0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues8 pages

Refroidissement des centres de données et délocalisation spatiale

Transféré par

Toneca Gravixy
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues8 pages

Refroidissement des centres de données et délocalisation spatiale

Transféré par

Toneca Gravixy
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Physique-chimie 1

2022
MP
4 heures Calculatrice autorisée
Centres de données
Un centre de données — data center en anglais — est un lieu regroupant des installations informatiques chargées
de stocker et de distribuer des données (data). Ces dernières années, l’expansion des services en ligne a entrainé
une croissance exponentielle du nombre de centres de données, dégageant de grandes quantités de chaleur. La
régulation en température de ces lieux est donc devenue un enjeu environnemental majeur.
Ce problème est composé de deux parties, elles-mêmes divisées en différentes sous-parties, totalement indépen­
dantes. La première partie propose une étude thermodynamique et thermique de dispositifs utilisables pour le
refroidissement d’un centre de données. La deuxième partie porte sur le projet de délocalisation des centres de
données dans l’espace.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l’initiative de la part du candidat. Leur énoncé est repéré
par une barre en marge. Il est alors demandé d’expliciter clairement la démarche, les choix et de les illustrer,
le cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d’initiative et tient compte du temps nécessaire à la
résolution de ces questions.
Certaines données numériques sont regroupées en fin d’énoncé ; d’autres relèvent de l’initiative du candidat.

I Refroidir les centres de données, quelques solutions techniques


contemporaines
I.A – À l’échelle des composants
À l’échelle des composants, il est nécessaire d’évacuer la chaleur dégagée, par les transistors des microprocesseurs
notamment. Pour ce faire, des ventilateurs sont installés afin de renouveler en permanence l’air au contact des
composants. De plus, des ailettes de refroidissement sont assemblées directement sur la surface des composants
afin de pouvoir dissiper le plus possible de chaleur vers l’extérieur par transfert conducto-convectif.
On modélise une de ces ailettes par un cylindre d’axe (𝑂𝑥), de rayon 𝑎, de longueur 𝑏 ≫ 𝑎 et de conductivité
thermique 𝜆. Elle est accolée en 𝑥 = 0 au composant de température 𝑇𝑑 ; le contact thermique en 𝑥 = 0 est
supposé parfait. Le reste de l’ailette est au contact de l’air que l’on suppose de température 𝑇𝑎 uniforme.

𝑇𝑎
𝑇𝑑
𝑎

𝑥
0 𝑏

Figure 1 Modélisation de l’ailette

En régime stationnaire, supposé atteint dans toute cette sous-partie, la température 𝑇 (𝑥) est considérée comme
uniforme sur la section droite de l’ailette située à l’abscisse 𝑥 pour tout 𝑥 ∈ [0, 𝑏].
Q 1. Énoncer la loi de Fourier relative au vecteur densité de flux thermique 𝚥𝑄⃗ qui caractérise le phénomène
de conduction thermique le long de l’axe de l’ailette.
L’air qui entoure le solide, constamment renouvelé et de température uniforme 𝑇𝑎 , échange avec l’ailette un
transfert conducto-convectif. Dans une fine couche de fluide au contact de la surface du solide, ce transfert
latéral peut-être modélisé par la loi de Newton :

𝚥cc
⃗ (𝑥) = ℎ(𝑇 (𝑥) − 𝑇𝑎 ) 𝑛⃗

où 𝚥cc
⃗ correspond à la densité de flux conducto-convectif et 𝑛⃗ est un vecteur unitaire, normal à la surface
d’échange et orienté du solide vers l’air. Le coefficient ℎ, dont certaines valeurs numériques sont disponibles en
fin d’énoncé, est appelé coefficient de transfert thermique de surface.

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 1/8


Q 2. En réalisant un bilan de puissance thermique sur une tranche de longueur d𝑥 de l’ailette, montrer que
la température suit l’équation différentielle

d2 𝑇 1 1 𝜆𝑎
− 2 𝑇 = − 2 𝑇𝑎 avec 𝛿=√ . (I.1)
d𝑥2 𝛿 𝛿 2ℎ
Q 3. Vérifier l’homogénéité de l’expression du paramètre 𝛿 introduit dans la question précédente. Estimer
sa valeur numérique dans le cas d’une ailette en silicium de rayon 𝑎 = 1 mm.
Q 4. Expliciter les conditions aux limites que doit vérifier le champ de température 𝑇 (𝑥) en 𝑥 = 0 et en
𝑥 = 𝑏.
𝑇 (𝑥) − 𝑇𝑎
Sur la figure 2 est représentée la solution « normalisée » de l’équation (I.1), définie par , en fonction
𝑇𝑑 − 𝑇𝑎
de l’abscisse adimensionnée 𝑥/𝑏, pour différentes valeurs du rapport 𝑏/𝛿.

