COURS DE NUTITION
PLAN
Introduction
Chapitre 1 : Définition des concepts
1.1 Nutrition
1.2 Aliment
1.3 Nutriment (élément nutritif)
1.4 Ration alimentaire
1.5 Appétit
1.6 Digestion
1.7 Digestibilité d’un aliment
1.8 Absorption d’un aliment
1.9 Assimilation d’un aliment
1.10 Dépense énergétique
1.11 Métabolisme
1.12 Métabolisme de base
1.13 Anabolisme
1.14 Catabolisme
1.15 Désassimilation
Chapitre 2 : Etude générale des aliments
2.1 Classification des aliments
2.1.1 Selon l’origine
2.1.2 Selon la consistance
2.1.3 Selon la préparation
2.1.4 Selon la composition chimique
2.1.5 Selon les rôles joués dans l’organisme
2.2 Aliments énergétiques
2.2.1 Energie ou force
2.2.2 Les glucides
2.2.3 Les lipides
2.3 Aliments de construction
2.3.1 Classification
2.3.2 Les peptides
2.4 Aliments de protection
2.4.1 Les minéraux
2.4.2 Les vitamines
2.5 La digestion des aliments
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Chapitre 3 : Les besoins nutritionnels et la ration alimentaire
3.1 Les besoins nutritionnels
3.1.1 Les besoins protéiques
3.1.2 Les besoins énergétiques
3.1.3 Les besoins protecteurs
3.2 Les lois de la nutrition pour tout organisme
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Objectifs du cours
A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :
i. Donner le but de l'alimentation et connaître comment les êtres
vivants synthétisent leurs matières vivantes.
2. Définir correctement certains termes utilisés dans le domaine de
l'alimentation et nutrition.
3. Catégoriser les aliments selon leur groupe et leur rôle dans l'organisme.
4. Déterminer les différentes phases de la digestion des aliments et connaître
certains facteurs qui l'influencent ou qui peuvent l'influencer.
5. Identifier certains besoins nutritionnels et les principes ou les lois pour établir
une ration alimentaire.
6. Donner les avantages de l'allaitement maternel et d'établir la différence qui
existe entre le lait de femme et celui de vache.
7. Préparer de biberon.
8. Définir le mot sevrage, donner le but et les exigences de l'alimentation
complémentaire.
9. Etablir et de préparer certains combinaisons types aliments de sevrage à
partir des aliments locaux.
INTRODUCTION
L'alimentation figure parmi les besoins essentiels des êtres vivants et présente
une importance capitale pour leur vie, puisque c'est par elle qu'ils entretiennent
une bonne santé.
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En effet le corps de l'homme est le siège d'un perpétuel mouvement et d'une
continuelle destruction. Ce la signifie qu'à l'état de repos comme à l'état de
mouvement, chacune de ses parties s'usent ou se détruisent et se renouvellent.
D'où l'expression; on mange pour vivre qui veut dire fonctionner, qui à son tour
signifie destruction.
Le but de l'alimentation, c'est satisfaire les besoins de la nutrition (assurer la
vie des cellules) Or, la nutrition doit assurer à notre corps la chaleur et l'énergie
nécessaires pour le maintien constant de la température, fonctionnement normal
des organes (assurer les besoins des cellules de notre organisme qui sont entre
autre, synthèse de tissus, leur croissance et réparation, protection contre les
agressions diverses.)
Tous les éléments nutritifs nécessaires à l'alimentation des êtres vivants
proviennent de la nature.
Les plantes utilisent les éléments se trouvant dans le sol (sels minéraux) et dans l'air
atmosphérique (le gaz carbonique) les transforment en tissus grâce au soleil qui
joue le rôle de catalyseurs.
Alors, les plantes sont dites, êtres vivants autotrophes. C'est à dire organismes
végétaux capables d'élaborer leurs matières organiques à partir d'éléments
minéraux ou inorganiques. Ce qui implique le phénomène dit « la Photosynthèse»
qui est la production de glucide par les plantes à partir de gaz carbonique qu'elles
peuvent fixer grâce à la chlorophylle en employant la lumière solaire.
