Différentiabilité des fonctions multivariables
Différentiabilité des fonctions multivariables
D IFFÉRENTIABILITÉ
Calculons les dérivées partielles de la fonction f (x, y) au point (0, 0) suivant la direction du vecteur non nul ~u =
a~ı + b~.
A partir de l’expression de cette limite on voit clairement que la fonction f (x, y) admet une dérivée partielle au point
(0, 0) suivant le vecteur ~u = a~ı + b~ si et seulement si on a a 6= b. Donc on a :
∂f a3
(0, 0) = avec a 6= b.
∂~u (a − b)2
En conséquence de ce calcul on déduit que les dérivées partielles de la fonction f (x, y) au point (0, 0) suivant les deux
vecteurs de la base canonique {~ı, ~} sont égales à,
∂f ∂f ∂f ∂f
(0, 0) = (0, 0) = 1 et (0, 0) = (0, 0) = 0.
∂x ∂~ı ∂y ∂~
26 Différentiabilité
Théorème. Soient U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction dont toutes les dérivées par-
∂f ∂f
tielles , · · ·, : U → R existent et sont continues au point a ∈ U. Alors, pour tout vecteur non nul
∂x1 ∂xm
~u = (α1 , α2 , · · · , αm ) ∈ Rm la dérivée partielle de la fonction f (x) au point a ∈ U suivant la direction du vexteur
~u 6= 0 existe et elle est donnée par la formule,
∂f ∂f ∂f ∂f
(a) = (a)α1 + (a)α2 + · · · + (a)αm = gradf (a) · ~u. (3.3)
∂~u ∂x1 ∂x2 ∂xm
Démonstration. Ici, pour éviter de trop alourdire les notations nous préférons donner une preuve du théo-
rème que dans le cas particulier d’une fonction à deux variables f (x, y). En effet, notre preuve reste valable
pour le cas général où la dimension m > 2.
f (x0 + tα, y0 + tβ) − f (x0 , y0 ) = [f (x0 + tα, y0 + tβ) − f (x0 , y0 + tβ)] + [f (x0 , y0 + tβ) − f (x0 , y0 )],
alors en appliquant le théorème des accroissements finis aux deux fonctions partielles x → f (x, y0 + tβ) et
y → f (x0 , y) on pourra trouver deux nombres réels 0 < θ1 < 1 et 0 < θ2 < 1 tels que
∂f
f (x0 + tα, y0 + tβ) − f (x0 , y0 + tβ) = tα (x0 + θ1 tα, y0 + tβ)
∂x
et
∂f
(x0 +, y0 + θ2 tβ).
f (x0 , y0 + tβ) − f (x0 , y0 ) = tβ
∂x
Ainsi, suite à cette remarque, puisque on sait que les deux dérivées partielles de f (x, y) sont continues au
point a = (x0 , y0 ) donc en tendant le nombre réel t vers zéro on obtient :
f (x0 + tα, y0 + tβ) − f (x0 , y0 ) ∂f ∂f
lim = lim [α (x0 + θ1 tα, y0 + tβ) + β (x0 , y0 + θ2 tβ)]
t→0 t t→0 ∂x ∂y
∂f ∂f
= α (x0 , y0 ) + β (x0 , y0 ).
∂x ∂y
∂f
Par conséquent, la dirivée directionnelle (x0 , y0 ) = gradf (x0 , y0 ) · ~u.
∂~u
∂f
Corollaire. Soient U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction dont toutes les dérivées partielles ,
∂x1
∂f
· · ·, : U → R existent et sont continues au point a ∈ U. Alors on a les propositions suivantes :
∂xm
∂f
1) Si le vecteur gradient gradf (a) = ~0 alors pour tout vecteur non nul ~u ∈ Rm la dérivée directionnelle (a) = 0.
∂~u
∂f
2) Si le vecteur gradient gradf (a) 6= ~0 alors la dérivée directionnelle (a) = 0 si et seulement si le vecteur ~u est
∂~u
orthogonal au vecteur gradient gradf (a).
Proposition 22 (Operations algébriques). Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide. Si les dérivées partielles de f et
g : U → R existent alors on a les formules suivantes :
∂(f + g) ∂f ∂g
1) = + ;
∂xi ∂xi ∂xi
∂(f · g) ∂f ∂g
2) = g+f ;
∂xi ∂xi ∂xi
∂f ∂g
g−f
∂ f ∂xi ∂xi
3) ( )= .
∂xi g g2
Fonctions différentiables 27
En conséquence, pour tout vecteur non nul ~u ∈ Rm les trois formules précédentes restent valables pour la dérivée
∂
partielle directionnelle .
