Institut Universitaire d’Abidjan (IUA)
Dr AMANZOU Nogbou Andetchi Aubin
Cours de statistique descriptive
1ère année de Licence ADA
Mars 2020
Copyright
Fabrice MAZEROLLE Professeur de sciences économiques Université Paul Cézanne
Chapitre 3 :
Les représentations graphiques
Objectif
Ce chapitre explique l’usage et l’importance des graphiques dans l’analyse descriptive.
Introduction
La notion de graphique regroupe figures comme les organigrammes, les cartes, les schémas
conceptuels, les graphes, les symboles, les diagrammes… Ces figures sont utilisées pour représenter
les données au même titre que les tableaux. Toutefois, les diagrammes et les organigrammes sont les
plus utilisés dans la représentation graphique faite en statistique descriptive.
Les diagrammes et les graphiques sont des représentations visuelles simplifiées, mais néanmoins
rigoureuses, de chiffres, de concepts, de catégories, d’images, etc. Bien que certains diagrammes
représentent aussi des chiffres, c’est principalement au graphique que cette fonction incombe. Plus
précisément, en statistique descriptive, le graphique sert à représenter visuellement des informations
sur les dimensions (caractères ou variables) d’une population d’unités statistiques.
Le graphique statistique combine dans des proportions variées des points, des lignes, un système de
coordonnées généralement cartésiennes, des chiffres, des symboles, des mots, des formes et des
couleurs.
1. Les graphiques
Les graphiques doivent être utiles et de bonne qualité. Pour ce faire, un exemple de bon graphique est
fourni par Anscombe.
1.1. Qualités d’un bon graphique
Selon Edward TUFTE, l’excellence en matière de graphiques statistiques consiste à communiquer avec
clarté, précision et efficacité des idées complexes. Ensuite, il énumère neuf caractéristiques d’un «
excellent graphique ».
Ainsi, un excellent graphique devrait-il avoir tout ou partie des qualités suivantes :
1. Montrer les données.
2. Attirer l’attention du lecteur ou de l’auditoire sur l’idée essentielle que le graphique vise à
mettre en évidence plutôt que sur les qualités esthétiques du graphique lui-même.
3. Eviter de déformer le message contenu dans les chiffres
4. Présenter un grand nombre de chiffres dans un espace restreint
5. Donner de la cohérence à de vastes ensembles de données
6. Faciliter les comparaisons visuelles entre différents chiffres
7. Révéler les chiffres à différents niveaux de détails, allant de la vision d’ensemble à une structure
plus fine.
8. Servir un objectif clair : décrire des données, explorer des données, ou simplement les tabuler
ou leur donner un aspect esthétique.
9. Etre étroitement corrélé avec la description purement statistique ou verbale des données.
1.2. Quartet d’ANSCOMBE
Les graphiques révèlent des informations sur la forme des séries que les tableaux et les statistiques
résumées ne peuvent pas toujours montrer. La meilleure illustration en est le quartet d’ANSCOMBE,
nommé ainsi après la publication d’un article sur ce thème par le statisticien anglais Francis
ANSCOMBE (1918-2001).
Dans le tableau ci-après les quatre 4 paires de séries différentes de 11 chiffres ont toutes les mêmes
statistiques résumées. La moyenne des X est égale à 9 et leur écart-type est 1,94 pour les 4 séries. La
moyenne des Y est égale 7,5 et leur écart-type à 1,94 pour les 4 séries. Sans les quatre graphiques ci-
après, on pourrait déduire de façon erronée que comme les 4 paires de séries ont la même moyenne et
la même dispersion (en outre, elles ont le même coefficient de corrélation et la même droite de
régression Y = 3 + 0,5 X), elles sont très semblables. Or, comme le montrent les 4 graphiques dits « en
nuages de points » qui leurs sont associées, elles ont des formes très différentes. Et ceci confirme
l’adage qui dit que « un beau graphique vaut mieux qu’un long discours » !
Quartet d’ANSCOMBE
Source des chiffres : F.J. ANSCOMBE, « Graphs in Statistical Analysis, » American Statistician, 27 février 1973, pages 17-21.
1.3. Les échelles graphiques
Beaucoup de graphiques à deux dimensions se présentent sous la forme suivante dite d’un « système
de coordonnées cartésiennes » :
Ce qui nous intéresse dans un premier temps ce sont les différentes sortes d’échelles propres à ce type
de représentations graphiques
1.3.1. Echelles numériques
Une échelle numérique est une échelle qui mesure des valeurs qui peuvent varier de moins l’infini à
plus l’infini. Ci-après, un graphique avec une échelle numérique sur l’axe horizontal et une échelle
numérique sur l’axe vertical.