L'homme ne peut pas cependant utiliser directement l'énergie solaire et doit
faire appel pour se nourrir aux produits végétaux et dans certaine mesure aux
produits animaux dans les quels il trouve les éléments organiques déjà élaborés
pour son processus vital. Donc, l'homme est un être vivant hétérotrophe c'est à dire,
organisme animal qui synthétise sa matière vivante à partir des éléments organiques
élabores: par les plantes et les animaux.
Ce phénomène est appelé «La Respiration», qui est un ensemble des fonctions
assurant les processus d'oxydation d'un organisme vivant.
Formule chimique
a. Photosynthèse: 6C02 +6H20 -- C6H12 06 + 602
6 molécules de gaz carbonique
6 molécules d'eau
1 molécule de glucose (sucre)
6 molécules d’oxygène libéré.
Lumière solaire (catalyseur)
b. Respiration: C6H1206 + 602 -- Energie + 6H20 + 6C02
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Les deux formules peuvent être combinées pour donner une seule formule
appelée «Réaction Redox ».
Lumière solaire.
6C02 + 6H20 ~ C6H1206 + 602
CHAPITRE 1 : DEFINITIONS DES CONCEPTS.
1.1. NUTRITION
Processus par lesquels les organismes vivants utilisent les aliments pour le
maintien de la vie, de la croissance, fonctionnement normal des organes et des
tissus, et la production d'énergie.
1. Aliment : Toute substance comestible susceptible d'être digérée et de servir à
la nutrition de l'être vivant.
2. Elément nutritif (Nutriment) : Tout élément ou composé organique et
inorganique contenu dans les aliments, et qui est utilisé dans le métabolisme
normal de l'organisme.
3. Ration alimentaire : C'est la quantité d'aliment qu'un individu consomme en
24 heures.
4. Appétit : C'est éprouver le désire de manger.
5. Digestion : C'est un ensemble des transformations que subissent les aliments
dans le tube digestif avant d'être assimilé.
6. Digestibilité d'un aliment : C'est son degré d'utilisation par l'organisme c'est à
dire la part réellement absorbée par l'organisme.
7. Absorption d'un aliment : C'est son passage ou traversé à travers la paroi
digestive (intestins) pour atteindre le système circulatoire.
8. Assimilation d'un aliment : C'est son arrivée aux tissus.
9. Dépense énergétique : Energie qu'utilise l'organisme pour une action
déterminée.
10. Métabolisme de base : C'est la dépense énergétique de l'organisme au
repos complet.
11. Métabolisme : Ensemble des réactions biochimiques qui se déroulent
dans l'organisme.
12. Anabolisme : C'est une réaction biochimique de synthèse.
13. Catabolisme : Phénomène par lequel les produits résultant des
combustions internes sont rejetés dans le sang. .
14. Désassimilation: phénomène par lequel les produits résultant des
combustions internes sont rejetés dans le sang.
CHAPITRE II. ETUDE GENERALE DES ALIMENTS
2.1. CLASSIFICATION DES ALIMENTS
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Il y a plusieurs classifications possibles et celles-ci dépendent d’une hauteur à
un autre.
2.1.1. Selon l'origine :
▪ Aliments d'origine végétale : Ex : riz, feuille du manioc, haricot, orange,
aubergine, carotte etc.
▪ Aliments d'origine animale : Ex : lait, œuf, chenille, poisson, viande, poisson
salé ou fumé etc..
2.1.2. Selon la consistance:
▪ Aliments solides : Ex : biscuits, bonbon, pain, pâte alimentaire, arachide,
haricot etc..
▪ Aliments liquides : Ex : jus de fruits, lait trais, boissons sucrées, huile
végétales etc..
2.1.3. Selon la préparation:
▪ Aliments naturels : Ex : sésame, courge, riz, maïs, blé, oseille etc..
▪ Aliments industriels : Ex : pilchards, sardine à huiles, huiles végétales pures
raffinées, pâtes alimentaires, purée de tomates etc..
2.1.4. Selon la composition chimique:
▪ Aliments protéiques : Ex : viande, poisson, lait, œuf, soja, sésame, courge,
arachides, haricots etc..
▪ Aliment liquides : Ex : huiles végétales, margarine, beurre, huile de foie de
morue.
