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Euthanasie

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MINISTERE DE L’EDUCATION

NATIONALE ET DE REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE


L’ALPHABETISATION ----------------------------------
Union-Discipline-Travail

Classe : 2nde C1
ANNEE SCOLAIRE : 2024-2025

EXPOSE DE FRANÇAIS

THEME

ETUDE DES PERSONNAGES DANS


REBELLE DE FATOU KEITA
NOMS DES ETUDIANTS
1-DEGNY AURIANE
2-COULIBALY KATY
3-KONATE ABIBATA
4-ILBUDO ASTA
5-MAIZAN
6-MESSAN DAVID
7-DIEFAGA ABDOUL
PROFESSEUR
8-N4GORAN DAVID
9-AHOUTOU DAVID M. TATI
10-BALDE SOULEYMANE
11-SOUMAHORO AMAROU
12-KOUADIO KOUAME ALEX
SOMMAIRE

INTRODUCTION...................................................................2

Argument 1 : La dignité de la vie humaine...................3

Argument 2 : Les dérives potentielles et les abus.....4

Argument 3 : La mission des soins palliatifs..............5

Argument 4 : La relation de confiance avec les

médecins...............................................................................6

CONCLUSION......................................................................8

1
INTRODUCTION

Mesdames et Messieurs, l'euthanasie est un sujet


complexe qui touche aux droits humains, à la morale et à la
dignité de la personne. Elle peut être définie comme l'acte de
mettre fin à la vie d'une personne, volontairement ou
involontairement, afin de soulager ses souffrances, souvent en
raison d'une maladie incurable. Bien que certains plaident en
faveur de l'euthanasie pour soulager la souffrance, il est crucial
de reconnaître les risques sociaux, éthiques et moraux qu'elle
représente. Nous allons défendre aujourd'hui l'idée que
l'euthanasie ne devrait pas être autorisée.

2
Argument 1 : La dignité de la vie humaine

La vie humaine possède une valeur intrinsèque qui ne doit pas


être mesurée par la souffrance ou les circonstances de santé.
En permettant l'euthanasie, nous remettons en question cette
valeur. La vie, dans toutes ses formes, mérite d'être respectée
et protégée, indépendamment de la douleur ou des défis
rencontrés.

Face à ceux qui disent que l'euthanasie permet de mourir


dignement, on peut répondre que la dignité humaine n'est pas
liée uniquement à la condition physique, mais aussi à notre
humanité elle-même. La souffrance ne diminue pas la valeur de
la personne, elle exige simplement que nous fassions preuve
de compassion et d'accompagnement.

Exemple : Prenons le cas de Vincent Lambert en France, un


patient dans un état végétatif suite à un accident en 2008. Sa
famille s'est divisée entre ceux qui voulaient arrêter les soins,
considérant sa vie « indigne », et ceux qui souhaitaient la
poursuite des soins pour respecter la valeur de sa vie, malgré
sa condition. Ce cas illustre comment les perceptions de la
dignité peuvent varier et montrer que l'euthanasie peut mener à
des conflits déchirants. La vie humaine conserve une valeur
intrinsèque, même dans les situations les plus complexes.

3
À ceux qui pourraient dire que son état n'était plus « digne », on
peut répondre que la dignité ne devrait pas être définie
uniquement par des critères de santé ou de souffrance. Vincent
Lambert, même dans son état, avait une vie qui méritait d'être
respectée, et la société doit reconnaître toute valeur.

Argument 2 : Les dérives potentielles et les abus

L'euthanasie pourrait facilement être détournée et utilisée


contre les plus vulnérables de la société : les personnes âgées,
les handicapés, et ceux souffrant de maladies graves.

Parfois, ces personnes peuvent se sentir comme un fardeau


pour leurs proches et pourraient être influencées à choisir
l'euthanasie, non pas par véritable volonté, mais par pression
sociale.

Si l'on avance que les lois encadreraient l'euthanasie pour


empêcher les abus, rappelons que même les lois les plus
strictes ne sont pas infaillibles. Des dérives ont été observées
dans des pays qui ont légalisé l'euthanasie. Le risque de
manipulation et de pression sociale restera toujours présent.

