.
Problèmes Corrigés Prof. Mamouni
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Devoir Surveillé N◦ 4
Structures-Arithmétique
Fonctions Réelles
Durée : 4 heures
Problème 1 : Entiers somme de deux carrés
L’objectif de ce problème est de déterminer quels sont les entiers naturels qui sont somme de deux carrés.
Notations :
ℕ , ℤ et ℂ désignent respectivement les ensembles des entiers naturels, des entiers relatifs et des nombres
complexes.
∗
On pose ℤ[i ] = {a + i.b / a ∈ ℤ,b ∈ ℤ} ⊂ ℂ et ℤ [i ] = ℤ [i ] \ {0} .
Pour z ∈ ℂ , on pose N (z ) = zz .
Partie I :Présentation de l’anneau de ℤ[i ]
1. Présentation de l’anneau ℤ[i ] .
1.a Vérifier que ℤ[i ] est un sous-anneau de ℂ muni de l’addition et de la multiplication usuelles.
1.b Etablir que pour tout u , v ∈ ℤ [i ] , N (uv ) = N (u )N (v ) et que pour tout u ∈ ℤ [i ] , N (u ) ∈ ℕ .
1.c Un élément u ∈ ℤ [i ] est dit inversible ssi il existe v ∈ ℤ [i ] tel que uv = 1 .
Montrer que si u est inversible alors N (u ) = 1 .
Déterminer alors l’ensemble, noté U , des éléments inversibles de ℤ[i ] .
2. Divisibilité dans l’anneau ℤ[i ] .
Soit u , v ∈ ℤ [i ] . On dit que u divise v dans ℤ[i ] , et on note u | v , ssi il existe s ∈ ℤ [i ] tel que v = su .
2.a Soit u , v , w ∈ ℤ [i ] . Etablir l’implication que si u | v et v | w alors u | w .
2.b Soit u , v ∈ ℤ [i ] . Etablir que si u | v et v | u alors u = ±v ou ±iv .
2.c Soit u , v ∈ ℤ [i ] . Montrer que si u divise v alors N (u ) divise N (v ) dans ℤ .
2.d Déterminer les diviseurs de 1 + i , puis de 1 + 3i dans ℤ[i ] .
3. Division euclidienne dans ℤ[i ] .
3.a Montrer que pour tout z ∈ ℂ , il existe u ∈ ℤ [i ] tel que N (u − z ) < 1 .
Ce u est-il unique ?
3.b Montrer que pour tout u ∈ ℤ [i ] et tout v ∈ ℤ [i ] * , il existe (q , r ) ∈ ℤ[i ]× ℤ [i ] tel que :
u = vq + r avec N (r ) < N (v ) .
On pourra utiliser la division dans ℂ .
Partie II : Arithmétique dans ℤ[i ]
1. Soit δ ∈ ℤ [i ] . On note δ.ℤ [i ] = {δu / u ∈ ℤ[i ]} .
Montrer que δ.ℤ[i ] est un sous-groupe additif de ℤ[i ] .
2. Soit u , v ∈ ℤ [i ] avec u ≠ 0 ou v ≠ 0 . On note I (u , v ) = {uz + vz ′ / z , z ′ ∈ ℤ[i ]} .
2.a Observer que u et v appartiennent à l’ensemble I (u , v ) .
2.b Montrer que l’ensemble A = {N (w ) / w ∈ I (u , v ) \ {0}} possède un plus petit élément d > 0 .
2.c Soit δ un élément de I (u , v ) tel que N (δ ) = d . Etablir que I (u , v ) = δ.ℤ[i ] .
On pourra exploiter la division euclidienne présentée en I.3b.
1
.
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2.d Montrer que δ divise u et v puis que
pour tout w ∈ ℤ[i ] , on a l’équivalence : ( w | u et w | v ) ⇔ w | δ .
On dit que δ est un pgcd de u et v .