▪ Aliments glucidiques : Ex: sucre de table, ignames, farine de manioc, de blé,
de maïs, patate douce, chikwangue, banane plantain.
▪ Aliments cellulosiques : Ex : légumes, fruits, tubercules de manioc, ignames,
carottes etc..
2.1.5. Selon les rôles joués dans l'organisme.
▪ Aliments énergétiques : Ex : sucre, huiles végétales, farine de manioc,
chikwangue, pain, biscuit etc..
▪ Aliments de construction : Ex : lait, viande, chenilles, soja, haricot, pois,
etc..
▪ Aliments de protection : Ex : légumes plus fruits.
2.2. ALIMENTS ENERGETIQUES
Sont ceux qui favorisent à notre organisme l'énergie nécessaire pour la
synthèse des tissus et fonctionnement normal de ces derniers.
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Les aliments les plus concernés sont ceux qui sont riches en glucides et lipides.
Ils sont aussi appelés « aliments de base» puis qu'ils constituent la base de
l'alimentation du point de vue quantitatif, c'est à dire ils fournissent à eux seuls le
2/3 des calories totales de la ration.
Exemples des aliments énergétiques :
a. Aliments riches en glucides et aliments de base
▪ Banane plantain
▪ Chikwangue
▪ Riz
▪ Patate douce
▪ Ignames
▪ Pomme de terre, tubercules de manioc Farines de maïs, blé, seigle,
froment
▪ Pain, biscuit, pâtes alimentaires etc..
b. Autres aliments riches en glucides
▪ Sucre de table
▪ Boissons sucrées
▪ Canne à sucre
▪ Bonbon etc. .
c. Aliments riches en liquides
▪ Huiles végétales raffinées
▪ Huile de palme
▪ Beurre
▪ Margarine etc..
2.2.1. Energie ou force
L'homme utilise à diverses fins une forme particulière d'énergie dite « Chimique» qui
est en réserve dans les aliments, il l'accumule et la libère sous diverses fonnes selon
les besoins de l’organisme (énergie mécanique, thermique, électrique etc..).
La libération se fait suite à une réaction chimique d'oxydation comparable à une
combustion. Cette réaction chimique utilise les atomes de carbones apportés par les
aliments et l'oxygène apporté par la respiration (air atmosphérique).
Les produits résultant de cette réaction sont l'eau et le gaz carbonique et qui
n'ont pas le pouvoir énergétique. L'eau reste dans l'organisme tandis que le gaz
carbonique est éliminé par la respiration.
L'énergie libérée est mesurée par ce qu'on appelle « Calorie» qui est l'unité
employée pour évaluer les quantités de chaleur (quantité de chaleur nécessaire
pour élever la température d'un gramme d'eau de 14,5°C à 15,5°C sous pression
atmosphérique normale).
Au point de vue physiologique, c'est une unité utilisée pour mesurer ni valeur
énergétique des rations alimentaires.
L'appareil servant ou destiné à mesurer la quantité de la chaleur fournie ou cédée
par un corps est appelé « calorimètre »et la partie de la physique qui s'occupe de la
mesure des quantités de chaleur est dite « Calorimétrie».
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Il existe deux sortes de la calorimétrie :
▪ Calorimétrie directe: mesure la quantité de chaleur dégagée par un individu
mis dans une chambre calorimétrique bien fermée hermétiquement.
▪ Calorimétrie indirecte: mesure la quantité de chaleur dégagée par les
aliments réduits en cendre au niveau d'une laboratoire de bromatologie.
Les valeurs énergétiques que fournissent un gramme de :
▪ Protéines = 4 calories
▪ Lipides = 9 calories
▪ Glucides = 4 calories.
Les principales destinations de l'énergie libérée:
▪ synthèse chimique de nouveaux tissus et leur renouvellement
▪ stockage ou mis en réserve sous forme d'adénosine tri - phosphate (A. T.P.) au
niveau du foie et muscles.
▪ Production de la chaleur et travail musculaire
2.2.2. Les glucides
Ce sont des sucres, composés organiques ternaires dont les structures chimiques
sont constituées des atomes de carbones, hydrogènes et oxygènes
a. Classification
▪ Les oses: sont des sucres simples ou monosaccharides, sucres non
hydrolysables. Ex : Glucose, fructose, galactose, ribose, ribalose,
désoxyribose, sorbose, arabinose, Xylose etc..