∂~u
Exercice. Calculer les dérivées partielles des fonctions suivantes :
x 2
f1 (x) = Log(x2 + y 2 ), f2 (x, y) = Arctg( ), f3 (x, y) = xexy .
y
3.1.2 Différentiabilité
Définition. Soient U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction. On dira que la fonction f (x) est
différentiable au point a ∈ U s’il existe une application linéaire L : Rm → R qui vérifie la condition suivante,
(∀ε > 0)(∃η > 0)(∀h ∈ Rm , a + h ∈ U)(|| h ||< η =⇒| f (a + h) − f (a) − L(h) |6 ε|| h || ). (3.4)
Ci-dessous on donnera quelques conditions nécessaires qui caractérisent les fonctions réelles de plusieurs
variables réelles différentiables.
Proposition (Continuité). Si la fonction f : U → R est différentiable au point a ∈ U alors elle est continue au
point a.
Proposition (Dérivées directionnelles). Si f : U → R est différentiable au point a ∈ U alors pour tout vecteur
∂f
non nul ~u ∈ Rm la dérivée partielle directionnelle (a) = L(~u) ; où L : Rm → R désigne l’application linéaire qui
∂~u
caractérise la différentibilité de f.
Démonstration. Il suffit qu’on remarque que dans la définition de différentiabilité de f (x) en posant h = t~u
pour tout réel t ∈ R proche de zéro on obtient,
∂f f (a + t~u) − f (a)
Ainsi, comme ε > 0 est arbitraire on conclut que (a) = lim = L(~u).
∂~u t→0 t
Fonctions différentiables 28
Proposition (Unicité). Si L, L′ : Rm → R sont deux applications linéaires qui vérifient la définition de différen-
tiabilté de la fonction f (x) au point a ∈ U alors L = L′ .
∂f ∂f
(a) = L(~u) et (a) = L′ (~u) =⇒ L = L′ .
∂u ∂u
Dans ce qui va suivre, on se propose de donner une formule explicite de la différentielle df (a) : Rm → R.
En effet, pour tout vecteur non nul ~h ∈ Rm on a,
∂f
df (a) · ~h = (a) = gradf (a) · ~h.
∂~h
donc, en développant le vecteur ~h ∈ Rm dans la base canonique {e1 , · · · , em } de l’espace vectoriel Rm sous
la forme ~h = h1 e1 + · · · + hm em ; on déduit que la différentielle df (a) est donnée par l’expression explicite :
∂f ∂f
df (a) · ~h = h1 (a) + · · · + hm (a). (3.5)
∂x1 ∂xm
Pour finir ce paragraphe on donnera le théorème suivant qui propose une méthode pratique qui nous
permet de tester est-ce qu’une fonction donnée est différentiable ou non en un certain point de son domaine
de définition.
Théorème. Soient U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction. Alors, la fonction f (x) est
différentiable au point a ∈ U si, et seulement, si on a les deux conditions suivantes,
∂f ∂f
1) Toutes les dérivées partielles, (a), · · · , (a) existent.
∂x1 ∂xm
∂f ∂f
f (a + h) − f (a) − (h1 (a) + · · · + hm (a))
∂x1 ∂xm
2) La limite lim p = 0.
h→0 (h1 )2 + · · · + (hm )2
Exemple. 1) Une forme linéaire f : Rm → R est différentiable en chaque point a ∈ Rm , car ; en posant pour tout
vecteur L(h) = f (h) on voit que la limite,
df (a) · ~h = f (~h), ∀a ∈ Rm , ~h ∈ Rm .
Grâce à ce résultat on déduit qu’en particulier pour tout entier, 1 6 i 6 m, la iième projection canonique pri (x1 , · · · , xm ) =
xi est différentiable sur Rm et que sa différentielle en chaque point a ∈ Rm est donnée par,
2) Montrons que la fonction g : R2 → R définie par l’expression suivante est différentiable au point (0, 0),
0, si (x, y) = (0, 0)
g(x, y) = 1
(x2 + y 2 ) sin( 2 ), si (x, y) 6= (0, 0).
x + y2
Il s’agit donc de calculer les dérivées partielles de g au point (0, 0) et ensuite étudier la limite du rapport,
∂g ∂g
g(h, k) − g(0, 0) − (h (0, 0) + k (0, 0))
∂x ∂y
E(h, k) = √ .
2
h +k 2
a) En appliquant les définitions, on voit que les dérivées partielles de la fonction g(x, y) au point (0, 0) sont données
par,
∂g g(x, 0) − 0 1
(0, 0) = lim = lim x sin( 2 ) = 0,
∂x x→0 x x→0 x
∂g g(0, y) − 0 1
(0, 0) = lim = lim y sin( 2 ) = 0
∂y y→0 y y→0 y
b) Maintenant, en portant dans E(h, k) l’expression de la fonction g(x, y) et ses dérivées partielles calculées on voit
qu’on a,
∂g ∂g
g(h, k) − g(0, 0) − (h (0, 0) + k (0, 0))
∂x ∂y
lim E(h, k) = lim √
(h,k)→(0,0) (h,k)→(0,0) 2
h +k 2
p 1
= lim h2 + k2 sin( 2 ) = 0,
(h,k)→(0,0) h + k2
1 √
car la fonction sin( ) est bornée et h2 + k2 tend vers zéro au point (0, 0). Par conséquence, la fonction
h2 + k2
g(x, y) est différentielle au point (0, 0) et sa différentielle dg(0, 0) = 0.
