.
Problèmes Corrigés My Ismail Mamouni
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Préparation DS N◦ 4
Fonctions Réelles
Problème 1 —
On note E l’ensemble des fonctions f continues sur R à valeurs dans R telles que
∀(x , y ) ∈ R2 , f (x y ) = x f (y ) + y f (x )
1. Soit f ∈ E .
a. Déterminer les valeurs de f (0), f (1) et f (−1).
b. Démontrer que la fonction f est impaire.
2. On suppose que f est dérivable sur R∗+ .
a. Montrer que f est solution sur R∗+ de l’équation différentielle x y 0 − y = k x où k est une constante
dépendant de f que l’on précisera.
b. En déduire f (x ) en fonction de k pour tout x ∈ R.
3. On note φ l’unique élément de E dérivable sur R∗+ vérifiant φ 0 (1) = 1.
a. φ est-elle dérivable en 0 ?
b. Déterminer les variations et les limites de φ en +∞ et −∞ puis tracer son graphe.
4. On considère f ∈ E que l’on suppose seulement continue sur R. On note alors F l’unique primitive de
f s’annulant en 0.
xy2
a. Montrer que pour tout (x , y ) ∈ R2 , F(x y ) = x 2 F(y ) + f (x ).
2
b. En déduire que f est dérivable sur R∗+ .
c. Déterminer l’ensemble E .
ExeRcice 1.
Toutes les fonctions entrant en jeu dans cet exercice sont à valeurs réelles.
i π πh
1. On souhaite résoudre sur − , l’équation différentielle suivante :
2 2
(E) : cos(t )z 00 (t ) − 2 sin(t )z 0 (t ) − cos(t )z (t ) = 0
i π πh
a. Soit z une fonction deux fois dérivable sur − , . On pose φ(t ) = cos(t )z (t ) pour tout t ∈
i π πh 2 2 i π πh
− , . Exprimer φ (t ) en fonction de z (t ), z (t ) et z 00 (t ) pour tout t ∈ − , .
00 0
2 2 2 2
b. En déduire les solutions de (E).
1
.
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2. On souhaite maintenant résoudre sur ] − 1, 1[ l’équation différentielle suivante :
(F) : (1 − x 2 )y 00 (x ) − 3x y 0 (x ) − y (x ) = 0
i π πh
a. Soit y une fonction deux fois dérivable sur ] − 1, 1[. On pose z (t ) = y (sin(t )) pour t ∈ − , .
2 2
Exprimer y (x ), y 0 (x ) et y 00 (x ) en fonction de z (arcsin x ), z 0 (arcsin x ) et z 00 (arcsin x ) pour tout
x ∈] − 1, 1[.
b. En déduire que y est solution de (F) sur ] − 1, 1[ si et seulement si z est solution d’une équation
différentielle que l’on précisera. En déduire les solutions de (F).
3. Soit f une solution de (F) sur ] − 1, 1[.
a. Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f (n +2) (x ) − (2n + 3)x f (n+1) (x ) − (n + 1)2 f (n) (x ) = 0
b. Pour tout n ∈ N, on pose a n = f (n) (0). Déterminer une relation de récurrence entre a n+2 et a n à
l’aide de la question précédente.
c. Montrer que pour tout p ∈ N,
2
(2p )! 2
a 2p = 2 a 0 a 2p +1 = 22p p ! a 1
22p p !
4. On se propose de déterminer plusieurs développements limités à l’aide de la question 3.
a. Soit f une fonction de classe C ∞ . Rappeler la formule de Taylor-Young appliquée à f en 0 à un
ordre n ∈ N.
arcsin x
b. Soit g : x ∈] − 1, 1[7→ p . Que valent g (0) et g 0 (0) ? En remarquant que g est solution de (F),
1− x2
donner le développement limité à l’ordre 2n + 1 en 0 de g .
1
c. Soit h : x ∈] − 1, 1[7→ p . Que valent h (0) et h 0 (0) ? En remarquant que h est solution de (F),
1− x2
donner le développement limité à l’ordre 2n en 0 de h .
d. Soit k : x ∈] − 1, 1[7→ arcsin x . Déduire de la question 4.c le développement limité à l’ordre 2n + 1
en 0 de k .
5. En remarquant que g = h k et en considérant le coefficient de x 2n +1 dans le développement limité de
cette fonction, montrer que
X
n
1 2p 2(n − p ) 24n
=
p =0
2p + 1 p n −p 2n+1
(n + 1) n
.