▪ Les osides : sont des sucres complexes.
▪ Les holosides : leur hydrolyse ne donne que des sucres simples ou oses.
▪ Les disaccharides ou dibolosides : sont des sucres double, constitués de deux
molécules de sucres simples. Exemples:
Saccharose formé d'une molécule de glucose et d'une molécule de fructose
Maltose formé de deux molécules de glucose
Lactose composé d'une molécule de glucose plus une molécule de galactose.
▪ Les polysaccharides ou polyosides:
▪ sont constitués d'une longue chaîne des sucres simples. Exemples: Amidon,
glycogène, cellulose, dextrine etc..
2.3. Les hétérosides
Ce sont des sucres complexes dont l'hydrolyse donne les sucres simples et
d'autres composées de nature non glucidique appelés «groupement aglycan »
ex : glucosamine, fructosamine, galactosamine etc..
Les lipides : Sont aussi des composés organiques ternaires dont dans leurs structures
on trouve l'oxygène, carbone et hydrogène.
Mais, du point de vue composition chimique, ils sont composés des acides gras et de
glycérol.
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Classification
▪ Les lipides simples:
Ex : glycéride, stéride, mono, triglyceride etc..
Un monoglyceride combinaison d'une molécule de glycérol plus une molécule
d'acide gras.
Un diglycerol : une molécule de glycérol plus deux molécules d'acides gras.
Un triglycérol : une molécule de glycérol plus trois molécules d'acides gras.
▪ Les lipides complexes:
Ex : glycéro phospho lipide ou phospholipide
Lécithine, lipoprotéines, lipopolysacçharides etc..
Sortes des acides gras
▪ Acides gras saturés :
Source animale plus la présence de liaison simple. Ex : Exemples:
Acide gras butyrique (C4)
Acide gras caproïque (C6)
Acide gras caprylique (C8)
Acide gras palmitique (C16)
Acide gras stéarique (C18)
Acide gras arachidique (C20)
Acide gras lignocerique(C24)
Acide gras laurique (C12)
▪ Acides gras insaturés:
Source végétale plus présence de liaisons doubles. Exemples:
Acide gras oléique (Cg)
Acide gras linoléique (ClS)
Acide gras linolenique (ClS)
Acide gras arachidonique (C20)
NB : l'acide gras linoléique et linolenique sont des acides gras essentiels.
2.3. ALIMENTS DE CONSTRUCTION
Ce sont les aliments qui donnent à notre organisme les matières premières
pour lui permettre de s'édifier. Ces matières premières sont des protéines.
Ces dernières aussi des composés organiques, mais quaternaires qui veut dire, dans
leurs structures chimiques, à part les 3 éléments énumérés chez les deux
précédents composés organiques traités dans les aliments énergétiques (oxygène et
carbone), s'ajoute un quatrième appelé « AZOTE».
Ce qui nous amène à définir les protéines comme étant des substances
azotées constituées des acides aminés soudées entre - elle par une liaison peptique.
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Rôle: elles ont comme rôle de construire, d'entretenir et de réparer les cellules
vieillies de notre corps.
2.3.1. Classification
▪ Holoprotéines: sont des protéines simples constituées uniquement par les
acides aminés.
▪ Hétéroprotéines: sont des protéines complexes composés de nature non
protéique appelés: groupement prosthétique.
Exemples: A.D.N, A.R.N, hémoglobine, chlorophylle caséine, ferritine,
phénolase etc..
2.3.2. Les peptides
Sont des substances protéiques issues d'hydrolyse partielle des protéines.
▪ Les oligo - peptides: dans leur chaîne carbonée on trouve moins de 4 acides
aminés.
▪ Les polypeptides: leur chaîne carbonées est constitué de plus de 4 acides
aminés.
3. Quelques acides aminés.
Glycine, serine, thréonine, histidine, méthionine, cystéine, leucine, valine,
isoleucine, tryptophane, phenylalanine, alanine, lysine, tyrosine etc..