3) Étudions la différentiabilité au point (0, 0) de la fonction F : R2 → R définie par les expressions suivantes,
0, si (x, y) = (0, 0)
F(x, y) = 3
x −y 3
, si (x, y) 6= (0, 0).
x2 + y 2
En appliquent la définition des dérivées partielles on voit pour la fonction F(x, y) on a,
∂F F(x, 0) − F(0, 0) x−0
(0, 0) = lim = lim = 1,
∂x x→0 x x→0 x
∂F F(0, y) − F(0, 0) −y − 0
(0, 0) = lim = lim = −1.
∂y y→0 y y→0 y
Avant qu’on passe à l’étude de différentiabilité de la fonction F(x, y), notons que si on suppose la fonction F(x, y)
est différentiable au point (0, 0) sa différentielle est donc nécessairement égale à l’application linéaire, L(h, k) =
∂F ∂F
h (0, 0) + k (0, 0) = h − k. Par conséquent, pour voir est-ce que la fonction F(x, y) est différentiable au point
∂x ∂y
F(h, k) − F(0, 0) − (h − k)
(0, 0) ou non on doit donc étudeir la limite du rapport E(h, k) = √ lorsque (h, k) tend
h2 + k2
vers (0, 0).
1 1 1 1
En effet, si on porte les deux suites vectorielles un = ( , ) et vn = ( , − ) dans le rapport
n n n n
x3 − y 3
− (x − y)
F(x, y) − F(0, 0) − (x − y) x2 + y 2 (x − y)xy
E(x, y) = p = p = p
x2 + y 2 x2 + y 2 (x2 + y 2 ) x2 + y 2
Fonctions différentiables 30
1
on voit clairement que les deux limites lim E(un ) = 0 et lim E(vn ) = − √ sont différentes. Par conséquent, la
n→+∞ n→+∞ 2
fonction F(x, y) n’est pas différentiable au point (0, 0).
De l’étude de la fonction F(x, y) définie ci-dessus on déduit que l’existence des deux dérivées partielles
∂F ∂F
(0, 0) et (0, 0) n’assurent pas la différentiabilité au point (0, 0). En d’autres termes, l’existence des
∂x ∂y
deux dérivées partielles au point (0, 0) n’est pas une condition suffisante pour que la fonction F(x, y) soit
différentiable au point (0, 0). En effet, même si toutes les dérivées partielles directionnelles existent en un
point du domaine de définition d’une certaine fonction ne garantient pas sa différentiabilité en ce point.
Pour vérifier ce fait, le lecteur pourra revenir sur la fonction F(x, y), qui est non différentiable au point (0, 0),
pour calculer ses dérivées partielles au point (0, 0) suivant toute direction vectorielle non nulle ~u ∈ R2 .
Dans ce paragraphe, étant donné un ouvert non vide U ⊂ R2 et une fonction f : U → R ; on se propose
à exprimer la variation totale de la fonction f (x, y) autour du point (x0 , y0 ) ∈ U en fonction des variations
infinitésimales de ses deux variables δx0 (x) = x − x0 et δy0 (y) = y − y0 . lorsque les dérivées partielles
∂f ∂f
et sont continues au point (x0 , y0 ). On rappelle que la variation totale de la fonction f : U → R
∂x ∂x
aux points (x, y) ∈ U et (x0 , y0 ) ∈ U est définie par l’expression,
Définition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction dont toutes les dérivées partielles
existent et sont continues sur l’ouvert U. On appelle différentielle totale de la fonction f (x) au point (x1 , · · · , xm ) ∈
U l’expression,
∂f ∂f
df (x1 , · · · , xm ) = (x1 , · · · , xm )dx1 + · · · + (x1 , · · · , xm )dxm . (3.10)
∂x1 ∂xm
Notons que si on définit la différentielle totale du rayon vecteur ~r = (x1 , · · · , xm ) par l’expression d~r =
(dx1 , · · · , dxm ) ceci nous permet d’exprimer la différentielle totale de la fonction f (x) par le produit scalaire,
Proposition. Soient U ⊂ Rm un ouvert non vide et f, g : U → R deux fonctions dont les dérivées partielles sont
continues. Alors, la différentielle totale vérifie les formules suivantes :
1) d(f + g) = df + dg ;
3) d(f g) = gdf + f dg ;
f gdf − f dg
2) Si g 6= 0 alors d( ) = .
g g2
Fonctions différentiables 31
Ci-dessous, nous allons appliquer la notion de la différentielle totale pour calculer les dérivées partielles
de certaines fonctions de plusieurs variables composées.
