Synthèse Gynéco-Obstétrique D4 2018-2020
Synthèse Gynéco-Obstétrique D4 2018-2020
SYNTHESE DE GYNEC0-OBSTETRIQUE
PLAN DU COURS
RAPPELS ANATOMIQUES
AXE HYPOTHALAMO-HYPOPHYSO-GLANDULAIRE
DIAGNOSTIC PRECOCE DE LA GROSSESSE
PATHOLOGIE DU PREMIER TRIMESTRE
I. Les avortements
II. La grossesse extra-utérine
III. La grossesse molaire
PATHOLOGIE DU DEUXIEME TRIMESTRE
I. Paludisme sur grossesse
II. Toxémie gravidique
III. Diabète gestationnel
IV. VIH et grossesse
V. Mort fœtal in utero
PATHOLOGIE DU TROISIEME TRIMESTRE
I. Placenta prævia
II. Hématome retro placentaire
III. Hémorragie de BENKISER
IV. Rupture du sinus marginale
V. Rupture utérine
VI. Menace d’accouchement prématuré
ACOUCHEMENT
POST-PARTUM
DEUXIEME PARTIE : GYNECOLOGIE
I. Le Myome utérin
II. Le Cancer du col
III. La vie génitale
IV. Le planning familial
V. Les Hémorragies génitales en dehors de la grossesse
VI. Les Algies pelviennes
VII. Les Aménorrhées
VIII. Rédaction d’un dossier en gynéco-obstétrique
RAPPELS ANATOMIQUES
I. OVAIRE
VASCULARISATION DE L’OVAIRE
Artère ovarienne
Artère utérine
L’artère ovarienne provient de l’aorte abdominale, elle chemine à travers le ligament lombo
ovarien pour atteindre l’ovaire où elle donne 2 artères :
L’artère utérine vient de l’artère hypogastrique, elle serpente l’utérus et donne les collatéraux
appelés « artères arquées », une fois dans le muscle elles deviennent artères radiées qui
seront appelées à leurs tours dans le myomètre artérioles spiralées.
MOCKOT ET ROUVILLOIS
QUELQUES RAPPELS
L’utérus non gravide pèse entre 40 et 70Gramme, il a deux parties : le col et le corps, entre les deux
se trouvent une partie virtuelle appelé « isthme ». Il n’a pas de faisceaux de CALZA.
D’autres auteurs ajoutent aussi le « fundus » parmi les parties.
L’utérus gravide a 3 parties : le col, le segment inférieur et le corps. Il comprend les faisceaux de
CALZA et après la grossesse il pèse entre 1500 et 1800 grammes.
Chez une femme normale le rapport entre le corps et le col est 2/3 ou 2/1 et si le rapport est de 1/1
on parle d’infantilisme utérin.
Dans les accouchements dystociques, il y a souvent un impact sur les organes voisins ce qui peut
expliquer la notion des fistules. L’utérus a une position qui est en antéversion-flexion c.à.d. qu’elle
est penchée en avant par rapport à l’axe du corps de la femme (antéversion) et le corps est penché
en avant par rapport au col (flexion). Le point sur lequel l’utérus est penché s’appelle « Universal joint
cervis » ou UJC.
Chez une femme normale quand on bouge le col, le corps utérin bouge aussi mais chez celle qui est
enceinte, suite au ramollissement de l’isthme ce phénomène n’est pas observé, ceci s’appelle « signe
de HEGARD ».
MOYEN D’ORIENTATION
Le ligament utero-sacré
Le ligament pubo-vesico-utérin ou ligament de FARABOEUF
Le ligament large. On a le syndrome de MASTER ALLEN lorsqu’il y a une déchirure du feuillet
postérieur du ligament large suite à un accouchement dystocique, coït brutal, accident de
trafic routier.
VASCULARIATION
Lorsqu’une femme a ses règles c’est la couche compacte qui s’en va, noter que dans la
première phase du cycle menstruelle lors de la folliculogenèse on a la sécrétion des
œstrogènes qui entrainent la prolifération de l’endomètre. Les artérioles spiralées ont des
récepteurs aux prostaglandines et à la progestérone. Dans la première phase, on a seulement
les prostaglandines (thromboxane) qui entrainent une vasoconstriction d’où la couche est
compacte. Par contre dans la deuxième phase on note une sécrétion de la progestérone qui
entraine une vasodilatation en donnant des nutriments et cette phase est dite sécrétoire. Le
corps jaune a une durée de 10 jours, s’il n’y a pas de grossesse on va l’appeler corpus
N.B :
AXE HYPOTHALAMO-HYPOPHYSO-GLANDULAIRE
1. HYPOTHALAMUS
- Les yeux ont les nerfs optiques qui contiennent deux branches. Une branche directe
(l’œil gauche amène directement vers le cerveau gauche) et une autre branche qui
amène vers le cerveau droit et inversement, et c’est la moitié de l’œil qui est concerné.
Raison pour laquelle les fibres qui viennent d’un côté traversent pour aller vers un
autre, ceci constitue ce qu’on appelle le « le chiasma optique » qui se trouve entre
l’hypothalamus au-dessus et l’hypophyse en bas.
Il y a deux types des cellules actives dans l’hypothalamus, qui prennent ou pas le colorant appelé
hématoxyline de gommory :
2. L’HYPOPHYSE
- Elle a deux parties classiques :
a. Hypophyse postérieure ou posthypophyse ou neurohypophyse
- Car relié à l’hypothalamus par la glande pituitaire qui est un contacte à caractère
neurologique.
b. Hypophyse antérieure ou antéhypophyse ou adénohypophyse
- C’est la glande même ;
- Son contact avec l’hypothalamus est un contacte à caractère vasculaire appelé veine
porte cérébrale.
Lien entre la veine porte cérébrale et la veine porte hépatique : Ce sont les deux seules
veines de l’organisme qui ont des capillaires à l’entrée et à la sortie.
N.B : Hypothalamus communique avec l’hypophyse postérieur ou neuro hypophyse par la tige
pituitaire et avec l’adeno-hypophyse (hypophyse antérieure) par la veine porte cérébrale.
LES HORMONES
RAPPELS
L’artère rénale va en diminuant le calibre pour devenir l’artériole afférente qui va faire un
floculus appelé Glomérule rénal au niveau duquel sort une autre artère appelée artériole
efférente.
Dans le glomérule, le sang est enchâssé dans la capsule de BOWMAN au niveau duquel se
fait la filtration glomérulaire.
Au cours de la filtration glomérulaire on récupère la plupart des solutés sauf les protéines
car ces dernières ont un poids moléculaire supérieur à 70.000 Dalton (Dalton est l’unité de
mesure microscopique des protéines). Ici les urines seront plus concentrées que le sang.
Dans le tube contourné proximal, on a la présence des récepteurs qui permettent la
réabsorption tubulaire. C’est-à-dire il y a récupération d’une bonne partie des solutés
filtrés. Le glucose est récupéré à 100% sauf en cas de diabète. A ce niveau on aura les urines
moins concentrées que le sang, or le gradient de concentration détermine le passage à
travers les membranes.
Au niveau de la branche descendante de l’anse de HENLE, nous avons un système de
contre-courant échangeur qui fait que le récepteur ne récupère que de l’eau, cette
branche est donc perméable à l’eau.
Au niveau de croisement de deux branches, le gradient chimique change encore (On aura
moins des solutés dans le sang, ceci n’est pas vraiment un effet réel), ce qui fait dans la
branche ascendante on peut de nouveau voler les solutés aux urines.
Au niveau du tube collecteur, nous avons des récepteurs à l’ADH qui récupère l’essentiel
de l’eau dans les urines.
L’alcool inhibe la sécrétion de L’ADH, c’est pourquoi les grands ivrognent tombent en coma
éthylique (Qui est en faites une déshydratation des cellules cérébrales) et dont la prise en
charge est tout simplement la réhydratation.
Il existe des malades qui ne secrètent pas l’ADH naturellement, ils font une polyurie et
développent ainsi le diabète insipide central.
D’autres sécrètent mais ont un défaut de récepteur et développent le diabète insipide
périphérique.
Chez une personne normale on n’a pas des sucres dans les urines alors en cas
d’hyperglycémie, les récepteurs sont dépassés et on assiste à la glycosurie
. Ce dernier a deux rôles :
Vasoconstriction au niveau des vaisseaux.
Antidiurétique.
Ils en existent 4 :
Chez toute personne, le foie sécrète un précurseur appélé ‘’Angiotensingène’’ qui est un précurseur
inerte, qui ne fait rien dans le sang.
TRH
TRH (hypothalamus) stimule la TSH (hypophyse) qui stimule aussi les hormones thyroïdiennes (glande
thyroïde). Les hormones thyroïdiennes participent à la croissance avec une prédilection pour les
cellules nerveuses.
RAPPELS
La glande thyroïde est traversée par des vaisseaux qui lui apporte l’iode pour la synthèse des
hormones thyroïdiennes qui à leur tour interviennent dans le métabolisme de base.
Le manque d’iode dans le sang fait que la glande s’hypertrophie pour récupérer les plus d’iode possible
à travers d’autre vaisseaux qui y passent. On parle de goitre hyperfonctionnel maladie de BASEDOW
et goitre hypo fonctionnel ou myxœdème. Le manque d’iode chez l’enfant entraine le crétinisme et
l’hyperfonctionnement de la glande thyroïde entraine l’inadaptation sur le plan scolaire.
CHOLESTEROL
Cholestérol desmolase
3β-hydroxystéroïde
Déshydrogénase ……………….……….……………………………………………………………………………………………………….
Aromatase
OESTRONE OESTRADIOL
LA GAMETOGENESE
TABLEAU COMPARATIF
Critères SPERMATOGENESE OVOGENESE
Durée Phénomène continu (de la puberté à Phénomène discontinu
la mort). Formation des ovogonies
et ovocytes I pendant la
vie intra-utérine.
Ovulation de la puberté à
la ménopause.
Durée de l’évolution Le processus dure environ 74 jours. Une à plusieurs dizaines d’années,
depuis la vie embryonnaire
jusqu’à la fécondation (de la
puberté à la fécondation).
Nombre de gamètes Chaque processus aboutit à la 1 ovogonie mature aboutit à la
formation des 4 gamètes. formation d’un ovocyte II et des 2
globules polaires non
fonctionnels.
Phase de maturation Contient une phase de maturation N’a pas de spermiogénèse.
appelée spermiogénèse.
Nombre Plusieurs millions de Environ 400.000 à la naissance
spermatozoïdes par jour (Nombre définitif) puis 1 à 2
ovules par cycle.
Durée de vie de 3 à 5 jours 24 heures (Peut aller jusqu’à 72
gamètes heures : cas exceptionnel).
Chromosomes 23 chromosomes dont 1 sexuel : soit 23 chromosomes dont un sexuel :
Y, soit X. Toujours X.
Evolution des gamètes Dans les tubes séminifères. Dans les ovaires.
FOLLICULOGENESE
Chez la femme le cycle menstruel a une durée de 28 jours plus ou moins 4. La deuxième phase du
cycle menstruel est stable car le corps jaune a une durée de 10 jours, ce dernier secrète la
progestérone qui assure la vascularisation (la nidation) des artérioles spiralées de l’endomètre.
Quand il y a ovulation (ovocytation), l’ovocyte II est libéré dans la cavité par le follicule mature dit de
« DE DEGRAFF » et est récupéré par la frange de RICHARD. Autre chose, l’homme élimine ou libère
entre 3 à 5ml de sperme et dans un litre on à 100 millions des spermatozoïdes. Cette grande quantité
va passer par une sélection via l’acidité vaginale, le parcours à travers le vagin, l’utérus, la trompe de
Fallope jusqu’au 2/3 externe de celle-ci où se passera la fécondation, la fertilisine va répondre à
l’antifertilisine qui est sur la surface de l’ovocyte II. A l’arrivé on a plus ou moins 100 spermatozoïdes
et c’est seulement un seul qui sera fort qui va entrer tout en perforant la membrane pellucide grâce
au hyaluronidase et l’acrosine bref la fécondation correspond à la pénétration, activation de l’œuf
et enfin à la fusion de pronucléus pour former le zygote.