NB : il y a 20 acides minés qui prennent part à la construction des protéines
au niveau de l'organisme parmi ceux-ci, 8 sont appelés acides aminés essentiels, car
l'organisme ne peut les synthétiser. Il faut les apporter dans l'alimentation.
Les acides amines essentiels sont: la valine ; la leucine ; l'isoleucine ; la méthionine;
la lysine, le phénylalamine ; le thréonine, le tryptophane.
Le polypeptides: ont dans leur chaîne carbonée moins de 100 acides aminés tandis
que les protéines en ont plus de 100.
2.4. ALIMENTS DE PROTECTION
Ce sont des aliments qui nous apportent les éléments nécessaires qui
participent ou activent les réactions biochimiques et protègent notre corps contre
les agressions. Les fruits et légumes sont les aliments les plus concernés par ce
groupe.
2.4.1. Les minéraux
Les minéraux catalytiques ou micro - élément
On les trouve dans l'organisme sous forme des traces (quantité infinie). Ils jouent le
rôle des catalyseurs.
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Exemples: fer, cobalt, cuivre, zinc, iode, manganèse, nickel, fluor, brome, chrome,
étain, silicium, sélénium etc..
Les minéraux plastiques ou macroélément.
On les trouve en quantité importante dans l'organisme. Certains font partie
intégrante de certains tissus et d'autre part, ils sont régulateurs d'acide - base de
liquide de l'organisme.
Exemples:
- minéraux plastiques générateurs d'acides sont: phosphores chlore, et soufre.
- minéraux plastiques générateurs de bases sont: calcium, potassium, sodium
et magnésium.
NB : les aliments acides: les produits d'origine animale plus les céréales et ses
dérivés. Et les aliments basiques: les produit d'origine végétale plus le lait et ses
dérivés.
2.4.2. Les vitamines
Caractères communs
- Sont indispensables et non synthétisées pour la plupart par l'organisme.
- Agissent à des doses très faibles
- Participent dans les réactions enzymatiques
- La plupart sont indispensables à la croissance et l'intégrité de certains tissus
et organes.
Classification
Les vitamines liposolubles : solubles dans les lipides.
Vitamine A
Rôle : antixérophtalmie, croissance, anti- infectieuse, protéger la peau.
Carence : xérophtalmie (trouble de la vision)
Sources : lait entier, jaune d'œuf, foie de certains animaux et certains
poissons gras, beurre, sardine à huile, huile de foie de morue et de
anguille, hareng, flétan, huile de palme, fruits de couleur jaune,
rognons, épinard, salade, pois verts, etc..
Vitamine D
Rôle : antirachitique et participe au métabolisme du calcium et phosphore.
Carence : rachitisme (déformation osseuse ou trouble osseux).
Sources : lait entier, jaune d'œuf, foie d'animaux, poissons et viandes gras,
beurre, fromage (hareng, sardines, saumon)
Vitamine K :
Rôle : anti-hémorragique et participe à la coagulation sanguine.
Carence : hémorragie (non spécifique)
Sources : légumes verts, jaune d'œuf, huile de soja, foie, choux, épinard,
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tomates, farine de poisson putréfiée, etc..
Vitamine E (tocopherol)
Rôle : anti-stérilitique et anti-oxydant.
Carence : stérilité
Sources : foie de morue, huile de palme, d'arachide et d'olive, légumes verts,
carottes, céréales, rate, pancréas, jaune, d'œuf, grain de coton,
banane, viandes, arachides, beurre, lait etc..
Les vitamine hydrosolubles: solubles dans l'eau.
Vitamine C (acide ascorbique)
Rôle : antiscorbutique et anti-infectieuse.
Carence : scorbut
Sources : (fruits + légumes), foie, persil, pois vert, choux, poireau, épinard,
ûignon, aubergine, pomme, orange etc..
Vitamine BI (aneurine ou thiamine)
Rôle : anti-béri-bérique, anti-névritique et métabolisme des glucides.
Carence : béribéri
Sources : céréales entières, levures de bière, arachides, noix, pomme de terre,
viande de porc, abats, haricot, soja, œuf etc..
Vitamine B2 (riboflavine ou lactoflavine)
Rôle : métabolisme des protéines et glucides (croissance) et prévient des
troubles ophtalmiques.