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CORRIGE
Problème 1 — Équation fonctionnelle
1. a. En choisissant x = y = 0 dans la relation de l’énoncé, on obtient f (0) = 0. En choisissant x = y = 1, on
obtient f (1) = 0. Enfin, en choisissant x = y = −1, on obtient f (−1) = 0.
b. On se donne x ∈ R. En choisissant y = −1, on obtient f (−x ) = − f (x ) puisque f (−1) = 0. f est donc bien
impaire.
2. a. On dérive la relation de l’énoncé par rapport à y :
∀(x , y ) ∈ (R∗+ )2 , x f 0 (x y ) = x f 0 (y ) + f (x )
On fixe alors y = 1 de sorte que
∀x ∈ R∗+ , x f 0 (x ) − f (x ) = x f 0 (1)
Ainsi f est solution sur R∗+ de l’équation différentielle x y 0 − y = k x avec k = f 0 (1).
b. Les solutions sur R∗+ de l’équation homogène sont les fonctions x 7→ λx avec λ ∈ R. Par variation de la
constante, on trouve que x 7→ k x ln(x ) est solution particulière. Les solutions sur R∗+ de l’équation avec
second membre sont donc les fonctions x 7→ λx + k x ln(x ).
Il existe donc λ ∈ R tel que f (x ) = λx + k x ln(x ) pour tout x ∈ R∗+ . Or on sait que f (1) = 0, ce qui impose
λ = 0. On en déduit que f (x ) = k x ln(x ) pour tout x ∈ R∗+ . Comme f est impaire, f (x ) = − f (−x ) = k x ln(−x )
pour tout x ∈ R∗− . Enfin, f est continue en 0 donc f (0) = lim x →0+ k x ln(x ) = 0 par croissances comparées.
x ln(x ) si x > 0
f (x )− f (0)
3. a. La question précédente montre que φ(x ) = x ln(−x ) si x < 0 . En particulier, pour tout x ∈ R∗+ , x −0 =
0 si x = 0
f (x )− f (0)
ln x . Ainsi lim x →0+ x −0 = −∞, ce qui prouve que f n’est pas dérivable en 0.
f (x )− f (0)
RemaRe. On prouve de même que lim x →0− x −0 = −∞. On peut en déduire que la courbe de f admet
une tangente verticale en son point d’abscisse 0. n
b. On se contente d’étudier f sur R∗+ puisque f est impaire. On trouve que f 0 (x ) = ln(x ) + 1 pour tout x ∈ R∗+ .
Ainsi f est strictement décroissante sur ]0, 1/e ] et strictement croissante sur [1/e , +∞[. Par opérations sur
les limites, lim+∞ f = +∞.
Puisque f est impaire, f est strictement croissante sur [−1/e , 0[ et strictement décroissante sur ] − ∞, 1/e ]
et lim−∞ f = −∞.
1
.
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e −1
e −1
−1
−e
−e −1
Rx
4. a. Rappelons que pour tout x ∈ R, F(x ) = 0
f (t ) dt .
On fixe alors x ∈ R. Pour tout t ∈ R,
∀t ∈ R, f (x t ) = x f (t ) + t f (x )
On se donne maintenant y ∈ R et on intègre la relation précédente entre 0 et y . Ainsi
Z y
y2
f (x t ) dt = x F(y ) + f (x )
0
2
On multiplie cette relation par x :
Z y
xy2
x f (x t ) dt = x 2 F(y ) + f (x )
0
2
En effectuant le changement de variable u = x t dans la première intégrale, on obtient
xy2
F(x y ) = x 2 F(y ) + f (x )
2
b. En choisissant y = 1 dans le relation précédente, on a pour tout x ∈ R∗+ ,
2
f (x ) = F(x ) − x 2 F(1)
x
Or F est dérivable sur R∗+ en tant que primitive. Par opérations, f est donc elle-même dérivable sur R∗+ .
2
.
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c. D’après la question .2, il existe k ∈ R tel que f (x ) = k x ln |x | pour x 6= 0 et f (0) = 0.
Réciproquement, on vérifie aisément qu’une telle fonction est continue sur R (seule la continuité en 0 pose
éventuellement problème mais lim x →0 x ln |x | = 0). On vérifie également que
∀(x , y ) ∈ R2 , f (x y ) = x f (y ) + y f (x )
quitte à distinguer les cas où x = 0 ou y = 0.
On a donc démontré que E = vect(φ).
Solution 1.