3. Soit u , v ∈ ℤ [i ] avec u ≠ 0 ou v ≠ 0 .
On dit que u et v sont premiers entre eux ssi le nombre δ défini en II.2.d appartient à {±1, ±i } .
Dans les questions 3.a et 3.b, on suppose que u et v sont premiers entre eux.
3.a Justifier qu’il existe z , z ′ ∈ ℤ [i ] tel que 1 = uz + vz ′
3.b Soit w ∈ ℤ[i ] . Montrer que si u divise vw alors u divise w .
4. Soit u ∈ ℤ[i ]− {0, ±1, ±i } .
On dit que u est irréductible ssi ses seuls diviseurs sont ±1, ±i , ±u et ±iu .
4.a Soit v ∈ ℤ [i ] . On suppose que u irréductible et ne divise pas v .
Montrer que u et v sont premiers entre eux.
4.b Soit v , w ∈ ℤ [i ] . On suppose que u est irréductible et divise vw .
Montrer que u divise v ou divise w .
Partie III : Nombres somme de deux carrés
1. On note Σ = {a 2 + b 2 / a ∈ ℤ,b ∈ ℤ} .
1.a Montrer que n ∈ Σ ⇔ ∃u ∈ ℤ[i ], n = N (u ) .
1.b En déduire que si n , n ′ ∈ Σ alors nn ′ ∈ Σ .
2. p désigne un nombre premier strictement supérieur à 2.
2.a Montrer que p ∈ Σ ⇒ p ≡ 1 modulo 4.
Nous admettrons que l’implication réciproque est vraie (quoique loin d’être immédiate).
Ainsi 5 = 12 + 2 2 , 13 = 2 2 + 32 , 17 = 12 + 4 2 ,... sont des éléments de Σ .
2.b Montrer que si p n’est par irréductible alors p ∈ Σ .
3. Soit a ,b ∈ ℤ et n = a 2 + b 2 ∈ Σ . Soit p ≡ 3 modulo 4, un nombre premier diviseur de n .
3.a Montrer que p | a + i.b dans ℤ [i ] .
3.b En déduire que p 2 divise n .
4. Etablir que les entiers naturels non nuls appartenant à Σ sont les nombres de la forme n = p1α1 p 2α2 …pNαN
avec p1 , p2 ,…, pN nombres premiers deux à deux distincts et α1 , α2 ,…, αN entiers naturels tels que :
∀1 ≤ i ≤ N , pi ≡ 3 modulo 4 ⇒ αi est pair.
.
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Problème 2 : Etude d’une équation fonctionnelle
Thèmes abordés : Continuité et dérivabilité des fonctions numériques.
Les parties I et II sont entièrement indépendantes.
En dehors de la dernière question, la partie III est indépendante de la partie II.
e 2x −1
Dans tout le problème : on considère la fonction ϕ : ℝ → ℝ définie par ϕ(x ) = .
e 2x + 1
Partie I : Etude de la fonction ϕ
1.a Etudier la parité de ϕ .
1.b Etudier les variations de ϕ sur ℝ et préciser ses branches infinies en +∞ et −∞ .
1.c Donner l’allure de la courbe représentative de ϕ .
2.a Justifier que ϕ est une bijection de ℝ sur un intervalle I de ℝ à préciser.
2.b Observer que pour tout x ∈ ℝ : ϕ ′(x ) = 1− ϕ 2 (x ) .
2.c Montrer que ϕ−1 : I → ℝ est dérivable et exprimer simplement sa dérivée.
Partie II : Etude d’une première équation fonctionnelle
Le but de cette partie est de déterminer les fonctions f : ℝ → ℝ dérivables en 0 vérifiant :
∀x ∈ ℝ , f (2x ) = 2 f (x ) .
On considère f une fonction solution.
1. Calculer f (0) .
x
f n
2
2. Soit x ∈ ℝ ∗ . On définit une suite réelle (un ) par : ∀n ∈ ℕ, un = .
x
2n
2.a Montrer que (un ) converge et exprimer sa limite.