Figure 2 Représentation graphique du champ de température dans une ailette


en silicium (solution de l’équation (I.1)) pour différentes valeurs du rapport 𝑏/𝛿

Q 5. En précisant les approximations effectuées, obtenir une expression analytique approchée de 𝑇 (𝑥) dans
le cas où 𝑏 ≫ 𝛿. Vérifier la cohérence de cette expression avec la figure 2.
𝑇 − 𝑇𝑎
On définit la résistance thermique 𝑅th de l’ailette de refroidissement par 𝑅th = 𝑑 , où 𝒫 désigne la
𝒫
puissance thermique totale évacuée par l’ailette dans l’air.
Q 6. La figure 3 donne une représentation graphique de l’évolution de la résistance thermique d’une ailette
cylindrique en fonction du rapport 𝑏/𝛿, pour différents matériaux. Interpréter physiquement l’existence d’une
valeur asymptotique de 𝑅th commune aux différents matériaux lorsque 𝑏 ≪ 𝛿 ; justifier sa valeur numérique.
Q 7. Retrouver, par le calcul, la valeur asymptotique de la résistance thermique 𝑅th de l’ailette en silicium
dans le cas où 𝑏 ≫ 𝛿.
Q 8. En pratique, les ailettes sont réalisées en aluminium et leur longueur est fixée à 𝑏 = 2 cm. En vous
appuyant sur la figure 3, justifier ces choix, puis estimer le nombre d’ailettes (de rayon 𝑎 = 1 mm) à associer à
un microprocesseur dissipant une puissance thermique de 200 W pour que la température de ce dernier n’excède
par 60 °C en régime stationnaire de fonctionnement. Commenter.

I.B – À l’échelle des locaux


Dans toute cette sous-partie, on s’intéresse au système de refroidissement d’une salle informatique de 25 m3,
située dans le sud de la France, dans laquelle sont placés plusieurs serveurs de données. L’objectif est de
maintenir la température de la salle à une valeur inférieure ou égale à 𝑇max = 35 °C, sachant que les serveurs
de données dégagent une énergie thermique de 100 kW⋅h chaque jour.
Q 9. La solution première de refroidissement de la salle repose sur l’utilisation d’un système de condition­
nement d’air (parfois désigné « climatiseur » par abus de langage). Estimer le coût annuel, en euros, de cette
solution en considérant que le système de conditionnement d’air fonctionne en permanence et que son efficacité
— ou COP (Coefficient de Performance) — est égale à 3.

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 2/8


Figure 3 Évolution de la résistance thermique d’une ailette de
rayon 𝑎 = 1 mm, en présence de ventilation, en fonction du rapport 𝑏/𝛿

Afin de réduire les dépenses engagées pour le refroidissement de la salle, une alternative intéressante est celle
du free-cooling, qui consiste à ventiler la salle tout en exploitant la fraicheur de l’air extérieur. Pour ce faire,
on a recours à l’installation d’un ventilateur pouvant remplacer l’air de la pièce avec le débit de volume 𝐷v =
830 m3 ⋅h–1 . La puissance absorbée par le ventilateur est 𝒫v = 60 W.
Q 10. L’air de la pièce est modélisé par un gaz parfait diatomique, à la pression atmosphérique et à la
température 𝑇max . Exprimer, puis évaluer numériquement, la masse volumique 𝜌air de l’air dans ces conditions.
En déduire le débit de masse d’air 𝐷m , en kg⋅s−1, brassé par le ventilateur dans ces mêmes conditions.
Les relevés annuels de température à l’extérieur de la salle sont présentés sur la figure 4.
40

30

20
Température (°C)

10

-10
r rs l i t
vie rie
r
ma av
ri ma jui
n llet ao
û re
mb ctob
re re
mb cemb
re
jan fév jui t e o ve
sep no d é

Figure 4 Relevé des températures journalières minimales et maximales


à l’extérieur de la salle pour l’année 2021 (source infoclimat.fr)
Lorsque le système de free-cooling ne permet pas de maintenir la température de la salle à une température
inférieure ou égale à 𝑇max , le système de conditionnement d’air prend le relais et le système de free-cooling
s’arrête.
Q 11. À l’aide d’un modèle simple, estimer la période de l’année sur laquelle le système de free-cooling est
fonctionnel. En déduire le gain annuel en euros obtenu grâce à l’installation du système de free-cooling dans
cette salle informatique.

