VOIRIE, D’HYGIÈNE ET D’ASSAINISSEMENT

CHAPITRE IV : PRÉLÈVEMENT D’UN ACOMPTE AU TITRE DES IMPÔTS SUR LES


REVENUS LOCATIFS ET OBLIGATIONS DES BAILLEURS

CHAPITRE V : OBLIGATIONS DES CONTRIBUABLES – DECLARATIONS -


RECOUVREMENT

3
CHAPITRE I : IMPOT SUR LE REVENU FONCIER

1. Biens imposables

Les articles 149, 150 et 153 du Code Général des Impôts définissent les biens qui sont imposables à la
contribution foncière des propriétés bâties.

Sont notamment visés :

- les constructions ;

- les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel ;

- les, agencements et installations attachés au fonds à perpétuelle demeure dans les conditions fixées
au Code civil (Voir note administrative sur les aménagements)

1.1 Constructions

L’article 149 du Code général des Impôts vise les maisons, les fabriques, les manufactures, les usines,
et en général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer, bois ou autres matériaux, fixés au sol à
demeure, sauf exonérations prévues à l’article 151 du Code.

Sont bien entendu assimilées à des constructions, les installations telles que les réservoirs, cuves, bacs,
que ces installations soient utilisées pour des activités industrielles, commerciales, ou de prestations de
services.

L’impôt sur le revenu foncier est calculé sur la valeur locative de ces propriétés au 1er janvier de
l’année d’imposition, et sur la base de la déclaration qui en est faite par le propriétaire ou le
possesseur. Il s’ensuit que les constructions achevées en cours d’année ne sont imposables qu’à
compter de l’année suivant la date d’achèvement.

Les constructions non achevées au 31 décembre et qui figurent en immobilisations en cours sont
imposables à la contribution foncière des propriétés bâties au 1er janvier de l’année d’imposition.

1.2 Terrains à usage commercial ou industriel

Les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel, tels que les chantiers, lieux de
dépôts de marchandises et autres emplacements de même nature ainsi que les dépendances immédiates
sont imposables à la contribution foncière des propriétés bâties.

Sont également imposables, les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le
commerce, l’industrie ou la prestation de services même s’ils sont seulement retenus par des amarres.

L’ensemble des biens visés ci-dessus sont imposables du seul fait qu’ils figurent en immobilisations
dans la comptabilité de l’entreprise, même s’ils doivent faire retour en fin de contrat, au propriétaire
du sol ou de l’immeuble.

Conformément à l’article 151-7° du Code général des Impôts, les immeubles servant aux exploitations
agricoles pour loger les animaux et serrer les récoltes sont exonérés. Sont visés par cette disposition,
les aires de stockage, les hangars, et autres emplacements de même nature, aménagés ou non,
appartenant aux exploitations agricoles et agro-industrielles et destinés à recevoir la production
agricole et loger les animaux.

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1.3 Agencements et installations attachés au fond à perpétuelle demeure

L’annexe fiscale à l’ordonnance n° 2006-234 portant budget de l'Etat pour la gestion 2006 a apporté
un aménagement important à l’assiette de la contribution foncière.

Ainsi, l’article 153 du Code Général des Impôts exclut désormais de l’assiette de la contribution
foncière, les matériels et outillages fixes, les mobiliers, attachés au fonds à perpétuelle demeure, au
sens des dispositions du Code civil.

On peut supposer qu’il sera facile de faire la distinction en comptabilité entre les bâtiments et les
agencements.

La nouvelle mesure est importante, non seulement parce qu’elle favorisera l’investissement, mais aussi
parce qu’elle réduira les sources de contentieux dans les contrôles fiscaux.

Au regard des immeubles professionnels, la patente et la contribution foncière ont, sous réserve des
exemptions propres à chaque impôt, une identité d’assiette.

L’article 20 de l’annexe fiscale 2003 avait en effet exclu de l’assiette de la contribution des patentes, le
matériel et outillage fixe, le matériel et outillage non fixe, les mobiliers, agencements et installations
attachés au fonds au sens du Code civil.

2. Personnes imposables et débiteurs de l’impôt

2.1 Imposition au nom du propriétaire

Aux termes de l'article 154 du CGI, toute propriété foncière est imposée au nom du propriétaire ou du
possesseur au 1er janvier de l'année d'imposition, sauf dispositions particulières. L'absence de titre de
propriété ou d'occupation d'un terrain n'est pas un obstacle à l'imposition qui est effectuée au nom du
propriétaire apparent.

2.2 Usufruit

En cas d'usufruit, la contribution foncière est due par l'usufruitier. Le nom de l'usufruitier doit figurer
au rôle à la suite de celui du nu-propriétaire. Le nu-propriétaire n'est pas pour ce motif solidaire de
l'usufruitier.

