INTRODUTION
Quatre aires culturelles se partagent le territoire
ivoirien .Ce sont les akan, les mande et le gour ou les
voltaïque. Ces peuples migrèrent sur le territoire
ivoirien entre le XV et XIX siècle . Les migrations sont
a la base de la constitution des peuple de cote d’ivoire
et montre une diversité, les origines ainsi qu’une
unicité a l’intérieur des aires cultuelles .Par cela on
peut se poser la question suivante : En quoi les
peuples de la cote d’ivoire présentent t’ils une
diversité et une unicité ? Nous verrons dune part, la
diversité, les origines des peuples de la cote d’ivoire et
d’autre part les organisations politique, sociales,
culturelles, religieuses et économique de la cote
d’ivoire.
I. LES POPULATIONS PRE-MIGRATIORES
1) Le premier habitant de L’espace
ivoirien
Les traditions orales des ethnies ivoiriennes évoquent
que les pygmées sont les véritables propriétaires des
terres. Les exemples de nom donnés aux pygmées par
les peuples de Côte d’Ivoire : -les Baoulé les appellent «
kakatika » ; -les Agni-Indenié les appellent « akwatika
» ; -les Dida les appellent « dagodigoyue » ; -les Gour
les appellent « yônin ». Ces sont des Hommes de
petites tailles (leur taille est entre 1,44 et 1,55 m). Ils
ont la peau brune plus claire que celle des autres
noirs, les jambes courtes, les bras longs, le poil
abondant, la chevelure crépue en grains de poivre. La
présence d’un peuplement de négrilles en Côte d’ivoire
est probable car les traditions orales des ethnies
ivoiriennes évoquent toutes leur présence. Egalement,
les vestiges du néolithique, du paléolithique attestent
de la présence des êtres humains sur le territoire
ivoirien depuis la préhistoire. Ces peuples constituent
les anciens peuples de Côte d’Ivoire. On dit alors les
anciens Akan par exemple ou les Protoakan. Ils
constituent, donc, les premières ethnies de l’espace
ivoirien. Leur histoire remonte à une époque où la
région était largement recouverte de forêts denses et
abritait une grande variété de faune et de flore.
2) Les premières ethnies de l’espace
ivoirien
Les premières ethnies de la Côte d’Ivoire sont les
Protoakan, les Protokrou, les Protomandé et les
Protosenoufo et les Protokoulango.
Les premières ethnies de l'espace ivoirien
remontent à des millénaires et sont les ancêtres
des groupes ethniques qui peuplent la Côte
d'Ivoire aujourd'hui. Parmi les plus anciennes
ethnies de la région, on trouve les peuples Krou,
Kwa, Mandé et Gur.
Les Krou, qui comprennent des sous-groupes tels
que les Bété, les Kroumen, les Dida et les Guéré,
sont largement présents dans la partie forestière
de la Côte d'Ivoire. Ils ont une histoire riche en
traditions et en rituels, et sont réputés pour leur
artisanat, leur musique et leurs danses.
Les peuples Kwa, qui incluent des groupes comme
les Akan (notamment les Baoulés, les Agnis, les
Abron), les Nzimas et les Anyi, occupent
principalement la partie centrale et orientale du
pays. Ils ont historiquement développé des
sociétés matrilinéaires et sont connus pour leurs
royaumes anciens, tels que le royaume Baoulé.
Les Mandé, qui comprennent des groupes comme
les Malinkés, les Sénoufos et les Dioulas, sont
présents dans le nord de la Côte d'Ivoire. Ils ont
une longue tradition de commerce et d'échanges
culturels avec d'autres régions d'Afrique de
l'Ouest, et sont réputés pour leur artisanat, leur
musique et leurs masques cérémoniels.
Enfin, les peuples Gur, tels que les Lobi et les
Gourmantchés, sont concentrés dans la partie
nord-est de la Côte d'Ivoire. Ils ont une culture
marquée par l'agriculture, l'élevage et la
spiritualité, et sont connus pour leurs pratiques
sociales et religieuses distinctives.