2.b Exprimer un +1 en fonction de un .
3. Conclure qu’il existe α ∈ ℝ tel que ∀x ∈ ℝ , f (x ) = α.x .
Partie III : Etude d’une seconde équation fonctionnelle
Le but de cette partie est de déterminer les fonctions f : ℝ → ℝ dérivable en 0 vérifiant :
2 f (x )
∀x ∈ ℝ , f (2x ) = .
1 + ( f (x )) 2
1. Montrer que ϕ est solution du problème posé.
2. On considère dans cette question f une solution du problème posé.
2.a Déterminer les valeurs possibles de f (0) .
2.b Montrer que −f est aussi solution
.
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2.c Montrer que ∀x ∈ ℝ , −1 ≤ f (x ) ≤ 1 .
x
(indice : on pourra exprimer f (x ) en fonction de f ).
2
3. On suppose dans cette question que f est solution du problème posé et que f (0) = 1 .
x
On considère x ∈ ℝ et l’on définit la suite (un ) par ∀n ∈ ℕ, un = f n .
2
3.a Montrer que la suite (un ) est convergente et préciser sa limite.
3.b Etablir une relation entre un et un +1 .
3.c En déduire que la suite (un ) garde un signe constant et préciser celui-ci.
3.d Etudier la monotonie de la suite (un ) et en déduire que celle-ci est constante égale à 1 .
3.e Qu’en déduire quant à la fonction f ?
3.f Que peut-on dire si l’hypothèse « f (0) = 1 » et remplacée par « f (0) = −1 » ?
4. On suppose dans cette question que f est solution du problème posé et que f (0) = 0 .
4.a En raisonnant par l’absurde et en considérant une suite du même type que ci-dessus, montrer que
∀x ∈ ℝ , f (x ) ≠ 1 et f (x ) ≠ −1 .
4.b On introduit la fonction g : ℝ → ℝ définie par g (x ) = ϕ−1 ( f (x )) .
Montrer que ∀x ∈ ℝ , g (2x ) = 2g (x ) et que g est dérivable en 0 .
4.c En déduire une expression de f (x ) dépendant d’un paramètre α ∈ ℝ .
i
F
nn
i
Correction
Problème 1 :
Partie I
1.a ℤ [i ] ⊂ ℂ , 1 = 1 + 0.i ∈ ℤ [i ] et ∀u , v ∈ ℤ[i ] , on peut écrire u = a + ib , v = c + id avec a ,b ,c ,d ∈ ℤ
On a u − v = (a −c ) + i (b −d ) ∈ ℤ [i ] (car a −c ,b −d ∈ ℤ ),
et uv = (ac −bd ) + i (ad + bc ) ∈ ℤ [i ] car ac −bd ,ad + bc ∈ ℤ .
Ainsi ℤ [i ] est un sous anneau de (ℂ, +,×) .
1.b ∀u , v ∈ ℤ[i ] , N (uv ) = uvuv = uuvv = N (u )N (v )
∀u ∈ ℤ[i ] , on peut écrire u = a + ib avec a ,b ∈ ℤ donc N (u ) = uu = a 2 + b 2 ∈ ℕ .
1.c Supposons u ∈ ℤ [i ] inversible et introduisons v ∈ ℤ [i ] tel que uv = 1 .
On a N (uv ) = N (1) = 1 et N (uv ) = N (u )N (v ) donc N (u )N (v ) = 1 avec N (u ), N (v ) ∈ ℕ .
Par suite N (u ) = N (v ) = 1 .
On peut écrire u = a + ib avec a ,b ∈ ℤ .
N (u ) = a 2 + b 2 = 1 donne (a ,b ) = (1,0),(−1,0),(0,1) ou (0, −1) donc u = ±1 ou u = ±i .
Inversement, ses éléments sont inversibles car 1×1 = 1 , (−1)× (−1) = 1 , i × (−i ) = 1 et (−i ) ×i = 1 .