2.3 Bail emphytéotique

Aux termes des dispositions de l’article 154 du Code Général des Impôts, en cas de bail
emphytéotique, l'emphytéote (le preneur), se substitue entièrement au bailleur, celui-ci ayant la
jouissance de la propriété. L’impôt est donc à la charge exclusive de l’emphytéote.

Par ces dispositions, il faut entendre que le redevable de la contribution foncière des immeubles sous
bail emphytéotique n’est pas le propriétaire qui donne son immeuble, mais l’emphytéote.

2.4 Constructions sur sol d'autrui

Il s’agit de constructions devant revenir au propriétaire du sol sans indemnité à l'expiration du bail.

Cette situation est visée expressément par l'article 155 du CGI.

Lorsque le propriétaire donne à bail un terrain, à charge pour le locataire de construire à ses frais un
immeuble devant revenir au bailleur sans indemnités à l'expiration du bail, la contribution foncière des
propriétés bâties est due à raison de l'immeuble bâti par le propriétaire du sol.

5
Pendant la durée du bail la valeur locative imposable est équivalente à l'annuité correspondant à la
somme nécessaire pour amortir, pendant la durée du bail, le prix des travaux exécutés et les charges
imposées imposés au preneur. Autrement dit, les travaux exécutés par le preneur sont amortis sur la
durée du bail.

2.5 Mutations foncières

Aux termes des dispositions de l’article 179 du Code général des Impôts, les mutations foncières sont
effectuées à la diligence des parties intéressées. Cependant, elles peuvent être pratiquées d’office
d’après les documents certains dont ils ont pu avoir connaissance.

Dès lors, tant que la mutation n’a pas été faite, l’ancien propriétaire continue à être imposés au rôle, et
lui, ses ayants droit ou ses héritiers naturels peuvent être contraints au paiement de la contribution
foncière, sauf leur recours contre le nouveau propriétaire.

3. Exemptions

a) propriétés publiques

L'article 151-1du Code général des Impôts prévoit une exemption permanente en faveur des propriétés
publiques. Pour bénéficier de cette exemption, les immeubles concernés doivent réunir les trois
conditions cumulatives ci-après :

- être des propriétés publiques ;

- être affectés à un service public ou d'intérêt général ;

- être improductifs de revenus.

 être une propriété publique :

Les propriétés publiques visées sont les propriétés (immeubles, bâtiments ou constructions)
appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales et aux établissements publics.

Le texte ne distingue pas les établissements publics selon leur caractère administratif ou leur caractère
industriel ou commercial. Il résulte de cette condition que les immeubles appartenant à des sociétés
d'Etat sont passibles de la contribution foncière.

 être affecté à un service public ou d'intérêt général

Le point de savoir si un bâtiment est affecté à un service public ou d'intérêt général est une question de
fait dont l'appréciation peut varier selon les époques et les sensibilités.

Ainsi, un stade, des installations sportives, un théâtre sont susceptibles de répondre à cette condition
selon l'exploitation qui en est faite par le propriétaire, et dès lors qu'ils ne sont pas productifs de
revenus.

 être improductif de revenu

Les propriétés publiques affectées à un service public ne sont exonérées de l’impôt que si elles sont
improductives de revenus.

En principe, dès lors que l'Etat ou la collectivité perçoit des redevances des usagers, l'immeuble est
susceptible d'être imposable. Aucune doctrine précise ne permet de déterminer à partir de quel
moment une redevance constitue un revenu. Il s'agit d'une question de fait qui tient à la nature de
l’utilisation des bâtiments.

6
La question se pose de savoir si des bâtiments possédés par un établissement public à caractère
industriel et commercial et affectés à l'exploitation de cet établissement sont imposables.

b) Installations dans les ports maritimes, fluviaux, aériens

L'article 151.2 du Code Général des Impôts exonère de la contribution foncière, les installations qui
font l'objet de concessions d'outillages publics accordées par l'Etat à des Chambres de Commerce,
d'Agriculture et d'Industrie ou à des municipalités dans les conditions fixées par un cahier de charges.

Il est à noter que les conditions posées par le texte ne correspondent pas aux modalités d'exploitation
des ports en Côte d'Ivoire.

L'exonération ne vise, par ailleurs, que les installations qui font l'objet de concessions d'outillage
public. Elle ne concerne donc pas les bâtiments, constructions et terrains. L'imposition de ces biens
dépend donc de leur situation au regard des autres règles examinées.

c) Immeubles, bâtiments, ou constructions appartenant à l'Etat et situés en zones portuaires

Il s'agit des immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l'Etat, situés en zone portuaire et
aéroportuaire et affectés aux ports et aéroports ivoiriens pour la réalisation de leurs missions (art
151.10 CGI).