Ces ethnies, avec d'autres groupes plus petits,
forment le tissu social et culturel complexe de la
Côte d'Ivoire, chacune contribuant à la diversité et
à la richesse de l'identité nationale ivoirienne.
II. LES GRANDES VAGUES DE LA MIGRATION
[Link] facteur de la migration des peuples
La Côte d’Ivoire est une terre de migrations. Entre le Xe et le
XVIIIe siècle, le territoire connait les plus grandes vagues
migratoires.
* Causes économiques :
-la recherche des noix de cola et de l’or (Mandé)
-la recherche de gibiers, de terres riches et cultivables
(Sénoufo)
*Causes politiques et militaires :
-le souci de fonder de nouveaux royaumes (Mandé)
-les crises de succession à la tête du pouvoir (Akan)
-l’anarchie et les incessantes razzias (Mandé)
* Causes sociales et religieuses :
-la terreur née de la traite négrière (Akan)
-l’expansion de l’Islam
[Link] différentes vagues de migration des
peuples
les différentes vagues de migration concernent les peuples
et les périodes suivants:
Du Xe au XVIe siècle. Dans les savanes du Nord, arrivent
les Mandé et certains Gour, pour des raisons de
commerce, de terre cultivable ou de sécurité suite à
l’apogée et au déclin des empires du Soudan Occidental et
de l’expansion de l’islam.
Dans les forêts de l’Ouest, des peuples Krou, à la
recherche de terres giboyeuses, franchissent le fleuve
Cavally. Ils s’installent dans l’interfluve du Sassandra et
Bandama. Les différentes vagues de migration ont
profondément influencé la composition ethnique et
culturelle de la Côte d'Ivoire. Les premières migrations
préhistoriques ont vu l'arrivée des peuples autochtones
tels que les Krou, les Kwa, les Mandé et les Gur, qui ont
établi des sociétés diverses dans la région. Au cours du
premier millénaire avant notre ère, les migrations
bantoues ont introduit les peuples Akan, donnant
naissance à des royaumes florissants tels que le royaume
Baoulé.
À partir du VIIIe siècle, les migrations transsahariennes
ont amené des groupes berbères et arabes, notamment
les Dioulas, qui ont joué un rôle important dans le
commerce et l'économie de la région. Parallèlement, les
explorateurs européens ont commencé à coloniser la
région à partir du XVe siècle, influençant profondément la
société ivoirienne à travers le commerce d'esclaves et
l'exploitation des ressources.
Au XXe siècle, la Côte d'Ivoire a connu une migration
accrue en raison du développement économique et des
conflits politiques. Des travailleurs migrants sont venus
des pays voisins pour travailler dans les plantations de
cacao et d'autres secteurs, tandis que des déplacements
internes ont été provoqués par des conflits civils et des
changements économiques.
Chaque vague de migration a laissé sa marque sur la Côte
d'Ivoire, enrichissant sa diversité ethnique et culturelle
tout en contribuant à sa complexité sociale. Ces
migrations ont façonné l'identité nationale ivoirienne,
témoignant de l'histoire dynamique et des interactions
entre les peuples qui ont fait de la Côte d'Ivoire une terre
de diversité et d'unité.
III. LES PEUPLE DE COTE D’IVOIRE : diversité a
l’unicité
1) La diversité des organisations des
peuples de la cote d’ivoire
Les peuples sont les Krou, les Mandé du sud, les Mandé du
nord, les Akan forestiers ou Akan de l’intérieur, les Akan
lagunaires et les Sénoufo. Leurs différentes organisation
(organisations sociales te religieuses, organisations
politiques, organisations économiques) des peuples
nommés.
La diversité des organisations des peuples de la Côte
d'Ivoire reflète la richesse et la complexité de la société
ivoirienne. À travers le pays, on trouve une grande variété
de structures sociales, politiques et économiques, chaque
groupe ethnique ayant ses propres traditions et systèmes
d'organisation.