U = {1, i , −1, −i } .
2.a Si u | v et v | w alors il existe s ,t ∈ ℤ [i ] tel que v = su et w = tv .
On a alors w = (st )u avec st ∈ ℤ [i ] et par suite u | w .
2.b Si u | v et v | u alors il existe s ,t ∈ ℤ [i ] tel que v = su et u = tv .
Par suite u = (ts )u .
Si u ≠ 0 , on obtient ts = 1 donc t est inversible et alors t = ±1 ou t = ±i .
Par suite u = ±v ou u = ±iv .
Si u = 0 alors v = su = u et donc u = v .
2.c Si u | v alors il existe s ∈ ℤ [i ] tel que v = su . On a alors N (v ) = N (su ) = N (s )N (u ) avec N (s ) ∈ ℕ
donc N (u ) | N (v ) .
2.d N (1 + i ) = 2 et Div(2) ∩ ℕ = {1, 2} .
Si u divise 1 + i alors N (u ) = 1 ou N (u ) = 2 .
Si N (u ) = 1 alors u = ±1 ou u = ±i .
Si N (u ) = 2 alors u = 1 + i ,1− i , −1 + i ou −1− i .
Inversement, les nombres proposés sont diviseurs de 1 + i .
N (1 + 3i ) = 10 et Div(10) ∩ ℕ = {1, 2,5,10} .
Si N (u ) = 1 alors u = ±1 ou u = ±i .
Si N (u ) = 2 alors u = 1 + i ,1− i , −1 + i ou −1− i .
Si N (u ) = 5 alors u = 1 + 2i ,1− 2i , −2 + i ou −2 − i .
Si N (u ) = 10 alors u = 1 + 3i ,1− 3i , −3 + i ou −3 − i .
Inversement, les nombres proposés sont diviseurs de 1 + 3i .
3.a Soit a et b les entiers respectivement les plus proches de Re(z ) et Im(z ) .
1 1 1
Pour u = a + i.b ∈ ℤ [i ] , on a N (u − v ) = (a − Re(z )) 2 + (b − Im z ) 2 ≤ + ≤ < 1 .
4 4 2
1+ i
Il n’y a pas unicité de u . Par exemple, pour z = , les quatre complexes 0,1,i et 1 + i conviennent.
2
u
3.b Soit q ∈ ℤ [i ] tel que N q − < 1 et r = u − vq ∈ ℤ [i ] .
v
u
On a u = vq + r et N (r ) = N (u − vq ) = N (v )N −q < N (v ) (sachant N (v ) > 0 ).
v
Partie II
1. δ.ℤ [i ] ⊂ ℤ [i ] . 0 = δ.0 ∈ δ.ℤ [i ] . ∀x , y ∈ δ.ℤ [i ] , on peut écrire x = δ.u et y = δ.v avec u , v ∈ ℤ [i ] .
On a x − y = δ.(u − v ) ∈ δ.ℤ [i ] car u − v ∈ ℤ [i ] . Ainsi δ.ℤ [i ] est un sous groupe de (ℤ [i ], +) .
2.a u = u.1 + v.0 ∈ I (u , v ) et v = u.0 + v.1 ∈ I (u , v ) .
2.b A = {N (w ) / w ∈ I (u , v ) \ {0}} est une partie de ℤ , minorée par 1 et non vide car N (u ) ou N (v )
appartient à cet ensemble (selon que u ≠ 0 ou v ≠ 0 ). Par suite A possède un plus petit élément d > 0 .
2.c δ ∈ I (u , v ) donc on peut écrire δ = u ξ + v ξ ′ avec ξ , ξ ′ ∈ ℤ[i ] .
∀x ∈ δ.ℤ [i ] , on peut écrire x = δy avec y ∈ ℤ[i ] .
On a alors x = u (δξ ) + v (δξ ′) ∈ I (u , v ) . Ainsi δ.ℤ[i ] ⊂ I (u , v ) .