Considérons une fonction f (x, y) dont les dérivées partielles sont continues sur un ouvert non vide de
R2 . En plus, supposons que les variables de f (x, y) sont eux aussi des fonctions à deux variables x(u, v)
et y(u, v) possédant des dérivées partielles continues. Avec ces hypothèses nous allons utiliser la notion
de différentielles totales pour calculer les deux dérivées partielles de la fonction composée, F(u, v) =
f (x(u, v), y(u, v)).
a) Puisque les dérivées partielles des fonctions x(u, v) et y(u, v) sont continues donc leurs différentielles
totales existent et sont données par,
dx = ∂x (u, v)du + ∂x (u, v)dv
∂u ∂v
∂y ∂y
dy = (u, v)du + (u, v)dv.
∂u ∂v
Ainsi, si porte l’expression des deux différentielles dx et dy dans l’expressions de la différentielle totale de
la fonction f (x, y) on obtient,
∂f ∂f
df (x, y) = (x, y)dx + (x, y)dy
∂x ∂y
∂f ∂x ∂x ∂f ∂y ∂y
= (x, y)[ (u, v)du + (u, v)dv] + (x, y)[ (u, v)du + (u, v)dv]
∂x ∂u ∂v ∂y ∂u ∂v
∂f ∂x ∂f ∂y
= [ (x, y) (u, v) + (x, y) (u, v)]du
∂x ∂u ∂y ∂u
∂f ∂x ∂f ∂y
+ [ (x, y) (u, v) + (x, y) (u, v)]dv
∂x ∂v ∂y ∂v
on déduit donc qu’on a df (x, y) = dF(u, v). Par conséquent, si compare l’expression de la différentielle
∂F ∂F
totale dF(u, v) = (u, v)du + (u, v)dv avec celle de df (x, y) trouvée ci-dessus on voit alors qu’on a,
∂u ∂v
∂F ∂f ∂x ∂f ∂y
(u, v) = (x, y) (u, v) + (x, y) (u, v) (3.12)
∂u ∂x ∂u ∂y ∂u
et que
∂F ∂f ∂x ∂f ∂y
(u, v) = (x, y) (u, v) + (x, y) (u, v). (3.13)
∂v ∂x ∂v ∂y ∂v
b) Notons que si en particulier on suppose que les varaibles (x, y) sont définies par le système des coor-
données polaires, (
x(r, θ) = r cos(θ)
y(r, θ) = r sin(θ),
les formules (2.12) et (2.13) nous permet de déduire que les dérivées partielles de la fonction F(r, θ) =
f (r cos(θ), r sin(θ)) sont égales à,
∂F ∂f ∂f
(r, θ) = cos(θ) (x, y) + sin(θ) (x, y)
∂r ∂x ∂y
∂F ∂f ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (x, y) + r cos(θ) (x, y).
∂θ ∂x ∂y
Fonctions différentiables 32
Notons aussi que grâce au dernier système nous pouvons exprimer les dérivées partielles de la fonction
f (x, y) en fonction des coordonnées polaires r et θ comme suit :
∂f ∂F sin(θ) ∂F
(x, y) = cos(θ) (r, θ) − (r, θ) (3.14)
∂x ∂r r ∂θ
et que
∂f ∂F cos(θ) ∂F
(x, y) = sin(θ) (r, θ) + (r, θ). (3.15)
∂y ∂r r ∂θ
c) Pour finir calculons la dérivée de la fonction composée ϕ(t) = f (x(t), y(t)) où les coordonnées carté-
siennes (x(t), y(t)) sont de classe C 1 par rapport à la variable t ∈ R.
En effet, si écrit la différentielle de x(t) et de y(t) sous la forme,
dx · dy ·
dx = dt = x(t)dt et dy = dt = y(t)dt,
dt dt
on pourra alors exprimer la différentielle totale de la fonction f (x, y) au point (x(t), y(t)) par :
∂f · ∂f ·
df (x, y) = (x(t), y(t))x(t)dt + (x(t), y(t))y(t)dt
∂x ∂y
∂f · ∂f ·
= [ (x(t), y(t))x(t) + (x(t), y(t))y(t)]dt.