1. a. φ est deux fois dérivable sur − π2 , π2 en tant que produit de fonctions deux fois dérivables sur cet intervalle
et pour tout t ∈ − π2 , π2 ,
φ 00 (t ) = cos(t )z 00 (t ) − 2 sin(t )z 0 (t ) − cos(t )z (t )
b. D’après la question précédente, z est solution de (E) si et seulement si φ 00 est nulle sur − π2 , π2 . Or φ 00 est
nulle sur − π2 , π2 si et seulement si il existe (λ, µ) ∈ R2 tel que φ(t ) = λt + µ pour tout t ∈ − π2 , π2 . On en
déduit que les solutions de (E) sur − π2 , π2 sont les fonctions
i π π h λt + µ
t∈ − , 7→ où (λ, µ) ∈ R2
2 2 cos t
2. a. Puisque z (t ) = y (sin t ), pour tout t ∈ − π2 , π2 , y (x ) = z (arcsin x ) pour tout x ∈] − 1, 1[. On en déduit que
pour tout x ∈] − 1, 1[
z 0 (arcsin x ) z 00 (arcsin x ) x z 0 (arcsin x )
y 0 (x ) = p y 00 (x ) = +
1− x2 1− x2 3
(1 − x 2 ) 2
b. y est solution de (F) si et seulement si
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )y 00 (x ) − 3x y 0 (x ) − y (x ) = 0
ce qui équivaut d’après la question précédente à
2x
∀x ∈] − 1, 1[, z 00 (arcsin x ) − p z 0 (arcsin x ) − z (arcsin x ) = 0
1− x2
Puisque sin prend toute les valeurs dans ] − 1, 1[ sur l’intervalle − π2 , π2 , ceci équivaut encore à
i π πh 2 sin t
∀t ∈ − , , z 00 (arcsin(sin t )) − p z 0 (arcsin(sin t )) − z (arcsin(sin t )) = 0
2 2 1 − sin2 t
p p
Or pour tout t ∈ − π2 , π2 , 1 − sin2 t = cos2 t = cos t car cos est positive sur − π2 , π2 et arcsin(sin t ) = t .
Finalement, y est solution de (F) si et seulement si
i π πh 2 sin t 0
∀t ∈ − , , z 00 (t ) − z (t ) − z (t ) = 0
2 2 cos t
autrement dit, si et seulement si z est solution de (E).
Les solutions de (E) étant les fonctions
i π π h λt + µ
t∈ − , 7→ où (λ, µ) ∈ R2
2 2 cos t
celles de (F) sont les fonctions
λ arcsin x + µ
x ∈] − 1, 1[7→ où (λ, µ) ∈ R2
cos(arcsin x )
ou encore les fonctions
λ arcsin x + µ
x ∈] − 1, 1[7→ p où (λ, µ) ∈ R2
1− x2
3
.
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3. a. Notons HR(n ) l’hypothèse de récurrence suivante
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f (n +2) (x ) − (2n + 3)x f (n+1) (x ) − (n + 1)2 f (n ) (x ) = 0
HR(0) est vraie puisque f est solution de (F). Supposons que HR(n ) soit vraie pour un certain n ∈ N. Alors
en dérivant (ceci est licite car les fonctions en jeu sont de classe C ∞ sur ] − 1, 1[), on obtient
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f (n+3) (x ) − 2x f (n +2) (x ) − (2n + 3)x f (n +2) (x ) − (2n + 3)f (n +1) (x ) − (n + 1)2 f (n +1) (x ) = 0
ou encore
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f (n +3) (x ) − (2n + 5)x f (n +2) (x ) − (n + 2)2 f (n +1) (x ) = 0
puisque (n + 1)2 + 2n + 3 = n 2 + 4n + 4 = (n + 2)2 .
Par récurrence, HR(n ) est vraie pour tout n ∈ N.
RemaRe. On peut prouver directement la relation demandée sans récurrence à l’aide de la formule de
Leibniz en dérivant n fois la relation
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f 00 (x ) − 3x f 0 (x ) − f (x ) = 0
n
b. En évaluant la relation de la question précédente en x = 0, on obtient a n +2 = (n + 1)2 a n .
c. Récurrences sans aucune difficulté.
4. a. C’est du cours
Xn
f (k ) (0) k
f (x ) = x + o (x n )
x →0
k =0
k !
b. g est bien solution de (F) (prendre λ = 1 et µ = 0 dans la solution générale). On a évidemment g (0) = 0. De
plus, g (x ) s x de sorte que g 0 (0) = 1. En reprenant les notations de la question précédente, a 0 = 0 et a 1 = 1.
x →0
Ainsi pour tout p ∈ N,
2
a 2p = 0 a 2p +1 = 22p p !