Sont exclus du bénéfice de l'exonération, les immeubles et bâtiments qui sont donnés en location par
les ports.

d) Ouvrages établis pour la distribution de l'eau potable ou de l'énergie électrique

L'article 151-3 du Code Général des Impôts exonère de la contribution foncière des propriétés bâties
les ouvrages établis pour la distribution de l'eau potable ou de l'énergie électrique et appartenant à
l'Etat, ou à des collectivités territoriales.

L'exonération ne s’étend pas en principe, aux ouvrages appartenant à des personnes autres que celles
désignées ci-dessus. Elle s'applique à tous les ouvrages, château d'eau, réservoirs, pylônes,
transformateurs etc.

e) Edifices servant à l'exercice public des cultes

L'article 151-4 du Code Général des Impôts exonère de la contribution foncière les édifices servant à
l'exercice public des cultes. Le texte ne prévoit aucune restriction en raison de la qualité du
propriétaire. Cette exonération s'applique donc aussi bien aux édifices possédés par l'Etat, les
communes, que les missions religieuses et les associations culturelles.

f) Immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers

L'article 151-5 du Code Général des Impôts exonère de la contribution foncière des propriétés bâties,
les immeubles à usage scolaire. Cette exonération s'applique quelle que soit la personnalité juridique
des propriétaires des bâtiments : Etat, collectivités publiques, personnes physiques, personnes morales.

Deux conditions doivent être réunies :

- l'immeuble doit être à usage scolaire,

- il doit être improductif de revenus fonciers.

Usage scolaire : cette qualité s'étend à l'ensemble des bâtiments nécessaires à un établissement
scolaire. Les bâtiments administratifs sont donc compris dans l'exonération.

7
Absence de revenus : dès lors que le propriétaire loue les bâtiments d'un établissement scolaire,
l'exonération ne joue pas et le propriétaire devient imposable.

Internats : les internats ne sont pas des immeubles à usage scolaire au sens strict. Leur situation au
regard de la contribution foncière doit donc être examinée avec précaution.

g) Immeubles affectés à des oeuvres d'assistance médicale ou d'assistance sociale

L'article 151-6 du Code Général des Impôts exonère de la contribution foncière des propriétés bâties,
les immeubles affectés à des oeuvres d'assistance médicale ou d'assistance sociale. Le texte de l'article
est très large. L'exonération s'applique quel que soit le propriétaire de l'immeuble. C'est l'affectation
des immeubles qui détermine leur exonération.

h) Immeubles servant aux exploitations agricoles

L'article 151-7 du Code général des Impôts exonère de la contribution foncière des propriétés bâties,
les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux et serrer les récoltes.
L'exemption dont jouissent les bâtiments est motivée non par le fait qu'il s'agit de bâtiments ruraux,
mais par leur affectation à un usage agricole.

Les bâtiments exonérés sont ceux qui sont utilisés pour l'exploitation agricole, c'est-à-dire l'ensemble
des opérations qu'un agriculteur réalise. Ils comprennent aussi bien les remises, hangars situés dans les
plantations que les bâtiments destinés au stockage des récoltes.

Cette exonération s'applique à raison de l'activité exercée et non de la personnalité juridique de


l'exploitant.

En revanche, elle ne s'applique pas aux bâtiments destinés à l'habitation ou à recevoir des produits
agricoles achetés à des tiers en vue de les revendre.

Les bâtiments dans lesquels les récoltes sont soumises à des manipulations ou transformations
conformes aux usages agricoles paraissent pouvoir bénéficier de cette exonération.

i) Les cases en paille

Les cases en paille sont exonérées de la contribution foncière en vertu des dispositions de l'article 151-
8.

j) Les bâtiments et installations des chemins de fer de l'Etat

Cette exonération des bâtiments et installations des chemins de fer de l'Etat est prévue à l'article 151-9
du Code Général des Impôts.

k) Immeubles et bureaux à usage sportif (article 151-12 du CGI)

Les immeubles à usage de bureau ou à usage sportif et les structures de formation en matière de sport
appartenant ou mis gratuitement à la disposition des associations sportives reconnues par le ministère
en charge du sport et non productifs de revenus sont exonérés de la contribution foncière des
propriétés bâties.

l) Investissements sociaux des entreprises agro-industrielles édifiés sur les sites d'exploitation
(article 151-14 du CGI)

Sont exonérés de la contribution foncière des propriétés bâties, les investissements sociaux réalisés par
les entreprises agro-industrielles et par les entreprises minières sur les sites d'exploitation et
d’extraction.