• Sur l’axe horizontal, l’unité de mesure numérique est l’année. Les valeurs s’échelonnent entre
1995 et 2008. Si l’on doit dessiner ce graphique à la main sur une feuille de papier, on prendra
soin de définir la distance que l’on souhaite consacrer à une année (par exemple : 1 an = 1 cm).
Si c’est un logiciel qui réalise le graphique, cette opération devient inutile car les dimensions
du graphique seront choisies par défaut (il est possible cependant de les modifier à son gré en
redimensionnant le graphique).
• Sur l’axe vertical, l’unité de mesure numérique est le déficit commercial d’un pays, mesuré en
millions de dollars. Il varie de -150 millions à + 400 millions. Si l’on doit dessiner ce graphique
à la main sur une feuille de papier, on prendra soin de définir la distance que l’on souhaite
consacrer à 100 millions de dollars (par exemple : 100 millions de dollars = 1 cm). Si c’est un
logiciel qui réalise le graphique, cette opération devient inutile car les dimensions du graphique
seront choisies par défaut.
Un exemple d’échelles numériques sur les deux axes
Il est important de toujours bien stipuler sur chaque axe l’unité dans laquelle l’échelle de l’axe
considérée est mesurée (ici l’unité est l’année pour l’axe horizontal et les millions de dollars pour l’axe
horizontal). En revanche, on peut se dispenser d’indiquer la relation entre la dimension de l’échelle (en
centimètres) et la dimension de la variable mesurée sur l’échelle (millions de dollars, temps, etc.).
1.3.2. Echelles de catégories
Une échelle de catégories est une échelle sur laquelle sont portées des catégories. Il peut s’agir :
• De catégories numériques (échelle quantitative)
• De catégories non numériques dites « nominales » (échelle qualitative)
[Link]. Catégories numériques
Ci-après un graphique où l’on a regroupé les chômeurs d’une ville par classes d’âges :
• Sur l’axe horizontal figurent les catégories d’âges. C’est une échelle de catégories ou
catégorielle. L’unité est l’âge. On remarque aussi que les classes d’âge ont la même amplitude
c’est-à-dire que toutes les catégories d’âges ont le même nombre d’années. Il existe aussi des
échelles de catégories d’amplitude différentes.
• Sur l’axe vertical figurent l’effectif des chômeurs qui entrent dans chaque catégorie. C’est une
échelle numérique simple. L’unité est le nombre des chômeurs.
Exemple d’utilisation d’une échelle avec catégories numériques sur l’axe horizontal
[Link]. Catégories nominales
Ci-après un graphique où l’on a regroupé les 35 pays Européens selon la monnaie utilisée. On a créé
trois catégories :
• La catégorie des pays qui font partie de la zone Euro au premier janvier 2009
• La catégorie des pays de l’UE 27 qui n’en font pas partie et utilisent de ce fait d’autres monnaies
• La catégorie des pays hors UE.
L’échelle de l’axe vertical est donc une échelle nominale. On a placé l’échelle nominale sur l’axe
vertical car ainsi il est plus commode d’écrire ce que signifie chaque barre. L’échelle de l’axe
horizontal, quant-à-elle, est numérique, elle mesure le nombre de pays appartenant à chaque
catégorie.
Exemple d’utilisation d’une échelle avec catégories nominales sur l’axe vertical
1.3.3. Echelle ordinale
Une échelle ordinale est une échelle sur laquelle un ordonnancement des modalités est concevable.
Il peut s’agir :
• D’un classement de préférences. C’est souvent le cas dans les enquêtes et les sondages
d’opinion.
• D’un classement de rang. On peut par exemple demander à des investisseurs de classer une
liste de pays du plus attractif au moins attractif. Ce classement ne doit pas être confondu avec
une échelle numérique simple. En effet, bien qu’il s’agisse de chiffres, l’écart entre les chiffres
n’a pas de signification.