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 3/8


II Délocaliser les centres de données, une solution d’avenir ?
Afin de lutter contre les cyberattaques, mais surtout de profiter d’un refroidissement optimal et « gratuit », une
start-up californienne projette de stocker des données dans des satellites en orbite à basse altitude autour de la
Terre. Le projet prévoit la mise en orbite de 10 satellites en tout.

II.A – De la difficulté d’une communication directe


Chaque satellite est assimilé à un point matériel 𝑀 de masse 𝑚S = 4 t, en orbite circulaire à l’altitude ℎ =
650 km autour de la Terre de centre 𝑂, de rayon 𝑅T et de masse 𝑀T . On suppose que la Terre est un astre
présentant une répartition de masse à symétrie sphérique de centre 𝑂. Les frottements sont négligés ; seule la
force gravitationnelle exercée par la Terre sur le satellite est à prendre en compte.
L’étude est réalisée dans le référentiel géocentrique ℛg , de repère associé (𝑂, 𝑢⃗𝑥 , 𝑢⃗𝑦 , 𝑢⃗𝑧 ), supposé galiléen. L’axe
(𝑂𝑧) est défini de sorte que la trajectoire du satellite considéré soit contenue dans le plan 𝑧 = 0. L’ensemble des
grandeurs vectorielles seront exprimées dans la base polaire (𝑢⃗𝑟 , 𝑢⃗𝜃 ) associée à ce plan (figure 5).

𝑦
𝑢⃗𝜃
𝑢⃗𝑟

𝑢⃗𝑦
M
𝑢⃗𝑧 𝑟
𝜃

𝑂 𝑢⃗𝑥 𝑥

Figure 5

Q 12. Montrer que le mouvement du satellite est uniforme.


Q 13. Déterminer l’expression de la vitesse orbitale du satellite 𝑣0 sur son orbite circulaire en fonction de la
constante de gravitation universelle 𝐺 et des paramètres 𝑀T , 𝑅T et ℎ.
Q 14. Évaluer numériquement la vitesse 𝑣0 , ainsi que la période de révolution 𝑇0 correspondante.
Pour appréhender la difficulté à communiquer avec les satellites de basse altitude directement depuis la surface
de la Terre, on peut se référer à un article publié sur le site Internet du journal Le Monde le 13 janvier 2017,
intitulé « Comment communique-t-on en direct avec l’ISS ? ». Dans cet article, publié lors du premier séjour de
l’astronaute Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), on peut lire l’extrait suivant.

« La Station Spatiale Internationale (ISS) étant sur une orbite basse, elle survole la surface
terrestre d’assez près (environ 400 kilomètres). À cette altitude, la vitesse orbitale est très
rapide (environ 27 500 km/h, soit 7,6 km par seconde), rendant toute communication radio
directe avec le sol impossible à établir plus d’une minute. La communication avec l’ISS passe
donc par des satellites relais positionnés très haut, sur une orbite dite « géostationnaire »,
à 36 000 kilomètres d’altitude, qui permet aux satellites qui y sont de rester au-dessus d’un
point de la surface terrestre de façon fixe. [...] Ces satellites servent de relais de communica­
tion aussi bien pour des équipages humains que pour de nombreux satellites placés sur une
orbite basse qui ont également besoin de communiquer avec les équipes au sol. »

Q 15. Discuter quantitativement l’affirmation selon laquelle « la vitesse orbitale [rend] toute communication
radio directe avec le sol impossible à établir plus d’une minute ».