8
Ces investissements sociaux s'entendent des terrains de sport, des dispensaires, des marchés, des ponts,
des routes et des pistes non productifs de revenus fonciers édifiés sur les sites d'exploitation ou
d’extraction et mis à la disposition des employés.

4. Base d’imposition et détermination de la valeur locative

L’impôt sur le revenu foncier est calculé sur la valeur locative des propriétés au 1er janvier de l’année
de l’imposition.

La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à bail ou
celui qu’il pourrait en tirer en cas de location lorsqu’il les occupe lui-même.

La valeur locative est donc le revenu réel ou hypothétique d’un immeuble.

L’article 153 du Code général des Impôts pose un principe en définissant la valeur locative, puis
indique une démarche pour déterminer cette valeur.

4.1 Principe / définition

L’article 153 du Code général des Impôts dispose que la valeur locative est le prix que le propriétaire
retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à bail, ou, s’il les occupe lui-même, celui qu’il pourrait en
tirer en cas de location.

4.2 Démarche

La démarche préconisée par le Code général des Impôts doit être rigoureusement suivie. Elle procède
par élimination selon l’ordre ci-après.

4.2.1 Référence au bail

La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de locations verbales passées
dans des conditions normales entre un propriétaire et un locataire indépendants. En particulier, le loyer
ne doit pas être sous-évalué en raison des liens de dépendance entre le bailleur et le locataire.

4.2.2 Méthode de comparaison

En l’absence de baux ou de locations verbales, la valeur locative est déterminée par comparaison avec
des locaux dont le loyer aura été régulièrement constaté ou sera notoirement connu. La méthode de la
comparaison autorise notamment l’Administration à recourir au prix au m2 en fonction de la
localisation du bâtiment. Cette référence doit être retenue en tenant compte de différents paramètres,
dont notamment l’état du bien.

4.2.3 Voie d’appréciation directe

a) Méthode d’évaluation

L’article 153 du Code Général des Impôts précise que lorsqu’il y a lieu d’avoir recours à la voie
d’appréciation directe, il convient de procéder comme suit :

- évaluation de la valeur vénale du bien (en pratique, il est retenu la valeur brute au bilan avant
amortissement) ;

- application d’un taux d’abattement à la valeur vénale en fonction de la nature du bien ;

- détermination du taux moyen d’intérêts des placements immobiliers pour chaque nature de
propriété ;

9
- application du taux à la valeur vénale.

b) Cas des usines

La valeur locative des éléments imposables des usines et des établissements industriels est calculée
uniformément comme suit :

- Terrains, bâtiments usine

VL = Valeur bilan x 5,6 %

- Bureaux, hangars, etc.

VL = Valeur bilan x 15 %

c) Cas des entreprises commerciales et des prestataires de services

En ce qui concerne les entreprises commerciales et les prestataires de services, le taux applicable à la
valeur brute des immobilisations imposables pour obtenir la valeur locative est uniformément fixé à
10%.

d) Cas des établissements hôteliers

S’agissant des établissements hôteliers, la valeur locative qui est retenue pour calculer la contribution
foncière des propriétés bâties est déterminée à partir d’un revenu locatif annuel auquel on fait subir un
abattement pour tenir compte de la quote-part des charges normalement supportées par l’exploitant
(telles que l’électricité, le lavage, le repassage, etc.) et dont la récupération auprès du client est sans
incidence pour le propriétaire. La méthode suivante est retenue :

 le revenu locatif annuel est égal à :

- total du prix moyen cumulé de toutes les chambres de l’hôtel pour 1 journée x 360 jours

 la base d’imposition à la contribution foncière est égale à :

- pour les établissements de moins de 3 étoiles (1 et 2 étoiles), revenu locatif annuel x 10 % ;

- pour les autres établissements (à partir de 3 étoiles), revenu locatif annuel x 20 %.

5. Taux de l’impôt

A titre indicatif, le taux de l’impôt sur le revenu foncier est fixé à 3% de la valeur locative des
immeubles productifs de revenus (article 156).

Ce taux est porté à 4% en ce qui concerne les immeubles appartenant aux entreprises ou aux personnes
morales.

10
CHAPITRE II : IMPOT SUR LE PATRIMOINE FONCIER

1. Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties

1.1 Biens imposables, exemptions, base d’imposition/valeur locative

Les développements des paragraphes 1 à 4 relatifs à l’impôt sur le revenu foncier sont également
applicables à l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

1.2. Taux

1.2.1 Taux de droit commun

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des immeubles bâtis et non bâtis productifs de revenus
fonciers est fixé à 9%.