Inversement, soit x ∈ I (u , v ) . On peut écrire x = uz + vz ′ avec z , z ′ ∈ ℤ [i ]
Réalisons la division euclidienne de x par δ : x = δq + r avec N (r ) < N (δ ) .
Or r = x − δq = u (z − ξq ) + v (z ′ − ξ ′q ) ∈ I (u , v ) donc si r ≠ 0 , on a N (r ) ∈ A . Ceci contredit la
définition de d = min A car N (r ) < N (δ ) = d . Nécessairement r = 0 et par suite x ∈ δ.ℤ [i ] .
2.d u ∈ I (u , v ) = δ.ℤ[i ] donc on peut écrire u = δ.z avec z ∈ ℤ [i ] . Ainsi δ | u . De même δ | v .
Si w | δ alors w | u et w | v par transitivité de la divisibilité.
Inversement si w | u et w | v alors on peut écrire u = ws et v = wt avec s ,t ∈ ℤ[i ] et donc l’écriture
δ = u ξ + v ξ ′ avec ξ , ξ ′ ∈ ℤ[i ] introduite ci-dessus donne δ = w (s ξ + t ξ ′) . Ainsi w | δ .
3.a I (u , v ) = δ.ℤ[i ] = ℤ[i ] car δ ∈ {±1, ±i } .
Or 1 ∈ ℤ[i ] donc 1 ∈ I (u , v ) et par suite ∃z , z ′ ∈ ℤ[i ] tels que 1 = uz + vz ′ .
3.b Supposons u | vw . On a w = w ×1 = uwz + vwz ′ , or u | uwz et u | vwz ′ donc sans difficultés u | w .
4.a Posons δ un pgcd de u et v . δ est un diviseur de l’élément irréductible u .
Si δ = ±u ou δ = ±iu alors, puisque δ | v , u | v . Ceci est exclu.
Il reste δ = ±1 ou δ = ±i et donc u et v sont premiers entre eux.
4.b Si u divise v : ok
Sinon, u est premier avec v et donc puisque u | vw on a u | w en vertu de II.3b.
Partie III
1.a Si n ∈ Σ alors on peut écrire n = a 2 + b 2 avec a ,b ∈ ℤ et alors n = N (u ) avec u = a + i.b ∈ ℤ[i ] .
Inversement, si n = N (u ) avec u ∈ ℤ [i ] , alors on peut écrire u = a + i.b avec a ,b ∈ ℤ et on a
N (u ) = a 2 + b 2 ∈ Σ .
1.b Si n , n ′ ∈ Σ alors on peut écrire n = N (u ) et n ′ = N (v ) avec u , v ∈ ℤ [i ] .
On a alors nn ′ = N (u )N (v ) = N (uv ) avec uv ∈ ℤ[i ] donc nn ′ ∈ Σ .
2.a Puisque p est premier et strictement supérieur à 2, il n’est pas divisible par 2.
Par suite p ≡ 1 ou p ≡ 3 modulo 4.
Puisque p ∈ Σ , on peut écrire p = a 2 + b 2 avec a ,b ∈ ℤ .
Or les seuls valeurs possibles de a 2 modulo 4 sont 0 ou 1 donc p = 0 , 1 ou 2 modulo 4.
Compte tenu de ce qui précède, il reste p = 1 modulo 4.
2.b Si p n’est par irréductible alors on peut écrire p = uv avec u , v ∈ ℤ [i ] \ {±1, ±i } .
On a alors p 2 = N (p ) = N (u )N (v ) . Puisque N (u ) ≠ 1 , N (v ) ≠ 1 et p premier, on a N (u ) = N (v ) = p
et donc p ∈ Σ .
3.a Puisque p ≡ 3 modulo 4, p n’appartient pas à Σ (via III.2a) et donc p est irréductible (via III.2b)
On a p | a 2 + b 2 = (a + i .b )(a − ib ) or p est irréductible donc p | (a + ib ) ou p | (a − ib ) .