Au moment où l’acrosine pénètre dans la membrane pellucide, il se produit une réaction acrosomiale
empêchant d’autres spermatozoïdes d’entrer dans l’ovocyte II, c’est pour dire que les polyspermes
sont rares chez l’humain. L’œuf constitué (zygote) est une seule cellule de départ qui, grâce aux cils
vibratiles va migrer vers l’endomètre pour y arriver au plus tard 5 jours après la fécondation. La
membrane pellucide permet à l’œuf de garder sa forme lors de la migration et elle dure 5 jours, par
conséquent si on a une division de l’œuf avant 5 jours nous allons avoir une grossesse tubaire mais
en cas de dolichosalpinx on aura une GEU homolatérale par le fait que la division de l’œuf va survenir
lors de la migration de l’œuf au niveau de la trompe et si c’est une brachysalpinx on aura une GEU
contro laterale. Apres fécondation au bout de 24h l’œuf commence à se diviser par mitose d’abord
les cellules sont totipotentes jusqu’ à 8 blastomères (ils ont encore les mêmes dimensions), après on
a la formation d’un massif de 16 à 64 blastomères que l’on appelle « MORULA » c’est à dire que l’œuf
a la forme d’un fruit mur. Les micromètres de la morula se développent rapidement et forment une
couche périphérique appelée « trophoblaste » qui constituera les annexes de l’œuf (placenta,
membranes), les macromères restant au centre de l’œuf vont constituer le bouton embryonnaire à
partir duquel va se développera l’embryon. Plus tard une fente va se créer entre les cellules de
l’embryon et va constituer une cavité ainsi l’œuf va passer du stade de morula à celui de « blastula »
c’est à ce stade que l’œuf arrive dans la cavité utérine.
Bref les micromètres vont donner le trophoblaste et les macromères vont donner le bouton
embryonnaire.si la division de l’œuf se fait avant 5 jours en cas de fécondation on va assister à une
grossesse gémellaire monozygote bichoriale biamniotique, et entre 5 et 8 jours, grossesse
monochoriale biamiontique, entre 9 et 14 jours monochoriale monoamiotique et enfin après 15
jours on a des siamois car la morphogenèse est déjà fait, c’est pour dire que plus la division est tard
plus les complications sont graves. Les micromètres sont formés de deux assises :
syncithiotrophoblaste ; cytotrophoblaste. La partie en contact avec l’embryon s’appelle le
cytotrophoblaste et celle en contact avec l’endomètre « syncitiotrophoblaste » secrète l’HCG qui
soutient le corps jaune et c’est ce qui explique l’absence des règles chez la femme enceinte.
- Mort du corps jaunes → Absence des progestérones → Ischémie → Nécrose→ Clivage hémorragique →
Menstrues
ANAMNESE
1. Retard des règles : on en parle si la femme ne voit pas ses règles au moins 2 semaines après
la date attendue de survenue des règles.
N.B : La régularité d’un cycle est fonction de sa durée et non de la date à laquelle ça arrive.
Exemple : Une femme qui a un cycle de 24 jours, si elle a vu ses règles le 02 Janvier, elle verra
les prochaines règles le 26Janvier/ le 19 Février/ le 15 Mars.
N.B : Une femme pareille peut s’inquiéter qu’elle a un cycle irrégulier or en réalité son cycle
est plus que régulier.
3. Signes sympathiques :
Sont liés généralement à l’HCG. Peuvent être :
1. Digestifs
Vomissements matinaux (morning sickness),
Signe de PAVLOV : La femme développe un dégout à l’eau.
Hyper sialorrhée
2. Troubles du goût
La géophagie : Le fait de manger le kaolin parce que la femme est en
manque de calcium. Le kaolin empêche l’absorption du calcium.
La coprophagie : le fait d’aimer les choses qui commencent à se
putréfier.
3. Troubles du compartiment : Souvent lié à un trouble alimentaire.
4. Troubles du sommeil
Hypersomnie
Somnolence
Insomnie
5. Troubles vasomoteurs
Bouffées de chaleur
Vertiges et lipothymies
Palpitations
6. Petits maux de la grossesse
Céphalées
Constipation
Diarrhée
Epreinte
Ténesme
EXAMEN PHYSIQUE
A la tête : Le masque de grossesse ou chloasma : il comprend 4 éléments :
Bouffissure généralisée ou localisée plus précisément au nez ;
Acné gravidique (Suite à la rétention d’eau et de graisse) ;
Tâche d’hyper et d’hypo pigmentation.
Au cou : Tachypnée ou tachycardie
EXAMEN PARACLINIQUE
Dosage hormonal :
HCG : Autour de 50.000 UI
Test de grossesse :
Se rassurer que ce sont les urines de la femme en question ;
Utiliser le bocal qui n’a pas été utilisée par une autre femme enceinte ;
Le Test est positif si et seulement s’il y a un au moins retard de 10 jours et
reste valable jusqu’à deux semaines après une expulsion.
Il est constitué de deux substrats : l’urobiline et l’HCG. La présence de 2 traits
confirme le diagnostic de grossesse.
Echographie :
- Montre un sac gestationnel
- On a 2 types de sonde :
Sonde vaginale : Permet de diagnostiquer une grossesse à partir de 7 jours ou
de retard de 5 SA.
Sonde abdominale : Permet de diagnostiquer une grossesse de 21 jours ou de
retard de 7 SA.
LES AVORTEMENTS
1. Définition
C’est un arrêt complet du développement d’une grossesse, spontané ou provoqué, aboutissant
ou non à l’expulsion du produit de conception, hors de voie génitale de la femme avant l’âge de
la viabilité (Avant 22SA).
En France avortement = Fausses couches
I. AVORTEMENTS SPONTANES
- Ils ont 4 stades évolutifs c’est-à-dire du moins grave au plus grave (la menace d’avortement,
l’avortement inévitable, l’avortement incomplet, l’avortement complet) et une forme particulière
(MISSED ABORTION OU GROSSESSE ARRETEE) :
a. La menace d’avortement :
- La clinique est caractérisée par 3 symptômes majeurs :
Une hémorragie génitale importante (signe d’alerte)
Douleurs au bas ventre et au dos (Lombohypogastralgies) provoquées par des
contractions.
Modifications cervicales faibles (Col long, effacement inferieur 100% et une dilatation
inférieure à 3 cm)
- La prise en charge se base sur 3 axes :
Traitement étiologique :
Si paludisme, donner un antipaludéen ;
Si infection, administrer un antibiotique ;
Si stress, donner un anxiolytique.
2. Les anti-prostaglandines
Ex : Indométacine (Indocide) suppo 100mg S/2X100mg//7-10jrs : Inhibe la cyclo-oxygénase
L’indométacine fait aussi partie des AINS or tous les AINS déclenche une
sécrétion accrue de l’acide chloridrique au niveau de l’estomac et provoque
donc une crise gastritique ; voilà pourquoi il faut utiliser la forme
suppositoire ; Cependant cette forme suppositoire entraine la diarrhée chez
certaines femmes et donc il serait mieux d’utiliser un autre tocolytique si c’est
le cas.
Ne se donne pas avant 12SA car il perturbe la morphogenèse qui nécessite
un phénomène inflammatoire et après 34SA parce que il y a un risque de
fermeture précoce du canal artériel.
3. Les anticalciques : Empêchent l’entrée du calcium dans la cellule et sa sortie dans le
réticulum sarcoplasmique.
Ex : Nifedipine (adalate) Co 10 ou 20 mg : C’est un antagoniste du calcium.
N.B :
Agoniste : Se fixe sur le récepteur et fait l’action mais sans effets secondaires ;
Antagoniste : Se fixe sur le récepteur pour empêcher qu’un autre vienne le faire.
4. Les bêtamimétiques
Ex : 1. Ritodrine (PREPARE): Un produit rare et cher.
2. Salbutamol Co, sup, amp de 0,5mg à 1mg
N.B : Pour tocolyser avec le Salbutamol on commence avec 30 gouttes puis on descend
progressivement.
Les récepteurs beta n’apparaissent que vers la vingtième semaine bref il n’agit pas au
premier trimestre.
5. Les anti-ocytociques
Ex : atosiban
6. Le sulfate de magnésium : Il agit exactement comme un anticalcique.
Ce traitement symptomatique consiste aussi à donner une supplémentation en fer car
la femme saigne et aussi des antispasmodiques comme la femme se plaint de la
douleur.
N.B : Tout avortement en cours est inévitable mais tout avortement inévitable n’est pas
nécessairement en cours.
C. L’avortement incomplet :
- Le fœtus est sorti mais le trophoblaste ou le placenta est resté.
- A l’anamnèse, la gestante évoque la perte des produits de conception et objectivement on
note la persistance de la douleur.
- La CAT va consister à un curetage évacuateur et hémostatique, une antibiothérapie, le
supplément en fer, un sérum antitétanique ampoule de 1500UI en intradermique.
d. L’avortement complet :
- La femme évoque la perte de produit de conception mais cette fois ci elle n’accuse pas la
douleur et ne saigne pas ;
- Se passe en deux temps comparativement à l’avortement in toto ;
- N.B : Avortement in toto : Forme particulière d’avortement complet où tous le produit de
conception sort en bloc (c’est-à-dire les annexes sont sortis au même moment), on parle
« d’un éclaire dans un ciel serein » et ceci fait penser directement à une béance cervico
isthmique ;
- La prise en charge est l’antibiothérapie plus un anti tétanique.
N.B : Le fœtus évolue de cette façon car avant la 22è semaine il n’y a pas de macération.
Ex :
Clarté nucale à l’échographie avec suspicion de Trisomie 21.
Cyclopie
- C’est le médecin qui indique cet avortement et cela est reconnue par la loi.
- Pour provoquer cet avortement il faut la signature des 3 médecins indépendants les uns les
autres (qui travaillent dans de structures différentes) pour éviter la subornation, et parmi les
3 médecins il faut qu’il y ait un spécialiste de la pathologie.
- Après on peut faire une demande à l’ordre de médecin pour étude.
N.B : Eugénisme = Médecine ou science du bien.
2. L’avortement thérapeutique :
- C’est un avortement d’indication médicale en raison d’une pathologie maternelle grave
susceptible d’être aggravée par la grossesse.
EX : l’asthme décompensé, la tuberculose, le stade final de l’infection à VIH,
Cardiomyopathie, drépanocytose, etc.
- Cet avortement améliore l’état clinique de la mère et pour le réaliser, il faut la signature des
3 médecins dont l’un d’entre eux doit être spécialiste de la pathologie en cause.
- Enfin demander l’avis de l’ordre des médecins.
2. L’avortement clandestin :
- C’est un avortement provoqué sur indication non médicale par une personne non requise,
dans un lieu non requis et en dehors du cadre de la loi, c’est-à-dire il faut un spécialiste en
gynécologie obstétrique, dans un hôpital spécialisé de niveau IV et que la fille soit âgée de
plus de 18 ans.
N.B :
Personne non requise : Personne qui n’est pas spécialiste ni formée.
Lieu non requis : En dehors des hôpitaux généraux de référence (HGR)
Dans les HGR, nous avons des SONUC : Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence
Complet.
NB :
L’infertilité : c’est l’impossibilité d’amener une grossesse à terme.
La stérilité : C’est l’impossibilité pour un couple de concevoir après deux 2 ans
des rapports sexuels réguliers sans contraceptions.
Les causes congénitales : ex (maladie d’ENLER DANLOS : cette maladie est caractérisée par
une hyper laxité ligamentaire juste à l’orifice interne du col ; malformation utérine : soit le
corps est court ou encore le col est en entonnoir.
Les causes acquises : La béance cervico isthmique séquelle d’IVG, les accouchements
dystociques par la lésion du sphincter interne du col.
DIAGNOSTIC POSITIF
Bougie de HEGAR
LA PRISE EN CHARGE
Consiste à faire le cerclage du col : Utilisation des fils non résorbables que l’on place à la base du col
en fermant l’orifice.
QUELQUES THECNIQUES
MAC DONALD : On entre à 12 h et, on sort à 9h, puis entrer à 6h pour sortir à 3h.
SHIROD KARD : Elle consiste à entrer et à sortir à plusieurs fois avec des intervalles plus
rapproches
WURM : On entrer à 12H on sort à 6h, puis on entrer à 9H et on sort à 3h, il faut utiliser une
longue aiguille.
BENSON : Elle consiste à faire une cœlioscopie, on place un long fil tout autour de l’isthme ;
lequel fil reste en place longtemps (fils non résorbable) donc pour s’accoucher il faut faire une
césarienne.
DIAGNOSTIC
Causes maternelles
Causes maternelles générales :
- Maladies infectieuses
- Maladies métaboliques
Causes ovulaires :
- Aberrations chromosomiques
- Grossesses molaires
- Grossesses multiples
CURETTE TRANCHANTE
1. DEFINITION : La grossesse ectopique est une grossesse qui est implantée hors du lieu normal
qu’est l’endomètre dans le fond utérin.
2. TYPE :
Primaire.
Secondaire.