II.B – Communication avec les satellites relais


Vis-à-vis de la propagation des ondes électromagnétiques, les premières couches de l’atmosphère peuvent être
assimilées au vide. À partir de 80 km d’altitude, dans l’ionosphère, il y a présence d’un gaz ionisé, très dilué,
appelé plasma. Le vide et le plasma ont pour permittivité diélectrique 𝜀0 et pour perméabilité magnétique 𝜇0 .
II.B.1) Propagation dans le vide
L’onde de communication envoyée depuis la surface de la Terre vers le satellite est supposée plane, progressive
selon l’axe (𝑂𝑥) et harmonique de pulsation 𝜔 et de vecteur d’onde 𝑘𝑢⃗𝑥 . En notation complexe, son champ
électrique s’écrit
⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡) = 𝐸0 exp(i(𝜔𝑡 − 𝑘𝑥)) 𝑢⃗𝑦
𝐸(𝑀

où i2 = −1 et 𝐸0 est un nombre qui peut être supposé réel grâce à un choix judicieux de l’origine des temps.
Q 16. Rappeler les équations de Maxwell dans le vide et établir l’équation de propagation du champ électrique
dans le vide, en l’absence de charge et de courant.

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 4/8


Q 17. Établir la relation de dispersion de l’onde de champ électrique complexe 𝐸(𝑀 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡) dans le vide. Le vide
est-il un milieu dispersif ?
Q 18. Déterminer, en notation complexe, le champ magnétique 𝐵(𝑀 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡) associé au champ électrique 𝐸(𝑀 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡).
II.B.2) Propagation dans le plasma
L’onde de communication doit ensuite traverser l’ionosphère. Le plasma ionosphérique se caractérise par une
densité volumique d’électrons libres 𝑛e de charge −𝑒, de masse 𝑚e , et une densité volumique de cations 𝑛c = 𝑛e
de charge +𝑒, de masse 𝑚c ; l’ensemble est donc localement neutre. L’onde étudiée est maintenant notée
⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡) = 𝐸0 exp(i(𝜔𝑡 − 𝑘𝑥)) 𝑢⃗𝑦
𝐸(𝑀

où on pose 𝑘 = 𝑘′ + i 𝑘′′ . On considère que 𝑛𝑐 , 𝑛𝑒 , 𝐸0 , 𝜔, 𝑘′ et 𝑘′′ sont réels, uniformes et constants. De plus,
on s’intéresse uniquement à la situation où 𝑘′ ⩾ 0 et 𝑘′′ ⩽ 0.
Dans le plasma, les électrons et les ions sont soumis à la force de Lorentz due aux champs électrique et magnétique
de l’onde. On négligera toute autre action et on supposera, en outre, que les particules possèdent des vitesses
très petites devant 𝑐.
Q 19. En admettant que le rapport des amplitudes du champ électrique et du champ magnétique dans le
plasma soit assimilable à celui dans le vide, montrer que les effets de la partie magnétique de la force de Lorentz
sont négligeables devant ceux de la partie électrique.
∂𝑣 ⃗
Q 20. En admettant que l’accélération d’un électron du plasma soit donnée par e , déterminer l’expression
∂𝑡
du vecteur vitesse complexe 𝑣e⃗ d’un électron, positionné en 𝑀 à l’instant 𝑡, en fonction de 𝑚e , 𝑒, 𝜔 et 𝐸(𝑀 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡).
De la même façon, donner l’expression du vecteur vitesse 𝑣c⃗ d’un cation. Que peut-on dire de ‖𝑣c⃗ ‖ par rapport
à ‖𝑣e⃗ ‖ ?
Q 21. Justifier qu’il existe dans le plasma une densité de courant 𝚥(𝑀
⃗ , 𝑡). En déduire, en utilisant les résultats
précédents, que l’expression de la conductivité complexe du plasma notée 𝛾 s’écrit de façon approchée