Le tableau et le graphique ci-après reproduisent des données fournies par le rapport de la Banque
mondiale intitulé « Doing Business 2009 Report »). La Banque mondiale a classé 181 pays. Les
pays sont classés en fonction de la facilité d'y faire des affaires, de 1 à 181, la première place indique
le plus haut niveau de facilité. Un classement élevé sur l'indice de facilité de faire des affaires
signale un environnement réglementaire propice aux opérations commerciales. Le fait que le
classement soit représenté sous forme numérique ne doit pas laisser penser cependant qu’il s’agit
d’une échelle numérique. En effet, ces chiffres ne représentent que des rangs.
Source : [Link] (Classement relevé le 8 octobre 2008)
Exemple d’échelles ordinales sur l’axe vertical et sur l’axe horizontal (Classement des 20 premiers
pays du monde où il est facile de « faire des affaires »)
Source : [Link] (classement relevé le 8 octobre 2008)
L’échelle horizontale du graphique ci-dessus n’est qu’apparemment numérique. En fait elle donne
le classement du pays. Il s’agit donc bien d’une échelle ordinale car l’écart qui sépare les pays n’est
pas quantifiable. Par exemple, Singapour est classée au premier rang et la Malaisie est classée au
20ème rang. Si l’on fait la différence 20-1 = 19, on ne peut pas en conclure que Singapour est 19
fois plus attractif que la Malaisie du point de vue des investissements internationaux. Il ne s’agit
pas s’agit pas d’une échelle réellement numérique, mais d’une échelle spéciale, qualifiée pour cette
raison d’« échelle ordinale ».
L’échelle verticale du graphique ci-dessus est également ordinale : les pays y sont classés par ordre
décroissant, du moins attractif au plus attractif.
1.3.4. Echelle verticales doubles
Lorsque que l’on veut représenter les données relatives à deux variables ou à deux caractères, on a
recours à une échelle verticale double pour faciliter la lecture.
L’exemple suivant va permettre d’illustrer ce point. Le tableau ci-dessous montre deux séries
mensuelles. La première indique le temps passé par une personne sur Internet chaque mois (en
heures) et la seconde série indique le total de la somme dépensée sur différents sites marchands.
Temps passé sur Internet (heures/mois) et sommes dépensées sur différents sites marchands (euros)
Source : Matthew McDONALD, « Creating a Combination Chart in EXCEL 2007 », Matthew McDONALD, video Youtube
: [Link]
Exemple de l’utilité des échelles verticales doubles
Imaginons que l’on souhaite savoir s’il existe une covariation entre ces deux séries. Une bonne
façon de procéder est de les mettre sous forme d’un graphique. Cependant, comme les deux échelles
sont différentes, il faut réserver par exemple l’échelle verticale de gauche pour le temps passé sur
internet (qui est exprimé en heures) et l’échelle verticale de droite pour les sommes dépensées (qui
sont exprimées en euros). En effet, si l’on utilise seulement l’échelle verticale de gauche pour tracer
les deux séries, la plus petite (celle des heures passées sur internet) sera écrasée par la plus grande
(celle des euros dépensés) et le graphique ne révèlera rien du tout. Inversement, si l’on réserve une
échelle pour chaque série, on obtient alors un graphique beaucoup plus lisible qui semble bel et
bien révéler que plus cet individu a passé de temps sur Internet et plus il a dépensé d’argent (ceci
n’est qu’un constat de covariation et non une relation de causalité, bien sûr).
2. Les diagrammes
Un diagramme est une représentation visuelle simplifiée et structurée de concepts, d’idées, de
constructions, des relations, de l'anatomie et aussi parfois (et c’est en cela qu’il nous intéresse ici)
de données statistiques. Il est employé dans tous les aspects des activités humaines pour visualiser
et clarifier. Un diagramme permet aussi de décrire des phénomènes, de mettre en évidence des
corrélations en certains facteurs ou de représenter des parties d’un ensemble.
Il existe donc une relation entre diagramme et graphique, que nous pouvons d’ailleurs illustrer par
le diagramme de VENN ci-après (lequel est un diagramme non statistique !).
2.1. Pictogramme
Le pictogramme est un dessin, généralement en couleur, conçu de préférence par un infographiste, qui
essaie de traduire non seulement des données quantitatives, mais également des informations d’ordre
commercial ou esthétique. Dans l’exemple suivant, quatre figurines représentent des bouteilles d’eau :
la « corpulence » de chaque bouteille correspond aux ventes de la marque fictive « eau de qualité ». En
réalité, il s’agit au départ d’un graphique en colonnes qui a été redessiné pour remplacer les colonnes
par des bouteilles. Ce qui compte ici, c’est la hauteur de la bouteille. Plus la bouteille est haute, plus les
ventes sont importantes. On voit aussi sur le graphique que la « corpulence » augmente avec la hauteur.