3. ETIOLOGIES
a. CAUSE OVULAIRE :
- L’œuf défectueux, sans membrane pellucide ou avec membrane pellucide défectueuse, se
fissure avant le 5è jour, s’imbibe des sécrétions avoisinantes et augmente en volume ; il ne
sait plus faire une segmentation réelle et se bloque sans arriver au niveau de la cavité utérine.
b. CAUSES TUBAIRES :
- L’œuf peut entrer dans le diverticule (Car la nature est horreur du vide) et ne
sait pas y sortir.
Les causes acquises :
Sténose cicatricielle (séquelles de salpingite)
Chirurgie tubaire (avec possibilité d’une GEU résiduelle d’où la nécessité de faire une
résection cunéiforme lors de l’opération).
Syndrome de CARTAGENE :
- On fait référence à une ville colombienne où beaucoup des prostituées
mouraient de GEU à cause de la cigarette.
- Dans ce cas la GEU est due à l’action du goudron, du cadmium, de la
nicotine et d’une vingtaine d’éléments toxiques contenus dans le tabac qui
altère la micro ciliation tubaire.
causes mixtes :
Déséquilibre hormonale :
- c’est lorsque il y a une insuffisance hormonale comme les œstrogènes ou la
progestérone qui interviennent dans la migration de l’œuf.
Causes psychogènes :
Ex : Vaginisme (lors d’un viol) : cette contracture se répercute aussi sur la trompe et si
cela se passe lors de la migration de l’œuf on aboutit à une GEU.
4. CLINIQUE
1. LA GEU non rompue
ANAMNESE
Troubles du ménogramme
- La patiente a du mal à déterminer la DDR en raison de saignement sporadique
appelé SPOTTING ( c’est une hémorragie qui est fait de sang noirâtre en petite
quantité ceci est dus à un problème de l’endomètre qui ne reçoit pas
nécessairement la progestérone du fait que le trophoblaste ne produit pas l’HCG
qu’il faut par insuffisance de nidation et par conséquent le corps jaune est de
mauvais qualité).
- Le sang est d’aspect noirâtre dit « hémorragie à sépia » par allusion au mollusque
appelée « le seiche ».
Douleurs dans la fausses iliaque : gauche ou droit.
Présence des signes sympathiques de la grossesse.
EXAMEN PHYSIQUE
Présence plus ou moins marquée des signes physiques de la grossesse.
Au toucher vaginal combiné au palpé abdominal : On met en évidence une masse para
utérine plus ou moins sensible.
PARACLINIQUE
Le dosage hormonal Quantitatif ou qualitatif (test de grossesse) confirme une
grossesse.
Echographie : Confirme la vacuité utérine et la présence d’un sax gestationnel
ectopique.
La biopsie de l’endomètre : donne une image pathognomonique en « ARIA STELLA »
(Image en ciel étoilé) c’est à dire on a un fond sombre avec des points brillants. Ça
témoigne que l’endomètre est mal préparé pour la nidation.
LA CONDUITE A TENIR
En cas de GEU non rompue débutante ou non évolutive, on tentera un traitement
médicamenteux sous surveillance stricte consistant à administrer des antimitotiques.
La surveillance consiste en :
Hospitalisation
Surveillance des signes cliniques
Dosage hormonal
Echographies à répétition
Chirurgie (Laparotomie exploratrice) consistant en une césarienne tubaire (on ouvre
la trompe de façon linéaire pour extraire la grossesse).
Mettre la gestante au repos pendant au moins 6 mois sous contraceptifs.
2. La GEU rompue
ANAMNESE
La patiente signale généralement une « douleur en coups de poignard » suivi d’une chute
avec généralement accélération du transit (Diarrhée et vomissement).
Rupture→ Hémopéritoine→ irritation péritonéale→ Accélération transite → vomissement et
diarrhée.
Signes de choc : Hypotension, tachycardie, soif intense, agitation, extrémité froide.
La ponction trans-abdominale (au niveau de l’intersection du tiers moyen et du tiers externe
de la ligne qui relie l’épine iliaque antéro-supérieur et l’ombilic à gauche car le sigmoïde est
mobile et permet d’adhérer directement à la cavité abdominale) ou la culdo-synthèse ramène
du sang noir incoagulable. C’est souvent combiné à une défense abdominale liée à l’irritation
péritonéale.
LA CONDUITE A TENIR
L’intervention est une urgence gynécologique majeure qui consistera à aller faire l’hémostase au plus
vite possible, faire un bilan lésionnel et effectué une prise en charge adaptée.
Bref La conduite à tenir est basée sur la laparotomie avec salpingiectomie de référence (Toujours faire
une résection cunéiforme).
LA GROSSESSE MOLAIRE
Molle embryonée :
Fécondation à la fois d’un ovule et d’un globule polaire par un spermatozoïde. Ça fait
69 Chx et donc on a une triploidie (3 matériels génétiques) comme dans le syndrome
de KLINERFETER), par contre dans la trisomie on a un surplus de pair de chromosomes
c'est-à-dire au lieu de 46 on a 47.
On penserait aussi à la fécondation d’un ovule par 2 spermatozoïdes.
5. FACTEURS FAVORISANTS
- Maternité aux âges extrêmes de la vie génitale : <18 ans ou >35 ans.
- Alimentation pauvre en graisse animal.
- La carence en vitamine A (rétinol), elle permet les fonctionnements des gonades.
6. CLINIQUE
A. Anamnèse
- Exagération des signes sympathiques liés à un excès d’HCG ;
- Altération de l’état général suite aux vomissements qui entrainent la déshydratation et la
dénutrition avec alcalose.
- Hémorragie génitale du 1er trimestre : A cause de l’absence des villosités crampons laissant à
nu les vaisseaux spiralés. Il y a parfois des débris tissulaires (villosités).
- Fond utérin inconstant (utérus en accordéon) : On a l’utérus qui augmente et qui diminue de
volume et cela est lié à la perte et la reconstitution des villosités.
B. Examen clinique
- Amaigrissement et dénutrition ;
- Signes habituels d’une grossesse ;
- Abdomen flasque (extrême mollesse) à cause d’une grande imprégnation de progestérone car
le corps jaune est plus gros que d’habitude et secrète beaucoup de progestérone ;
- Fond utérin souvent excédentaire (Par rapport à l’âge gestationnel) ;
- Au toucher vaginal : Le doigtier ramène du sang avec des débris tissulaires parfois. On a une
masse para utérine liée à l ‘excès du taux de l’HCG, C ‘est un kyste lutéinique c'est-à-dire que
le corps jaune est augmenté de volume.
C. Paraclinique
- Dosage hormonal : Dévoile un taux très élevé d’HCG (200.000-400.000 UI) ;
- Echographie :
Image en « flocon de neige » ou en « nid d’abeille ».
Masse para-utérine (kyste lutéinique).
7. COMPLICATIONS
- Dénutrition sévère → Hyperhémesis gravidarum ;
- Déshydratation au plan A ou B ;
- Choc hypovolémique ou anémie aigue ;
- Mole toxique : Hypersécrétion d’HCG provoquant une toxicité c’est-à-dire le taux élevé d’HCG
empoisonne le sang et la femme meurt de l’intoxication à l’HCG ;
- Mole invasive = Mole disséquant = Adénoma destruens= mole térébrante.
Ici la grossesse molaire ronge complètement la paroi utérine et le traitement ici c’est
l’hystérectomie.
- Compression des organes de voisinage par des kystes lutéiniques monstrueux ;
- Torsion du kyste ;
- Cancérisation → Choriocarcinome ou chorio épithélioma (Le choriocarcinome est le plus gentil
de tous les cancers car il répond bien à la chimiothérapie).
8. LA PRISE EN CHARGE
- Elle est fonction des complications, cependant il s’agirait généralement :
D’une aspiration écho-guidée
D’un curetage sous utéro-tonique (Méthérgine, ocytocine ou cytotec …)
PALUDISME ET GROSSESSE
1. DEFINITION :
- Le paludisme est une infection parasitaire dont l’agent causal est le plasmodium.
- Il existe principalement 5 types de plasmodium :
Plasmodium falciparum (se vit ici chez nous) ;
Plasmodium vivax ;
Plasmodium malariae ;
Plasmodium ovalé ;
Plasmodium knollezi (De découverte récente) ;
- Le plasmodium falciparum a un cycle évolutif, diphasique et chez l’homme, il se passe dans le foie
(phase pré érythrocytaire) et dans le sang (phase érythrocytaire).
- L’agent vecteur c’est l’anophèle femelle qui, quand il fait un repas sanguin, dépose dans le sang
des sporozoïtes qui font une trentaine de minute avant de pénétrer dans les hépatocytes.
- Dans les hépatocytes nous aurons un développement asexué, c’est-à-dire les sporozoïtes vont
commencer à se développer pour donner des merozoïtes dont le groupe va former un schizonte ;
- Les schizontes à leur tour vont éclater et vont libérer d’autres mérozoïtes qui vont coloniser les
hepatocytes.
- Lorsque ces merozoïtes vont se mettre ensemble dans le foie, ils vont former les corps de Rosace
ou corps bleu.
- Au niveau du foie, les différents merozoïtes sont en train de se développer en plusieurs
génération ; parmi eux, il y aura un groupe qui prendra le nom de Hypnozoïtes (Cryptozoïtes) qui
vont rester à l’état quiescent (sans se développer).
- La génération normale va aller coloniser les érythrocytes du sang.µ
N.B : Au niveau des parois des érythrocytes se trouve un récepteur CSA (Chondroïtine Sulfate A)
qui permet aux mérozoïtes de pénétrer dans les érythrocytes et de commencer à s’y développer
sous le nom de Trophozoïtes.
- Quand les érythrocytes éclatent pour libérer les trophozoïtes, les déjections de ces derniers vont
se libérer et vont constituer un pigment appelé hémozoïne qui constitue un pyrogène exogène.
- En se développant, une des générations des trophozoïtes change d’aspect et deviennent les
gamétozoïtes qui sont une forme particulière où nous aurons de mâles et de femelles.
- C’est ainsi que quand le moustique vient encore faire un repas sanguin, il va aspirer les
trophozoïtes généraux et gamétozoïtes, ce derniers vont se retrouver dans son tube digestif et
vont se développer pour former les ookinètes qui sont mobiles et qui descendent jusque dans
l’estomac du moustique et vont changer d’aspect pour devenir les oocystes qui résistent à l’acidité
gastrique à cause de leur paroi dure.
- Les oocystes vont empêtrer la circulation pour monter dans la glande salivaire et vont donner les
sporozoïtes.
- Le cycle de développement prend environ 48h.
3. SIGNES CLINIQUES
Le paludisme dû au Plasmodium falciparum a des signes cliniques précis :
Phases pathognomoniques :
1. Phase de frissons
2. Phase de chaleur
3. Phase de sudation
Le paludisme au cours de la grossesse est toujours considéré comme étant grave en raison de ses
conséquences néfastes sur la grossesse :
- La fièvre maternelle entraîne un stress, chez la femme enceinte, aboutissant à la sécrétion des
catécholamines responsables des contractions aboutissant à la MAV/AV, MAP/AP.
7. LA PRISE EN CHARGE
1èr trimestre : Deux classes d’antipaludéens sont autorisées :
1. Les amino-alcools : Le chef de fil est Quinine 20 mg/kg
- Chez les femmes plus grasses on donne 3X1cè de 500mg alors que chez les
autres femmes on donne 2X500mg.
- Il faut associer la Vit-C (Un anti-oxydant).
- Il faut également associer la Vit-B6 ou alors la Vit-B complexe car la quinine
est émétisante.
- Toujours associer un antibiotique de la classe de β-lactamine ou les
macrolides.
- Associer également les mesures d’hygiènes personnelles et
environnementales : Utiliser la moustiquaire imprégnée à longue durée
d’action (MID).
-
NB : La quinine ne doit pas être donnée pendant plus de 8h pour deux raison :
- Sa demi-vie
- La quinine est photo sensible et au-delà de 8h, elle ne va pas être efficace.
2è TRIMESTRE et 3è TRIMESTRE :
a. Les sulfadoxine-pyriméthamine
Ex : Fansidar
b. Arthémisinine-Amodiaquine
c. 4-amino-quinoléine : Ici on a déjà proscrit la chloroquine.
d. 8-amino-Quinoleine
e. Dérivés de Quinghahouzou.
GESTOSE HYPERTENSIVE
LA PRE ECLAMPSIE
1. Physiopathologie
L’invasion des artères spiralées utérines et du muscle utérin s’effectue en deux étapes successives :
La première étape est caractérisée par une première invasion des cellules du trophoblaste qui
colonisent la lumière des artères spiralées utérines et forment des bouchons vasculaires
appelés « plugs » présents jusqu’à la 13ème semaine de grossesse.