𝑛e e2
𝛾 ≃ −i .
𝑚e 𝜔

Q 22. Calculer la puissance volumique moyenne fournie par le champ électromagnétique aux électrons libres.
Commenter.
Q 23. ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡) dans le plasma.
Établir l’équation de propagation du champ 𝐸(𝑀
Q 24. En déduire l’expression de 𝑘2 dans le plasma. Mettre en évidence une pulsation caractéristique, dite
pulsation plasma, notée 𝜔p dont on fournira l’expression en fonction des grandeurs utiles parmi 𝑐, 𝑒, 𝜀0 , 𝑚𝑒
et 𝑛𝑒 .
On suppose dans un premier temps 𝜔 < 𝜔p .
Q 25. Expliciter l’expression de 𝑘 et en déduire les expressions des champs réels 𝐸 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡). On fera
⃗⃗⃗ ⃗⃗(𝑀 , 𝑡) et 𝐵(𝑀
apparaître une épaisseur caractéristique 𝛿p que l’on définira et que l’on exprimera en fonction de 𝜔, 𝜔p et 𝑐.
Q 26. Représenter l’évolution spatiale à un instant quelconque des profils des champs électrique et magné­
tique de l’onde et décrire leur évolution temporelle.
Q 27. Calculer la valeur moyenne du vecteur de Poynting associé à cette onde. Caractériser l’onde obtenue.
On suppose désormais que 𝜔 > 𝜔p .
Q 28. De la même façon que pour le premier cas, expliciter l’expression de 𝑘. En déduire les expressions des
champs réels 𝐸 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ , 𝑡), puis établir l’expression de la valeur moyenne du vecteur de Poynting.
⃗⃗⃗ ⃗⃗(𝑀 , 𝑡) et 𝐵(𝑀
Q 29. Déterminer l’expression de la vitesse de phase 𝑣𝜑 ainsi que celle de la vitesse de groupe 𝑣g en fonction
de 𝜔p , 𝜔 et 𝑐. Tracer 𝑣g et 𝑣𝜑 en fonction de 𝜔. Le milieu est-il dispersif ? Comparer ces vitesses à 𝑐 et commenter.

En réalité, la densité électronique 𝑛𝑒 dans l’ionosphère varie dans le temps et en fonction de l’altitude. La
figure 6 présente son évolution.
Q 30. Calculer la valeur numérique de la fréquence minimale que doit posséder l’onde pour atteindre un
satellite relais géostationnaire à partir de la surface de la Terre. À quel domaine du spectre électromagnétique
appartient cette fréquence ?

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 5/8


Figure 6 Évolution de la densité électronique dans l’ionosphère en
fonction de l’altitude (d’après Culture Sciences - Physique, ENS Lyon)

II.C – Disposer d’une source d’énergie


Les batteries lithium-ion sont actuellement les plus utilisées pour alimenter en électricité les appareils nomades,
notamment grâce à leur importante énergie massique.
II.C.1) L’élément lithium
L’isotope le plus abondant du lithium est le 73 Li.
Q 31. Donner la configuration électronique de l’élément lithium dans l’état fondamental. À quelle famille
appartient-il ?
Q 32. Justifier le caractère réducteur du lithium. Quel ion le lithium peut-il former le plus facilement ?
II.C.2) Obtention du lithium
Le lithium peut être extrait à partir de différentes espèces minérales. L’une d’elles, le spodumène, est broyée
dans un broyeur à boulets dans lequel est ajouté de l’acide sulfurique en excès. Cette lixiviation avec de l’eau
permet de libérer le lithium en solution. Les impuretés sont précipitées par neutralisation à la chaux, puis le
lithium est précipité par du carbonate de sodium Na2 CO3 à l’état de carbonate de lithium. Le sodium appartient
à la même famille que le lithium.
Le carbonate de lithium Li2 CO3 est un composé peu soluble dans l’eau. Sa solubilité est égale à 13,1 g⋅L−1 à
20 °C et vaut 7,2 g⋅L−1 à 100 °C.
Le composé purifié est alors transformé en chlorure par réaction avec l’acide chlorhydrique, puis le lithium métal
est obtenu par électrolyse.
Q 33. Écrire l’équation de la réaction (R) de dissolution du carbonate de lithium.
Q 34. Calculer la valeur de l’enthalpie standard de réaction associée à la réaction (R). Commenter son signe.
II.C.3) Accumulateur lithium-ion
Un accumulateur lithium-ion fonctionne par l’échange réversible d’ions lithium entre une électrode négative et
une électrode positive (figure 7).
Au pôle ⊖ de l’accumulateur, les atomes de lithium sont insérés dans une structure carbonée de type graphite,
que l’on peut noter C6 (s) . En effet, lors de la charge, les ions lithium sont réduits et les atomes de lithium
s’insèrent dans la structure de type graphite. La formule chimique du composé d’insertion obtenu est LiC6 .
À l’inverse, lors de la décharge, les atomes de lithium sont oxydés et les ions lithium se « désinsèrent » ; chaque
atome de lithium peut alors libérer un électron.
Q 35. Écrire la demi-équation électronique de réduction des ions Li+ , la réaction d’insertion des atomes
de lithium dans le graphite, puis en déduire la demi-équation électronique bilan modélisant l’ensemble de ces
phénomènes pendant la charge.
Q 36. Déterminer le nombre maximum d’atomes de lithium qui peuvent être insérés dans 1 g de carbone
solide. En déduire la charge électrique maximale que peut délivrer l’électrode de graphite lors de la décharge
en A⋅h, par kilogramme de graphite.
Le pôle ⊕ est constitué d’une source de lithium métallique, comme le dioxyde de cobalt et de lithium, de formule
brute LiCoO2 .