Sur le plan social, les communautés ivoiriennes sont
souvent organisées en structures tribales et claniques, où
les liens familiaux et les traditions ancestrales jouent un
rôle central. Ces structures peuvent varier en fonction des
groupes ethniques, mais elles sont généralement
caractérisées par un fort sens de la solidarité et de la
coopération, avec des rituels et des pratiques qui
renforcent les liens communautaires.
Sur le plan politique, la Côte d'Ivoire est un État
multipartite avec un système démocratique. Cependant, les
traditions politiques locales et les systèmes de
gouvernance traditionnels coexistent souvent avec les
institutions étatiques. Par exemple, dans certaines régions,
les chefs traditionnels exercent une influence importante
sur les décisions communautaires et jouent un rôle de
médiateurs dans les conflits locaux.
Sur le plan économique, la diversité des organisations
reflète les différents modes de subsistance des
communautés ivoiriennes. Certaines sont principalement
agricoles, axées sur la culture du cacao, du café, du palmier
à huile et d'autres cultures vivrières, tandis que d'autres
sont plus orientées vers l'élevage, la pêche ou l'artisanat.
Ces activités économiques sont souvent organisées de
manière communautaire, avec des coopératives et des
associations qui jouent un rôle important dans la gestion
des ressources et la distribution des revenus.
En somme, la diversité des organisations des peuples de la
Côte d'Ivoire témoigne de la pluralité des modes de vie, des
systèmes de valeurs et des aspirations qui caractérisent la
société ivoirienne. Cette diversité est une source de
richesse et de dynamisme, contribuant à la vitalité et à la
résilience de la nation ivoirienne.
2) L’unicité des peuples de la cote d’ivoire
Ces peuples partagent de nombreux us et coutumes, qui
sont des emprunts culturels et des échanges matrimoniaux.
Des exemples d’emprunt culturel : masquent Ouan-Gouro-
Baoulé, le goli. Des échanges matrimoniaux entre
Tagouana et Baoulé sur l’axe Katiola-Bouaké. Les facteurs
sont les alliances politico-militaires et les stratégies de
survie. Les peuples vont tisser de nombreuses alliances
pour conserver un climat de paix et de bonne cohabitation.
Ces alliances sont les alliances à serment et les alliances à
plaisanterie comme les alliances entre Akyé et Dida, entre
Baoulé et Agni, entre Sénoufo et Gouro,… qui vont
permettre aux peuples de vivre en harmonie. ●Les aspects
politiques montrant les points communs aux peuples. Chez
les Akan-forestiers et les Mandé-nord, le pouvoir est très
centralise et héréditaire. Ce sont des peuples qui ont fondé
des monarchies. A l’opposé, les Akan-lagunaires, les
Mandé-sud, les Krou et les Sénoufo ont fondé des
démocraties villageoises. ●Les aspects sociaux montrant les
points communs aux peuples. Il existe d’une part des
peuples tels que les Akan, les Senoufo qui sont
matrilinéaires ; et d’autre part des peuples tels que les
Mandé, les Krou qui sont patrilinéaires. Les peuples de
Côte d’Ivoire sont tous des sociétés lignagères ou l’ordre
religieux influence largement tous les comportements. Les
points communs aux peuples à la base de leur unicité sont
leur territoire commun, l’amour pour ce territoire. Et pour
l’amour de ce territoire, ils luttent pour sa prospérité.
Aussi, ont-ils une langue commune, le « français », qui est
un héritage colonial permettant aux différents peuples de
communiquer facilement.
CONCLUSION
Les peuples de Côte d’Ivoire sont d’origines diverses et
régis par plusieurs types d’organisation au niveau politique,
économique et socio-culturel. Ces peuples ont en commun
certains traits civilisationnels et leur proximité territoriale
favorise leur unicité. Cependant, il existe des divergences
au niveau de leur civilisation respective qui n’empêche pas
leur volonté de fonder une nation et lutter pour sa
prospérité.