Exemple : En Belgique, où l'euthanasie est légale, plusieurs


cas controversés ont montré comment des patients atteints de
dépression ou de troubles psychologiques ont pu recourir à
l'euthanasie. En 2016, Laura, une jeune femme de 24 ans

4
souffrant de dépression, a fait les démarches pour obtenir
l'euthanasie.

Son cas a provoqué un débat intense sur le risque que des


personnes en grande détresse psychologique puissent choisir
l'euthanasie au lieu d'être accompagnées et soutenues.

Si certains disent que ces personnes ont fait un choix libre,


rappelons que la dépression peut altérer la capacité de
jugement et conduire des individus à des décisions radicales.
L'euthanasie devient alors une échappatoire pour des
problèmes qui nécessitent un soutien psychologique, pas la
mort.

Argument 3 : La mission des soins palliatifs

Les soins palliatifs sont une alternative éthique qui permet de


soulager la douleur et d'accompagner le patient en fin de vie. Ils
offrent une solution respectueuse de la vie et visent à améliorer
la qualité de vie du patient sans précipiter la mort.

Lorsque l'argument pro-euthanasie dit qu'il n'y a parfois pas de


solution pour les souffrances extrêmes, nous pouvons répondre
que les avancées dans les soins palliatifs permettent
aujourd'hui de traiter efficacement la douleur. Au lieu de recourir
à l'euthanasie, l'effort devrait être mis sur l'accès et
l'amélioration de ces soins.

Exemple : La France a instauré en

5
2016 la « sédation profonde et continue » pour les patients en
fin de vie dans le cadre de la loi Claeys-Leonetti, une
alternative qui vise à accompagner le patient jusqu'au bout, en
limitant la souffrance, mais sans accélérer la mort. Un patient
atteint de cancer avancé peut ainsi bénéficier de sédation pour
soulager la douleur sans recourir à l'euthanasie. De nombreux
patients témoignent que grâce à cette approche, ils ont pu vivre
leurs derniers moments entourés de leurs proches, sans
douleur et dans la dignité.

Si certains avancent que l'euthanasie est la seule façon de


mettre fin aux souffrances, rappelons que des alternatives
existent, comme la sédation. En misant sur des soins palliatifs
de qualité, nous évitons la solution radicale de l'euthanasie, tout
en respectant la personne.

Argument 4 : La relation de confiance avec les médecins

Le rôle du médecin est de guérir et d'accompagner, et non de


provoquer la mort. Si l'euthanasie est acceptée, cela pourrait
altérer la relation de confiance entre le patient et le médecin, en
modifiant la perception que les patients ont des professionnels
de santé.

Si on argue que les médecins pourraient être formés à


l'euthanasie en toute bienveillance, rappelons que leur rôle
premier reste la préservation de la vie et la réduction de la
souffrance. Introduire l'euthanasie pourrait brouiller les
6
frontières entre le soin et la mort, et entraîner une perte de
confiance du patient envers le système médical.

Exemple: En Suisse, où l'euthanasie est autorisée dans


certains cas, des médecins ont exprimé leur inconfort face à
cette pratique, expliquant que leur vocation est de soigner et
non de mettre fin à la vie. Certains patients en fin de vie ont
même témoigné de leur peur de consulter des médecins par
crainte que l'option de l'euthanasie leur soit proposée. Ainsi, la
légalisation de l'euthanasie peut susciter des inquiétudes et
affaiblir la confiance entre les patients et les médecins, même
dans des contextes de soins.

Si l'on nous dit que les médecins peuvent gérer cela de


manière éthique, rappelons que la simple possibilité de
l'euthanasie peut introduire de la méfiance et brouiller les
limites de leur mission de soigner. Les patients doivent pouvoir
faire confiance à leurs médecins pour recevoir des soins sans
crainte d'être jugés « trop malades » pour continuer à vivre.

7
CONCLUSION

L'euthanasie représente un choix qui risque de compromettre


les valeurs fondamentales de respect de la vie et de protection
des plus vulnérables. Elle ouvre la porte à des dérives sociales
et culturelles et ébranle la dignité humaine. Au lieu de
considérer la fin de vie comme un poids à abréger,
encourageons les soins palliatifs et un accompagnement
humain jusqu'au bout, pour garantir une mort naturelle et digne.

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