Il est porté à 11% en ce qui concerne les entreprises et personnes morales.

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est porté à 15% de la valeur locative des immeubles
appartenant aux personnes morales et aux entreprises et affectées à leurs activités.

Le taux de 15 % s'applique donc à tous les immeubles :

- qu'ils soient possédés par une personne physique ou une personne morale ;

- que cette personne morale soit une société civile ou une société commerciale, une association,
une collectivité relevant du droit public ou du droit privé ;

- que les immeubles soient loués ou qu’ils soient utilisés par le propriétaire pour son usage privé
ou affectés à une exploitation industrielle ou commerciale.

Le taux de 15 % est donc applicable à toutes les propriétés imposables sauf dans les cas où il peut être
démontré qu'un taux différent est applicable.

1.2.2 Taux réduits

Les immeubles désignés ci-après sont imposables au taux de 3 %

a) Habitation occupée par son propriétaire

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est de 3 % en ce qui concerne les immeubles affectés à
l'habitation et occupés par leur propriétaire à titre d'habitation principale.

L'application du taux de 3 % est limitée aux habitations répondant aux conditions suivantes :

- le local doit être exclusivement réservé à l’habitation ;

- il doit être réservé à l'habitation principale ;

- une seule habitation est passible du taux de 3 %.

En cas d'immeuble mixte, seule la partie de l’immeuble affectée à l'habitation peut bénéficier du taux
de 3%.

11
II s'ensuit que ne peuvent pas bénéficier du taux de 3 % les immeubles d'habitation possédés par des
sociétés et affectés par celles-ci au logement de leur personnel.

b) Résidence secondaire

Le taux de la contribution foncière pour la résidence secondaire à usage personnel improductive de


revenus fonciers est de 3%.

Le bénéfice du taux réduit est subordonné à la production d'un certificat de résidence secondaire établi
auprès de la Direction Générale des Impôts.

Ce taux était de 15% pour toutes les résidences secondaires avant l'entrée en vigueur de l'Annexe
fiscale 2003.

Le taux réduit s'applique uniquement à une seule résidence secondaire répondant aux conditions ci-
après :

- la résidence doit avoir un usage personnel ;

La résidence secondaire a un usage personnel lorsqu’elle est totalement à la disposition du propriétaire


qui à tout moment peut s’y rendre et l’occuper à temps partiel. La présence dans la propriété, des
ascendants ou des descendants en ligne directe du propriétaire et/ou de son personnel de maison ne fait
pas obstacle à ce critère, dès lors que le propriétaire dispose toujours de la possibilité d’y séjourner.

- elle doit être improductive de revenus fonciers ;

- elle doit faire l'objet d'un certificat de résidence secondaire établi à la Direction Générale des
Impôts.

Lorsqu'une résidence secondaire bénéficie déjà de la réduction de taux, toutes les autres résidences
secondaires sont passibles de la contribution foncière au taux de 15%.

c) Remise et modération en l’absence de revenu

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est de 3 % au lieu de 15 % en cas de vacances de maisons.

- Vacance de maison

Par vacance de maison, il faut entendre vacance d’une maison d'habitation destinée à la location.

Le taux réduit ne peut donc être appliqué aux habitations dont un propriétaire se réserve la jouissance,
à une maison qui n'a jamais été louée, ni même offerte à la location.

L'immeuble doit être vacant. Une maison est vacante lorsqu'elle ne renferme aucun mobilier ou ne
contient qu'un mobilier insuffisant pour permettre l'occupation. Le fait qu'un locataire ne paye pas son
loyer ne constitue pas une vacance.

Toutefois, l'administration peut accorder une remise ou une modération dans le cadre de la juridiction
gracieuse au propriétaire dans l'impossibilité d'acquitter tout ou partie de ses impôts lorsqu'il se trouve
privé de la jouissance des loyers de son immeuble.

- Chômage d'établissement industriel ou commercial

Le taux de 3 % passe à 4% en cas de chômage d'un établissement industriel ou commercial.

12
Le chômage s'entend de l'absence d’activité ou de l'inexploitation d'un immeuble du fait de l'arrêt des
activités d'un établissement.

Cette condition s'apprécie à l'égard du propriétaire lui-même.

Les dispositions ne s'appliquent pas aux immeubles qui font l'objet d'une location et qui ne sont pas
utilisés par le locataire. Le fait que le locataire en question serait en faillite ou n'acquitterait pas ses
loyers ne constitue pas un chômage d'établissement au sens de l’article 157. La cessation définitive ou
provisoire des activités d’un établissement déterminé constitue un chômage d’établissement.