∂x ∂y
Ainsi, comme la variation tatale f (x, y) − f (x0 , y0 ) = ϕ(t) − ϕ(t0 ) donc en passant à la limite en voit que la
différentielle totale df (x, y) = dϕ(t). et que,
dϕ ∂f dx ∂f dy
(t) = (x(t), y(t)) + (x(t), y(t)) . (3.16)
dt ∂x dt ∂y dt
∂U ∂f ∂x ∂f ∂y ∂U ∂f ∂f
= (x, y) + (x, y)
= (x, y) cos(θ) + (x, y) sin(θ)
∂r ∂x ∂r ∂y ∂r =⇒ ∂r ∂x ∂y
∂U ∂f ∂x ∂f ∂y ∂U ∂f ∂f
= (x, y) + (x, y)
= −r (x, y) sin(θ) + r (x, y) cos(θ)
∂θ ∂x ∂θ ∂y ∂θ ∂θ ∂x ∂y
Ainsi, si on porte les dérivées partielles de U par rapport à r et θ dans l’expression suivante on obtient :
∂U 2 1 ∂U 2 ∂f ∂f 2
+ = (x, y) cos(θ) + (x, y) sin(θ)
∂r r 2 ∂θ ∂x ∂y
1 ∂f ∂f 2
+ − r (x, y) sin(θ) + r (x, y) cos(θ)
r2 ∂x ∂y
∂f 2 ∂f 2 ∂U 2 ∂U 2
= (x, y) + (x, y) = + .
∂x ∂y ∂x ∂y
Définition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide. On dira que la fonction f : U → R est de classe C 1 si toutes ses
∂f ∂f
dérivées partielles ,···, : U → R sont continues.
∂x1 ∂xm
Exemple. On se propose d’étudier la continuité des dérivées partielles de la fonction f : R2 → R qui est définie
par l’expression,
0, si (x, y) = (0, 0)
f (x, y) = x3 − y 3
, si(x, y) 6= (0, 0)
x2 + y 2
a) La fonction f (x, y) est une fraction rationnelle sur l’ouvert U = R2 − {(0, 0)} donc ses deux dérivées partielles
existent sur U et sont données par les expressions suivantes,
∂f 3x2 (x2 + y 2 ) − 2x(x3 − y 3 ) x4 + 3x2 y 2 + 2xy 3
(x, y) = = ,
∂x (x2 + y 2 )2 (x2 + y 2 )2
∂f −3y 2 (x2 + y 2 ) − 2y(x3 − y 3 ) −3x2 y 2 − 2yx3 − y 4
(x, y) = =
∂y (x2 + y 2 )2 (x2 + y 2 )2
Puisque selon ces expressions les dérivées partielles de la f (x, y) sont des fractions rationnelles elle sont donc conti-
nues sur l’ouvert U = R2 − {(0, 0)}.
b) Notons que par définitions des dérivées partielles on a au point (0, 0),
∂f f (x, 0) − f (0, 0) x−0
(0, 0) = lim = lim = 1,
∂x x→0 x x→0 x
∂f f (0, y) − f (0, 0) −y − 0
(0, 0) = lim = lim = −1
∂y y→0 y y→0 y
b) Étudions la continuité des dérivées partielles de la fonction f (x, y) au point (0, 0).
1 1
Oservons que si on considère les suites vectorielles un = ( , 0) et vn = (0, − ) on déduit que,
n n
∂f (un ) = 1
∂f
∂x =⇒ lim (x, y) n’existe pas
∂f (x,y)→(0,0) ∂x
(vn ) = 0
∂x
∂f
De la même, façon on montre que la dérivée partielle n’est pas continue au point (0, 0).
∂y
Conséquence : Puisque les dérivées partielles de la fonction f (x, y) ne sont pas continues au point (0, 0) donc f (x, y)
est de classe C 1 que sur l’ouvert R2 − {(0, 0)}.
Définition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction de classe C 1 . On désigne par
{e1 , · · · , em } la base canonique de l’espace Rm .
1) On dira que la fonction f : U → R possède une dérivée partielle seconde par rapport à xi et xj au point a ∈ U si
∂f ∂f
(a + tej ) − (a)
∂xi ∂xi
la limite lim existe et on note,
t→0 t
∂ ∂f ∂2f
( )(a) = (a).
∂xj ∂xi ∂xj ∂xi
Exemple.
∂2g ∂2g
2) Calculons les dérivées partielles secondes mixtes (0, 0) et (0, 0) de la fonction g : R2 → R qui est
∂y∂x ∂x∂y
définie par la formule,
0 si (x, y) = (0, 0)
g(x, y) = x3 y
si (x, y) 6= (0, 0)
x2 + y 2
a) Calculons les dérivées partielles premières de la fonction g(x, y) en tout point (x, y) ∈ R2 .
Premièrement, puisque g(x, y) est une fraction polynômiale sur l’ouvert R2 − {(0, 0)} donc ses dérivées partielles
premières existent en tout point (x, y) 6= (0, 0) et sont données par :
∂g x4 + 3x2 y 2 ∂g x2 − y 2
(x, y) = y 2 et (x, y) = x3 2 .