Il faudrait donc, pour que le pictogramme reste conforme aux canons habituels (proportionnalité des
surfaces aux grandeurs représentées), que la surface des bouteilles soit proportionnelle aux chiffres
qu’elles représentent. Ce n’est pas le cas pour des raisons esthétiques et/ou de réalisme visuel. Il y a
donc un risque (certains diront « une opportunité ») à utiliser ce genre de graphique, risque qui est
d’induire des impressions visuelles qui ne sont pas contenues dans la réalité des chiffres.
Remarquons qu’il s’agit d’un pictogramme qui traduit principalement une information statistique. Mais
beaucoup de pictogrammes ne traduisent que des informations diverses, non statistiques.
Un pictogramme qui représente des données chiffrées
2.2. Cartogramme
Le cartogramme sert à localiser géographiquement des valeurs ou des modalités relatives à une variable ou
à un caractère décrivant les unités statistiques d’une population. Les cartogrammes sont désormais très
fréquemment utilisés pour représenter toutes sortes d’informations, de la météorologie, aux résultats
électoraux, en passant naturellement par des informations économiques.
Un cartogramme statistique : De la CEE à 6 à l’UE à 27
Source : [Link]
Le cartogramme ci-avant montre l’évolution de la construction européenne par date d’adhésion. On a
d’abord :
En 1956 : les 6 pays fondateurs (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg)
En 1973 : Le premier élargissement avec le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark
En 1981 : La Grèce En 1986 : L’Espagne et le Portugal EN 1975 : L’Autriche, La Finlande et la Suède
En 2004 : 8 pays de l’Est (Estonie, Lettonie, Lituanie, République Tchèque, Slovaquie, Pologne, Slovénie,
Hongrie) plus Malte et Chypre
En 2007 : La Bulgarie et la Roumanie
2.3. Graphiques usuels
À l’ère du numérique et des télécommunications, les graphiques sont partout. Ces représentations
visuelles colorées, aux formes très diverses sont plus agréables à regarder que les tableaux et
permettent souvent de mieux faire passer un message au premier coup d’oeil.
Il est également très facile, grâce aux logiciels tels que EXCEL 2007 de Microsoft de donner une «
profondeur » aux différents graphiques, afin qu’ils apparaissent comme ayant trois dimensions (Il est
aussi possible dans EXCEL 2007, de représenter « réellement » trois dimensions pour certains
graphiques en barres ou pour les graphiques dits « de surface »).
Il ne faut cependant pas abuser de la possibilité qui nous est donnée aujourd’hui de réaliser des
graphiques complexes. Car cette complexité peut finir par rendre le graphique difficilement
compréhensible. Mieux vaut s’en tenir aux principales représentations graphiques connues et
appréciées de tous : diagrammes en colonne, diagramme en barres, lignes, « camemberts », etc.…
Il existe une grande quantité de graphiques, tous plus imaginatifs les uns que les autres. Ainsi, à titre
d’exemple, la figure ci-après montre les 73 possibilités de graphiques simples, regroupées en 11
catégories, qui peuvent être réalisés avec le logiciel EXCEL 2007. Mais en réalité, il est possible d’en
faire beaucoup plus, soit en combinant ces formes de base, soit en utilisant certaines astuces.
Les 73 représentations graphiques de base dans EXCEL 2007, regroupées dans 11 catégories
communes
De plus, grâce à des logiciels tels que FLASH d’Adobe, il est possible de réaliser des graphiques
animés, ou des graphiques interactifs (pouvant par exemple être modifiés par l’utilisateur).
Les quatre formes graphiques les plus fréquemment utilisées sont :
• Barres verticales ou horizontales
• Secteurs ou « camemberts »
2.3.1. Graphiques en barres
On distingue les graphiques en barres verticales et les graphiques en barres horizontales. Mais pour chacune
de ces deux catégories, il existe 3 variétés : simple, multiples et tronçonnée. S’agissant des barres «
tronçonnées », elles se subdivisent en barres d’effectifs ou en barres de pourcentages empilés à 100%. Le
Tableau ci-après donne une représentation schématique de ces 8 variétés.