En appliquant la formule de Taylor-Young à g en 0 à l’ordre 2n + 1 (ceci est licite puisque g est de classe
C ∞ d’après la question ⁇), on a donc
2
X
n
22p p !
g (x ) = x 2p +1 + o (x 2n +1 )
x →0
p =0
(2p + 1)!
c. h est bien solution de (F) (prendre λ = 0 et µ = 1 dans la solution générale). On a évidemment h (0) = 1. De
plus, h (x ) = 1 + o (x ) de sorte que h 0 (0) = 0. En reprenant les notations de la question précédente, a 0 = 1 et
x →0
a 1 = 0. Ainsi pour tout p ∈ N,
2
(2p )!
a 2p = 2 a 2p +1 = 0
22p p !
En appliquant la formule de Taylor-Young à h en 0 à l’ordre 2n (ceci est licite puisque h est de classe C ∞
d’après la question ⁇), on a donc
X
n
(2p )! 2p
h (x ) = 2 x + o (x 2n )
x →0
p =0 22p p!
ou encore
X
n 2p
p
h (x ) = x 2p + o (x 2n )
x →0
p =0
22p
d. Puisque k est une primitive de h sur ] − 1, 1[,
X
n 2p
p
k (x ) = k (0) + x 2p +1 + o (x 2n+1 )
x →0
p =0
(2p + 1)22p
et donc
X
n 2p
p
k (x ) = x 2p +1 + o (x 2n +1 )
x →0
p =0
(2p + 1)22p
.
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2
5. Le coefficient de x 2n +1 dans le développement limité de g en 0 est 2(2n(n
2n
!)
+1)! .
D’autre part, dans le produit hk , un terme en x 2n +1 est obtenu comme le produit d’un terme en x 2p +1 dans le
développement limité de k en 0 et d’un terme en x 2(n −p ) dans le développement limité de h en 0. Par unicité du
développement limité
2(n −p )
X
n 2p
p n −p 22n (n !)2
=
p =0
(2p + 1)22p 22(n−p ) (2n + 1)!
ou encore
X
n
1 2p 2(n − p ) 24n
= 2n +1
p =0
2p + 1 p n −p (n + 1) n
.
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2. On souhaite maintenant résoudre sur ] − 1, 1[ l’équation différentielle suivante :
(F) : (1 − x 2 )y 00 (x ) − 3x y 0 (x ) − y (x ) = 0
i π πh
a. Soit y une fonction deux fois dérivable sur ] − 1, 1[. On pose z (t ) = y (sin(t )) pour t ∈ − , .
2 2
Exprimer y (x ), y 0 (x ) et y 00 (x ) en fonction de z (arcsin x ), z 0 (arcsin x ) et z 00 (arcsin x ) pour tout
x ∈] − 1, 1[.
b. En déduire que y est solution de (F) sur ] − 1, 1[ si et seulement si z est solution d’une équation
différentielle que l’on précisera. En déduire les solutions de (F).
3. Soit f une solution de (F) sur ] − 1, 1[.
a. Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x 2 )f (n +2) (x ) − (2n + 3)x f (n+1) (x ) − (n + 1)2 f (n) (x ) = 0
b. Pour tout n ∈ N, on pose a n = f (n) (0). Déterminer une relation de récurrence entre a n+2 et a n à
l’aide de la question précédente.
c. Montrer que pour tout p ∈ N,
2
(2p )! 2
a 2p = 2 a 0 a 2p +1 = 22p p ! a 1
22p p !
4. On se propose de déterminer plusieurs développements limités à l’aide de la question 3.
a. Soit f une fonction de classe C ∞ . Rappeler la formule de Taylor-Young appliquée à f en 0 à un
ordre n ∈ N.
arcsin x
b. Soit g : x ∈] − 1, 1[7→ p . Que valent g (0) et g 0 (0) ? En remarquant que g est solution de (F),
1− x2
donner le développement limité à l’ordre 2n + 1 en 0 de g .
1
c. Soit h : x ∈] − 1, 1[7→ p . Que valent h (0) et h 0 (0) ? En remarquant que h est solution de (F),
1− x2
donner le développement limité à l’ordre 2n en 0 de h .
d. Soit k : x ∈] − 1, 1[7→ arcsin x . Déduire de la question 4.c le développement limité à l’ordre 2n + 1
en 0 de k .
5. En remarquant que g = h k et en considérant le coefficient de x 2n +1 dans le développement limité de
cette fonction, montrer que
X
n
1 2p 2(n − p ) 24n
=
p =0
2p + 1 p n −p 2n+1
(n + 1) n