La deuxième étape est caractérisée par une seconde invasion trophoblastique à la 18èe
semaine de grossesse :
- Le syncitiotrophoblasste se met prêt des artères spiralées ;
- Le cytotrophoblaste perfore le synciciotrophoblaste pour pénétrer davantage ;
- Un parenchyme se crée au milieu et ainsi il y a pénétration des vaisseaux maternels ; voilà
pourquoi on dit que la placentation chez l’humain est hémochoriale c’est-à-dire que iles
villosités choriales entrent jusque dans les artérioles spiralées.
- Quand il y a perforation des vaisseaux par les villosités choriales, la structure de ces
dernières va entrainer un remodelage de ces vaisseaux sanguins qui vont avoir une partie
qui sera syncitiale (là où il y avait la média) ;
- Quand une femme a une grossesse normale, les artérioles spiralées changent de nature ; un
remodelage vasculaire se produit et fait à ce que les vaisseaux ne soient pas sensibles aux
hormones vasoconstrictrices (Angiotensine II, Thromboxane A2, Aldostérone,
Catécholamines, vasopressine), les vaisseaux restent dilatés, l’oxygène et les nutriments
passent et le placenta est bien irrigué, bien oxygéné et reste eutrophique jusqu’à la fin de la
grossesse.
- Malheureusement il y a des femmes chez qui on a un défaut de la deuxième invasion
trophoblastique → empêche le remodelage vasculaire → les vaisseaux restent sensibles
aux vasoconstricteurs → Ischémie et nécrose placentaire→ Libération des facteurs
- L’artère rénale va en diminuant le calibre pour devenir l’artériole afférente qui va faire
un floculus appelé Glomérule rénal au niveau duquel sort une autre artère appelée
artériole efférente.
- Dans le glomérule, le sang est enchâssé dans la capsule de BOWMAN au niveau duquel
se fait la filtration glomérulaire.
- Au cours de la filtration glomérulaire on récupère la plupart des solutés sauf les
protéines car ces dernières ont un poids moléculaire supérieur à 70.000 Dalton (Dalton
est l’unité de mesure microscopique des protéines).
- La maladie endothéliale touche tous les endothéliums de la femme, ça va toucher
également l’endothélium rénal→ les pores deviennent plus gros (+ de 70.000 daltons) →
les protéines commencent à passer facilement → Protéinurie
- Perte urinaire des protéines →Pression oncotique ↓ →fuite du liquide dans le milieu
interstitiel → œdème
2. Facteurs favorisants
Grossesse multiple : on penserait qu’il y a rejet des cellules du père présentes dans le
trophoblaste.
Diabète gestationnel
Primigeste
Grande multigeste
Grossesse dans les secondes noces : Rejet des cellules du nouveau mari.
3. Complications
Maternelles
OAP
- Dans l’aorte, nous avons la valve sigmoïdienne aortique qui se ferme lors de la diastole et
s’ouvre lors de la systole ; alors une femme qui a une HTA son ventricule gauche aura du
mal à propulser le sang lors de la systole à cause de la résistance due à l’HTA c’est-à-dire
il y a une augmentation de la poste-charge.
- Généralement on envoi 80 ml du sang dans l’aorte (volume d’éjection systolique) et au
niveau du cœur reste 80 ml (volume télé-systolique), c’est-à-dire à la fin de la systole il y a
80ml qui reste et 80 ml qui part ; en cas de la diastole viendra aussi 80ml de l’oreillette
gauche qui va s’ajouter d’où on aura 160 ml au niveau du cœur (volume télé-diastolique) ;
alors en cas d’HTA au lieu d’envoyer 80 ml du VES, le cœur ne saura pas et risquera
d’envoyer seulement 60 ml c’est-à-dire sur le 160 ml du VTD au lieu d’envoyer 80ml pour
rester avec 80 autres, il n’envoie que 60 ml et reste avec 100 ml ; or au cours d’une diastole
80ml va encore s’ajouter (on aura 180ml) et le cœur n’enverra que 60 pour rester avec
120ml ; Au fur et à mesure qu’il envoie nous allons assister à
100ml→120ml→140ml→160ml→180ml….etc. → Elévation des pressions de remplissage
du cœur gauche (pression télédiastolique ventriculaire gauche) → augmentation de la
pression capillaire pulmonaire → augmentation de la pression hydrostatique → passage
du liquide depuis le compartiment sanguin capillaire pulmonaire vers le secteur interstitiel
o Origine de l’épigastralgie :
Derrière l’estomac nous avons la citerne de Pecquet qui récupère la
lymphe en provenance de la grande veine lymphatique et la renvoie à travers
le canal thoracique qui va la jeter au niveau du confluent jugulo-sous-clavier
gauche et sera récupérée dans le sang ; alors en cas de pré-éclampsie, la
lymphe est en quantité importante ce qui fera que la citerne de Pecquet
commence à gonflée avec comme conséquence les épigastralgies en barre
(Signe que la citerne de Pecquet ne va plus récupéré le liquide car elle est
obstrué).
Hellp syndrome : Les toxines entrainent une hémolyse massive avec comme conséquence
élévation des enzymes hépatiques. Les plaquettes sont également diminués suite à
l’insuffisance hépato-céllulaire avec comme conséquence les pétéchies.
N.B : Une pré-éclamptique, même si elle n’a pas de paludisme sa goutte épaisse est toujours
positive à cause de la libération des hypnozoïtes.
Foetale
Souffrance fœtale chronique
RCUI
MFIU
4. Prise en charge
- En un mot, le vrai traitement consiste à l’accouchement.
- Les antis hypertenseurs
Anti hypertenseurs centraux :
Chef de fil : Alpha-méthyl-dopa ou Aldomet Co de 250-500 mg
Rôle (Inconvénient) : maintenir la tension artérielle.
DIABETE GESTATIONNEL
Définition ancienne : c’est un diabète qui apparait avec la grossesse et qui disparait avec elle.
2. Rappels
Diabète de type I
Diabète de type II
Diabète gestationnel.
- Chez une personne normale, l’insuline empêche cette néoglucogenèse et au niveau des
mitochondries, s’il y a absence du glycogène ce sont les lipides qui seront utilisés pour assurer
la respiration anaérobique qui va aboutir à la production d’ATP.
- Au cours de l’utilisation des lipides dans la mitochondrie, il y a également production des
déchets toxiques appelés Corps cétoniques dont deux majeurs (Acide aceto-acétique et acide
β-hydroxy-butyrique).
5. DIABETE GESTATIONNEL
- L’HPL et l’HCSM (Hormone Chorionique Somatomamotrophique) créent une résistance des
récepteurs à l’insuline au cours de la grossesse. Par exemple, une femme non enceinte a 10
récepteurs, mais pendant la grossesse ces deux hormones vont faire de leur mieux pour
rendre résistant 4 récepteurs, comme ça l’insuline ne prendra pas tous les glucoses à cause
d’une augmentation du seuil de résistance.
- Il fait partie de diabète de type II.
- Complications fœtales :
A. AU COURS DE LA GROSSESSE
Malformations congénitales : Hydrocéphalie, spina bifida, …
Macrosomie fœtale : le fœtus aura un trop plein de sucres et va produire l’insuline, or
au niveau de cette dernière nous avons les IGF-1 qui vont déclencher cette
macrosomie.
Le sucre s’accumulant au niveau du placenta va déclencher une diminution des
échanges fœto-maternels :
RCIU
Faible poids de naissance
MFIU
Souffrance fœtale chronique.
Hydramnios : vient de la polyurie fœtale.
RPM→AP
Pré-éclampsie
Dystocie des épaules
B. PENDANT LE TRAVAIL :
Elongation du plexus brachial ;
Fracture de la clavicule et de l’humérus ;
Dystocie dynamique ;
C. EN POST-PARTUM
Hypoglycémie néonatale grave : D’où l’expression : «Le macrosome né
d’une mère diabétique est un colosse aux pieds d’argiles».
C’est-à-dire il a l’air d’être fort mais en réalité il a un problème grave qui peut
le tuer ; Il va crier vigoureusement mais après un moment il va rester calme
et peut bien mourir car in utero sa mère était en train de lui donner une forte
quantité du sucre comme une industrie, alors après la naissance son insuline
en excès va rafler tout le sucre.
Le nouveau-né peut aussi être diabétique à cause de son trop plein de sucre
qu’il a eu in utero.
6. PRISE EN CHARGE
Au premier trimestre
1. Insulinothérapie
- Ne jamais donner les sulfamidés et les biguanides au 1èr trimestre à cause de leurs effets
tératogènes.
- A partir de la 14è SA, on peut donner : Le Daonine et le Glucophage.
2. Mesures hygiéno-diététiques :
- Repas équilibré :
Aliments énergétiques ;
Aliments de protection ;
Aliments de construction).
- Activité physique.
1. Définition :
- VIH : virus d’immunodéficience acquise humaine,
- Fait partie de la famille de rétrovirus (Retroviridae) du genre Lentivirus.
- SIDA : Syndrome de l’immunodéficience Acquise.
- Concernant l’immunité générale, la première barrière est assurée par la peau et le tégument
qui nous protège contre l’entrée de microbes.
- La deuxième barrière ce sont les différentes secrétions comme le suc gastrique au niveau de
l’estomac ; la salive au niveau de la bouche.
- Nous avons également une immunité à médiation cellulaire qui s’attaque directement contre
les germes.
- Le sang est constitué de 3 types de cellules : les globules blancs, les globules rouges ainsi que
les plaquettes.
- Les globules blancs renferment deux groupes : Les granulocytes ou polynucléaires
(Neutrophiles, Eosinophiles et basophiles) et les agranulocytes ou mononucléaires
(Monocytes et lymphocytes).
- Au niveau tissulaire, les monocytes sont dits de macrophages.
- Il existe 3 types de lymphocytes :
Lymphocytes T : T vient du mot ‘’thymus’’.
Cytotoxiques : S’attaque directement avec les monocytes en cas d’agression.
Auxiliaires : Parmi lesquels nous avons le LT4 qui est le général et la cible du
VIH et doit devoir organiser la défense en cas d’agression.
Suppressor : Il juge chaque fois si le CMH (Complexe majeur
d’histocompatibilité) ou HLA a raison ou pas.
Regulateur : Régule l’ensemble de la machinerie pour éviter qu’il y ait trop
d’attaque.
Lymphocytes B : Former dans la moelle osseuse et entre directement dans le sang
sans passer par le thymus.
Memory : Garde en mémoire le gène de l’agresseur.
Hellper
Natural Killer (NK)
- Le VIH contient sur sa surface une glycoprotéine appelée le GP120 qui va se fixer sur le CD4
(récepteur du LT4 qui permet au virus d’entrer dans la cellule) ; Si le CD4 diminue, le LT4
diminue aussi.
Sang : Par
Transfusion sanguine
Objets tranchants ou contondants.
Rapports sexuels (95% de cas de contamination)
Méthodes de protection : Abstinence, fidélité, préservatif.
Mère à l’enfant : 3 possibilités
Au cours de la grossesse (En cas d’une lésion quelconque du placenta : PP,
DPPNI,… et en cas d’une infection des cellules du placenta).
Pendant l’accouchement (Par des micro-transfusions : Raison pour laquelle il
est interdit de rompre la poche des eaux avant la dilatation complète et de ne
pas faire l’épisiotomie). On diminue le risque de transmission en faisant la
césarienne.
Lors de l’allaitement en post-partum.
D’où l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois.
Le test du VIH juste après la contamination est négatif car il n’y a pas encore la formation des antis
corps ainsi, de la contamination à la formation d’anti corps, on parle de « période d’incubation » qui
dure au moins 3 mois. Cette période est dangereuse car asymptomatique, âpres vient la période de
latence qui dure entre 5-10 ans (le virus est silencieux dans la cellule mais la personne est PVV) à
condition que l’on ait d’autres infections, cette période est à moitié dangereuse ; en fin vient le stade
de SIDA où on a des signes d’infections opportunistes.
3. Prise en charge
Si le taux de CD4 est inférieur à 350 on soumet la femme sous ARV (il existe deux types : inhibiteur
nucléotidique et le non nucléotidique). Ces derniers sont donnés à partir de 14SA car avant ils sont
tératogènes. On peut donner une fois /mois (AZT)
A l’enfant on donne la nevirapine 2mg/Kg, chez lui le test reste toujours positif car il continue à
recevoir les antis corps d’origine maternelle, si la mère allaite donnez l’AZT et l’allaitement sera exclu
pour éviter les lésions de l’appareil digestif.
1. DEFINITION : C’est l’arrêt complet du développement et des signes de vie chez un fœtus de plus
de 22SA avec rétention du produit de conception au-delà de 48h.