Or il est clair que p | z ⇒ p | z , donc p | (a + ib ) et p | (a − ib ) .
3.b Suite a ce qui précède p 2 | (a + ib )(a − ib ) = n .
Cette dernière divisibilité a lieu a priori dans ℤ[i ] , mais puisque n p 2 est le rapport de deux entiers, sera
un entier et donc la divisibilité a lieu dans ℤ .
4. Soit n = p1α1 p 2α2 …pNαN de la forme proposée. ∀1 ≤ i ≤ N :
Si pi = 2 ou pi ≡ 1 modulo 4 alors pi ∈ Σ (car 2 = 12 + 12 et par la réciproque admise en III.2a)
Par suite piαi ∈ Σ car Σ est stable par produit (III.1.b)
Si pi ≡ 3 modulo 4 alors αi = 2βi et piαi = pi2 βi = (pi2 )βi ∈ Σ car pi2 = pi2 + 02 ∈ Σ .
Puisque tous les p1α1 ,…, pNαN appartiennent à Σ , n = p1α1 p 2α2 …pNαN appartient à Σ .
Inversement : Soit n ∈ Σ ∩ ℕ * . Si n = 1 , n est de la forme voulue.
Si n ≥ 2 , introduisons sa décomposition primaire n = p1α1 p 2α2 …pNαN .
Pour tout 1 ≤ i ≤ N tel que pi ≡ 3 modulo 4.
Si αi = 0 alors αi est pair.
Si αi > 0 alors pi | n . Ecrivons n = a 2 + b 2 avec a ,b ∈ ℤ .
Comme vu en III.3a, on a pi | (a + ib ) ce qui permet d’écrire a + ib = pi (c + id ) .
On a alors n = pi2 (c 2 + d 2 ) = pi2n ′ avec n ′ = p1α1 p2α2 …piαi −2 …pNαN ∈ Σ .
On peut alors reprendre la démarche avec n ′ et, champagne !, αi est pair.
Correction
Problème 2 :
Partie I
e−2x −1 1− e 2x
1.a ∀x ∈ ℝ , −x ∈ ℝ et ϕ(−x ) = = = −ϕ(x ) , ϕ est impaire.
e−2x + 1 1 + e 2x
2 ′ 4e2x
1.b ϕ est C ∞ et ϕ ′(x ) = 1− 2x = >0.
e + 1 (e x + 1) 2
2
ϕ est donc strictement croissante sur ℝ .
e 2x
Quand x → +∞ , ϕ (x ) ∼ → 1 donc lim ϕ (x ) = 1 .
e 2x x →+∞
La droite d’équation y = 1 est asymptote ϕ en +∞ .
2
Puisque 1− ϕ (x ) = 2x > 0 , Γϕ est en dessous de cette asymptote.
e +1
Par imparité, la droite d’équation y = −1 est asymptote à ϕ en +∞ avec Γϕ au dessus de cette
asymptote.
1.c
2.a ϕ est continue et strictement croissante sur ℝ donc ϕ réalise une bijection de ℝ sur
I = lim ϕ,lim ϕ = ]−1,1[ .
−∞ +∞
4e 2x e 4 x − 2e 2 x + 1 4e2x
2.b ϕ ′(x ) = 2x 2
et 1− ϕ 2 (x ) = 1− 4x 2x
= 2x .
(e + 1) e + 2e + 1 (e + 1) 2
2.c Puisque ϕ est dérivable sur ℝ et ∀x ∈ ℝ , ϕ ′(x ) ≠ 0 on peut affirmer que ϕ −1 est dérivable et de plus :
1 1 1
(ϕ−1 )′(x ) = −1
= −1 2
= .
ϕ ′(ϕ (x )) 1− (ϕ (ϕ (x ))) 1− x 2
Partie II
1. L’équation fonctionnelle pour x = 0 donne f (0) = 2 f (0) d’où f (0) = 0 .
f (h ) − f (0) x
2.a un = avec h = n .
h 2
Quand n → +∞ , on a h → 0 et par composition un → f ′(0) .
x x
2.b De part l’équation fonctionnelle : f n = 2 f n +1 . Donc un = un +1 .