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 6/8


Figure 7 Schéma de fonctionnement de la pile lithium-ion lors de la décharge

Q 37. Les espèces LiCoO2 et CoO2 forment un couple rédox. Identifier l’oxydant et le réducteur dans ce
couple sachant que le nombre d’oxydation dans l’espèce LiCoO2 est égal à la charge de l’ion monoatomique
stable qu’il forme. En déduire la demi-équation électronique qui se produit lors de la charge au niveau de
l’électrode contenant du cobalt.
Q 38. Écrire l’équation bilan du fonctionnement de l’accumulateur lors de la décharge et lors de la charge.
Plusieurs batteries sont associées en série pour obtenir la tension souhaitée. Par analogie avec d’autres satellites
sur des orbites d’altitudes similaires, on peut prévoir que le générateur solaire du satellite se trouvera dans
l’ombre de la Terre à chaque révolution pendant une durée d’environ 35 min et éclairé durant 65 min.
Q 39. Déterminer la masse minimale de graphite nécessaire pour faire fonctionner une des batteries de sorte
qu’elle débite un courant de 10 A lorsque le satellite est dans l’ombre.

Données
Conductivité thermique du silicium 𝜆Si = 148 W⋅m–1 ⋅K–1
Conductivité thermique de l’aluminium 𝜆Al = 237 W⋅m–1 ⋅K–1
Conductivité thermique de l’acier 𝜆acier = 50 W⋅m–1 ⋅K–1
Coefficient conducto-convectif air-métal (air statique) ℎ𝑠 = 30 W⋅m–2 ⋅K–1
Coefficient conducto-convectif air-métal (air renouvelé) ℎ𝑟 = 300 W⋅m–2 ⋅K–1
Prix du kW⋅h 0,17 €
Constante des gaz parfaits 𝑅 = 8,314 J⋅K–1 ⋅mol–1
Constante de la gravitation universelle 𝐺 = 6,67 × 10–11 m3 ⋅kg–1 ⋅s–1
Masse de la Terre 𝑀𝑇 = 5,97 × 1024 kg
Rayon moyen de la Terre 𝑅𝑇 = 6,40 × 106 m
Perméabilité magnétique du vide 𝜇0 = 1,257 × 10–6 H⋅m–1
Permittivité diélectrique du vide 𝜀0 = 8,854 × 10–12 F⋅m–1
Vitesse de la lumière dans le vide 𝑐 = 3,00 × 108 m⋅s–1
Charge élémentaire 𝑒 = 1,602 × 10–19 C
Masse de l’électron 𝑚𝑒 = 9,109 × 10–31 kg
Masse du proton 𝑚𝑝 = 1,673 × 10–27 kg
Constante d’Avogadro 𝒩𝐴 = 6,02 × 1023 mol–1
Constante de Faraday ℱ = 9,65 × 104 C⋅mol–1
Masse molaire atomique du lithium 𝑀Li = 6,94 g⋅mol–1
Masse molaire atomique du carbone 𝑀C = 12,0 g⋅mol–1
Masse molaire atomique de l’azote 𝑀N = 14,0 g⋅mol–1
Masse molaire atomique de l’oxygène 𝑀O = 16,0 g⋅mol–1

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 7/8


Formulaire
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot(rot ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑎)⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad(div 𝑎)⃗ − Δ𝑎⃗

Soit deux fonctions sinusoïdales 𝑓 et 𝑔, scalaires ou vectorielles, de même période et d’écritures complexes
respectives 𝑓 et 𝑔. La valeur moyenne de la fonction 𝑓 × 𝑔, le symbole × signifiant une opération de produit
(scalaire ou vectoriel), vérifie la relation
1
⟨𝑓 × 𝑔⟩ = Re(𝑓 × 𝑔∗ )
2
où Re désigne la partie réelle et 𝑔∗ le conjugué de la fonction complexe 𝑔.

• • • FIN • • •

P040/2022-03-16 08:50:52 Page 8/8

Vous aimerez peut-être aussi