Alors si l’expulsion a lieu endéans 48H, on parle de la mort intra-partale, si la mort est intervenue
avant l’âge de viabilité fœtal on parle de « grossesse arrêtée ».
2. ETIOLOGIES
a. Maternelles
- Les maladies infectieuses et parasitaires (syndrome TORCHES) ;
- Les maladies endocriniennes et métaboliques ;
- Maladies cardio-vasculo-rénales ;
- Maladies respiratoires ;
- Pathologies du sang ;
- Intoxications médicales et environnementales ;
- Les traumatismes directs par :
Chute sur le ventre.
Accident de trafic routier.
Bagarre.
b. Annexielles
- Pathologies placentaires (PP, DPPNI,…
- Pathologies funiculaires :
Procidence du cordon
Nœud du cordon
Circulaire du cordon
Bretelles du cordon
Brachycordon (Primaire : cordon <35cm, ou secondaire).
c. Fœtales
- Malformations congénitales
- Grossesses multiples
- Maladies fœtales congénitales qui sont différentes des malformations congénitales.
3. CLINIQUES
ANAMNESE
Abolition des mouvements fœtaux actifs
Caractéristiques des mouvements fœtaux actifs :
Se font en mouvement ou au repos, par rapport aux mouvements fœtaux
passifs qui ne sont ressenti qu’au changement de position.
Se font sous formes de coup localisés et non sous forme de mouvement de
masse.
Se font sous forme d’effleurement ou de caresse.
La primigeste perçoit les mouvements fœtaux actifs vers le 5è mois de
grossesse et la multigeste au 4è mois ou au quatrième mois.
La femme va parler d’une galactorrhée spontanée ou à l’expression :
La galactorrhée est due à la diminution du taux des œstrogènes et l’augmentation de
celui de prolactine.
N.B : Il existe parfois de galactorrhée sans MFIU déclenchée par des succions
répétées.
Amendement des signes sympathiques de la grossesse.
Stagnation, voire régression du fond utérin.
EXAMEN PHYSIQUE
Mise en évidence de la galactorrhée lors de l’expression du sein.
Un fond utérin déficitaire
Formule de MAC DONALD= (HU/ 7) X 8= ? SA
Formule de HAASE = ( HU /4)+1= ? Mois
BCF non perceptibles
Lors de la palpation de l’abdomen on a le signe de NEGRI : Qui est une sensation de
craquement sous forme de feuille morte et lié à l’accumulation des gaz sous-périosté.
TV : Si dilatation :
- Tête en sac de noix de palme
- Poche des eaux en bisac.
PARACLINIQUE
ECHOGRAPHIE
o Absence des mouvements cardiaques ;
o Spalding échographique : Aspect en double contour du crâne.
o Signe inconstant : Oligoamnios.
o Déformation du squelette.
LA RADIOGRAPHIE
o Spalding I : Chevauchement des os du crâne.
o Spalding II : Hyper angulation de la colonne vertébrale.
o Spalding III ou Signe de DEVEL : Aspect du fœtus volant c’est-à-dire qu’il perd
la quadriflexion.
o Spalding IV ou Signe de ROBERT : Présence des bulles des gaz dans le cœur et
les gros vaisseaux.
4. EVOLUTIONS ET COMPLICATIONS
MACERATIONS : on a 4 degrés
Degré I : Phlyctène des extrémités (Au J3)
Degré II : Phlyctène généralisé (Au J5)
Degré III : Desquamation de la peau (Au J7)
Degré IV : Putréfaction (Au J10)
Les troubles de la crases sanguine ou coagulopathie de consommation, la putréfaction
entraine la libération des toxines dont la thromplastine like qui à son tour est la base de
CIVD.
Complication d’ordre psychologique : Syndrome de la femme cercueil par le fait qu’elle
porte un fœtus mort.
Embolie amniotique (Complications lointaines et rarissimes).
5. LA PRISE EN CHARGE
Plus la grossesse est jeune, plus il faut des fortes dose des Misoprostol.
Exemple : Une grossesse de 8 SA, pour l’expulser nous avons besoin de 800ug
de Misoprostol.
Méthode de sonde de Foley : Qu’on met dans le col avec déclenchement du reflexe
cervico-hypothalamique (reflexe de FERGISSON) avec libération de l’ocytocine ;
malheureusement le récepteurs à l’ocytocine apparaissent souvent au 3è trimestre.
Méthode de LAMINAIRE : Sorte de dispositif circulaire qu’on introduit dans le col
et déclenche le réflexe de FERGISSON avec libération de prostaglandines
localement.
Il faut préparer 2 unités de sang frais en cas de MFIU ancienne.
Faut préparer une source d’oxygène.
Apres l’expulsion, il faut mettre une couverture ATB.
On cherchera autant que faire se peut l’étiologie en prévision de la psychothérapie de
soutien qui sera renforcée par une hospitalisation en chambre isolée ou dans les grossesses
à haut risque.
Un retour précoce à domicile est préconisé quand l’état de la patiente le permet.
Si BISHOP est supérieur à 6 on peut déclencher l’accouchement par la solution de THEOBALT (5UI
d’ocytocine dans 500CC de G5%, on commence avec 16 gouttes tout en augmentant 5gouttes
toutes les 30 min et ne pas dépasser 40 gouttes pour éviter l’effet ADH like qui est l’intoxication
à l’eau).
S’il n’y a pas encore montée laiteuse donnez le benzoate d’œstradiol Co de 2Omg/J/3J.
Si il y a montée laiteuse, on donne la Parlodel (bromocriptine) Co de 2,5mg
1/4 Co J1
2/4 Co J 2
3/4 Co J3
1Co J4 jusqu’aux J10
Diagnostique différentiel.
Placenta prævia
Hématome retro placentaire.
Hémorragie de BENKISER.
Rupture du sinus marginale.
Rupture utérine.
Menace d’accouchement prématuré.
A. PLACENTA PRAEVIA
1. Définition : C’est un placenta inséré en totalité ou en partie sur le segment inferieur et qui
se complique d’accident hémorragique.
Prævia= Au-devant de la présentation.
N.B : Mr BARNES divise l’utérus gravide en 3 zone (dite zone de Barnes) et dont chacune
mesure 10 Cm ; la troisième zone de BARNES correspond au segment inférieur.
2. Etiologies :
Utérus cicatriciel : Une fibrose peut se créer sur la zone de suture.
Multiparité ou multigestité : La plaie cavitaire peut créer une fibrose dans le lieu
d’insertion normale et empêcher une future bonne insertion.
Grossesse multiple :
Grossesse mono-choriale : Nous avons un placenta qui va alimenter un deux
fœtus, il est donc large et risque de s’insérer sur le segment inférieur.
Grossesse bi-choriale : Ici nous avons deux placentas, le premier est insérer
normalement et le deuxième descend plus bas avec risque de s’insérer sur
le segment inférieur.
Utérus myomateux avec myome sous-muqueux.
Utérus malformé
3. Types
a. CLASSIFICATION ANATOMIQUE (Dite classification de Couvelaire) :
Se base sur l’orifice interne du col.
PP Latéral : Le bord inferieur du placenta est loin de l’orifice interne du col.
PP Marginal : le bord inferieur du placenta affleure l’orifice interne du col.
PP Central : le bord inferieur du placenta recouvre totalement l’orifice interne du col.
b. CLASSIFICATION CLINIQUE :
Elle utilisée lorsque la femme est en travail. On a deux types.
Placenta prævia non recouvrant : Au toucher vaginal, on n’a que les membranes.
Placenta prævia recouvrant :
Partiel : Une partie de l’aire de dilatation est recouverte et l’autre renferme
les membranes.
Total : L’aire de dilatation est recouverte.
c. Classification de BESSIS (Classification échographique)
Placenta prævia bas inséré antérieur
- Type I : Limite inférieure du placenta atteint le 1/3 supérieur de la vessie.
- Type II : Limite inférieure du placenta atteint le 2 /3 supérieur de la vessie.
- Type III : Limite inférieure du placenta atteint le col utérin.
- Type IV : Limite inférieure du placenta dépasse le col utérin.
Placenta prævia bas inséré postérieur
- Type I : Limite inférieure du placenta situé à moins de 4cm en arrière du
col utérin.
- Type II : Limite inférieure du placenta atteint le col utérin.
- Type III : Limite inférieure du placenta atteint le 1/3 inférieur de la vessie.
- Type IV : Limite inférieure du placenta recouvre totalement le dôme
vésical.
4. Signes cliniques :
N.B : Si la femme a une hémorragie importante au point qu’on a une anémie maternelle, on
risque de perdre le BCF.
L’utérus est relâché sauf en cas de travail.
5. Paraclinique
6. Complications
Choc hypovolémique ;
Hypoxie fœtale pouvant aboutir à une MFIU ;
Impossibilité d’un accouchement par voie basse (PP central ou recouvrant total).
Hémorragie du post-partum ou de la délivrance (En raison de l’absence du paléomyomètre
dans le segment inferieur avec absence de ligature physiologique de PINARD) ;
Endométrite du post-partum (à cause de la plaie cavitaire est proche de l’orifice interne du
col) ;
Loi de BARNES : Plus le placenta est bas inséré plus il y a risque de procidence du cordon.
7. Prise en charge
On tient compte de :
1. Degré de l’hémorragie :
Si cataclysmique → Césarienne
(Parfois on fait la césarienne de Brendo à 28SA pour sauvetage maternel).
2. Type de PP :
Si PP central (Même si ne saignant pas) → Césarienne
3. Age gestationnel :
28SA →Hospitalisation ; repos ; tocolytiques ; corticothérapie.
4. Période du travail
Si dilatation à 7cm par exemple →Diriger l’accouchement par voie basse.
5. Etat fœtal
N.B : Après l’accouchement, on va rechercher le signe de BARNES : La mesure du petit côté des
membranes (Si < 10 cm → Placenta bas inséré).
PP latéral PP central
PP marginal
PP normo-inséré
Classifications de SHER
Grade I : Métrorragies isolées
Le diagnostic d’HRP est établi à posteriori c’est-à-dire le diagnostic est rétrospectif
post-partum d’un petit hématome.
IV. Etiologies
Encore mal connue, mais on penserait que l’HRP serait lié aux évènements suivants :
HTA (Gestose hypertensive) : Par rupture des vaisseaux (C’est genre dans l’AVC
hémorragique).
Traumatisme direct sur l’utérus par :
Accident de trafic routier
Bagarre
Chute sur le ventre
V. Clinique
Hémorragie : Faite d’un sang noirâtre et incoagulable, dans un climat des douleurs
abdominales intense, permanente et localisé au niveau de l’utérus.
Utérus contracturé (Utérus en bois).
BCF souvent non perçus → Mort fœtale.
VI. Complications
Maternelles
Choc hypovolémique
Troubles de la crase sanguine
Apoplexie utéro placentaire de Couvelaire : : L’hématome s’infiltre dans le
muscle, il noie les cellules et empêche la vascularisation de l’utérus, et donc nous
assistons à la fois à un infarctus et un infarcissement → Ischémie → Nécrose =
Apoplexie utéroplacentaire de Couvelaire.
N.B :
Infarctus : Défaut d’irrigation (origine artérielle)
Infarcissement : Défaut de drainage (origine veineuse)
C. HEMORRAGIE DE BENKIZER
1. Définition : l’hémorragie de BENKIZER est une hémorragie qui survient lors de la rupture
de la poche des eaux au cours du travail en raison d’une lésion des vaisseaux superficiels
au niveau des membranes.
2. Circonstances où on peut avoir des vaisseaux sur les membranes :
a. En cas d’insertion vélamenteuse du cordon (Insertion sur les membranes).
C’est le seul cas où le pronostic du fœtus est engagé et la prise en charge va
consister à hâter l’expulsion pour éviter l’asphyxie du nouveau-né.
Centrale
Para centrale
Latérale
Marginale
Velamenteuse
b. En présence des petits vaisseaux superficiels sur les membranes.
c. En cas d’un placenta surnuméraire.
2. Définition : La rupture du sinus marginale s’effectue aux lieux d’insertion de ces 3 caduques.
L’ACCOUCHEMENT
1. Définition
2. ACCOUCHEMENT EUTOCIQUE
C’est celui qui se déroule par voie basse, le fœtus en présentation céphalique, mode sommet. Selon
Baudelocque
a. Phase d’effacement-dilatation
- Marqué par l’apparition des contractions utérines (Venant du fond de l’utérus jusqu’au col) et
de leurs conséquences et se termine lorsque la dilatation du col est complète.