Carence : ariboflavinose, conjonctivites
Sources : levure, lait, blanc d'œuf, foie, cervelle, rognon, épinard, pois,
champignon, choux, fleur etc..
Vitamine B3 (V. TPP, acide nicotinique ou niacine)
Rôle : anti-pellagre, métabolisme des glucides plus protéines
Carence : pellagre
Sources : foie, viande de bœuf et de porc, œuf, lait, céréales, légumineuses,
levure, poison, rein etc..
Vitamine B 12 (cyano - cobalamine)
Rôle : anti-anémique
Carence : anémie pernicieuse
Sources : foie, viande, abats etc..
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Vitamine B6 (pyrodoxine)
Rôle : anti-vomitif
Carence : vomissements et nausées.
Sources : haricot, riz brun, foie, poisson, jaune d'œuf, avocat, banane.
Acide folique (folacine)
Rôle : métabolisme de la vitamine B 12
Carence : anémie
Sources : foie, levures, légume, légumineuses, noix etc…
2.5. LA DIGESTION DES ALIMENTS
A. Définition
C’est la transformation, grâce aux sucs digestifs, des molécules complexes en
molécules simples rendues ainsi solubles et assimilables.
B. Différentes phases de la digestion
▪ phase mécanique: comprend l'ingestion, la mastication et déglutition des
aliments.
▪ Phase chimique: comprend, la dissolution ou solubilisation des aliments. La
désintégration ou simplification chimique des aliments sous l'effet des
enzymes (salivaires, gastrique et pancréatiques). Emulsification des graisses
par la bile (sel biliaire), adsorption de chyle.
C. La digestion des glucides
Les sucres simples sont absorbés au niveau des intestins en commençant au
niveau de la bouche. Tandis que, les sucres complexes subissent tout d'abords les
effets des enzymes pour donner soit des sucres simples (hydrolyses complète) soit
des sucres simples plus d'autres sucres qui gardent encore 2 à plusieurs atomes de
carbones (hydrolyse incomplète) qui seront dégradés à leur tour et absorbés au
niveau des intestins.
D. La digestion des protéines
Les protéines simples en présence de l'acide chlorhydrique de l'estomac et de
l'enzyme protéolytiques (pepsine, trypsine, chymotrypsine) donnent des acides
aminés libres, ou soit les acides aminés plus les peptides qui seront dégradés aussi à
leur tour pour donner d'autres acides aminés libres pour être absorbées au niveau de
l'estomac. Tandis que les protéines complexes donnent après leur décomposition
complète les acides aminés libres et d'autres composés de nature non protéiques qui
à leur tour aussi seront métabolisés suivant sa nature.
La digestion des lipides
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Des grosses molécules des lipides sont décomposées en petites molécules par le sel
biliaire (émulsification) et le lipase les décomposent en glycérol et acides gras.
La digestion et les facteurs qui l'influence
C'est la plus au moins grande facilité et rapidité avec lesquelles les aliments sont
transformés par les sucs digestifs et rendus solubles et assimilables.
Elle dépend:
▪ La nature ou genre d'aliments
Exemple : Graisse et protéines, Graisse de lait et de porc, Protéines de
maïs
▪ L'état de l'appareil digestif
Exemple: les maladies du foie plus estomac (manque de sécrétion et
production d'enzyme)
▪ La mastication des aliments: facilite un bon mélange des aliments avec suc
digestif.
▪ L'état psychique et nerveux: l'excitation de centre nerveux agit sur la
sécrétion des sucs digestifs et sur <les contractions du tubes digestif.
▪ Préparation culinaire:
Ex: effet de la chaleur peut avoir un effet néfaste comme favorable sur les
aliments c'est à dire elle peut favoriser la digestion de certains aliments
(légumes) comme aussi elle peut détruire certains les éléments nutritifs
lorsqu'on ne respecte pas la durée de cuisson.
CHAPITRE III. LES BESOINS NUTRITIONNELS ET LA RATION ALIMENTAIRE
3.1. LES BESOINS NUTRITIONNELS.
La définition de ces besoins s'est révélée être d'une très grande complexité,
en raison des variations constantes selon les groupes physiologiques (croissance,
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grossesse, lactation), les activités des individus (légère, modérée, forte et très
forte) et même selon les individus appartenant à un même groupe.