∂x (x + y 2 )2 ∂y (x + y 2 )2
D’autre part, par définition des dérivées partielles premières on aura au point (0, 0),
b) Calculons les deux dérivées partielles secondes mixtes de la fonction g(x, y).
∂g ∂g
(0, y) − (0, 0) 0 ∂2g
lim ∂x ∂x = lim = 0 = (0, 0),
y→0 y y→0 y ∂y∂x
∂g ∂g
(x, 0) − (0, 0)
∂y ∂y x−0 ∂2g
lim = lim =1= (0, 0).
x→0 x y→0 x ∂x∂y
Notons que le calcul des dérivées partielles secondes mixtes de la fonction g(x, y) au point (0, 0) nous a
donné deux valeurs différentes,
∂2g ∂2g
0= (0, 0) 6= (0, 0) = 1.
∂y∂x ∂x∂y
Ceci nous montre clairement qu’au niveau du calcul des dérivées partielles mixtes il ne faut intervertir
l’ordre des symboles de dérivation partielle. Le théorème suivant nous donnera la condition suffisante qui
assurera l’égalité des dérivées partielles secondes mixtes.
Définition.
On dira que la fonction f : U → R est de classe C 2 si pour tout couple d’indice 1 6 i, j 6 n les dérivées partielles
∂2f
secondes : U → R existent et sont continues.
∂xi ∂xj
Dérivées partielles d’ordre supérieure 35
Le théorème suivant nous donnera la condition suffisante qui assurera l’égalité des dérivées partielles
secondes mixtes.
Théorème (Shwartz). Soit U ⊂ R2 un ouvert non vide. Si la fonction f : U → R est de classe C 2 alors,
∂2f ∂2f
(x0 , y0 ) = (x0 , y0 )
∂x∂y ∂y∂x
Exemple. Pour comprendre l’utilité de l’hypothèse de continuité des dérivées partielles secondes mixtes demandée
x3 y
par le théorème de Schwartz nous allons revenir sur la fonction g(x, y) = 2 étudiée ci-dessus.
x + y2
Rappelons que les dérivées partielles premières de la fonction g(x, y) sont des fractions polynômiales données par,
∂g x4 + 3x2 y 2 ∂g x2 − y 2
(x, y) = y 2 et (x, y) = x3 2 .
∂x (x + y 2 )2 ∂y (x + y 2 )2
Donc leurs dérivées partielles secondes mixtes sont continues sur l’ouvert R2 − {(0, 0)} et sont données par les
expressions,
∂2g x6 + 6x4 y 2 − 3x2 y 4 ∂2g
(x, y) = = (x, y), ∀(x, y) 6= (0, 0).
∂x∂y (x2 + y 2 )3 ∂y∂x
1
Mais, observons que si on considère les deux suites vectorielles un = (0, n1 ) et vn = ( , 0) on obtient deux limites
n
différentes,
∂2g ∂2g
lim (un ) = 0 et lim (vn ) = 1,
n→+∞ ∂x∂y n→+∞ ∂x∂y
qui montrent que les dérivées partiles secondes mixtes de la fonction g(x, y) ne sont pas continues au point (0, 0).
∂f ∂f
f (x, y) = f (a, b ) + [(x − a) (a, b) + (y − b) (a, b)] +
∂x ∂y
1 2
∂ f ∂2f ∂2f
[(x − a)2 2 (a, b) + 2(x − a)(y − b) (a, b) + (y − b)2 2 (a, b)]
2! ∂x ∂x∂y ∂y
p
( (x − a)2 + (y − b)2 )p
+··· + ε(x − a, y − b).
p!
Fonctions différentiables 36
1 1
f (x, y) = −(1 − x2 + x2 (x))(1 − y 2 + y 2 (y))
2 2
1 1
= −1 + x2 + y 2 + (x2 + y 2 )(x, y)).
2 2
2)Soit la fonction f définie par f (x, y) = (x + y)/(x − y ). Cette fonction est bien définie et admet des
∂f 2y ∂f 2x
(x, y) = − 2
, (x, y) = ;
∂x (x − y) ∂y (x − y)2
∂2f 4y ∂2f 4x
2
(x, y) = 3
; (x, y) = − ;
∂ x (x − y) ∂y 2 (x − y)3
∂2f x+y
(x, y) = 2 .
∂y∂x (y − x)3
Exercice. Déterminer le développement limité de Taylor d’ordre 2 des fonctions suivantes au voisinage de (0, 0) :
1
cos(x − y), ,
1 + x2 + y 2
2) On dira que la fonction f (x) admet un minimum local au point a ∈ U s’il existe un réel ε > 0 tel que,
Un point a ∈ U qui est soit un maximum local ou soit un minimum local de f s’appelle extremum local.