- Un col normal a 3 à 4 cm de longueur ;
- La dilatation complète est de 10 cm ;
- Chez la primipare, l’effacement et dilatation sont successifs. La dilatation ne commence que
quand l’effacement est tout à fait terminé (100%) ;
- Chez la multipare, l’effacement et dilatation sont simultanés au début ;
La dilatation est plus rapide chez la multipare (1,5cm/h) que chez la primipare (1cm/h).
On n’a pas d’arrêt secondaire du travail dans la première phase du travail car cette dernière est
passive et la phase active commence à partir de 3cm, c’est à ce niveau que médecin peut intervenir.
b.Phase d’expulsion
5 étapes :
Engagement : C’est lorsque le plus grand diamètre de la partie en présentation a franchi
le détroit supérieur.
N.B : La présentation est la partie fœtale, qui la première, se présente au niveau du
détroit supérieur dans le but de s’y engager.
Descente et rotation interne
Dégagement
Rotation externe ou restitution
Expulsion proprement dite
C. Phase de délivrance
La Filière pelvienne
Le Mobile fœtale
Le Moteur
2 parties :
3 Parties :
DS
DI
A.1. Détroit supérieur : C’est la limite imaginaire entre le grand bassin (la partie d’en haut) et le petit
bassin (la partie d’en bas). Il correspond au plan de l'engagement de la présentation. Ses limites sont:
- En avant le bord supérieur de la symphyse pubienne
- Latéralement la ligne innominée
- En arrière le promontoire
c) Les diamètres obliques (éminence ilio – pectinée gauche à la symphyse sacro - iliaque droite) :
Oblique gauche utilisable le plus souvent par la présentation pour l’engagement (90 % de cas).
1= promonto-rétro-pubien : 10,5 cm
2 = transverse médian : 12 cm
3 = transverse maximum : 13,5 cm
4 = obliques médians : 12 cm
5 = promonto-sus-pubien : 11 cm
6 = mi-sacro-pubien : 12 cm
7 = sous-sacro-sous-pubien : 11,5 cm
8 = sous-coccy-sous-pubien : 8,5 cm
9 = bi-ischiatique : 12,5 cm
10 = bisciatique : 10,8 cm
Bassin normal
Bassin limite
Bassin rétréci
Sous-sacro-sous-pubien : 11 cm
LA PELVIMETRIE
A. PELVIMETRIE EXTERNE
1. Diamètre bi trochantérienne : 30±2cm
2. Diamètre bi crête : 26±2cm
3. Diamètre bi épineux ou bi sciatique : 22±2cm.
4. Diamètre bi ischiatique : 9,5 – 12 cm
6. Losange de MICHAELIS
- Permet de s’avoir si le bassin est symétrique ou pas
- Patiente debout
- Quatre fossettes se dessinent et forment un losange régulier.
- La fossette < : sommet du pli interfessier
- Les fossettes latérales = EIPS
- La fossette > : l’apophyse épineuse L 5
- Hauteur est de 10 à 12 cm,
- Largeur est de 10 cm.
- Forme : selon le type d'anomalie :
o Bassin transversalement rétréci : largeur <10 cm
o Bassin aplati : de hauteur
o Bassin asymétrique : asymétrie du losange
DETROIT SUPERIEUR
Accessibilité du promontoire
- Une femme qui a un bon bassin son promontoire est inaccessible.
- Si accessible, il faut dire : Promontoire accessible, diamètre Promonto-sous-pubien
mésuré à X cm et diamètre promonto-retro-pubien mesuré à Y cm (X-1,5)
- (PRP˃ 10,5cm : Bassin normal; PRP 10,5-9cm: Bassin limite; PRP ˂ 9cm: Bassin
retreci) ;
La tubérosité sciatique
S’il est à bord mousse= bon bassin.
DETROI INFERIEUR
L’ogive pubienne
Normalement forme un angle obtus = bon bassin.
Si ogive pubienne forme un angle aigu = mauvais bassin, dans ce cas la conduite à tenir
consiste à faire la césarienne de ZARATE ou soit la symphysiotomie (Opération de Crouza)
qui a pour complication les troubles de la statique pelvienne. Le coccyx est mobile.
PRP = 10,5cm
Transverse médiane= 12cm
Oblique= 12cm
Transverse maximum= 13cm
N.B :
LOMBALISATION SACREE : La S1 est plate comme la L5
SACRALISATION LOMBAIRE : La L5 est bombée (renflée) comme la S1.
1. La voute crânienne
- 2 os frontaux
- 2 os pariétaux
- 2 os temporaux
- Ecaille de l’occiput
2. La base du crane
- Ethmoïde
- Sphénoïde
3. La face
- Les deux mandibules
4. Les fontanelles
- Grande fontanelle ou fontanelle antérieure ou Bregma
- Petite fontanelle ou fontanelle postérieure ou Lambda
5. Les sutures
- Sagittales ou antéro-postérieures
- Métopiques
- Coronales ou transversales
- Lambdoïdes ou pariéto-occipitales
- Squameuses
6. Les diamètres
DIAMETRES ANTERO – POSTERIEURS
1. Diamètres occipitaux
Occipito – mentonnier (13 Cm)
Il va de l’occiput au menton et correspond à la présentation de la tête en position
intermédiaire à la flexion et à la déflexion (dystocie).
Occipito – frontal (12 Cm)
Il va de l’occiput à la racine du nez
DIAMETRE VERTICAL
Sous – mento – bregmatique (9,5Cm)
Correspond à la présentation de la tête fléchie
DIAMETRE TRANSVERSAL
Bipariétal 9,5Cm
(D’une bosse pariétale à l’autre)
L’ENGAGEMENT
- Est défini par le franchissement du détroit supérieur par le plus grand diamètre de la
présentation.
- C'est le 1er temps de la 2ème étape d’accouchement.
- Il existe des phénomènes préparatoires à l’engagement : il s’agit de l’accommodation
2 phénomènes d’accommodation :
1. Phénomène d’amoindrissement
- Hyper flexion de la tête
- Chevauchement des os du crâne.
2. Phénomène d’orientation
Dans le diamètre oblique en montrant la petite fontanelle qui est triangulaire au toucher
vaginale.
LES PRESENTATIONS
1. PRESENTATIONS CEPHALIQUES
A. Présentation du sommet :
Définition : Présentation où la tête est totalement fléchie. C’est la présentation la plus
fréquente (95%) et la plus favorable à l’accouchement : eutocique.
Repère : L’occiput (Partie la plus déclive de la présentation, reconnaissable par la fontanelle
postérieure ‘’lambda’’.
Variétés :
Les variétés antérieures (60%) comptent
- L’occipito-iliaque gauche antérieure : OIGA représentant 57% des accouchements
- L’occipito-iliaque droite antérieur : OIDA (3% à 5%).
2 variétés accessoires :
- L’occipito-iliaque gauche transverse (OIGT)
- L’occipito-iliaque droite transverse (OIDT)
Diamètres utilisés :
B. Présentation de face :
Définition : C’est une déflexion totale de la tête fœtale. Le fœtus fait une hyper extension.
Repère : Menton
Variétés :
Variétés antérieures :
- Mento-iliaque gauche antérieure : MIGA
- Mento-iliaque droite antérieure : MIDA
Variétés postérieures
- Mento-iliaque gauche postérieure : MIGP
- Mento-iliaque gauche postérieure : MIGP
2 variétés accessoires :
- Mento-iliaque droit transverse : MIDT
- Mento-iliaque gauche transverse : MIGT
N.B : Si variétés antérieures, Tenter un accouchement par voie basse car le fœtus peut encore
basculer. Si variétés postérieurs, faire la Césarienne.
Diamètres : Sous-mentonnier-bregmatique
C. Présentation bregmatique
Définition : C’est la présentation d’une tête non fléchie non défléchie, donc en position
intermédiaire.
Repère : Grande fontanelle
Variétés :
Variétés antérieures :
- Syncipito-iliaque gauche antérieure : SIGA
- Syncipito-iliaque droite antérieure : SIDA
Variétés postérieures
- Syncipito-iliaque gauche postérieure : SIGP
- Syncipito-iliaque gauche postérieure : SIGP
Diamètres : Occipito-frontal
D. Présentation du front
Définition : Position intermédiaire à celle du sommet et celle de la face, intermédiaire à la
flexion et à la déflexion.
Repère : Nez
Variétés :
Variétés antérieures :
Naso-iliaque gauche antérieure : SIGA
- Naso-iliaque droite antérieure : SIDA
Variétés postérieures
- Naso-iliaque gauche postérieure : SIGP
- Naso-iliaque gauche postérieure : SIGP
Diamètre : Sus-occipito-mentonnier.
N.B : La présentation du front est une dystocie pure (Car le diamètre intéressé est supérieur aux
autres).
MAUVAIS DIAMETRES
DEGRE D’ENGAGEMENT
DIAGNOSTIC DE L’ENGAGEMENT
A LA PALPATION :
Signe de LELORIER
Signe de FAVRE
AU TOUCHER VAGINAL :
LA ROTATION EXTERNE OU RESTITUTION : Elle est dite restitution parce que le fœtus rentre du
côté ou il était avant l’engagement.
L’EXPULSION PROPREMENT-DITE
2.3. LE MOTEUR
2 éléments :
- Contractions utérines
- Presse abdominale
- C’est le nombre de fois que les cintractions arrivent par unité de temps
(Beaucoup plus sur 10 minute = Montée vidéo)
- Au début toutes les 30 minutes vers l’accouchement, elles deviennent
subintrantes.
Durée : La durée augmente au fil du temps (max : 30-45min), si supérieur à
45=hypercinésie et inferieur à 30min=hypocinésie.
P(mmHg
)
Amplitude
Intensité
10
0 Tonus de base
0 Temps (S)
N.B : Au niveau du col il y a très peu de cellules musculaires mais on y retrouve des collagènes,
l’élastine et des protéoglycanes. En cas d’une contraction, le col ne redevient plus à la
position normale grâce aux protéoglycanes.
BALANCE DE CZAPO
-Progestérone -Œstrogène
- Relaxine -Ocytocine Minime pendant
Elevées au cours de
la grossesse et la grossesse et
chutent à terme. augment à terme.
-Prostacycline -Prostaglandines
(PGI2) (F2α)
Relaxine
LA DELIVRANCE
I. Délivrance normale : Les annexes (placenta) se décollent de l’utérus sous l’effet des
contractions utérines physiologiques et sont expulsées :
Sous l’effet des efforts maternels = Délivrance normale spontanée
Apres sa migration dans le vagin, il est extrait par des manœuvres simples =
Délivrance normale naturelle.
II. Délivrance dirigée : Le décollement est favorisé par l’injection d’un utero-tonique, avec
raccourcissement de la période de délivrance et limite les pertes sanguines.
III. Délivrance artificielle : Le décollement et l’expulsion se fait manuellement.
2. Expulsion placentaire
- Se fait sous l’impulsion des contractions utérines et du poids du placenta. Ce dernier est
expulsé de l’utérus puis du vagin.
3. Hémostase
Assurée par :
- Rétraction utérine ;
- Thrombose vasculaire, secondaire à l’oblitération ;
- Coagulation.
Après le dégagement de l’épaule antérieure, on fait la GATPA : Gestion Active de la Troisième Phase
d’Accouchement :
1. RETENTION PLACENTAIRE
Définition : on parle de rétention placentaire lorsqu’on n’assiste pas à l’expulsion du placenta
45 minutes après l’expulsion du fœtus.
Forme :
Rétention placentaire totale (RPT) :
- RP totalement décollée
Enchatonnement placentaire
Striction au niveau de l’isthme
Rétraction brutale
- RP partiellement décollée
- Placenta adhérent ou adhésif
Placenta acréta
Placenta incréta
Placenta percréta
Rétention partielle
- Rétention des cotylédons
- Placenta satellite ou surnuméraire
Rétraction brutale
- Il y a une rétraction brutale au niveau du col empêchant le placenta de passer.
- PEC : Myorelaxant ou tocolytique.
B. HEMORAGIE DE DELIVRANCE
- C’est une hémorragie qui survient endéans 24H après l’accouchement
dont l’origine est la plaie cavitaire, la quantité excède 500 CC pour une
grossesse monofoetale et qui entraine une perturbation des signes vitaux.
- 3 éléments :
◦ 24h après l’accouchement ;
◦ Origine : plaie cavitaire
◦ La quantité doit dépasser 500 cc.
N.B : Une femme peut perdre 200 cc avec perturbation des signes vitaux ; ça s’appelle aussi
hémorragie de délivrance.
C. HEMORRAGIE DU POST-PARTUM
Définition : C’est une hémorragie d’origine génitale qui survient endéans 24H après
l’accouchement avec altération de l’état générale de la mère.
Diagnostique différentiel =4P.