Il semble que l'inoccupation d'un local suite à une réduction des activités ne constitue pas un chômage
d'établissement.

Il convient cependant d'examiner dans chaque cas particulier les conditions d'application du texte
compte tenu des activités exercées par l'entreprise.

Différentes situations peuvent en effet se rencontrer :

- pluralité d'activités au sein d'un établissement ;

- activité identique au sein de plusieurs établissements distincts.

L'application du taux réduit de 4 % est subordonnée à une triple condition.

- la vacance ou le chômage doit être indépendant de la volonté du propriétaire ;

- la vacance ou le chômage doit avoir une durée d’au moins six mois ;

- la vacance ou le chômage doit affecter soit la totalité de l’immeuble, soit une partie susceptible
de location ou d'exploitation séparée.

Le taux réduit de 3 ou 4% est applicable à la période de vacance ou de chômage. Cette période


commence le premier jour du mois suivant l’ouverture de la vacance ou du chômage. Bien que le texte
ne le précise pas, elle devrait s’achever le dernier jour du mois au cours duquel elle a pris fin.

2. Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties

2.1 Propriétés imposables

L'article 160 du CGI impose 2 catégories de biens.

1) Les immeubles urbains

On distingue deux catégories d'immeubles urbains :

 les terrains situés dans l’étendue d’une agglomération déjà existante ou en voie de
formation et compris dans les limites des plans de lotissement régulièrement
approuvés ;

 ceux qui, se trouvant en dehors du périmètre des agglomérations visées au paragraphe


précédent, sont destinés à l’établissement de maisons d’habitation, factoreries,
comptoirs avec leurs aisances et dépendance, lorsque lesdites constructions se
rattachent pas à une exploitation agricole.

13
2) les exploitations d’hévéa, de palmier à huile, de cacao, de café, de cacao, d’anacarde, de banane,
d’ananas, de mangue, de canne à sucre, de citron ou de papaye appartenant ou exploitées par les
entreprises agro-industrielles

2.2 Personnes imposables

Conformément aux dispositions de l’article 164 du CGI, l’impôt sur le patrimoine foncier des
propriétés non bâties est dû pour l'année entière par le propriétaire, le concessionnaire ou par le
détenteur du droit de superficie.

2.2.1 Imposition au nom du propriétaire

Le propriétaire imposable est celui connu comme tel au 1er janvier de l'année d'imposition.

2.2.2 Concessionnaire

Le concessionnaire d'un terrain non bâti est imposable au même titre que le propriétaire.

2.2.3 Détenteur d'un droit de superficie

Le détenteur d'un droit de superficie est également imposable.

2.2.4 Usufruit

L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est due par l’usufruitier puisqu'il a la
jouissance de l'immeuble.

2.2.5 Emphytéose

L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est imposable au nom de l’emphytéose.

3. Exemptions

L'article 162 du CGI dispose que sont exempts les terrains visés ci-après :

- terrains faisant l'objet d'une interdiction générale absolue de construire résultant par application
des textes réglementaires de leur situation topographique et ceux qui font l'objet d'une
interdiction temporaire ou conditionnelle résultant d'une décision particulière des autorités
locales ne provenant pas du fait du propriétaire ;

- terrains dont le propriétaire se trouve privé temporairement de la jouissance par suite d'une
situation de fait indépendante de sa volonté ;

- terrains appartenant à l'Etat, aux Départements, aux Communes sont exemptés qu'ils soient af-
fectés ou non à un usage public mais à condition qu'ils soient improductifs de revenus ;

- pépinières et jardins d'essais créés par l'administration ou par les sociétés d'intérêt collectif
agricole et les centres de coopération et coordination agricoles dans un but de sélection et
d'amélioration des plants ;

- terrains à usage scolaire ;

- terrains à usage du culte ;

- terrains utilisés par des sociétés reconnues d'utilité publique et agréés comme sociétés
d'éducation physique ou de préparation militaire ;

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- terrains bornés concédés provisoirement durant les deux années suivant celle de l'octroi de
concession.

Par ailleurs, l'article 162 i du CGI prévoit l'exemption des sols et dépendances immédiats des
propriétés bâties ainsi que les terrains affectés à usage commercial et industriel dont la valeur locative
entre dans l'évaluation servant de base à la contribution foncière des propriétés bâties.

Les terrains urbains définis comme dépendances immédiates des constructions sont exclusivement les
emplacements attenants et servant d'accès ou de dégagent auxdites constructions et d'une étendue au
plus égale au lot relatif au plan de lotissement urbain ou à douze fois celle recouverte par l'élévation si
ledit lot atteint une étendue supérieure.