Pour créer les 8 graphiques les données ci-dessous ont été utilisées :
Le chiffre d’affaires de l’entreprise DigitalSun par commercial et par commune (2019)
Diakité Meledje Cissé Cherif Total
Cocody
300 000 10 000 0 50 000 360 000
Abobo
100 000 5 000 100 000 400 000 605 000
Marcory
50 000 300 000 25 000 70 000 445 000
Koumassi
150 000 250 000 500 000 20 000 920 000
Total
600 000 565 000 625 000 540 000 2 330 000
Il s’agit du chiffre d’affaires hypothétique que l’entreprise digitalSun ([Link]) a réalisé en 2019
2 330 000 FCFA) répartis par ses 4 vendeurs et dans les quatre communes du district d’Abidjan où se
trouvent ses clients. Les 8 graphiques ci-après sont les 8 principales façons de représenter ces données (ou
une partie d’entre elles). Chaque graphique en barres fait ressortir ces chiffres d’une manière différente et
pourra donc être préféré selon les circonstances dans lesquelles le graphique est utilisé.
[Link]. Barres verticales
La première ligne du tableau ci-après intitulé « les 8 principales variétés de graphiques en barres » représente
les 4 principales façons de disposer les données du tableau sous forme de barres verticales (ou colonnes).
Comme l’axe horizontal représente des catégories nominales, la largeur des colonnes n’a pas d’importance,
pourvu qu’elle soit identique pour toutes les colonnes. Cette largeur peut varier d’un minimum qui serait un
simple trait vertical jusqu’à un maximum qui serait représenté par le fait que toutes les colonnes seraient «
collées ».
[Link].1. Simple
Le type « barres verticales simples » permet de mettre en évidence le chiffre d’affaire réalisé par chaque
vendeur. On voit du premier coup d’oeil combien chaque vendeur à réaliser et quel est celui qui a réalisé
le plus gros chiffre d’affaires. Les chiffres du graphique correspondent à la dernière ligne du tableau.
Graphique Simple
640000
620000
600000
580000
560000
540000
520000
500000
480000
Diakité Meledje Cissé Cherif
[Link].2. Multiple
Le type « barres verticales multiples » permet de mettre en évidence le chiffre d’affaire réalisé par chaque
vendeur dans chaque commune. Pour chacune des commune (Cocody, Abobo, Marcory et Koumassi) on
peut voir combien chaque vendeur à réaliser. Ce graphique permet de voir quel est le vendeur le plus
performant dans chaque commune.
Graphique Multiple
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Cocody Abobo Marcory Koumassi
Diakité Meledje Cissé Cherif
[Link].3. Tronçonné
Il existe deux types de barres verticales tronçonnées.
• Le graphique avec les valeurs absolues : il permet de voir d’une part quelle est la commune qui a
produit le plus gros chiffre d’affaires. Mais il permet aussi de voir quelle est la contribution de
chaque vendeur dans le chiffre d’affaires réalisé dans chaque commune.
Valeurs Absolues
140%
120%
100%
80%
60%
40%
20%
0%
Diakité Meledje Cissé Cherif
Cocody Abobo Marcory Koumassi
• Le graphique avec les pourcentages : il permet seulement de voir la contribution de chaque vendeur
dans le CA de chaque commune. Et comme chaque barre verticale correspond à 100%, on peut
comparer la performance de chaque vendeur dans chaque commune. On voit par exemple que la
contribution de Diakité (bleu) est plus forte à Cocody qu’à Abobo. Inversement, la contribution de
Meledje est plus forte à Marcory qu’à Koumassi.
Pourcentage
120%
100%
80%
60%
40%
20%
0%
Cocody Abobo Marcory Koumassi
Diakité Meledje Cissé Cherif
[Link]. Barres horizontales
Il existe 4 principales manières de disposer les données du tableau sous forme de barres horizontales.
Comme l’axe horizontal représente des catégories nominales, la largeur des barres n’a pas d’importance,
pourvu qu’elle soit identique pour toutes les barres. Cette largeur peut varier d’un minimum (un simple trait
vertical) jusqu’à un maximum (toutes les colonnes sont « collées »).
[Link].1. Simple
Le type « barres horizontales simples » est l’équivalent en barres horizontales du graphique de la barre
verticale simple.
Simple
Cherif
Cissé
Meledje
Diakité
480000 500000 520000 540000 560000 580000 600000 620000 640000
[Link].1. Multiples
Le type « barres horizontales multiples » est l’équivalent de la barre verticale multiple.