1 P=PORTEUR (utérus).
a) La rupture utérine
Elle est précédée par les signes ci-après :
Les signes de lutte :
L’anneau de BANDL-FROMMEL, on a l’utérus en sablier c'est-à-dire qu’il donne
l’impression d’être scinder. La pose de la sonde urinaire permet d’exclure le globe
vésical.
La bosse sérosanguine
La souffrance fœtale : qui se traduit par un liquide méconiale d’aspect verdâtre.
L’œdème du col : dans ce cas la conduite à tenir va consister à le Christeler mais il y a
un risque de rupture utérine.
Après l’accouchement : Sang sirupeux.
Tous ses signes font indiques une césarienne pour défaut d’engagement.
2P=PLACENTA.
3P=PARTIE MOLLE
4P=PLASMA
ACCOUCHEMENT DYSTOCIQUE
A. ACCOUCHEMENT DU SIEGE
VARIETES : 3
Complet : au toucher vaginale, on a deux fesses et deux pieds.
C’est le seul cas où on ne dirige l’accouchement qu’à la fin c’est-à-dire on laisse le siège s’accoucher
seul. On doit voir les omoplates.
Complications :
Le retournement du fœtus sur le dos c’est-à-dire le fœtus se met en décubitus dorsal et c’est
le seul cas où on peut toucher le fœtus. ici le risque est l’arrachement du cordon.
Relèvement des bras au-delà du détroit supérieur, d’où la célèbre phrase «Qui est cet
imbécile, qui tire par le pieds en levant les mains vers le ciel, tue le fœtus ». On ne
peut toucher le fœtus seulement si les omoplates sont visibles.
Manœuvrer de PELLARAY SUZOR : Ici on fait sortir le bras en sus sacrale c’est-à-dire
qu’on commence par le bras du bas en suite on fait tourner le fœtus à 180° pour faire
sortir l’autre bras.
B. MACROSOME
On a 2 dystocies:
- La dystocie dynamique,
- La dystocie des épaules qui la plus redoutée. La prise en charge consiste à faire dees
manœuvres :
C. GROSSESSE GEMELLAIRE
- Accouchement du J1.
- Période de latence.
- Accouchement du J2.
- Délivrance.
a. Accouchement DU J1
b. Le temps de latence :
- Plus il se prolonge plus le J2 peut se mettre en transverse.
- Il faut 2 personnes pour faire l’accouchement gémellaire c'est-à-dire une fois que le J1 sort,
l’aide doit comprimer le flanc pour que l’utérus ait la forme longitudinale qui permet d’éviter
la présentation transversale, en suite on vérifie s’il y a une deuxième poche que l’on doit
rompre pour que la tète descende et se fixe.
- A 8cm de dilatation, on met une solution d’ocytocine pour éviter que l’utérus soit flasque.
- Si le fœtus se met en position transverse, il faut faire une version par manœuvre interne avec
extration paudalique. Bref faire la petite-version-extraction podalique (fœtus en transverse,
le retourner en siège et le faire sortir).
c. Accouchement du J2 : Parfois le placenta se décolle avant sa sortie ce qui entraine l’asphyxie et
parfois la mort du fœtus. Ici il faut faire la grande extraction podalique (Fœtus en céphalique, le
retourner en siège et le faire sortir).
d. Délivrance : hémorragie.
Complication : Délivrance hémorragique
CAT : Utéro-tonique.
EPISIOTOMIE
Latérale
3. INDICATIONS
a. Indications maternelles :
Anomalies périnéales (étroite vulvaire, atrésie du périnée, périnée fragile et
œdématié, périnée long ou court, déchirure antérieure grave du périnée).
Certaines présentations vicieuses (tête fœtale trop grosse ou trop ossifiée,
dégagement en occipito-sacré en face, présentation de siège chez la multipare,
dystocie des épaules, primipare (systématique).
b. Indications fœtales :
Souffrance fœtale
Accouchement prématuré (pour protéger le crane du fœtus).
être ni trop horizontale (risque de léser les corps caverneux), ni trop verticale (risque
de sectionner les fibres du sphincter anal), ni trop courte (elle serait inefficace).
5. REPARATION (EPISIORAPHIE)
La réfection se fait le plus tôt possible, après la délivrance avec le respect des règles
d’asepsie. L’anesthésie locale (xylocaïne 1% suffit).
Introduire dans le vagin un gros tampon qui retiendra les écoulements de sang.
Fermer le plan muqueux ; il faut bien repérer le haut de la déchirure vaginale en
écartant les parois avec l’index et le médius de la main gauche.
Trois points suffisent en général pour situer le vagin, le dernier point mettant face à
face les débris hyménaux, points de repère importants.
Suturer les muscles superficiels du périnée en points séparés au catgut1.
Enfin, suturer la peau
Enlever le tampon vaginal et terminer par un TR pour vérifier s’il n’y a pas de fil
transfixiant et apprécier la qualité du périnée reconstitué.
6. MATERIELS :
Ils sont disposés sur un champs stérile et comporte :
Une porte aiguille,
Une pince à disséquer à griffes,
Une paire de ciseaux courbes,
Une pince de Kocher,
Des fils de sutures (résorbables le plus souvent),
Doigtier stérile,
Des champs,
Antiseptiques dans une cupule,
Grandes compresses stériles (10) + tampon vaginal,
Seringue 20cc + 1 aiguille (injection) intramusculaire.
LA CESARIENNE
1. ETAPES :
- La laparotomie
- Hystérotomie
- Extraction fœtale
- Délivrance
- Hystérorraphie
- Coeliorraphie étagée
- La toilette vaginale
2. TYPES :
Selon la voie d’abord ou incision abdominale :
- Césarienne corporéale
3. INDICATIONS
3.1. Indications maternelles
Indications maternelles absolues
- PPV
- DPPNI fœtus mort
Anesthésiste :……………………………
Circulant :…………………………………
III. DIAGNOSTIC PRE- ET POST-OPERATOIRE
IV. TYPE D’ANESTHESIE
Rachianesthésie ou anesthésie générale
V. TYPE D’INTERVENTION
Ex : Césarienne segmentaire
VI. DEROULEMENT
Gestante en décubitus dorsal ;
Voie veineuse en place et laissant couler du sérum physiologique,
Vessie sondée et connectée à une poche collectrice contenant ………. cc d’urines
jaunes claires ;
Badigeonnage à l’alcool iodé 2% allant de l’appendice xiphoïde jusqu’à mi-cuisse,
intéressant aussi les organes génitaux externes ;
Drapage stérile et fenêtré suivi de sa fixation aux pinces fixe-champs ;
Incision de pfannestiel intéressant la peau et le tissu cellulaire sous-cutané ;
Boutonnière sur l’aponévrose suivi de son élargissement au ciseau dans le sens de
l’incision ;
Ecartement des fibres musculaires en suivant leurs orientations respectives ;
Boutonnière sur le péritoine pariétale suivi de son élargissement au ciseau dans le
sens de l’incision.
CONSTAT :
Utérus gravide ;
Segment inferieur bien formé ;
ACTE :
a. Pose des compresses abdominales de part et d’autres de l’utérus.
Rôles :
Limiter l’expansion du liquide opératoire dans la grande cavité abdominale ;
Protéger les anses (refouler) ;
Réduction de la dextroposition de l’utérus.
Une boutonnière sur le myomètre suivi de son élargissement au ciseau dans le sens
de la pré-incision ;
c. Amniotomie ayant ramené le liquide amniotique de moyenne abondance et d’aspect clair;
d. Extraction céphalique aisée du nouveau-né de sexe ….. ayant crié ……….. pesant ……….
d’APGAR ……………… dont les paramètres anthropométriques sont : Taille, PC, PT, PB.
e. Délivrance manuelle d’un placenta complet de forme ovalaire, ayant pesé ………, de grand axe
…….., de petit axe ……….., d’épaisseur …….. ; les membranes étant complet et avasculaires ; le
cordon d’insertion ……., mesurant ………, contenant 2 artères et 1 veine sans malformation
visibles ni shunt ;
f. Toilette de la cavité utérine à l’aide d’une compresse montée ;
g. Hysteroraphie consistant en :
Suture extra-muqueuse du myomètre en surjet au chromé no2 ;
Suture inversante de la séreuse en surjet au chromé no2 ;
h. Ablation des compresses abdominales ;
i. Vérification de la face postérieure de l’utérus qui est intacte ;
j. Toilette de la cavité abdominale ;
k. Coéliorraphie étagée consistant en :
Suture eversante du péritoine au Vicryl no0 (mesure anti-adhérentielle) ;
Rapprochement des fibres musculaires en points séparés au Vicryl no0 ;
Suture de l’aponévrose en surjet au chromé no2 ;
Rapprochement du tissu cellulaire sous-cutané en points séparés au Vicryl no2 ;
Badigeonnage de la plaie opératoire à l’alcool iodé 2% ;
Pansement sec et stérile ;
l. L’intervention a commencé à ……. Heure et a pris fin à …….. Heure soit une durée de ……..
heure et s’est déroulé sans incident et la patiente a été/ n’a pas été transfusé.
VII. RECOMMANDATION
Surveiller la levée du bloc sensitivomoteur si rachianesthésie ou le réveil si
anesthésie générale ;
Surveiller les signes vitaux, la diurèse, la coloration des conjonctives, la montée
laiteuse, l’état du pansement, les lochies, les signes de thrombophlébites ;
Hydratation fait d’une alternance de sérum Ringer lactate, sérum physiologique
et de Glucosé 5% (1l).
MEDICATION
LE POST-PARTUM
2.2. ENGORGEMENT MAMMAIRE : Le lait est secrété mais pas excrété c’est-à-dire la montée
laiteuse a bel et bien eu lieu mais il n’y a pas éjection du lait.
La conduite à tenir consiste à donner soit : l’ocytocine, le tire lait, masser les seins avec
une compresse avec de l’eau tiède.
2.3. CREVASSE MAMMAIRE : Ce sont des petites fissures au tour de l’aréole mammaire.
Le traitement sera :
o Proscrire l’allaitement.
o Antiseptique locale : comme Hydralin
o Antibiotique par voie générale : ex : les macrolides, les bétalactamines.
2.4. L’ABCES MAMMAIRE OU MASTITE : C’est une collection de pus dans les glandes
mammaires.
Signe de BOUDIN : Apres la pose d’une compresse blanche sur le mamaillon
si cette dernière est teintée en jaune c’est du pus et ce signe est positif.
Manœuvre de BOUDIN : Faire le gros dos du fœtus pour prendre le BCF lors
de la troisième manœuvre de Léopold.
Le traitement consiste à :
- J0 : Para ombilicale.
- J6 : Est à mi-chemin entre l’ombilic et la symphyse pubienne.
- J12 : Intra pelvienne.
Si ce chemin n’est pas parcouru, on parle de la « subinvolution utérine » ; ceci peut être
causée par :
L’inertie (atonie) utérine
La rétention des cotylédons
Endométrite
L’utérus myomateux
- J1-J3 : sanglantes
- J4-J7 : Séro-sanglantes (Comme l’eau d’haricot)
- J8-J12 : Séreuses
- J14-J21 : Il n’est pas rare d’avoir de nouveau des lochies sanglantes, ceci signe la chute de
la caduque vraie qui correspond au « petit retour des couches ».
N.B : Le vrai retour des couches intervient au 42è jour.
Signe de VALEX : La femme en décubitus dorsal, genou fléchi à environ 45o, imprimer une
pression dans le creux poplité, s’il y a une douleur ce signe est positif.
Signe de HOMANS : La dorsiflexion du pied, en sollicitant les muscles du mollet, la douleur
témoigne que ce signe est positif.
Signe de DRAPEAU : on met les membres à 45°, en tapotant le mollet, si ce dernier flotte
comme un drapeau ; ce signe est positif et cela exclu le diagnostic d’une thrombophlébite
des membres inférieurs, l’absence de flottement témoigne la maladie.
- LA PSYCHOSE PUERPERALE : est plus grave car la femme ne se rend pas compte de sa
maladie comparativement au baby bleus, ceci entraine : l’infanticide c'est-à-dire qu’elle
va tuer son bébé, le matricide par rapport à son mari.
LES MYOMES
Hyperoestrogénie relative :
C’est par rapport à la concentration en progestérone ;
Quelle que soit la concentration en oestrogène, s’il y a aussi un taux presque équivalent
de la concentration en progestérone il n’y aura pas d’effet car cette dernière va
contrebalancer l’effet des œstrogènes.
Exemple :
Femme \Hormone Œstrogène Progestérone
Femme 1 12 UI 2 UI
Femme 2 20 UI 22 UI
C’est la Femme 1 qui va faire les myomes à cause d’une faible concentration en
progestérone par rapport aux œstrogènes.