4. Base d’imposition

L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est calculé en considération de la valeur
vénale des terrains au 1er janvier de l'année de l'imposition (article 161 du CGI).

La valeur vénale représente en fait la valeur de l'immeuble eu égard à sa situation présente et au prix
que l'on tirerait normalement de sa vente. L'article 161 du CGI prévoit deux modes de détermination
de la valeur vénale en considération de la nature de l'immeuble à évaluer.

4.1 Terrains situés dans l'étendue d'une agglomération déjà existante (article 161 C.G.I)

La valeur vénale de ces immeubles est fixée pour chaque année d'imposition, au cours des deux
derniers mois de l'année précédente par des commissions communales nommées par arrêté du ministre
des Finances composées et statuant dans les conditions qui seront fixées par décret pris en conseil des
ministres.

La composition de la commission communale chargée de cette évaluation a été prévue par le décret n°
62-71 du 5 mars 1962.

L'article 1er du décret énumère les membres de la commission :

- le directeur des contributions ou son délégué, président ;

- le chef du service des Domaines ou son délégué ;

- un représentant du maire ;

- deux représentants des propriétaires fonciers. L'article 5 du même décret précise que les
membres de la commission sont désignés tous les ans et pour chaque commune par arrêté du
ministre des Finances.

4.2 Autres terrains imposables

L'article 161 du CGI envisage deux modes d'évaluation pour tous autres terrains imposables :

- Evaluation par voie de comparaison

Elle se fait au moyen d'actes translatifs de propriété concernant les terrains imposables ou les terrains
voisins.

- Evaluation par voie d'estimation directe

A défaut d'actes translatifs, la détermination de la valeur vénale est effectuée par voie d'estimation
directe.

15
Ce procédé consiste en l'utilisation de coefficients ou modules tels que mentionnés dans la première
partie de notre étude.

5. Taux de l’impôt

5.1 Pour les terrains urbains

L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est de 1,5 % à compter du 1er janvier 2004
(art 165 modifié du CGI).

Ce taux s'applique sur la valeur vénale des terrains. L'imposition est faite à partir de la première année
suivant l'acquisition du terrain ou de la réalisation de la voirie publique d'accès à ce terrain.

5.2 Imposition des exploitations agricoles des entreprises agro-industrielles à l’impôt foncier

Exploitations agricoles Tarifs (en franc par hectare planté)

Hévéa 7.500

Cacao

Café

Banane 5.000

Ananas

Coco

Palmier à huile

Canne à sucre

Mangue

Anacarde 2.500

Citron

Papaye

Le produit de l’impôt sur les exploitations agricoles est réparti comme suit :

 commune : 30 % ;

 région : 60 % ;

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 Etat : 10 %.

NOTA : Les tarifs ci-dessus sont indiqués par hectare planté.

Par ailleurs, la nouvelle disposition de l’annexe fiscales 2013 étend le champ d’application de la
mesure à toutes les personnes morales, même lorsqu’elles n’ont pas une activité industrielle.

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CHAPITRE III : TAXE DE VOIRIE, D’HYGIÈNE ET D’ASSAINISSEMENT

Aux termes des dispositions de l’article 166 du Code général des Impôts, il est établi une taxe dite taxe
de voirie, d'hygiène et d'assainissement à la charge des propriétaires exonérés de la contribution
foncière des propriétés bâties, des représentations diplomatiques et assimilées et des entreprises
bénéficiaires des avantages du Code des Investissements et d'autres codes particuliers.

Le taux de la taxe est fixé à 2 %.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que
l’impôt foncier.

Le produit de cette taxe pour services rendus est affecté à l’organisme chargé de la gestion des ordures
ménagères.

CHAPITRE IV : PRÉLÈVEMENT D’UN ACOMPTE AU TITRE DES IMPÔTS SUR LES


REVENUS LOCATIFS ET OBLIGATIONS DES BAILLEURS

Aux termes des dispositions de l’article 167 bis du Code général des Impôts, les régies des Forces
Armées, de la Gendarmerie, et des Eaux et Forêts, sont tenus de prélever une somme égale à 12 % du
montant brut des loyers qu'ils paient au titre des baux administratifs aux particuliers.

Ce taux est porté à 15% pour les immeubles appartenant aux entreprises et aux personnes morales.

La même obligation est faite aux agences immobilières, syndics d'immeubles, gérants de biens,
sociétés civiles immobilières et tous autres intermédiaires de prélever 12 % sur le montant brut des
loyers qu'ils reversent à leurs clients propriétaires des locaux loués (cf. article 159).

Ce taux est porté à 15% pour les locaux loués appartenant aux entreprises et aux personnes morales.