Multiple
Koumassi
Marcory Cherif
Cissé
Abobo Meledje
Diakité
Cocody
- 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000
[Link].2. Tronçonnée
Les graphiques tronçonnés en barre horizontale avec valeurs absolues
Titre du graphique
Koumassi
Marcory
Abobo
Cocody
- 200 000 400 000 600 000 800 000 1 000 000
Diakité Meledje Cissé Cherif
Les graphiques tronçonnés en barre horizontale avec pourcentages
Titre du graphique
Koumassi
Marcory
Abobo
Cocody
0% 20% 40% 60% 80% 100% 120%
Diakité Meledje Cissé Cherif
2.3.2. Secteurs
Les graphiques en secteurs sont utiles lorsque l’on veut représenter la relation entre une partie et un
tout. On distingue les secteurs à 360° et ceux à 180°.
[Link]. Méthode de construction du secteur à 360
Pour obtenir la part du chiffre d’affaire réalisé dans chaque commune, on divise le chiffre d’affaires réalisé
dans la commune par le chiffre d’affaires total et on multiplie par 360.
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒
𝑥360 = 𝐴𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
Exemple :
Chiffre d’affaires total : 2 330 000 FCFA
Chiffre d’affaires de la commune de Cocody: 360 000 FCFA
360000
𝑥360 = 55,6223
2330000
Communes Chiffre d’affaires en degré (base 360)
Cocody 55,6223176
Abobo 93,4763948
Marcory 68,7553648
Koumassi 142,145923
Une fois que l’on a calculé les degrés associés au chiffre d’affaire dans chaque commune, il faut tracer le
secteur au moyen d’un compas, puis, avec un rapporteur, le diviser en 4 sous-secteurs ayant pour angle
56° (Cocody), 93° (Abobo) et 67°(Marcory) et 142 (Koumassi)
Il est possible de donner les informations en pourcentage. Pour ce faire, on fait le pourcentage de chaque
chiffre d’affaires en degré en fonction du chiffre d’affaires total
Pourcentage
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑔𝑟é
𝑥100 = % 𝐴𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑔𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑔𝑟é (360)
Communes Chiffre d’affaires en degré (base %Aire en degré
360)
Cocody 55,6223176 15%
Abobo 93,4763948 26%
Marcory 68,7553648 19%
Koumassi 142,145923 40%
Secteurs
15%
Cocody
40% Abobo
26% Marcory
Koumassi
19%
Resumés
Les diagrammes et les graphiques sont des représentations visuelles simplifiées, mais néanmoins
rigoureuses, de chiffres, de concepts, de catégories, d’images, etc. Bien que certains diagrammes
représentent aussi des chiffres, c’est principalement au graphique que cette fonction incombe. Plus
précisément, en statistique descriptive, le graphique sert à représenter visuellement des informations sur les
dimensions (caractères ou variables) d’une population d’unités statistiques.
Les graphiques révèlent des informations sur la forme des séries que les tableaux et les statistiques
résumées ne peuvent pas toujours montrer. Beaucoup de graphiques à deux dimensions se présentent sous
la forme suivante dite d’un « système de coordonnées cartésiennes ». Il existe différentes sortes d’échelles
propres à ce type de représentations graphiques.
Une échelle numérique est une échelle qui mesure des valeurs qui peuvent varier de moins l’infini à plus
l’infini.
Une échelle de catégories est une échelle sur laquelle sont portées des catégories. Il peut s’agir :
• De catégories numériques (échelle quantitative)
• De catégories non numériques dites « nominales » (échelle qualitative)
Un graphique à échelle verticale double permet de représenter les valeurs ou les modalités d’une variable
ou d’un caractère sur l’échelle verticale de droite et les modalités d’une variable ou d’un caractère sur
l’échelle verticale de gauche.
Parmi les diagrammes statistiques, on distingue notamment le pictogramme, dessin généralement en
couleur, conçu de préférence par un infographiste, qui essaie de traduire non seulement des données
quantitatives, mais également des informations d’ordre commercial ou esthétique, le cartogramme, pour
localiser géographiquement des valeurs ou des modalités relatives à une variable ou à un caractère décrivant
les unités statistiques d’une population.
Parmi les 73 représentations graphiques de base proposées par le logiciel EXCEL on distinguera plus
particulièrement les graphiques usuels suivants : graphique en barres, horizontales ou verticales, simples,
multiples ou tronçonnées et les secteurs à 360 degrés. Mais la liste des graphiques ne peut pas par définition,
être exhaustive, car seule l’imagination en limite le nombre.