Les preuves indirectes qui montrent que les myomes seraient liés aux œstrogènes :
On assiste à une augmentation du volume des myomes au premier trimestre
de la grossesse puis à leur régression à partir du deuxième trimestre, ce qui
correspond à la concentration sanguine en œstrogène ;
Les myomes régressent au cours de la ménopause ;
Il n’y a pas des myomes avant la puberté.
d. Formes particulières :
b. Obstétricale
Au cours de la grossesse :
Infertilité : La femme aura des avortements à répétition.
Déformation plastique (Ex : pies bot, …)
Au cours de l’accouchement
Obstacle prævia
Troubles hémodynamiques
En post-partum
Les hémorragies de délivrance
Endométrite du post-partum.
C. Complications mixtes
La dégénérescence des myomes est une complication spécifique et peut prendre plusieurs
formes :
Pour des myomes débutants ou de petits myomes, on administrera des progestatifs (Ex :
Duphaston, Evaprest, Proliton, Utrogeston, orgamétril)
b. Chirurgicale
Traitement conservateur
Myomectomie
Embolisation de l’artère nourricière (On met un liquide de contraste
dans l’artère et puis on place un grain de Silice qui bloque
l’alimentation de cette artère).
Traitement non conservateur
Hystérectomie
LE CANCER DU COL
1. RAPPELS
Le col a 2 parties :
Endocol :
- Tapisse le canal cervical et constitué d’un tissu cylindrique glandulaire (dont les
cellules secrètent la glaire cervicale).
Exocol :
- Constitué d’un tissu pavimenteux stratifié non kératinisé (malpighien),
- Grace aux œstrogènes, il y a dépôt des glycogènes à l’intérieur de chaque cellule ;
- Ce glycogène sera utilisé par le Lactophilus bacilus (BACILLE DE DODERLEINE) pour
produire l’acide lactique qui permet au vagin d’avoir un PH acide qui jouerait les rôles
de protection contre les germes. Malheureusement le Candida résiste mieux à cette
acidité.
- L’acidité vaginale et la glaire cervicale font partie des moyens de défense du vagin.
- La glaire cervicale permet d’avoir un flow permanent qui chasse tous les germes
voulant pénétrer le vagin. Elle est alcaline et voilà pourquoi au moment de l’ovulation
elle devient abondante et filante.
- Avant 18 ans la jeune fille n’a encore qu’une seule couche d’épithélium malpighien.
- Le tissu du vagin a la même nature que celui de l’exocol.
N.B : Composition des leucorrhées de la femme :
Glaire cervicale
Liquide de transsudation des parois du vagin
Cellules de desquamation du vagin
Liquide venant de glandes de Bartholin
Liquide endométrial
Liquide péritonéal
2. DEFINITION : C’est une néoplasie des cellules du corps considérée comme une infection
sexuellement transmissible.
3. EPIDEMIOLOGIE
C’est le cancer le plus fréquent chez les femmes de race noire.
4. FACTEURS DE RISQUE
4.1. FACTEURS DE RISUQE MAJEURS
a. Human Papilloma Virus (Sérotypes virulents :16, 18, 31, 32)
Preuves :
Il n’y a pas de cancer du col chez les femmes vierges.
Les autres serotypes donnent des pathologies bien connues qui sont bénignes mais
qui ont des lésions précancéreuses comme le condyloma accuminata.
b. Facteurs génétiques
4.2. FACTEURS DE RISQUE HABITUELS OU FACTEURS DE ROTKING
1. Rapports sexuels avant 18 ans
Avant 18 ans, la fille n’a qu’une seule couche d’épithélium malpighien d’où
son acidité vaginale est faible et présente une susceptibilité aux infections.
L’hymen joue ce rôle de protection normalement avant 18 ans et donc sa
défloraison avant cet âge favorise la survenue des infections.
Ces infections entrainent des lésions au niveau de l’exocol ; les cellules
cylindriques glissent et recouvrent les lésions, malheureusement elles ne
vont pas résister à l’acidité régnant au niveau du l’exocol et l’épithélium
malpighien de ce dernier va recouvrir les lésions de nouveau et va
emprisonner la glaire cervicale constituant ainsi les ŒUFS DE NABOT qui
sont le témoin d’une cervicite chronique. Ceci n’est qu’un mécanisme
provisoire ; au fur et à mesure qu’il y aura agression, l’évolution se fera de
la manière suivante : Cervicite chronique → Métaplasie → Dysplasie →
Néoplasie du col
2. IST à répétition
3. Multiplicité des partenaires sexuels
Chaque individu a ses propres saprophytes ; si deux partenaires couchent
ensemble pour la première fois, au départ il y aura d’abord des excoriations
au niveau du col de la femme ; avec le temps les saprophytes de l’un deviendra
pour l’autre c’est-à-dire ils vont constituer une symbiose. Alors une fois que
la femme couche avec un autre partenaire, le nouveau saprophyte va accuser
sa virulence et entrainera à la longue la survenue d’un cancer.
N.B :
o Les non-circoncis parmi les partenaires aggravent le risque.
o L’infidélité de l’homme équivaut à l’infidélité de la femme.
4. Multiparité
2 raisons :
A chaque accouchement nous assistons à un ectropion (Déportation de
l’endocol au niveau de l’éxocol). Le mécanisme est similaire à celui de la
précocité des rapports sexuels.
A chaque grossesse il y a une baisse de l’immunité de la femme car les cellules
du mari sont considérées comme un non-soi.
5. Usage du tabac et des drogues
La drogue diminue l’immunité.
6. Bas niveau socio-économique
Manque d’hygiène.
Promiscuité.
Education.
2 autres facteurs de risque actuels
Infection à VIH
Usage des oestroprogestatifs.
5. DEPISTAGE.
On a deux techniques :
6. CLINIQUE ET COMPLICATONS
7. PRISE EN CHARGE
STADE 0 et 1 :
Si désir de maternité : On fait une conisation du col (on enlève un cône au niveau du
col) et puis on fait la colporaphie selon STURNDORFF.
Si la femme conçoit, il faut faire le cerclage selon BENSON et l’accouchement se fera
par voie haute.
Si pas désir de maternité : Hystérectomie.
STADE 2A :
Parfois on fait l’opération de WERTHEIM : Colpohystérectomie totale et radicale avec
curage ganglionnaire.
LA VIE GENITALE
1. PUBERTE
L’âge de la puberté diffère d’un pays à un autre, en RDC ON ESTIME CELA ENTRE 12- 13 ans. Pour y
arriver on note plusieurs étapes décrit par TANNER :
Si la femme a un excès des poils on note « l’hypertrichose » c'est-à-dire que les poils de la femme ont
la même localisation mais la quantité et la longueur augmentent ceci fait qu’à 14 ans, elle peut avoir
les poils d’une femme de 18 ans.
Cette évolution exclu la grossesse tout comme les femmes qui ont des petits et des gros seins.
c. ADRENARCHE : Poussée des poils axillaires ; commence quand le pubarche est déjà au stade
III.
o Stade I : on n’a pas des poils.
o Stade II : présence des poils axillaire (Apparait toujours quand le pubarche est au
stade III).
N.B : Une femme qui perd plus de 150CC et dont la durée des règles est de 7 jours fait ce qu’on appelle
la ‘’Ménorragie’’.
Si la différence des jours entre 2 cycles dépasse 4J= Anisoménorrhée= cycle irrégulier.
Si les menstrues empêchent la femme de faire ses activités = Dysménorrhée.
Si les douleurs précédent les règles = Dysménorrhée cataméniale.
Si la douleur survient au début des règles = dysménorrhée protoméniale.
Si la douleur survient au milieu des règles = Dysménorrhée mésoméniale.
Si la douleur survient le dernier jour des règles= Dysménorrhée Téléméniale.
Si la douleur est présente tout au long des règles= Dysménorrhée holoméniale.
Si la femme a une très petite quantité des règles et qui ne trainent pas par ailleurs =
Cryptoménorrhée.
Si la femme a des règles qui ne s’extériorise pas par le vagin mais elle saigne par le nez ou
alors fait une hématurie = Règles vicariantes
N.B :
PUBERTE PRECOCE : C’est lorsque la fille a des caractères sexuels secondaire avant l’âge de 9
ans.
PUBERTE TARDIVE : C’est la non apparition des caractères sexuels secondaires au-delà de
l’âge de 18 ans.
De la tête au pied :
Chez certaines femmes les clitoris ne déclenchent pas la réaction mais le vagin si, on les appelle « les
vaginales » comparativement à d’autres qui sont « les clitoridiennes ».
Il y a deux signes qui témoignent qu’il faut aller vers les zones le plus sensibles (la tachypnée et
l’humidification du vagin, ce liquide est nécessaire pour permettre au pénis de bien glisser lors des
rapports sexuels). A ce niveau si la femme est clitoridienne il suffit de la toucher au clitoris pour
entrainer un spasme du vagin. C’est à ce moment que l’on peut faire le coït. Le sperme doit être
projeté plus loin dans le vagin pour arriver au col, le gel protège le sperme dans le lac qui est acide, là
la glaire cervicale va permettre le transport des spermatozoïdes.
PLANNING FAMILIAL
1. DEFINITION
Contraception : Arrêt provisoire de la fécondité d’une personne par une méthode
médicamenteuse ou mécanique.
La contragestion : c’est quand on rend l’endomètre impropre à la nidation par une méthode
médicamenteuse ou mécanique.
Stérilisation : Arrêt définitif de la fécondité d’une personne par une méthode
médicamenteuse ou mécanique.
La méthode naturelle.
La méthode artificielle.
Méthode chimique :
Contraceptif à base d’oestroprogestatif : par Fed back négatif.
Contraceptif à base de progestatif seul : ex la depoprovera, noristerate.
Les implants avec levonorgestrel= norplant.
La contraception d’urgence ou le pullule du lendemain : Il doit être pris
endéans 72h après un rapport sexuel supposé fécondant. Son rôle est
d’empêché la nidation.
I. CHEZ LA FILLETTE
Troubles endocriniens :
- Absorption d’œstrogènes
- Puberté précoce
- Tumeur ovarienne
Lésions génitales :
- Traumatisme : agression sexuelle, objets tranchants contondants, présence d’un corps
étranger,
- Vaginite,
- Tumeur vaginale ;
A la puberté
Pathologies générales :
- Thrombopénie
- Leucémie
Hémorragies fonctionnelles :
Hémorragies organiques :
- Infections : cervicite, endométrite
- Pathologies bénignes : polypes, fibromes, endométriose
- Pathologies malignes : cancer col, de l’endomètre
A la ménopause
Hémorragies organiques :
- Cancer de l’endomètre
- Cancer du col utérin
- Cancer vagin
- Cancer de la vulve
Hémorragies fonctionnelles :
- Atrophie de l’endomètre
APC essentielles.
LES AMENORRHEES
1. AMENORRHEE PRIMAIRE
AP avec caractères sexuels secondaires normaux :
Malformations de l’appareil génital
- Imperforation hyménale
- Agénésie congénitale vagin et utérus : syndr.ROKITANSKI
Tuberculose génitale prépupertaire
syndr.ASHERMAN
Syndr. Testicule féminisant
2. AMENORRHEE SECONDAIRE
La grossesse
AS dans un contexte évocateur :
- Post-abortum, post-partum (Syndr.SHEEHAN,Syndr. de CHIARI FROMEL)
- Post-pilule
- Prise des neuroleptiques
- Perte massive de poids.
AS isolée
Courbe thermique couplée au dosage de la FSH LH
Courbe thermique diphasique, Taux FSH, LH normaux → cause utérine
Courbe thermique plate, Taux FSH, LH élevés → cause ovarienne
Taux FSH, LH bas :
→ cause hypothalamique
→ cause hypophysaire
- Identité
- Anamnèse : plainte principale, histoire de l’épisode ou maladie actuelle, les ATCD, les
compléments de l’anamnèse.
- Examen physique : EG, SV, poids, taille ; tête et cou, thorax, abdomen, sphère génitale,
membres supérieurs et inférieurs.
- Résumé : signes positifs
- Conclusion
- Examen paraclinique
- Traitement
Patiente hospitalisée
• EXAMEN OBJECTIF
- EG, PA, FC FR, T°, Poids, Taille
- Tête : CB, CP autres éléments en fonction de la clinique
- Thorax : inspection, la palpation et la percussion en fonction de la clinique, l’auscultation
- Abdomen en OBSTETRIQUE
Inspection : ballonnement abdominal, abdomen distendu par un utérus gravide, cicatrice de
laparotomie médiane, tranv., voussure hypogastrique, pansement etc.