Par ailleurs, les entreprises soumises à un régime d'imposition réel, les ambassades et les organismes
internationaux sont obligés de prélever 12 % sur le montant des loyers de l'ensemble des immeubles
pris en location, sauf pour les immeubles loués par les intermédiaires visés à l'article 171, auquel cas,
seuls ces derniers sont soumis aux obligations du présent texte.

Ce taux est porté à 15% pour les locaux loués appartenant aux entreprises et aux personnes morales.

Les personnes visées plus haut doivent subordonner le paiement des loyers par

- la production d’une attestation d’immatriculation

- et de la copie de la déclaration foncière au titre de l’année de la conclusion du bail

Ces prélèvements constituent un acompte à valoir sur l’impôt foncier.

Les agences immobilières, syndics d'immeubles, gérants de biens, sociétés civiles immobilières, tous
intermédiaires et, les entreprises, les ambassades et organismes internationaux doivent reverser les
sommes prélevées dans les quinze premiers jours du mois suivant leur encaissement, à la caisse du
receveur des impôts fonciers de la Direction générale des Impôts.

Toute personne physique ou morale tenue à cette obligation qui n'a pas fait les retenues ou qui n'a
opéré que des retenues insuffisantes est passible d'une amende fiscale égale au montant des retenues
non effectuées, sans préjudice de la réintégration des sommes en cause au bénéfice imposable.

18
En outre, pour chaque période d'un mois écoulé entre la date à laquelle les versements auraient dû être
normalement effectués et le jour du paiement, une amende fiscale égale à 10 % du montant des
sommes dont le versement a été différé sera appliquée. Pour le calcul de cette amende, toute période
d'un mois commencée est comptée entièrement.

CHAPITRE V : OBLIGATIONS DES CONTRIBUABLES – DECLARATIONS -


RECOUVREMENT

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Common questions

Alimenté par l’IA

Pour qu'un bâtiment soit exempt de la contribution foncière, il doit être une propriété publique, être affecté à un service public ou d'intérêt général, et être improductif de revenus. Dans les cas des propriétés publiques, il s'agit de biens appartenant à l'État, aux collectivités territoriales, ou aux établissements publics. L'affectation à un service public peut varier et être interprétée selon les époques et les sensibilités .

Les propriétés d'établissements publics à caractère industriel ou commercial sont imposables à la contribution foncière s'ils génèrent des revenus. Toutefois, si ces propriétés sont affectées à un usage improductif de revenus pour l’État ou des collectivités, elles peuvent être exemptées .

Dans le cas de l'usufruit, la contribution foncière est due par l'usufruitier. Le nom de l'usufruitier doit figurer au rôle après celui du nu-propriétaire, qui n'est pas solidaire de l'usufruitier pour cette imposition .

Les ouvrages pour la distribution d'eau potable ou d'énergie électrique appartenant à l'État ou à des collectivités territoriales sont exemptés de la contribution foncière car ils sont considérés comme étant utilisés pour le bien public. Cette exemption ne s'applique pas aux ouvrages appartenant à des entités autres que celles désignées .

Les résidences principales où le propriétaire habite à titre d'habitation principale sont imposées à un taux de 3 %. Les résidences secondaires, à usage personnel et improductives de revenus fonciers, bénéficient également de ce taux réduit, mais nécessitent un certificat de résidence secondaire pour en bénéficier .

Pour bénéficier d'une exonération de la contribution foncière, les immeubles à usage scolaire doivent être improductifs de revenus fonciers et entièrement dédiés à un usage scolaire, ce qui inclut tous les bâtiments nécessaires à un établissement scolaire, y compris les bâtiments administratifs .

La valeur locative des éléments imposables des usines est calculée en utilisant les formules suivantes : pour les terrains et bâtiments d'usine, la valeur locative est la valeur au bilan multipliée par 5,6 %, tandis que pour les bureaux et hangars, elle est la valeur au bilan multipliée par 15 % .

Dans les baux emphytéotiques, le redevable de la contribution foncière est l'emphytéote, qui se substitue entièrement au bailleur et assume les obligations fiscales, du fait qu'il a la jouissance de la propriété .

Lorsque le bail souhaite qu'un locataire construise sur un terrain à ses frais, l'immeuble revient au bailleur sans indemnités à l'expiration du bail. Pendant la durée du bail, la contribution foncière est calculée sur la valeur locative déterminée par l'amortissement calculé pour rembourser les coûts des travaux .

Pour les immeubles productifs de revenus fonciers appartenant aux entreprises ou personnes morales, le taux d'imposition standard est de 11%. Pour les immeubles affectés à leurs activités, le taux est porté à 15% .

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