3.1.1. Les besoins protéiques.
▪ Nourrisson : 2 à 2,5g de protéine/kg/j
▪ Enfant 2-3ans : 2g/kg/j
▪ Enfant 8-10 ans : 1,5g /kg/j
▪ Adulte : 1g/kg/j
▪ Femme enceinte : supplément de 10g/j
▪ Femme allaitante : supplément de 20g/j
▪ Vieillard : 40g/j.
3.1.2. Les besoins énergétiques
Adulte de référence:
Homme : âge 19-39 ans, poids 65kg, 8heures de travail/j, en bonne santé et
exerçant une activité modérée (3.000 calories/j).
Femme : même âge et mode de vie, poids 55kg (2.200 calories).
Enfants et nourrissons : pendant la croissance le besoin énergétique est
principalement lié au poids.
Femme enceinte : les besoins augmentent pour des raisons suivantes :
- développement du fœtus
- développement de l'utérus
- développement de placenta
- développement des autres glandes.
Par conséquent, il faut un supplément durant le 1er trimestre de la grossesse on
donne 150 calories/j durant les 2 derniers trimestres, on donne 350 calories/j.
Femme allaitante : bien nourrie, on donne un supplément de 500 calories/j, et
insuffisamment nourrie: 750 calories/j.
Les besoins énergétiques selon groupe d'âges.
▪ Jusqu'à 1an : 110cal/kg/j
▪ De 1-3 ans :100 cal/kg/j
▪ De 4-6 ans : 90 cal/kg/j
▪ De 7-9 ans : 80 cal/kg/j
▪ Adolescents :
10-12 ans : 70 cal/kg/j
13-15 ans : 60 cal/kg/j
16-19 ans : 50 cal/kg/j
▪ Adolescentes
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10-12ans : 60 cal/kg/j
13-15 ans : 50 cal/kg/j
16-19 ans : 40 cal/kg/j
Pour calculer les besoins énergétiques au niveau d'une population, on se réfère à
l'âge des enfants et non à leur poids.
Les besoins énergétiques pour adulte de référence selon les activités exercées
Sexes Act. Légère Modérée Forte Très forte
Homme 2700 cal/j 3000 cal/j 3500 cal/j 4000 cal/j
65k 42 callk' 46 cal/k . 54 callk' 62 callk
Femme 55kg 2000 cal/j 2.200 cal/j 2600 cal/j 3000 cal/j
36 cal/kgJj 40 cal/kgJi 47 cal/kgJj 55 cal/k .
N.B : les dépenses énergétiques augment avec poids et diminuent avec l'âge
Activités Légère Modérée Forte Très forte
Au lit 8h 500 500 500 500
Au travail 1100 1400 1900 2400
Autres
activités (8h) 1100 1100 1100 1100
Moyenne 2700 3000 3500
4000
(24)
Par kg/poids 42 46 54 62
Ex : l'homme de 70kg x 46
N.B : Au delà de 40 ans, on observe souvent une diminution des besoins
énergétiques (-10% à 50 ans, -30%.'à 70 ans) suite à la diminution des activités
physiques
Age H( 65kg) F(55kg) % individu de
référence.
20-39 3.000 2200 100
40-4 2.850 2090 95
50-59 2700 1980 90
60-69 2400 1760 80
70-79 2100 1540 70
Ex: l'homme de 70kg x 46 cal = 3.220 cal.-5 ou 3200 x 95
100
3.2. LES LOIS DE LA NUTRITION POUR TOUT ORGANISME HUMAIN
▪ Première loi : Fournir l'énergie totale nécessaire à l'entretien de la vie sous
forme de protéines, lipides, glucides et fournir un minimum des protéines,
lipides, glucides qui apportent les acides aminés et acides gras indispensables.
Atelier de mise en œuvre de la réforme du programme infirmier 16
Cours de Nutrition
Juillet 2005
▪ Deuxième loi : fournir un minimum de chacun des principes non énergétiques
spécifiquement indispensables (vitamines, sels minéraux, plastiques et
catalytiques, cellulose, eau).
▪ Troisième lois : réaliser les équilibres entre les principes nutritifs de la ration
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