2 2
3. De part l’étude précédente : u 0 = f ′(0) et donc ∀x ∈ ℝ ∗ , f (x ) = α.x avec α = f ′(0) . De plus cette
relation est encore vraie pour x = 0 .
Partie III
1. ϕ est dérivable en 0 .
2ϕ (x ) 2(e2x −1)(e 2x + 1) e 4 x −1
∀x ∈ ℝ , = = = ϕ (2x ) .
1 + ϕ 2 (x ) (e 2x + 1) 2 + (e 2x −1) 2 e 4x + 1
2 f (0)
2.a L’équation fonctionnelle pour x = 0 donne f (0) = d’où
1 + f 2 (0)
f (0)( f 2 (0) −1) = 0 . Par suite f (0) = 0,1 ou −1 .
2.b −f est dérivable en 0 puisque f l’est.
2 f (x ) 2(−f (x ))
∀x ∈ ℝ , −f (2x ) = − 2
= .
1 + ( f (x )) 1 + (−f (x )) 2
2a
2.c f (x ) = avec a = f (x 2) . Or (a −1)2 ≥ 0 et (a + 1)2 ≥ 0 donnent : −(1 + a 2 ) ≤ 2a ≤ (1 + a 2 ) et
1+a 2
par suite −1 ≤ f (x ) ≤ 1 .
x
3.a Quand n → +∞ , on a → 0 et puisque f est continue en 0 (car dérivable en 0 ) on a
2n
x
un = f n → f (0) = 1 .
2
x
2 f n +1
x 2 2un +1
3.b un = f n = = .
2 x
2
1 + un2+1
1 + f n +1
2
3.c Par la relation ci-dessus :
( un ≥ 0 ⇒ un +1 ≥ 0 ) et ( un ≤ 0 ⇒ un +1 ≤ 0 ).
Par suite (un ) est de signe constant et puisque un → 1 on peut affirmer que la suite (un ) est positive.
un +1 (un2+1 −1) x
3.d un +1 − un = ≤ 0 car un +1 = f n +1 ∈ [−1,1] .
2
1 + un +1
2
Par suite (un ) est décroissante.
(un ) décroît vers 1 , donc ∀n ∈ ℕ, un ≥ 1 .
x
Or un = f n ∈ [−1,1] donc ∀n ∈ ℕ, un = 1 .
2
3.e Puisque u 0 = 1 , on obtient f (x ) = 1 et ceci pour tout x ∈ ℝ ∗ . Comme ceci est de plus vrai pour x = 0 ,
f s’avère être constante égale à 1 .
3.f Dans le cas où f (0) = −1 , on applique l’étude ci-dessus à −f pour conclure que f est constante égale à
−1 .
4.a Supposons ∃x ∈ ℝ tel que f (x ) = 1 .
x
Considérons (un ) de terme général : un = f n .
2
2un +1
Comme ci-dessus un = .
1 + un2+1
Par récurrence on montre alors un = 1 .
Or un → f (0) = 0 , c’est absurde.
Par suite ∀x ∈ ℝ , f (x ) ≠ 1 .
De même : ∀x ∈ ℝ , f (x ) ≠ −1 .
2 f (x ) 2ϕ (g (x )) 2 f (x )
4.b ϕ (g (2x )) = f (2x ) = et ϕ (2g (x )) = = .
1 + ( f (x )) 2 1 + (ϕ (g (x ))) 2 1 + ( f (x ))2
L’application ϕ étant injective : g (2x ) = 2g (x ) .
De plus, par composition, γ est dérivable en 0 .
4.c De part la partie II :
e 2αx −1
∃α ∈ ℝ tel que ∀x ∈ ℝ , g (x ) = α.x et donc f (x ) = ϕ (α.x ) = .
e 2αx + 1