Définition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → R une fonction qui admet des dérivées partielles d’ordre 1
Si au point a ∈ U le vecteur gradient gradf (a) = ~0 ∈ Rm on dira que a ∈ U est un point critique de la fonction f (x).
Exemple. Cherchons les points critiques de la fonction différentiable g : R2 → R définie par l’expression,
g(x, y) = x3 − 3xy 2 + y.
Pour que le point (x, y) soit critique pour g il faut et il suffit qu’on ait :
∂g (
(x, y) = 0 x2 − y 2 = 0 y = 1/6x
~
gradg(x, y) = 0 ⇐⇒ ∂x ⇐⇒ 1 ⇐⇒
∂g (x, y) = 0
xy = x4 = 1/36.
∂y 6
A partir du dernier système on conclut que la fonction g(x, y) = x3 − 3xy 2 + y possède deux points critiques qui
1 1 1 1
sont : ( √ , √ ) et (− √ , − √ ).
6 6 6 6
Une question naturelle se pose : est-ce tout point critique est un extremum local ? En général la réponse
est non.
Pour voir concrètement ceci considérons la fonctio n f (x, y) = x2 − y 2 dont le vecteur gradient
gradf (0, 0) = ~0 mais sa valeur f (0, 0) = 0 est ni minimale ni maximale parce que pour tous réels x et y on
a la double inégalité,
f (0, y) = −y 2 6 f (0, 0) = 0 6 f (x, 0) = x2 .
Le graphe de f (x, y) = x2 − y 2 au-dessus d’un voisinage de (0, 0) est une selle de cheval.
Le théorème suivant nous donne des conditions suffisantes pour qu’un point critique d’une fonction de
classe C 2 soit un extremum local.
Théorème (Caractérisation des extremums locaux) . Soit U ⊂ R2 un ouvert convexe non vide et f : U → R
une fonction de classe C 2 . Pour un point critique (x0 , y0 ) ∈ U de la fonction f (x, y) on pose,
Notons que si le discriminant ∆ = (s0 )2 − r0 t0 < 0 il en résulte que t0 et r0 sont de même signe parce que :
∆ = (s0 )2 − r0 t0 − − + 0
r0 ou t0 + −
f (x, y) − f (x0 , y0 ) + − change
f (x0 , y0 ) minimum maximum ni min ni max cas douteux
f (x, y) = 5 + y − x2 − y 2 + x2 y.
Pour que le couple de nombres réels (x, y) soit un point critique de la fonction gf (x, y) il faut qu’il soit solution de
l’équation, gradf (x, y) = (0, 0).
∂f (
(x, y) = 0 −2x + 2xy = 0
∂x =⇒ =⇒ (x, y) = (0, 1/2) ou (x, y) = (±1, 1).
∂f 1 − 2y + x2 = 0
(x, y) = 0
∂y
Suite à ce calcul nous déduisons donc que la fonction f (x, y) possède trois points critiques {(0, 1/2), (1, 1), (−1, 1)}.
Notons que les dérivées partielles secondes de la fonction f (x, y) sont données par,
Exercice. Étudier la nature des extremums possibles des fonctions définies par les expressions suivantes,
Quand l’équation implicite possède une solution partic ulière (x0 , y0 ) ∈ Rn × Rm (i.e.
F (x0 , y0 ) = 0), sous certaines hypothèses que nous discuterons ci-dessous, nous allons
nous allons démontrer que l’équation implicite F (x, y) = 0 possède des solutions de la
forme (x, f (x)) ∈ Rn × Rm (i.e. F (x, f (x)) = 0) où la fonction inconnue f est de classe
C p sur un voisinage de x0 et à valeur dans un autre voisinage de y0 avec f (x0 ) = y0 . La
fonction f s’appelle explicitation de l’equation implicite F (x, y) = 0. Le théorème qui assure
l’existence d’une solution de l’équation implicite F (x, y) = 0 est connu par : théorème de la
fonction implicite.
∂F
(x, ϕ(x))
ϕ (x) = − ∂x
′
.
∂F
(x, ϕ(x))
∂y
40 Th. fonctions implicites
Solution.
Donc, d’après le théorème la fonction implicite, il existe un réel η > 0 et une fonction implicite de
classe C ∞ , ϕ :] − η, η[→ R, telle que
b) Ici dans cette étape, on se propose de chercher un développement limité à l’ordre 2 de la fonction
implicite ϕ(x) = y au voisinage du point x0 = 0. Ceci nous donne une idée sur le comportement de
ϕ sur un voisinage de 0.
Il s’agit donc de calculer les dérivées d’ordre un et deux de la fonction y = ϕ(x) et par suite appliquer
la formule de Taylor-Mac Laurin.
Pour calculer la dérivée seconde de la fonction y = ϕ(x) au point 0 nous allons dériver l’équation,
1 + ϕ′ (x) − (ϕ(x) + xϕ′ (x)) exp(xϕ(x)) = 0, par rapport à x :
x2 x2
ϕ(x) = ϕ(0) + xϕ′ (0) + ϕ”(0) + o(x2 ) =⇒ ϕ(x) = 1 + + o(x2 ).
2 2
Exercice.
a) Montrer que l’équation F (x, y) = y + x2 + y 2 + x3 + y 3 = 0 définit implicitement une fonction
1. ϕ(a, b) = c ;
2. F (x, y, ϕ(x, y)) = 0, ∀(x, y) ∈]a − η, a + η[×]b − η, b + η[ ;
3. les dérivées partielles premières de la fonction implicite z = ϕ(x, y) sont données par les
expressions :
∂F ∂F
(x, y, ϕ(x, y)) (x, y, ϕ(x, y))
∂ϕ ∂ϕ ∂y
(x, y) = − ∂x et (x, y) = − .
∂x ∂F ∂y ∂F
(x, y, ϕ(x, y)) (x, y, ϕ(x, y))
∂z ∂z
a) Montrons que l’équation F (x, y, z) = 0 définit la coordonnée z comme fonction implicite qui
dépend des variables (x, y) et telle que ϕ(0, 0) = 1.
b) Calculer les dérivées partielles premières de la fonction implicite z = ϕ(x, y) au point (0, 0).
c) Chercher le développement limité à l’ordre 2 de la fonction implicite z = ϕ(x, y) au point (0, 0).
∂F
En effet, puisque F (0, 0, 1) = 0 et la dérivée partielle (0, 0, 1) = 3 6= 0 ; le théorème de la fonction
∂z
implicite permet de trouver un réel η > 0 et une fonction de classe C ∞ , z = ϕ(x, y), telle que :
b) Calculons les dérivées partielles premières de la fonction implicite z = ϕ(x, y) au point (0, 0).
Dérivons donc l’équation implicite
Dans cette section, nous allons étendre la notion de différentiabilité aux applications de plusieurs variables
réelles à valeurs dans un espace vectoriel de dimension finie.
3.6.1 Différentiabilité
Définition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → Rp une application. On dira que l’application f (x) est
différentiable au point a ∈ U s’il existe une application linéaire L : Rm → Rp telle que,
(∀ε > 0)(∃η > 0)(∀h ∈ Rm ), khk < η =⇒ kf (a + h) − f (a) − L(h)k < εkhk.
Proposition. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide et f : U → Rp une application. Si f (x) est différentiable au point
a ∈ U. Alors on a les propositions suivantes :
Théorème. Soit U ⊂ Rm un ouvert non vide. Une application f = (f1 , · · · , fn ) : U → Rn est différentiable
au point a ∈ U si et seulement, si toutes ses composantes f1 , · · · , fn : U → R sont différentiables au point a ∈ U.
En conséquence, les composantes de l’application différentielle df (a) : Rm → Rn sont égales aux différentielles des
composantes de f (x) :
df (a) = (df1 (a), · · · , dfn (a)).
on en déduit donc que la matrice associée à l’application différentielle df (a) : Rm → Rn est égale à,
∂f1 ∂f1 ∂f1
(a) (a) · · · (a)
∂x1 ∂x2 ∂xm
∂f2 ∂f2 ∂f2
(a) (a) · · · (a)
∂x1 ∂x2 ∂xm
.. .. ..
. . ··· .
∂fp ∂fp ∂fp
(a) (a) · · · (a)
∂x1 ∂x2 ∂x
m
Définition. La matrice définit par cette expression qui est associée à la différentielle df (a) : Rm → Rp s’appelle
matrice jacobienne de l’application f : U → Rn au point a ∈ U et se note J(f, a).
2) Puisque les fonctions G1 (x, y) = ex cos(y) et G2 (x, y) = ex sin(y) sont différentiables il en résulte donc que
l’application G = (G1 , G2 ) : R2 → R2 est différentiable. En chaque point (x, y) ∈ R2 la différentielle dG(x, y) :
R2 → R2 est donnée par la matrice jacobienne :
∂G1 ∂G1 !
∂x (x, y) ∂y (x, y)
!
ex cos(y) −ex sin(y)
J(G, (x, y)) = = .
∂G2 ∂G2 ex sin(y) ex cos(y)
(x, y) (x, y)
∂x ∂y
Pour finir ce paragraphe, nous donnerons ci-dessous certaines opérations algébriques sur les applications
différentielles et leurs matrices jacobiennes.
2. Si f est différentielle au point a et g est différentielle au point f (a) alors l’application composée g ◦ f est
différentielle et sa différentielle est égale à,